L'Astre Tyran

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By Helera Kor'rial
#32959
Echec. Douleur. Peine. Encore et encore … et encore. Jeny frappa une fois contre le mannequin, une deuxième fois puis une troisième. Du dos de son poing, sans se soucier de la douleur que cela représentait. Sans se soucier des charges qui remontaient le long de son avant-bras jusqu’à l’épaule. Ni même de sa peau fragile qui s’enlevait sur plusieurs parties déjà. Sans saigner, en ne montrant que le blanc de ses phalanges. Le charnier de son échec et la flagellation qu’elle s’administrait. Parce qu’elle était trop faible. Orgueilleuse. Ne pas voir les gens comme ce qu’ils étaient ne voulaient pas dire les voir comme étant déjà mort. Tout cela c’était bon pour les Sith, les gens comme Mya, comme cet enfoiré de Rakhmar. Prétendant déjà avoir gagné avant même d’avoir joué le match. Prétention. C’était bien cela le mot. Elle se détestait. Encore une fois elle frappa contre le mannequin, qui seul restait stoïque et maître de la situation. Les impacts le marquaient et le métal pliait à plusieurs endroits, comme la surface d’un satellite bombardé de météores. Des larmes coulaient, des larmes de rage. Et elle frappait encore et encore pour expier sa faute, pour se convaincre que ce n’était pas grave, que l’erreur était pardonnable, en vain. Une semaine depuis qu’elle s’était faite griller par Marak, arrachant une partie de son dos. Qui malgré les patchs appliqués et le repos et les délires restait douloureux et ancré au plus profond de son être. Plusieurs tissus carbonisés sous l’impact, tandis que certains de ses capteurs neuronaux n’envoyaient plus de signaux cohérents au cerveau. Alors elle frappait. Encore et encore, laissant son sang contre le droïde. Chaque mouvement l’irradiait, la tétanisait. Pourtant elle ne criait pas. Les dents serrées, des cheveux qui repoussaient lentement en un duvet noirâtre, les yeux emplis de colère et de haine. De dédain et surtout d’une animosité pour tout ce qui vit. Trois autres coups puis l’ultime, qui électrisa jusqu’à son épaule droit, puis descendit le long de la colonne.

Jeny tomba à genoux, la tête vers le sol, les poings tremblants. D’un geste las, elle remonta le bras gauche et abattit la paume de sa main sur le métal. Puis se referma en poing, très lentement, tandis que des bruits de craquements résonnèrent dans la salle. Le métal se pliait très lentement, quelques étincelles alors que l’automatisme céda. La tête fut comprimée, rentrée dans le coup, le seuil fut arraché et de l’humanoïde ne restait alors qu’une sphère coupante. Un geste, sur le côté, et elle se précipita contre le mur avec grand fracas. Comme une pénitente, assise sur ses genoux, elle dégaina sa lame. Posée à même le creux de ses mains, elle la garda ainsi. Jeny était presque dénuée de vêtement. Et pourtant, l’on ne voyait presque pas sa peau. Son visage était noir de suie, saletés. Son dos était carbonisé. Ses cuisses scarifiées dont seul un morceau cachait son intimité. Et le sang recouvrant le reste. Son ventre, égal à lui-même, étant un mélange des trois autres réunis. Pieds nus, pas d’ongles. Sa bouche qui avait pris la couleur du charbon, couleur sang séché.

« Je n’arrive à rien, et j’ai faim. Terriblement faim. »

Elle releva la tête, le regard vers le plafond, semblant regarder l’au-delà. La bouche entre ouverte et les yeux fermés. Jeny resta dans cette position quelques secondes. Priant un dieu païen qui n’avait aucune existence. Qui n’avait jamais non plus posé les pieds dans leur galaxie. Un mouvement attira son attention, elle se retourna vers le seuil de la porte puis ouvrit les yeux. Sans parler, elle regarda Mya. Une minute, puis deux. Elle ne bougea pas. Elle ne parla pas. Il n’y avait rien à dire. Finalement, elle baissa de nouveau la tête et regarda sa dague. Elle l’a pris à deux mains, lame tournée vers elle. Jeny était en position pour se faire seppuku. S’ôter la vie par déshonneur. Sauf qu’elle ne croyait pas au concept de l’honneur. Alors elle resta ainsi et rapprocha sa lame, jusqu’à ce que les respirations successives de son ventre ne viennent lécher le bout de la pointe. La pique la démangeait. Cela aurait presque chatouillé. Mais elle ne le sentait plus.

« Ca arrangerait bien du monde. »

Mais elle retira l’arme et la rangea à son côté.

« Pourtant je n’ai aucune envie de me tuer. Je suis peut-être faible, mais pas à ce point-là. »

Le calme avait repris possession d’elle.

« Pourquoi est-ce que j’échoue ? Avec toi. Avec le gamin. Avec Marak. Pourquoi ? »

Elle frappa de nouveau du poing contre le sol.

« Pourquoi ?! »

Elle se releva d’un bond, rapidement, sans prévenir.

I« l y a un truc qui m’échappe. Qui me retient. Je veux que le mal se répande sur cette galaxie et que tous voient le chaos et la mort ! Qu’ils contemplent leur échec et s’abandonnent à la folie. Je veux qu’ils crèvent tous ! Et je me fais battre par un p#&!n de gamin de 10 ans ! »

Le calme était partit, au cas où.

« Il faut … que j’aille plus loin Mya. Plus loin dans les ténèbres encore. Il me manque encore un bout. Plus loin dans les ténèbres … »

Toujours par deux ils vont. Le positif et le négatif. Le blanc et le noir. La lumière … et l’ombre.
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By Ranath
#33002
    Petite chose insignifiante.

    Chétive.

    Faible.

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      « Elle dort ? »

    Acquiesçant d’un hochement de tête, la Mirialan tendit la main au gamin. Il s’extirpa de sous la banquette. Comment était-il entré là-dessous ? Il ignora la main et s’assit par terre, posant sur la femme verte un regard curieux. De savoir que la louve avait fini par s’endormir, il semblait rassuré. La fin de journée n’avait pas été facile pour lui. De l’état de cadavre grillé, Jeny était passée à celui de furie écervelée. Cela avait commencé par des cris, des hurlements stridents. Elle avait même enfoncé la tôle précontrainte de la cabine qui servait d’infirmerie. C’est à ce moment-là que le chaton avait pris la fuite. Il n’avait pas assisté à l’extraction des lambeaux de tissu fusionnés avec la chair. Ni à l’application des antidouleurs et cicatrisants en tous genres. La voix rauque aux intonations fermes de la Sith s’était faite entendre plusieurs fois. Lui n’avait pas tout compris. Ça se disputait. Parfois ça se contentait de hurler, juste pour le principe. Il avait fini par se couvrir les oreilles. Maintenant, tout était calme à nouveau.

      « Tu as faim ? »

    La lueur qui perça dans son regard s’avéra être une réponse convaincante. Malheureusement pour le gamin, les réserves du Poing de l’Ombre n’étaient pas des plus appétissantes. Ranath lui dégotta un petit pain, annoncé moelleux et savoureux par l’étiquette, mais qui se révéla être sec et étouffé par son plastique d’emballage. Il l’émietta et picora distraitement pour manifester sa déception.

      « C’est mieux chez Jay. »

    La Sith haussa les épaules avant de s’asseoir en face de la table.

      « Tu as quel âge ? »

    Un instant d’hésitation.

      « Huit. Neuf. »

    Il se mordit la lèvre inférieure.

      « Tu es né sur Nar Shaddaa.
      Oui. »

    Il ne la regardait déjà plus, concentré sur son morceau de pain.

      « Et tu t’appelles ... ?
      Mallow.
      C’est le nom que tes parents t’ont donné ?
      Non, Jay.
      Comment tu t’appelais avant ?
      … Rark’Ro. »

    Dans la bouche du gamin, cela ressemblait à un grognement. Il l’articulait en retroussant légèrement les babines.

      « Un Cathar, n’est-ce pas ? »

    De la tête, il fit signe que oui.

      « Pourquoi tu étais avec Jay ? Pourquoi tu as voulu venir avec moi ? »

    Mallow releva soudainement la tête.

      « Tu … tu fais voler les choses ! Tu as tué le clochard ! »

    Faux. Il n’était pas mort.

      « Et puis … quand tu t’es battue, contre le robot … »

    Encore faux. Marak sous son armure n’était pas un robot. Mais aux yeux d’un gamin de huit, neuf ans. Quel âge avait Sam ? Pardon, Marak …

      « Et tes parents ? »

    Il fit non de la tête.

      « Ok. »

    L’interrogatoire s’arrêta là. Du moins le crut-elle.

      « Tu t’appelles comment ?
      Mya. »

    Pourquoi lui dire ça ?

      « Tu as quel âge ?
      Trente cinq.
      Ah. »

    Il se désintéressa un instant. Puis s’arma de plus belle d’une nouvelle question.

      « Comment on fait voler les gâteaux ?
      Tu veux apprendre ?
      Oui …
      Je vais te raconter quelque chose … »

    Dans ce récit, il était question d’une énergie vitale, une force … non, la Force … qui liait les tous êtres et mettait en mouvement la Galaxie. Les yeux écarquillés, le petit Cathar écouta l’histoire sans poser aucune question, béat. Quand la Dame Sombre eut terminée, ce fut une avalanche de remarques et d’interrogations qui s’abattit. Sabina, à l’époque, avait réagi de la même façon. Le souvenir donna à la Sith une occasion de sourire.

    Le chaton voulut apprendre tout de suite, et il insista tant et si bien que la Mirialan lui confia finalement un autre petit pain avec lequel s'entraîner. Il devait se concentrer si fort sur ce petit pain, qu’il devait ressentir sa présence devant lui lorsqu’il fermait les yeux. Il devait respirer profondément et laisser aller sa pensée pour qu’elle se projetât autour de lui. Pour donner un peu de consistance à l’exercice très abstrait, Ranath lui expliqua qu’il devait imaginer attraper le petit pain et l’amener à lui, sans avoir à le toucher. S’il réussissait, il pouvait le déballer et le manger. Mais Mallow ne pensait déjà plus à le manger.

    L’enfant s'entraîna près de trois heures avant que le petit pain ne se mît à frémir, mais c’était encore trop peu pour le déplacer. Elle sentait dans la Force, la grande concentration mise à contribution et la volonté d’atteindre cet objectif si petit et pourtant si important pour lui. C’est à ce moment là que la louve émergea, piquant de sa conscience retrouvée les sens de la Sith. Jeny se traîna sans un bruit jusqu’à la soute qui avait été transformée en salle d’entrainement. À nouveau, elle frappa, sans relâche, faisant fuir Mallow à l’autre bout du vaisseau. Avant même de rejoindre la louve, Ranath rattrapa le petit Cathar pour lui donner quelques consignes et lui attribuer une cabine dans laquelle il pourrait se planquer. Le temps de négocier avec lui, la louve avait fait bien des dégâts.

    La Mirialan se planta dans l’encadrement de la porte. Pourquoi ?

      « Les ténèbres t’entourent mais ne t’imprègnent pas. »

    Elle s’avança jusqu’au centre de la pièce.

      « La haine te pousse dans l’action mais ne te donne aucune force. »

    Elle s’assit en face de la louve.

      « Tu ne maîtrises rien. »

    Et planta son regard d’or dans les yeux rouges qui la dévisageaient.

      « Les ténèbres sont partout.
      Ferme les yeux, ouvre ton esprit et laisse les venir à toi.
      Utilise ta haine pour les nourrir.
      Inspire profondément, et apprécie simplement leur présence.
      Ressens combien elles sont puissantes.
      »

    La pensée de Darth Ranath se glissa à la rencontre de l’esprit de Jeny, établissant ainsi un contact très léger afin de lui faire partager certaines sensations.

      « Elles te permettent de serrer le poing plus fort. Et de tenir ton sabre avec plus d’adresse.
      Elles te donnent la force de frapper avec plus de vigueur. Et de réarmer aussitôt.
      »

    Chaque nouvelle phrase appelait une image partagée entre les deux esprits.

      « Elles te montrent la faille dans la défense adversaire. Et donne de la vitesse à ton attaque.
      Elles te gorgent de satisfaction quand ton ennemi s’écroule sans vie à tes pieds.
      »

    La Dame Sombre poussa un peu plus loin le contact mental.

      « Les ténèbres se nourrissent de ta haine.
      Apprivoise-la. Guide-la. Maîtrise-la. Et tu n’échoueras plus.
      »
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By Helera Kor'rial
#33003
« M’entourer ? M’imprégner ? »

Jeny la regarda s’avancer vers elle. Discourt initiatique sur les sith ? Sur quoi exactement ? La haine dans l’action ? La haine de quoi ? C’est bien ou mal ? Mya finalement prit place devant elle. Jeny eut un mouvement de recul, comme si Mya avait une odeur particulièrement forte. Pour une fois cependant, elle ne répondit pas, mais écouta. Ne serait-ce que pour prendre les informations les plus utiles. Ouvrir son esprit ? Son esprit était bloqué, cloisonnée. Jeny ne l’ouvrit pas. Et même quand elle sentit la présence de la mirialan, elle en referma totalement l’accès sous d’épaisses couches de défenses mentales. Ne furent-elles qu’illusoires.

« C’est quoi la haine ? »

Jeny restait totalement bloquée dans l’esprit, pour autant sans en faire la remarque à Mya. C’était un peu comme une huitre dans laquelle l’on versait du citron. Chaque goutte tendaient à cloisonner encore davantage le tout. Pourtant elle restait de marbre, croisa même les bras, arc bouta le dos.

« J’ai l’impression d’entendre Helera, ou un sermon Jedi. « Faire le vide, sentir la Force ». Tu ne comprends pas Mya ! »

La petite se mit à quatre pattes comme un animal, se tenant sur ses deux jambes, le buste bien droit. Ses yeux couleur de sang fixèrent la mirialan, plein de questionnement.

« Remplace le champ lexical de l’ombre et tu as le même discours que les Jedi. Je ne ressens pas ton ombre, ni tes ténèbres, ni rien d’autres. Je sens que cette p#&!n de douleur dans mon dos ! Je ressens la faim insatiable qui me dévore les entrailles. Le sang, l’odeur du sang dans mes narines et dans ma bouche. »

Elle se frappa les cuisses avec ses poings, laissant une marque de sang sur ces dernières.

« Je sais tout ça ! Je connais la théorie des Sith. Mais je ne veux pas être une Sith, pas de code, rien. C’est trop difficile à expliquer, je … »

Jeny se laissa de nouveau tomber sur les fesses.

« Je te suivrai, je te l’ai promis. Mais je ne cherche pas tes trucs. Il faut … Je vois la vie Mya, partout autour de moi, partout et tout le temps. La haine, la peur, la colère, tout cela … Les joies, les … opposés. C’est la vie ça. Non non… »

Elle se jeta sur Mya et lui enserra la tête entre ses mains, lui laissant par la même occasion la marque de sang, si jamais elle n’évita pas.

« Je dois mourir. Ce que je suis n’est pas suffisant, je dois ne plus être. L’anti-vie. Je ne peux pas détruire la vie tout en faisant parti de ce tout … Tu vois ce que je veux dire ? Je ne peux pas réussir si je n’arrive pas à confondre la vie et la mort … Pas possible … »

La petite tomba à genoux, reposant la tête vers le sol. Le regard livide.

« Si la Force est la vie, alors je peux parler avec la mort. Je le sais. Il faut que tu m’aides. L’ombre. Tu as raison, c’est l’ombre… L’absence de lumière … Pas la haine, juste l’ombre. Je suis folle … Je ne suis plus … Je deviens complètement tarée. »

Elle regarda alors ses mains et fronça les sourcils, puis vers Mya. Une idée. Un flash. Une révélation. Etonnant ? Nouvelle curiosité. De nouveau, elle leva la main, mais de manière plus mesurée. Approchant alors lentement ses doigts, hésitant un moment. Du bout de son index elle appuya sur son front. Mouvement de recul. Rien. Elle retenta avec les deux doigts, rien.

« Donne-moi ta main. »

Elle posa le bout de ses doigts sur sa paume, puis la fit glisser autour de sa main. Jeny ajouta alors la deuxième main et entoura la main de la mirialan. Il y eu comme une lueur de soulagement qui passa dans son regard. Une lueur puis … le calme ? Jeny approcha alors la main de son propre visage et déposa un baiser sur la paume verte.

« Ca ne brûle pas … »

Elle se laissa alors tomber sur elle-même, de manière totalement prostrée, face à Mya. Sa tête sur les genoux de la Sith. Implorante, toute pénitente qu’elle était.

« Tu dois me montrer … L’ombre … Inonde moi … Fais-moi mal … Je dois me rappeler de la douleur. Je t’en prie … Je t’en supplie … »
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By Ranath
#33077
    Helera. Les Jedi. Cette petite sotte délirait complètement, ignorant tout de la vraie maîtrise des arts obscurs. Elle se laissait porter par un instinct primitif résultant d'une addiction profonde. Autrement dit, elle ne serait jamais rien de plus qu’un animal, qu'on soumet et qu'on domine, malgré une force brute bien réelle.

    Pas de code. Pas de Sith. Encore un délire tout droit sorti de son esprit étriqué et aveuglé par les concepts dépassés d’ordres décadents. Jamais il n’avait été question de code avec la louve, jamais. La Dame Sombre n’avait nullement l'intention de cultiver le dogme en Jeny, bien au contraire, elle devait l’en tenir loin. Aussi, le conseil de la Sith, la haine, ne portait que sur la connaissance et la conscience de soi.

    La Mirialan perdit brusquement patience, sur le point d'infliger à la louve une correction similaire à celle qu'elle avait reçu sur Balmorra. Mais la situation mua soudainement.

    Donne-moi ta main.

    Voilà maintenant que cette gamine autiste lui tâtait le front et lui prenait la main. Ranath s’inquièta alors. Elle n’hésiterait pas à frapper si le contact s’avérait en définitive déplacé. Déplacé, il le fut, mais la curiosité de la Sith l’emportait toujours. Elle laissa faire. La louve se roula en boule, s’installa sur ses genoux.

    Quelle crasse. Dégoûtant. Un bain, c'était un bain dont elle avait besoin.

    Fais-moi mal …

    Exaspérant. Effrayant.

    La Sith se leva sans sommation, le front de la louve cogna le sol.

      « Lève-toi ! »

    Un ordre. Darth Ranath tira au clair l'une de ses dagues.

      « Montre-moi de quoi tu es capable. »

    La Sith attaqua aussitôt que la grise fut levée.


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By Helera Kor'rial
#33082
Un bond, la verte était debout. Jeny tomba contre le sol et grogna, tandis que le réflexe de son corps fut de retenir la chute, lançant une déchirure le long du dos. Au moins, c’était froid au sol. Cela faisait du bien, vraiment. Un pas après l’autre, elle se mit debout. Aurait-elle droit à la récompence ? Mya voudrait elle la plonger dans l’obscurité ? Elle avait le trac, d’un coup, de voir ce que cela faisait. De voir le noir, le toucher. Son esprit n’était sûrement pas clair. Anestésiant dans le sang, patch contre le dos, qui s’effritait petit à petit. Quoi qu’il se passe, elle était prête. Elle se mit debout et … lui montrer quoi ? Le coup parti instantanément, Jeny ne bouge pas. Le choc la percuta, lui faisait plier le dos. Quelques lueurs dansèrent devant ses yeux. Sa main se mit à trembler, tandis qu’elle la posa sur le bras de Mya, le bras qui désormais disparaissait derrière son sang. Le siens. Elle s’en rendit compte, une expression bizarre se figea sur son visage. Etonnement ? Non. C’était … presque palpable. L’obscurité. Sa main droite s’accrocha à son épaule, pour se retenir de tomber. Elle n’avait pas le droit. La lame était froide. Son cœur vibrait dans ses tempes, tandis que ses yeux plongèrent vers la main armée. Un sabre l’aurait tué. Brûlée, transpercée. Le sabre faisait mal, la lame était juste froide et pleine de cette vitalité … Mais ce n’était pas la sienne. La sienne avait vu des choses … Soubresault, elle cracha à terre, ce n’était pas du sang. Pour autant, son cœur accelera, encore. Les tambours, battaient. Après tout ce temps, loin de la neige, loin de la vie sauvage. Les tambours étaient là. Accompagnant son cœur, accompagnant son esprit. Son corps se souleva et d’un geste unique se rapprocha de Mya, en attrapant son coup et levant son genou. Un unique coup. La dague se rapprocha davantage dans son corps. Elle allait mordre, elle allait lui arracher le cou. Non, elle n’avait pas le droit, pas la tuer. C’était défendu, pas Mya.

Mais pour autant, elle ne se laisserait pas de nouveau crever. De sa main gauche, celle sur l’arme, elle poussa la lame hors de son corps, son regard de braise dans celui de la Mirialan. De la main droite toujours appuyée sur la nuque de sa comparse, elle assura sa prise. Tête contre l’autre, elle frappa. Des étoiles, un choc dans son esprit malade. Les deux femmes furent hors de portée l’une de l’autre. Ne pas tirer sa dague, pas le droit. La dague, c’était pour tuer. Pour le souffle. Elle n’avait pas le droit. Jeny ne montrait pas de quoi elle était capable, elle tuait. Mais l’ordre était lancé, et la lame jaune fut dégainé, tandis qu’un filain de sang descendait désormais le long de sa cuisse. Oh sa résistance physique était admirable, cela, on ne pouvait pas lui enlever. Une sorte de Berzerker comme on n’en fait plus. Sabre devant elle, elle le fit tournoyer lentement et alla chercher le contact. Sans forcer, juste en attaquant, esquivant, comme les apprentis. Elle n’attendait rien, elle tapait juste lentement. Mya s’en offusqua, tant mieux. Qui pensait-elle avoir en face d’elle ? Le sabre violet, ou l’autre, fut levé, Jeny en profita pour l’aggriper entre son cou et son bras, dans une prise de catch. Propulsée par la Force, elle frappa Mya, assez fort pour que les deux ne tombent à la renverse. Jeny avait un court avantage. Elle en profita. Désormais sur la Mirialan, sûrement le souffle quelque peu coupé, elle arma ses poings ensanglantés, dont l’un contenait le sabre éteint. Et elle frappa Mya, au visage. Et elle allait frapper, jusqu’à ce que l’ordre ne soit donné.
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By Ranath
#33122
    Le poing percuta la mâchoire. C’était une douleur sourde à laquelle la Mirialan était habituée, mais cela n’empêchait pas son équilibre d’être compromis, la prise au sol lui faisait gagner du temps sur ce point. La louve arma de nouveau, mais la Sith préparait déjà sa défense, bloquant le poing abattu dans sa main pour la tirer vers elle et dans le même mouvement, lui asséner un coup de coude. La prise fut lâchée, Ranath revint aussitôt en garde, feintant au visage pour frapper les côtes. Mais la Grise n’était pas en reste, vive et hargneuse comme son animal fétiche. Les deux lames iridescentes jaillirent de nouveau, impossible de savoir qui avait dégainé la première. D’un habile revers, Jeny prit le fer, bloquant les sabres à hauteur de hanches. D’un pivot du poignet, la Sith renversa le rapport de force, dégageant alors son bras armé pour frapper de nouveau du coude, cette fois au visage.

    Les coups répétés ne faisaient qu’enrager davantage les deux furies qui portaient des attaques toujours plus dangereuses.

    * * *


    Ça faisait quand même beaucoup de bruit là-bas. La verte, Mya, avait dit de ne pas bouger, de rester ici. Mais là … quand même … Mallow quitta sa cachette, poussant doucement la porte de la cabine qu’on venait de lui attribuer. À tous petits pas, il longea l’étroit couloir et revint sur le pont, la porte de la soute, celle qui servait de salle d'entraînement, était ouverte. Les bruits venaient de là, la lumière, à l’intérieur, était changeante. Il s’approcha et passa le nez dans l’encadrement métallique de la porte.

    Des coups, du sang, des cris. Toute cette haine. Elle émanait de Mya, dirigée vers Jeny, mais Jeny le lui rendait bien. Un combat à la fois physique et mental. La rencontre de deux auras obscures.

    Le petit Cathar fit demi-tour à toute allure, détallant comme un lapin prit en chasse par un renard pour trouver refuge dans le cockpit. Il se blottit dans le fauteuil du co-pilote.

      « Au secours … »

    * * *


    À la nouvelle prise de fer, Ranath dégaina une dague pour frapper la louve et lui faire lâcher son arme. Elle lui écorcha le dos de la main, le sabre roula au sol. La Sith se redressa aussitôt, glissant son sabre sous le menton de Jeny.

      « Assez. »

    Elle souriait de ce sourire narquois. Ce n’était pas une victoire. Les deux enragées restèrent un moment à se toiser mutuellement, jusqu’à ce que le maître abaissât son arme.

      « Tu m’as bien amochée. »

    Il y avait cette brûlure sur l’épaule, cet hématome au coin de la mâchoire, le sang qui lui coulait sur la tempe et dont l’origine semblait incertaine. Il y avait aussi cette entaille dans le bras, impossible de savoir comment c’était arrivé. Et le mal de dos, et les contusions sur les jambes. La louve avait également eu droit à son lot de blessures. Elle allait avoir faim après ça.

      « Puis-je avoir confiance en toi ? »




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By Jeny Mikerley
#33128
Premier coup, pleine mâchoire. Qui souffrait le plus ? Ce n’était même pas évident. Ses poings en sangs laissèrent une marque, en plus du bleu, sur le visage vert de celle qui pouvait être le plus apparentée à un maître. Bien qu’aucune des deux n’avouerait jamais ce fait. Deuxième coup, bloqué, elle fut attirée contre la mirialan, coup de coude dans la blessure, une galaxie passa devant son regard. Mais elle encaissa. Les deux lames vrombirent et ensemble se percutèrent violemment. La situation n’était pas adéquate, pour ni l’une ni l’autre. Un combat rapproché qui ne mènerait à rien de bon. Prise de sa main armée, frappe au visage, Jeny tomba à la renverse. Sa tête était la cible de la mirialan. Point vital majeur, elle était loin d’être idiote. Jeny n’avait pas de cible, plus hasardeuse, elle frappait pour frapper, ne cherchait pas à gagner, mais seulement la douleur du retour. Jeny à quatre pattes se redressa sur un genou, prête à bondir. Mya était prête à la recevoir. Un saut, elles furent au contact, lame contre lame. Une dague fut dégainée, le sang gicla de nouveau. Sa main droite fut hors d’état. Elle grogna de nouveau et essaya d’attraper sa gorge. Pour l’étrangler, mais surtout pour la protéger, contre elle-même. Contre ses dents qui voyaient dans sa carotide une matière bonne à croquer, trop bonne… L’odeur cuivrée lui enivrait la tête et aucune de ses douleurs ne pouvaient l’arrêter.

Puis l’ordre fut donné, avec l’avertissement du manche du sabre, prêt à la tuer sur le coup. Elle le regard, l’intérieur, attendant que la lame ne frappe. La délivrance saurait lui être donnée à ce moment-là. Elle attendit, mais rien ne vint. Elle tourna la tête vers Mya, un sourire en coin. Jeny ne souriait pas. Elle se recula du corps à corps et énonça une sorte de semi évidence. Un sourcil fut haussé, et elle la détailla de haut en bas. C’était donc cela, amochée ? Elle n’en fit aucuns commentaires. La jeune femme se releva alors, la main droite tremblante. Espérons qu’un tendon n’ai pas été touché. Cela serait dommage. Elle bougea tous ses doigts tandis que les gouttes de sang venaient s’ajouter à la flaque à terre. Le sang et celui de Mya, mêlés l’un à l’autre. Un pacte avait-il été signé ? C’était bien cela la question. Elle se détourna de la sith et renifla l’air, ou plutôt l’inverse.

« Ton cathar nous surveille. »

Dit-elle avec assurance, tandis que la petite bestiole fuyait à travers le vaisseau. Il avait quelque chose d’attachant. Surement parce que c’était un félin. Tout le monde aime les félins. Surtout en rôti. Cette simple perspective fit sourire Jeny qui termina de s’ausculter. Mais le combat avait beau être terminé, elle suait encore à grosse gouttes. Ce n’est que lorsqu’elle s’en rendit compte que les étoiles réapparurent. Une douleur la prit au niveau du cœur, comme s’il était pris dans un étau. Elle n’en fit aucun commentaire. Puis Mya demanda. « Confiance » ? Jeny se retourna complètement vers la mirialan, laissant le silence s’installer complètement, interrompu seulement par les gouttes de sang qui s’écoulaient à terre.

« Je ne te tuerai pas. Je n’essaierai pas de le faire, et j’éliminerai ceux qui essaieront. J’obéirai à tes ordres, je te formerai une armée. Peux-tu avoir confiance en moi ? »

Les étoiles devinrent filantes et la frappèrent directement en plein dans le cerveau. Elle tomba à genoux. L’air hagard. L’adrénaline descendant, les douleurs revenaient. Jeny se saisit alors de son sabre et le plaqua vers la blessure de la dague qui ne cessait de laisser s’échapper le fluide pourpre de la vie. Les genoux dans le sang, il n’y eu qu’un bref éclair jaune et Jeny déjà à genoux tomba mains en avant dans leur sang. L’odeur de chaire brûlée s’en suivit quelques secondes après. Elle se redressa mais resta à genoux.

« D’aucun pense que c’est la providence. D’autres que c’est la Force. Je ne sais pas pourquoi, mais je te suivrai, où que tu ailles. »

Elle présenta ses mains.

« Le pacte de sang m’en soit témoin. »
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By Ranath
#33170
    Jeny était manifestement idiote. Pour Ranath,cela ne faisait aucun doute. Avait-on ainsi besoin de se lier à quelqu’un, et de lui obéir ? C’était tellement idiot que ça en devenait incompréhensible. Si la chose l’avait tout d’abord faite sourire, elle était désormais source d’une gêne certaine. Manipuler oui, mais manipuler quelqu’un qui ne demandait qu’à se faire manipuler … c’était se faire soi-même manipuler ? La tendance autodestructrice de la gamine devait y être pour quelque chose, mais la Sith avait renoncé à se débarrasser de ce boulet qu’était pour l’instant la louve.

    Aux assertions de Jeny, Ranath ne répondit que d’un hochement de tête. Elle l’emmena enfin à l’infirmerie, pour la seconde fois ; la louve était une habituée. Après négociation, la Mirialan put nettoyer les plaies et appliquer de ci de là un patch cicatrisant. La moindre étape passait par une résistance nerveuse de Jeny et une insistance plus ou moins patiente de Ranath. Quand la bataille prit fin, certaines questions firent surface.

      « Tu as une famille ? Ou quelqu’un, quelque part, qui pourrait recevoir ton affection ? »

    Le petit Cathar avait quitté son siège et s’était glissé le long du couloir jusqu’à proximité de l’infirmerie, d’une oreille attentive, il écoutait la conversation, ne se doutant pas qu’on savait tout de ses agissements. Il espérait, en définitive, pouvoir retourner fourrer son nez dans le placard des provisions, quand ces deux-là seraient couchées.

      « Tu dis vouloir anéantir cette Galaxie, mais que fais-tu d’eux ? »

    La Mirialan sondait les convictions de son nouveau pion, jusqu’à quel point elle suivrait les consignes. Tout en écoutant les réponses, elle déballa ce qui ressemblait à un encas hyperprotéiné. Elle le proposa à Jeny, la louve allait en avoir besoin en attendant l'atterrissage en zone peuplée. À l’apparition du goûter, le gamin montra le bout de son nez. La Sith se tourna vers lui, il détala aussitôt. Là bas, dans la soute, ça sentait le sang. Ici, dans l’infirmerie, ça sentait le sang. Mais personne ne voulait lui donner à manger. De rage, il entama les coussins de la banquette commune à coup de griffes. L’impatience lui hérissait le poil et muait lentement en colère, sous ses coussinets, les étincelles crépitaient imperceptiblement.

    Dans l’infirmerie, Ranath avait changé de sujet.

      « Je peux te demander un service ? J’ai besoin de retrouver quelqu’un. Un sensitif. »
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By Jeny Mikerley
#33248
Direction l’infirmerie. Pas un mot de sa part, ni de la mirialan. Pas un mot durant le soin que la mirialan appliquait. Un soin qui ne servait à rien. Son corps était cassé, il lui fallait se nourrir, sans quoi elle allait mourir. Mya le savait, Jeny aussi, pourtant ni l’une ni l’autre ne présenta cette alternative. Peut-être que sa fin arriverait à ce moment. Celui où Mya pensait que la sevrer était une bonne idée. Le savait-elle que cela lui était vitale ? Jeny ne lui en parlait pas. Ni fit aucune allusion. Le cathar était là, elle tourna la tête vers lui, à travers le mur. Oh oui elle sentait toutes les présences, au tembourinnement de leur cœur. Personne ne se cachait d’elle. Personne.

« J’ai une sœur. Mais l’affection que je lui porte ne sera sûrement pas partager. Pas après ce que je suis devenue. Restons réaliste deux secondes. »

Elle restait allongée sur la table d’infirmerie. Le sang avait giclé, mais finalement, assez peu. Tout avait été cautérisé et peu de dégats sanguinolents majeurs étaient à relever. Elle restait alors allongée sur ce dos qui au moindre contact lui faisait souffrir le martyr, tandis que ses flancs brûlaient de la même intensité, que ses mains décharnées l’empêchaient de saisir un objet, que sa simple respiration était une épreuve. Jeny était bien des choses, mais elle avait cette façon de résister à la mort qui était finalement assez peu communes. Tout était relayé au second plan, tout était innocement d’une moindre importance.

« Les Jedi veulent détruire les Sith. Tu es l’exemple qui prouve que ce ne sont que des buts, des lignes de conduite. Je veux la détruire, mais je te l’ai déjà dit, je n’y arriverai pas. Je peux brûler des mondes, tuer des populations, manger les âmes de leur plus grand héros. Mais je ne pourrais pas détruire l’ensemble des planètes en une seule vie. J’ai déjà 20 ans. Presque un cinquième de ma vie s’est écoulée. »

Elle regarda le plafond. Jeny n’était pas morose, ni triste. Juste d’une affligeante logique.

« C’est ma ligne de conduite. »

Quant à savoir si Jeny suivrait les ordres, et bien elle avait déjà la réponse. Les ordres seraient suivis, du moment que cela ne touchait pas sa sœur. Quant à savoir qui elle était, ce serait sans doute la prochaine question. Chaque chose en son temps. Elle récupéra la barre protéinée quand les deux femmes se retournèrent vers la petite tête velue.

« Reviens », ordonna Jeny.

Et s’il le fallait, elle le tirerait jusqu’à l’infirmerie par la Force. Elle coupa alors la barre en deux, et présenta le gros morceau au petit chat. Sans pour autant lui donner directement, le morceau se balada et vogua dans l’air jusqu’à un mètre environ au dessus.

« Si tu veux obtenir ce que tu convoites, tu vas devoir apprendre à le désirer vraiment. Tes convictions naîtront de ton vécu. Ta force émergera de tes échecs. Ta volonté … te rendra invincible. »

Bien que cela soit destiné au cathar, Jeny était restée fixée sur Mya. Tandis que le double sens faisait peut-être office, Jeny attendit que le chat utilise la Force, ou un autre moyen pour récupérer la barre. C’était son problème. Puis finalement, la question de Mya.

« J’imagine que tu le veux en vie… Dis moi où et je te le ramènerai. Conscient ou non. »
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By Ranath
#33499
    On se lasse parfois d’une lubie. Mais certaines obsessions ne passent jamais.


    Elle n’avait jamais oublié. Le maître et l’apprenti. Elle avait toujours été persuadée que l’apprenti était mort sur Dantooine. Et que le maître avait jeté son dévolu sur un autre esprit malléable. Qui était ce gamin sur Korriban ? Un enfant ? Vraiment ? Le mystère était resté entier depuis. La question se posait encore, et encore. Ranath n’oubliait pas.

    Tu l’as abandonné. Honte à toi, Mya.

    Des mensonges. Elle s’était laissée prendre au jeu voilà des années auparavant. Elle avait eu peur. Elle avait senti son emprise, le Côté Obscur. Et maintenant qu’elle l’embrassait pleinement, elle savait. Keijin avait menti. Lui devait mourir. Mais l’apprenti. Ranath voulait l’apprenti.

      « Jeny … C’est une tâche que je devrais faire moi-même, mais j’ai la conviction que mon adversaire saura anticiper mes actions. Pas les tiennes. Il ne te connaît pas. C’est donc un service que je te demande. »

    La Mirialan s’était assise à côté de la louve. Elle semblait l’écouter avec attention.

      « J’ai très peu d’informations, ce ne sera pas facile. Je ne voudrais pas que tu le ramènes, simplement que tu me dises où je peux le trouver de manière sûre. Où il se cache. »

    Elle marqua une courte pause, avant de reprendre. Son regard courait sur le mur en face d’elles.

      « Il s’appelle Imril Vohar. C’est un Humain. Il doit avoir environ 35 ans. Il était Padawan dans son jeune âge, il a été formé sur Dantooine après la débâcle de l’Ordre 66. »

    La main de Ranath s’agita imperceptiblement. Elle réfléchissait tout en fournissant les informations à la Grise.

      « Son maître était Keijin Alek. C’était un Jedi lui aussi. Aujourd’hui un Sith. Un vieux Sith qui vit sur Taris. C’est peut-être là qu’est le début de la piste. Je t’expliquerai comment le trouver. »

    Un soupir.

      « Malgré son âge avancé, Alek est dangereux. Tu ne dois pas lui parler de moi, sous aucun prétexte. Je suis à peu près sûre qu’il sait tout à fait où se trouve Imril. Ne fais pas de mal à Alek. Pas trop. Sa mort me revient.

      Est-ce-que tu voudrais bien faire ça pour moi ? Trouver Imril ?
      »

    À mesure qu’elle avait parlé, d’autres souvenirs étaient remontés à la surface. Et un nouveau lien se tissait dans son esprit. De nouvelles questions vinrent s’ajouter aux anciennes.
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