L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

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By Misha Droan
#34070
Qu'est ce qu'elle aimait quand il faisait ça. Quand il tournait autour d'elle comme un rapace autour de sa proie. Quand la température prenait le temps de monter, petit à petit, dixième de degré par dixième de degré. Ses chaussures claquaient à chaque pas, déclenchant le long son échine un doux frisson d'excitation. Elle ne le quittait pas d'un regard. Si lui avait engagé une parade nuptiale, elle restait sur sa position, lui laissant la primeur de la séduction.

Le temps semblait suspendu, comme s'il avançait au ralenti. Et pourtant en quelques pas à peine, voilà qu'il était déjà face à elle, et qu'elle sentait son souffle sur son visage. Sa main se glissa dans son dos, puis vers ses reins, et voilà que sa poitrine venait à la rencontre de son torse. Elle laissa tomber en douceur ses mains le long de son corps, et se laissa approcher, tandis que le visage de son pirate s'enfonçait dans ses cheveux pour se noyer jusqu'à son oreille, où il prononça quelques mots qui firent monter à ses lèvres un sourire particulièrement mutin.

Il n'y avait pas des centaines de réponses possibles .


- Tu as oublié quelque chose mon amour.

Sa main remonta lentement. Quittant son propre corps vers le poignet de Ciaphas, puis le long de son avant bras, longeant encore plus lentement son biceps, avant d'atteindre enfin son cou, puis sa joue. D'une caresse légère, elle redescendit pour venir appuyer légèrement son doigt sur son sternum et et le faire reculer de quelques centimètres, afin de pouvoir plonger son regard dans le sien.

- Tu n'es pas mon capitaine.

Ses mains se posèrent sur les joues de Ciaphas, et avec gourmandise, ses lèvres vinrent chercher les siennes. Il n'était pas son capitaine, certes, mais il était l'homme de sa vie. Ou d'une partie de sa vie. Après tout, personne ne savait prédire l'avenir, et autant elle que lui ne savaient ce qu'ils seraient dans 6 mois, un an, ou une vingtaine d'année. Alors elle ne laissait jamais les querelles durer bien longtemps, parce qu'elle en avait encore eu la preuve aujourd'hui, chacune de leurs rencontres pouvait être la dernière, et chacune se devait d'être célébrée comme il se devait.

- Mais je suis clémente, et je vais te pardonner ta mégalomanie.

A nouveau, l'arrogance transparaissait dans sa voie, et elle ne pouvait retenir son sourire encore plus grand. Son corps se pressa légèrement contre le sien, tandis que ses pieds se débarrassaient de leurs bottes, comme animés d'une volonté propre.
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By Ciaphas Cain
#34072
Ainsi donc, la jeune femme persistait dans son acte d'insubordination, que dis-je, de mutinerie. Ha ! Il n'y avait qu'une seule punition, un seul châtiment que méritaient les renégats. Il était de son devoir d'appliquer la peine capitale à la corellienne qui était à sa merci dans sa propre cabine, question d'autorité et de ne pas perdre la face. Cela commençait par un détail somme toute importante. Serrés l'un contre l'autre avec elle dos au mur, ils étaient très proches de la porte de la cabine, assez pour qu'en tendant la main gauche, Cain puisse la verrouiller de l'intérieur d'un geste rapide et glisser la clé dans la poche intérieure de son manteau.

On dirait bien que tu es coincée là-dedans avec moi, quel dommage. A moins que tu n'arrives à me maîtriser et récupérer la clé...

Jouons donc à un petit jeu, si tu gagnes tu es libre, dans le cas contraire tu es à ma merci. Un jeu dangereux du chat et de la souris. Mais qui est le chat et qui est la souris dans cette situation ? Qui chasse qui ? Il eut un large sourire, le genre de sourire de fripouille qu'on aurait trouvé au choix séduisant ou inquiétant, selon la façon dont on considérait le corellien. Puis il haussa les sourcils, étonné malgré lui, dans le bon sens. Il dit d'une voix douce :

C'est la première fois que tu m'appelles "mon amour" si je ne me trompe pas. Ça sonne bien. Ça fait du bien à mes oreilles d'entendre ça ma chérie.

Il n'eut pas le temps d'en dire plus car la rouquine l'attrapait entre ses mains et lui signifiait de la manière la plus claire et impérieuse possible que les mots n'étaient plus utiles, qu'il était temps de laisser place aux actes. Lorsque leurs lèvres se touchèrent puis ne se lâchèrent plus, il frissonna imperceptiblement et soupira intérieurement. Misha. Irremplaçable, magnifique, follement belle, farouchement indépendante, elle était son monde. Lui eut-elle demandé là de partir avec elle loin de tout qu'il l'aurait suivie aveuglément, sans poser de question et sans hésiter.

Brièvement, leurs lèvres se séparèrent et ce fut presque à contrecœur. Le répit ainsi acquis lui permit de se noyer dans ses yeux brillants d'une étincelle passionnée qu'il ne connaissait que trop bien et qu'il aimait tant apercevoir. D'un geste calme, rapide mais pas empressé, il jeta de côté son manteau et entrouvrit sa chemise puis, prenant la main de la jeune femme dans les siennes, la posa sur sa clavicule et la fit bouger de côté, là ou battait son cœur à une vitesse folle comme à chaque fois qu'ils étaient ensemble.

Il n'appartient qu'à toi et il t'appartiendra toujours. Jusqu'au bout, peu importe ce qui se passera. Je dois te l'avouer, tu m'as sauvé ce jour-là ou nous nous sommes rencontrés à Nar Shaddaa. Tu m'as rendu meilleur que je n'aurais pu l'être seul. Je t'aime Misha, à jamais.

Puis, enfin, le temps des paroles fut passé et de nouveau, il partit à l'assaut de ces lèvres si ardemment désirées, si précieuses. Leurs baisers étaient fougueux et témoignaient d'une vitalité incroyable. Se sentir si vivant, si heureux, si fou jusque dans sa propre chair, sans pouvoir ni vouloir s'arrêter. De ses mains il se saisit des jambes de la jeune femme qu'il souleva sans effort. Elle paraissait si légère qu'on aurait pu croire qu'elle allait s'envoler s'il la lâchait. A vitesse de croisière et à reculons, aveuglé par la cascade des cheveux de feu sur son visage, le corellien mena le duo jusque sur le lit au fond de sa cabine et s'y assit, la jeune femme sur lui.

Il refusait de la lâcher tout comme elle semblait refuser de le laisser s'en aller. Ses lèvres étaient verrouillées, capturées par celle de l'élue de son cœur et lui, détenu dans sa cellule, ne pouvait qu'y attendre la fin de sa détention comme il le pouvait. Et pendant ce temps là, les mains de Cain allaient et venaient, parcourant sous le t-shirt d'un noir profond la moindre parcelle de sa peau si blanche qu'on aurait pu croire à de la neige. Une neige qui fondait sous son toucher enflammé. Le feu, il nous consumera tout les deux ma douce. Il n'y a pas de place en ce bas monde pour la passion qui nous anime toi et moi. Tu seras toujours à moi. Toujours... Et jamais.
L'ombre et la lumière

Elle ne comprenait pas, où ne voyait pas. Le voil[…]

Les indicateurs du tableau de bord avait beau cli[…]

Peut-on sortir d'un trou noir ?

Salut à tous ! Je propose, à ceux qui s'int[…]

5.1. [Machination] Mise en place

Chaz et Vinz suivirent Edge et son petit pote da[…]