L'Astre Tyran

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Haut lieu de la contrebande, ce champ d'astéroïdes abrite de nombreux ports francs, ainsi qu'une multitude de lieux où dépenser l'argent illégalement acquis dans le reste du système.
Gouvernement : Neutre
#36044
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Columex,
Flotte "Le Septième Sceau",
Vaisseau Amiral "Senator"


« Le compte y est ? - Affirmatif, Amiral. » L'Amiral marqua son assentiment d'un borborygme primal, et tourna vite les talons, se massant l'épaule droite distraitement en claquant des talons sur le sol lustré. « On va enfin offrir un peu de spectacle pour ces imbéciles... Ont-ils tous fini d'embarquer ? » L'agent logistique consulta son rapport, un datapad à l'écran fêlé, usé par le temps. On fournissait souvent des nouveaux apapreils aux agents. Celui-ci devait avoir une valeur sentimentale. « Les 527ème et 354ème Régiments de StormTroopers doivent encore embarquer à bord du Predator et du Marteau Félucien, Amiral. - Accélérez la manoeuvre ! Que tout soit embarqué d'ici une heure. - Mais Amiral, nous avons déjà... » Un regard. Foudroyant. Les talons qui stoppent, ne claquent plus. L'oeil qui fixe au fond des âmes. « B... bien, Amiral... »



« Les deux régiments sont embarqués, ainsi que le matériel. Les Ravitailleurs assurent que la flotte est prête pour le voyage, et que le carburant ne manquera pas. » L'Amiral secoua la tête. « Peut-être, mais nous ferons escale à Boonta. Je ne voudrais pas que nous tombions en panne sèche pendant notre campagne... » Il balaya sa main. « Dites aux capitaines de décoller immédiatement. Nous partons pour la bataille. »



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Espace Sauvage,
Flotte "La Huitième Frontière",
Vaisseau Amiral "Executor"


Lissant sa moustache, le regard au dehors. Main droite dans le dos, à songer à la suite de tout. Il attendait que l'Amiral Bligh signale son arrivée à Oseon pour que lui-même parte sur Erilnar aussitôt. Une navette lui avait livré tout un stock de Droïdes Sondes, de quoi s'assurer de l'absence de danger sur la planète. Le problème venait... du reste. L'éthique. La morale. Les valeurs.

L'Empereur connaissait la Centralité. Plus qu'il ne l'avouait. Il y avait combattu. Sa seule guerre ouverte, alors jeune officier de l'Armée de Terre. Une guerre sanglante, qui l'avait dégoûté des champs de bataille, et lui avait apprit à se relayer sur une utilisation intelligente des ressources. Pas de ligne de front éternelle. Cette bataille, l'Empire n'en parlait pas. Ils avaient gagné. Par le nombre seul. Une victime rebelle pour une victime impériale.

Renatasia.

L'Empereur avait-il oublié ? « Capitaine ! - Oui, Amiral ? » Pelleaon ne répondit rien alors. Le plat, le vide, la contemplation... « Suivez les traces de l'Amiral Bligh. Nous irons conjointement en lisière d'Oseon. - A ses côtés, Amiral ? » Prendre le risque de laisser l'adversaire jauger leurs forces ? Anéantir la surprise ? Pourquoi faire ? « Non. Il se trouve une nébuleuse épaisse sur l'est de la ligne qui relie Oseon de Sleheyron. S'y glisser bloquerait tous les senseurs de la région. » Une stratégie qui payait. « Mettez-y le cap. »



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A la lisière du secteur d'Oseon,
Flotte "Le Septième Sceau",
Vaisseau Amiral "Senator",
1 semaine plus tard


« Trois... » Le décompte. L'angoisse. Les mains crispées des agents sur le pont. Les sous-officiers debout, au-dessus de leur épaule. « Deux... » Les opérateurs, détectant les arrivées. Les sorties. L'Holonet passé au crible. Les senseurs prêts à tout. La dérive dans l'Espace Profond, éloigné d'une année-lumière d'une voie hyperspatiale. « Un... » Allez. C'était bon. Donne l'ordre, Amiral. Libère tes hommes. « Lancement. »

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« Retour d'informations dans 3 jours, Amiral. » Il ne leur restait alors qu'une solution. Prier. « Préparez les brouilleurs com'. Une fois en attaque, nous devrons empêcher les informations d'échapper de cette ceinture d'astéroïde. »

#36110
    Pendant trois jours, les droïdes sondes se promenèrent dans les environs, naviguant nonchalamment entre les astéroïdes, captant ici et là les informations nécessaires à leur cerveau informatique commun.


    L'exploration et les relevés réalisés révélèrent notamment la présence d'un relais holonet, et d'un gros vaisseau, identifié comme un croiseur Carrack, qui semblait faire sa ronde dans les parages. Les droïdes sondes approchant la planète purent également déceler la présence d'une poignée de corvettes, des Marauder, et d'un certain nombre de frégates légères. Il y avait fort à parier que les défenses planétaires comptaient aussi une chasse d'importance. De là, on déduisait une défense au sol, des rangs de batteries dont le nombre devenait difficile à évaluer précisément.


    Et autour, dans la ceinture d'astéroïdes, voguaient et se cachaient toutes sortes de chasseurs et petits cargos, aux armements variés, qui déguerpilleraient au premier laser tiré, ou répliqueraient de bon coeur … le nombre estimé de belligérants pirates s'avéra perpétuellement changeant, le système connaissant une forte activité. On put repérer trois astéroïdes à l'activité moyenne et aux défenses tout autant superficielles bien que homogènes, assimilables à du matériel d'utilité privée. Un autre astéroïde, le plus imposant de par son diamètre et le plus renommé, qui lui bénéficiait d'une importante activité et des mesures de sécurité associées, notamment quelques batteries qui se voulaient stratégiquement placées et un semblant de flottille qui faisait la police aux alentours, quelques chasseurs et frégates aux dimensions raisonnables.


    On nota aussi la présence de cargos de fret, ainsi que de transports voyageurs, souvent de lourds tonnages.


    On perdit quelques uns des petits soldats métalliques dans l'aventure, certainement l'oeuvre d'amateurs de tir au pigeon.
#36115
Merci pour la modération !

Image« Bien. » L'Amiral avait convoqué ses capitaines à une entrevue par hologrammes. Chaque capitaine restait sur son bâtiment. Prêt à répondre à toute attaque. La disposition en croix des vaisseaux, pointes à l'extérieur, promettait une réplique cinglante en cas d'importuns venus de l'arrière. « Les droïdes sondes ont relevé quelques informations qui suffiront à notre attaque. Il est probable qu'ils sachent que nous arrivons, mais en l'absence de mouvements importants à notre arrivée, nous tablerons sur l'effet de surprise. Mais n'hésitez pas à vous préparer à l'affrontement dès notre sortie d'hyperespace. » Rien de précis. Mais assez pour prévoir un plan. Prévoir les pertes. Les renforts. Savoir où frapper, comment frapper, et à qui demander de baisser les armes. « Un croiseur, une poignée de corvettes, plusieurs frégates. Nos techniciens partent avec une marge d'erreur élevée, de presque 50%. Le mieux est de prévoir une fortification comptant le double de ce relevé. »

L'Empire se préparait donc à attaquer deux croiseurs moyens, une dizaine de corvettes, et autant voire plus de frégates. « Vu la taille des complexes... et l'artillerie de marine... On compte entre 15 et 20 escadrilles de chasse. » 240 Chasseurs en budget-ennemi. « Le secteur est défendu en deux zones principales... Le planète, en premier. Simple parc d'attraction grandeur nature. Et le centre administratif, sur l'astéroïde Oseon-6845. » L'Amiral continua tranquillement. Les prévisions sur les forces en présence incluait le classique pour les centres de loisirs : peu de défenses sur le périmètre, pour ne pas gâcher la partie, mais des défenses assez puissantes pour repousser à elles seules un assaut pirate. « ... sont certainement dissimulées tout autour du périmètre, et à proximité des centres principaux. Le quartier administratif... et le quartier de l'hôtellerie de luxe. Comptez trois centaines de batteries, toutes catégories confondues. » Ca demandait de jouer serré. « Le périmètre extérieur peut être pilonné par nos batteries de Destroyers. Les batteries internes devront faire l'objet d'attaques par chasseurs. » L'atmosphère artificielle de l'astéroïde allait souffrir de sacrés bruits nouveaux... « En attaquant une seule partie et en profitant de la couverture naturelle des astéroïdes ambiants, nous pouvons réduire le total de batteries contre nous à une cinquantaine. » Il mima une "part de pizza", montrant bien que le terrain de jeu pouvait se réduire à un simple conduit. Comme une autre certaine bataille... « En neutralisant les défenses, nous aurons de quoi demander une entrevue avec l'Administrateur. De là, nous tenterons d'éviter une invasion. S'il n'y a pas le choix... » Il remima la part de pizza. « Nous devrons déployer nos troupes en file uniforme. Eventuellement débarquer des troupes de commandos sur les périphéries de l'astéroïde, pour ralentir les renforts à pied, et neutraliser le restant des défenses. »

Il se tourna vers son capitaine, le seul physiquement présent. « Capitaine Leedah, vous serez mon second en charge de l'attaque principale. Je nous adjoins le concours de dix croiseurs et trois porte-missiles. Vous aurez en charge la coordination des forces pour la destruction de la flotte de protection si elle se montrait hostile. » Le Capitaine acquiesça et disparut dans une coursive. « Capitaine Steix, Capitaine Borg, vous serez accompagnés de deux frégates et vous aurez pour mission de rester en retrait. Vous vous occuperez des fuyards. Lancez vos champs d'interdiction dès le début des opérations. » Ils acquiescèrent et disparurent. « Capitaine Lielan, votre mission sera de détruire au plus vite le relais Holonet. Mettez tout en oeuvre pour brouiller les communications à votre entrée dans le système. Les autres Destroyers vous y aideront, mais cette tâche sera particulièrement la vôtre. Une fois accomplie, positionnez-vous entre la planète et le champ d'astéroïde. » Bien compris. Il n'en restait qu'un. Ou plutôt, une. « Capitaine Daëliav, vous aurez pour mission de bombarder les sites de défense sol-air à la surface d'Oseon 7, et de débarquer des troupes dans le périmètre de la capitale. Ne faites pas de dégât, et annoncez d'emblée vouloir prendre le contrôle de façon pacifique. Evitez les effusions de sang. Empêchez les contrebandiers de prendre la fuite. »

Chaque capitaine savait ce qu'il avait à faire. Le risque qui faisait figure d'inconnue, dans son nombre et ses capacités, c'était les "neutres", les hors-la-loi qui se ravitaillaient là en argent, cargaison, boisson et excès. Les contrebandiers brûleurs et les livreurs d'alcools forts. Il y en aurait une partie, mais la majorité prendrait la fuite ou resterait sans rien faire face à l'assaut. Les coupables, recherchés par l'Empire, ne causeraient pas de dommages. La coalition de Nar Shaddaa était ici impossible.

Tout allait bien se passer.




« Lancement. » L'opération Zéphyr démarrait. Le déploiement initial dans sa manoeuvre numéro 1 demandait d'émerger rapidement sur trois fronts.

Le premier front, au relais Holonet. Aussitôt, l'assaut frontal sur l'astéroïde... et ensuite, un saut un peu plus loin, à la lisière des astéroïdes, boucliers dehors pour les briser en douceur. Tout en mettant toute l'énergie de leurs brouilleurs dans le satellite Holonet. Les ondes courtes seraient les seules à passer. Terminées, les communications longue distance !

Agir vite. Agir bien.




On ouvrit les fréquences publiques. Message en boucle enregistré par l'Amiral. « Ici l'Amiral Dönitz, de l'Empire Galactique. Nous revendiquons ce secteur au nom de l'Empereur Astellan. Aucun mal ne sera fait à personne. Aucun dégât ne sera à déplorer. Il suffit de vous rendre et de laisser les émissaires de l'Empire négocier votre reddition. Je répète. Ici l'Amiral Dönitz... » On criblait large. Pirates, officiels, privés installés. Nulle question de voler leurs biens. Pas question non plus d'organiser des massacres.

Mais il faudrait, pour ça, compter sur les bonnes résolutions des locaux...

Les Interdicteurs chauffaient les machines. Les allumer prendrait cinq grosses minutes. Long dans l'absolu. Cinq minutes capitales qui prendraient n'importe qui au piège, si on comptait sur l'effet de surprise...




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Il fallait atteindre la planète et son orbite. Les boucliers à particules des vaisseaux plus petit, les batteries Turbolaser à cadence légère dégagèrent vite un passage. Un tunnel dans les cailloux lévitant se dessina assez longtemps pour y faufiler la petite escouade qui devrait investir l'orbite planétaire, reléguant le problème de l'astéroïde géant à leurs arrières. Des vaisseaux de réserve restèrent à la sortie même de la ceinture, prêts à tout, comme convenu. La Capitaine Daëliav diffusa un message similaire à celui de l'Amiral. Prévenir la planète qu'ils arrivaient, et que la neutralité, c'était terminé.

Autant ne pas faire d'histoire. « Capitaine, les lieutenants affectés à notre ligne signalent qu'ils sont en position. - Bien, lieutenant. Essayez de découvrir l'emplacement de la flotte de protection. » La Capitaine tablait sur une absence de défense planétaire sol-espace. Les planètes touristiques n'étaient pas protégées ainsi. Même pas par des maniaques paranoïaques. Ce genre de défense se trouvait sur des mondes militaires. Mais la prudence la fit positionner ses vaisseaux au-dessus d'un océan. Si elle devait ordonner un accès atmosphérique, elle ne ferait qu'une attaque oblique. Pêcher par excès de prudence ? Jamais !

Mais pécher par absence de prudence... non plus.




Les chasseurs se tenaient tous prêts. Dans chaque vaisseau, on avait chargé quelques escadrilles. Les Destroyers contenaient les plus prestigieux. Les frégates les plus nombreux. On ne déployait pas tous ses atouts dès le départ. « * 87ème Escadron, code Rouge, décompte... - Rouge 1, en position. - Rouge 2, en position. - Rouge 3, prêt à décoller. - Rouge 4, en position. - Rouge 5, en position. * - Rouge 6, en position. » Rouge 6 suait à grosse goutte, et son univers oublia complètement les 6 autres Rouge restant. Son parcours à l'Académie s'était fini depuis six mois. On l'avait affectée brièvement à une lune de Bogden, pour faire des patrouilles contre un petit gang de contrebandiers qui appréciaient les endroits abandonnés. Après deux cartons sur des cargos corelliens truffés d'armements impériaux, on l'avait affectée à la flotte de Dönitz, une des flottes qui était le plus en risque de partir en chasse. Maintenant qu'elle se savait prête à décoller et à servir l'Empire, elle commença à angoisser. Ce n'était pas des contrebandiers. pas non plus des flottes républicaines. Mais elle allait peut-être se jeter contre un ensemble de chasse qui ne voudrait pas la voir ici. Par nervosité, elle commença à agiter sa jambe, son pied martelait vite le sol de son talon. Le bruit de son respirateur commença à s'intensifier... et elle entendit vite les ricanements de son aile complète. « Rouge 6... Si vous ne vous sentez pas prête, vous pouvez retourner vous coucher... » Prends sur toi ma fille. Tu en as entendu de pires. « Rouge Leader... négatif, tout va bien. » Elle coupa son micro et baissa le volume des communications de son aile.

Ses résultats lui avaient valut de piloter un Intercepteur. Elle restait donc en deuxième vague. Devant elle, elle remarqua que les premiers à s'élancer seraient les Chasseurs. Quelques Bombardiers les accompagnaient, mais pas en nombre. Dans les hangars des Destroyers, les rumeurs circulaient sur des engins de plus grand calibre. Défenseurs TIE. Suppresseur TIE. Des appareils qu'on réservait aux pilotes d'élite.

C'était décidé. Elle survivrait à la bataille à venir... ne serait-ce que pour pilote un Défenseur sous le nez de ses ailiers.

Rirait bien qui rirait le dernier...
#36372
    Oseon 2795

      « Quoi ?! M*rde … »

    Il y eut un long silence. Un très long silence. Les Directeurs d’Unités, tournés vers le Directeur Général, attendaient un ordre, une réaction. On aurait dit que tous retenaient leur respiration. Et soudain …

      « La production ne doit pas s’arrêter. Suspendez les chargements. Stockez. Je m’en fous. Mais vous n’arrêtez pas les machines, pas les foreurs. On va attendre de voir ce qu’ils veulent. »

    Rien ne bougea.

      « P*tain de bordel de m*rde !! »

    Et tous se mirent soudain à courir. On fit stopper le chargement des cargaisons dans les cargos de fret, on ramena à quai les vaisseaux prêts à partir, on suspendit les échanges extérieurs. Avait-on le choix ? On était une entreprise d’ordre privé. Allait-on s’opposer à cela, avec les trois maigres batteries qu’on avait fait installer sur le toit du bâtiment principal quinze auparavant ?

      « Et s’ils viennent ?

      - Servez leur un café … qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? »


    Oseon 5631

      « Je vous demande pardon ? »

    On lisait la peur sur son visage. Elle était l’héritière d’une grande lignée d’artistes et de collectionneurs. Sa demeure avait ici un établissement historique, et aucun de ses ancêtres n’avait envisagé un tel évènement. On avait pensé aux pirates, aux malfrats, mais pas à l’Empire, pas à cet Empire.

      « Que devons-nous faire ? »

    Nina Slake crut défaillir. L’astéroïde n’était pas équipé pour repousser une telle … invasion. Mais à quoi donc pensait-elle ?!

      « Rien, on ne fait rien. »

    Elle se posta devant la baie vitrée, droite, les mains dans le dos, le regard au-delà du bouclier de protection. On ne ferait rien.


    Oseon 5792

    Voilà plus de quinze années qu’il ne s’était rien passé ici. Le grand maître des lieux était mort. La rumeur de son assassinat elle-même ne courait plus entre les murs. Une bande de pirates locale avait fini par s’approprier l’astéroïde, pour en faire une sorte de quartier général suréquipé. C’était à la fois un lieu de fête et un lieu de crime. On y faisait atterrir les petits et moyens vaisseaux, on y invitait les collaborateurs pour des orgies durant parfois plusieurs jours consécutifs, on y vendait des armes, des épices.

    La brusque arrivée de l’Empire fut telle un coup de pied dans une fourmilière. L’endroit cachait plusieurs criminels fichés dans l’Empire, et partout ailleurs. Certains choisirent immédiatement la fuite. Ceux qui se décidèrent les premiers passèrent au travers des mailles du filet, pratiquant de dangereuses manœuvres. Immanquablement, la ceinture d’astéroïdes mit fin à la course de bon nombre d’entre eux. Tandis qu’une partie tentait de fuir, d’autres se terraient dans le labyrinthe de couloir de la demeure, et d’autres tiraient les armes au clair, armaient les batteries et se préparaient à faire feu.

    Ici, sur Oseon 5792, on attendait l’ennemi. Les batteries étaient tournées vers l’envahisseur, et les chasseurs affreux décollaient déjà, certains cargos, type corellien, à leur côté. On tirait à vue. Rapidement, les premiers traits laser percutèrent roches et boucliers.

    La partie des fuyards, celle qui survécut, répandrait la nouvelle de l’invasion soudaine.


    Oseon 6845

      « L’Empire ?

      - L’Empire.

      - Eh bien, ne prenez pas cette mine désolée. Faites quelque chose !

      - Mais … Monsieur le Ministre … »

    Il y eut un long silence. Un très long silence.

      « Faites venir le Stratège à portée …

      - À leur portée également, si je puis …

      - Préparez la salle du conseil, et faites les venir ici, les émissaires de l’Empire, faites les venir. »

    Le croiseur classe Carrack, glissant à vitesse égale sur son orbite habituelle, procéda à un correctif de trajectoire pour se mettre en route vers Oseon 6845, centre administratif du système. Tandis qu’il diffusait sur les ondes courtes son message pré enregistré invitant à la non agression, il stoppa à portée de tir de l’astéroïde géant, qui lui-même conviait à la discussion.

    De ce côté-ci, l’action avait été remise à plus tard.


    Oseon 8920

    Le peu de réaction de ce côté laissa présager de l’absence de résistance.


    Oseon VII

      « Des civils, nous avons des civils ici ! Arrêtez tout ! »

    Il agitait frénétiquement les bras à la fenêtre, inutilement.

      « Pourquoi ils n’arrêtent pas ?! »
#36383
Oseon n°2795


« Capitaine, on signale que les batteries présentes sur l'astéroïde 27-95 sont inactives. » Forcément. A quoi bon lutter aussi stupidement ? Pour l'honneur ? Dans le cas de ces jeunes gens, rester en vie était un bien meilleur projet au long-terme. « Envoyez quatre navettes chargées d'un Peloton chacune. Qu'elles se posent près des entreprises et les investissent. - Bien Capitaine. » Mais il n'avait pas terminé. « Et précisez au Capitaine en charge de l'opération de ne pas faire de violence inutile ! Je n'ai pas besoin d'un holoreportage sur des troupes de choc maltraitant des travailleurs effrayés. »

Il fallait maintenant se contenter de diffuser un message net, mais jouant l'apaisement. « Astéroïde 27-95, ici le Capitaine Leedah. Abaissez vos défenses et attendez les troupes impériales. Aucun mal ne sera fait à personne si vous coopérez. »



Oseon n°5631


« On dirait qu'ils se montrent raisonnables. » On n'en savait peu sur l'endroit. Mais rien n'indiquait qu'il fut dangereux de prime abord. L'absence de réaction laissa présager d'un comportement passif. Attentiste, même. « Envoyez deux navettes. Un Peloton dans chacune. Et un émissaire. » Les "émissaires", ces gens d'apparence charmante, aux bordures fines, pilosité maîtrisée et chevelure impeccable, petits accessoires fantaisies pour compléter un humain qui passait pour un mannequin de magasin de colifichets. Ces gens étaient des agents des Renseignements, spécialisés formés pour la diplomatie, les négociations, et les tractations commerciales. « Envoyez... Princeton. Il sera parfait. » La trentaine, les cheveux roux, la peau légèrement pâle, de bonnes manières, et une gouaille suffisante pour jouer la carte de l’apaisement et de "l'intérêt mutuel".

Il serait parfait pour la propriétaire... Nina... Slake !



Oseon n°5792


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« Quelle distance ? - Deux minutes-lumière Capitaine. » Deux minutes. Deux minutes où les deux camps devraient composer avec un mouvement supposé de l'ennemi. « Envoyez les Trenchants sur le vecteur gauche. A la frégate de couper au centre. Nous couvriront le vecteur droit. » Le Capitaine Lielan étudia la formation, décalée de deux minutes de leurs scopes. « Prenez les plus gros cargos dans les rayons tracteurs. Le plus gros de leur formation en traction puis abordage. » Méthode Tantive IV. « Dites aux lieutenants de vaisseaux de se méfier. Les bases pirates recèlent souvent des armes volées en renfort. » Les Chasseurs Affreux cachaient peut-être des vaisseaux de plus grande envergure. La base, des batteries expérimentales piratées dans des caches impériales ou rebelles. C'était le pire à envisager dans un cadre réaliste. Un cadre irréaliste verrait peut-être émerger un superlaser. Allez savoir.

« Déployez le 87ème Escadron. Qu'ils prennent en chasse les fuyards qui tentent de passer. »




« * Rouges, préparez-vous à décoller ! * » Le grand moment enfin arrivé. Les mois à l'Académie, l'affectation sur une base de Bodgen... maintenant, l'exercice était terminé. On passait à quelque chose de réel. Pas de vent pour balayer le vaisseau. Pas de petit pirate pour préférer s'enfuir que combattre. Ils allaient se lancer dans une masse compacte de fous furieux décadents qui se battraient jusqu'au bout pour faire payer l'interruption des effusions de stupre. « * Ca va être à nous. * » Un léger décompte... Puis, le chef d'escadrille décolla du hangar. Rouge 1, 2, 3... tous suivirent. 6 fut la dernière à s'élancer. Le hangar du Destroyer laissa place à un champ d'astéroïdes... un brouillard de rochers tournoyants, se fixant aux orbites selon le corps gravitique dominant du secteur. Au loin, ils percevaient les silhouettes chéries de leurs Destroyers, qui traversaient ou patientaient. 6 jeta un regard en arrière pour regarder la nuée d'Intercepteurs quitter le vaisseau capital. Combien vont survivre cette fois ? Les pertes seraient pour qui ?

Un instant, alors qu'elle observait des cargos corelliens converger, elle se prit à songer au pilote qui, sans l'avoir jamais rencontré, voulait sa mort. D'où venait-il ? Qu'est-ce qui avait poussé un bébé à partir si loin de chez lui... poser son vaisseau, sa maison, dans un endroit aussi... grotesque. Mais la seconde empathique était passée. Il était redevenu ce qu'il était né pour être : une cible.

Rouge s'engagea au flanc de Rouge 5 et envoya une salve.



Oseon n°6845


« Ils demandent une entrevue ? » L'Amiral n'aimait pas ça. Le Croiseur auparavant deviné était identifié : classe Carrack, un seul ne posait pas de réel problème, mais une demi-douzaine d'entre eux pouvait bien mettre à terre un Destroyer mal organisé. Et surtout, la question demeurait : où étaient les frégates et les corvettes relevées plus tôt ? « Faites préparer une navette. Envoyez le Conseiller négocier leur reddition. Escorte minimale. » Il convenait de tester la sincérité d'une telle invitation. La moitié des forces attendues n'était pas présente. Les forces de défense fixe suffisaient à repousser un assaut de petite envergure. Ou même plus gros. Cet abandon des hostilités...

Quelque chose clochait. Le Conseiller était un obscur membre de la Cour de l'Empereur sur Yaga Minor, dont personne ne se rappelait le domaine de compétence. Mais il était haut-gradé, et sa présence flatterait certainement le négociateur pour les Oseonains. « Dites au Capitaine Leedah de rester alerte. On dirait un piège. »




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La seule navette à descendre sur Oseon 68-45 était chargée de quatre DeathTroopers, de quelques agents des services techniques, des deux pilotes, et du Conseiller. Alziliac qu'on le nommait. Il semblait ahuri et totalement inconscient de ce qu'il faisait là. Pourtant il avait lui-même évoqué ce qu'il demanderait de l'Administrateur une fois en place. Et son service ne mentionnait aucune bévue qui justifia de le laisser léviter vivant dans le vide spatial. Trouver un sol en dur près du lieu dicté - enfin, proposé - par qui voulait les recevoir fut rapide. Les pilotes accomplirent en parallèle une mission que le Conseiller ignorait : fouiller, de leurs yeux, les environs pour y dénombrer du mieux possible les batteries de défense, et voir quelle silhouette ils avaient détecté, avant d'envoyer un bref message crypté à l'Amiral Dönitz.

« Je suis le Conseiller Impérial Alziliac. » Le Conseiller, sur le tarmac, son escorte le serrant de près, armes à la main, s'inclina gracieusement vers qui daignerait venir le chercher. « Je viens discuter des termes de votre intégration à l'Empire Galactique. »



Oseon n°8920


Pas de réaction. Comme si c'était... un espace mort. Le Capitaine Leedah songea à un astéroïde vide. Le Capitaine Steix, à bord d'un Destroyer Intercepteur, songea à la stratégie de Tarkin, consistant à placer des Destroyers derrière un satellite de bonne taille pour les sortir en renfort quand s'engageait le dernier acte d'une bataille. Les Interdicteur n'étaient pas pourvu de vaisseaux. A l'exception de quelques escadrons, pour une protection d'urgence. Mais sa méfiance le poussait à les sortir prématurément. « Envoyez le 132ème Escadron, qu'ils fassent le tour de Oseon 89-20 et fassent un rapport de situation ! » Il esprait que les Broadside laissés à l'écart de courraient aucun danger...



Oseon n°VII


« Etrange que nous n'ayons reçu aucun message. » Un homme, en bas, derrière sa fenêtre, agitait les bras, sommant l'Empire de stopper son invasion. La vue perçante de Daëliav ne suffit pas à le remarquer. Elle attendait un message confirmant leur volonté de vivre... pour ne pas faire feu. « Ils ne nous laissent pas le choix. Ordonnez le... » Un lieutenant vint l'alerter en silence. Murmurant un "Capitaine", et chuchotant une série d'informations à son oreille. Drôle de procédure. ELle comprit pourquoi juste après. Il avait évité qu'elle se paye une honte en public. « Laissons-leur un délais de vingt minutes. Repassez le message. Mais sur les fréquences des transpondeurs. » Ils avaient brouillé les liaisons Holonet ! Le message n'était pas passé. Les transpondeurs passeraient par le relais classique : faisceau-lumière ordinaire. Le trajet à cette distance prendrait moins de deux secondes en aller simple. Un décalage acceptable.

Il ne restait donc que 10 minutes.

#36564
    Oseon 2795

      « Du coup … je … euh … je prépare du café ? »

    Le Directeur Général soupira profondément.

      « Barrez-vous. »

    On laissa approcher les quatre navettes, et débarquer les quatre pelotons. Face à l’envahisseur impérial, se tenait une rangée de directeurs en cravates, et derrière eux, les premiers cadres curieux, qui avaient quitté leurs consoles, pour venir voir leur ennemi. On avait cantonné les ouvriers à leurs machines, dans les hangars, afin de garantir libres les sas d’accès pour les troupes armées qui investissaient l’astéroïde.


    Oseon 5631

    On ne fit rien. En réponse, l’Empire envoya ses navettes. Deux navettes. Pour un si petit caillou. La collectionneuse les observait en silence, elles avançaient vers le bouclier qu’on désactiva en temps nécessaire, puis réactiva derrière elles. Il n’y avait pas d’armes ici. Du moins, pas vraiment. La première navette se posa devant le sas, la seconde suivit sans attendre. La propriétaire des lieux rechignait à descendre leur souhaiter la bienvenue. On fit poser pied à terre aux hommes en armes, et à un … un « officiel ». Il fallait y aller.

    Slake se para de son manteau blanc, ainsi que de deux gardes du corps, qui eux portaient une arme dans leur veste. La jeune femme préféra pour une fois les escaliers à l’ascenseur, un escalier qui longeait le mur courbe du hall, un escalier de pierre brute et sombre sur laquelle les talons de ses bottes claquaient à chaque marche descendue, un escalier qui dominait le sas et l’entrée surdimensionnée du manoir à l’architecture atypique posé sur l’astéroïde. Slake se présenta devant l’émissaire, ses cheveux noirs et courts faussement ébouriffés, un complet de satin noir d’encre sous le manteau mi longueur de cuir blanc. Son petit nez retroussé se souleva avec tout son port de tête, d’un geste hautain, propre à certains artistes aux tendances ermitiques.

      « Bienvenue chez Nina Slake. Que puis-je faire pour vous ? »


    Oseon 5792

    S’engageait dans l’espace interastéroïdal un combat acharné entre la chasse impériale et la myriade hétérogène de vaisseaux pirates, armés jusqu’aux dents, leurs pilotes la boule au ventre et la rage pour dernière amie. L’ennemi se trouvait être bien plus nombreux que prévu. La plupart des sondes envoyées dans ce périmètre avait eu un champ d’action très réduit par les tirs ludiques des occupants de 5792. L’exploration de la zone était incomplète. Non pas qu’on avait pas couvert la totalité de cet espace, mais plutôt que le nombre d’occupants en question était resté relativement vague. C’était donc une déferlante de bolides trafiqués qui se jetait au devant des vaisseaux impériaux. Une attaque de front, doublée d’une stratégie inexistante, qui laissait juste assez de temps à d’autres pour filer par l’autre côté, prenant la tangente de la troisième dimension et profitant d’un non respect des conventions spatiales pour se tirer d’affaire. Ils n’étaient qu’une poignée à passer, une poignée néanmoins.

    La formation impériale se trouva rapidement confrontée au problème du bretteur confirmé affrontant le jeune novice adepte du moulinet du poignet. Ouvrez la ligne, vous êtes mort. Fermez-la, et c’est la prise de fer assurée, avec pour seule issue une confrontation garde contre garde, victoire au plus fort des deux. On pilotait donc garde contre garde. L’étau se resserrait entre 5792 et les deux Destroyers. Mais les affreux pirates causaient de gros dommages à la chasse impériale, telle une nuée de sauterelles chargeant un boisseau de maïs. Cependant, les Trenchants gardaient l’avantage de la discipline et de la communication, poussant lentement leurs ennemis vers la défaite. Sentant sa fin prochaine, l’essaim de 5792 se rua subitement sur un adversaire unique, comme si l’un d’entre eux avait soudain poussé un dernier cri de guerre. Ce qui restait des pirates fondit sur la frégate, jusqu’à destruction de l’appareil, et extinction des derniers récalcitrants. Un sursaut de stratégie avant la mort.

    L’affrontement avait duré deux heures.


    Oseon 8920

    Il les vit passer dans son champ de vision. Un rapide coup d’œil au cadran confirma la ligne de mire active. Les chasseurs impériaux, à portée de tir. Dans cette configuration, 2795 se trouvait hors trajectoire. En anticipant un peu, et en visant bien dès la sortie, on explosait la moitié de l’escadron. La moustache de l’officier frémissait tandis que son index tremblait. Il était sourd au message que diffusait son Carrack sur les ondes courte portée. Paix. Non agression. Reddition. Il pesta de colère, détourna son attention de 8920 pour revenir à 6845.


    Oseon 6845

    Lob Doluff n’avait rien pour lui. Il était de petite taille, le ventre rond, et un crâne chauve luisant d’anxiété. Rien ne jouait en sa faveur, sinon sa fortune et son poste. Administrateur Principal. Ici, autour d’Oseon VII, il gérait tout. Il avait connaissance de chaque fait et de chaque chose. Il était seul maître à bord. La nouvelle d’une invasion impériale imminente l’avait fait choir de son lit. Il avait renvoyé sa compagne d’une nuit, passé un ensemble propre et avait essuyé son front suintant. Quand le Conseiller Impérial s’inclina devant sa petitesse, Lob Doluff était prêt, fin prêt à recevoir l’Empire pour la négociation.

      « Je suis l’Administrateur Principal Doluff. Venez donc discuter à l’intérieur. »

    On guida la petite délégation jusqu’à la salle du conseil. On fit asseoir le Conseiller d’un côté, tandis que l’Administrateur s’installait de l’autre. Personne d’autre ne fut invité à se joindre à la tablée.

    Doluff attrapa de sa main gourde la carafe d’eau qui trônait devant lui.

      « Un verre d’eau ? »

    Il se servit lui-même, puis éventuellement son hôte. Il but une gorgée, reposa son verre sur la table. Son petit cerveau, à l’intérieur, transpirait. Il espérait que son front resterait au sec.

      « Alors … Conseiller Alzlak, parlez-moi de cette … intégration … »

    Ses petits yeux bruns se plissèrent pour faire la mise au point sur la silhouette de l’impérial.


    Oseon VII

      Ici l'Amiral Dönitz, de l'Empire Galactique. Nous revendiquons ce secteur au nom de l'Empereur Astellan. Aucun mal ne sera fait à personne. Aucun dégât ne sera à déplorer. Il suffit de vous rendre et de laisser les émissaires de l'Empire négocier votre reddition. Je répète. Ici l'Amiral Dönitz…

    L’homme à la fenêtre cligna deux fois rapidement des yeux. Ses bras retombèrent le long de son corps.

      « C’est un genre de blague ? »

    Personne ne répondit.

      « Ils font quoi, là-haut ?

      - Sur 6845 ?

      - Oui.

      - Les communications sont coupées depuis déjà un moment. Donc : aucune idée.

      - Bon euh … on peut parler à ces gens ?

      - Qui ?

      - Eux. Dönitz.

      - L’Empire ?

      - Oui. Eux.

      - Bah … Oui.

      - Donnez-moi ça. »

    Le Directeur en Chef d’Oseon VII attrapa fermement le micro de communication de salle de contrôle. Il se pencha sur la console jusqu’à avoir approché sa bouche suffisamment proche de l’appareil.

      « Il n’est pas … »

    Son ventre s'aplatit sur la table et l’opérateur dû reculer son siège pour céder sa place.

      « Bonjour, Amiral Dönitz. Ici le Directeur Heisten. Représentant du Vice-Président Trouvee. De Planète Rêves. Nous avons des civils ici. Des touristes, plus précisément. Pourriez-vous …

      Vous croyez que si je demande … Ils entendent là ? Ah.

      Pourriez-vous, s’il vous plaît, vous tenir à distance de notre planète ? Pour les détails administratifs, voyez avec Doluff. Pourriez-vous ne pas faire peur à nos touristes ? Merci.

      ...

      J’appuie là ?

      ...

      C’est coupé ?
      »
#36657
Oseon n°2795


« Capitaine, les lieux sont habités, mais aucun signe d'armement ou de dispositif hostile. » Accusant réception d'un signe de la tête, le Capitaine arma son propre blaster, un vieux DH-17 de la vieille garde, et reprit place à l'arrière. Accrochés à des barres fixées au plafond de la navette secouée, un peloton complet attendait, sans nervosité, un peu d'action dans ces temps d'ankylose. « Soldats ! Armes en position létale ! » Pas de paralysie. Qui tirerait y passerait. Tant pis pour les ordres du Capitaine. Pas de brutalité inutile... Admettons. Mais pas de risque inutile non plus. « On ne tire que pour riposter ! On ne tabasse pas à vue, on prend juste le contrôle... Libérateurs, pas oppresseurs. D'accord ? » Reçu. Il fit ensuite transmettre ces ordres à ses quatre Lieutenants sous ses ordres.

Finalement, les quatre navettes commencèrent d'investir la cour principale devant les entrepôts. En arc de cercle devant une bouche béante, ouvrant sur des machineries, des palettes anti-grav empaquetée et prêtes pour le stockage, avec quelques droïdes porte-charges à leur routine programmée, au milieu d'ouvriers en EPI, un peu hébétés par l'apparition soudaine de ce qui ne ressemblait pas à des transporteurs conventionnels.

Des côtés des navettes jaillirent des dizaines de StormTroopers. Même si tout avait été dans le calme, la panique aurait régné. Il fallut que la navette de tête hurle ses instructions pour s'assurer d'un pacifisme tout relatif. « L'AMIRAL DONITZ DE L'EMPIRE GALACTIQUE EXIGE UNE COOPERATION TOTALE DE LA PART DES HABITANTS DES ASTEROIDES D'OSEON. AUCUN MAL NE SERA FAIT SI VOUS COLLABOREZ. N'OPPOSEZ PAS DE RESISTANCE. TOUTE OPPOSITION SERA REPRIMEE PAR LA FORCE. » Une compagnie complète convergea vers le bâtiment. Chaque équipage de navette s'occupait d'un point cardinal autour des entrepôts. Personne n'entrerait ni ne sortirait. « Qui est votre patron ici ? » La masse des cadres au-devant de la scène laissait supposer que le directeur de l'opération était venu appaiser la situation en personne. S'il n'était pas trop lâche pour le faire. « Capitaine SD-5618. L'Astéroïde numéro 27-95 passe sous contrôle de l'Empire Galactique. »

L'épaulière kaki du Capitaine allait vite s'imposer en tête-à-tête dans le bureau du Directeur. Ils pourraient discuter de son passage à la devise impériale.



Oseon n°5631


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Les deux navettes pour Nina Slake furent moins cavalières que pour le précédent astéroïde. Le Conseiller Princeton descendit par la rampe de devant, plutôt que par les écoutilles latérales de débarquement. Les deux pelotons quittèrent leur navette en ordre de parade, deux par deux, armes en clair présentées, sur un pas martial synchronisé. La navette de tête laissa voir le Conseiller, flanqué de quatre gardes en armure blanche, dont l'un d'eux portait l'épaulière de Lieutenant.

Le Conseiller Princeton était un jeune homme issu d'une bonne famille de la Bordure Médiane. Les cheveux roux ordonnés, un visage amical où figurait une pilosité bien taillée, des manières travaillées par un précepteur jusqu'aux entraînements spéciaux de l'Empire en faisaient un exemple de négociateur appaisant, le genre à professer la paix et le consensus. Peut-être même croyait-il à la sincérité de ses mots, alors qu'il négociait. Ce théâtre était son premier exercice concret de négociation. Mais il se savait assez maître de lui pour ne pas glisser sur les phrases et provoquer un incident. « Mademoiselle Slake. » Il s'inclina en bonne révérence, son médaillon frappé du cimier impérial pendant sous sa tête alors qu'il s'inclinait. « L'Empereur connait la réputation de la famille Slake, notamment votre mère, Ema. Et c'est en amateur d'art qu'il m'envoie vous promettre de ne pas altérer votre patrimoine. »



Oseon n°5792


Les relevés n'avaient pas menti : la marge d'erreur était colossale. L'Amiral avait eut la bonne idée de prévoir le double des relevés pour éviter les mauvaises surprises. Si cela semblait alors exagéré, quelque chose maintenant laissait entrevoir une pertinence dans cette fourchette d'estimation. Et finalement, les rapports ne donnaient rien d'autre que ce qu'ils connaissaient déjà : la victoire.

Les opérateurs aux consoles com' avaient employé le terme "Flotte Irrégulière d'Oseon" pour décrire l'amas de cargos, de chasseurs modifiés et autres caisses volantes qui s'étaient élancés sur l'Empire, comme si leur vie de débauche allait se terminer dans un "bang" plutôt que dans un gémissement. L'Ordre et la Sécurité revenait à Oseon. Cela se passerait des flibustiers qui échouaient dans la zone.

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Sans couper court à leur courage, leur manque de discipline et de coordination produisit un effet à double tranchant pour tous les chasseurs : les ennemis étaient des proies faciles et isolées, mais imprévisibles. Un cargo pouvait vite en cacher un autre. « Ici Rouge 6, j'ai besoin de soutien ! » Le premier déploiement de Rouge 6 s'était fait sur une boule au ventre. Les formations serrées s'étaient vite éparpillées, et maintenant, les chasseurs et intercepteurs jouaient de tirs à portée minimale pour mettre en pièce les armements blindés des cargos corelliens qui tombaient en nuées. « * Ici Rouge 3, je l'ai dans mon réticule... * » Et après une esquive qui promettait d'être la dernière de sa vie, Rouge 6 se sentit soulagée. Une berge rouge venait de faire dériver le cargo sur sa droite, fonçant dans un astéroïde à la dérive. « Bien joué Rouge 3 ! Et merci. »

Elle en avait abattu 3 déjà, et à grand peine seulement. Les vaisseaux de l'Empire étaient nerveux et nombreux, mais l'ennemi composait avec une force brutale et des boucliers. Plus une expérience qui faisait défaut à la moitié des pilotes ici. Personne n'avait vécu assez de batailles de cette ampleur pour jouer d'expérience. « * Ici Rouge Leader. Poussez les vers les lignes de Trenchant ! * » Rouge 6 porta son regard vers les croiseurs, qui sommeillaient en ligne à l'orée de la ceinture rocheuse. Les cargos qui sortaient se faisaient accueillir par une salve compacte et calme, qui se débarrassait des boucliers en un passage, et achevait d'envoyer les passagers dans le vide spatial à la deuxième. Le feu croisé était imparable. « * Capitaine ! * » Il le voyait déjà. Les autres aussi d'ailleurs. Comme un banc de sardines qui se transformait en dague, les survivants des pirates convergèrent sur une position éloignée, dont certains pilotes restant venaient.

La frégate commença à riposter, avant que des casse-cous ne viennent pilonner la passerelle. Jusqu'au bouquet final, consistant en une soucoupe volante venue s'effondrer de plein fouet sur le pont. Une explosion phénoménale, qui creusa un trou dans la ceinture d'astéroïde, finit par se répendre avec fracas dans les yeux et le coeur des pilotes restants.

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Personne ne prononça un mot. « * On rentre. Notre travail est terminé. * »

Pour le Capitaine Lielan, à bord du Destroyer, la nouvelle lui parvint de visu, avec un déglutissement. « Rapport sur les pertes. » Une frégate détruite. Evidemment. Le rapport complet sur les pertes de la chasse restait à venir. En deux heures, ils avaient plier le centre actif principal d'Oseon. « Faites descendre une compagnie dans quatre navettes immédiatement. Et une supplémentaire de Commandos. Qu'ils nettoient la base pirate. » Il songea même un instant à un détail. « Faites descendre deux TB-TT et quatre TR-TT par la même occasion. Un appui de proximité ne sera pas de trop je pense. »

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Oseon n°6845


Le Conseiller s'en inclina une seconde fois, à entendre que son hôte n'était nul autre que l'Administrateur Principal Doluff. Quelques dossiers traînaient sur lui, des petits secrets que la vie de noblesse ne cachaient jamais très longtemps pour les Renseignements Impériaux. Les deux faiblesses de Doluff étaient connues des services impériaux. Mais déjà, se présenter. « Je vous suis, Eminence. » Alziliac était glabre et pâle, mais dispensait avec fierté son médaillon impérial au cou, son insigne de Conseiller Impérial, et sa Croix de l'Ordre du Mérite, comme pour se donner l'air plus important qu'il ne l'était vraiment.

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L'homme était officiellement Conseiller aux Questions Economiques de la Marine Planétaire en Climat Tropical. En bref, il s'occupait des quelques rafiots qui pompaient les nappes de carburant liquide dans les veines mouvantes des mondes chauds. Un poste fantoche. Pour masquer sa véritable occupation. Alziliac était un vieux tortionnaire du Bureau, placé là pour sa connaissance approfondie des tics nerveux des humanoïdes de tout bois. Alors que la procession faisait son chemin vers une salle de réunion quelconque, un StormCommando reçut un message par comlink, signalé par deux doigts posés sur la région de l'oreille. Il se prit alors à chuchoter au Conseiller. Doluff était un drogué au Lesai. Et mieux encore : l'effet secondaire attendu avait l'effet inverse sur lui : au lieu de le rendre sans coeur, son palpitant ne s'en était que plus ouvert. Il en résultait un homme riche, puissant, mais soucieux de ses gens et de leur bien-être. Idéal pour négocier.

« Un verre d'eau, volontiers, Eminence. » "Administrateur Principal" était trop formel pour être réutilisé comme tel. Et n'étant pas chef d'état, "Excellence" était déplacé. "Eminence" s'imposait de soit, et conservait l'excellence demandée pour des individus de grande place dans la société.

Quand Doluff écorcha son nom, Alziliac ne répondit rien, sinon par un sourire. On ne connaissait pas à Doluff un ton blessant. Certainement autre chose alors. « L'Empereur Astellan, qui gouverne un Empire plus unifié que jamais, s'est figuré que la Centralité, qui n'est composé que de planètes indépendantes et sans lien entre elles, méritait d'être organisé autour d'une volonté centrale, et d'une identité commune, en plus de bénéficier d'ouvertures sur des avantages galactiques... comme les stations de ravitaillement, les voies hyperspatiales, et une protection contre la piraterie. En bref, civiliser un espace trop sauvage. Oseon, en tant que pilier et figure de proue civilisée de cet espace, devra se voir attribuer la lumière qui éclaboussera les mondes reculés de la Centralité. Nous avons donc besoin du soutien d'Oseon et de ses membres pour mener à bien ce projet d'unité. »



Oseon n°8920


« Mais qu'est-ce qu'ils font ? Ils devraient être revenus déjà ! »



Oseon n°VII


« * Bonjour, Amiral Dönitz. Ici le Directeur Heisten. Représentant du Vice-Président Trouvee. De Planète Rêves. Nous avons des civils ici. Des touristes, plus précisément. Pourriez-vous...

Vous croyez que si je demande... Ils entendent là ? Ah.

Pourriez-vous, s’il vous plaît, vous tenir à distance de notre planète ? Pour les détails administratifs, voyez avec Doluff. Pourriez-vous ne pas faire peur à nos touristes ? Merci.
...
J’appuie là ?
...
C’est coupé ?
* »


On a à faire avec un comique. Le Capitaine Daëliav commença de se prendre le menton, se grattant la joue et passant une main dans ses longs cheveux blonds en crinière sensuelle et cruelle. On aurait dit une gardienne de camp de rééducation, le genre électrofouet à faire hurler sur le dos des détenues. Peut-être était-ce son passé. « Cherchez qui est ce Heisten. Et Trouvee. Et Planètes Rêves ! » L'aide de vaisseau acquiesça et aboya une nouvelle fois les demandes aux consoles dans la fosse de commandement. Trois types pianotèrent à la vitesse de l'éclair, terminant de compiler les informations simultanément, redonnant le résultat à l'aide, qui s'empara des réponses pour en faire profiter le Capitaine. « Heisten semble être un cadre supérieur de la société Planète Rêve, dirigée par Cix Trouvee, un ancien parieur reconverti dans les actions immobilières de luxe. Planète Rêves est une agence immobilière spécialisées dans la vente et la location de biens en lieux paradisiaques, avec services. »

Le Capitaine n'eut pas besoin de plus. Le genre qu'elle détestait maintenant... Et s'offrirait à la retraite. Une maison les pieds dans le sable sur Zeltron, à se faire servir par de beaux mâles locaux, esclaves heureux de servir les bas instincts de celle qui serait devenue Amirale entre-temps. Voire Grande Amirale, qui sait. « Dites-lui que s'il y a un armement au sol, qu'il soit désactivé. Toute aggression sur la flotte impériale sera soldée par une vitrification complète de ses installations. » Message passé. Message reçu ?
#37694
    Oseon n°2795

    Le Directeur Général s’avança. Il se tenait droit, la tête haute, mais quelque chose dans son attitude révélait une certaine anxiété. Peut-être cette main gauche qui sursautait régulièrement et sans contrôle contre le flanc de son porteur. Peut-être cette mâchoire un peu de travers qui s’ouvrait parfois pour ne laisser sortir aucun son. Ou bien ce sourcil froncé. Ou encore cette démarche à demis pas. Quoi qu’il en fut, le Directeur Général se présenta au Capitaine SD-5618.

      « Venez discuter dans mon bureau, Capitaine. »

    Ce qu’ils firent. De la porte du bureau à la porte du réfectoire, trainaient dans les couloirs les cadres et les ouvriers, les mains vides, qui attendaient le verdict. Tout s’était arrêté, on aurait voulu que non, on perdait de l’argent. Oui mais, attendez … si on en vient à changer de devise, avec les conversions … oui, oui, attendons. Dans le bureau de la direction, on parla franchement.

      « 2795 suit la réglementation de l’Administration Centrale, mais c’est un domaine privé qui appartient à notre firme. Notre commerce a été développé dans les règles de la neutralité et de l’indépendance. Autant dire que nous produisons pour tout le monde, Nord, Sud, Empire, République … »

    La main du Directeur brassait l’air à rythme lent. Il n’était pas assis à son bureau, mais se tenait debout près de son fauteuil. Par la baie vitrée, il regardait l’atelier à l’arrêt, encore fumant du travail du matin.

      « Nous imaginons les restrictions liées à un changement de gouvernance dans le système … Il ne faudrait pas que la firme souffre, économiquement parlant, de l’arrivée de l’Empire. Je suis sûr que vous me comprenez … Je n’ai pas les moyens de m’opposer à vous, et je n’en ai pas l’intention. Je vous demande simplement de faire en sorte que le changement soit invisible. »

    Il se tourna enfin vers l’officier qui hocha la tête. Ils mirent ensuite en place les conditions d’accompagnement des ateliers vers le grand changement qui les attendaient. Le Directeur Général ne fit aucune histoire : il se moquait des affaires de gouvernance politique, il voulait voir tourner les machines à nouveau, et sentir la vibration des cargos décollant du hangar, et compte le cumul du bénéfice à la fin de son mois.

    Oseon n°2795 : dossier clos.




    Oseon n°5631

    Nina haussa les épaules. Il pouvait se présenter n’importe qui, si ce n’était pas l’Empereur en personne, cela ne l’impressionnait pas. Elle emmena le Conseiller Princeton dans le salon voisin, au rez-de-chaussée. De là, on avait une belle vue sur l’astéroïde et l’espace derrière lui. On apercevait 6845 et la flotte impériale. Nina, mains sur les hanches, prit place dans son fauteuil favori, laissant le choix au Conseiller d’un siège tiers. Les gardes impériaux et les gardes du corps locaux se faisaient face en silence d’un bout à l’autre de la pièce. La jeune femme claqua des doigts pour que l’un d’eux lui apporta sa boisson favorite, servie comme toujours dans un verre de cristal.

      « L’Empereur, en amateur d’art, comprendra que ni la collection de ma mère, Ema, ni ma propre collection, ne quitteront cet endroit. Elles sont notre propriété depuis toujours. Notre héritage est celui d’une longue lignée. Nous le protégeons, ce qui est nécessaire, mais nous savons aussi le partager, bien entendu, ponctuellement. Il est toutefois exclu que ces œuvres changent de propriétaire. Cette collection est privée, elle le restera. »

    Ici encore, on se moquait de passer d’un gouvernement à un autre. Ici, on était hors du temps. Ici, on vivait d’art et d’eau fraîche. Ou presque. La fortune Slake permettait d’encaisser à peu près n’importe quelle catastrophe de court terme. L’arrivée de l’Empire, les mises à niveau économiques, quelques changements politiques, seraient sans impact pour les millions accumulés de génération en génération. Et on savait l’Empereur érudit, et respectueux des collectionneurs et autres savants de l’Art.

      « Présentez-moi les modalités de notre intégration à l’Empire Galactique. »

    Le Conseiller, un sourire discret collé aux lèvres, prit une brève inspiration.

      « C’est très simple. Cet astéroïde devient part du territoire impérial, et vous, et vos employés, devenez des citoyens de l’Empire. Cela comporte des changements, bien évidemment, mais dans les faits, votre quotidien demeura inchangé. À quelques détails, bien sûr, il est normal que vous reconnaissiez et respectiez le droit impérial ainsi que les lois qui régissent l’Empire. »

    Il sourit de manière plus prononcée.

    Nina se leva. C’était une diva, à n’en point douter.

      « Voyez cela avec mon avocat et mon comptable, et tenez moi informée de la conclusion de vos échanges. »

    Et elle le laissa là. Ensuite, après discussion avec les deux intéressés, on trouva un accord relativement simple. Les expositions et réceptions Slake se contenteraient de l’espace impérial et alliés impériaux. Et on crut comprendre que Nina n’était pas affectée par la nouvelle. Elle retourna se murer dans son bureau, où elle reprit on ne savait quelle activité …

    Oseon n°5631 : dossier clos.




    Oseon n°5792

    Face à une compagnie de Troopers impériaux réguliers, une compagnie de Commandos, deux TB-TT et quatre TR-TT … la planque des pirates d’Oseon n’opposa relativement aucune résistance de long terme. La plupart des pirates avaient fui, les autres s’étaient écrasés contre la flotte, et ceux qui restaient périrent sous le feu des blasters impériaux. Il fallut encore deux heures pour nettoyer l’astéroïde au grand complet. 5792 se transforma en un vaste tombeau. Les Troopers trouvèrent les caches d’armes, plus ou moins, et les caches d’épices. Il restait sur place quelques vaisseaux, des épaves, qu’on fit brûler à l’occasion. Après deux heures de chasse aux rats, le Capitaine Lielan, à bord du Destroyer, reçut confirmation du succès de l’opération, pour des pertes impériales minimes sur place.

    Oseon n°5792 : dossier clos.




    Oseon n°6845

    Doluff s’épongea le front du coin de la manche. Il était prêt à écouter. Il écouta.

      « … sauvage, oui … »

    Doluff songeait à tous ces pirates, et à ses approvisionnement en épices …

    Quand le Conseiller eut fini, les petits yeux de l’Administrateur se plissèrent.

      « La lumière, Oseon la mérite ! »

    Il en était presque à taper du poing sur la table, mais il se retint. Son ego était flatté des mots creux de l’Impérial.

      « Oseon est la porte de la Centralité, c’est un point stratégique clef. Je comprends votre Empereur … »

    Le Conseiller hocha la tête, entendant les mots gorgés d’orgueil de l’Administrateur.

      « Mais … Renatasia demandera l’administration … ils sont … »

    Il ne trouvait pas ses mots. Il enchaîna très vite.

      « Mais … La Centralité deviendrait … un Secteur impérial ? Un Sur-Secteur ? »

    Le Conseiller reprit calmement.

      « C’est bien à Oseon que pense notre Empereur quand il évoque la Centralité. Nous étendrons l’Administration ici présente à toute la Centralité. Renatasia comprise. Dans la pratique, la Centralité, sous VOTRE administration serait rattachée au Sur-Secteur Perlémien. »

    Doluff hocha la tête.

      « L’Empire assurera la protection d’Oseon ?

      - Et de toute la Centralité.

      - Nous aurons un statut … particulier ?

      - La Centralité devient un secteur impérial, avec tout ce que cela implique. »

    Doluff se gratta le front.

      « Je … je voudrais réfléchir un instant. »

    Il n’y avait rien à réfléchir, aucun choix n’était laissé. Mais le Conseiller accorda un moment de pause, pendant lequel l’Administrateur s’isola, et se gratta encore le front. Il revint rouge comme une tranche de lard laissée trop longtemps sur le feu, et donna son accord verbal pour qu’on entama l’intégration d’Oseon, et par anticipation de toute la Centralité, à l’Empire. Lui aussi voulait être accompagné.

    Oseon n°6845 : affaire à suivre.




    Oseon n°8920

    Ils revinrent ! Ce n’était qu’un astéroïde vide.




    Oseon VII

    Les défenses au sol furent désactivées, on demanda aux civils de se mettre à couvert, de regagner leurs appartements et de ne pas en sortir jusqu’à nouvel ordre. On proposait, le temps que passât l’Empire, des divertissements en chambre.

    Heisten précisa, maintes et maintes fois, que ce qui se passait sur Oseon VII dépendait du Gouvernement Central, et qu’il n’y avait rien à négocier ici. Tout se ferait avec Doluff.

    Oseon VII : dossier clos.

Enfin. Enfin, je respire à nouveau. Mes idées s[…]

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Lark attendait le vaisseau de cette Alison Malor[…]

Bothawui [Solo]

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