L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Planète au climat tempéré et à l'environnement accueillant, Mrisst, le monde natal des Mrissi, a forgé sa réputation grâce à ses prestigieuses académies d'arts et de sciences. Sa position particulière aux portes du Noyau en fait également un monde d'importance stratégique pour la Nouvelle République.
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By Maya Tega
#31913
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La Confédération était en effervescence. Elle s’apprêtait à vivre son premier instant capital. La visite de l’Empereur en tant que dignitaire étranger. Si à l’assemblée les députés pro-républicains avaient quittés la séance à cette annonce, une large frange allant des démocrates au fédéraliste avaient applaudis à cette annonce. Les Colonies s’engageaient enfin sur leur propre voie, reprenant un chantier que la République n’avait souhaité finir.

Parmi la population et les média, la rencontre avait éclipsé les autres sujets de discutions. Chacun y allait de son commentaire et de ses pronostics. Pour beaucoup, c’était un souhait que se réaliser. La principale raison de l’indépendance de la Confédération était en passe de devenir réalité. Pour d’autre subsistait, minoritaire, subsistait la nostalgie des combats de l’alliance. Enfin, pour un certain nombre de concitoyen, l’attente était dans le contenu de l’accord. Ceux-là attendaient plus qu’une paix. Il se rêvait déjà à être le plus grand secteur commerçant avec les deux puissances galactiques.

Les autorités n’avaient quant à elle pas chômer. La logistique avait été impressionnante. Cette rencontre se parait de tous les honneurs et les fastes que l’on pouvait espérer d’un tel évènement. Les équipes d’accueils avaient été briffé sur le protocole Impérial afin d’éviter tout impair diplomatique. Il fallait que tout soit parfait.

Mais le cabinet diplomatique n’avait pas été le seul à œuvrer pour la rencontre. Loin de là. L’Agence, le service de renseignement de la Confédération, avait eu pour mission de scruter les mouvements suspects sur les deux frontières. Avec l’aide du Bureau et des troupes embarqués de la Flotte d’Intervention, ils avaient mis en place une vaste fouille, puis un secteur avec filtrage poussé au cœur de Mrisst. Le pouvoir ne craignait pas temps une attaque impériale qu’une action républicaine ou rebelle. Si la Prima ne faisait guère confiance à l’Empereur, elle le savait suffisamment intelligent pour ne pas se servir de pareil prétexte pour une attaque sur la Capitale de la Confédération. Par contre, elle ne voyait guère d’un bon œil l’instabilité politique de la Nouvelle République. C’était là porte ouverte à un acte irresponsable.







Quand le jour J arriva, tout était en place. Une très large zone d’exclusion aérienne, un grand secteur totalement sécurisé et un cérémonial bien huilé. La flotte était en place, laissant une large partie de l’orbite de la planète à l’escorte impériale. Armement désactivé, elle était là comme chaque jour, protégeant des deux puissances le cœur de la Confédération.

Au sol, la Prima préparer les derniers détails de la rencontre. Accueil, rencontre privée, puis rencontre officielle et officialisation d’un traité si les échanges étaient productif. L’ordre du jour avait été communiqué aux services diplomatiques de l’Empereur qui semblait n’avoir rien eu à redire sur l’organisation.

L’heure avança, Maya se mit en route vers les plateformes d’atterrissage lorsque l’on annonça l’arrivée des contacts radars impériaux. Pour l’occasion, elle avait revêtu ce que l’on aurait pu appeler sa tenue cérémonial. La Tiare de Chandrila lui servait de coiffe et le Joyau de Léona entourait son cou. La Prima n’était guère habitué à porter les attributs de son pouvoir, et ne les mettait habituellement que lorsque le protocole les rendaient obligatoires. Les quelques exceptions à la règles étaient celles où la Princesse décidait que l’honneur rendait cet hommage impératif. La visite de l’Empereur rentrait donc dans cette catégorie.

Arrivée sur la plateforme, il ne restait qu’à attendre. Un tapis rouge avait était posée, et la décoration du lieu avait été soigné. L’ensemble de la délégation confédérale était là, de même que des représentants de l’Assemblée, du Directoire et du Haut Conseil. Du gratin, qui bien qu’accueillant l’Empereur, n’était nullement conviée aux discutions qui suivraient. A l’arrière-plan, Protecteurs et Garde du Palais était là pour assurer la sureté de l’endroit qui se trouvait au cœur de la zone sécurisé.

Il ne resta alors plus qu’à attendre. La Prima s’inclinerait devant son homologue, comme elle le faisait devant tout chef d’état, avant de lui souhaitait bienvenue en respectant le protocole diplomatique. Et alors, alors seulement, pourrait commencer un jeu capital d’où la Confédération devait ressortir grandie.
#31946
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Empereur Astellan ?


Hm ? Oh, bien sûr. L'Empereur mis sa main de nouveau sur ses genoux. Il détestait cette région de la galaxie. Il n'avait fait le trajet qu'une seule fois, pour aller sur Tsoss Beacon. Et depuis, il s'était promis de ne plus s'en approcher. La peur normale de se faire capturer y était pour un peu, il devait l'admettre - c'était le genre de peur qui permettait de rester prudent - mais aussi... pour le cadre sinistre. Les planètes étaient de cette trempe qui n'offrait qu'un attrait limité à ses yeux, au point qu'il s'en fût persuadé de n'avoir jamais voulut y rester plus que nécessaire. Arkania faisait figure d'une exception dans ce lot de taudis galactiques. Et se savoir maintenant si près d'une capitale abhorrée, il s'en sentait... sali. En dedans. Comme si frôler l'endroit des plus grandes défaites constituait un sacrilège pour la mémoire des impériaux morts dans l'exercice de leur devoir. En y repensant, Harlon avait usé d'un réflexe humain, issu des pensées de Thanatos, et avait commencé à se ronger les ongles. Il avait mis des années à se remettre de ses années sur Carida, où le stress, l'alcool et le désintérêt des études militaires avaient provoqué plus de séances de ronge que n'importe quel autre évènement.

La flotte signale que les défenses de la planète ne semblent pas activées. Aucun vaisseau ne confirme de verrouillage.


Harlon se frotta les mains pour les réchauffer, et confirma ses ordres. Un des vaisseau transportait des prisonniers originaires des mondes de la Confédération, et seraient libérés sans concertation préalable, comme une preuve spontanée d'amitié. Bien sûr, rien n'était désintéressé derrière ce geste. D'autant que, tant que les intentions de Maya n'étaient pas claires, les prisonniers resteraient des otages. Dans un vaisseau truffé d'explosifs. S'il fallait cela pour s'enfuir, Harlon ferait verser sur le visage terrestre de Mrisst une poussière de chair, de sang et d'os si cela lui permettait de s'enfuir. Heureusement que les vaisseaux ne seraient pas inspectés. Les scanners ne dévoileraient rien, mais une simple visite montrerait un équipage réduit, presque composé entièrement de droïdes et de soldats - qui seraient décorés à titre posthume - ignorant tout du contenu des caissons embarqués. Caissons qui une fois ouverts donnaient vue sur du baradium en tubes. Le vaisseau était une bombe de tellement de pétajoules qu'on osait même pas en parler ouvertement.

Faites le saut.


J'espère que vous être digne de confiance, Tega. Sa navette, restée en arrière d'un saut hyperspatial, rejoignit le flanc opposé à la planète de son vaisseau amiral, dont il fit semblant de sortir. Puis il amorça la descente vers une planète qui, un an encore, aurait juré sa peau. Sans qu'il est dans l'idée que ça ait changé.




La Prima avait fait dans le sobre, mais efficace. Un tapis rouge, une délégation silencieuse, une garde d'honneur aux uniformes atypiques, et une plateforme privée. Harlon n'aurait pu rêver mieux. Le cérémoniel était ennuyeux à y réfléchir. Une petite touche personnelle à l'accueil ne faisait pas de mal en revanche. Il fallait montrer qu'on avait du temps à perdre dans le paraître. Cela consolidait l'impression que tout le reste était assez parfait pour se permettre de prendre le temps sur le frivole.

En avant.


Deux par deux, têtes à niveau égal, les Gardes Rouges s'avancèrent sur la rambarde. Déployant une haie d'honneur discrète de huit lignes pour les deux colonnes, les bâtons assommant rivés dans leurs paumes alanguies, attendant patiemment la descente... oh mon Dieu le voici.

Toujours drapé de sa surcape en cuir bouilli, de sa cape en coton noir épais, et de cette fausse armure de parade qui dissimulait avec soin son blaster DL-44 à la cuisse, ses bottes lustrées et son pantalon de lin gris, barbe soignée sous un visage fermé et protocolaire, l'Empereur Astellan s'avançait doucement sur la piste. Sa propre délégation, quelques rats aux habits criards et aux coiffes montantes suivait de loin, derrière un premier escadron de Gardes qui empêchait ces traîtres en puissance de porter un coup de stylet dans le dos de leur souverain, ce dont il les savait capable, et surtout devant témoins.

Prima Tega...


Inclinaison, main sur le coeur. Prima était un titre officiellement reconnu dans le protocole depuis son message, mais n'étant un titre qu'exclusif à la Confédération, il avait été décidé de le considérer que comme un titre de noblesse standard, le temps de mesurer la portée effective de la force militaire, économique et culturelle de la Confédération.

Votre capitale est... resplendissante. Tout autant que sa dirigeante, me dois-je d'ajouter.
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By Maya Tega
#31963
La navette c’était posé à l’endroit prévu. La porte du vaisseau bascula pour toucher le sol dans un nuage de fumée blanchâtre. Aussitôt, deux rangées de huit gardes rouges descendirent par la rampe pour former une haie d’honneur. La Prima avait beau avoir déjà vu la manœuvre par le passé, le déploiement symétrique et totalement coordonné de cette force était toujours impressionnante. C’est alors que l’homme qu’elle attendait se révéla à son tour. Il portait un tenu à la fois, simple, presque austère, mais pourtant raffiné et classe. La marque des grands hommes auraient dit certains.

Quand il s’avança, la Princesse exécuta une révérence impeccable. Le protocole voulait qu’il en soit ainsi. Quand elle remonta, achevant la chorégraphie, son invité s’adressa à elle. Il était souvent d’usage de commencer les rencontres officielles par un compliment, et l’Empereur respecta à la lettre cette tradition tacite.

« Votre Majesté Impériale, c’est un honneur et un plaisir de vous recevoir sur Mrisst. J’espère que le voyage fut bon. »

La jeune femme accompagna sa remarque d’un sourire sincère avant de s’avancer un peu et de pivoter, indiquant la direction d’un bâtiment situé à quelques dizaines de mètre.


« Votre majesté Impériale, si vous voulez bien me suivre. J’ai fait préparer une reception pour nos équipes respectives, mais je souhaiterai que nous nous entretenions ensemble avant de nous joindre à la rencontre officielle. »

Maya avait ainsi décidé d’un format assez traditionnel en diplomatie. Les deux dirigeants commenceraient par une entrevue privée, non sans confort et accueil chaleureux, tandis que leur équipe mutuelle pourrait faire connaissance, ou du moins, se jauger, en attendant le coup d’envois des écritures diplomatiques.

Le groupe pénétra alors dans le bâtiment. L’intérieur tranchait avec l’extérieur. D’une structure moderne et froide en apparence, on arrivait dans un large hall constitué de marbre et de boiserie. Des tableaux raffinés sur les murs, et des tapisseries soignés au sol. Le hall fut rapidement traversé pour rejoindre une pièce plus grande. Là aussi, la décoration était soignée. Marbres, dorures et boiseries exotiques donnait une impression chaleureuse. Dans cette pièce avait été disposé de nombreux fauteuil entourant à chaque fois une table. Sur la gauche, le long d’une série de grande baie vitrée, un long buffet avait été placé. On trouvait là de très nombreux mets, tous d’une grande finesse, parmi les meilleurs de la galaxie.


« Majesté, si vous le permettez, j’aimerais laisser ici ma délégation, et m’entretenir avec vous en privé avant toute chose. J’espère que chacun pourra trouver ici repos et satisfaction durant notre entrevue. »

Elle désigna alors à l’Empereur une porte donnant sur un couloir. Bien sûr, s’il le désirait, il pouvait garder son escorte. Arrivait au bout du couloir, la Prima ouvrit une porte donnant sur un large bureau. Un même du même nom se trouvait au fond de la pièce, dos à une baie vitrée d’où pénétrait le soleil. A l’avant de la pièce, un confortable salon faisait face à objet devenu une rareté dans la galaxie : Une cheminée où un feu de bois crépité doucement.

Maya invita l’Empereur à entrer. Elle laissait à sa guise le fait d’être escorter ou non, mais elle laissa elle les gardes du Palais à l’extérieur. La Princesse de Chandrila invita l’impérial à entrer dans la pièce et à prendre place dans l’un des fauteuils. Entre les fauteuils, sur une table basse, un mélange de mets fins et raffinés étaient présent. Au milieu des victuailles salées et sucrées sélectionnés et préparés par les chefs du Palais, Maya avait insisté pour retrouver des eopie rôti et pané ainsi que des aliments au poisson cru et riz collant. Un petit hommage nostalgique à ce rendez-vous passé sur Nouane.


« Majesté, souhaitez-vous quelque chose à boire ? »

La Prima fit le service elle-même, révélant dans la porte d’un meuble non loin une collection d’alcool haut de gamme, ainsi bien entendue, que quelque boissons non alcoolisées. La Princesse se servit un verre d’Emeraude de Chandrila, avant de venir s’asseoir face à l’homme le plus puissant de la galaxie, rapportant également la boisson de l’empereur.


« Votre majesté, croyez le bien, c’est un réel plaisir de vous rencontrer ici. Je suis heureuse que nous puissions nous entretenir en privé avant d’aborder des points plus techniques, et peut être moins passionnant, avec nos équipes. J’aimerais commencer par le cœur de notre rencontre, ce qui à motiver notre désir de rencontre. Je souhaiterai vous proposer une paix, suivit d’une reconnaissance de l’état Impérial, sa souveraineté et sa légitimité sur les mondes le composant. Cette reconnaissance s’accompagnera d’une condition sine qua none de non-ingérence dans nos états. Si vous y êtes enclin, ou si vous le seriez à l’avenir, je pense que nos relations diplomatiques doivent se normaliser, et qu’il serait symbolique, dans ce cadre, d’établir des ambassades respectives entre nos nations. Evidemment, je comprends les réticences que vous pourriez avoir en ce projet, mais qu’il soit à court, moyen ou long terme, je pense que les échanges et le respect entre nos états seront la base d’une paix solide. »
#31989
Le voyage fut bon. Mais l'arrivée me ravit d'autant plus. J'apprécie votre prévenance à mon égard.


On ne manquait de rien à bord d'un Destroyer, ville volante capable d'accueillir les populations de cent bourgades d'une planète secondaire de la Bordure. Mais rejoindre la terre ferme et respirer l'air frais revêtait un plaisir incomparable.

Bien entendu, Prima. Nous nous retirerons en lieu que vous aurez jugé approprié.


Un geste des doigts, et sa Garde se scinda, huit Gardes restant aux pides de la Navette, les huit autres se chargeant de l'accompagner jusqu'au parvis du Palais. De là, on pouvait ensuite les voir se scinder encore en deux, quatre restant au-devant du palais, quatre pour l'y suivre. Deux restèrent devant les premières portes rencontrées. Les deux, enfin, restèrent là où la délégation de la Prima fit acte de disparition spontanée. Harlon suivit en silence Maya dans les couloirs marbrés, qu'il admirait d'un oeil qui ne faisait attention qu'aux détails et qu'aux finitions. Les ignobles rats qui se chargeraient de négocier les détails avec les délégataires locaux restèrent devant le buffet garni, de ceux qu'on trouvait sur Yaga Minor, Bastion et dans les autres coins où les faux semblants avaient un mot d'ordre à respecter. Harlon les détestait tous - délégataires comme les buffets - en ce que chacun jouait sur les couleurs et les odeurs, pour au final ne laisser qu'une sensation de creux.

Bien sûr, Prima. En votre demeure, je ne peux que vous suivre.


Il se donnait plaisir à adopter un ton mielleux, mais bien vite il pourrait se contenter d'être simplement poli. Bêtement diplomate. Dans un salon confidentiel mais spacieux et élégant, on avait mis à disposition des mets sur une table basse. Harlon reconnut les gourmandises, mais n'en fit aucune remarque. Ni aucune expression faciale, autre que son habituelle.

Volontiers. Double scotch On the rocks avec un quartier de citron vert. Et une cuiller en cuivre ou en argent.


Un alcool doux et fort. Il remercia Maya quand elle lui tendit les ustensiles - inutilement nombreux - et pressa le quartier dans le verre avant de la mélanger à la cuiller - en argent - pour homogénéiser le breuvage.

Merci, Prima. C'est un plaisir pour moi d'être reçu. Même si je vous cache pas les hurlements de mes amiraux quand ils ont eu vent de cette entrevue publique. Les dangers rôdent pour des personnages publics dans les régions ouest, semble-t-il, depuis l'attentat du Praxeum.


Une façon de dédouaner l'idée sous-jacente de sa proximité avec Coruscant, et du fait qu'elle-même put lui avoir tendu un piège. Ce qui aurait été idiot dès maintenant. Harlon avait son DL-44 caché à sa cuisse, et on ne l'avait pas fait fouiller. On ne pensait jamais au fait qu'un chef d'Etat soit armé en visite à l'étranger. Il jouait habilement avec cet état d'esprit.

Prima, voyons, je suis quelque peu déçu de vous entendre parler de vouloir une paix. Il allait sans dire depuis ce soir sur Nouane que telle idée était déjà arrêtée.


Distiller.

Tout ceci découle en effet du bon sens lié à une paix bilatérale. Ambassades, reconnaissance mutuelle, et conditions de non ingérence. Il me prend à souhaiter néanmoins des aménagements que vous comprendrez totalement, comme l'établissement des relations entre nos services civils, nos entités régaliennes aux valeurs citoyennes, et aux contrôles des frontières aux actions conjointes, comme la lutte contre la piraterie et la collaboration douanière.


Il s'abstint de dire que l'Empire n'avait pas besoin d'être reconnu. Il était une extension de la volonté populaire exprimée au jour 1 de l'an 0 du calendrier impérial, devant le Sénat Galactique. Ce même Sénat qu'ils avaient voulu restaurer. Oui, ils. Maya était une rebelle, et ceci ne serait pas oublié de sitôt.

Mais je ne souhaite pas m'arrêter sur le côté symbolique des ambassades. J'entends par là que si une paix en clair était signée, je ne souhaite aucunement qu'elle soit un écran de papier jeté à la face des peuples de tout bord. Cette paix dont nous allons discuter les détails durant les jours à venir sera une paix réelle, gravée dans le marbre et dans les coeurs. J'espère que nos visions se rejoignent par la présente ?


Il trempait ses lèvres à chaque fin de phrase, laissant à la prima le soin de répondre peu à peu, à son rythme, et y retrempait les lèvres si les longueurs se faisaient les invitées des paroles de Tega.

Je vous le redis, Prima, je viens ici avec l'intention de signer un traité qui nous sera profitable, et sera surtout exemplaire. Les objectifs des temps passés consistaient à détruire les héritages des nations et des peuples, pour uniformiser ce qui deviendrait une galaxie rejointe sous l'hégémonie d'une bannière grise. Je viens ici pour que nos deux entités voient leurs fanions flotter aux vents de nos nations, et passent leur temps non à détruire mais à bâtir. C'est l'établissement de statues de marbre aux noms des signataires de ce traité que je vise sur les mille ans à venir. La perspective de voir les ambassades devenir des campus universitaires pour les graines de négociants en traités de paix. C'est l'idée de voir des vaisseaux entiers se déverser de sa graine de génie pour apporter savoir-faire et idées nouvelles, dans un sens comme dans l'autre.

C'est une série de lycées à votre nom dans l'Empire dont je parle. Une directive sur les échanges des doctorants qui porte le mien. C'est le rêve de voir des familles séparées par une frontière d'acier se réunir.

C'est, en définitive, l'idée de laisser s'exprimer les libertés bilatérales. Dans le respect des valeurs promues d'un côté comme de l'autre.


Ca veut dire : aucun import des programmes télévisuels décadents de la CSU dans l'Empire. Que ça soit bien clair.

Mais j'admets que mon verbe peut s'en trouver assommant. Conceviez-vous vision différente de cette entrevue d'une semaine ? Peut-être une ambition dont la portée m'a échappé ?
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By Maya Tega
#32266
Maya avait servi le double Scotch On the Rocks avec tous les ustensiles nécessaires avant de reprendre sa place. Elle écouta ainsi l’Empereur parler de ce qu’il souhaitait pour cet accord. Etablissement de relation entre services d’affaire civiles, contrôles aux frontières, et lutte contre la piraterie conjointe. Mais cela ne s’arrêtait pas là. Comme l’avait souhaité la Princesse, la paix qui serait signé ne serait pas juste un accord diplomatique vide d’avenir. Non. Il devait au contraire servir de terreaux à l’avenir des deux nations. De chaque côté de la frontière, alors voulait que l’accord soit célébrer comme une opportunité sans égale. Accord étudiant, lycée à la gloire du traité, culture de l’échange. Dans la limite des valeurs défendues de part et d’autre de la frontière bien évidement. Elle le laissa continuer jusqu’à la fin sans interruption, approuvant simplement lorsqu’il la questionna, avant de prendre la parole.

« Votre verbe n’a rien d’assommant, et je ne concevais pas les choses différemment. Veuillez m’excuser pour la déception que j’ai pu vous causez, mais rassurez-vous, je n’ai rien perdu les motivations qui furent notre ce soir-là. Je vous avouerez que nos nouveaux postes ont pu me laisser penser que la réalisation de nos volontés pourrait être ralentie. Mais je suis heureuse de constater qu’il n’en est rien. Et que nous partageons toujours des positions communes, ainsi que de grands projets pour nos peuples. »

La jeune femme marqua une pause, le temps de boire une gorgée d’Emeraude.

« Je partage votre point de vue sur bien des points. De la collaboration de nos entités régaliennes aux échanges scolaires, je vous suis totalement. Ce que je veux pour nos peuples vas plus loin qu’un accord d’arrêt des conflits. Il faut que nous offrions plus à nos nations. Des échanges, de la coopération. Des liens qui mettront fin à des véhémences bien plus qu’un bout de papier. »

Nouvelle pause. Sourire à l’Empereur.

« Comme je vous l’ai dit le soir de notre rencontre sur Nouane, je suis avec vous sur ce projet. Une large partie de la population de notre nation souhaite la paix et s’est d’ailleurs exprimée en ce sens en choisissant de crée la Confédération. Les échanges et ce que nos nations en auront à retirer devrait convaincre les hésitants. »

Pour les plus réfractaires, il faudrait peut-être songer à d’autres solutions, à long terme.

« Concernant les échanges étudiants, j’espère que nous pourrons allez plus loin, en jumelant certaine de nos écoles, afin de crée des liens entre nos jeunesses. Si nous souhaitons que ce traité rencontre un succès pérenne, c’est vers notre jeunesse que nous devons le tourner. Echange, programme de jumelage, programme de stages internationaux. Autant d’idée que nous pourrions mettre en place afin de crée des liens forts entre nos nations. »

La Princesse but une gorgée, laissant le temps à Harlon de répondre s’il le souhaitait.

« Plus généralement, nous devons réfléchir à une politique migratoire et juridiques entre nos états. Comme vous l’avez mentionné, nombre de familles ont pu être séparé par la guerre. Je souhaite avant tout qu’elles puissent se réunir, sur leur monde d’origine. J’aimerais également permettre à nos concitoyens de voyage d’une nation à l’autre de manière simple. En dehors des liens familiaux, le voyage forge les idéaux et permet la découverte. Et plus, bien sûr, de développer une économie. »

La jeune femme marqua une nouvelle pause. Comme souvent, il y a avait là un problème. Et sacrée.

« Mais cela nous amènes à un point épineux. Pour que la circulation des personnes soit viable, il nous faut crée une synergie entre nos départements juridiques et tisser entre eux des accords, notamment en terme d’extradition. Or, a ce jour, un tel traité aurait des conséquences totalement opposé à notre volonté : Nombre de mes concitoyens pourrait faire l’objet de poursuite dans l’empire et il en va de de même réciproquement. Ce qui serait un sabotage complet de notre travail. Je souhaiterai donc vous proposer une solution simple et efficace : l’effacement pur et simple de toute poursuite lié à des actes de guerres, ou ayant rapport, de près ou de loin avec la guerre civile. Evidemment, tout acte répréhensible commis après cet effacement pourrait être condamné par la juridiction compétente de la nation où la faute a était commise. »
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By Harlon Astellan
#32356
Harlon doutait. Il doutait que la population de la Confédération s'en trouvait vraiment une envie de pacification en douceur d'un commun accord avec une nation à qui elle avait porté une guerre fumante. Chandrila, berceau des cristaux roses et de Mon Mothma, refuge privilégié de réfugiés d'Alderaan, une planète rasée et sous blocus pendant une décennie. Destruction amorcée pour un peuple à mettre à genoux. Borleias, tirant ses richesses d'une finance qui avait largement profité à l'Empire, qui empruntait à taux zéro et chatouillait allègrement le menton des banquiers avec un sourire en coin. Et puis Mrisst. Et les autres.

Il doutait que chacune d'entre elle aient des raisons de faire la paix. Même Tega aurait eu de fortes raisons de vouloir se venger. Quelles tortures avait-elle subies par le passé ? Des tortures revisitées encore aujourd'hui dans les geôles du Bureau.

Qui, dans la Confédération, avait fait traîner l'idée qu'ils voulaient une paix ?

Il faudra aller en douceur. Et acter petit à petit. Ne donnons pas l'idée que nous avons tout décidé à l'avance. Tout mettre en place maintenant serait trop... soudain, et ardu à faire admettre. Mais bien évidemment, jumelages et stages à l'étranger sont autant de clefs d'une future réussite.


Son alcool avait un goût trop acide dans sa bouche malgré la présence des glaçons. Il buvait un peu de mauvais coeur, mais savait s'en cacher. Le déroulement de la conversation, elle, s'engageait tranquillement.

Le point criminel. Oui. Il n'y avait pas vraiment songé en profondeur, mais comme tous les sujets, il se savait capable d'avoir dessus une opinion solide et étayée en toute spontanéité.

Oui. Beaucoup de vos concitoyens ont été déclarés... personnes d'intérêt par nos autorités. Pour... diverses raisons.


Agitateurs. Propagateurs de haine. Contrebandiers. Voleurs.

Assassins.

Terroristes.


Une amnistie. Bien sûr.


Mais Harlon devait bien faire comprendre qu'il existait un distingo entre une personnalité de la rébellion et un criminel.

... dans le cadre unique et entier de la Guerre Civile. Toute accusation portée par un organisme régalien militaire impérial sera exempt de poursuites et sera amnistié par contumace dans le cadre de la Guerre Civile. Toute accusation portée par un organisme civil ou militaire à l'encontre d'un cas isolé et indépendant de tout casus belli ou acte supposé de rébellion, et donc portant dans l'attaque indépendante d'intérêts politiques sera maintenue entièrement en revanche. Il existe de nombreux tueurs visant les militaires sans même que le gouvernement ou la situation politique locale ne soit prise en compte. Les tueurs de flic notamment. Ce ne sont pas des gens fichés par un organisme de propagande politique. Ce sont des assassins.

Et sur ce point, nulle amnistie. Mais je pense ne pas parler en dehors des clous d'un certain sens commun.


Tega en exigerait sûrement autant de son côté.

Et peut-être faudrait-il songer à une façon de mettre en commun les listes de criminels de nos polices civiles. Les gens qui déménagent pour éviter la justice sont trop courant à mon goût.

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