L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

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By Misha Droan
#34070
Qu'est ce qu'elle aimait quand il faisait ça. Quand il tournait autour d'elle comme un rapace autour de sa proie. Quand la température prenait le temps de monter, petit à petit, dixième de degré par dixième de degré. Ses chaussures claquaient à chaque pas, déclenchant le long son échine un doux frisson d'excitation. Elle ne le quittait pas d'un regard. Si lui avait engagé une parade nuptiale, elle restait sur sa position, lui laissant la primeur de la séduction.

Le temps semblait suspendu, comme s'il avançait au ralenti. Et pourtant en quelques pas à peine, voilà qu'il était déjà face à elle, et qu'elle sentait son souffle sur son visage. Sa main se glissa dans son dos, puis vers ses reins, et voilà que sa poitrine venait à la rencontre de son torse. Elle laissa tomber en douceur ses mains le long de son corps, et se laissa approcher, tandis que le visage de son pirate s'enfonçait dans ses cheveux pour se noyer jusqu'à son oreille, où il prononça quelques mots qui firent monter à ses lèvres un sourire particulièrement mutin.

Il n'y avait pas des centaines de réponses possibles .


- Tu as oublié quelque chose mon amour.

Sa main remonta lentement. Quittant son propre corps vers le poignet de Ciaphas, puis le long de son avant bras, longeant encore plus lentement son biceps, avant d'atteindre enfin son cou, puis sa joue. D'une caresse légère, elle redescendit pour venir appuyer légèrement son doigt sur son sternum et et le faire reculer de quelques centimètres, afin de pouvoir plonger son regard dans le sien.

- Tu n'es pas mon capitaine.

Ses mains se posèrent sur les joues de Ciaphas, et avec gourmandise, ses lèvres vinrent chercher les siennes. Il n'était pas son capitaine, certes, mais il était l'homme de sa vie. Ou d'une partie de sa vie. Après tout, personne ne savait prédire l'avenir, et autant elle que lui ne savaient ce qu'ils seraient dans 6 mois, un an, ou une vingtaine d'année. Alors elle ne laissait jamais les querelles durer bien longtemps, parce qu'elle en avait encore eu la preuve aujourd'hui, chacune de leurs rencontres pouvait être la dernière, et chacune se devait d'être célébrée comme il se devait.

- Mais je suis clémente, et je vais te pardonner ta mégalomanie.

A nouveau, l'arrogance transparaissait dans sa voie, et elle ne pouvait retenir son sourire encore plus grand. Son corps se pressa légèrement contre le sien, tandis que ses pieds se débarrassaient de leurs bottes, comme animés d'une volonté propre.
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By Ciaphas Cain
#34072
Ainsi donc, la jeune femme persistait dans son acte d'insubordination, que dis-je, de mutinerie. Ha ! Il n'y avait qu'une seule punition, un seul châtiment que méritaient les renégats. Il était de son devoir d'appliquer la peine capitale à la corellienne qui était à sa merci dans sa propre cabine, question d'autorité et de ne pas perdre la face. Cela commençait par un détail somme toute importante. Serrés l'un contre l'autre avec elle dos au mur, ils étaient très proches de la porte de la cabine, assez pour qu'en tendant la main gauche, Cain puisse la verrouiller de l'intérieur d'un geste rapide et glisser la clé dans la poche intérieure de son manteau.

On dirait bien que tu es coincée là-dedans avec moi, quel dommage. A moins que tu n'arrives à me maîtriser et récupérer la clé...

Jouons donc à un petit jeu, si tu gagnes tu es libre, dans le cas contraire tu es à ma merci. Un jeu dangereux du chat et de la souris. Mais qui est le chat et qui est la souris dans cette situation ? Qui chasse qui ? Il eut un large sourire, le genre de sourire de fripouille qu'on aurait trouvé au choix séduisant ou inquiétant, selon la façon dont on considérait le corellien. Puis il haussa les sourcils, étonné malgré lui, dans le bon sens. Il dit d'une voix douce :

C'est la première fois que tu m'appelles "mon amour" si je ne me trompe pas. Ça sonne bien. Ça fait du bien à mes oreilles d'entendre ça ma chérie.

Il n'eut pas le temps d'en dire plus car la rouquine l'attrapait entre ses mains et lui signifiait de la manière la plus claire et impérieuse possible que les mots n'étaient plus utiles, qu'il était temps de laisser place aux actes. Lorsque leurs lèvres se touchèrent puis ne se lâchèrent plus, il frissonna imperceptiblement et soupira intérieurement. Misha. Irremplaçable, magnifique, follement belle, farouchement indépendante, elle était son monde. Lui eut-elle demandé là de partir avec elle loin de tout qu'il l'aurait suivie aveuglément, sans poser de question et sans hésiter.

Brièvement, leurs lèvres se séparèrent et ce fut presque à contrecœur. Le répit ainsi acquis lui permit de se noyer dans ses yeux brillants d'une étincelle passionnée qu'il ne connaissait que trop bien et qu'il aimait tant apercevoir. D'un geste calme, rapide mais pas empressé, il jeta de côté son manteau et entrouvrit sa chemise puis, prenant la main de la jeune femme dans les siennes, la posa sur sa clavicule et la fit bouger de côté, là ou battait son cœur à une vitesse folle comme à chaque fois qu'ils étaient ensemble.

Il n'appartient qu'à toi et il t'appartiendra toujours. Jusqu'au bout, peu importe ce qui se passera. Je dois te l'avouer, tu m'as sauvé ce jour-là ou nous nous sommes rencontrés à Nar Shaddaa. Tu m'as rendu meilleur que je n'aurais pu l'être seul. Je t'aime Misha, à jamais.

Puis, enfin, le temps des paroles fut passé et de nouveau, il partit à l'assaut de ces lèvres si ardemment désirées, si précieuses. Leurs baisers étaient fougueux et témoignaient d'une vitalité incroyable. Se sentir si vivant, si heureux, si fou jusque dans sa propre chair, sans pouvoir ni vouloir s'arrêter. De ses mains il se saisit des jambes de la jeune femme qu'il souleva sans effort. Elle paraissait si légère qu'on aurait pu croire qu'elle allait s'envoler s'il la lâchait. A vitesse de croisière et à reculons, aveuglé par la cascade des cheveux de feu sur son visage, le corellien mena le duo jusque sur le lit au fond de sa cabine et s'y assit, la jeune femme sur lui.

Il refusait de la lâcher tout comme elle semblait refuser de le laisser s'en aller. Ses lèvres étaient verrouillées, capturées par celle de l'élue de son cœur et lui, détenu dans sa cellule, ne pouvait qu'y attendre la fin de sa détention comme il le pouvait. Et pendant ce temps là, les mains de Cain allaient et venaient, parcourant sous le t-shirt d'un noir profond la moindre parcelle de sa peau si blanche qu'on aurait pu croire à de la neige. Une neige qui fondait sous son toucher enflammé. Le feu, il nous consumera tout les deux ma douce. Il n'y a pas de place en ce bas monde pour la passion qui nous anime toi et moi. Tu seras toujours à moi. Toujours... Et jamais.
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By Misha Droan
#34282
Ses yeux se posèrent sur son torse, et s'ouvrirent tout rond lorsqu'il saisit sa main pour la coller sur son cœur. Elle pouvait presque le sentir au travers de la peau, comme s'il venait taper directement contre sa main. Ses mots la frôlaient et la caressaient, comme si son esprit faisait en sorte de ne pas vraiment les entendre. Pourtant ils trouvaient une voie directe vers son cœur, s'y faisant une place, s'y inscrivant à jamais.

Elle ne lui répondit pas. Il n'y avait rien à répondre à vrai dire. Cette déclaration d'amour – pleine pour lui, à demi-mot pour elle – n'attendait pas de complément, pas de mots supplémentaires. Elle se suffisait à elle-même. Cette déclaration avait effacé la colère, l'enervement, la rancoeur, du côté de Misha en tout cas. Ces nouveaux baisers avaient un goût différent. Ils n'étaient pas moins passionnés, moins fougueux. Ils n'étaient pas moins puissants, bien au contraire, ils étaient empreints d'amour véritable.

Petit à petit, ils avaient reculés sans que Misha ne s'en rende compte, et elle poussa un léger cri étouffé lorsqu'elle manqua de lui tomber dessus, avant de finalement glisser une jambe de chaque côté de celles de son aimé, les bras autour de son cou, les camouflant d'un rideau de ses cheveux roux. Un sourire amusé s'installa sur ses lèvres alors que sa poigne se relâchait légèrement pour laisser ses doigts vagabonder sur son épiderme. Elle, elle se contentait pour l'instant de dévorer ses lèvres avec une gourmandise folle.

Et puis, petit à petit, elle repris le dessus. Il n'avait plus de manteau déjà, et sa chemise ouverte fini par rejoindre le reste au sol. Avec délicatesse, presque lentement comme un spectacle qu'elle lui offrait, elle attrapa les bords inférieur de son t-shirt pour le retirer, dévoilant, en plus de sa peau presque diaphane, une poitrine sans lingerie, dénuée de tout artifice.

Alors qu'elle reposait ses mains sur ses joues, pour l'embrasser à nouveau, son dos se couvrait de dessins, tracés par le mouvement de ses os et ses muscles. Puis, elle le lâcha, et se retira de son assise, se retrouvant debout, face à lui. Lentement, elle retira ses chaussures, puis ouvrit le bouton de son pantalon qu'elle fit glisser sur ses cuisses. Elle n'avait même pas besoin de parler. Leurs regards le faisaient pour eux. Le tissu finit par atteindre le sol, et elle s'en débarrassa d'un coup de pied agile. Elle pencha légèrement la tête, les mains sur les hanches, avant de se rapprocher de lui et de reprendre sa place à cheval sur ses genoux.


- J'espère que tu n'avais rien de prévu de manière pressée... Parce que maintenant que je suis là, je ne compte pas partir tout de suite...
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By Ciaphas Cain
#34287
Pouvait-il exister plus beau spectacle que la ravissante jeune femme dont la silhouette se tenait devant lui et dévoilait ses charmes avec un sens de la mise en scène certain ? Assurément pas, ou rien qui ne l'atteindrait jamais. Fine, voluptueuse, envoûtante. Il aurait tué pour elle, il mourrait pour elle. Elle était son univers et sa raison d'être. Au fond, pouvait-on vraiment dire qu'il avait vécu vraiment avant de faire sa connaissance ? Rien n'était moins sûr. Avec une lenteur indécente et délibérée, elle offrait son être au corellien dans un geste d'abandon volontaire.

Il s'agissait d'un partage mutuellement consenti et qui profiterait à chacun, rien de moins. Il sentait son souffle sur son visage tandis qu'elle se penchait au-dessus de lui, le dominant avec une nonchalance feinte. Il en était bien ainsi après tout de leur relation. Mis à nu (littéralement d'ailleurs) devant elle, il ne pouvait que s'incliner et reconnaître la suzeraineté qu'elle exerçait sur lui, n'étant rien sans elle alors que l'inverse n'était pas forcément vrai. Sa dépendance le condamnait à devenir l'esclave volontaire de ses caprices. Peut-être le savait-elle ou peut-être pas.

Eh bien maintenant que tu le dit, il y a des réparations assez urgentes à effectuer, au risque de voir le vaisseau imploser. Mais j'imagine que ça n'est pas ça qui t'arrêtera pas vrai ?

Son indomptable compagne, impossible à arrêter ou retarder, faisant ce qu'elle voulait quand elle le voulait. Qu'est-ce qu'une perspective de possible mort pouvait bien leur faire après tout ? La mort finirait bien par arriver alors d'ici là, autant en profiter. Chaque instant pouvait être le dernier et se devait d'être savouré, dépensé non pas avec parcimonie mais en gardant cela en tête.

La dame avait parlé et ne souhaitait ni attendre ni être dérangée. Et lui, son humble serviteur, qui était-il pour déroger à ses désirs ? D'autant qu'elle disposait d'un sérieux avantage sur lui : elle n'avait plus rien quand il lui restait tout le bas dont se débarrasser. La friponne avait bien calculé son coup, mais il ne serait pas dit que Cain ne reviendrait pas dans la course, ça non ! Un corellien ne s'avouait jamais vaincu, pas même lorsqu'il était habilement coincé dans une situation difficilement tenable.

Le dilemme était tout de même sérieux, la délaisser juste le temps de se dévêtir ou tenter le coup sans pour autant perdre de vue l'objectif ? Choix difficile. Bien sûr, il aurait pu obtenir son aide mais cela l'aurait rabaissé une fois dans le lit des négociations... Au sourire mutin que la belle lui adressait, perchée sur lui comme elle l'était, il semblait qu'elle fut parfaitement consciente de son débat intérieur. L'heure était venue d'agir, il n'était plus temps de débattre.

Tu me facilites pas la tâche toi...

La manœuvre fut délicate à effectuer. Ses mains se remirent à tracer leur chemin parmi les plaines du dos de la jeune femme, descendant à vitesse réduite jusqu'à ses fesses puis s'arrêtant, stationnant sur place. Ensuite de quoi, alors que lui-même visitait la région de la poitrine de la belle, la forçant ainsi à relâcher sa pression et lui abandonner momentanément la conduite, il disposait enfin d'une fenêtre d'action. Quittant les contrées ô combien plaisantes de l'arrière-train, ses mains purent continuer le long des cuisses avant d'empoigner son pantalon et le déboutonner.

La suite fut un jeu d'enfant, il souleva la belle qui s'était de toute façon accrochée à lui plus tôt et le bas eut tôt fait de lui échapper, glissant au sol. Enfin, un point pour lui, un partout. Retour sur le matelas dont la couverture semblait presque de trop. Les lèvres de Misha retrouvèrent les siennes et le partage de leur passion fut renouvelé. Il soupira d'aise, savourant ce goût inimitable qu'il aurait voulu ne jamais sentir lui échapper. L'éternité n'aurait pas été assez longue pour qu'un jour arrive ou il se lasserait de son parfum, de sa splendide silhouette féminine, du goût de sa langue et de son corps pris dans une étreinte langoureuse.

Il fut bientôt temps de se donner l'amour l'un à l'autre et Cain, comme toujours, accomplit avec plaisir ce devoir sacré. Il connaissait bien le sanctuaire de la jeune femme et savait y être le bienvenu. Cette fois ne serait pas différente des autres. N'y tenant plus, le pirate franchit le seuil de la porte. Il n'y avait qu'elle, Misha. Aucune autre, jamais.
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By Misha Droan
#34307
Comme à chaque fois, elle se rendait compte à quel point tout ça lui avait manqué. Ses mains posées sur sa peau, son souffle dans son cou alors qu'il venait enfouir son visage dans la cascade de feu de ses cheveux, reflet intense du caractère volcanique qui remuait les tripes de la jeune femme en permanence. Elle souriait, heureuse de l'avoir enfin retrouvé, heureuse de savoir qu'il était en vie, après ce à quoi elle avait assisté. Leurs lèvres se soudaient, comme ne formant qu'une seule bouche, et leurs corps se rapprochaient inexorablement. Sans pouvoir s'en empêcher, sans pouvoir se raisonner.

Enfin, il s'était débarassé de ce qui lui restait de vêtements, et son sourire s'étira encore un peu plus. La résolution de cette équation torride approchait de son but, et elle ne pouvait plus attendre, elle ne voulait plus attendre. Cependant, elle lui laissait la main, pour une fois elle oubliait son caractère plutôt impulsif, et laissait le choix à son homme d'y aller ou non, de faire durer le plaisir, ou de l'augmenter encore.

Lorsqu'il prend possession d'elle, son corps se cambre, de délice, et ses doigts se crispent légèrement dans son dos. Sa bouche revient chercher la sienne, leurs visages dissimulés derrière la facade rouge de ses cheveux. Ils n'avaient pas basculé sur le lit, ainsi, elle était toujours installée sur son bassin, et ainsi determinait le rythme de leur passion. La cabine semblait chauffer de plus en plus, tel un four, et s'il n'y avait pas de si grands risques de mort immédiate, elle aurait bien ouvert le hublot pour refroidir un peu les choses. Sans doute que l'équipage finirait par se demander où était passé leur capitaine, et pourquoi il ne venait pas leur filer un coup de main. Mais ça, concrètement, elle n'en avait absolument rien à faire. Pour l'instant, elle profitait de lui, d'eux, juste leurs corps, leurs esprits, leurs cœurs, fusionnés l'un à l'autre.


- Ne me laisse plus partir... Plus jamais...

Elle avait murmuré à son oreille, le rythme ralenti, comme pour être sûre qu'il entende bien, qu'il ne puisse pas passer à côté de ses mots. Elle s'accrochait à lui, avant que leurs ébats ne reprennent de plus belle. Il n'y avait rien de plus fort au monde que l'amour qu'elle lui portait, que la puissance de leur passion. Avec douceur, elle bascula pour lui laisser l'ascendant sur elle. A nouveau elle s'offrait entièrement, sans réflexion, sans crainte, sans pudeur. De toute façon, elle n'avait pas à en avoir de la pudeur, il la connaissait par cœur ou presque, et elle le sentait bien à la façon dont se dirigeaient ses mains sur son corps, aux endroits où il posait ses lèvres. Avec délicatesse, elle enroula ses cuisses autour de lui. Elle en voulait plus, et que ça ne s'arrête plus jamais.

Le temps leur était compté, et elle profitait de chaque minutes. Chaque seconde. Chaque fragment d'éternité passé avec lui.
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By Ciaphas Cain
#34315
Il n'y avait pas de plus beau spectacle que celui la jeune femme qui se tenait contre lui, dans toute sa parfaite vulnérabilité et qui refusait de le lâcher. Ses lèvres semblaient collées aux siennes, déterminées à ne pas les laisser s'échapper ni lui laisser de répit. Tout était comme s'il était son prisonnier, esclave de son bon désir et voué à rester là, avec elle, sans possibilité de s'échapper. Mais pourquoi pas, après tout, qui aurait pu souhaiter s'échapper d'une telle prison ?

Seul un imbécile aurait pu préférer l'opprobre d'une fuite à l'union de sa chair avec celle, d'une blancheur presque immaculée, pâlement ravissante, de la corellienne. Leurs cœurs, tout comme leurs baisers et leurs étreintes, battaient à l'unisson. Comme si chaque mouvement que faisait l'un trouvait instinctivement la réponse parfaite chez l'autre. L'on aurait pu trouver tout ceci par trop mécanique, trop rigide, qu'il manquait quelque chose d'indescriptible mais rien n'était plus faux. Le feu qui les animait autant qu'il faisait brûler la chevelure de la belle ajoutait la passion qui aurait pu manquer à l'acte.

Pour tout ce qu'il aurait pu y avoir de prévisible dans leurs rapports à chaque seconde qui passait, il existait toujours une petite attention, un geste, un regard, un mot murmuré qui ajoutait à la magie de l'ensemble. Ici une caresse au niveau de la poitrine, là une oreille mordillée de façon faussement pudique... Le bruit de leurs respirations emmêlées ne faisait qu'ajouter à l'atmosphère bouillante qui régnait. Tout était en ébullition, les corps autant que les esprits et tout semblait se diriger vers un bouquet final explosif.

Les doigts de sa main gauche vinrent se glisser entre ceux de la main droite féminine, comme en un geste qui se voulait rassurant et tendre tout à la fois. Il lui signifiait ainsi que jamais elle ne serait seule, il serait toujours là pour elle. Il lui avait donné son cœur et dans son âme, il ne vivait que pour savourer le moment ou il la reverrait. Peu importait ce qu'il adviendrait, il ne l'abandonnerait pas. Brièvement, il parvint à échapper à son emprise et dut lâcher à grand-peine quelques mots avant que déjà, possédée par un désir impossible à arrêter, elle ne le reprenait comme le dû qu'il était.

Je ne te laisserai jamais seule, je serai toujours là pour toi...

Peut-être n'avait-elle pas entendu, trop happés qu'ils étaient l'un par l'autre. Pour autant, il avait peut-être été inutile de tenter de le lui dire. Les mots n'auraient jamais suffi à exprimer toute la puissance de ses sentiments et il n'y avait rien à lui dire qu'elle ne sut déjà. Finalement, la nature du terrain changea et le lit jusque-là simplement ignoré devint leur nouveau champ de bataille ou il faudrait lutter. Pourtant, il n'était nul besoin d'en arriver là avec elle. La jeune femme et lui savaient exactement quoi et comment faire. Chaque fois était pour eux comme inédite alors même qu'ils se connaissaient intimement.

Elle avait refermé ses cuisses autour de lui, lui intimant ainsi de ne pas abandonner mais de continuer à avancer, toujours plus, sans se retourner ni fuir. De son côté, il glissa chacune de ses mains dans les siennes pour former 2 poings mêlés qu'il fit glisser par-delà leurs visages, contre le lit. L'équilibre était ainsi rétabli entre qui contrôlait quoi. Elle gémissait doucement dans un abandon total et lui en faisait de même, ses yeux le touchaient jusqu'au plus profond de lui-même. Jusqu'à sa mort, il chérirait ce regard qu'elle avait pour lui lorsque, au moment ou l'extase la plus pure se dessinait sur ses traits fins et chaleureux, elle semblait le supplier de continuer.

Pour toujours Misha. Pour toujours.




Il n'aurait su dire combien de temps s'était écroulé entre le moment ou ils étaient entrés dans sa cabine pour qu'il la tance vertement sur son idiotie et celui ou ses yeux s'étaient rouverts, extrait d'un sommeil probablement pas très long. Lui revenaient très vite des souvenirs qui lui amenaient un sourire réjoui. De la chaleur, le goût d'une peau d'une douceur incomparable, l'odeur délicieuse d'un amour profond et... Il fronça les sourcils alors qu'il reniflait. Hum, ça sentait sacrément bizarre là-dedans, il faudrait qu'il pense à aérer à la prochaine escale.

L'idée l'amusa et il ricana brièvement. Ce fut alors qu'il réalisa le poids qui pesait sur lui. Ses yeux encore un peu fatigués mirent quelques secondes à s'habituer au peu de lumière dans la cabine puis lui dressèrent lentement un tableau de la situation. Une flamboyante collection de cheveux longs détachés reposait sur son torse et celle-ci appartenait à un visage lui-même reposant sur sa poitrine. Il entendait sa respiration lente, typique d'une personne endormie. A bien y réfléchir maintenant, il n'y avait pas que ses cheveux et son visage qui dormaient sur lui mais aussi tout le reste de la jeune femme.

Il songea à bouger pour s'habiller mais il risquait de la réveiller et c'était hors de question. Pourquoi gâcher un si parfait moment ? Autant contempler ce spectacle dont n'importe quel gourmand aurait été friand et laisser les secondes passer. Certes, il faudrait s'attendre à ce que le Trandoshan lui passe un savon une fois qu'il lui aurait mis la patte dessus mais il s'en foutait, c'était lui le capitaine après tout alors oh. Il se contenta de rester là, allongé avec Misha sur lui, passant une main dans ses cheveux tandis que l'autre chatouillait avec une douceur infinie chaque centimètre de peau qu'il pouvait atteindre. Pas de mal à titiller la belle après tout.

Peut-être y aurait-il un second round. Ou peut-être pas. L'un comme l'autre, Cain s'estimerait de toute façon plus que comblé.
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By Misha Droan
#34346
Si le réveil avait été tendre pour Ciaphas, ce n'était pas le cas du sommeil de Misha. Si elle semblait paisible d'extérieur, ses rêves étaient troublés. Des tirs, des cris, des corps au sol, et une peine immense qui l'envahissait, en constatant que le corps de son compagnon gisait au milieu des autres, les yeux grands ouverts et le regard vide. Elle s'approchait de lui, fébrile, tremblante, apeurée même, au fond d'elle, de constater que la vie l'avait bel et bien quitté. A genoux à ses côtés, elle ne pouvait que se rendre compte que tout était terminée. Plus de respiration, plus de pouls. Il était là, sans vie, et elle ne pouvait rien faire pour le ramener auprès d'elle. Voilà ce qu'il en coûtait, d'aimer un pirate, de croire qu'il était invincible, que rien ne pourrait les atteindre. Il était perdu, à jamais.

Les larmes coulèrent, salées et rondes, sur les joues blanches de la rouquine, aussi bien dans son rêve que dans la vie. Elles mouillèrent légèrement le torse de Ciaphas, qui était bien vivant, mais elle ne le savait pas encore. Etait-ce cette humidité soudaine qui l'éveilla, ou le léger mouvement de l'homme qui venait de se réveiller, elle ne saurait le dire, mais ses yeux s'ouvrirent doucement, papillonnant pour réussir à les garder ouverts. Puis elle tourna la tête, et tomba sur son sourire, doux, aimant, et protecteur. Elle se sentait en sécurité dans ses bras – bien que ça ne soit pas pour ça qu'elle était avec lui – et pourtant son rêve hantait son esprit.


- Tu es réveillé depuis longtemps ?

Elle se redressa légèrement, maintenant le drap sur sa poitrine, fausse pudeur absolue dans la mesure où il avait déjà tout vu d'elle à de nombreuses reprises. Elle se mit à genoux, puis bascula légèrement de côté pour s'asseoir, lâchant doucement le drap qui glissa sur sa peau. Il n'aurait manqué qu'un rayon de lumière venu se perdre dans ses cheveux roux pour ajouter au tableau. Mais il n'y avait pas de ça ici, seulement la lumière tamisée de la cabine, qui donnait une ambiance légèrement romantique à ce réveil.

- Tu m'as promis de ne jamais me laisser seule.

Les mots résonnèrent étrangement entre les murs de la cabine. Presque comme un reproche. Parce qu'elle savait très bien que c'était une promesse qu'il ne pourrait pas tenir. Parce qu'il lui avait dit, auparavant, qu'il ne la laisserait pas vivre sur ce vaisseau. C'était d'ailleurs en partie pour cela qu'il lui avait offert son vaisseau flambant neuf, n'est ce pas ? Pour qu'elle ne reste pas avec lui, qu'elle vive sa vie sans lui, sans eux. Et elle avait apprécié, elle était obligée de l'avouer. Mais Misha avait beau vouloir être une des femmes les plus indépendantes qu'elle ne connaissait, elle ne pouvait pas se passer de l'homme qu'elle aimait, et la peur de le perdre passait au dela de tout. C'était bien là sa plus grande faiblesse d'ailleurs.
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By Ciaphas Cain
#34355
Pas beaucoup non, mais assez pour savoir que ça doit se poser des questions à l'extérieur sur mon absence pour diriger les réparations.

Ce qui ne lui faisait ni chaud ni froid notez bien. Déjà parce que le Trandoshan pouvait très bien le faire ou, s'il était toujours coincé dans son chasseur, l'Ugnaught voire un autre de ses gars et aussi parce qu'il avait été occupé à une tâche bien plus attrayante et plaisante il fallait bien l'avouer. Et puis il était le capitaine alors il faisait ce qu'il voulait hein bon. Quant au fait que certains pouvaient se demander (voire deviner facilement) ce que foutait le boss avec la donzelle étrangère dans sa cabine, eh bien qu'ils bavardent entre eux, ça rendrait leur tâche moins ingrate et ça ferait passer le temps.

La belle se redressa avec le drap sur elle, ce qui était fort dommage il fallait l'avouer, pourquoi donc cacher ses attraits à sa vue ? Il ne fallait pas en avoir honte, elle était belle et désirable c'était tout à fait normal ! Hum, les hormones ne s'étaient pas encore assez calmées... Puis lorsqu'elle se décala de côté et que le drap impoli se rappela ou était sa place - pas sur elle donc - le corellien remarqua les traces scintillantes qui partaient des yeux de la jeune femme. Étonné, il se rendit compte qu'elle avait pleuré et ne comprit pas vraiment. Il avait fait quelque chose de mal ? Il avait dit quelque chose de mal ?

Pourquoi ces larmes, y a un truc qui cloche ?

La réponse vint juste à la suite. Ah oui. C'est vrai qu'il y avait cette histoire. Hmm. Cain se gratta l'arrière du crâne, quelque peu gêné, ne sachant pas trop quoi dire. Il ne désirait véritablement pas la laisser seule, pas plus qu'il ne goûtait à l'idée de lui dire à nouveau au revoir et à la prochaine, on ne savait jamais de quoi demain serait fait. Mais ça faisait partie du deal que chacun suive sa propre route sans rien imposer à l'autre. Et là ou il allait, là ou son travail et sa vie le menaient, il était impossible qu'elle le suive. Romantique de cœur, le bougre refusait de l'exposer aux mêmes dangers que lui.

Du coup, lui promettre ça était aussi crédible que de promettre qu'il allait démissionner de sa vie de criminel pour devenir un avocat respectable : autant promettre de décrocher la lune. Alors comment on fait quand on croit sincèrement en une promesse sacrée qu'on sait être impossible à tenir mais qu'on voudrait vraiment pouvoir tenir ? Situation légèrement intenable. Fronçant les sourcils, il se redressa pour venir entourer la jeune femme de ses bras autour de la taille, sa tête posée entre la nuque et l'épaule de la belle.

Tu ne seras jamais seule, quand bien même tu n'es pas avec moi. Je sais que c'est pas ce que tu voudrais entendre mais tu sais comme moi que je peux pas me barrer comme ça. Ça reviendrait à être un fugitif et c'est pas une vie pour moi. Mais tu sais qu'on peut toujours se parler ou se voir quand tu le souhaites.

Sauf quand je suis au beau milieu d'une bataille entre bandes rivales, là c'est plus compliqué de se ménager du temps ensemble.

Tu sais que je ne peux pas me passer de toi... Mais j'ai aussi besoin de tout ça, cette vie que je me suis construite. Comme toi tu as besoin de te balader n'importe ou parce que sinon tu t'ennuierais bien vite. Peu importe la distance, toi et moi on restera toujours liés.

Il prit l'une des mains de Misha dans la sienne et la serra doucement. C'était aussi bête, simple et surement niais que ça. Ils seraient toujours ensemble et jamais seuls parce que là, dans la paume de leur main, battrait le cœur de l'autre et qu'ils le sentiraient à chaque instant.
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