L'Astre Tyran

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Bien qu'assez excentrée dans la Galaxie, Tatooine occupe une position stratégique au croisement de plusieurs routes hyperspatiales. De ce fait, la planète s'est trouvée au centre de nombreux conflits. Sa surface est jonchée d'épaves d'anciens vaisseaux, la plupart ayant depuis été pillées par les Jawas.
Gouvernement : Neutre - Affinité avec les Hutts
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By Trench
#37267
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Ah Mos Eisley... Le Paradis des criminels. Et des Hutts ! Qui n'a pas déjà entendu parler de ce cloaque mal-famé, si célèbre.

Tatooine est la planète, que dis-je, le trophée ! De l'illustre Jabba le Hutt ! De son vivant, rien ne lui échappait, tout était controlé selon son bon plaisir. Et quel sens du plaisir il avait !

Certes Grakkus ne l'avait rencontré qu'une seule fois mais quel spectacle ! Il put admirer le célèbre seigneur du crime en train de jeter en pâture un homme à une bête sauvage exotique. Le sens du spectacle était inné chez lui. Pour sûr !

Malheureusement pour Grakkus, jamais il ne reverrait son mentor. Et plus jamais il ne pourrait revoir le palais de Jabba.

Néanmoins pour honorer la mémoire de ce Grand Hutt. Et fêter la récupération par la même occasion de son bien le plus précieux, Grakkus Jahibakti prit possession de l'arène de Tatooine pour un autre spectacle sanglant. En effet depuis le show offert par ce mystérieux "Grand Maître", la côte de popularité des Hutts grimpait en flèche sur Tatooine. Les bonnes gens de ce monde poussiéreux se souvenaient de l'orde social qu'apportait Jabba...

Dans les coulisses, en dessous de l'arène, du monde s'affole et s'attèle à la tâche. Deux formes sortent de l'ombre et se dirige vers la ménagerie.


"Êtes-vous sûr, Maître, que c'est une bonne idée de déplacer toute la ménagerie sur Tatooine ? Nous avons perdu beaucoup d'hommes sur le chemin."

La plus grosse forme des deux prit alors la parole en Basic avec un accent à couper un Wampa.

"Ne t'inquiète pas Maître des Jeux, je veux que ce moment soit glorieux ! J'ai envie de montrer à Tatooine et à tout le cartel de quoi je suis capable. Bientôt ce monde sera mien. As-tu pris les mesures nécessaires pour nos deux compagnons de la Force ? "

"Oui Maître... Mais quelle est cette cage ?"

Puis soudain une cage gigantesque apparaît devant un Hutt auparavant gigantesque et qui ne mesure maintenant qu'un tiers de la cage. Tandis qu'à sa gauche se trouve un humanoïde à la peau rouge encapuchonné.

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"Admire Maître des Jeux !"

"Mère des Lunes..."

Grakkus, dans sa loge situé en hauteur de l'arène, coordonnait ses différents sbires pour mettre en place les préparatifs. Pour sûr il n'avait aucunement confiance en le Sith. Qui plus est ce dernier lui avait dit de prévoir une cuve de Bacta. Comme lui disait son géniteur "N'ait confiance qu'en toi-même et tu ne seras jamais déçu".
Alors Grakkus prit ses précautions.


Plus tard...

Environ une douzaine de ses hommes plus deux magnagardes et le Maître des Jeux, qui semblait être le leader de cette joyeuse bande de lurons, attendaient le vaisseau de ce mystérieux "chasseur de Jedi".

Allait-il ramener la proie et le bien de Grakkus ? Ou le Hutt devait-il prendre des mesures préventives si le Sith n'avait pas sa prise ? Tant de questions sur un monde si stérile. Grakkus allait adorer la suite, pour sûr...
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By Darth Lazharr
#37301
Christophsis - Astroport de Chaleydonia


Arriver à l’astroport avait été plus long que prévu. Oryel avait décrété que pour retrouver sa proie, mieux valait se rendre là où il ne l’attendrait pas : son propre vaisseau. S’il ignorait tout de son apparence, il comptait sur la Force pour lui montrer la voie. Cependant, il devait encore régler le problème de ses poursuivants. Mais une fois encore, la Force serait dans son camp. De tous les pouvoirs qu’il avait étudiés, le Voile et la Dissimulation étaient ceux qu’il avait le plus l’habitude d’utiliser pour préserver les apparences sur Arkania. Face au commun des mortels, l’usage du Voile suffisait amplement pour disparaître temporairement des radars. Ainsi après s’être fondu dans la masse, Oryel avait finalement atteint l’astroport où il avait ensuite remonté la piste du cargo appartenant à Dashel Nelievar. Pour se faire, il fit de nouveau appel à la Force et réussi sans grandes difficultés à rejoindre le Hermès. Un lien invisible reliait l’engin à son pilote Jedi, une connexion mystique que le guerrier du Côté Obscur ne pouvait pleinement comprendre. Ce genre de fil rouge était un pur produit du versant lumineux de la Force. Il n’y avait pas plus étranger pour l’esprit profondément malade d’Oryel. Néanmoins, même un afficionado comme lui pouvait aisément repérer cette trace grâce à son sixième sens.

Arrivé à ce stade, s’introduire à bord du vaisseau était un jeu d’enfant. Un problème demeurait cependant : l’état de santé de l’Arkanien était au plus bas. En moins de vingt-quatre heures il avait eu recours par trois fois au Verrou de la Haine, c’était trop pour que son corps, déjà meurtris par d’anciennes blessures, puisse le supporter indéfiniment. Les palpitations de son cœur étaient erratiques, sa respiration chaotique, quant à ses membres, ils étaient perclus de douleurs. Oryel pouvait même sentir sous ses vêtements, le sang de ses cicatrices se remettre à couler. Il lui fallait trouver un médipac de toute urgence, ou il lui serait impossible de faire face à Dashel Nelievar. Heureusement pour lui, le transporteur contenait ce qu’il fallait pour le remettre sur pied. En quelques minutes, le clone appliqua des patchs de bacta sur ses blessures avant de s’injecter plusieurs drogues médicales pour annihiler les effets pervers du Côté Obscur et relancer son système immunitaire. Tout ceci n’avait malheureusement fait disparaître qu’une partie du problème. Soigner son corps ne permettait pas de renverser l’emprise de la Sith sur son être. Les traumatismes physiologiques avaient beau avoir disparu, la souffrance elle, avait atteint un degré supérieur. Il n’existait aucun remède pour combattre cette affliction, Oryel subissait purement et simplement la torture qu’il méritait après avoir été une fois de plus, au-delà des limites que son organisme pouvait tolérer.

Le Côté Obscur avait un prix à payer.

Le scientifique Arkanien avait découvert il y a peu, que le sien était le vieillissement prématuré. Son géniteur l’avait créé pour échapper à la malédiction qui frappait les serviteurs de l’Ombre, en temps normal, avoir recours à sa puissance n’avait pas d’effet sur lui. Oryel était né pour devenir un avatar des ténèbres, il n’en subissait pas les conséquences comme le commun des mortels. Cependant… un clone, même génétiquement parfait, reste un clone. Et le Côté Obscur était parvenu à trouver une faille dans son système immunitaire parfait. Ainsi lorsqu’il faisait appel aux arcanes Sith les plus sombres, comme le Verrou de la Haine, des milliers de cellules mourraient prématurément. Dans les faits, son organisme subissait une forme d’apoptose brutale qui transfigurait son corps dans sa quasi-totalité. Le traumatisme était tel qu’il engageait dans un second temps, un vieillissement précoce. Le processus prendrait quelques jours et serait probablement insupportable mais d’ici la fin de la semaine, le clone aurait vieillit de dix ans.
Dans une des cabines de l’Hermès, Oryel retira ses gants et son casque et approcha d’un miroir. Ses yeux avaient viré jaunes définitivement mais plus effrayant encore, la desquamation de son épiderme laissait des morceaux de peau noircis qu’il entreprit de retirer méthodiquement avec les doigts. Ses mains avaient subi le même sort dans une version beaucoup plus critique. Les bouts de peaux tombaient de ses phalanges au moindre mouvement, laissant apparaître une chair plus blanche encore qu’auparavant. Aussi livide qu’un cadavre, cette nouvelle carnation était traversée par des veines noires saillantes qui pulsaient de façon irrégulière, à la manière d’un cœur malade.

La prétendue immunité du clone d’Oryel Dagon n’avait pas fait long feu devant la corruption du Côté Obscur.
Ne restait plus qu’un lépreux sidéré devant son propre reflet.




Reste immobile.


La lame de rubis vrombissait à quelques centimètres de la gorge de la Nautolan. Celle-ci semblait loin d’être encline à tenter la moindre folie. Le séide n’avait pas eu le temps de remettre son casque ou ses gants, il s’était laissé surprendre par son arrivée et avait agi de façon précipitée. Sa meilleure option avait été de la prendre en otage. Il ne connaissait rien d’elle, mais il avait deviné qu’elle était une alliée de Dashel. Parfait. Il se servirait d’elle pour atteindre le Jedi. Le sort de cette Nautolan avait été scellé au moment même où elle était entrée dans la cabine. Une aubaine pour l’Arkanien qui allait pouvoir l’utiliser pour asservir Dashel et le transformer en prisonnier docile. Ne restait plus qu’à savoir où il se trouvait et dans quel état il était. Ensuite, il lui retirerait son sabre laser et l’enfermerait quelque part pour le restant du voyage.

Son destin serait ensuite décidé sur Tatooine.

Tatooine - Mos Eisley


L’Hermès atterrit sans encombre et abaissa sa passerelle pour dévoiler trois silhouettes. Derrière la Nautolan, le guerrier noir alluma son sabre laser comme un avertissement avant de la pousser vers l’avant. Dans ses bras, l’alien portait un Dashel inconscient et gravement blessé. Ils avancèrent jusqu’au comité d’accueil et s’arrêtèrent face au Hutt, Oryel fit tournoyer sa lame vermillon en analysant la situation. Grakkus n’avait pas lésiné sur les moyens, bien au contraire. Si les douze aliens armés jusqu’au dent n’était pas un réel problème pour le guerrier noir, il en allait autrement des Magnagardes. Son état ne lui permettait pas d’avoir recours au Verrou de la Haine et il savait pertinemment que ces droïdes étaient spécialisés dans la lutte anti-jedi. Il se retrouvait donc en position de faiblesse, mais avec un peu de chance, sa simple prestance suffirait à dissuader le Hutt de le trahir. Il devait avoir en tête qu’un coup fourré à ce moment précis, lui serait défavorable. Un Sith ne se rendrait pas sans combattre et celui-ci mettrait un point d’honneur à abattre Grakkus avant de mourir.

La cuve de bacta est pour le Jedi. Quant à la Nautolan, considères-là comme un bonus.


Derrière son casque, Oryel eut un sourire mauvais. Il ne pensait plus désormais qu’à sa récompense et au bain glacé qu’il allait prendre. L’aridité de cette planète était un supplice pour son corps meurtris.
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By Dashel Nelievar
#37305
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Avez-vous déjà failli vous noyer ? Savez-vous quelle sensation l’on ressent quand nos poumons sont privés d’oxygène ?

Lorsque l’on se noie, il est un moment où il devient tout bonnement impossible de reprendre sa respiration et ce jusqu’à en perdre connaissance. Ça s’appelle l’apnée volontaire. Vous aurez beau être terrorisé et privé d’oxygène, votre instinct de survie prédomine. Ce réflexe vous empêche de laisser entrer l’eau, quand bien même vous manqueriez d’oxygène, et ce, jusqu’à ce que vous ayez l’impression que votre tête est sur le point d’exploser. Vous êtes alors incapable de réfléchir, le monde devient flou autour de vous, les sons se mélangent, et pourtant, votre cerveau lutte pour retenir l’eau de s’insinuer dans vos poumons. C’est seulement lorsque vous la laissez entrer que vous arrêtez de souffrir. C’est à ce moment-là que la peur disparait et que tout redevient calme.

Pour ma part, je venais d’abandonner le calme pour la douleur. C’est avec un énième sursaut, plus violent que les précédents, que je repris conscience. J’avais été tiré de mon sommeil et le manque d’oxygène en était la cause. Je découvrais la phase un de la noyade : l’apnée volontaire.

Je mis un certains temps à comprendre où je me trouvais. J’avais d’abord eu l’impression de tomber, sensation désagréable qui vous réveil en sursaut et qui m’avait sorti du coma. Dès que je compris que je ne parvenais pas à respirer, le monde autour de moi commença à se dessiner. J’avais repris connaissance le dos cambré, formant un pont contre ce que je cru d’abord être un lit. J’essayais désespérément d’aspirer une bouffé d’oxygène. Mais rien n’y faisait. J’avais beau en avoir besoin, le vouloir du plus profond de mon être, contracter toutes les fibres de mes muscles et me tordre sur mon matelas, ma bouche restait close et l’air inaccessible. Il fallait pourtant que je respire. J’aurais dû en être capable. J’y parvenais parfaitement quelques secondes plus tôt. Et tandis que je luttais, la peur montait et avec elle, la panique, m’empêchant de reconnaitre mon environnement. La seule pensée claire qui traversait encore mon esprit était que si je ne trouvais pas une solution maintenant, je ne tiendrais pas bien longtemps.

Des taches de lumières rouges ne tardèrent pas à faire leur apparition. Tout ce qui m’entourait n’était plus qu’un mélange coloré de reliefs indistincts et mouvants. J’apercevais vaguement des formes blanches se déplacer à côté de moi et me donner un peu plus le tournis à chaque fois. Qui étaient tous ces gens qui semblaient danser autour de mon lit ? Pourquoi ne venaient-ils pas m’aider ? Ne voyaient-ils pas mon corps se deformer sous la douleur ? Et pourquoi ne parvenais-je pas à me lever ? J’essayais de me débattre en vain rencontrant une résistance que je ne pouvais expliquer. Je ne supportait plus d’être maintenu immobile. Cela me terrorisait. Il fallait que je me libère de leur emprise. Mais plus je luttais et plus je me heurtais à un mur invisible. Plus je luttais et plus le manque d’air se faisait ressentir. Plus je luttais et plus la douleur s’intensifiait et ma vue diminuait.

Dans un ultime élan d’espoir pour y voir plus clair, je tentais d’écouter les personnes qui bataillait pour me maintenir au lit. Pour mon plus grand désespoir, il m’était impossible de comprendre un simple mot. Un sifflement aigu accompagné d’un bourdonnement grave faisait barrage aux divers échos qui m’entouraient. Tout comme ma vue, mon ouïe ne pouvait plus que dépeindre un paysage flou et nauséeux. Je parvenais à savoir la position des sons, savoir s’ils provenaient de machine, où s’ils étaient d’origine humaine. Mais j’étais incapable de comprendre ce qui était dit.

J’étais coupé du monde. Et plus je m’acharnais à récupérer mes sens, plus la douleur s’accentuait. Ma tête était comme compressée dans un étau. Mes tempes étaient de plus en plus sensibles, à tel point que je ne parvenais plus à garder mes yeux ouverts et à entendre le moindre bruit. Petit à petit, je perdais également le sens du touché. J’aurais été incapable de dire où j’étais, ce qu’il se passait, ni même si je bougeais encore. La seule chose qui restait évidente, était que bientôt je ne pourrais plus retenir ma respiration à moins de sombrer définitivement. Je ne ressentais plus que mes poumons se rétractant de plus en plus et les veines battant violemment sur corps.

Et alors que ma conscience s’amenuisait, je fut libéré. J’eu d’abord l’impression d’entendre un ballon de baudruche se percer. Pendant l’espace d’une seconde, la douleur disparue emportant avec elle tout le reste. Il y eu un moment de flottement, qui me parut durer une éternité ; où tout me paraissait clair malgré l’obscurité qui m’enveloppait. Cette infime seconde s’écoula infiniment, comme figée dans le temps. Tout était silencieux, calme, paisible, réconfortant. Et le ballon de baudruche explosa. La seconde était arrivé à son terme et tout redevint chaotique.
De l’air pénétra enfin dans mes poumons, les remplissant d’oxygène et les forçant à se déployer. Trop rapidement. Trop brusquement. La première inspiration était semblable à des centaines d’aiguille frappant une à une les fibres de mes poumons. La deuxième inspiration fut moins douloureuse, plus longue et lente malgré mes poumons mortifiés. Je pouvais sentir mon sang s’oxygéner et les globules rouges transporteur cet oxygène jusqu’à mon cerveau. Chaque respiration s’ensuivait d’un cri silencieux et me ramenait petit à petit à la vie.

Enfin, au même rythme que la douleur diminuante, le paysage qui se dressait devant moi s’éclaircissait. Une brute à la peau rouge me dévisageait de son regard mauvais. Autour de lui, ce que j’avais pris pour des taches blanches étaient des droïdes médecins et les sons qu’ils produisaient étaient ceux que j’avais entendu et qui étaient impossibles à déchiffrer. Je comprenais alors que ce que j’avais pris pour un lit n’en était pas un. Contre mon dos reposait une paroi transparente qui m’entourait et qui avait retenu chacun de mes coups quand j’avais cherché à me libérer. Je flottais dans un liquide épais, des électrodes collées contre mon corps et un respirateur recouvrant une bonne partie de mon visage. Comment avais je atterri là ? Et qui était cette personne qui me regardait comme si j’étais son nouveau jouet ? Je ne me souvenais que vaguement des dernières heures… Journées ?

« Et bah… Il est enfin réveillé. Rien de mieux qu’un manque d’oxygène pour sortir du sommeil. » Il explosa d’un rire tonitruant. « Tu as bien assez dormi comme ça. Maître Grakkus t’attend. »

Grakkus ? Dans un éclaire de souvenir douloureux, le crash du vaisseau me revint en mémoire… J’avais été pris en chasse par des hommes du Hutts. Mais ils étaient morts… Enfin c’est ce que je pensais. Nissa m’avait ensuite trouvé et combattu. Et ce combattant… Qui était il ? Etait ce lui qui m’avait retrouvé ? Etait il à la solde de Grakkus ? Merar ! Que lui était il arrivé ? J’avais tellement de question que mon intubation m’empêchait de poser… J’avais de toute évidence fini par être capturé. Par qui ? Peu importait. Tout ce qui comptait c’est que j’étais de nouveau entre les mains de Grakkus et qu’il ne serait pas tendre. Mais plus encore, je devais savoir où étais Merar. Et où étais je ? Mon esprit se déploya à la recherche de ses réponses. Je devais la trouver. Mais rien ne pouvait m’indiquer où était mon amie. Tout ce que je savais, c’était que j’étais proche d’une grande population. J’étais dans une ville. Où ? Je n’en savais rien… Et la brute n’était pas prête de m’aider à trouver ces réponses.

« Allez ! Sortez le de là ! »

La cuve de Bacta se vida par de petite ouverture dans le sol. J’étais nu, trempé, frigorifié à présent. Et ça n’alla pas en s’arrangeant. Instinctivement, je retirais le masque sur mon visage. Je respirais enfin sans aide. Mais mes poumons étaient meurtris… Après avoir toussé une bonne dizaine de fois, la cuve se rempli à nouveau. L’eau était bouillante… Surement pour nettoyer les restes de Bacta sur ma peau. Sans respirateur je devais retenir mon souffle, patientant autant que je le pouvais… Jusqu’à ce qu’enfin l’eau laisse place à l’air et que je puisse de nouveau respirer. Je ne doutais pas que l’homme de main du Hutt prenne un véritable plaisir à me voir ainsi. Mais il avait autre chose à faire.

« Plus vite ! »

La cuve se souleva, me libérant. Mais à peine un pas fait, je m’écrouler au sol. J’étais soigné. Les blessures de mes derniers combat avaient disparues laissant uniquement visible les cicatrices du passé. Mais je n’en étais pas moins faible. Mon temps passé à flotté n’avait pas aidé ma condition. Des bras puissants me soulevèrent et m’envoyèrent dans un coin de la pièce où se trouvait des vêtements. Ou plutôt une bure de Jedi… Je remarquais à présent que mes cheveux avait été coupé à l’exception d’une mèche… Ce Grakkus était fou.

« Je ne porterais pas ça ! »

L’homme me planta son electrostaff dans les côtes. Après avoir convulsé au sol quelque instant, il me releva et me poussa sur les affaires.

« Grakkus veut un Padawan. Alors il aura un Padawan ! »

Je n’avais pas le choix… J’enfilais la vielle tenue de Jedi et suivait l’homme. Porter ces vêtements et cette coupe de cheveux était douloureux. Je n’avais jamais fini mon apprentissage. Mais je ne méritais plus cette mèche. J’avais laissé tombé mon maitre…

« Un Padawan a un sabre laser normalement… »

« Petit Malin. Crois moi, tu vas avoir besoin de ton arme. Mais pour l’instant suis moi. »

Et la brute poussa les battements d’une porte immense. Je n’avais aucune idée de ce qui se trouvait derrière. Mais j’avais un mauvais pressentiment. Ça n’annonçait rien de bon…
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By Trench
#37463
Ah les Jedi…Des êtres « pacifiques ». On l’avait bien vu durant la guerre des clones eheh. Mais je m’égare.

L’illustre Grakkus avait depuis plusieurs siècles maintenant une passion pour cet ordre ordre de sorciers. Etait-ce parce qu’ils possédaient un lien avec le pouvoir mystique que l’on appelait « la Force » ? Sûrement. Ou bien parcequ’ils étaient respectés et aimés ? Possible. Ou tout simplement parcequ’ils étaient sortis de leur condition première ? Qu’au-delà de leurs différences d’espèces ils faisaient partis d’une même famille ? Voilà la réponse.

Grakkus le hutt s’était alors mis en tête d’entreprendre une collection gigantesque. Et en son centre se trouverait un Jedi.

Certes il avait eu par le passé des opportunnités pour obtenir une Padawan mais il sentait que ce n’était pas celle-là. Alors quand il fit l’acquisition de Dashel Nelievar il y découvrit la pièce maitresse de sa collection.

Malheureusement pour le Hutt il s’était enfui et cela ne faisait que corroborer l’inévitable. Dashel Nelivar ne pouvait être piégé à tout jamais dans de la carbonite. Alors Grakkus entreprit sa plus grande œuvre. Plus grande que la construction sur Nar Shaadaa de son propre temple Jedi.

Un Show gigantesque rien que pour augmenter le prestige de Grakkus. Et après cela Tatooïne serait à lui. Ni le Conseil des Hutts, ni le Sith ne se mettra en travers de sa route.

Mais avant toute chose il se devait d’accueillir son hôte de marque…


« Sith, c’est un honneur… J’avoue être fan des Jedi mais je ne dis jamais non pour étudier leurs ennemis également. »

« J’espère que votre bain fut plaisant. Je vous invite à rejoindre la loge qui vous est réservée dès que vous serez prêt. Vous assisterez à un spectacle agréable pour vos yeux. »

Puis un magnagarde s'approcha du Grand Hutt pour lui murmurer quelque chose...

« Je dois vous laisser, ma pièce maîtresse m’attend. »

Puis après avoir voyagé entre les couloirs, Grakkus, accompagné de 5 magnagardes, rejoignit le maître des Jeux et son jouet principal dans une salle immense qui était l’antichambre de l’arène.

« Ah voici mon Jedi. Ou devrais-je dire Padawan. »

"Je l'ai préparé selon vos désirs, Maître." Dit le Maître des jeux.

"Bien, très bien." Puis le regard du Hutt se tourna sur le jeune humain.

« J’espère que ton bain fut plaisant ahah. Profite de ces quelques instants de répit pour reprendre des forces. Tu en auras bien besoin très bientôts. »

Au dehors du sas les bruits devenaient de plus en plus forts. Les cris d’une foule pouvaient être entendus vaguement.

Les gradins se remplissaient, les files d’attentes s’allongeaient aux abords du stade. Les gens étaient excités par le combat qui se préparait. La foule avait soif de sang. Comme elle le fut durant le tournois précédent…

« As-tu une question sur la destinée qui t’attend jeune Padawan hohoho ? »

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By Dashel Nelievar
#37466
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Les portes s’ouvrir et délivrent la voie vers une vaste salle circulaire. Je ne m’étais pas attendu à ça. J’avais imaginé que derrière la porte se trouvait la limace à l’origine de tous mes tracas. Mais il n’en était rien. Pas de cortège, pas de trône, pas de piédestal, pas de regroupement de mercenaire venu m’insulter et porter à bout de bras cette limace baveuse. Non, la pièce était vide. Devant moi, à l’exacte opposé de là où nous nous tenions, était une gigantesque porte à deux battants. Je ne savais pas pour quelle créature elle avait été conçue mais le plus grand des Anx y serait passé facilement. De chaque côté de la pièce se tenait deux plus petites portes également. Je ne savais pas vers quoi elles donnaient mais la grande porte devait être là pour faire des entrées remarquées et spectaculaire. Tout du moins c’est ce que laissé présagé le brouhaha indistinct qui filtrait à travers elle. A part cela, la pièce était assez rudimentaire, dans un style architecturale proche de tout ce que l’on pouvait trouver sur Tatooine. Cependant, mes yeux ne pouvaient s’empêcher de se laisser attirer quelques secondes par les innombrables armes disposées le long du mur circulaire. Quelque soit la raison de ma présence, je doutais pouvoir m’en sortir par la parole. Entre blaster, éléctrostaff, lame en tout genre et arme de destruction il y avait de quoi faire un vrai massacre. Des présentoirs disposés un peu partout dans la salle mettaient en avant les armes les plus exotiques de la collection du Hutt. Et en son centre étaient disposés mes armes.

En voyant mon sabre et mon blaster, je fis un pas en avant. Je devais les récupérer. Mais une main ferme se posa sur mon épaule. J’aurais pu m’en défaire. C’était évident. Mais avec mes mains paralysées dans mon dos je risquais de me fatiguer plus qu’autre chose. Mieux valait être patient. La brute aurait ce qu’elle méritait en temps voulu. Pour l’heure, je devais en apprendre plus sur ma présence en ces lieux. Et surtout je devais savoir ce qui m’attendait derrière ces portes. Je pouvais sentir qu’un grand nombre de vie s’était attroupé de l’autre côté. Autant de monde pour venir voir le trophée retrouvé de Grakkus… Ils me rendaient malade. Quelque que soit ses projets, j’avais à cœur de les réduire en poussière. Et j’allais avoir la chance de le faire très vite à priori.

Sur ma gauche, la porte s’ouvrit. Un magnagarde passa en premier, suivit de près par le verre sur pattes articulées. D’autre soldats suivirent. J’avais enfin face à moi le répugnant seigneur du crime à qui je devais mes années enfermées dans la carbonite. Je n’aurais pas dû ressentir autant de colère. Je faisais tout ce que je pouvais pour contenir mes émotions. Je devais suivre la voie de mon Maître, rester au contrôle, honorer mon enseignement de Jedi. C’était ce que j’avais choisi. Mais bon sang… Si j’avais pu lui coller mon poing sur ce qui lui servait de visage… Je ne m’en serais pas privé. Je devais me contenter d’exprimer toute ma frustration à travers mon regard en l’écoutant parler sur un ton badin comme si de rien n’était. Je n’étais pour lui qu’un objet de plus dans sa collection. Une simple attraction. Il ne rirait pas bien longtemps.

« Eh bien. J’ai enfin l’honneur de rencontrer celui qui m’a capturé. »

Trop lâche pour vous salir les mains et venir me trouver vous-même ?

C’était peut-être ce que j’aurais dû lui dire. J’aurais pu l’insulter encore et encore. Il ne manquait pas de mot pour le décrire. Mais à quoi bon ? C’était un jeu pour lui. Ça n’aurait fait que l’amuser et j’aurais parfaitement rempli le rôle qu’il attendait de moi. Je ne devais pas lui donner satisfaction.

« Félicitation. Vous avez réussi. Mais vous savez aussi bien que moi que je ne retournerais pas dans la carbonite. Quoi que vous fassiez je reviendrais. Vous ne faites que repousser l’inévitable. »

Il fallait beaucoup de foi pour y croire moi-même. Mais ce n’était pas là de la prétention. J’en était persuadé. Si j’en était sorti une fois ce n’était pas pour rien. La Force n’y était pas pour rien. J’en était persuadé. Il était temps pour moi de reprendre ma vie. Et aujourd’hui, il était temps de mettre fin à l’acharnement du Hutt à faire de moi sa chose.

« Oh, mais tu ne vas pas retourner dans la carbonite. » La brutte avait pris la parole. « Maître Grakkus a un tout autre projet pour toi. »

Il me poussa en avant, me forçant à rester à l’écart de mes armes qu’il attrapa de sa main libre. Tous les yeux étaient rivés sur moi. Je sentais qu’au moindre mouvement les gardes sortiraient les armes pour me neutraliser. Je devais rester à l’affut et garder mon sang froid. Mais un objet retenais mon attention. Je ne savais pas comment il m’était apparu. Je ne savais pas pourquoi j’avais ressenti mes poils se hérisser, mes muscles se contracter… J’avais tout simplement su. Je savais ce qui se trouvait sur le présentoir un peu plus loin. Un sabre laser. Et pas n’importe lequel. Celui d’un ancien ami… Rodrale Badba. Si le sabre était ici, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose. J’aurais du le savoir. Après tout il était déjà vieux du temps de la république. Mais c’était une certitude aujourd’hui. Le maitre était mort… Je ne pouvais laisser cette arme ici. Mais je ne pouvais pas non plus faire autre chose que de passer les grandes portes qui s’étaient ouverte face à moi, dévoilant l’arène et les cris de la foule en délire.
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By Trench
#37487
Avant que les portes ne s'ouvrent, une musique commença à se jouer dans l'arène .

"ah mes musiciens sont prêts. Le show va pouvoir commencer."

"Je te souhaite une belle mort, Jedi...ou devrais-je dire Padawan."

Grakkus s'en alla tout comme ses gardes. Mais il lâcha une dernière phrase.

"Ne t'inquiéte pas ton cadavre sera carbonisé. Ou ce qu'il en reste quand il en aura finis avec toi ahah."

Puis le Maître des jeux prit la relève...
"Allez Jedi, c'est ton grand moment. Passe par les portes sans faire d'histoires. Ton sabre te sera donné à l'intérieur."

Il n'était pas conseillé au jeune homme de faire de vague, puisque deux magnagardes avaient laissés le hutt pour accompagner le Padawan jusqu'aux portes de son enfer.

Le Maître des jeux, dans le dos de Dashel, lança une dernière phrase :

"Puisse le sort t'être favorable. Néanmoins je n'ai qu'un regret... je n'aurais pas pu t'entraîner. Tu aurais au moins eu une chance...Mais mon Maître est impatient."

Puis, les deux portes s'ouvrirent pour laisser l'arène engloutir son nouvel arrivant.
Dashel pouvait déjà voir du sang frais sur quelques endroits de l'arène...

Grakkus venait d'atteindre sa loge quand soudain un hologramme gigantesque prit forme dans l'arène. Le soleil de plomb le faisait grésiller. Des voiles se mirent alors au dessus de l'arène pour créer de l'ombre. On pouvait alors distinguer un umbaran.


"Ugh, enfin, il arrive !"

"Nous étions en train de parier sur ta survie !"

Dans la foule des prix s'enchaînent mêlés aux cris habituelles.

"Mesdames, Messieurs et sympathiques non-binaires, je serais votre humble présentateur...pour ce duel qui s'annonce des plus EPIQUES !!!"

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"Devant moi se trouve un challenger très spécial et rien que pour vous. Il fait parti d'une espèce rare qui a survécu finalement à l'extinction...Difficiles à tuer et encore plus à amadouer.... je parle bien sûr... d'un JEDI !!!"

La Foule hurla et laissa s'exprimer l'excitement de la planète à travers leur cris.
"Et derrière moi, derrière cette porte blindée se trouve une des créatures les plus dangereuses de la galaxie... Celle qui étanchera votre soif de sang...j'ai nommé....CORSAC LE DESTRUCTEUR !!!!"

La porte s'entrouvrit avant que le monstre ne la fasse se lever encore plus avec ces énormes griffes, pour finalement entrer dans l'arène. On referma derrière lui la porte.

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Soudain une barrière électrique se créa autour du monstre. Le bloquant ainsi dans son avancée vers son amuse-gueule.

"Ha ha ha, faisons durer le plaisiiiiir. Croyez-moi il fut difficile à capturer. Felucia est une planète très hostile ha ha."

"Alons ! Que quelqu'un apporte à bébé son jouet !"

L'arme de Dashel lui fut rendue.

"Avant de commencer je souhaite rappeler à tous et à toutes que ce spectacle vous est offert par le Grand, l'illustrissime, l'honorable Grakkus le Hutt !!!"

La foule, excitée à l'idée de voir un Jedi se faire déchiqueter par ce monstre, cria le nom de Grakkus.

"Grakkus ! Grakkus ! Grakkus !"

Le Hutt ne répondit que d'un signe de main envers cette foule de spectateurs scandant son nom.

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Puis des portes en métal situés sur les côtés de l'arène s'ouvrèrent pour laisser s'échapper des créatures diverses et variés. Un Oggdo Bogdo, deux chiens Kath et trois Bograt.

Un entraînement dangereux mais qui éveillerait les sens de ce "Jedi".
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By Dashel Nelievar
#37503
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Le Hutt avait un goût certain pour le spectacle. Tout avait été minutieusement agencé pour satisfaire la foule de spectateur venu me voir combattre : l’odeur sang séché au sol ; la musique grave dont le battement des tambours rappelaient le fracas des armes contre les boucliers ; les cris de la foule avide de voir le sang couler ; les fusées volant au dessus de leur tête et explosant dans un festival de couleur. Au milieu de tout, j’étais là, tel un gladiateur se préparant à affronter son destin. j’allais devoir lutter pour ma survie, contre je ne sais quels créatures et combattants… Ça s’annonçait mal. Cette fois Grakkus voulait en finir. Il avait compris que me garder enfermé ne fonctionnerait pas. Il allait me faire combattre jusqu’à ce que je meure. Que ce soit lors de ce combat ou d’un autre. J’allais être son jouet jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à tirer de ma carcasse. Où était il ? Il devait profiter bien tranquillement du spectacle depuis sa loge… Le soleil brûlant de Tatooine m'empêchait de le trouver dans les tribunes.

Des voiles, de couleurs disparates se dressèrent au dessus du stade. Lentement, le soleil fut osculté et l’ombre envahit le terrain de terre battu par les combats passés. Au moins le soleil ne serait pas un obstacle à ma survie… Je pouvais enfin levé les yeux vers la foule qui commandait le début des festivités. Je pouvais sentir un regard intense sur ma nuque. Le Sith était resté assister à ma mise à mort. Non loin, un autre regard était posé sur moi. Grakkus avait prit place dans sa loge démesurément grande. Un autre invité fit son apparition. Sur un hologramme indécent, le Maître de cérémonie prépara l’assemblée pour les combats. Il savait comment s’y prendre. L’arrivé du Rancor déclencha une nuée d'applaudissement. C’était risible de voir à quel point la mort d’une personne pouvait porter au nue la vie d’un autre. Le nom du Hutt était scandé dans toute l’arène. Ils le remerciaient pour ce spectacle sanglant. De mon côté, je me préparais à affronter mon destin. La créature avait beau être retenue par une cage électrique, au moment même où elle serait libérée, je finirais entre ses griffes. Je n’avais jamais affronté un tel monstre. Tout du moins pas seul…

Oui, mes progrès avaient été conséquent dernièrement. Ma Maîtrise des arts Jedi avait connu une nette évolution. Mais mon lien avec la Force était toujours aussi fragil. Si je m’en étais aussi bien sorti lors de mes derniers affrontements, c’était parce que j’avais eu de l’aide. Rena, Jem, Merar, Ombre… Je n’avais jamais été seul. Aujourd’hui, j’allais l’être.

Mais je n’avais pas le temps d’y penser. Et je ne devais pas. La moindre hésitation pouvait être fatale. Je devais être concentré, et plus encore : sur de moi. Le Rancor lui n’aurait pas une seule seconde d’hésitation. J’avais fait des progrès. Je devais me croire capable de m’en sortir. L’hologramme disparu sous les applaudissements et mes armes me furent rendu. Je rangeais mon blaster dans son holster et me mettais en position face à la créature, le sabre de mon Maître dans ma main, encore éteint. Mais ce n’est pas le Rancor qui fut libéré pour m’attaquer. Non… Le Hutt souhaitais m’épuiser avant de me livrer à sa créature… Il m’était toutes les chances de son côtés dans un combat de plus en plus déloyale.

Trois portes s'ouvrirent autour du stade. De l’une d’elle sorti un Oggdo Bogdo, une créature presque aussi grande que le rancor, mais bien plus lente et moins agressive. D’une autre vinrent deux chiens Kaths, rapides, chassant en groupe. De la dernière avancèrent trois Bograts, leur peau épaisse pouvait résister à ma lame, et ils avaient la fâcheuse tendance à se réfugier sous terre pour attaquer par surprise. Si je m’en sortais après cet affrontement, je ne savais pas encore où j’allais trouver la force de combattre le rancor, si il n’y avait pas de vague supplémentaire. Mais il me fallait me concentrer sur l’instant présent. Les deux chiens avaient déjà bondi en avant et je ne voyais plus qu’un seul Bograt sur trois.

La lame verte fit vibrer l’air en se déployant. Comme pour dresser une barrière entre mes adversaires et moi, je la dressais en avant. Une position défensive était ce qu’il y avait de mieux à faire pour l’instant. J’avais une idée en tête. Si j’y parvenais, je pourrais m’en sortir rapidement… Mais je devais attendre le bon moment. Je fermais les yeux et tentais de ne faire qu’un avec la Force. Ce n’était pas évident. Je n’avais réussi qu’à très peu d’occasion dernièrement et souvent la Force avait pris le dessus. Je pouvais la sentir pourtant. Tout autour de moi, parcourant mon propre corps, celui des créatures qui se précipitaient vers moi, la foule... Mais je ne parvenais pas à l’atteindre. Son courant glissais le long de mes doigts. C’était comme essayer d’attraper de l’eau… Je devrais m’en contenter, les chiens arrivaient. Mais il n’était pas temps d’attaquer.

Pour m’en sortir j’allais utiliser l’Ataru. Mes opposants ne devaient pas réussir à m’attraper avant que je sois prêt. Quand un chien arriva sur moi, j'effectuais une roulade sur le côté. J’avais senti ses griffes passer à quelques centimètres de mon bras. Le second chargea, toutes cornes en avant. D’un bon, je passais au dessus de lui. C’était là typiquement les mouvements de l’Ataru. Je les connaissais bien. Mais tandis que j’aurais dû frapper de mon sabre en effectuant ces acrobaties, je réservais ma lame à un autre enchaînement. Et j’allais pouvoir le déclencher. Dans le sol, les bograts s’étaient approchés. Ils étaient prêt à en sortir. De leur côté, les chiens Kath m’encerclaient. Le dernier Bograt et le Oggdo étaient suffisamment éloignés pour l’instant. Je changeais de style. Au moment où les verres sautèrent hors de la terre et les chiens bondirent vers moi, j’avais adopté le Shii Cho et amorcé ma manoeuvre. Tenant mon sabre fermement, le tendant en avant vers mes cibles, je frappais tout l’espace autour de moi. C’était une attaque circulaire destinée à repousser plusieurs ennemies. Un balayage, plus précisément le Balayage du Sarlacc comme l’avaient surnommé les Jedi pratiquant la Forme I.

Mon attaque eut en partie l’effet escompté. J’avais réagi trop tôt. Les deux pattes avant d’un Bograt furent coupées, le second s’en sorti avec une large blessure le long de son corps, un chien fut terrassé sur le coup, l’autre réussi à éviter mon attaque. Ils avaient suffisamment reculé pour me permettre de me redresser. Je levais mon sabre et s'enfonçait dans le corps du verre à mes pieds, mettant fin à ses souffrance. En réponse à ce geste, la foule applaudit de plus belle. C’était répugnant. Mais je n’avais pas le temps pour ces pensées. Je devais en finir et j’avais encore quatre adversaires à combattre.

Cette fois, le Oggdo Bogdo attaqua. Il fallait que je le tienne occupé pour pouvoir me séparer des autres bêtes. J’avais pris du recul pour échapper à sa patte. Son allonge était faible. Je pouvais prendre de la distance, le temps de trouver une solution. Mais le chien était déjà sur moi, je n’y avais pas fait attention. Ses crocs se plantèrent dans mon avant bras. La douleur fut vive mais heureusement ce n’était pas la main qui tenait mon sabre. Je réagis instantanément. La lame verte transperça le corps du prédateur cornu qui lâcha prise dans un ultime frisson. Je reculais encore pour échapper au Oggdo. Mais je n’avais pas prévu que son allonge était bien plus grande que ce que je pensais. Sa langue s’étira comme un lasso avant de me saisir. Je pouvais déjà sentir la force avec laquelle il m’attirait à lui. Si je ne trouvais pas une solution j’étais fini. Le corps du chien ! Il était étalé entre nous. Je faisais appel à la Force pour le soulever et l’envoyer dans la bouche béante du crapeau. Il lâcha prise instantanément pour mâcher le corps. Je tombais au sol, couvert de la bave du monstre.

Le Bograt ne me laissa pas le temps de me relever. Il avait couru pour me sauter dessus et lacérait mes bras protégeant mon visage. Je tournais mon sabre éteint vers sa bouche avant de l'allumer et de mettre fin à ses attaques. Je le repoussais sur le côté, me relevant. Je devais mettre fin à ses combats. Ca avait déjà trop duré. Le Bograt restant me faisait face. Mais il se souvenait encore de ma dernière attaque. Un coup de sabre bien placé permis de m’en débarrasser. Mais il restait encore le Oggdo.

« A nous deux. »

De nouveau, il étira sa langue pour me saisirent, mais j’étais resté sur mes gardes. Faisant appel à la Force, je multipliais ma vitesse de déplacement. C’était mal maîtrisé et je fini plus loin que je l’avais voulu, mais c’était suffisant pour me retrouver à côté de sa langue tendue. Mon arme trancha l’appendice de haut en bas, le séparant de son corps. La créature pleura de douleur et oublia ma présence un instant. Je pouvais passer à l’offensive. Le mouvement que j’avais en tête me rappela mon affrontement avec Hayley. C’était la première attaque qu’elle avait utilisée contre moi. Il fallait que je fasse aussi bien qu’elle ! Le swoop du Chauve-Faucon était une technique d’Ataru idéal dans ma situation. Son seul but était celui de ne pas laisser la moindre chance à son adversaire de pouvoir réagir. Rapide, j’étais déjà sur ma cible. Mon sabre se planta dans la gorge de la créature. Continuant ma course, ma lame plantée dans le monstre, je creusais un sillon le long de son corps. Quand j’eu dépasser l’Oggdo, il s'effondra lourdement au sol.

Il ne restait plus que moi au milieu des cadavres. La foule m’acclamait, demandant toujours plus de sang. J’étais haletant, couvert de sueur. La température de cette planète n’aidait pas… Comment pouvait on à ce point savourer une tel carnage ? Le Hutt me dégoutait. Je ne comptais pas le laisser s’en tirer à si bon compte. Je me tournais vers sa loge, mon sabre tendu vers lui. Je savais très bien qu’il ne répondrait jamais à mon appel. Tout ce que je désirais, c’était lui faire perdre l’appui de son public.

« Grakkus ! C’est tout ce que tu as ? Pourquoi tu ne viendrais pas m’affronter toi même ? Tu as peur que ton public voit à quel point tu es faible ? »

Utilisation de la Force :

    Pouvoirs de la Force :
  • Sensibilité [ Connu ]
  • Vitesse [ Connu ]

    Forme de combat :
  • Shii Cho [ Pratiqué ] ==> [ Maîtrisé ]
  • Ataru [ Maîtrisé ]
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By Darth Lazharr
#37586
Lorsque la porte de ses quartiers se referma dans un bruit feutré, le corps d’Oryel s’affaissa. Malgré les soins de la Nautolan pendant leur voyage jusqu’à Tatooine, les muscles de l’Arkanien étaient perclus de douleur. Il n’avait plus aucune sensation ni dans ses mains, ni dans sa poitrine et il pouvait sentir qu’à chacun de ses mouvements, des lambeaux de peaux mortes se détachaient un peu plus. C’est le dos voûté, pliant sous le poids d’une souffrance invisible, que le guerrier noir se dirigea vers la salle d’eau. Son casque fut le premier à tomber sur le sol, puis vinrent ses gants et sa cape. Les deux mains calcinées de l’apprenti attrapèrent ensuite son plastron et retirèrent son pantalon. Le frottement de ses vêtements arracha d’innombrables pellicules de chair nécrosées par l’utilisation intempestive de la Magie Sith. Le visage autrefois inaltéré du clone, portait désormais les stigmates de ses nombreux affrontements et son expression faciale affichait un air tourmenté.

Une seconde porte coulissa, laissant échapper un nuage de vapeur. L’air froid de la pièce, entrant en contact avec la température ambiante des appartements créait une telle condensation qu’il n’était plus possible de voir à l’intérieur. Oryel s’enferma à l’intérieur de l’antichambre glacée et posa ses deux yeux d’or sur la baignoire. Son héritage génétique lui permettait de distinguer parmi d’innombrables nuances de violet, l’azur bien-aimé des températures négatives. Sans un son, pas même un gémissement d’appréhension, le clone plongea son corps supplicié dans ce bain de glaçon. Il devrait y rester pendant plusieurs heures, se plongeant dans une méditation profonde qui devrait guérir les maux de la chair et de l’esprit.




Un jeune Evocii apparut sur un petit hologramme à quelques centimètres de la porte d’entrée. Oryel avait pris le temps de revêtir sa carapace Sith avant de lui répondre, pour rien au monde il n’aurait souhaité montrer à quiconque ses faiblesses physiques.

« … la, la prisonnière Nautolan… »

Laissez-la entrer et disparaissez.


Sa voix monocorde ne laissait place ni à la discussion, ni à la désobéissance. L’Evocii obtempéra donc, non sans afficher quelques doutes vis-à-vis de ce qu’il faisait. Il avait parfaitement conscience de transgresser les directives de Grakkus en livrant au guerrier noir l’ami du Jedi. Mais d’un autre côté, il lui semblait parfaitement cohérent d’agir de la sorte. Comme si c’était ce que le Hutt attendait de lui, comme s’il s’agissait d’un service qu’il lui rendait... oui, c’était ce que Grakkus voulait, il en était sûr, il en était persuadé. Alors pourquoi cette impression étrange ?

« Monstre… »

Epargne-moi les poncifs habituels Merar, je suis un Sith.

« Qu’attendez-vous de moi ? »

J’ai un marché à te proposer…

La Nautolan a la peau rouge sembla afficher un air méfiant, mais Oryel n’y prêta que peu d’attention. Son esprit était rivé sur une suite d’idées qui devait servir les sombres desseins de son Maître et la jeune alien deviendrait la pierre angulaire de ses plans. Pour cela, il lui faudrait la convaincre de trahir le Jedi qu’elle considérait probablement comme un ami. Une tâche ardue mais pas impossible pour qui sait presser les bons leviers. Fort heureusement, l’Arkanien en connaissait quelques-uns, particulièrement efficaces.

Ensemble, nous pouvons sauver Dashel Nelievar d’une mort certaine.

Cette fois-ci il en était certain, le visage de Merar s’était déformé pour adopter une moue de stupeur. Il s’attendait évidemment à ce genre de réaction. Nul n’aurait parié sur l’âme charitable d’un Sith et pourtant, celui-ci était tout à fait sérieux. Oryel Dagon était prêt à voler au secours d’un Jedi mais en échange… il réclamait une trahison.

Ton petit Jedi est condamné, Grakkus ne le laissera jamais quitter Tatooine vivant, ni toi d’ailleurs. Je suis votre seul espoir et tu le sais pertinemment…

Derrière son casque, un sourire invisible grandissait lentement sur le visage impassible du clone. Chacun de ses mots était un poison qu’il distillait au compte-goutte dans l’esprit de la Nautolan. Lorsqu’il en aurait fini avec elle, l’alien tomberait sous sa coupe et lui serait fidèle. Qu’elle le veuille ou non.

Je peux maquiller votre mort et vous faire quitter cette planète sans craindre les représailles du Hutt. En plus de sa vie, c’est un nouveau départ que j’offre à ton Jedi…

« Et je suppose que tout ceci à un prix !? »

Le rictus s’étira jusqu’à déformer son fasciés dans une grimace écœurante. Sa main tendit alors un petit holotransmetteur en direction de son interlocutrice, avant de répondre dans un souffle.

Ta liberté.

L’autre main passa devant les yeux de Merar alors qu’il prononçait en chuchotant les mots qui scelleraient son destin. La jeune femme cligna des yeux à plusieurs reprises et répéta avec soin les paroles empoisonnées. A la fin de l’échange, il planta une seringue dans sa gorge et en déversa le contenu avec précision. La drogue montra ses effets narcoleptiques quasi-immédiatement et la Nautlan s’endormit dans les bras de l’Arkanien.

Tout s’était passé exactement comme il l’avait prévu.




Vous sous-estimez les Jedi.

La voix déformée par un vocodeur était toutefois suffisamment familière pour que Grakkus comprenne à qui il avait à faire sans besoin de se retourner. Dans le dos de la limace extraterrestre, la silhouette du guerrier noir surgit comme une apparition. Au même moment, Dashel exécuta la horde de bêtes immondes dans un enchaînement d’acrobaties et de bottes secrètes Jedi. Ni Oryel, ni le reste de la loge ne ratèrent une miette de ce spectacle à la fois terrible et époustouflant. Le contrebandier n’avait visiblement pas oublié son entrainement et même s’il était du genre à privilégier la voie du sabre à celle de la Force, il fallait bien avouer qu’il maîtrisait les deux arts avec un certain brio. Du peu qu’il en avait constaté, l’aspirant Sith lui-même ne lui arrivait peut-être pas à la cheville lame à la main. Mais il ne doutait pas de sa capacité à l’écraser en cas de duel. Le talent des Jedi n’était rien comparée au Côté Obscur.

Seigneur Grakkus, je me suis permis d’ajouter une touche personnelle à votre spectacle. J’espère que vous apprécierait le geste.

Avant que le Hutt n’ait pu répondre, la voix du présentateur s’éleva au-dessus de la clameur du public.

« MAIS QUEL SHOW MESDAMES MESSSSSIEURS ET NON BINAAAAIRES !! CE JEDI EN A SOUS LE CAPOT C’EST UN VERITABLE PODRACER !!! MAIS SERA-T-IL A LA HAUTEUR DU PROCHAIN ROUND ?!!!! »

Déjà, les immenses portes d’acier aux quatre coins de l’arène se soulevait dans un cliquetis de chaîne tonitruant. Une cohorte de soldats droïdes sortirent de l’ombre, avançant inexorablement vers leur cible dans cette démarche mécanique si caractéristique. A l’autre bout du champ de bataille, une troupe de mercenaires aux origines hétéroclites surgirent de l’obscurité dans une cacophonie de cris de guerre et de grognement belliqueux.

« A MA GAUCHE, L’ORDRE ET LA FROIDEUR MECANIQUE ! LES CELEBRES MACHINES A TUER DU SECTEUR CORPORATIF !! »


Une dizaine d’automates avaient été déployé pour offrir un spectacle digne de ce nom, les tristement célèbres unités B-22 et B-23 constituaient le gros de la troupe, mais on pouvait aussi compter parmi eux trois droïdes commando BX et une unité Droïdeka.

« A MA DROITE, LE CHAOS ET LE SANG CHAUD ! NOS REDOUTABLES MERCENAIRES DU SECTEUR HUTT !!! »


Ici l’équipe était plus réduite, on pouvait compter une demi-douzaine de gladiateurs, divisé en deux groupes distincts. D’une part les guerriers Niktos qui formaient l’élite de la garde personnelle de Grakkus et d’autre part, une bande de féroces Trandoshans qui avaient visiblement réduit en esclavage un Gigoran armé jusqu’au dent. Ce dernier groupe était probablement le plus dangereux, mais Oryel remarqua immédiatement la faille à exploiter pour Dashel. S’il parvenait à pactiser avec le Gigoran pour le retourner contre ses maîtres esclavagistes, il gagnerait un allié de poids dans la bataille à venir. Et vu ce qui l’attendait… c’était son seul moyen de rester en vie.

« ENFIN AU CENTRE DE L’ARÊNE LA SOMPTUEUSE MAIS NON MOINS EXOTIQUE DEMOISELLE EN DETRESSE !! GRAND AMI DU JEDI ET MEDECIN SANS FRONTIERES, VOICI MERAR LA NAUTOLAN !!! »

Le sable au cœur du dôme de combat se mit à vibrer avant de dévoiler les longues dents de fer d’un silo qui s’ouvrit sur l’inconnu. Quelques secondes plus tard, un immense pilier de bois jaillit de cette bouche improvisée et remonta vers le sommet de l’arène. Lorsque la peau rouge de l’alien émergea de l’obscurité, la foule se mit à crier de joie et applaudir de plus belle. Sur Tatooine, on n’avait jamais vu pareille créature et les Nautolan étaient rares en dehors de leur planète natale. Ainsi, une grande majorité du public n’avait jamais vu d’extraterrestre comme Merar, ce qui expliquait probablement la liesse générale. Malheureusement, le succès qu'elle rencontrait ne lui serait d'aucun secours, il lui faudrait la lame d'un Jedi pour briser les chaînes qui la retenaient prisonnière.

Dans un sourire carnassier, Oryel jeta un coup d’œil en biais à Grakkus.
Visiblement sa petite « touche personnelle » faisait son effet.

« MESDAMES MESSIEURS ET NON BINAIRES ! VOYONS MAINTENANT SI NOTRE PODRACER DE JEDI PARVIENDRA A SAUVER SA PRINCESSE AVANT QUE LES TIRS DE BLASTERS NE LA TRANSFORME EN GRUYERE !! »

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By Dashel Nelievar
#37606
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Le public acclamait mon audace ! Le spectacle qu’ils attendaient leur été délivré royalement. Quoi de mieux qu’un combattant mystique tel qu’un Jedi, tenant tête à un seigneur du crime qui se passait de présentation. J’aurais été naïf si je m’étais attendu à une réponse de Grakkus. Evidemment, il n’allait pas descendre au milieu de l’arène pour se mesurer à mon sabre laser. Cela aurait été futile. Tout ce que je souhaitais, c’était gagné l’appui du public. Avec un peu de chance Il pourrait être ma porte de sortie. Mais pour l’instant je n’étais pas bien avancé. Tout ce que je pouvais faire, c’était patienter jusqu’à trouver une solution pour disparaître. Quand le moment se présenterait je le saisirais. Pour l’heure, je devais continuer de survivre et me contenter du silence du Hutt. Le maître de cérémonie était mon interlocuteur.

« MAIS QUEL SHOW MESDAMES MESSSSSIEURS ET NON BINAAAAIRES !! CE JEDI EN A SOUS LE CAPOT C’EST UN VERITABLE PODRACER !!! MAIS SERA-T-IL A LA HAUTEUR DU PROCHAIN ROUND ?!!!! »

Le timing entre ses paroles et l’arrivée de mes prochains adversaires était millimétré. Les portes par lesquelles les vers étaient entrées se soulevèrent, libérant une vague de souvenirs difficiles à encaisser. J’avais été plongé dans le passé, revenant des décennies en arrière. Personne ne pouvait imaginer ce que je ressentais à la vue de ces créatures de métal, mais c’était douloureux. Mon coeur se serra au souvenir de cette guerre qui m’avait tout pris : mon ordre, mon maître, ma maîtrise et mon corps. Les Jedi ne devaient pas haïr… Et pourtant la vue de ces boîtes de conserve faisait monter en moi un sentiment de colère qu’il m'était difficile de maîtriser.

« A MA GAUCHE, L’ORDRE ET LA FROIDEUR MECANIQUE ! LES CELEBRES MACHINES A TUER DU SECTEUR CORPORATIF !! »

Dix droïdes de combat avaient fait leur entrée. Parmi eux, six supers droïdes de combat… Les fameuses unités B2… Ils avaient abattu tellement de mes amis à la bataille de Géonosis... Plus résistants, plus précis, plus meurtriers… A côté d’eux les unités B1 étaient obsolètes, c’était bien pour cela que Grakkus avait préféré envoyer les tristement célèbres droïdes commando BX. Ils avaient été programmés pour se battre en petit groupe à la différence de leur semblable, les B1. Ils étaient particulièrement efficaces contre les clones, spécialement conçus pour les affronter. Leur intelligence était de loin supérieur aux B1. Mais la cerise sur le gâteau était le droïdeka. Je pouvais affronter les autres tueurs de métal, mais ces robot là étaient le talon d’Achille des Jedi. Ils étaient puissant certes, armés de leur paire de double canons, mais pas les plus dangereux sur le plan offensif. En revanche, briser leur bouclier était une autre paire de manche. Il allait falloir que je m’approche en évitant les attaques des autres droïde si je voulais avoir une chance. Evidemment, je savais déjà que ce ne serait pas mes seuls adversaires…

« A MA DROITE, LE CHAOS ET LE SANG CHAUD ! NOS REDOUTABLES MERCENAIRES DU SECTEUR HUTT !!! »

Evidemment… Cette fois non pas dix mais six combattants firent leur apparition. Les premiers venus étaient des soldats Niktos. Evidemment, ils étaient à la merci des Hutts depuis une éternité. Ils étaient de bons combattants, robustes, agiles, féroces, mais pour les Jedi il était de notoriété public que les Nikto ne savaient pas résister à la persuasion de Force. A leur suite vinrent alors deux Trandoshans. Eux je ne les aimais pas. Un peuple d'esclavagiste et de chasseur dénué de morale. La créature qu’ils firent entrer dans l’arène illustrait parfaitement mon propos. Un Gigoran, armé jusqu’aux dents qui pourtant aurait déjà fait suffisamment de dégâts seules, était enchaîné à ses maîtres. J’étais prêt à parier qu’il serait ravi de retourner ses armes contre eux. Mais encore fallait il arriver à l’en persuader. A ce stade là, j'espérais sincèrement que plus aucun adversaire n’allait faire son apparition. Ils étaient déjà suffisamment nombreux… A mon grand désarroi, le maître de cérémonie ne s'arrêta pas là.

« ENFIN AU CENTRE DE L’ARÊNE LA SOMPTUEUSE MAIS NON MOINS EXOTIQUE DEMOISELLE EN DETRESSE !! GRAND AMI DU JEDI ET MEDECIN SANS FRONTIERES, VOICI MERAR LA NAUTOLAN !!! »

Non… Pas elle… Que lui avait il fait ? La Nautolan pendait faiblement au poteau qui avait jailli du sol. Aussi soudainement qu’il était apparu, le trou disparu, les plaques de métal se refermant sur le vide inconnu. Mon ami avait été droguée… Elle serait incapable de se défendre... Il paierait pour ça ! Comment allais je faire pour la défendre en plus de devoir affronter ces mercenaires ? Il fallait trouver une solution rapidement… Le Gigoran. Il pourrait m’aider, mais comment l’atteindre tout en la protégeant ? Je n’avais plus beaucoup de temps pour réfléchir. Les soldats levaient leur armes. Je découvrais alors un ensemble peu orthodoxe d’armes en tout genre : des blasters, des vibrolames, un fouet électrique, un MWC-35c "Staccato Lightning", et même un sabre laser, celui la même que j’avais vu dans l’antichambre de l’arène. Les soldats avaient pu se servir dans la réserve du Hutt. Je connaissais la puissance destructrice de certaines de ces armes. Si je ne trouvais pas une solution rapidement c’était fini.

Alors elle me vint. La vision de ce groupe meurtrier laissait apparaître en son centre une créature tout aussi dangereuse que le Gigoran. Il comptait le libéré de toute façon, je pouvais bien faire avancer les choses. Ça nous ferait gagner du temps. Si j’y parvenais ça sèmerait la pagaille dans leur rang. Mais comment faire ? Des générateur de champ électrique encerclaient le Rancor. Leur source d'énergie devait être à l’abri des regard, tout comme le levier actionnant. Trouver comment le désactiver me prendrait trop de temps. Et le détruire me semblait impossible. Quoi que… Je pouvais certainement l’affaiblir. Ouvrir une brèche. Le champ électrique était relayé entre les différents poteaux. Le tout semblait régi par un alignement parfait des pylônes électriques. Si j’arrivais à rompre leur alignement, le Rancor pourrait se frayer un passage. Aux paroles du maître de cérémonie, je savais qu’il ne me restait plus beaucoup de temps… Je devais agir maintenant. Je tendais une main vers l’avant, projetant mon esprit vers les deux pylônes les plus proches de moi, ceux du centre de la cage. Mentalement, je saisissais les poteaux à l’aide de millier de liens invisible que la Force construisait pour moi. Je devais faire vite, l’ordre avait été donné, ils allaient attaquer.

« QUE LE COMBAT COMMENCE !!! »

Le tirais, mobilisant toute la force de volonté dont j’étais capable. Les cris de la foule en délire fut recouvert par le cri bestial de la créature. Un silence plomb envahi le stade. Toutes les têtes se tournèrent vers l'arrière du terrain. Là, deux des poteaux électriques étaient tordus, pointant dans ma direction. Seules quelques arcs bleutés aux contours inégaux arrivaient encore à relier les deux pylônes. Le Rancor les traversa comme s’ils n’étaient qu’un filet d’eau particulièrement chaud chatouillant le cuir épais de sa peau. Il émit un second rugissement encore plus effrayant. Il était libre et il allait se venger sur les guerriers présents dans l'arène. Seul un droïde réussit à émettre un son qui sonna le début des festivités :

« Oh oh... »

Le Rancor fonça sur le groupe de robot du secteur corporatif. De mon côté, je profitais de la distraction pour foncer vers les mercenaires. Ils ne m’avaient même pas vu approcher. Tous les regards étaient tournés vers le monstre qui mettait en charpie les membres métalliques de mes adversaires. Mon premier coup fut décisif, un shiak porté légèrement plus en direction de l’épaule du Nikto armé du sabre de Rodrale Badba. Il le lâcha instantanément, me permettant de l’attraper au vol. Je me plongeais alors de nouveau dans la Force. Je devais rester concentré malgré les ennemies qui s’étaient tournés vers moi. Je connaissais la faiblesse mentale des Niktos, encore fallait il réussir à en faire bon usage. Armant ma voix de toute la persuasion dont j’étais capable, balayant l’air de ma main tendue, je leur donnais un ordre qui pourrait faire pencher la balance de mon côté.

« Je ne suis pas votre adversaire. Les Trandoshans le sont. »

Ils eurent un moment d'hésitation, comme s’ils venaient de prendre un coup sur la tête. Leurs blasters oscillaient entre moi et les reptiles. Mais au moment où ces derniers levaient leurs armes, deux rayons les firent passer de vie à trépas. Ça avait fonctionné. Mais je pouvais voir l'incompréhension des soldats dans leur regard. Ils venaient de comprendre leur erreur. Les deux lames vertes se déployèrent, usant de l’Ataru, je tournais sur moi même, glissant posant un genou à terre afin de me rapprocher le plus du sol. Deux Mou Kai presque parfaitement exécutés. Ma main droite était faible et trancha deux jambes à l’un des Nikto. Le second perdit simplement un membre. Mais ils étaient hors d’état de nuire. Il ne restait plus que le Gigoran qui venait de lever son énorme fusil mitrailleur vers moi. J'éteignais mes sabres et levais mes mains en signe de paix.

« Je peux t’aider ! » J’avais parlé dans sa langue. J’avais toujours fait en sorte de connaître un grand nombre de dialectes. Pour un jeune Jedi qui aimait parcourir la galaxie, cela m’avait toujours semblait logique. Mon héritage Lorrdien avait été un véritable atout dans cet apprentissage. Encore une fois, je pouvais me féliciter de connaître tant de langue. Le Gigoran fut surpris d’entendre ces paroles et ne fit pas feu. « Je peux t’aider. Mais seulement si tu m’aides aussi. J’ai un moyen pour fuir. Est ce que tu es d’accord. » Il semblait hésiter. « Il faut faire vite ! Je ne te veux pas de mal ! On peut s’aider toi et moi ! Alors ? »

Le Gigoran redressa sa MWC-35c "Staccato Lightning" et fit feu. Pas sur moi, mais sur le Rancor qui venait de mettre en pièces le Droideka. Quelques robots avaient réussi à s’échapper et s’étaient approchés de Merar. Je courais vers elle aussi vite que possible. Je commençais à sentir la fatigue envahir mes muscles. L’usage de la Force cumulée à ces combats m’épuisait… Je devais y mettre un terme. Je rechignais à tuer des êtres pensants de chair et de sang. Je n’aurais aucune pitié pour ces droïdes. Un Cho Sun sépara le bras armé d’un droïde B2. Mais un BX faisait feu vers moi. Je levais mon second sabre. Malheureusement, je ne maîtrisais pas le Jar’Kai. Le laser détruisit l'émetteur de l’arme dont la lame verte disparu. Je ne devais pas rester immobile pour autant. Mon arme valide trancha de part en part le super droïde. Mais l’autre continuait de faire feu. Mon sabre para un tir, un second et un troisième avant de finalement parvenir à dévier un laser en direction de ma cible. Tous les robots avaient été abattus. De son côté, le Gigoran avait laissé pendre son blaster pour en venir aux mains avec le Rancor bien amoindri. Il le souleva de terre. J’avais entendu parler de la puissance des Gigoran mais je devais avouer qu'elle était impressionnante. Pendant ce temps, je rangeais les reste du sabre de mon ancien ami dans ma poche et me tournait vers la Nautolan. Mon sabre trancha ses liens. Je la récupérais, m’assurant qu’elle allait bien. Elle était faible, mais ses signes vitaux apparents ne semblaient pas anormalement faibles. Mon regard se posa à nouveau sur le Gigoran. De toute sa puissance, il propulsa le Rancor sur les barrières électriques encore effectives. Il émit des sons stridents et particulièrement horribles. Une odeur de chair brûlée commençait à envahir le champ de bataille.

« Viens ici ! J’ai besoin de ton aide. »

Alors que le Gigoran venait me rejoindre, le Maître du jeu réapparu. Son hologramme était plus agité que jamais. Je ne faisais qu’à moitié attention à lui.

« MESDAMES MESSSSSIEURS ET NON BINAAAAIRES CA C’EST CE QUI S’APPELLE DU SPECTACLE !!! »

Mon attention était porté sur le sol. La lame de mon sabre fit vibrer l’air avant de disparaître dans la terre. C’était trop épais, je ne pourrais jamais y creuser une ouverture. Mais j’avais un plan. Il fallait juste que je l’affaiblisse.

« Quoi ? Qu’est ce que tu fais ? »

Je devais crier pour que mon nouvel allié m’entende. La foule applaudissait de plus belle.

« Le sol ! Ici ! Il y a une ouverture. »

Il s'exécuta sans attendre. Ses deux bras puissants plongèrent dans l’ouverture que j’avais créé à l’aide de mon sabre. Il tira sur les plaques de métal, les écartant lentement, mais sûrement. Il était incroyablement puissant et ce malgré les taches de sang rouge qui se formaient sur son corps. Son combat contre le Rancor avait été sans pitié.

« STOP ! ARRETES !! NE FAIS PAS CAAAA !!! »

Trop tard. Le trou était tout juste suffisant pour que nous puissions sauter. Je ne savais pas ce sur quoi j’allais tomber mais cela en valait la peine. Je pouvais déjà voir des troupes entrer sur le terrain et faire feu. Sans perdre un instant, je sautais, Merar dans mes bras, le Gigoran derrière moi.

« NON NON NON !!! CE N’EST PAS DU TOUT CE QUI ÉTAIT PRÉVU !!! »


Utilisation de la Force :

    Pouvoirs de la Force :
  • Traction [ Connu ]
  • Persuasion [ Connu ]

    Forme de combat :
  • Shii Cho [ Maîtrisé ]
  • Ataru [ Maîtrisé ]
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By Trench
#37774
"Ho ho ho" Le rire gras du Hutt se mêlait à l'odeur d'épices que se dégageait de la loge.

Le Maître Grakkus avait été impressionné par les troupes du petit Sith.

Mais au final comme tout êtres inférieurs il s'avéra décevant. En effet Dashel Nelievar avait encore réussi à lui fausser compagnie et ce à la vue et au su de tous...Quel investissement risible. Après tout on est jamais mieux servis que par soi-même.

Grakkus se mit en branle et se leva pour atteindre le double que dis-je le triple de la taille d'Oryel. Il se retourna sur celui-ci.


"Je vois que vos droïdes ne font pas le poids face à ce Jedi, Sith. En êtes-vous réellement un d'ailleurs ?"

Prononça l'illustre Grakkus en huttese, tandis que 5 magnagardes et le Maître des Jeux s'approchèrent de toute part sur ce dernier.

"Votre "cadeau" m'a coûté mon trophée. Même si je vous remercie de me l'avoir ramené je vous jure que vous ne vivrez pas assez longtemps pour profiter de mon hospitalité."

Sur ces mots les magnagardes dégainèrent leur lance, emprisonnant le "Sith".
Tandis que l'incommensurable Grakkus depuis la tribune, s'exclama à l'arène.


"Ha ha ha, comme vous pouvez le voir mes amis mon trophée s'est dérobé à notre vue mais le spectacle continue !"

Et sur ces paroles des holodroïdes qui filmaient le combat pour l'holonet se dépêchèrent de s'engouffrer dans le trou pour suivre la trace du Jedi et de sa compagnie hétéroclite. D'autres se lancèrent dans les souterrains de l'arène. Pendant ce temps le Rancor continuait son combat et Ravis pour l'instant les spectateurs qui n'avaient pas vu un combat comme celui-ci depuis quelques temps déjà.

Le Maître des jeux interpella Grakkus :


"Maître je vais assurer votre sécurité pendant que les groupes d'interventions de l'arène s'occupent du Jedi. Je pense qu'il serait plus sage de quitter l'arène."

"Ha ha ha, devant tout ces gens pour quoi passerais-je si je ne pouvais pas assurer ma propre sécurité ?!"

Le Maître des Jeux se fit plus discret cette fois-ci.

"Et pour le Sith ?"

"Nous allons le tester. "Sith", Convainquez-moi de vous laisser partir à la recherche de ce Jedi ha ha ha."

Oryel allait-il jouer le jeu et retrouver Dashel encore une fois si il arrivait à convaincre Grakkus ?

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