L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Planète d'origine des dugs colonisée par les Gran, la surface de Malastare est recouverte de forêts et de lacs de méthane. Plaque tournante de la contre-bande, le monde est également connu pour ses fantastiques courses de pod-racers.
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By Mya Tellis
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    * * *


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      « m&?!e, m&?!e, m&?!e et m&?!e. Elle est où ? Je t’avais dit que c’était un p#&!n de Jedi. »

    L’autre se tortillait sur place.

      « Mais non, c’est pas possible. T’as vu comme moi. »

    Iro jeta un regard noir par dessus son épaule.

      « Je te préviens, et c’est valable aussi pour l’autre abruti, que si elle nous fout dans la m&?!e, je vous fais bouffer vos couilles à tous les deux. »

    Yem se mordit la lèvre.

      « Y’a pas de raison que ça se passe mal. »

    Encore un regard enragé.

      « Ah non ? »

    Il pouvait en citer mille des raisons de débandade. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait fait confiance à cette paumée lunatique. Il n’arrivait plus à se rappeler ce qu’elle avait bien pu dire qui l’avait convaincu, et plus il tentait de mettre le doigt sur ce qui l’avait finalement décidé, plus son souvenir de leur discussion s’estompait. Il se sentait désormais lésé.

      « Elle a pas descendu Hart ? »

    Kehera était sur le point d’exploser de rage.

      « Tu parles d’une preuve. Un trafiquant d’armes défoncé au ryll … je te ferai remarquer qu’on en est, nous aussi … »

    Voilà de quoi faire taire le gosse.

    Passa encore une heure, assis par terre, ou adossés au tronc d’un arbre, trempés jusqu’aux os, ils attendaient en silence. Jusqu’à ce que Yem bondît sur ses pieds.

      « Là ! »

    Jama revenait enfin. Face à Iro, elle rendit compte.

      « L’échange est censé avoir lieu à Drekt, d’ici deux jours, et c’est Fris qui doit récupérer les containers.
      Il a parlé alors ? »

    Un hochement de tête.

      « Et tu l’as tué.
      Oui.
      Et mon fric ?
      C’est Fris qui l’a. »


    * * *


    On avait rentré les modules et verrouillé les deux grandes portes d’acier qui donnaient accès au garage. Chacun avait plié ses petites affaires et était rentré chez lui, aucun pilote, aucun mécanicien ne dormait sur place. Ils étaient seuls désormais, Iro et Liuhin. L’une attendant que l’autre lui dît ce qu’il avait à dire. L’Humain revint s’asseoir, verre à la main. Il poussa un soupir révélateur.

      « Je comprends pas bien pourquoi tu fais tout ça. »

    En face, pas de réaction.

      « Qu’est-ce-que ça t’apporte au final ? Au départ, tu voulais acheter, ça s’est pas bien passé, ok, après t’as voulu Furie, encore une fois, c’était pas bon, et maintenant ? »

    Ranath se pencha légèrement en avant, suffisamment pour pouvoir poser les deux coudes sur la table.

      « Je n’ai toujours pas reçu ma commande. »

    Il soupira encore.

      « Je t’ai dit que je n’en vends plus.
      Je te crois. Mais tu sais qui en a. »

    Il y eut un silence, un peu trop long. Iro recentra la discussion.

      « Et pourquoi Priar ?
      Premièrement, parce que tu lui as demandé de m’abattre. »

    L’Humain se crispa.

      « Deuxièmement, parce que ça te donne l’occasion de me prendre au sérieux. »

    Reniflement dédaigneux de l’autre côté de la table.

      « Donc tout ça, c’est juste parce que tu veux … acheter … ton truc là qui … »


    Il faisait des moulinets au-dessus de son verre avec son index.

      « C’est un sabre laser ? »

    Le regard de la Sith tomba sur son arme. Elle décrocha le sabre de sa ceinture et le posa devant elle.

      « Oui.
      Ça coupe à peu près n’importe quoi, hein ? »

    Hochement de tête.

      « Et si j’ai bien compris, de ce que raconte Barmo, et si j’ai bien suivi ton histoire, la lance de Barmo peut rivaliser avec … un sabre laser ?
      Non. »

    Iro se laissa aller en arrière.

      « Alors quoi ? Je comprends rien. Va falloir faire un effort.
      Disons que la lance permet de gagner du temps. Un acier classique aurait rompu au premier coup de sabre. Pas la lance. Je veux savoir en quoi elle est faite.
      Pourquoi ne pas avoir gardé celle de Priar ? »

    Le regard de la Mirialan s’assombrit.

      « Ouais, ouais, pardon … »

    Il ricanait en silence.

      « Le souci … c’est que c’est de l’acier. »

    Ranath se raidit, Iro se redressa aussitôt.

      « Mais, attends, attends … je n’ai pas les moyens de fournir du p#&!n de cortosis, ou n’importe quelle autre m&?!e du genre. Tu comprends ça ? On me le vend comme de l’acier, j’ai testé, c’est de l’acier. C’est pas moi qui construit ces armes, je fais que vendre. C’est bon ?
      Qui te les fournit ?
      Bah puisque t’en parles … »


    * * *


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    Il faisait étrangement froid cette nuit là. Et il leur fallait attendre encore un bon moment. Tout était crasseux, et suintait d’eau sale. Difficile d’imaginer qu’un coin comme celui-ci put exister sur Malastare. Ici, pas question d’arbres et de verdure, dans cette forêt-là, tout n’était que béton.

    La Sith laissait vagabonder son esprit autour d’elle. Par la pensée, elle explorait les box de stockage. Dans l’un d’eux aurait lieu la rencontre. Iro, à côté d’elle se tenait immobile.

    De longues minutes s’écoulèrent encore avant que la Mirialan ne fit signe : on approchait. L’Humain jeta un coup d’œil, hocha la tête. Ils étaient cinq, le duo leur laissa le temps de déverrouiller la porte du box. Ranath attendit qu’ils soient tous à l’intérieur, et se jeta sur eux. Iro la vit disparaître, et réapparaître derrière l’un d’eux, l’égorger. Encore quatre. À son tour, il engagea le combat.

    Dès son entré dans le box, Kehera referma le rideau métallique qui faisait office de porte, l'intérieur n’était plus éclairé que par le faible néon vissé au plafond. Le contrebandier n’était pas du genre à paniquer. Il liquidait ses adversaires sans trembler, visant avec précision. Ici, dans cet espace restreint, il n’hésitait pas distribuer les coups de crosse. Tandis que la Mirialan perçait d’un coup de dague brutal le crâne d’un troisième, Iro explosait d’un tir de blaster la tête d’un deuxième et assommait d’un revers un dernier. Il lui sembla alors qu’ils en avaient fini, et le violent coup qu’il reçut derrière la nuque le surprit, le déséquilibra. Il tituba, cherchant un appui auprès de ce container poussiéreux, se retourna, pour tomber nez à nez avec le canon d’un fusil.

    Un éclair pourpre, c’est tout ce qu’Iro put voir de la suite. Et quand sa vision fut claire à nouveau, il était assis par terre, et contemplait le cadavre démembré du quatrième. La Sith, elle, s’affairait déjà à ouvrir les caisses.
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