L'Astre Tyran

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By Haya Fuu
#39159
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Lankor Amarid
"Je pense que sa meilleure pièce reste "Voisins Voisines". Un rôle fait sur mesure qui a lui a permis de montrer qu'il avait un vrai avenir dans les pièces dramatiques.
Shoshua Maarkz
- Surtout grâce à la mise en scène, qui l'a bien aidé.
Lankor Amarid
- C'est vrai qu'il occupait bien l'espace, pas comme dans celle de Kopt. C'était qui déjà l'acteur ? Son nom m'échappe...
Shoshua Maarkz
- Je ne l'ai pas vue, je ne saurai pas dire. Je n'aime pas Kopt, à faire dans le simplisme, il finit par tomber dans le simpliste.
Lankor Amarid
- Et pourtant il parait que le budget de ses décors est impressionnant. De ce que j'en ai entendu dire."


Deux tables plus loin dans le restaurant situé au sommet de l'une des tours de Loretto, capitale de la planète du même nom, une toute autre discussion se tenait. On y parlait finance et imposition tandis que les assiettes se vidaient lentement au rythme des couverts qui s’entrechoquaient. Au bar, une jeune femme était en conversation avec un humain dans les mêmes âges qu'elle. Elle l'écoutait raconter son dernier séjour sur Coruscant, parmi les hautes huiles, lorsque l'excellence et l'élite de la société républicaine se retrouvait. L'une aurait aimé savoir qu'elle tenue portait sa sénatrice, l'autre regrettait de ne pas avoir pu s'entretenir avec.

Dans un coin un peu plus isolé, à une table n'ayant vu que sur le restaurant, se tenaient un père et sa fille. Ils discutaient tranquillement. Le père tirait de temps en temps une bouchée de son assiette, tandis que sa fille, prétextant ne pas avoir fin, n'avait rien commandé.






Haya Fuu
"Sinon, on peut parler de ce qui nous amène ?, finit par attaquer la jeune femme, qui commençait à trouver les déblatérations de son convive lassantes.
John Smith
- Les affaires, toujours les affaires hein ? Si tu y tiens. Avec ta mère on t'a inscrite à une école de journalisme en ligne. Comme ça tu pourras continuer tes activités tout en poursuivant tes études. Je te conseille de t'y mettre dès demain, joua l'homme, qui trouvait assez amusant cette idée de transmettre ainsi quelques informations.
Haya Fuu
- Et quelle école mon cher père ?
John Smith
- L’E.S.J.C, ils ont de bons résultats. Basé sur Rodan. D'ailleurs je me suis permis de valider ton stage. Que dirais-tu d'une enquête sur un réseau d'esclavagistes ? Il y a un certain Tylin Woodes qui a été arrêté il y a peu pour avoir enlevé des Zeltrones. Un bon début pour ta carrière non ?
Haya Fuu
- Très bon début, je suppose que maman a pris les devants ?
John Smith
- Tu la connais, elle ne te laisserait pas partir sans s'être assurée que tu aurais tout ce dont tu auras besoin. Elle cherche déjà où te loger, tu n'auras plus qu'à te poser. La connaissant tes valises t'y attendrons."


Du coin de l'œil, Haya avait finalement réussi à capter le regard du comédien, connu et reconnu, Lankor Amarid. A son âge grandissant, il avait troqué sa toison noire de jais contre une plus modeste couleur poivre et sel, et son visage même semblait usé, malgré les évidents efforts que son chirurgien avait donnés pour lui garder un semblant de jeunesse.





John Smith
"Si ce que je dis ne t'intéresse pas demoiselle.
Haya fuu
- Bien sur que si. On a une date ?, interrogea l'Anzat afin de faire bonne figure.
John Smith
- Rien de bien précis pour le moment, j'attends que ta mère finalise le dossier. Mais ce ne serait pas à Lankor que tu fais du gringue ?
Haya fuu
- Là se sont mes affaires, fit plus sèchement remarquée l'Anzat, dont l'appétit commençait à se faire sentir.
John Smith
- Je pense qu'il n'y a plus rien à en dire. Le chauffeur passera te prendre en temps et en heure. Si tu veux bien m'excuser, je dois me lever tôt demain, conclut l'homme en reposant sa serviette sur la table, à coté de son assiette vide."


L'Anzat était restée encore quelques minutes assise. Un serveur était venu demander s'il pouvait débarrasser la table, elle acquiesça avant de se lever à son tour pour se diriger vers la seule autre table encore occupée. La soirée allait peut-être enfin commencer.

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Ce n'est que quelques jours plus tard qu'elle pu mettre la main sur le dossier complet de l'opération. Elle y trouvait sa nouvelle identité, Anissa Reg'ror, étudiante en première année de journalisme, inscrite, comme lui avait indiqué son pseudo père, à l'E.S.J.C. Il y avait évidemment quelques informations sur Commenor, la planète qui était supposée l'avoir vu naître, et quelques pages sur la ville où elle avait hypothétiquement grandi, histoire de pouvoir être assez crédible si elle devait aborder le sujet.

Les enquêteurs de A.1.A. avaient fait tout le travail de préparation, répertoriant les principales informations qui lui seraient utiles avant de se lancer dans l'aventure. Il y avait une trop brève liste de noms, avec les implications des uns et des autres dans l'affaire. Rien qui ne puisse être trouvé en soulevant quelques tapis, ou en s'intéressant un minimum au sujet. Discrétion oblige, ils étaient allés jusqu'à voyager un peu, afin d'éviter que si quelqu'un remonte le fil des recherches, il ne tombe pas sur Loretto. Des tentatives de prises de rendez-vous avaient été faites avec les principaux intervenants locaux qui s'étaient plus ou moins affichés publiquement dans cette affaire, et Haya en attendait toujours les confirmations.

Finalement, la journaliste en herbe devait disposer d'un petit appartement qui lui servirait de point de repli en cas de coup dur. Un membre de la Confrérie veillerait sur place, afin de faire toutes les remontées nécessaires ou accélérer un repli en urgence si besoin. Compte tenu de la nature de la mission, cela semblait clairement superflu. Mais ses longues années d'expérience l'avait amenée à faire toujours preuve de d'avantage de prudence, d'autant qu'elle supposait que si la Confrérie avait choisi de lui demander à elle d'intervenir, c'est qu'il y aurait probablement du ménage à faire dans un second temps. Elle pourrait y retrouver du matériel utile, comme armes, munitions, autre identité. Son point de chute officiel serait un modeste hôtel, plus en rapport avec les faibles revenus dont elle pouvait bénéficier. Mais avant d'en prendre possession, elle devrait récupérer un autre bagage laissé à son intention.

Après trois jours passés sur Commenor à visiter les points d'intérêts notés dans son dossier, mais aussi à s'acheter ce dont elle aurait besoin pour faire local, comme quelques tenues dans les friperies, l’Anzat était repartie, sans garder un souvenir particulièrement mémorable de cette planète. Désormais installée dans la navette qui devait la conduire sur Zeltros, elle se sentait troublée. Son maître n'avait quasiment jamais fait référence à sa planète natale. Haya était à la fois curieuse de découvrir si sa réputation sulfureuse était à la hauteur de la réalité, mais à cela se mélangeait à un sentiment de crainte, qu'elle attribuait au fait qu'elle allait, en un sens, ouvrir une porte que son maître lui avait fermée des années auparavant. Malgré ses efforts pour se concentrer sur ce qu'elle aurait à faire dans les jours à venir, et sur le dernier document qu'elle devait encore intégrer sur le fonctionnement de la justice de Zeltros, son esprit s'échouait inévitablement sur cette étrange dualité.

#39160
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C
ela faisait maintenant quelques jours que Sareth s'était accordé une petite pause sur Zeltros... C'était assez rare qu'il se permette ce genre d’arrêts momentanés car en général il préférait voyager le plus possible, rendant hommage à la tradition nomade de ses ancêtres et de son clan d'exilés. Comme son père le lui disait souvent, rester le moins longtemps possible au même endroit évitait de subir des représailles venant d'éventuels complices... Mais durant ces quelques jours il voulait légèrement modifier ses coutumes dans le cadre d'un entraînement mutuel auprès de Jessa, la sulfureuse Zeltronne qu'il avait croisé dans le cadre de sa mission de chasse à la prime. Non pas que coucher avec l'intéressait vraiment, comme il le lui avait signalé dès le départ, mais en revanche il souhaitait l'entraîner aux techniques de corps à corps, que cela soit avec sa vibro lame ou avec ses poings. L'occasion, d'ailleurs, d'échanger des informations sur les Mandaloriens avec elle pour connaître un peu son parcours et vice versa. Sareth n'avait pas vraiment de raisons de le faire, il voulait simplement échanger avec une consœur Mandalorienne, c'était si rare pour lui de croiser les siens dans cette galaxie... C'est d'ailleurs pour ça qu'il raconta aussi un peu l'histoire de son clan, omettant bien sûr de parler de son histoire personnelle donc il ne voulait parler pour rien au monde.

Car si il y avait bien un clan atypique dans cette galaxie, c'étaient bien les Daran... Ils étaient parmi les premiers à avoir exprimé leur ras le bol face à la tyrannie de l'Imbattable. Un acte qui leur aura coûté cher, car dans leur exil ils perdirent quasi tous la vie, mais leur geste symbolique de renier à tout jamais la sixième ligne du Resol'Nare inspirera d'autres clans à eux aussi faire sécession par la suite. Le clan se nomma d'ailleurs Daran en référence à l'adjectif honteux de "Dar'Manda", préférant être considérés comme des traîtres à leur peuple plutôt que d'obéir à des fous incontrôlables succédant les échecs militaires et les pertes humaines innombrables. Sareth était le dernier de sa lignée à perpétuer cette idéologie hélas peu répandue dans les clans, il avait été entrainée par le guerrier le plus fort du clan et doublait son style de combat agressif et vicieux d'une ruse de renard qui faisait la fierté de ses ancêtres... Un style de combat qu'il tentait d'inculquer à Jessa dont le potentiel était grand mais dont le style de combat était encore à ses balbutiements.

Ils étaient d'ailleurs dans une forêt de Zeltros en tenue de combat légère, tous deux en train de s'affronter en un contre un... L'un armé de sa pique de force (évidemment désactivée), l'autre avec sa vibro lame (elle aussi désactivée). Les deux combattants échangeaient des coups rapides et furieux, cela faisait déjà deux jours qu'ils s'entraînaient ensemble et commençaient lentement mais sûrement à comprendre les habitudes et les erreurs de chacun. Chaque combat devait donc forcer les deux adversaires à se réinventer et à trouver de nouvelles façons de faire flancher l'adversaire... C'était particulièrement instructif ! Le combat faisait rage depuis maintenant cinq minutes au milieu de la clairière, bien que Sareth avait un léger avantage dû à son expérience, la finalité du combat était loin d'être décidée. Les armes s'entrechoquaient, des coups de poings et des coups de pieds étaient échangées... Parfois, le Mandalorien feintait, parfois il chargeait sans prévenir.

    - Par la barbe du capitaine Rex, sois plus solide sur les appuis ! Si au moindre coup encaissé tu flanches, autant oublier directement les traditions mando, tout comme les traditions zeltronnes d'ailleurs ! Ricana Sareth pour provoquer sa partenaire d'entraînement avant de la frapper au niveau des jambes avec son arme.

Au départ, Jessa n'arrêtait pas de tomber dans ce piège, mais à mesure qu'elle fréquentait le Mando et que ce dernier lui récitait les paroles prophétiques de Xim le Despote, elle comprenait que les paroles de Sareth n'étaient pas sincères mais qu'elles n'avaient pour but que de déstabiliser l'adversaire et lui faire perdre son contrôle de soi... Une stratégie qui ne payait pas de mine et pouvait pourtant décider du sort d'un combat. La Mandalorienne allait elle tomber dans un piège aussi grossier ou allait elle rester concentrée ?
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By Jessa
#39165
Normalement Jessa aurait quitté la planète quelques heures à peine après sa mission. Même si c’était la planète de sa race, celle de son père, elle était née et avait grandi dans un vaisseau. Cette planète n’était pour elle qu’une parmi tant d’autres. Mais quand Sareth, son compagnon d’arme mandalorien pour cette dernière prime, lui a proposé de l’entraîner, elle a tout de suite accepté. Un vrai mandalorien, de la bonne compagnie, elle y gagne sur tous les aspects.
Car en effet, voilà plus d’un an qu’elle cherchait des mandaloriens, pour en apprendre plus sur eux. Sareth lui parlait un peu de son clan, et elle écoutait attentivement. Elle avait déjà entendu parler de clans mandaloriens, mais elle lui révéla qu’elle même ne faisait partie d’aucun clan, ou du moins son “clan” ou ce qui pouvait s’en rapprocher est mort il y a 3 ans de cela. Sa mère, ses amis. Et vu que cette dernière ne lui avait jamais donné son nom de famille ou de clan, la zeltronne ignorait donc le nom de son clan. C’était Jessa tout court, mais pas par choix. Elle n’entra pas dans les détails de leur mort, mais elle voulut lui dire qu’elle ignorait jusqu’à son propre clan. Il est même possible que sa famille ait voulu fuir le clan, ce qui expliquerait qu’elle ne fut jamais mise au courant de leur nom. Elle se sentait un peu bête, se proclamant mandalorienne, elle qui n’avait aucun nom de clan, n’était jamais allée sur Mandalore, ne connaissant pas grand chose de leur histoire. Elle n’avait de mandalorien que le casque de sa mère, mais ce détail ne fut pas dévoilé. Son histoire personnelle lui faisait encore souffrir.
Elle était assidue, écoutait et retenait, la meilleure élève possible pour un professeur. Quand son entraîneur lui proposa de se battre aux poings ou à l’aide d’une lame, ça lui faisait sourire. Elle savait mieux utiliser son corps que des blasters, et elle avait une longue carrière de combattante de bars, 4 ans à frapper des mecs bourrés ou des armoires à glaces trop sûr d’eux. Mais un mandalorien, un guerrier d’exception, c’était autre chose. bloquer ses coups, encaisser, elle savait faire, mais elle finissait souvent au sol. Mais le toucher, c’était une autre paire de manches. Ça lui rappelait les entraînements qu’elle faisait enfant, à l'exception qu’elle ne voulait pas sauter sur son entraîneur auparavant.
Elle apprit également que les techniques de combat n'étaient pas la seule chose qu’elle avait à régler, son tempérament et la maîtrise de ses émotions également. Lorsqu’elle avait lourdement frappé à maintes reprises le Twi’lek Tylin, elle y était allée à fond, utilisant ses muscles plus que sa tête. Des mouvements brutaux, efficaces, mais qui manquaient de finesse et de techniques, ça n’aurait jamais marché contre un adversaire expérimenté. D’ailleurs, la zeltronne en avait encore un peu honte, elle s’était comportée exactement comme ceux qu’elle avait l'habitude d’envoyer au tapis. Mais c’était une jeune zeltronne, elle avait encore beaucoup de mal à gérer ses émotions. C’est d’ailleurs un point faible bien exploité par son adversaire. Le mandalorien s’amusait à la provoquer pour qu’elle arrête de réfléchir et de se battre correctement, la déstabiliser. Mais elle comprit à force la nature du piège. Un entraînement à la fois physique et mental.
L’entraînement durait depuis plusieurs jours, et se battre avec Sareth lui faisait de l’effet. Parfois elle se mordait la lèvre, faisait exprès de faire se toucher leurs corps respectifs. Désormais elle ne tombait plus dans le piège, ne s’énervait plus contre lui. Elle préféra répondre à ses provocations à la méthode zeltronne.

“- Tu sais que tu es putain de sexy dans cette tenue, plein de sueur, tu ferais craquer beaucoup de femmes. Mais tu dois avoir chaud avec le temps, je suis sûre que torse nue tu serais moins embêté…”

La zeltronne imaginait bien le résultat, matant sans vergogne et espérant qu’il accepte. N’importe qui pourrait voir facilement l’expression lubrique de son visage. Il ne craquait pas, mais c’était justement ce qui lui faisait plaisir. La chasse, la persévérance, jusqu’à ce que sa proie finisse par craquer, par accepter. Plus il y a de résistance, plus il y a de travail pour elle. Mais avec Sareth, c’était différent. Il s’était montré sympathique à son égard depuis le début, s’est battu à ses côtés, lui a laissé la prime et une arme, et lui a proposé un entraînement. Elle n’a encore jamais utilisé ses phéromones sur lui, enfin en plus d’un léger nuage qu’elle émet en permanence. Elle allait réussir à le faire craquer uniquement grâce à ses charmes, et ça prendra le temps que ça prendra. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle s’entraînait avec quelqu’un, et elle se sentait bien. Pas sexuellement, non autre chose, un sentiment qu’elle n’avait éprouvé qu’envers sa famille. De la fraternité. Elle n’avait pas envie de forcer, pas envie de tricher. Elle se contentait de quelques blagues, de tentatives de drague, et pour la première fois depuis des années, ce n’était pas un sourire lubrique, jaune ou carnassier, mais un sourire franc qu’elle avait au visage. Après l’entraînement, elle comptait lui demander pourquoi, mais pour le moment elle profitait de ce sentiment nostalgique.
#39173
"J'ai l'avantage et l'honneur de vous informer que le conseiller Cein ne sera pas en mesure de vous recevoir. Comme indiqué lors de notre précédente réponse, il ne peut s'exprimer tant que la procédure actuellement en cours engageant l'état de Zeltros contre la personne de Tylin Woodes ne sera pas terminée."
Nouvelle demande, nouveau refus. Et toujours ce même argument mis en avant, alors que ce même conseiller n'avait pas manqué de faire référence à cette affaire en publique pour se féliciter de l’arrestation du Twilek. Visiblement il ne souhaitait pas perdre son temps avec une jeune étudiante en journalisme. En tout cas c'est comme cela que Haya voyait les choses.

Assise devant le petit bureau qui trônait dans un coin de sa chambre d'hôtel, elle regardait son datapad en faisant pianoter ses doigts sur le revêtement plastique de ce dernier. Il fallait bien se rendre à l'évidence, elle visait trop haut. Cumuler les refus n'allait pas lui permettre de progresser de ce côté.

Trente minutes plus tard, elle envoyait un message à un certain Thelem Butrib, obscur secrétaire et figure montante d'une sous-section locale du parti auquel appartenait le Conseiller Cein. En le travaillant au corps, elle réussirait peut-être à approcher le conseiller. Il fallait qu'elle tente le coup. Si dans deux jours la situation n'avait pas évoluée, elle opterait pour une approche plus directe.

Forcément, les services de justice avaient formulé des réponses dans la droite ligne de celles du conseiller Cein, mais au moins sonnaient-elles plus vraies.

Haya avait fini par abandonner sa petite chambre au murs ternes, pour partir à la recherche du bureau local de la guilde des chasseurs de prime. Elle le trouva, petite échoppe coincée entre deux boutiques d'une rue passante. Une simple enseigne lumineuse confirmait qu'elle était au bon endroit. Contrairement à ceux qu'elle avait pu visiter sur d'autres planètes, celui-ci annonçait bien timidement, pour ne pas dire honteusement, la nature des prestations fournies. Décidément, Zeltros était une planète bien particulière.

L'endroit était propre et proposait quelques sièges pour patienter , ainsi qu’un comptoir derrière lequel se trouvait un droïd à la tête plate, qui n'était pas s'en rappeler celle des pit droïd avec leur œil unique. Un individu de bonne stature attendait dans l'un des sièges en parcourant son datapad. Il en leva les yeux le temps de jauger la nouvelle arrivante, puis se replongea dans la contemplation de son appareil.









Droid d'accueil
"Bonjour et bienvenue au bureau de la guilde des chasseurs de prime de Zeltros, annonça le droid sur un ton que l'on sentait faussement enjoué.
Haya Fuu
- Je cherche des informations sur un contrat qui a été traité récemment ici.
Droid d'accueil
- La guilde des chasseurs de prime vous remercie pour l’intérêt que vous lui portez. Vous êtes au bon endroit. La guilde est la seule organisation reconnue dans les demandes traitant des contrats d'arrestation légales. Je suis à même de vous renseigner sur l'ensemble des contrats passés sur ces dix dernières années sur Zeltros. Pour les demandes relatives à d'autres planètes, la demande devra être traitée pour notre centre sectoriel. Les contrats passés avec les acteurs privés requièrent l'obtention d'une autorisation de la part du donneur d'ordre, sauf si ce dernier à indiqué que les informations relatives au contrat pouvaient être transmise à un tiers. Que souhaitez-vous savoir ?
Haya fuu
- Je souhaite des informations sur le contrat qui concernait un dénommé Tylin Woodes. La demande a été émise par le conseiller Cein.
Droid d'accueil
- Merci, confirmez-vous souhaiter accéder aux informations du contrat ZEL-0154-DF, relatif à l'arrestation de M. Tylin Woodes et émis par le bureau du conseiller Cein ?
Haya Fuu
- C'est exactement ça, intérieurement, l'Anzat se félicitait de pouvoir avancer aussi rapidement, pourvu que son interlocuteur se décide enfin à lui donner ce qu'elle était venue chercher.
Droid d'accueil
- La guilde des chasseurs de prime vous remercie pour la confiance que vous lui accordez. Afin de finaliser votre demande, il me faut le numéro de votre licence. Ce numéro figure sur les différents échanges que vous avez eus précédemment avec la guilde des chasseurs de prime. Il est nécessaire afin de garantir aux autorité locales que vous êtes autorisée à pratiquer des arrestations, pour toucher les primes relatives aux arrestations que vous avez effectuées, pour consulter la liste des contrats que la guilde des chasseurs met à la disposition de ses adhérents, ainsi que pour l'obtention d'informations relatives au contrats.
Haya Fuu
- C'est que je ne suis pas chasseuse de prime, je voudrais juste savoir qui a rempli le contrat, et déjà l'optimisme qui avait regagné l'Anzat disparaissait derrière les contraintes administratives.
Droid d'accueil
- Merci de vous être rendu dans notre bureau. Les informations relatives aux contrats passés avec la guilde des chasseurs de prime ne peuvent être communiquées qu'aux membres de la guilde."


Il fallait se rendre à l'évidence, tant qu'elle serait face au droid, elle n'avancerait pas, et tant qu'il y aurait l'autre individu derrière elle, elle pourrait difficilement tenter quoi que ce soit. A moins que ... Haya prit le parti d'aller se poser sur un des sièges. Son regard croisa celui de l'inconnu qui avait levé les yeux en l'entendant s'assoir.










Zeke le chasseur
"Il est têtu hein ?
Haya Fuu
- C'est rien de le dire, soupira la jeune journaliste
Zeke le chasseur
- Avant, les informations avaient tendance à facilement fuiter. Maintenant, c'est plus compliqué. Tout le monde m'appelle Zeke. Et vous ?
Haya Fuu
- Anissa Reg'Ror.
Zeke le chasseur
- Hé bien Anissa Reg'Ror, qu'est ce qui vous amène ici ?
Haya Fuu
- Je cherche des informations sur..., mais l'homme l'interrompit.
Zeke le chasseur
- Sur le contrat ZEL-0154-DF, concernant Tylin Woodes. J'avais compris. Mais pourquoi ?
Haya Fuu
- Hm... Je suis journaliste, et je cherche des informations sur le trafic d'esclave pour mon reportage, répondit la jeune femme
Zeke le chasseur
- Journaliste ?, reprit l'homme sur un ton qui laissait comprendre qu'il avait un gros doute.
Haya Fuu
- Etudiante en journalisme, corrigea Haya en regardant de côté, mais la réponse silencieuse de Zeke devait l'inciter à aller plus loin. En première année, lâcha-t-elle comme à regret, je viens de m'inscrire pour des cours."


Zeke se mit à rire de bon cœur, avant de se taper sur la cuisse pour reprendre plus sérieusement.


zeke le chasseur
"Ca ne change rien, il ne vous dira rien tant que vous ne lui aurez pas lâcher votre numéro de licence.
Haya Fuu
- Et vous pourriez ?, questionna Haya avec un large sourire.
Zeke le chasseur
- [color=#FFBF00]Je pourrais, mais je ne tiens pas à me faire suspendre ma licence.[/color]"


C'est à ce moment que la porte derrière le droid s'ouvrit. Un rodien quittait un homme corpulent dont le visage était marqué d'une large cicatrice qui lui barrait le nez.




Earl
"Qui parle de te suspendre encore une fois ta licence Zeke ?
Zeke le Chasseur
- Justement, j'expliquais que cela ne m'intéressait pas.
Earl
- Et qui est cette demoiselle ?, lança-t-il à l'intention de Haya.
Zeke le chasseur
- C'est une journaliste débutante, mais très prometteuse, qui voulait des renseignements...sur un contrat, répondit directement Zeke. Elle voulait savoir des trucs sur le contrat de Tylin Woodes.
Earl
- Premier conseil, jeune femme, et profitez-en parce qu'il est gratuit. Ne dites rien à cet énergumène si vous ne souhaitez pas que tout le monde le sache. Passez dans mon bureau, je vais voir ce que je peux faire pour vous."


Quelques minutes plus tard, Haya sortait du bureau local avec la promesse que Earl allait tenter de lui décrocher un rendez-vous avec les chasseurs de primes étant intervenus sur le contrat, s'ils acceptaient de la rencontrer.
#39184
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Les tentatives de déconcentration se révélèrent inefficaces des deux côtés, et ce bien que Sareth rigola sur le coup en constant que sa tactique ne marchait pas, le combat allait donc exclusivement se concentrer sur le physique, le mental étant déjà rudement entraîné. A mesure que le combat avançait et que la sueur perlait sur le front de nos protagonistes, ils mettaient de plus en plus à profit leur expérience et leurs capacités physiques pour se pousser mutuellement dans leurs derniers retranchement. Jessa n'était pas encore prête à apprendre le Teras Kasi, mais elle était sur la bonne voie, cela ne serait qu'une question de temps... Le Mandalorien chercha donc à terminer le combat et entama un ultime assaut à l'aide sa pique qu'il fit tournoyer avec élégance autour de lui pour forcer Jessa à reculer avant d'enchaîner avec un estoc dévastateur qui manqua sa cible de peu. A présent exposés, les deux combattants donnèrent tout ce qu'ils avaient dans une courte passe d'arme brutale et d'une rare vitesse qui s'acheva dans la foulée sur un Pat avec leurs armes respectives sous la gorge de l'autre. Ils feraient mieux la prochaine fois ! Leur séance intensive d'entraînement s'arrêta cependant alors que le droïde astromécano de Sareth, R1-P3 dit Rippley, détala dans la forêt pour annoncer quelque chose d'important au Mandalorien, toujours aussi enjoué qu'à l'accoutumée.

Sareth s'attendait à ce que son compagnon mécanique vienne lui faire une blague, comme il avait l'habitude de le faire, mais cette fois ci cela semblait un peu plus intriguant étant donné que c'était le gérant du bureau de la Guilde sur Zeltros qui s'était occupé de les contacter. Le Mandalorien se demanda évidemment si il avait fait quelque chose de travers durant la mission mais se rappela ensuite qu'il n'y avait eu aucun dommage matériel ni aucun blessé... Le seul bémol était que, comme d'habitude, l'exécuteur de la prime avait tendance à se mettre bien plus en avant que ceux qui avaient réellement arrêté sa cible et avaient fait tout le travail à sa place, mais c'était souvent comme ça dans le métier. On aime pas parler des chasseurs de primes, c'était un métier sale et honteux, pourtant tout le monde faisait appel à eux dès que quelque chose échappait au contrôle des autorités... Ce genre de paradoxes l'agaçait mais ne l'étonnait même plus après des années dans ce milieu.

    - Bibibibibip ! Bibiboup !
    - Hmmm ? Et de quoi parle l'holomail ?
    - Bip bouboup ! Bouboubou... Bibip !
    - Tiens, c'est la première fois de ma carrière que ça m'arrive. Ma chère Jessa, apparemment une journaliste voudrait parler avec nous de l'affaire Woodles... T'en penses quoi ? On a rien de mieux à faire et ça peut nous faire de la pub si ça se passe bien, répondit-il en baissant son arme.
    - Bididibip boubiboup !
    - AH ! Eh bah... Dis lui qu'on est encore sur place et qu'on peut venir lui parler cet après midi autour d'un verre au QG de la Guilde, comme ça pas d'embrouilles, ça nous laisse le temps de nous doucher et d'être présentables.
    - Bipidibip !
    - Super Rippley, t'es une crème ! Bon bah Jessa, tu sais ce qui nous reste à faire...

Sans faire plus de blabla que nécessaire, Sareth serra la main à son adversaire qui avait bien progressé au cours de ces longues séances d'entraînement... Il ne se doutait sans doute pas que cet entraînement allait leur être utile dans peu de temps. En tous les cas, après une quinzaine de minutes à se décrasser sous la douche en chantonnant sans vraiment s'en rendre compte puis cinq minutes à se sécher, le Mandalorien enfila son armure, prit avec lui ses armes et se prépara à rejoindre le bureau de la Guilde local pour l'heure prévue accompagné de Jessa. C'était paradoxal mais Sareth ne passait pas beaucoup par les QG de la Guilde, d'ailleurs après des années passées dans le milieu, il ne faisait plus vraiment appel à son Responsable pour trouver ses contrat non plus... Même si ce Greef Karga était un type sympathique et plein de ressources qui l'avait beaucoup aidé dans ses débuts, Sareth avait souvent tendance à préférer voler de ses propres ailes. En tous les cas, lorsqu'il découvrit le bureau se cachant timidement au milieu de la rue, il soupira, le positionnement de ce bureau lui rappelant une fois encore que le job de chasseur de primes était comme toujours un métier mal vu qu'on cachait le plus possible et que l'on assumait qu'à moitié.

Le duo de chasseurs de primes entra donc dans le repère de leurs collègues... Aujourd'hui il n'y avait pas beaucoup de monde, aussi, Sareth reconnut sans mal la jeune femme qui dénotait avec le reste de la populace assise au fond de la pièce. Étant donné qu'on l'avait invité ici pour parler de son travail, le Mandalorien était venu en tenue de travail mais il se demanda si c'était vraiment nécessaire au vu du non danger de la situation. Il observa la fameuse journaliste, elle et sa peau anormalement grise... Difficile de déterminer de manière exacte à quelle espèce proche humaine elle appartenait, mais Sareth était sûr qu'elle n'était pas humaine. Enfin, il n'allait pas rester planté là pendant des heures, il s'approcha d'elle avant de sobrement la saluer.

    - Bonjour... Anissa Reg'Ror c'est bien ça ?
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By Jessa
#39203
Sareth était un adversaire redoutable pour la jeune zeltronne. Le moindre faux pas, la moindre faille était exploitée, mais elle ne se laissait pas faire. Ce duel, aussi bien mental que physique, était très amusant pour Jessa, mais ne pouvait durer éternellement. La fatigue la prenait de plus en plus à mesure que le duel s'intensifiait, et lorsqu’elle tentait d'essuyer la sueur qui obstruait sa vue, un coup de Sareth la touchait. Alors elle y mit tout ce qu’elle avait, et au-delà. Sa technique de déconcentration orale ne marchait pas, et sa fameuse technique de déconcentration physique, consistant à mettre en avant ses formes pour attirer l'œil, était tout aussi efficace. C’était pourtant le meilleur atout de Jessa, atout qu’elle utilisait pour compenser son manque de technique en combat.

Leur entraînement prit fin, l’arme de chacun sous la gorge de l’autre. Jessa, épuisée, se laissa tomber pour s'asseoir sur un tronc d’arbre allongé au sol. En s’admirant dans une flaque d’eau, elle décrocha un léger sourire. Ses cheveux étaient presque détachés, et sa coupe ne ressemblait plus à rien avec l’entraînement. De toute façon, après une bonne douche tout allait retourner dans l’ordre. Soudain elle entendit un bruit, un droïde astromécano qui se dirigeait vers leur position. Leur bruit, comme s’ils parlaient, l’amusait. Elle ne comprenait pas comment leurs propriétaires arrivaient à les comprendre, ça devait sûrement être l’habitude.
Lorsque Sareth lui dit qu’elle savait ce qui leur restait à faire, elle sourit.

“- Tu vas me rejoindre sous la douche ? Ça économisera de l’eau, mais peut-être pas du temps…”

Le serrage de main de Sareth suffit à lui faire comprendre qu’il ne marchait pas, elle s’en doutait, se contentant de lui faire un clin d'œil. Elle partit en direction de sa chambre, l’air pensive. Elle n’avait encore jamais rencontré de journalistes post-mission auparavant, ça sera une première. Bon, il fallait faire bonne impression comme toujours, cette journaliste pourrait être quelqu’un… D’intéressant…
Jessa se mit sous la douche, profitant de la chaleur de l’eau pour détendre ses muscles et laver son corps plein de terre, de poussière et de sueur. En se regardant à travers un miroir, elle se dit que Sareth ne savait pas ce qu’il ratait. Elle sortit au bout d’une trentaine de minutes, une serviette dans les cheveux, une autre autour de la taille, et se prépara. Ses cheveux remis en ordre, son armure nettoyée mise de sorte à garder un corps aguicheur, elle vérifia plusieurs fois devant le miroir que tout était parfait. Au final, entre le moment où elle est entrée dans sa chambre et le moment où elle en est ressortie, une heure s’était écoulée.

L’heure du rendez-vous approchant, elle rejoint Sareth pour se diriger vers le QG de la Guilde. Elle n’y était jamais allée, et ignorait même son existence sur cette planète. Mais sa présence n’était pas choquante, elle était même logique. La zeltronne se demandait s’il y avait un bâtiment de la Guilde sur chaque planète…
En pénétrant dans le bâtiment, elle avait son sourire charmeur, regardant les différentes têtes. Elle avait son casque sous le bras, et même si elle doutait d'en avoir besoin, elle préférait l’avoir avec elle.
Plusieurs chasseurs la regardaient avec des idées derrière la tête, et elle espérait que ce soit également le cas de sa cliente. Rendant quelques signes envoyés par des chasseurs un peu dragueurs, elle vit alors Sareth s’approcher d’une magnifique jeune femme aux cheveux blancs et à la peau grise, dans une tenue bien visible. Mais elle possédait un magnifique décolleté que la jeune zeltronne ne pu s’empêcher de regarder en se léchant la lèvre supérieure. Peu importe la taille du bonnet, tout lui allait. Sareth s’adressa à elle pour savoir si c’était la cliente, alors elle la salua également. Elle semblait calme, et puis dans une zone remplie de chasseurs de prime, qu’est ce qui pourrait mal se passer ?

“- Salut !”
#39218
La réponse rapide de Earl avait quelque peu réjouit Haya, qui ne s'attendait pas vraiment à avoir un retour positif dans des délais aussi brefs. Il fallait croire que la Force était avec elle. De retour à l'hôtel, elle s'était rapidement changée pour faire plus local, mais avec cette touche de maladresse de quelqu'un qui ne maîtrise pas parfaitement les codes vestimentaire du cru. Elle avait donc opté pour une combinaison relativement colorée dotée d'un décolleté assez profond, une paire de chaussures ouvertes à talon, qui devaient lui faire gagner quelques centimètres bienvenus, et la seule veste qu’elle avait, passe-partout et légèrement usée.

La journaliste en herbe était donc retournée dans les locaux de la guilde un peu avant l'heure convenue, et y avait été accueillie par un joyeux brouhaha. Visiblement une petite équipe de chasseurs de prime hétérogène venait d'arriver en ville et effectuait quelques modalités tout en chahutant. Haya s'était posée un peu à part, adoptant une attitude faussement intimidée.




Earl
"Vous êtes un peu en avance. Normalement le bureau là est disponible cet après-midi. Je vous montre rapidement.
Haya Fuu
- Heu Merci.
Earl
- Par ici. Bon, je ne veux pas non plus que vous vous fassiez des illusions. Ce n'est pas dit qu'ils viendront, je ne les connais pas personnellement. Mais s'ils viennent, il n'est pas exclut qu'il vous demande quelque choses en échange, prévint l'ancien chasseur de prime. Je parle de crédits, la plus part ne sont pas d’ici, je veux dire de Zeltros. En tout cas soyez honnête, certains prennent assez mal le fait de se sentir utilisés. Déformation professionnelle sans doute, expliqua Earl tout en s'installant sur la table qui se trouvait au milieu du bureau. Vous avez accès à l'holonet et il y a un projecteur holo intégré. Vous allumez là, et vous n'oubliez pas d'éteindre quand vous aurez terminé. Faut que j'y retourne avant qu’ils ne me démolissent mon droïd, encore une fois. Bonne chance.
Haya Fuu
- Merci, répondit-elle avec toujours autant de réserve feinte."


Finalement ils étaient venus, un homme et une femme, deux Mandaloriens. A l'évidence ils étaient dans leur élément, tandis que l'apprentie journaliste, installée un peu à l'écart à gueter la porte d'entrée, dénotait légèrement. Haya fit mine d'hésiter sur l'attitude à avoir lorsqu'ils s'approchèrent, l'homme anticipa en la saluant sobrement, elle lui répondit tout pareillement, tout comme à la Zeltronne qui l'accompagnait.



Sareth
"Bonjour... Anissa Reg'Ror c'est bien ça ?
Haya Fuu
- En effet, c'est bien ça. Merci d'être venus, répondit-elle à la demande de l’homme.
Jessa
- Salut !"


D'un geste, elle les invita à passer dans le bureau que Earl leur avait réservé. D'ailleurs ce dernier leur fit signe, par dessus l'épaule d'une Dévaronienne qui s'apprêtait à dévisser la tête du droïd de l'accueil, d'y aller sans attendre. Désormais plus au calme, l'Arcaniste se présenta.

Haya Fuu "Comme a du vous le dire Earl, je m'appelle Anissa Reg'Ror. Je ne sais pas trop ce qu'il vous a dit, avoua-t-elle en sortant de son sac un datapad tout ce qu'il y avait de commun, avant d'y insérer une carte. Je suis étudiante en journalisme et je souhaitais faire un reportage sur l'esclavagisme et ses réseaux. Quand j'ai entendu parler de l'affaire Woodes, je me suis dit que ce serait une bonne occasion. Je tiens tout de suite à vous dire, heu, je n'ai pas beaucoup de crédits. Earl m'a dit que vous voudriez peut-être être payés. Sauf que si je vous paie, je ne pourrai pas utiliser vos témoignages."

Autant annoncer la couleur d'entrée de jeu. Qui plus est elle n'avait pas tort sur le fond. Payer pour avoir des informations était une chose, et payer pour avoir un témoignage en était une autre. L'étudiante se mordit légèrement la lèvre en attendant la réponse des deux chasseurs de prime, inquiète de savoir si elle allait devoir chercher une autre piste, ou si au contraire ils allaient accepter de l'aider.

Elle posa son datapad sur la table et le poussa en son centre en attendant la réponse. Penchée légèrement en avant, et comme se rappelant le regard visiblement intéressé de la Zeltronne quelques instants plus tôt, elle appliqua discrètement sa main libre sur son col ouvert, afin d'éviter que la mando n'y égare à nouveau son regard.

Haya fuu "Si vous le voulez bien, il faudra aussi que j'enregistre notre conversation. Ce sera plus simple si je souhaite faire quelques citations, autant être juste et ne pas déformer vos paroles."

Le sourire mi-figue mi-raisin qu'elle adressait à ses interlocuteurs devait en dire long sur ses attentes.
#39238
Image


Le duo fut conduit dans le bureau d'à côté pour être plus tranquille... Compréhensible. Monsieur Earl y avait laissé un gros paquet de dossiers et de paperasse à remplir, il devait être un homme très occupé ou un gérant mal organisé, ce qui serait un comble au vu de sa position et de son ancienneté. En tous les cas, après quelques échanges, il s'avéra qu'Anissa n'était donc pas vraiment encore journaliste mais aspirait à le devenir et voulait donc enquêter sur les réseaux esclavagistes. Sareth se fit le réflexion qu'enquêter sur un milieu aussi sordide et déstabilisant quand on débutait était rude pour le moral... Peut être était-ce par vocation ? Difficile à dire, le Mandalorien ne pouvait que théoriser même si l'idée de poser la question à l'apprentie journaliste lui venait à l'esprit tant c'était peu commun. En tous les cas il se mit assis et écouta attentivement les différentes demandes de la proche humaine quand aux prochaines minutes qu'ils allaient passer durant l'entretient. Elle semblait peu sûre d'elle en tous les cas, c'en était presque caricatural de sembler aussi mal à l'aise... Peut être était-ce le lourd arsenal des deux chasseurs de primes. A moins que ça soit Jessa qui, en harcelant la pauvre jeune femme de regards langoureux, la mettait de plus en plus sur le qui vive ? Dans un mouvement imperceptible en raison du casque, le Mandalorien leva les yeux au ciel...

Bien que c'était dans le caractère de la Zeltronne d'agir ainsi, c'était toujours assez désagréable de sentir ses regards quand on essayait d'être sérieux et de discuter sans être dérangé. Il n'y prêta donc pas attention pour éviter de rendre la situation plus gênante qu'elle ne l'était et tapota l'accoudoir de sa chaise en rythme pour penser à autre chose. Anissa semblait partir du postulat qu'il allait falloir payer les chasseurs de primes pour leur témoignage... Sareth voulait bien admettre qu'il était un filou, mais se faire payer pour aider une étudiante à se lancer dans le métier était vicieux, même pour lui. De toute façon de manière générale il n'extorquait pas de l'argent aux gens... Sauf aux Hutts et autre escrocs de la même espèce bien sûr, mais eux c'était différent ! D'autre part les mercenaires allaient être enregistrés... C'était souvent comme ça que ça se passait après tout, rien de plus normal. Mais du coup cela voulait dire que Sareth allait devoir faire attention à bien choisir ses mots pour répondre à la journaliste, une subtilité que Jessa n'aurait peut être pas, il espéra donc en son for intérieur qu'elle parviendrait à rester professionnelle.

    - Allons, je ne sais pas quelle idée vous vous faites des chasseurs de primes mais on ne compte pas vous extorquer de l'argent pour un bête témoignage, ricana alors Sareth. Quand à cette question d'enregistrements je n'y vois pas d'inconvénients, tant que rien n'est pris hors contexte bien évidemment, souligna-t-il. A moins que ma collègue ait quelque chose à redire je pense qu'on peut donc passer aux questions...

Le Mandalorien écouta attentivement les questions posées par la proche humaine, profitant que la visière en forme de T cachait ses yeux pour jauger le regard de son interlocutrice. Quelque chose semblait un peu... Étrange, chez elle. Elle avait une façon d'exprimer sa timidité et sa gêne qui frôlait parfois le kitsch, elle lui rappelait par moment un cliché de secrétaire timide d'un holo film......... Destiné aux avertis. C'était peut être une pensée grivoise mais le mercenaire n'avait pas de meilleur exemple sous la main tant son comportement pouvait être ressemblant. Évidemment ce n'était qu'une vague impression qu'il ressentait étant donné que détecter un menteur était une compétence importante du métier... Mais face à l'espionne surentraînée qui était en face de lui et qu'il ne soupçonnait même pas d'être autre chose qu'une étudiante, c'était loin d'être assez. Cela étant dit, la première pensée qu'il avait eu un peu plus tôt lui revint et il lui posa donc une dernière question avant de démarrer l'entretien pour savoir si ce micro doute était fondé.

    - Mais avant qu'on commence l'entretien j'aimerais simplement savoir... D'où vous est venu l'idée de vous intéresser à l'esclavage ? C'est assez sombre et assez malsain comme sujet, pas vraiment le genre qu'on choisit quand on démarre ses études.
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By Jessa
#39261
Installés dans un endroit plus calme pour parler, Jessa jeta des regards pour vérifier les différentes sorties potentielles, mais également les personnes les plus proches, les plus susceptibles d’intervenir, que ce soit dans leur intérêt ou non. La mandalorienne s’est fait plusieurs ennemis durant ses années de mercenariat, allant des collègues jaloux aux clients insatisfaits pour diverses raisons, la principale étant sa nature de zeltronne, et son caractère impertinent. En tant que chasseuse de prime ça ne s’est pas arrangé, et avec ceux qui veulent la voir morte et ceux qui veulent lui mettre un collier sur le coup, elle se méfie de ce genre de coups. Prenant place, elle se mit à l’aise, restant silencieuse pour le début de l'entretien. Tiens donc, il semblerait que cette jeune journaliste ne soit qu’une étudiante… Ça expliquerait cet entretien, interroger des chasseurs de primes pourrait être un bon exercice. Peut-être était-elle une de ces jeunes qui cherchent à briser les codes, en réalisant des exercices hors normes pour montrer de quoi ils sont capables. Ou peut-être a-t-elle était envoyée réaliser cet interview par une personne tiers, un client, ou un professeur… Et dans ce cas-là, il faudra se méfier.
Le visage et les mimiques de l’étudiante montraient du malaise, de la timidité. Ça peut sembler logique, une étudiante, seule avec deux chasseurs armés. Mais la zeltronne était dérangée. Il y a une différence entre les émotions réelles et les émotions montrées, mais un zeltron peut sentir les émotions et sentiments des gens. Pourtant, elle avait du mal avec la jeune femme, un mur bloquant la zeltronne. Cela montrait un très grand travail de concentration et d’habitude, la journaliste a dû s'entraîner là-dessus. Cela ne signifiait qu’une seule chose: Elle a souvent dû avoir à faire avec des zeltrons, ou elle compte avoir à faire avec eux à l’avenir…
Quoi qu’il en soit, ça reste un travail difficile, et requiert une grande maîtrise de soi, donc l’opposé du malaise qu’elle affiche. C’était volontaire, elle refusait de montrer ses émotions à la zeltronne, ce qui intriguait cette dernière. Que cachait-elle ? Pour vérifier ses hypothèses, Jessa fit un test. Elle diminua fortement ses phéromones, mais sans changer de comportement. Il est impossible de détecter les phéromones, mais quelqu’un avec de l’expérience dans la matière peut comprendre quand il y en a. Si cette journaliste change de comportement, c’est que les phéromones la mettent mal à l’aise. Sinon, c’est que soit les phéromones n’avaient rien à voir avec le malaise, soit qu’elle avait compris qu’ils diminuaient en intensité, et que sa théorie de la façade était véridique. Cette femme pourrait être une simple étudiante ou alors quelque chose de plus important. Mais pour voir clairement dans son jeu, il fallait continuer de jouer normalement.

“- M’enregistrer ? Ma belle voix t’intéresse, je me demande ce que tu vas en faire, j’espère des choses remplies… D’imagination… Mais ne t’inquiète pas pour l’argent, pouvoir passer un peu de temps avec toi me suffit amplement…”

Tout comme pour les émotions, si la jeune journaliste résiste aux phéromones cela validerait sa première hypothèse. Mais la présence de Sareth l’empêche d’agir, elle devra être seule avec elle pour tester. Une jeune étudiante aussi mal à l’aise ne devrait pas être difficile à faire succomber à ses charmes. La mandalorienne compte bien demander dès que possible à son compagnon de la laisser seule avec elle, mais tout en restant proche, près à intervenir en cas de besoin.
#39267
La confiance semblait s'installer petit à petit, du moins c'est le ressenti qu'en avait l'Anzat. L'homme, qui avait pris la parole le premier s'était montré courtois, et simplement professionnel. La Zeltronne, quant à elle, avait indéniablement envie de tester Haya. Sa réponse était une allusion à peine voilée, et confirmait bien que le regard qu'elle avait rapidement capté initialement tombait bien dans son décolleté.



Sareth
"Mais avant qu'on commence l'entretien j'aimerais simplement savoir... D'où vous est venu l'idée de vous intéresser à l'esclavage ? C'est assez sombre et assez malsain comme sujet, pas vraiment le genre qu'on choisit quand on démarre ses études.
Haya Fuu
- Oui, ce n'est pas un choix commun pour un début de carrière, répondit-elle au mandalorien. J'aurai pu aller vers la facilité en me contenter de décrocher des interviews auprès de créateurs pour parler mode, ou tenter ma chance avec un politicien en campagne. Mais je pense que l'on a mieux à faire. Je veux dire, je n'ai pas choisi ses études pour être simplement spectatrice. Je veux dénoncer les inégalités, la misère et son exploitation, Haya avait un peu haussé le ton, mais se rattrapa dans l'instant. Alors je me suis dit que ce sujet était tout à fait ce qu'il me fallait. Ce n'est pas un sujet facile, ce n'est pas un sujet gai, mais c'est un sujet qui parle de nous et de notre rapport aux autres. Je ne sais pas, c'est comme si j'étais chasseuse de prime, et que je ne prenais que les contrats les plus faciles. A quoi bon ?, conclut Haya."


Sa dernière comparaison n'était peut-être pas tout à fait exacte, mais elle n'avait pas eu de meilleure idée sur le moment. Cet éclaircissement apporté sur ses motivations, et la Zeltronne n'ayant pas soulevé d'autre point, l'étudiante en journalisme pouvait attaquer les questions. Mais quelque chose avait changé dans l'atmosphère de la pièce, un petit rien, une impression vague. Pour autant Haya décida de poursuivre.

Haya Fuu "Avant de commencer, est ce que vous pourriez me décrire, un peu, votre parcourt à tous les deux. Comment vous en êtes arrivés à faire chasseurs de prime, puis à travailler ensemble ? En quelques mots."

D'expérience, l'Anzat savait que les individus de la plus part des espèces pensantes appréciaient que l'on s'intéresse à eux, et appréciaient aussi qu'on leur donne l'occasion de se mettre en valeur. Il lui semblait donc être une bonne chose que de leur permettre de se confier un peu et d'installer un climat d'avantage fondé sur la confidence. Ensuite elle attaquerait ensuite le vif du sujet.

Alors elle compris ce qui l'avait un peu perturbée plus tôt. La Zeltronne était en train de la tester, par jeu ou parce qu'elle se doutait de quelque chose, mais elle modulait ses émissions de phéromones, cela ne faisait aucun doute. Ne sachant trop comment prendre les choses, et compte-tenu de l'attitude ouvertement libertine de la chasseuse de prime, elle opta pour la première hypothèse, mais se réservait le droit de changer d'avis. Elle laissa donc place à la jeune journaliste pour poursuivre l'entretien, comme si de rien n'était.

Haya Fuu "Le plus simple serait de commencer par Heu.. Le commencement en fait. Comment vous avez eu le contrat ? Et comment vous avez fait pour arrêter Woodes ? Je n'ai pas réussi à décrocher de rendez-vous auprès du bureau du Conseiller Cein, avoua-t-elle. Donc pour l'instant je n'ai eu que peu d'informations sur toute l'affaire, en dehors de ce qui en a été publié, et qui reste très sommaire. Je vous poserai des questions ensuite, si cela vous convient ?, termina Haya avec un sourire."
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