L'Astre Tyran

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Monde couvert de forêts, de jungles et de marais, Kashyyyk est la planète natale des Wookies. La planète a toujours manifesté un fort soutien à l'Alliance et la Nouvelle République, après avoir durement souffert durant les années impériales.
Gouvernement : Nouvelle République
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By Dashel Nelievar
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Un tourne vis magnétique dans la main, je travaillais sur la tête de droide que j’avais récupéré dans la vieille maison de Rodrale. Je ne savais pas comment ce robot avait atterri là ou si il avait appartenu au Jedi mais il avait surement des choses à m’apprendre. Et puis c’était de ma faute s’il avait été détruit. Je devais au moins pouvoir le réparer. Après tout sa carte mère était encore en bon état. C’était certainement la seule chose non brisée qu’il restait de l’astroméchano. En réparant sa tête et en y remettant la carte et sa mémoire, je devrais pouvoir en tirer quelque chose. Le brancher à l’alimentation du vaisseau pourrait lui donner une seconde vie. Tout du moins le temps que je lui trouve un nouveau corps. Et puis cela ferait très certainement une bonne offrande de paix pour les enfants de Naboo. J’espérais me racheter à leurs yeux. Ce n’était qu’un quiproquo. Comme l’avait dit Merar, je pouvais me racheter et les aider. Mais avant, j’avais une autre mission. Je devais me rendre sur Kashyyyk, et c’était la direction qu’avait pris le Hermes.

Le vaisseau filait en vitesse lumière dans la direction de la planète forestière. Je ne savais pas encore ce que j’allais y trouver. Mais il y avait un laboratoire de Jedi là bas. Celui de mon ancien ami. Si il l’avait noté dans ses recherches, il y avait de fortes chances pour que j’y trouve quelque chose d’interessant sur Ruusan. Mais encore fallait il que je mette la main dessus. Ça n’allait pas être une chose facile. Je n’avais qu’une position approximative du laboratoire. Et la forêt n’était pas un lieu praticable facilement. Sans compter les créatures qui devaient y vivre. La guerre avait ravagé la planète. Il y avait de forte chance pour que je ne sois pas le bienvenu et pour que le laboratoire soit en ruine ou même totalement détruit. Je n’avais jamais mis les pieds sur cette planète. Peut être que les Wookies pourraient m’aider. Il avait été des alliés des Jedi. Ils étaient surement encore… Je l’espérais néanmoins.

« Tu avances ? »

Merar était entrée dans la salle de vie du vaisseau. En tailleur se le canapé, la tête posée dans le creux formé par mes jambes, le visage tourné vers l’intérieur de la carcasse du droide, sa voix me força à relever la tête. Elle venait du Cockpit. Elle se familiarisait avec le vaisseau certainement, ou alors vérifiait elle notre trajectoire ? J’avais eu raison d’espérer qu’elle serait une copilote hors pair en plus d’une amie.

« Oui. Doucement… Mais oui. »

« Tu n’auras pas le temps de finir ça aujourd’hui en tout cas. On arrive. »

Déjà ? Nous voyagions depuis un bon bout de temps déjà… Je n’avais pas vu le temps passer à dire vrai. Quatre jour et demi d’hyperespace pour faire le trajet jusqu’à Kashyyyk depuis Naboo. J’avais la sensation que nous étions parti hier. Il faut dire que j’avais eu du mal à trouver le sommeil depuis notre départ. Entre la cachette du Jedi, les orphelins, les révélations sur Ruusan et ces notes indéchiffrables… J’avais beaucoup de choses à penser. Et beaucoup de travail à faire sur moi même également. J’essayais de suivre les indications de Hayley, travaillant mon lien avec la Force dès que j’en avais l’occasion. Si le problème était une question de confiance en moi et de foi, je ne savais pas vraiment comment le résoudre. Mais comprendre que la Force ne s’était pas fermée à moi, mais l’inverse, m’avait permis de travailler sur ce lien. Elle était là, comme toujours, il fallait que je trouve un moyen de l’atteindre. Je devais construire mon propre canal vers elle, et non pas essayer de détruire un mur qui n’avait jamais existé. Quoi qu’il en soit je progressais lentement dans tous les domaines. Mais je ne devais pas abandonné. La persévérance était l’apparat des Jedi. Et quel que soit le titre qui me qualifiait aujourd’hui, je ne comptais pas renier cet héritage.

« Alors ? »

«  Hum ? » J’étais plongé dans mes propres pensées. Et d’après le regard inquiet de mon amie, il était temps de me réveiller. « Pardon… Il est temps de trouver le laboratoire. »

Je posais mes outils et la tête sur un plan de travail que j’avais moi même installé dans un coin de la pièce. Avec Merar, je rentrais dans le cockpit de mon vaisseau prêt à découvrir les secrets de Rodrale Badba.

Après quelques manoeuvres faciles, des indications données à Merar, et l’écoute de ce lien si intime que j’entretenais avec la Force, il ne fut pas bien difficile de quitter l’hyper espace pour rejoindre l’atmosphère de la planète verte. J’actionnais les commandes automatiquement, sans réfléchir. Je connaissais ce vaisseau comme si j’en avais été le propriétaire depuis ses premières heures. Je savais à peu prêt la zone à fouiller pour trouver le laboratoire. Mais il fallait trouver un endroit où se poser, et la Force savait me guider jusqu’au meilleur endroit possible. Entre les arbres, je pouvais discerner au travers d’elle une zone idéale pour le vaisseau. Je le guidais donc sur le chemin qui s’était dessiné pour moi. C’était parfois approximatif. Si mes réflexes de pilote n’était pas resté intacte, j’aurais certainement percuté un tronc épais. C’était comme écouté un com link qui ne recevait qu’une partie des mots énoncés. Mais je fini par m’en sortir. Et le vaisseau se posa. J’étais trop impatient pour rester ici. J’étais déjà debout, en direction de la sortie.

« Je dois trouver le laboratoire Merar. J’ai le com link que tu as acheté. On reste en contact. Reste près du vaisseau si jamais je te demande de venir me chercher. » Elle avait eu la bonne idée d’acheter deux com link de poignet sur Naboo en m’attendant.

« Fais attention à toi Dashel. On reste en contact. »

Je posais un pied sur le sol vaseux. Je pouvais sentir la vie grouiller tout autour de moi. Le sol, les marrais, les arbres, le ciel étaient peuplés de milliers d’être vivant. Mais je cherchais la trace de civilisation intelligence. Peut être les Wookies avaient ils un village dans les parages. Un regroupement d’être vivant ne se trouvait pas bien loin. C’était une piste. Ils sauraient peut être quelque chose. Je m’apprêtais à y aller quand une petite créature me sauta sur l’épaule.

« Loki ! Tu veux m’accompagner ? »

Le petit lémurien était habitué à ce genre de paysage. Il était né et avait grandis sur New Cov, dans un marrais. Il était dans son élément. Au moins, je ne ferais pas ce voyage seul.

« Allez. Il est temps d’y aller. »

Utilisation de la Force :

  • Navigation [Pratiqué]
  • Réseau de Vie [Pratiqué]
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By San Kun
#37452
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Le Geejaw


Le Geejaw arriva dans l’atmosphère de Kashyyyk. San Kun suivait les coordonnées que Aval’hach lui avait donné. Singer vint le rejoindre dans le cockpit, et regarda sa manoeuvre d'atterrissage tout en pestant.

Singer - Ces Wookies sont redoutables au sabacc! On arrive bientôt alors… ouais, ça me déplaît un peu de transporter ces Wookies. Sont sympas… tant que je perds au sabacc comme qui dirait…

San Kun - Allons Singer, ils ont été de bons compagnons de route. Et une promesse doit être tenue. De plus, il semble que la Force réserve bien des surprises. Vous êtes déjà allé sur Kashyyyk?

Singer - Jamais eu l’occasion, et l’envie. Dans le genre de planète où tout est plus ou moins fait pour vous digérer à un moment ou à un autre, on trouve rarement mieux.

San Kun, riant - Oui, en effet! La Forêt qui recouvre la planète est très haute. On ne saurait dire à quel point, des centaines, voire des milliers de pieds. Les Wookies les ont divisés en sept niveaux. Ils habitent évidemment le plus haut, et le moins dangereux. Notez d’ailleurs que dans ce cas, “le moins dangereux” reste bien au dessus de ce que la plupart des espèces connaissent. C’est pour cette raison qu’à ce jour, personne ne sait trop ce qu’il se passe sur le sol même de Kashyyyk. Il faut aussi dire ce sol ne voit plus la lumière depuis bien longtemps. Mais finalement, cela va changer de l’ambiance de Mytaranor, et il était nécessaire de s’en écarter un temps.

Singer - Le terme océan de verdure a l’air de prendre tout son sens on dirait. On y retrouve le concepts de “fosses” et des espèces inconnus qu’on veut pas connaître. Je te laisse vaquer à tes occupations, pour ma part je vais essayer de remplir la soute de ce que t’as demandé, mais j’aurais sans doute besoin d’un coup de main pour négocier avec les poilus. Ah, et j’embarque le droïde de protocole, je pipe pas un mot de leur mugissement, et vue que tu parles Wookie…

Effectivement, San Kun savait parler Wookie. Sur Gnarvlex Med, le monde natal des Anx, les Anx avaient été victimes de leur réputation. Il était de notoriété connue qu’un Anx était connu pour stopper des Wookies enragés. Dès lors, les Anx avaient tout de suite mis en place des enseignements de langage Wookie partout sur la planète afin de privilégier une méthode plus douce que le combat rapproché pour dialoguer avec les Wookies “enragés”. En plus, il semblait que les fréquences des langages Anx et Wookie se retrouvaient beaucoup dans la nuance, ce qui permettait à San Kun de s’exprimer avec un langage Wookie plus soutenu que la moyenne. San Kun sortit de vaisseau, et respira un bol d’air frais. L’air était humide, et sentait le végétal. Un mélange d’essence d’arbres et de feuilles verdoyantes. Mais tout de suite, San Kun sentit le danger. Au dessous, dans les niveaux inférieurs, se terraient des noirceurs et des prédateurs. Voilà un mode de vie bien étrange que celui des Wookies, où le danger vient d’en dessous. Aval’hach le rejoignit, et comme l’Anx, prit un bol d’air frais de son monde natal.



Aval’hach - Enfin chez soi.

Derrière lui, ces cinq comparses Wookies arrivèrent et s’acclamèrent et acclamèrent l’Anx de les avoir ramené de Mytaranor.

Aval’hach - Merci de nous avoir ramener. Vous avez tenu votre promesse. Pour cela, je vous en remercie. Si vous l’acceptez, San Kun, j’aimerai vous présenter ma famille. Elle se trouve dans un village, plus loin.

San Kun - NE serait-ce pas dans cette direction?

Aval’hach - Oui, comment vous savez ça?

San Kun - La Force semble vouloir montrer une présence dans cette direction. Et comme elle est beaucoup trop fainéante pour avoir inventé les coïncidences, c’était forcément dans la même direction que vous, très cher Aval’hach.

Aval’hach - Il va falloir y aller en spee… heu, va falloir trouver un truc plus gros. Il fit un grand sourire à San Kun. Je sais exactement ce qu’il nous faut.

Ils entrèrent dans la ville. Il y avait beaucoup de Wookie. San Kun fut surpris par l’architecture de la ville. Il y avait des rappels de la hauteur : passerelles, plateformes, du vide… et plus on se rapprochait du centre de la ville, plus ces rappels se faisaient rares, comme si un arbre entier servait de structure à tout le centre ville. Cela rappelait les hautes structures de ferrobéton de Corruscant, qui laissaient également une bonne place au vide et à des niveaux inférieurs dangereux. Ils entrèrent dans un spatioport, qui s’ouvrait sur des quais ou des aéronefs étaient amarrés. Aval’hach entra en grande discussion sur le prix de la location, et finalement, lui et le vendeur convinrent d’un prix. Au cours de la négociation, Aval’hach avait négocié pour que le commerçant leste son côté du catamaran pour équilibrer les poids.
Aval’hach - Mon Oevvaor vous plaît?

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Oevvaor Jet Catamaran


La découverte de nouvelles cultures, dans l’ensemble, ne déplaisait jamais à San Kun. Avant que San Kun ne s’installe, Aval’hach lui donna une paire de lunettes d’aviation. San Kun les mit et prit place. Lorsque l’hélice se mit à tourner dans un vrombissement assourdissant, le catamaran décolla sporadiquement. Il fut vite stabilisé par Aval’hach, de l’autre côté, qui fit un geste rassurant, et l’engin partit en trombe. Le vol était revigorant. Le catamaran était parfaitement adapté à ce type de terrain. Il “volait” au dessus de la canopée, comme s’il naviguait au dessus des feuillages. La Force avertit San Kun d’un danger, et la seconde qui suivit, ils furent heurtés par un énorme bestiole volante qui avait visiblement essayé de les gober. Elle commença à les poursuivre. Le wookie, de l’autre côté du Oevvor, fit des grands gestes. Ce n’est que quand Aval’hach se leva de son siège pour aller chercher un fusil que San Kun comprit qu’il devait prendre les commandes. Il s’en saisit…
Le pilotage le changea drastiquement de son YT. Cet aéronef était très nerveux, peu maniable, très sensible et avec des dynamiques très propres. Une fois habitué, néanmoins, cela se faisait. Alors que son compagnon commençait à tirer, un autre de ces prédateurs fit son apparition, et heurta à nouveau l’aéronef, faisant basculer Aval’hach dans le vide. San Kun se plongea dans la Force qui lui dicta exactement ce qu’il devait faire : manoeuvre en piquet, vrille, récupération du Wookie, et reprise de la hauteur au dessus de la canopée après y avoir pénétrée. Avec la télékinésie, il dégagea les branchages et déchets qui s’étaient pris dans les turbines, alors que son compagnon, non content d’avoir été récupéré de la sorte, commençait à faire feu sur leurs attaquants. Quelques tirs et les deux prédateurs tombèrent dans la canopée. San Kun ne douta pas qu’il serait l’heureux prédateurs d’espèces habitant les niveaux inférieurs.

Après ces événements, Aval’hach reprit les commandes, ce qui donna tout le loisir à San Kun d’admirer le paysage forestier de Kashyyyk. Ils passèrent au dessus d’un YT-2400 - le même que San Kun - et Dashel. L’Anx regarda l’humain à travers ses lunettes d’aviateur. Le Lorrdien l’avait également vu, alors San Kun lui fit coucou de la main avant que le catamaran ne disparaisse derrière le feuillage. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent dans le village natal d’Aval’hach.
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Bon sang ce qu’il pouvait faire humide sur cette planète. Ma bure de Jedi et le poncho qui la recouvrait me tenait bien trop chaud. Et le chemin que j’avais emprunté ne m’aidait pas à réguler ma température. Il était semé d’embuche. Des trous, des marches, des pentes et des montés. Il n’y avait rien de logique dans la construction de ce parterre mousseux. Plus étrange encore, j’avais la sensation que le sol lui-même bougeait. Mon oreille interne était totalement détraquée. C’était comme si la planète entière avait décidé de tanguer. C’était quasi imperceptible, mais les faibles vibrations dans mon estomac ne me trompaient pas. Au fur et à mesure que j’avançais, je me demandais si je n’avais pas atterri sur une énorme créature qui se déplaçaient incroyablement lentement.

Mais la vérité était tout autre. Ce n’est qu’après plusieurs longues minutes que je compris. Face à moi se tenait un petit singe à la peau grise et au visage rouge. Il me fixait également. Puis il sauta et disparu dans le sol. Je me dépêchais de rejoindre l’endroit où il avait disparu. Je ne comprenais pas comment c’était possible. Le sol était… percé… Je pouvais presque voir l’extrémité de la cavité. Une grotte ? Je sortais de ma sacoche un long battons que je craquais avant de le laisser tomber. La lumière qu’il produisait éclaira le trou qui descendait sur plusieurs mètres avant de dévoiler un autre niveau de la planète. Qu’est-ce que c’était ? Le trou n’était pas fait dans la roche… Et le sol n’en était pas vraiment un. Je m’étais posé sur un arbre… Je comprenais mieux. C’était incroyable. J’avais entendu parler de la végétation luxuriante de la planète mais je ne m’étais pas imaginé une telle chose. J’essayais de me concentrer sur ce qui se trouvait en dessous de ce tronc gigantesque. Ce que j’avais ressenti sous la surface en me posant sur Kashyyyk… Toutes ces vies qui la peuplaient… Elles étaient innombrables et bien enfouies sous mes pieds. C’était impressionnant et si j’avais envie d’aller explorer les basfonds de la planète, je me doutais que les créatures qui devaient y vivre n’étaient certainement par des plus accueillantes. Et puis j’avais une mission… Je me redressais et reprenait mon chemin.

« Merar. Tu me reçois ? » Je voulais vérifier que nos comlinks fonctionnaient.

« Oui. Tout va bien ? »

« Oui. Mais je voulais te prévenir. Fait attention au vaisseau et à toi. Apparemment on s’est posé sur un arbre. Rien de grave, mais je te transmets de nouvelles coordonnées dès que je trouve un meilleur endroit. »

« Ok. On reste en contact. »

Je continuais donc avec Loki sur mon épaule, suivant la voie qui était dessinée pour moi par la Force. Je faisais de mon mieux pour rester concentré. Mais ce n’était pas évident. J’avais beau suivre les conseils de Hayley, je ne parvenais toujours qu’à toucher la Force du bout des doigts. J’avais fait des progrès, certes… Mais c’était frustrant de devoir repartir de zéro. Et ça ne me facilitait pas la tâche. Par instant, je voyais clairement le chemin à suivre. Le village de Wookie, surement, brillait comme un phare dans l’obscurité. Mais par moment, j’étais totalement déboussolé. Soit je ne voyais plus rien, soit toutes les informations de la planète me parvenaient sans filtre. Et il y avait du monde qui la peuplait. Mais j’avançais quand même, à peu prêt sur de l’endroit où je devais me rendre.

Ma première rencontre civilisée me conforta dans cette idée. Un bourdonnement puissant perturbait le calme de la forêt. Je n’avais pas besoin de me retourner pour deviner la cause de ce boucan. Un aéronef zigzaguait entre les arbres. Seul deux passagers s’y trouvait. Un Wookie et… Un Anx. Je ne pouvais pas me tromper. C’était le genre d’espèces facile à identifier. Il me fit un signe de la main, m’aillant aperçu également. Je m’arrêtais, curieux de savoir ce qu’un Anx pouvait faire si loin de sa planète. Mais ce n’était pas mes affaires, et je n’avais pas le temps de me reposer. Je sentais que j’étais proche du village et ils m’indiquaient le chemin à suivre.

Petit à petit, la mousse laissa place çà l’écorce. Je passais d’arbre en arbre, comme depuis le début de mon trajet, mais cette fois j’avais une vue concrète du sol que j’utilisais pour me déplacer et que les Wookiee utilisaient pour leur habitation. Le village était aussi impressionnant que la forêt qui l’entourait. Les arbres constituaient la structure même de leurs maisons et de leurs rues. A mon arrivé, un Wookie se présenta à moi. Grand, à la fourrure brune, il me surpassait de deux bonnes têtes. Je connaissais la réputation des Wookiees. Il n’était pas question de les provoquer. Il poussa un cri, que je reconnu comme étant son langage. J’avais connu un Wookie au temple Jedi. Nous avions été bons amis. Je connaissais leur langue. En revanche, et c’était les limites de ma condition de Lorrdien, j’étais bien incapable de reproduire leurs sons. Je répondais donc à sa question dans la langue Basic.

« Bonjour, je cherche un ancien ami à moi. Je sais qu’il avait une habitation dans cette région. Peut-être que vous pourriez m’aider ? Je veux simplement des informations. »

Il me fit signe de le suivre. Avec leur histoire, il était logique que les Wookiees se méfient des étrangers. Mais il avait l’air de me penser inoffensif et me conduisit dans la partie centrale du village, l’endroit où s’était posé l’aéronef. Je pouvais maintenant voir que l’Anx que j’avais aperçu était un Jedi. Mon Poncho dissimulait mon arme et ma bure, avec un peu de chance il ne me reconnaitrait pas… C’était bien ma veine… Encore une fois, la Force me mettais sur le chemin d’un autre Jedi. J’allais devoir m’y habituer. Mais celui qui m’intéressait était un Wookiee. Celui même qui serrait le bras puissant de l’ami de l’Anx. Je m’approchais lentement vers celui que m’avait indiqué mon escorte. Dès qu’ils eurent terminés leur accolade, je prenais la parole.

« Bonjour, on m’a dit que vous pourriez me renseigner. Je suis à la recherche des appartements de Rodrale Badba. C’était un vieil ami et il m’a laissé des notes me disant de venir récupérer ses affaires. On m’a dit que vous pourriez peut-être m’indiquer le chemin. »

Les Wookiees avaient une longue espérance de vie. Si le Jedi était venu dans les parages, ils devaient très certainement s’en souvenir. Et apparemment c’était le cas. Puisque la réponse ne pouvait porter à confusion, même en Shyriiwook :

« Vous cherchez le Jedi ? »

Utilisation de la Force :

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By San Kun
#37475
Une fois dans le village, Aval’hach l’introduisit auprès de sa famille. Il fallait maintenant s’occuper de ce pourquoi l’Anx était venu. Son compagnon fut accueilli par un autre Wookie. Ils échangèrent un salut affectueux. Derrière lui suivait le Lorrdien que San Kun avait aperçu plus tôt. Il semblait qu’il était à la recherche de quelqu’un.

Aval’hach - San Kun, je te présente Karuk Keshhh’Th, un ami. C’était le frère de Rorshhh. Karuk, si tu le permet, j’aimerai convoquer un conseil de village.

Karuk se tourna vers le nouveau venu.

Karuk - Il vaut mieux attendre, tu pourras poser tes questions au conseil.

L’activité commença à se concentrer. Les Wookies sortaient et se concentraient sur la place du village. Finalement, une vieille wookie, bardée de de grigri en tout genre, s’appuyant sur un gros bâton de Brylark chargé lui aussi de son lot d’effigies, fit son apparition. Elle était accompagnée de deux plus jeune Wookie. À la façon dont la traitaient les autres, avec beaucoup de respect, on comprit vite que c’était la doyenne qui allait présider ce conseil. Chacun prit la place qui lui était attribuait, avec San Kun et le Lorrdien au centre. Si San Kun était à l’origine de cette agitation, ce n’était pas le cas de l’autre étranger, qui se retrouvait mêler à tout ça un peu malgré lui. Tant pis… San Kun, en tant que Jedi, et en tant qu’être vivant, n’estimait pas devoir cacher ses fautes à qui que ce soit. Il était là pour faire amende honorable, et accepter le jugement que ce petit conseil émettrait à son encontre. Après les évènements de Mytaranor, il était maintenant temps. Aval’hach s’avança au milieu, aux côté de San Kun. La doyenne leva la main. L’agitation et les discussions cessèrent.

Aval’hach - Frères et soeurs Wookies, vous me connaissez sous le nom d’Aval’hach. J’utilise mon droit à convoquer un conseil pour que vous écoutiez le Jedi San Kun. San Kun, tu peux prendre la parole.

Les habitants tournèrent tous leur regard vers le gigantesque Anx, qui s’avança également pour parler. Son air était grave, voire triste.

San Kun - De bien mauvaises nouvelles viennent de Mytaranor. Une révolution à éclater, et ses habitants n’ont pas fini de lutter pour leur liberté. Durant les affrontements, un Wookie de ce village du nom de Rorshh’hach se retrouva mêlé à ses affrontement. Une cellule de pirates esclavagistes lui avaient promis la liberté pour sa coopération, et la garanti que son frère, Aval’hach, soit épargné.
Lors des combats du 10e district, il a été fait prisonnier par les troupes révolutionnaires, dirigées par un humain du nom de Fmoera. L’information étant une dimension capitale de tout conflit, il entreprit d’en récupérer par l’intermédiaire de votre frère Wookie, Rorshh’hach, au moyen de la torture. Jour après jour, Roshh’hach était interrogé, torturé. Et jour après jour, il était soigné, remis sur pied, et rafistoler pour pouvoir subir l’interrogatoire du jour suivant. Tant et si bien que son soigneur et lui devinrent proches. Assez pour apprendre que Rorshh’hach venait de ce village, y avait femme et enfant. Le temps passa. Les informations ne venaient pas, et la torture était toujours plus poussée. Rorshh’hach en vint vite à parler de mort, qui viendra le soulager de ce cauchemar incessant qu’était devenue sa vie. C’était une décision difficile, mais à force de devoir prodiguer les mêmes attentions, de soigner encore et encore les mêmes blessures, le soigneur accepta la requête, et mit fin aux jours de Rorshh’hach. Ce soigneur, c’était moi


Aval’hach - Si San Kun est ici venu de son plein grés, c’est pour répondre de cet acte devant vous.

Le jeune wookie regarda l’Anx, désolé et plein d’empathie pour San Kun. Venir ici répondre d’un acte pour lequel il s’en voulait déjà n’était pas facile.

Aval’hach - Je tiens également à préciser que c’est San Kun qui m’a libéré des mains des mes geôliers. Comprenez également qu’en tant de Jedi, et aussi en tant qu’être vivant, ce n’était pas à lui de réguler le conflit, ni d’intervenir face à un peuple souverain.

Une litanie plaintive commença, et une jeune wookie tomba à genoux. De chaque côté, deux petits la regardaient, ne semblant pas comprendre. Les autres réagirent, et l'entourèrent du mieux qu’ils purent pour la réconforter. San Kun n’eut pas besoin qu’on lui dire que c’était là la femme de Rorshh’hach. Les Wookies semblaient. Trois coups raisonèrent. La doyenne venait de frapper le sol de son totem, et les gens se tournèrent vers elle.

Kishshewchewky - Tu es venu ici pour nous rendre Aval’hach. Tu es venu ici pour nous informer de la mort de l’un des nôtres. Tu es venu ici pour confesser ton crime. Tu es venu ici pour répondre de ton crime. Tu es quelqu’un d’honneur, San Kun. Voilà ce qu’il te faudra faire pour obtenir notre pardon.
Toi et l’étranger devrez détruire trois nids de Mykal. Toi et l’étranger devrez débusquer le Wyyyschokk Nativta et le vaincre, cela fait trop longtemps qu’il harcèle les nôtres. Et enfin, San Kun, tu devras demander à Kschhoua’hach, la femme de ta victime, une tâche pour qu’elle te prdonne, et la réaliser. Tant que cela ne sera pas fait, vous ne serez pas les bienvenue dans ce village
La doyenne Kishshewchewky a parlé, qu’il en soit ainsi.


Elle se retourna, et quitta le conseil. Les gens commencèrent à se disperser, et San Kun eut comme un soulagement. Il avait avoué ses fautes, et on lui demander quelque chose de concret pour se faire pardonner. Il regarda le Lorrdien dans son poncho. Il n’avait rien demandé à personne, et pourtant il semblerait que maintenant leur destin soit momentanément liés.

San Kun - Navré que vous soyez mêlé à cette histoire. Votre seule faute aura été le timing.

L’Anx sourit. La Force ne décidait rien au hasard.

San Kun - Vous n’êtes pas obligé d’aider. Un peu de compagnie ne serait néanmoins pas de refus.

Le jedi porta ensuite son attention sur Aval’hach, qui était resté auprès d’eux.

Aval’hach - Ecoute bien, San Kun. Après, nous ne serons plus autorisés à vous parler. Commence par les nids de Mykal, ils sont assez accessibles. En ce moment on en trouve au niveau sept assez facilement. Nativta va être plus dur… avant que je ne parte de Kashyyyk, nos pisteurs avaient refuser d’entrer dans le niveaux cinq pour suivre ses traces. Ensuite, va directement voir Kschhoua’hach tant qu’elle est encore sur la place, c’est la seule solution pour que tu puisses lui parler. Surtout, n’oublie pas de prélever un trophée et une preuve comme preuve à chaque, et revient avec les mains pleines.

Aval’hach serra l’avant bras de l’Anx qui lui serra en retour. Puis San Kun se rapprocha de la Wookie. D’autres avaient pris ses enfants en charge, et elle avait l’air d’attendre l’Anx de pied ferme. Le Jedi pouvait sentir son hostilité à travers la Force, et il ne pouvait pas la blâmer. Il avait renvoyé son amour à la Force. Son hostilité était la partie émergée de l’iceberg de sa tristesse. L’empathie de l’Anx le tiraillait. Tristesse. Déception. Chagrin. Désemparement. Il n’y a pas d’émotions, il y a la paix... oui, mais la paix pour qui? Pour le moment, le Jedi était trop occupé à se concentrer sur la paix d’autrui plutôt qu’à la sienne. C’était une porte ouverte à des sentiments et des implications dangereuses. Il n’était pas encore prêt à affronter le quotidien de sa culpabilité. S’occuper de quêtes, c’était s’occuper l’esprit, se concentrer sur un objectif, et éviter toute démarche introspective.

Contrairement à ce qu’il croyait, la Wookie se redressa. Dans un regain de fierté, son introspection en disait long sur la l’acceptation de la mort d’autrui et la propre perception de soi qui régissaient les Wookies.

Kschhoua’hach - San Kun. Sais-tu comment nous nous sommes mis ensemble avec Rorshh’hach?

San Kun - Oui, il me l’a raconté. Il a gravé vos noms dans une Reversen.

La Reversen était une plante de Kashyyyk. Elle avait la particularité de se nourrir de lumière et d’ensuite coloniser tout ce qui se trouver en dessous. Singer avait dit “Ouais, en gros c’est une plante qui pousse à l’envers.” et il n’aurait pas été loin de la vérité.

Kschhoua’hach - Rapportez moi le bout d’écorce de cette signature, et alors tu auras accompli la tâche de Kishshewchewky.

San Kun - Ainsi soit-il.

Et la conversation se finit. San Kun se retourna alors, se demandant si ce Lorrdien allait finalement décider de l’accompagner dans sa quête de pardon ou retourner vaquer à sa propre destinée individuelle.
#37476
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Le Wookiee s’exprima dans sa langue natale. Cela faisait bien longtemps que je ne l’avais pas pratiqué mais j’en saisi le plus important. Il n’était pas encore temps pour mes réponses. Mais ce temps viendrait. Un conseil allait être réuni et j’aurais l’occasion de leur poser mes questions. Si celui qui se nommait Karuk savait que Rodrale était un Jedi alors cela valait le coup d’attendre. J’étais au bon endroit. Je me montrais donc patient suivant le groupe en silence.

Le cortège composait de Karuk, un autre Wookiee dont je ne connaissais pas le nom, l’Anx et moi moi-même, se dirigea vers la place centrale du village. C’était un endroit intéressant et le centre névralgique du village. Il semblait que les arbres eux même avait souhaitait créer cette place. Les arbres qui entouraient et composaient les habitations de la ville se réunissaient en un seul lieu afin de permettre aux Wookiees de se réunirent ici. Suivant la forme circulaire de la plateforme, les habitants se réunirent en cercles autours du Jedi et de moi. Je n’avais pas demandé à être le centre de l’attention mais en temps qu’ancien Jedi j’avais déjà fait face à de telles situations. J’imaginais que l’Anx ne devait pas être étranger à la chose non plus. Je ne savais pas la raison de sa présence mais je me doutais que le conseil n’avait pas été réuni simplement pour moi et au vu de la gravité de son maintien, l’affaire devait être grave. J’espérais pouvoir m’exprimer avant lui. J’avais le sentiment étrange que si l’inverse se produisait je n’obtiendrais pas mes réponses.

Une fois la doyenne arrivée, le silence prit ses droits sur la foule de Wookies attroupés tout autour de nous. Ce fut le Wookiee qui accompagnait l’Anx qui s’exprima en premier. Un certain Aval’Hach d’après ce que j’avais compris. Et ce fut ensuite au Jedi, du nom de San Kun, de s’exprimer. J’avais un mauvais pressentiment. Heureusement il s’exprimait en basic ce qui simplifiait ma compréhension.

« De bien mauvaises nouvelles viennent de Mytaranor. »

Je comprenais mieux sa présence ici. Mytaranor ne faisait pas partie des planètes que je mourrais d’envie d’aller visiter. Evidemment, avec une copilote comme Merar il ne faisait pas de doute que je serais un jour obligé de m’y rendre. Tout ce qui touchait à la traite des esclaves la rendait folle de rage. Elle se faisait un devoir de leur venir en aide. C’était surement la cause de mon estime à son égard. Et j’avais conclu un accord avec elle. Si elle décidait de venir en aide aux Wookies sur cette planète, je devais respecter ma part du marché. Aussi, si le Jedi leur venait en aide, je comprenais qu’il soit venu dans ce village pour y trouver des renforts.

« Un Wookie de ce village du nom de Rorshh’hach se retrouva mêlé à ses affrontements. »

Ça s’annonçait mal. Je pouvais déjà sentir où il voulait en venir. De toute évidence ce Wookies été mort au combat et le Jedi avait ramené son frère dans son village natal. C’était un beau geste en soit mais l’annonce d’une mort n’était jamais chose facile. Ce que je ne comprenais pas en revanche, c’était pourquoi il détaillait la torture qu’avait subi le Wookiee. Il était inutile d’en rajouter. La mort d’un proche été suffisamment tragique…

« Ce soigneur, c’était moi. »

Ces derniers mots eurent l’effet d’un coup de massue sur l’attroupement entier de Wookiee. Je ne l’avais pas vu venir. Je comprenais mieux le Jedi. Il portait avec lui ce fardeau et chercher la rédemption. Ça avait dû être un choix difficile. Surtout pour un Jedi. Nous défendions la vie. Je ne savais pas si j’aurais pu en faire autant. Il fallait du courage et de la détermination. Au moins comprenais-je l’Anx. Il n’était pas à blâmer. Aval’Hach était du même avis. Mais qu’en était il du reste de l’assemblée ? La femme du défunt guerrier pleurait, ses enfants à ses côtés. C’était terrible. Je ne savais pas ce que pensais le Jedi et si j’avais eu les mots, je lui aurais sans doute dit que ce n’était pas sa faute, mais je restais muet. Finalement, couvrant le désespoir de la veuve, la doyenne pris la parole. Elle était sage, suffisamment pour comprendre la démarche du Jedi et lui ouvrir la voie vers le salut. Le seul problème était le suivant :

« Toi et l’étranger devrez détruire trois nids de Mykal. Toi et l’étranger devrez débusquer le Wyyyschokk Nativta et le vaincre, cela fait trop longtemps qu’il harcèle les nôtres. Et enfin, San Kun, tu devras demander à Kschhoua’hach, la femme de ta victime, une tâche pour qu’elle te pardonne, et la réaliser. Tant que cela ne sera pas fait, vous ne serez pas les bienvenues dans ce village. »

Comment avais-je fait pour en arriver là ? Je savais que j’aurais dû prendre la parole en premier. Mais il était trop tard. Je devais respecter leur vœu. Surtout après les confessions de l’Anx et le deuil que portait le village. Je devais leur témoigner mon respect et ils avaient choisi la meilleure façon de le faire.

« Navré que vous soyez mêlé à cette histoire. Votre seule faute aura été le timing. »

Le Jedi s’était approché de moi. Il était gigantesque comparé à ma taille d’humain. Il était hors de question de ne pas lui apporter mon aide. Mais je voyais Karuk s’éloigner et j’avais une question à lui poser avant que les Wookiees se refusent à nous parler.

« Ce n’est pas votre faute. Je ne m’attendais pas à ce que les Wookiees répondent à mes questions aussi facilement. De toute évidence ils auraient concocté une série d’épreuves pour savoir si j’étais digne de leur confiance, que vous ayez été là ou non. Si nous nous sommes rencontrés ce n’est pas sans raison. Nous serons plus fort à deux. Mais je dois vous laisser un instant avant de partir. »

Je ne lui laissais pas le temps de me répondre. Le Wookiee qui retenait mon attention allait disparaitre dans la foule.

« Karuk ! »

Il se retourna en entendant son nom. S’il n’avait pas autant de fourrure recouvrant son visage, j’aurais juré voir ses sourcilles ou l’équivalent se froncer. Je compris à ses beuglements que nous n’étions pas autorisés à nous parler.

« Je sais mais je dois savoir. Si j’aide le Jedi, répondrez-vous à mes questions ? »

Un simple hochement de la tête me suffit. J’avais toutes les raisons du monde pour me lancer dans cette aventure : gagnez la confiance des Wookiees, aider un Jedi, trouver le laboratoire de Rodrale. Je retournais donc vers San Kun. Il avait fini d’échanger avec la veuve. Il connaissait donc la troisième épreuve.

« Bon… Eh bien il est temps de se mettre au travail. Nous avons tous les deux nos raisons pour réussir ses épreuves. J’espère que nous pourrons travailler main dans la main. Je m’appelle Dashel Nelievar. »

Je lui tendais une main en hauteur pour qu’il puisse la saisir. Il était temps de nous mettre en route. Et de toute évidence il connaissait le chemin à emprunter.

« Par quoi allons-nous commencer ? »

Il connaissait le chemin. Moi non. Il me semblait plus simple de commencer par les nids. Je connaissais mal les Mykals mais j’avais entendu parler des araignées géantes de Kashyyyk. Je préférais nous réserver le plus dur pour la fin. Et au vu de sa réponse, il semblait être du même avis que moi. A deux Jedi nous occuper des nids ne devraient pas poser trop de problème. Tout du moins je l’espérais.

« Dashel ? Tu me reçois ? »

Merar essayait de me contacter via notre comlink.

« Oui. Tout va bien ? Pas de problème avec le vaisseau ? »

« Tout va bien. Il est stable, ça devrait tenir avant ton retour. Tu avances ? »

« Pas vraiment. J’ai rencontré les Wookiees d’un village. Ils répondront à mes questions quand j’aurais accompli des taches pour eux. Heureusement j’ai rencontré un Jedi. Il doit passer ces épreuves aussi. On va s’entraider. »

Le rire de Merar me fit éloigner mon poignet pour mettre de la distance entre l’émetteur de mon oreille.

« Il n’y a que toi pour te retrouver mêler à des histoires de Jedi sans arrêt. A croire que quoi que tu fasses, la Fo… »

J’avais mis fin à la conversation. Oui il n’y avait qu’un Jedi en fuite pour être sur le chemin d’un autre Jedi… A 4 reprises… Mais si elle pouvait éviter de le crier sur les toits, cela me serait utile. Après quelques minutes de marche en silence, je reportais mon attention vers l’Anx.

« C’est l’ordre Jedi qui vous envoie ? »

J’étais curieux de savoir comment il s’était mêlait à tout ça. L’ordre intervenait rarement dans ce genre de situation. Sur Ryloth, notre combat avec les esclavagistes avait inquiété Rena et Jem. Elle redoutait d’avoir mis en péril les relations de l’ordre avec la république concernant ce secteur. L’Anx avait l’air d’être bien plus raisonné que la Maître de Rena. Il devait avoir de bonne raison. Aussi j’étais curieux de voire comment fonctionner l’ordre aujourd’hui. Était-il plus encadré ? Plus libre ? Quoi qu’il en soit j’écoutais sa réponse avec attention en continuant notre chemin. Jusqu’à ce que finalement le géant ne s’arrête. Face à nous, un nid de la taille d’un chasseur A-Wing reposait sur des branches d’arbres entrelacées. Des créatures aux ailes longues et fines virevoltaient tout autour. Il était temps de nous mettre au travail.
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By San Kun
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San Kun savait maintenant que la bête qui l’avait attaqué, lui et Aval’Hach, était bien un Mykal. Il connaissait la signature de cette bête dans la Force, et effectivement, en méditant, il n’avait pas été difficile de trouver où on pouvait en trouver de grosse présence, et donc de grosses concentrations, au sein de la Force. Il dut méditer un peu plus longtemps pour les situer géographiquement, et le tour était joué. Malheureusement, en raison de sa radiation du village pour le moment, il n’avait pas accès à un moyen de locomotion, le catamaran étant pour le moment sous la propriété de Aval’hach. Il allait falloir emprunter des moyens de locomotion plus triviaux : la marche. Un exercice et un bel entraînement pour un Anx, natif de monde de plaines. Crapahuter dans les arbres n’étaient pas du tout son point fort. Si ce n’était pas un un bon exercice pour un Anx, c’en était néanmoins un très bon pour un Jedi.

Lui et son compagnon de fortune commencèrent leur périple à travers les hauteurs de la jungle de Kashyyyk. L’avancée était difficile, et c’est son compagnon de fortune (ou d’infortune) qui brisa le silence pour lui demander s’il avait été mandaté par l’Ordre Jedi.

San Kun - Le Nouvel Ordre Jedi est lié indirectement à cette mission va-t-on dire. Ce voyage découle d’un autre, et ainsi de suite. La Force montre le chemin, des portes, qu’il appartient à chacun d’emprunter ou non.

Ils continuèrent d’avancer, et San Kun ne put s’empêcher de continuer de faire la conversation, trop content de sa nouvelle rencontre avec un individu semblant s’intéresser aux Jedis.

San Kun - Un Ithorien a écrit à propos de la faune de Kashyyyk. Il semblerait que les populations de Mykal aient longtemps été régulées par les Wookies eux-mêmes, le Mykal se cuisinant très bien. Il faudrait d’ailleurs que vous en goûtiez. Il y a une recette avec des fruits de Berberis de Naboo et de fleur de bident d’Andor qui donne un ragoût fabuleux. I vous mangez de la viande, cela va de soit. Les Anx n’en mangent pas… herbivores de nature. Bref, avec le départ de beaucoup de Wookie de Kashyyyk, la population a explosé, posant beaucoup de problème. Cet Ithorien posait donc la question légitime de savoir s’il était légitime ou non de réguler à nouveau cette population ou de laisser l’écosystème de cette planète retrouver un équilibre, même si cela devait signifier une régression de la population Wookie. Il jugeait cette régression temporaire, le temps que les populations de Wookies et de Mykal s’équilibrent à nouveau. Ce qui, il y paraît, donnerait exactement le même résultat qu’une régulation de la population en bonne est dûe forme. En tant que Jedi, il est depuis longtemps établi que le résultat est abstrait, seul importe le chemin pris pour y arriver. C’est d’ailleurs ce qui différencie la Lumière et l’Obscurité d’une façon triviale. Cet Ithorien pose donc une question dogmatique, philosophique et déontologique au travers de son étude.
La réponse Ithorienne est toute trouvée. La culture Ithorienne place les mondes, les planètes dans leur langages, en tant qu’entité à part entière. Entités qui sont à respecter, à protéger, voire à vénérer. Pour eux, il est donc impensable d’opérer une quelconque régulation de masse. Cependant, les Wookie seront en effet peu enclin, comme les Ithoriens ont pu le faire, à planifier une régression au profit d’autres espèces de leur monde. D’autant que cela n’avance pas plus les Jedis sur la vision à avoir de ce problème… C’est pourquoi, l’érudit le plus sage et le plus avisé aura beau étudié la question sous tous ses angles, le seul moyen de se rendre compte d’une situation, c’est de venir sur place, de se rendre compte de la puissance et de la portée de chaque espèce : leur langage, leur culture, leurs interactions avec les autres espèces du point de vue scientifique. Du côté des Jedis, ils ‘agit d’observer leur place dans la Force et dans le réseaux de vie qui se tisse entre eux.

Et pour le cas de la mission, finalement, ces considérations restent bien abstraites, hi hi hi. Cela évitera à deux étrangers de s’arracher les cheveux, n’est-ce pas? D’autant que l’un d’eux n’a pas de cheveux, hi hi hi!


Se faisant, San Kun passa sa main sur la gigantesque arrête de son crâne lisse. Une femelle Mykal surgit de nulle part et rugit devant l’Anx.

San Kun - Il semblerait que le premier nid ne soit pas loin. Retez bien en vie, surtout.

Sur ces paroles, l’Anx chargea la bête à mains nues. Il était content. Les adversaires qu possédaient à la fois sa taille et sa corpulence croisaient rarement son chemin. Il avait donc très peu de données sur sa puissance combative en raison des échelles différentes. Mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Il était même à parier que les plus gros Mykal devraient le dominer autant sur le plan de la taille que celui du poids.
Dans un bruit mat, le Mykal fut percuté. La violence du choc dégagea une faible onde de choque qui fit bruisser tous les feuillages alentours. Dans une botte de combat, San Kun retourna au sol le Mykal, monta dessus de façon beaucoup trop agile pour son gabarit, en étranglement sur la femelle qui, incapable d’émettre le moindre son, suffoqua lentement.

San Kun - Il n’y a pas de Mort, il y a la Force.

Et c’était là leur premier Mykal.

San Kun - C’est une femelle… le mâle ne doit pas être loin, le nid non plus.

Effectivement. Le Mâle surgit, et passa à côté de San Kun en volant, ciblant Dashel avec une détermination san faille. Il devait rester un mètre tout au plus entre le Mykal et le Lorrdien lorsque le Mykal fut stoppé dans sa progression. L’Anx avait saisi sa queue et l’empêchait de progresser. Dans cette position, le Lorrdien avait tout le loisir d’achever la créature ou non.
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Anx était puissant. Et vif. Il n’avait apparemment pas besoin de sortir son sabre de Jedi pour venir à bout des Mykals. Le premier fut écrasé au sol. Il savait s’y prendre. Surement en avait il déjà cuisiné un comme il le laissait entendre. Il devait savoir comment les chasser également.

Le second, était retenu par le chevalier, se débattant tant bien que mal pour échapper à la prise. Mais c’était vain et il était à ma merci. Je tirais mon blaster de son holster et visait. J’eu un moment d’hésitation. Pourquoi devions nous faire ce travail ? L’Anx avait raison. Il y avait différente façon d’aborder la chose. Et je ne savais pas si celle consistant à tuer nous mêmes des espèces vivantes de la planète me convenait. J’en étais capable. Pour me défendre, ou pour me nourrir. Mais pour réguler la population d’une planète ?

Oui… Malheureusement. Je n’avais pas le choix. Ce n’était pas un acte plaisant. Mais cela restait dans l’ordre naturel des choses… Le tir partit directement entre les deux yeux globuleux de la créature qui s’effondra elle aussi.

« Pardon… » Je murmurais pour moi même en rangeant mon blaster à sa place.

Je me tournais vers mon compagnons de voyage cette fois.

« Impressionnant… Quand nous aurons fini notre travail ici, je serais curieux de goûter ce plat dont vous parliez. Que ces créatures puissent continuer d’être utiles même après leur mort. »

Je me tournais cette fois vers l’emplacement du nid.

« Mais chaque chose en son temps. Occupons nous du premier nid. Je ne veux pas me retrouver à chasser le Wyyyschokk à la nuit tombée... »

Nous nous mettions donc au travail. Mais ce n’était pas aussi simple que je l’avais prévu. Si le nid semblait n’être gardé que par un mal et une femelle, ce qui était encourageant si le schéma se reproduisait pour les autres nids, il n’était pas vide pour autant. Des oeufs pointaient en dehors des brindilles et autre branches le constituant.

« On ne va quand même pas les détruire... »

Je me tournais vers l’Anx. Attendant de savoir ce qu’il comptait proposer. Je ne me voyais pas détruire des oeufs innocents et inoffensifs…
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San Kun, prit les devant suite à ma demande. Il savait quoi faire, après tout, il était cuissot, ou l’avait été. Il récupéra dans sa sacoche les oeufs de Mykal. Il les préparera pour un de ses plats plutôt que de les détruire injustement. J’approuvais silencieusement la démarche. A présent, il était temps de réduire le nid en cendre. Le bruler n’était pas la solution. Mais une poussée de Force un peu puissante aurait pu le balayer. Je ne pouvais pas le faire moi même. San Kun ne savait pas qui j’étais, et je ne comptais pas encore dévoiler mon identité à un autre Jedi. Je l’avais suffisamment fait et j’avais pris suffisamment de risque. Les Hutts me pensaient mort et plus de personne sera au courant, plus je courrais le risque d’être pourchassé à nouveau. Je devais rester discret.

« Comment on fait pour détruire ce nid ? Je ne pense pas que le bruler soit une bonne idée au coeur de la forêt… »

Heureusement pour moi, là encore il avait la solution. Il l’attrapa et fit appel à sa puissance pour le soulever. Tout comme il avait saisit le Mykal, il fit pareille avec le nid, brisant les branche qui le composait et l’envoyant voler plus loin. Il se délita dans les airs ne laissant qu’un tas de brindilles au sol. Plus que deux. Il était temps d’avancer et de continuer notre chemin avant la nuit tombée. Apparemment, le chevalier Jedi savait où aller. Je le suivais donc. J’aurais certainement pu trouver leur emplacement en puisant dans la Force, j’étais devenu assez bon dans cet exercice dernièrement. Mais avec un compagnon comme lui, mieux valait garder mes forces pour plus tard. Il savait comment se débrouiller pour l’instant et je n’avais qu’à le suivre.

Il ne fallu pas bien longtemps pour trouver le second nid. Et pas bien longtemps non plus pour que le couple qui le protégeait nous attaque. Cette fois, les deux créatures firent front ensemble. A priori, San Kun était face à la femelle, bien plus agressive, mais plus petite. Moi, je me retrouvais face au mal. Je tirais mon blaster dans son holster, attendant le bon moment pour tirer. L’oiseau démoniaque fonça vers moi. Je roulais sur le sol pour esquiver, ses griffes sifflèrent tout près de mon oreille droite. Je l’avais échappé belle. Je me relevais dans une pirouette. La créature était rapide mais manquait d’agilité. Le virage qu’elle avait prit pour me faire face suite à son attaque était hasardeux. C’était à se moment là que je pourrais l’abattre. Je restais campé sur mes positions, attendant qu’elle ne recommence, ce qui ne tarda pas. Cette fois j’esquivais sur le côté, et me retournais instantanément tandis qu’elle amorçait son virage pour se retourner également. Je levais mon blaster et tirait trois coups pour être sur d’atteindre ma cible. Le Mykal s’effondra et la forêt devint calme à nouveau.

De son côté, San Kun s’était aussi débarrassé de son adversaire. Nous pouvions passé à la destruction du nid. Je l’aidais à récupérer les oeufs et les ranger dans sa sacoche. Nous avions tout juste terminé et je m’apprêtais à sortir du tas de branche quand un tintement inaudible me fit redresser la tête. C’était comme un sifflement que j’aurais été le seul à entendre. Non. Pas le seul, San Kun aussi. La Force nous avertissait du danger. Je levais les yeux vers le ciel. Au dessus de nous, dans l’arbre, une immense créature nous observait à travers ses huit yeux globuleux. Sans prévenir, elle sauta de son perchoir, s’écrasant sur moi, San Kun et le nid. J’eu tout juste le temps de faire appel à la Force pour dresser un bouclier entre nous deux. La force d’attaque du monstre le brisa instantanément mais parvint à me protéger en me propulsant plus loin. Je tombais encore. Le Wyyyschokk avait détruit le nid et le sol. Nous étions au niveau inférieur à présent.

Ma chute fut amortie par la mousse au sol. Ma tête sonnait mais j’étais en un seul morceau. Je me redressais difficilement pour apercevoir que j’étais dans une genre de clairière. Et je n’étais pas seul. Aucune trace de San Kun. En revanche, l’adversaire que m’avait désigné les Wookye était là. Et j’allais devoir l’affronter. Plus besoin de me cacher. Je sortais mon sabre et l’activait, faisant se déployer la lame verte de mon maître.
Modifié en dernier par Dashel Nelievar le jeu. 6 août 2020 10:12, modifié 1 fois.
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On ne voyait pas grand chose dans la clairière illuminé par quelque trou dans les arbres au dessus. J’avais du mal à distingué mon adversaire. D’abord, je l’entendis. Elle avançait lentement, frappant le sol mousseux de ses huit pattes. Elle entra dans un puit de lumière et se dévoila alors. La description qu’on m’en avait faite était exacte. Sa tête, petite face à son abdomen disproportionné, était entourée de deux mandibules qui claquaient. Ses huit yeux brillaient dans le noir comme deux braises. Je pouvais voir l’acide qui coulait de ses crocs. Il fallait que je les évites à tous prix.

Pour l’instant, elle se tenait immobile, les yeux fixés sur moi. Soudain elle ouvrit la bouche, un son strident en sortit. Elle bondit aussitôt après, sans élan, rapide, ses pattes avant essayant de me saisir. Je fis un bond en arrière et une brusque volte-face, elle me frôla, fit de même en lacérant l’air de ses pattes. Elle ne perdit pas l’équilibre et repartit immédiatement à l’attaque en faisant demi-tour ; ses mandibules claquèrent juste devant ma poitrine. Je fis un bond dans l’autre sens, trois tours sur moi-même en faisant tournoyer ma lame de lumière, pour désorienter le monstre. L’Ataru était mon allié. En faisant un bond en arrière, je lui asséna sur le flan gauche un coup utilisant l’élan de ma vrille. La lame griffa sa chair blanchâtre.

Le Wyyyschokk poussa un rugissement de rage qui remplit la clairière d’un écho retentissant. Mais il était loin d’être mort et je doutais qu’il soit même affaibli. Dans un bond gigantesque, il recula, continua de rugir. Il n’était pas pressée de repartir à l’attaque. Cette fois, il s’approchait lentement en montrant les deux crochés pointus qui sortait de sa bouche.

Lentement, les pieds bien ancrés au sol, j’avançais vers lui. Je décrivis un demi-cercle en avançant prudemment les pieds. Tantôt ralentissant tantôt accélérant mes mouvements, et battant l’air avec mon sabre. Je cherchais à déconcentrer mon adversaire, l’empêchant de se mobiliser pour sauter. Mais cela ne la retint pas. Sans prévenir, elle cracha une substance étrange à mes pieds. Alerté par le danger, je sautais loin dernière la soie qui recouvrait le sol. Mais elle était plus forte que moi dans cette exercice. Il s’élança pour sauter. Elle allait me saisir en plein vol. Puisant une seconde fois dans la Force, je tendais une main en avant et repousser l’ennemie avec toute la volonté dont j’étais capable. Le monstre s’effondra en plein saut en émettant un cri aigu qui déchirait les tympans. Il tomba sur le dos, immobilisé au sol, cherchant à se retourner. C’était le moment où jamais. Je fonçais vers lui, arme tendue en avant. La lame verte trancha une patte, puis une seconde. Mais elle parvint finalement à reprendre appui et me propulsa en arrière. Je m’effondrait au sol, la chair de mon bras gauche déchirée par cette attaque.

Il se débattait sur le sol en poussant d’horribles rugissements, sans qu’on sût si c’était de colère ou à cause de la douleur cuisante que lui infligeait ma blessure. Il parvenait encore à tenir debout mais il serait bien moins rapide. Je reculais à distance respectueuse sans quitter des yeux la forme qui se tortillait sur le sol, prenant de profondes inspirations. Je devais rester concentré malgré la douleur.

Sous la colère, le Wyyyschokk se rua à l’attaque en hurlant. Elle recommença à envoyé sa soie gluante. Je fis un bond de côté pour l’éviter. Maladroitement, elle me suivit, et tendit vers moi ses deux pattes avant. Je ne pouvais pas bloquer les deux attaques. Elle restait bien trop rapide. Je fis un choix. Sa patte gauche me frappa au visage tandis que mon sabre bloqua l’autre en la coupant. Le coup me fit chanceler. Je tombais, un genou au sol tandis que je l’entendais rugir à nouveau. Furieux, ses mandibules se précipitèrent sur moi. C’était une attaque irréfléchie. Je sentais le sang couler sur mon front mais je gardais les idées clairs. Ma lame se dressa, et trancha ce que qui lui servait de mâchoire.

Il tituba, reculant sous la surprise. Le rugissement qu’il émit surpassa en puissance tous ses cris précédents. Les arbres en tremblèrent, faisant fuir leurs habitants. Il se releva, tremblant d’une colère incontrôlée et d’une pulsion meurtrière. Je me redressais, attendant sa prochaine attaque. La pointe verte décrivait des cercles dans l’air. Cette fois j’avançais, cherchant à l’intimider. Je lui avait fait de nombreux dégâts. Je le contournait en veillant à ce que les mouvements de mon épée fussent décalés par rapport au rythme de ses pas. Il ne sautait pas, mais il se tenait prêt. Le monstre fut le premier à passer à l’attaque. Dans une pirouette, je passais sur son côté. La vitesse avec laquelle il avait attaqué le fit passer à côté de moi sans me voir disparaitre. Il n’était plus que colère. Je pouvais presque la ressentir. Mon sabre levé, j’en profitais pour l’enfoncer profondément à la jointure de son abdomen et de sa tête.

Il y eut un autre cri. Des sursauts de douleur. Des tremblements. Puis plus rien. J’avais gagné. La tension disparue, et avec elle la douleur prit le dessus. Je m’effondrais, haletant. Le combat avait été rude. Mon bras était dans un sale état et ma tête me faisait souffrir. Je regardais partout autour de moi. Mais toujours aucune trace de San Kun. J’espérais qu’il allait bien. Mais pour l’instant je devais récupérer. J’allais essayer de soigner mes blessures avant de me remettre en chemin. Au fond de moi je savais qu’il allait bien. Peut être qu’il m’attendait au prochain nid… Il ne savait pas que le Wyyyschokk avait été vaincu. Et nous avions encore du travail. Un peu de repos et j’irais le retrouver.
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J’étais un peu plus en forme. Pas rétabli. Mais j’avais bander mon bras et soigné la blessure sur mon front. Tout mon corps me faisait mal. Cependant, je ne pouvais pas attendre. Je devais continuer mon périple. J’avais récupérer une preuve de ma réussite pour les Wookies. Il fallait maintenant que je remonte à la surface. Avec mon bras blessé, ça n’allait pas être une partie de plaisir. Mais je n’avais pas trop le choix. A moins de vouloir explorer et risquer de me retrouver face à de nouvelles créature dangereuse, il allait falloir que je grimpe aux lianes pour reprendre ma route à l’abris.

Ce fut difficile et grandement douloureux. Mon bras me lançait et ma tête tournait légèrement. Mais au bout d’un véritable effort et je parvenais enfin à retrouver la lumière. J’étais en nage et fatigué. Pourtant je ne pouvais m’arrêter en si bon chemin. Je devais retrouver San Kun et détruire le dernier nid. Peut être qu’il y serait. Avec un peu de chance ça me simplifierait les choses. Je décidais donc de commencer par là. J’avançais doucement, essayant de puiser dans la Force pour trouver mon chemin. Après une bonne demi heure de marche je parvins à trouver le nid. Encore une fois, deux créatures me faisaient face. Mais il n’y avait toujours pas de San Kun.

J’étais résolu à le détruire seul. Je devais être rapide et efface si je ne voulais pas être blessé. Je sortais de ma cachette, mon sabre fermement tenu dans ma main gauche, mon blaster dans l’autre. Sans leur laisser le temps de réagir, je tirais une salve de laser. J’avais eu raison de procéder ainsi. Nous étions déjà à un contre un. Hurlant de rage, le second Mykal se précipita. Pouvoir utiliser mon sabre était un véritable atout. La lame se déploya, pointée en avant. L’oiseau s’y empala directement tandis que je me déplaçais sur le côté pour éviter ses serres.

Comme San Kun l’avait fait, je récupérais les oeufs dans ma sacoche. Alors je fis appel à la Force pour détruire le nid avec une poussée. Je n’avais pas la force du Jedi. Faire autrement aurait été difficile. Trois nids de moins, l’araignée vaincue, il ne restait plus qu’une tache. Aider Kschhoua’hach. Mais qu’avait elle bien pu demander à San Kun ? Seul lui le savait… Il fallait que je trouve une solution… J’allais retourner au village des Wookyes. Je n’avais pas vraiment le choix.

« Merar ? Tu me reçois ? »

« Oui. Tu as trouvé ? »

« Pas encore… J’ai perdu mon compagnon en chemin. Je suis un peu blessé mais tout va bien. J’ai bien avancé mais je vais devoir retourner au village. Je ne connais pas la dernière tache. Seul le Jedi qui m’accompagnait la connaissait. Avec un peu de chance il sera rentré pour m’attendre la bas… »

« D’accord. Fais attention à toi s’il te plait… »

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