L'Astre Tyran

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Orbitant autour de la planète des Hutts, Nal Hutta, Nar Shaddaa est le spatioport du monde Hutt, connu dans toute la galaxie pour ses immenses gratte-ciels, ses mécaniciens spatiaux réputés, mais aussi pour sa fréquentation douteuse, composée de tout ce que le secteur compte de hors-la-loi. Surnommée la Lune des Contrebandiers, Nar Shaddaa est effectivement une plate-forme active pour la contrebande dans les bordures Médiane et Extérieure.
Gouvernement : Hutts
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By Darth Vaar
#36419
Bordure Médiane - Système Y'toub - Nar Shaddaa


Le nerf de la guerre


De retour sur Nar Shaddaa pour la première fois depuis plusieurs mois, la Main Noire se rendit directement dans une cantina bien connue de trois de ses membres, celle tenue par un Bothan surnommé Svex, "Au repos du Chasseur". celle là même où Anoyan avait demandé à son ami poilu de retrouver Rengo quand il avait disparu. Une fois qu'ils y furent et que tous eurent commandés, le Bothan, un petit être d'un mètre soixante, les rejoignit à leur table, ne lâchant pas le colossal Togorien du regard.

« Je vous attendais plus tôt Anoyan. Pourquoi avoir été aussi long ? »

« Nous avons d'abord préféré nous renforcer et retrouver Syphania ainsi que Klan. Maintenant que c'est chose faite, nous voilà. Mais où est Moks ? »

« Il arrivera plus tard. Klan, Syphania c'est un réel plaisir de vous revoir en ces lieux. Rengo, je te souhaite la bienvenue dans mon humble cantina. Je suis Svex, un vieil ami des trois fous furieux que tu vois ici. Que puis-je faire pour vous ? »


Avant qu'Anoyan n'ait le temps de répondre, Rengo prit la parole.

« Nous aimerions disposer d'une base pour pouvoir opérer en tant que groupe de mercenaires au sein de l'Espace Hutt et dans la Bordure Extérieure. J'ai cru comprendre que ce n'est pas qu'une simple cantina ici, si mes informations sont exactes. »

« Elles le sont. Mais je n'ai pas pour habitude de travailler pour un parfait inconnu. Je ne doute nullement de toi Rengo mais la confiance ça se gagne tout comme le respect. Je suis sûr que je pourrai me joindre à vous vu que trois de mes amis t'accompagnent dans tes péripéties mais vois-tu, je préfére juger par moi-même de ta fiabilité.

Et pour cela, j'aurai plusieurs missions à te confier sur Nar Shaada. Si tu accomplis ce que j'ai à te proposer, nous pourrons alors envisager de travailler ensemble. Qu'en penses-tu , Avons-nous un accord ?
»


« Nous avons un accord. »

« Parfait, nous reparlerons de tout cela une fois que l'établissement sera fermé. En attendant, la prochaine tournée est pour moi, c'est le patron qui régale. »


Le Bothan alla chercher une bouteille de whisky corellien et cinq verres, qu'il remplit généreusement et ils trinquèrent, discutant de tout et de rien.
#36420
La soirée commençait à toucher à son terme et la cantina n'allait plus tarder à fermer ses portes mais quelques clients particulièrement émêchés traînaient encore dans le bar. Svex partit les voir et à en juger par les éclats de voix qui suivirent, ce que le Bothan leur disait n'était pas de nature à leur plaire. Un coup d'oeil rapide vers le Togorien fit que Rengo se leva et rejoignit le tenancier, envoyant voler un Nikto d'un puissant revers de la main gauche.

« p#&!n mais t'es qui toi ?!! »

« Le videur ! »

Et sans ménagement, Rengo attrapa les deux autres individus par la gorge, un Zeltron et un Devanorien, et les balança hors de la cantina. Le Nikto, sonné, préféra sortir par lui-même, évitant une nouvelle baffe au passage. Satisfait, Svex ferma la cantina et se tourna vers le sensitif.

« Bien, maintenant parlons affaire !

Comme tu dois déjà le savoir, je ne fais pas que tenir une cantina, je fais également dans la contrebande d'armes légères et d'alcool et comme la plupart de mes clients sont des habitués, j'ai accès à pas mal d'informations sur ce qui se passe sur Nar Shaddaa et au sein de l'Espace Hutt. Tu comprends donc que je ne peux te suivre aussi facilement que mes trois amis ici présent.

Pour ta première mission, j'aimerai que tu trouves Jo le balafré. C'est un client qui me doit un paquet de crédits et il s'amuse à faire le mort quand Moks va le voir. Tu le trouveras à quelques pâtés de maison d'ici, en train de se camer. Tu peux pas le louper, il a une énorme balafre qui va de l'oeil gauche jusqu'à la joue droite.
»


« Il te doit combien ? »

« Contente toi de le trouver et de me l'amener. Entier de préférence. Et j'apprécierai que tu opères seul, que je puisse juger par moi-même de tes compétences. Ils t'attendront ici. »

« Je ne serai pas long. »


Le Togorien se leva, vérifia la présence de ses vibro-armes, et s'éclipsa dans les rues de Nar Shaddaa. Il marchait d'un bon pas et, bien malgré lui, il attirait l'attention de tous ceux qu'il croisait. Il fallait aussi reconnaître que ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait croiser un Togorien de presque trois mètres de haut qui prenait la moitié du trottoir à lui seul. Certains passants, à l'intelligence visiblement limité, eurent l'excellente idée de l'appeler le chat ou matou. Pauvres fous, ils payèrent leur insolence à grands coups de baffes qui envoyèrent les plus bourrés dormir quelques heures à même le sol.

Continuant sa progression, le jeune Sith trouva plus rapidement qu'il ne l'aurait cru celui qu'il cherchait. Au détour d'une ruelle, la Balafre était allongé sur le sol, le dos appuyé contre un mur. Sans chercher à le ménager, il l'attrapa par le cou et le souleva sans efforts pour le mettre sur son épaule et il fit le chemin du retour, attirant davantage l'attention qu'à l'aller...
#36422
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« J’ai besoin de muscles et d’informations. »

La belle affaire. Taral posa son unique œil encore valide sur les rues moribondes et polluées de Nar Shaddaa et commença à analyser sa population. Des dealers, des ivrognes, des voleurs, des prostituées et des mendiants. Un ramassis de déchets qui n’étaient bon qu’à mourir dans d’atroces souffrances. Du haut de son perchoir (le toit de l’hôtel miteux dans lequel il séjournait), le cyborg aperçu toutefois une silhouette digne d’intérêt. Un Hutt… et pas n’importe lequel apparemment. Entouré d’une escorte de soldats, il se frayait un chemin parmi la foule qui s’arrêtait sur son passage, soit pour l’honorer, soit pour le dévisager du regard. Intrigué, Taral plia les genoux et projeta sa carcasse métallique dans les airs pour accéder au toit du bâtiment le plus proche. Il répéta ce rituel autant que possible pour éviter de perdre de vue le Hutt, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment proche pour apercevoir le visage de ses fameux gardes.

* Des droïdes ? *

Sous des guenilles beiges et grises luisaient deux grands yeux rouges aussi ronds que des soleils. Taral compris immédiatement que les lances qu’ils arboraient étaient probablement des électrobâtons. Ce qui ne laissait entrevoir qu’une seule hypothèse… ils s’agissaient de droïdes IG de type gardiens.

* Les IG-RM n’utilisent pas de bâtons électriques… des Magna Gardes ? Quel genre de Hutt peut s’offrir ce type de protection ? *

« Seigneur Grakkus, que me vaut l’extrême honneur de votre présence ? »

« Jabba. »

« … je vois, entrez donc. »


Le Twi’lek à qui s’adressait la limace aux pieds mécaniques – un détail sordide que Taral venait juste de relever – disparu à l’intérieur d’un établissement qui portait le doux nom « d’Epicerie Fortuna ». Le clone Arkanien fit une moue écœurée, des Colonies jusqu’au dédale de Rima, tout le monde savait à quoi s’en tenir lorsque le mot « épice » apparaissait quelque part. Ce Grakkus en question avait donc à faire à un narcotrafiquant, probablement l’un des anciens fidèles du célèbre Jabba. Mais puisque les Magna Garde veillait au grain, le cyborg n’en apprenait pas davantage. Frustré, il rebroussa chemin et passa le reste du temps disponible à errer d’une cantina à l’autre sans vraiment trouver mieux. Il se rencarda toutefois sur Grakkus et Jabba, les deux Hutts étant loin d’être des anonymes sur Nar Shadda. Si les données de Taral au sujet de Jabba était assez sommaire – tout ceux qui s’informaient un minimum sur le monde criminel en avait entendu parler – il fut toutefois surpris d’apprendre sa « mort » prématuré. Si cette grosse limace avait été refroidi quelques années plus tôt, pourquoi diable son nom refaisait surface dans la bouche de Grakkus ? Alors qu’il se triturait les méninges sans trouver de réponses, le Cyborg haussa un sourcil lorsque le tenancier du bar – un Bothan patibulaire – lui fit signe de déguerpir. Apparemment, c’était l’heure de la fermeture. En voyant un Togorien se lever et approcher d’un groupe de saoulards turbulents pour, vraisemblablement, les inviter à sortir à coup de pieds, Taral ne s’éternisa pas et quitta les locaux avant d’être la prochaine cible. Une minute plus tard, les trouble-fait étaient éjectés de la cantina sans autre forme de procès.

* Laissons la chasse à l’information de côté. J’ai trouvé les muscles. *

Patient et méticuleux, le cyborg attendit que le fauve sorte à son tour pour le prendre en filature. Avant de lui proposer le moindre marché, il devait s’assurer qu’il s’agissait bien d’un mercenaire ou d’un chasseur de prime, pour éviter de tomber sur un pion de l’Empire ou pire… un Jedi sous couverture. Son comportement dans les rues fut aussi éloquent qu’au « Repos du Chasseur » : le Togorien distribuait bourre-pif et cocards à qui osait le railler sur son physique de félin. C’était loin d’être le comportement typique d’un espion et encore moins celui d’un moine sensitif. Taral conclut qu’ils pouvaient faire affaire sans prendre de risques. Il s’arrêta donc au carrefour d’une ruelle sombre et malodorante, écarquillant les yeux en le voyant soulever un illustre inconnu pour le porter ensuite sur son épaule comme un vulgaire sac de pierre. Décidément, ce lion ne faisait pas dans la dentelle.

« On peut la louer cette paire de griffes ? Je travaille justement pour quelqu'un qui pourrait être intéressé par tes… services. »

Droit au but. Inutile de faire dans la politesse et encore moins respecter « l’étiquette ». Sur Nar Shaddaa les protocoles et la bienséance n’étaient pas les bienvenus. Seul l’argent faisait valeur de règlement. Et encore…
#36423
Alors qu'il reprenait la route de la cantina avec son drôle de paquet semi-conscient, Rengo fut interpellé par un parfait inconnu qui lui demanda si ses griffes étaient à louer. Il se retourna et se retrouva face à un cyborg qui enchaîna en disant que son employeur pourrait être très interessé par ses services. Lui qui était avant tout un mercenaire, cette proposition était forcément des plus intéressantes et ce cyborg valait peut-être la peine qu'il lui accorde un peu de son temps. En le regardant de plus près, il constata qu'il l'avait aperçu quelques heures plus tôt dans la cantina de Svex. Il s'était éclipsé quand le Togorien s'était improvisé videur pour aider le Bothan.

*Tu as déjà du travail*

*Oui mais rien ne m'empêche d'en trouver un autre pour plus tard. La Main Noire a besoin d'argent après tout.*

*C'est toi qui voit. Mais Oxat ne pense pas que ce soit une bonne idée !*

*S'il y a de l'argent à se faire, je ne cracherai pas dessus. Et mon Maître non plus !*


«
Il se pourrait bien que mes services et ceux de mes hommes soient à louer. Mais d'ordinaire, je traite directement avec le patron et non pas un homme de main.
»


Il planta ses yeux dans ceux du cyborg et enchaîna sans lui laisser le temps de répondre.

« Mais je me contenterai de toi, pour cette fois. Allons discuter de cela loin des oreilles indiscrètes, je suis plutôt du genre prudent quand il faut parler affaires. Si tu veux bien te donner la peine de me suivre, nous n'irons pas très loin. »


Joignant le geste à la parole, le jeune sensitif fit signe au cyborg de le suivre et il le conduisit jusqu'à la cantina où tout avait commencé. Quand ils entrèrent, Svex se montra étonné de voir Rengo accompagné mais ce fut Anoyan qui rompit le silence.

« T'es qui toi ? »

« C'est quelqu'un qui peut nous engager à ce qu'il paraîtrait. Ecoutons donc ce qu'il a à dire pendant que Svex s'occupe de son mauvais payeur. »
#36427
S’il avait pu sourire, le cyborg aurait probablement eut un rictus à l’instant où le Togorien lui fit la remarque qu’il préférait traiter avec son « boss » plutôt qu’un vulgaire « second couteau ». Tous les mercenaires et les chasseurs de prime du secteur était doté d’un certain égo qui les poussait à vouloir parler avec l’homme de l’ombre et non son émissaire. Il n’allait donc pas lui en tenir rigueur, surtout que d’un certain point de vue, le clone de métal était bel et bien un homme de main. Mais passons, Taral suivit donc en silence le Togorien jusqu’à la cantina du Bothan. Puis il observa chaque alien encore présent malgré la fermeture annoncée. Un Zabrak, une Chiss et un Humain. Probablement des connaissances de Svex, peut-être même des amis à lui. Lorsque le blondinet ouvrit la bouche pour lui demander son identité, le cyborg ne se fit pas prier. Il était plus que temps de faire les présentations.

« Taral. Je travaille pour Panav Uini Zemeron, le Hutt aurait besoin d’une aide extérieur pour liquider quelques rivaux… »

Il lança un regard entendu au Togorien avant d’aller s’assoir, faisant signe de la main aux autres de le rejoindre.

« Vous semblez avoir le profil mais avant que j’en dise davantage, j’ai besoin de savoir à qui je m’adresse. »

Il fit craquer les jointures de ses doigts de fer avant de passer à sa nuque. Les sons qui émanaient de sa carcasse métallique tenaient plus du crissement d’un moteur que d’un réel bruit d’os. Cela avait au moins l’avantage d’avertir tout le monde : l’exosquelette cybernétique n’était pas une simple décoration. Son corps était fait d’acier et de circuits cela aurait dû être suffisant pour imposer le respect. Mais visiblement l’humain ne s’en souciait guère alors peut-être que l’annonce de son allégeance à un Hutt aurait un meilleur effet. Taral n’aimait clairement pas son regard. Depuis l’avènement de l’Empire, les humains avaient du mal à garder profil bas. Si celui-ci ne faisait pas exception, le cyborg se ferait un plaisir de le rappeler à l’ordre.

Un cri terrifié rompit le silence pesant. Svex avait entamé les pourparlers.
#36429
Avant que quiconque puisse répondre au cyborg nommé Taral, un cri leur parvint de l'arrière boutique puis un autre. Le Bothan semblait s'amusait avec son « invité » et personne n'aurait souhaité être à sa place. Mais la Main Noire avait d'autres chats à fouetter pour le moment.

Le regard perçant d'Anoyan ne semblait pas plaire au cyborg et le fait qu'il soit plus une machine qu'un Humain déplaisait à Rengo, les Togoriens n'aimaient pas vraiment les droïdes et tout ce qui s'en rapprochait mais comme il avait lui-même un implant cybernétique à la place de l'oeil qu'Anoyan lui avait enlevé, il ne pouvait se permettre de faire une quelconque réflexion. Il disait travailler pour un Hutt mais il voulait en savoir plus avant d'en dire lui-même davantage sur les rivaux à éliminer pour le compte dePanav Uini Zemeron. Rengo se chargea donc de faire les présentations avant qu'Anoyan ne puisse prendre la parole.


« Je suis Rengo, chef du groupe de mercenaires appelé la Main Noire. Et voici mes compagnons, Anoyan « Wain » Jorman, Syphania et Klan « Le Doc » Serks. »


Tout en parlant, le Togorien montra tour à tour l'Humain, la Chiss et le Zabrak et tous lui adressèrent un signe de tête, même Wain qui sembla soudainement se détendre. Le fait de savoir que leur interlocuteur travaillait pour le compte d'un Hutt devait certainement y être pour quelque chose. A moins que ce ne soit la possibilité de ramasser quelques crédits. Ou les deux en même temps.

Svex réapparut à ce moment là, les mains tâchées de sang. On n'entendait plus aucun cri et à en croire le sourire qu'il affichait, la Balafre avait dû passer à table. Il prit à son tour la parole.


« Rengo, je te remercie de m'avoir amené cette canaille. Il ne me posera plus de problèmes.

Par contre, je te serai gré de ne pas oublier que tu dois d'abord me rendre quelques services avant de te mettre en quête d'un employeur. Ce n'est pas contre toi Taral mais la Main Noire est déjà occupé. Il faudra que tu les recontactes quand ils seront libres.
»


Rengo dévisagea le Bothan et lui fit alors une proposition qui pourrait peut-être convenir à tout le monde.

« Et si tu laissais Taral me filer un coup de main ? Nous irions bien plus vite à deux. Et ça sera pour lui l'occassion de vérifier que nous sommes bien ceux dont son employeur a besoin.

Qu'en dis-tu ?
»


Le Bothan se gratta distraitement le menton avant de répondre après un court instant de réflexion.

« Ma foi, s'il veut t'aider, je n'y vois pas d'inconvénient. Mais les autres restent avec moi, Moks n'est toujours pas rentré et j'aurai besoin d'eux pour autre chose. »
#36447
En entendant les noms – et surnoms – de chaque individu présent, Taral eut une pensée amusante. Il n’avait rarement entendu plus d’une fois le même prénom et pourtant il avait voyagé aux quatre coins de la galaxie avec le précédent Darth Lazharr. Ce qui rendait étrangement original le fait que trois Oryel Dagon aient pu se côtoyer à une époque. Le monde ne tournait définitivement pas rond… mais quelle importance ?

* La Main Noire hein… *

Le cyborg jaugea du regard les quatre mercenaires et tenta de discerner dans leurs yeux le type de personne auquel il avait à faire. A première vue il n’avait rien à redire, aucun d’entre eux n’était le genre à cacher sa vrai nature – et surtout pas Rengo – mais le seul qui continuait d’intriguer Taral était ce fameux Anoyan. Il émanait de lui quelque chose qui ne collait pas avec sa gueule d’ange… une obscurité latente. Celui-là méritait qu’on garde un œil sur lui.

Le Bothan était intervenu avant que l’homme de métal ait pu en placer une. Ce qui le laissa perplexe un moment sur la marche à suivre. Devait-il éliminer Svex un peu plus tard pour que les mercenaires soient libérés de leurs « obligations » ? Le concours de circonstances serait trop gros pour ne pas se retrouver dans la liste des suspects. Alors quoi, rebrousser chemin et attendre ? Il pouvait parfaitement retourner à sa pêche à l’info, mais Lazharr avait besoin de bras le plus rapidement possible. Il ne restait donc qu’une seule solution… s’occuper du travail à leur place.

« Et si tu laissais Taral me filer un coup de main ? Nous irions bien plus vite à deux. Et ça sera pour lui l'occassion de vérifier que nous sommes bien ceux dont son employeur a besoin. Qu'en dis-tu ? »

Oui. Il y avait aussi cette option. L’Arkanien était loin d’être fan des missions en équipe – à dire vrai son dernier coéquipier l’avait taillé en pièce dans un excès de rage – mais puisqu’il n’avait pas vraiment le choix… cela lui permettrait au moins d’évaluer les compétences de Rengo. Et puisqu’il était en toute vraisemblance, le chef de la Main Noire, il aurait un très bon échantillon des qualités du groupe en l’observant à l’œuvre.

« Pourquoi pas. Toutefois n’oubliez pas que je bosse pour un Hutt et par extension, le Cartel. Si le travail consiste à leur nuire, nous allons avoir un problème. »

Avec nonchalance Taral passa son regard du Togorien au Bothan, sans ciller ni même hausser un sourcil. Son unique œil encore disponible brillait dans l’obscurité comme la braise dans le foyer. Malgré sa position désavantagée en cas de pépin, le cyborg était tout à fait sérieux. Même s’il détestait profondément son jumeau, il aurait préféré mourir plutôt que de le trahir. Ou pire… échouer à le protéger.

« Alors… de quoi s’agit-il Bothan ? »
#36450
Le cyborg accepta de travailler en binôme avec le Togorien, ce qui ne semblait pas vraiment plaire au Bothan mais il se garda bien de le dire, il se doutait bien qu'il ne fallait pas contrarier Rengo quand il avait une idée en tête. A moins que ce ne soit Anoyan qui se soit chargé de lui dresser son portrait pendant qu'il cherchait après la Balafre. Allez savoir !

Mais revenons en à nos moutons. Taral spécifia que si la mission nuisait au Cartel, cela pourrait poser un léger problème et tous dans la cantina imaginait aisément le genre de problèmes que cela pourrait engendrer de nuire aux Hutts. Svex se caressa à nouveau le menton, une sorte d'habitude chez lui quand il réfléchissait, avant de prendre la parole.


« Je n'ai pas pour habitude de toucher aux intérêts des Hutts Taral. Ne t'en fais pas, rien de ce que tu feras avec Rengo ne nuira à tes maîtres.

Quant au travail à accomplir, il s'agira de retrouver mon associé, un Nikto nommé Moks. Il devait récupérer une livraison à l'astroport mais je ne l'ai pas revu depuis et je n'ai rien reçu non plus.

Retrouvez Moks et essayez de savoir ce qu'est devenu ma livraison.
»


« C'est quoi cette livraison ? »

« Oh rien de bien méchant, quelques caisses d'alcool, des armes légères, des explosifs... mon trafic habituel en somme. »


Le Bothan marqua une courte pause et Anoyan se leva, se dirigeant droit vers le cyborg, la main posée sur la crosse de son Bryar.

« J'viendrai bien avec vous mais comme j'ai pas trop le choix que de devoir rester ici, je te confie mon arme. Garde un œil sur Rengo pendant votre mission, s'il lui arrive quelque chose, tu auras affaire à moi l'ami. »


Il lui donna son Bryar et retourna s'asseoir sans plus se soucier de ce qui se passait autour de lui. Svex put reprendre la parole comme si de rien n'était.

« Bien, est-ce que le travail te convient cyborg ? »
#36465
Les paroles de Svex éveillèrent immédiatement l’intérêt de Taral. Si la mission n’était pas compliquée elle avait l’avantage d’avoir un lien avec un Nikto. De toutes les espèces connues de la galaxie, certaines d’entre elles avaient une connexion naturelle à la Force et d’autres s’y étaient retrouvé mêlé par leurs Histoires. Parmi les myriades d’informations sur les Jedi et les Siths qu’avaient pu rassembler Darth Lazharr premier du nom, il avait été question très brièvement, de guerriers Niktos capables de tenir tête aux Jedi et aux Siths. Mais ces informations dataient et le cyborg, intrigué par la possibilité qu’un alien puisse combattre à armes égales un sensitif, avaient fini par abandonner ses recherches sur la question. Ce mythe, ce conte pour enfant, devait probablement être une invention issue d’une fierté mal placée, ou tout du moins, une légende urbaine pour remettre en question la toute puissance de la Force. Les Niktos occupant bien souvent des charges de mercenaire ou de pirate, la simple idée qu’on puisse avoir à faire à un combattant du même acabit qu’un Jedi, suffisait à crédibiliser leurs compétences. Autrement dit, ces aliens bénéficiaient d’une certaine aura et nul doute qu’ils aimaient en jouer.

Une question demeurait toutefois : où se cachait la vérité ?
Au fond de lui, Taral espérait que ce Moks pourrait faire la lumière sur la question.
Quitte à lui tirer les vers du nez s’il le fallait.

« Ce travail me convient. Tu peux nous en dire plus sur ce Moks, est-il fiable ? Et si tu as une idée de rival qui voudrait te nuire… n’hésite pas à nous donner un nom. »

La question se posait logiquement. Le cyborg n’était pas un expert en affaire criminel, mais il était difficile d’imaginer que la contrebande puisse disparaître et le Nikto avec, sans que les deux ne soient liés. Soit Moks était un voleur, soit il s’était fait liquider et l’affaire prendrait une toute autre dimension. Dans les deux cas, mieux valait rassembler un maximum d’informations avant de se lancer dans cette histoire. Taral écouta donc la réponse du Bothan et se leva finalement de table en hochant la tête. Puisqu’il avait tout ce qu’il voulait, il n’avait plus de raisons de continuer à discuter. De plus, Oryel attendait probablement de ses nouvelles.

Avant de quitter l’établissement, le cyborg posa le blaster que lui avait confié Anoyan et décrocha le fusil StA-Echo qu’il portait dans son dos pour le poser sur son épaule. Celui-ci faisait office de monstre à côté du Bryar.

« Tu auras besoin de ça pour me liquider si les choses tournent mal et que Rengo se fait tuer. Moi, je n’ai confiance qu’en la technologie Arkanienne. »

Avec un rictus provocateur, Taral fit un signe de tête au reste de la Main Noire et quitta les lieux sur une dernière réplique.

« On se retrouve à l’Astroport demain matin Togorien… à moins que Svex n’ait l’adresse du Nikto, c’est par là que nous devrions commencer. »

Une fois rentré à l’hôtel, Taral se brancha directement à l’HoloNet et lança quelques recherches sur ce fameux Moks, Svec et la Main Noire. Dans le même temps, il défit le bandeau noir qui cachait son œil gauche avant de le prendre entre ses doigts et de l’extirper de sa boîte crânienne. Aucun grognement de douleur, pas même une grimace. Le clone de fer n’avait vraisemblablement plus de sensations sur cette partie de son visage. Sans un mot il posa le globe oculaire sur un holo-transmetteur relié à un datapad. Une liste de fichiers vidéo apparus sur l’écran et Taral sélectionna les dix derniers qu’il envoya à un destinataire inconnu. Puis il retourna à ses recherches sur le réseau intergalactique.

Quelques heures plus tard, l’Holocom de Darth Lazharr s’activa.

« Veille à ce que ce Bothan ne nous mène pas en bateau. Si la Main Noire se révèle efficace, j’aurai besoin d’elle dans les plus brefs délais. La situation entre Panav et les Lances s'aggrave de jour en jour, si les choses tournent mal il me faudra un nouveau plan. Et c’est toi qui en payera les frais. »

« Svex est un contrebandier étrangement honnête à première vue. Je doute qu’il devienne un problème ou qu’il refuse d’entendre raison… »

« Si tu te trompes, il faudra t’arranger pour récupérer la Main Noire sans son accord. Sinon fais t’en un allié. Ce Bothan a peut-être des informations à nous fournir sur le Cartel et ses grandes figures. »

« J’essaierai d’en savoir plus grâce à Rengo. Les Togoriens ont un fort esprit de groupe, si je joue bien mes cartes il sera facile de gagner sa confiance et peut-être même de le convaincre de lâcher Svex plus tôt que prévu. »

« Ne me déçois pas Taral. »

« Plus jamais… »


L’hologramme du Sith masqué disparu et le silence retomba dans la petite chambre. Taral se tourna vers le lit et laissa vagabonder son esprit quelques secondes. Il avait suffisamment dormi ces dernières semaines alors, pour les quelques heures qui lui restait, le cyborg choisi de poursuivre son enquête sur le Cartel.
Heureusement pour lui, les Hutts étaient des personnages publics très médiatisés….
#36466
Décidément, ce Taral posait beaucoup de questions, peut-être même trop au goût du Togorien qui commençait à perdre patience. Si le cyborg avait été sensible à la Force, il aurait pu ressentir l'impatience du félin au travers de son aura . Constatant que son chef commençait à tâter le manche de sa vibro-hache, Syphania s'approcha et posa sa main sur son coude en signe d'apaisement. Elle l'ignorait encore, tout comme Rengo, mais ce petit geste anodin allait vite devenir une habitude. Et pour désamorcer la situation, le Bothan se chargea de répondre au cyborg.

« Moks est bien mon partenaire et associé depuis des années, il a toute ma confiance. Quant à savoir qui pourrait nous nuire... »


Svex marqua une courte pause et devant son silence éloquent, Syphania,Anoyan et Klan comprirent de qui parler le Bothan.

« Autrefois, nous étions en affaires avec un certain Sirius Kaylien, chef d'un réseau criminel implanté dans la Bordure Médiane. Mais les choses se sont plutôt mal terminés entre nous et nous avons dû cesser notre partenariat, ce qui ne lui a pas vraiment plus puisqu'il a perdu un pied à terre en plein cœur de l'Espace Hutt en plus de s'asseoir sur une source d'informations non négligeables.

Si quelqu'un veut nous nuire à Moks et moi-même, cela ne peut être que cette sale enflure.
»


« Alors laisse nous accompagner Rengo et le cyborg ! »


C'était Anoyan qui venait de prendre la parole. Et dans la foulée, la provocation et le rictus du cyborg monta rapidement les nerfs du pilote de la Main Noire, qui récupéra son arme avec la ferme intention de faire la peau à cette saleté d'abomination mécanique. Mais il était déjà parti en disant à Rengo, après l'avoir appelé le Togorien (ce qui échauffa également le Chasseur Fou), qu'ils se rejoindraient le lendemain à l'astroport pour commencer leurs recherches communes.

Une fois que le cyborg fut parti et que la porte de la cantina fut refermé pour de bon, Rengo dégaina ses deux vibro-épées et en passa une à Klan, qui ne comprit pas de suite ce que voulait le Togorien.

« J'ai promis à mon Maître de m'entraîner. Doc, tu veux bien m'aider ? »


Pour toute réponse, le Zabrak se leva et se mit en garde haute. Les deux combattants passèrent ainsi une partie de la nuit à s'entraîner ensemble, permettant ainsi au jeune Sith de progresser dans sa maîtrise du Shi-Choo. Aucun des deux ne cherchant à blesser l'autre, ils échangèrent simplement bottes, parades et feintes.

Après une courte nuit de sommeil, la Main Noire au complet arriva à l'astroport et ils y trouvèrent comme convenu le cyborg. Tous étaient armés jusqu'aux dents, ce qui n'était pas surprenant sur cette planète.


« Bien, par quoi on commence... Cyborg ! »


Rengo insista volontairement sur le dernier mot afin de faire comprendre à celui qui voulait les engager que la pique de la veille avait du mal à passer. Et il suffisait de voir le regard de ses hommes pour comprendre que la situation pouvait à tout moment dégénérer entre eux.



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