L'Astre Tyran

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Arkania, dans le système Perave, est une planète au climat inhospitalier. Couverte de toundra et de glaciers, elle abrite cependant de nombreuses mines qui sont sa principale source de revenus. Arkania est également connue pour ses centres d'expérimentation génétique qui furent à l'origine de la création de nouvelles races.
Gouvernement : Neutre - Accointances avec l'Empire
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Dans l’immensité de glace, une silhouette encapuchonnée progressait avec nonchalance. Oryel porta son regard sur l’horizon : rien, pas même un animal errant. Au-dessus de sa tête, les nuages lourds n’arrangeaient nullement ce décor monotone. Le blanc et le gris s’épousaient parfaitement dans l’indifférence la plus totale du seul observateur. Derrière son masque de Sith, l’Arkanien réfléchissait déjà à la suite. Il n’avait ni le temps, ni l’envie d’admirer le paysage. D’un mouvement de phalanges, son sabre laser quitta sa ceinture pour rejoindre une poigne ferme et déterminée. L’instant d’après, Darth Lazharr tranchait la toile polaire de sa lame vermillon. L’écho des vibrations envahit l’air à l’instar d’un moteur de TIE-Fighter. Pendant l’espace d’une seconde, Oryel se laissa submerger par le sentiment de pouvoir qui montait en lui chaque fois qu’il entendait cette douce symphonie. Puis il baissa les yeux vers la banquise et se mit à sourire comme un dément. Il joignit ses mains sur le pommeau de son épée laser et le tendit vers le ciel… avant d’abattre brutalement la lame dans le sol. Étouffé par l’épaisseur de la calotte glaciaire, le sabre se mit à vrombir puis reprit de plus belle son concerto de basses. Chauffée à blanc, la glace avait fondu presque instantanément autour du laser. Le choc entre les deux corps avait provoqué une demi-douzaine de brèches qui se mirent à courir sur plusieurs mètres. L’Arkanien rangea alors son outil de mort et inspira profondément. Il n’avait pas besoin de la Force pour savoir que son acte provoquerait une réaction en chaîne. D’ici moins d’une minute, toute la surface gelée de l’eau allait se briser comme du verre. Aussi puissant soit-il, il n’avait pas intérêt à rester là s’il souhaitait continuer de vivre.

Pourtant, alors que les lézardes se multipliaient et que le sol autour de lui commençait lentement à s’effondrer, il ne bougeait pas. Les yeux fermés, le Sith attendaient l’ultime moment pour agir. Bientôt, il sentit le souffle glacial de la Mort caresser sa nuque tandis que son instinct de survie s’affolait. Le voile du Côté Obscur se souleva alors que la peur prenait le contrôle de son corps. Darth Lazharr rouvrit les yeux et expira profondément. Les muscles de ses jambes se contractèrent, puis il plia les genoux. Enfin, il rassembla les énergies maléfiques de la Force et puisa en elles pour se mouvoir avec une prodigieuse célérité. Un fabuleux bras-de-fer entre la nature et le sensitif s’engagea aussitôt. Toutefois, Oryel ne courrait pas comme un animal apeuré, sa course était fière, déterminée. On eut dit qu’il tentait de dominer l’imminence de la Mort en la regardant dans les yeux, le menton relevé. La Faucheuse n’en supporta pas davantage. Avec colère, elle fit s’effondrer un imposant morceau de glace sur lequel il venait de mettre le pied. Le poids de l’Arkanien suffisait à faire piquer du nez la banquise, qui s’enfoncerait bientôt dans l’abime. Un pic d’adrénaline suscité par la panique fit bondir le cœur du Sith dans sa poitrine. Mais plutôt que de contourner l’obstacle, il choisit de foncer droit devant lui, redoublant d’effort pour maintenir le cap. Lorsque la gravité se mêla au duel des forces en présence, Oryel sentit immédiatement que sa vitesse chutait malgré le soutien du Côté Obscur. Ses dents grincèrent, ses muscles commencèrent à s’enflammer, il refusait pourtant de céder. Il atteint finalement le sommet de l’iceberg et plia de nouveaux les genoux. Lorsque le pic de glace se dressa vers le zénith, droit comme un i, Darth Lazharr bondit vers le ciel. Son corps fendit l’air, laissant derrière lui le glacier se briser en morceaux avant de rejoindre les profondeurs.

Était-il pour autant sortie d’affaire ? Malgré la puissance de la Force, le sensitif demeurait un apprenti dans sa maîtrise. Voler au-dessus des nuages était un pouvoir que même un Maître Jedi ne pouvait se targuer de posséder. Ainsi, il était vain de croire que cette tentative d’échapper à la gravité serait couronner de succès. D’une seconde à l’autre, Oryel rejoindrait les flots capricieux. Et vu la distance qui le séparait de l’eau gelée, nul doute que la chute serait mortelle. A moins que… ?

La sombre coque du Corvus transperça soudain les nuages et rattrapa le Sith avant même que la courbe de son saut ne s’inverse. Le talentueux pilote aux commandes du yacht stellaire plaça alors le nez du vaisseau juste en dessous de sa cible et activa le mode stationnaire. L’instant suivant, Darth Lazharr percutait de plein fouet le revêtement en duracier du véhicule et emporté par son élan, culbuta sur quelques mètres avant de finir sa course contre la carlingue.

« … c’est toujours l’atterrissage qui pose problème hein ? »

« Ouvre le sas, ou c’est toi qui vas avoir un problème. »

« Ok ! »


La voix moqueuse de Taral se tut aussitôt, laissant Oryel seul un moment. Allongé sur le dos, le souffle court et le corps en feu, il regardait le ciel couvert au travers de son masque. Un sourire goguenard défigurait son visage. Il ne regrettait pas ce petit « exercice matinale », même si l’utilisation d’un lance-missile ou toute autre artillerie lourde aurait mieux fait l’affaire pour briser ce glacier. Le cyborg était convaincu qu’il s’agissait d’une prise de risque inutile, mais son cerveau était limité par son absence de sensibilité au Côté Obscur. Se lancer dans des entreprises périlleuses, voir suicidaire, allait renforcer le pouvoir du sensitif. Ce n’est qu’en frôlant la Mort, en la toisant du regard, que Darth Lazharr parviendrait à percer ses secrets. En apprenant à dominer la terreur irrationnelle du vivant face à l’éminence du trépas, il deviendrait un véritable Sith. Alors, il mériterait vraiment le titre de « Darth ».

« Le sous-marin est prêt. »

« Bien, je t’attendrais dans le cockpit pendant que tu inities la procédure de lancement. »


Après avoir rejoint la cale, Oryel monta à-bord du véhicule amphibien qu’il avait emprunté pour l’occasion. Arkania était un monde polaire qui, pendant très longtemps, s’était contenté d’exploiter ses ressources minières pour s'enrichir. Dans cette optique il aurait été parfaitement stupide de négliger les fonds marins et les arkaniens étaient loin d’être idiots. Aussi, il n’avait eu aucun mal à trouver un sous-marin dans les environs. Et de toute façon, son ex-propriétaire n’en aurait plus l’utilité désormais. Assis à bord du cockpit, le Sith se remémora avec délice le meurtre de la veille. Il n’avait que très peu souvent l’occasion d’utiliser son sabre laser pour une exécution. Ainsi avait-il pris le temps de régler chaque détail pour en profiter au maximum. Du début à la fin, il avait savouré chaque moment : d’abord le choc dans son regard alors qu’il réalisait la menace qui pesait sur sa vie. Puis l’espoir, un espoir futile, irrationnel, mue par l’incapacité systématique des espèces intelligentes d’accepter la fatalité. Enfin l’infinie détresse, celle qu’on pensait ne jamais connaître, qui survient lorsqu’on sent la vie nous quitter. Vient alors le vide et le silence. C’est tout ce qu’il reste de l’être qu’on était avant de disparaître. Un creux, une absence dans la vie des autres. Penser qu’on ne laisse rien derrière nous est une absurdité sans nom. Après la mort, nous devenons tous des fantômes. Qu’on le veuille ou non, nous hanterons ceux qui nous connaissaient.

* Y’a-t-il une femme et un enfant que tu vas hanter ? *

Darth Lazharr retira son masque et posa la main sur sa bouche.
Son corps se convulsa à quelques reprises.
Aucun son ne traversa ses lèvres.
Ce n’était pas encore le moment de rire.


Modifié en dernier par Darth Lazharr le ven. 11 oct. 2019 18:25, modifié 1 fois.
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Une silhouette sombre jaillit des eaux en silence et s’approcha doucement du rivage à la manière d’un requin. La majorité de son corps était encore immergé et la pénombre du lieu jouant, on eut dit qu’il s’agissait bel et bien d’un animal marin. Pourtant, la carcasse de la créature était faite de verre et de métal. Son sang n’était qu’électricité, ses veines, des câbles. Ce monstre en duracier ne se nourrissait ni de viande ni de plancton, mais bel et bien de carburant. Et les êtres qui finissaient dans son estomac, étaient bel et bien vivant. Le sous-marin termina sa course en abordant la terre ferme et recracha ses deux passagers presque immédiatement. Oryel Dagon sonda les alentours grâce à la Force et ne perçu ni âme qui vive, ni sensitif à proximité. Après s’être assuré que leur véhicule ne bougerait pas d’ici, Taral scanna à son tour la zone et en arriva à la même conclusion. La grotte avait beau être imposante, ils étaient parfaitement seul.

« Economise ton souffle, à cette profondeur, c’est comme le sommet d’une montagne. »

« Alors ne perdons pas une minute. »


Sur ses mots, le Sith et son sbire s’engagèrent le long d’un couloir de pierre. Taillé à même la roche, le tunnel les emmena encore plus profondément, jusqu’à ce que leurs oreilles se mettent à siffler de plus en plus intensément sous l’effet de la pression. Oryel n’avait pas la moindre idée du nombre de mètres qui le séparait de la surface, mais il ne s’en souciait guère. Son esprit était concentré sur un seul objectif : atteindre le laboratoire. Leur périple le long des entrailles de la terre, se stoppa finalement sur une imposante porte de métal. A peine avait-il posé les yeux dessus, qu’une vague de terreur monta de ses tripes jusqu’à son nez. Son cœur se serra et il n’eut d’autre choix que d’inspirer profondément pour reprendre son calme. De l’autre côté de ce mur, le Côté Obscur régnait.

« Anga. »

Rien. Malgré la locution Sith que Darth Lazharr venait de proférer, les deux battants restèrent clos. Quelque chose clochait…

« Anga tave dury. »

« J'us buti atgal… Jaarvek »


Oryel serra le poing en entendant la voix féminine et robotique de l’IA. Il était évident qu’en l’absence de son prédécesseur, « Mother » n’avait pas été désactivée. En son for intérieur, l’Arkanien avait toutefois imaginé que l’absence de vie pour maintenir le laboratoire en état, aurait fini par avoir raison d’elle. Mais c’était sans compter les projets d’Oryel I, car il y avait visiblement une source d’alimentation suffisante, pour continuer d’alimenter l’IA jusqu’à aujourd’hui. Ce qui ne voulait dire qu’une chose… Mother avait poursuivi la tâche de l’ancien Darth Lazharr malgré sa mort.

* Elle ignore sa disparition… parfait. *

Nul besoin d’être un génie pour deviner ce que le Sith s’apprêtait à faire. Puisque l’IA ignorait tout du triste sort de son géniteur, Oryel décida de jouer le tout pour le tout en lui faisant croire que les plans de Lazharr s’étaient parfaitement déroulés. Par conséquent, l’homme qui se trouvait face à cette porte était le maître incontesté des lieux. Mother devait donc obéir et lui ouvrir… ou elle le regretterait.

« Udai tu'iea meistras, haryr ! »


Le ton était sec, sans équivoque. S’il y avait bien un souvenir qui était resté gravé dans la mémoire de l’Arkanien, c’était les pics de colère de son père. Il ne craignait ni la mort, ni le danger. Mais face à la rage d’Oryel premier, même un Mandalorien tremblerait. Mais puisqu’il n’était qu’un clone de l’original, cela ne suffirait probablement pas à convaincre Mother de le laisser passer. Alors, il saisit son sabre laser d’une main et en fit jaillir la lame vermillon pour souligner son propos. Rien de moins qu’une démonstration de force pour plier l’IA à son autorité… pensait-il.

« J'us run unsenr nuyak jaarvek... Gtukvir »

Taral, jusqu’ici spectateur silencieux de cet échange en langue Sith, se mit alors à sourire. La réponse de Mother était une provocation que Darth Lazharr ne laisserait sûrement pas impuni et le cyborg se réjouissait d’avance de ce qui allait suivre.

Brandissant son épée sans crier gare, Oryel enfonça la pointe de sa lame dans la porte jusqu’à la garde en hurlant de frustration. Comment cette misérable IA avait-elle pu voir à travers son jeu ? Était-il à ce point différent de son prédécesseur ? Il réalisait une fois de plus, qu’il ne suffisait pas de reprendre le nom d’un homme pour en être le digne successeur. L’Arkanien n’était qu’une pâle copie, parfaite certes, et en de nombreux points supérieure à l’original. Mais une copie malgré tout, qu’un spectateur averti pouvait facilement démasquer. Mother faisait ainsi parti des rares êtres suffisamment proches de Darth Lazharr pour s’apercevoir de la supercherie. A l’instar de Taral, elle l’avait percé à jour à l’instant même où il avait « essayé » de lui ressembler.

* Maudite machine ! *

Le métal surchauffé se mit à fondre lentement alors que la température avait grimé en flèche. Malgré la condition physique exceptionnel d’Oryel, cette hausse des degrés couplée à la rareté de l’oxygène lui fit perdre son souffle. Il se sentit rapidement vidé de ses forces, comme si une entité invisible aspirait son énergie vitale. Pour couronner le tout, deux tourelles de défense apparurent au-dessus de sa tête et s’apprêtèrent à lui régler son compte. Malheureusement, elles explosèrent avant même d’avoir eu le temps de cracher leurs lasers. Taral souffla sur le canon de son blaster et lança un regard narquois à son jumeau. Mais plutôt que de lui rappeler qu’il venait de lui sauver la vie pour la seconde fois en moins de vingt-quatre heures, il préféra saisir le lance-roquette dans son dos et recula de quelques pas. Darth Lazharr n’eut que le temps de ranger son sabre laser et de le rejoindre avant que le cyborg ne tir un puissant missile sur la porte. L’explosion fit trembler le sol et les murs mais aucun signe d’éboulement. Cette construction avait survécu à des millénaires sans broncher et ce n’était certainement pas un simple tir de mortier qui allait changer cela.

« Ton sabre laser c’est bien, c’est élégant. Mais ça ne remplacera jamais l’artillerie lourde. »

« Si tu veux garder ce qui te reste d’organique, tu ferais mieux de te taire. »


Le nuage de fumée libéré par la déflagration ne laissait rien entrevoir du résultat, mais les deux Arkaniens distinguèrent une multitude de silhouette aux signatures thermiques équivalentes. Ils n’eurent pas besoin de se concerter pour comprendre qu’il s’agissait du comité d’accueil. Car derrière l’écran de poussière, une demi-douzaine de lumières se mirent à briller. Au même moment, la voix robotique de Mother couvrait le silence.

« Protocole d’auto-défense activé. Clones ! Protégez votre mère ! »

Un sourire de dément défigura Oryel. En même temps qu’une pluie de rayons mortels s’abattait sur lui, il libéra toute la puissance de son sabre laser. Sans chercher à se mettre à l’abri, Darth Lazharr commença à faire tournoyer son épée tout en courant vers l’ennemi. Puisant dans la Force tout en maniant son sabre avec aisance, le Sith parvient à dévier la plupart des tirs qui auraient dû lui être fatal. En quelques secondes il se retrouva au niveau de la porte et s’engouffra, dans un bond véloce, à travers le trou qu’avait crée la roquette. Grâce aux deux lames supplémentaires qu’arboraient son arme, il parvint à couper et brûler violemment les ennemis à portée, avant d’effectuer un demi-cercle avec sa lame pour se trancher un espace de sécurité. Puis il canalisa la rage dans son cœur et s’en servit de bombe pour repousser toutes les potentielles menace. Une force invisible éclata depuis son corps, projetant chaque homme à terre ou au loin. La rapière vermillon se retrouva alors à quelques centimètres de son masque et il décida de prendre la position de duelliste que lui avait enseignait son ancien maître. Une main dans le dos, l’autre fermement agrippé au manche de son épée, l’Arkanien était prêt à affronter la mort une fois de plus.

Il ignorait cependant, qu’il n’était pas le seul à porter un masque.
La Faucheuse arborait les traits d’Oryel Dagon désormais.
A travers son armée de clones, elle s’incarnait.


Modifié en dernier par Darth Lazharr le ven. 11 oct. 2019 18:24, modifié 1 fois.
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Une funeste symphonie s’élevait dans l’obscurité. Cris de douleurs, tirs de blasters, bourdonnement de sabre laser, le cauchemar se poursuivait dans un vacarme assourdissant. Pour Oryel cependant, cette cacophonie infernale était une ode à la Mort. Une ode au Côté Obscur. Jamais il n’avait eu l’occasion de supprimer autant de vies auparavant. Et la facilité avec laquelle il évoluait dans cette espace restreint, plongé dans les ténèbres, lui permettait de réaliser un véritable carnage. Bien qu’il soit parfaitement absorbé par sa tâche macabre, il ne pouvait s’empêcher de savourer chaque note de ce sinistre orchestre. La colère avait laissé place à un étrange sentiment de plaisir, une jouissance dans le meurtre qu’il avait ressenti dès les premiers instants de sa nouvelle vie. Lorsqu’il avait compris que Darth Lazharr n’était plus, disparu sans être parvenu à prendre le contrôle de son corps et de son esprit, sa première réaction fut d’éclater de rire. Un rire libérateur, sardonique et puissant. Oui, la perspective d’avoir ôté la vie d’autrui, même par accident, le comblait de bonheur. A cette époque cependant, il ignorait l’origine de son rire et sa nature perverse… alors, pour en avoir le cœur net, il avait tué la première personne dont la mort n’aurait nulle conséquence. Mais même s’il y avait pris du plaisir, même s’il s’en réjouissait encore aujourd’hui, ce n’est qu’en y repensant plus tard qu’il s’était mis à rire. Et c’est là qu’il avait compris.

Ce n’était pas l’acte en soi qui lui procurait tant de satisfaction. Mais la perspective de prendre quelque chose de précieux, infiniment précieux, la vie elle-même et de la corrompre, la détruire, l’anéantir. C’était un présent, une offrande au Côté Obscur. Et cette simple idée l’amusait au plus haut point. Car d’un point de vue purement rationnel, son cheminement de pensée était totalement absurde. Du fanatisme pur, dont la seule logique était l’idolâtrie d’un concept aussi abject que la Mort elle-même. Après toutes ces expériences scientifiques, ces années passées à étudier la magie Sith et à la mêler à ses propres connaissances, Oryel Dagon I avait donc donné naissance à un monstre. Une erreur de la nature venue en ce monde dans le seul but de tuer. Ironie du sort, en cherchant à fuir la Mort, Darth Lazharr lui avait donné un visage et un corps : le sien.

N’était-ce pas hilarant ?

« GANA ! »

La sanglante épée d’énergie revint face au masque de son maître. Il était couvert de sang. Autour de lui, des membres coupés, des corps tranchés et des têtes décapités. Le Sith n’avait fait qu’une bouchée des clones de son géniteur et il n’éprouvait pas le moindre remord. Toutefois, il n’était pas indifférent au sort de ses « frères ». Leur vue lui inspirait un dégoût innommable, une colère noire qu’il pouvait difficilement expliquer. Peut-être s’identifiait-il involontairement à ces tas de chairs aux traits identiques, peut-être qu’au fond, lui aussi n’était rien de plus qu’un futur cadavre ? Ou peut-être était-ce simplement, l’idée qu’il était loin d’être unique, remplaçable, rien de moins qu’une expérience, réussie certes, mais aussi artificielle qu’un droïde. Finalement, c’était peut-être cette pensée là qui l’avait rendu fou un jour. Sans même s’en rendre compte, il avait accepté l’idée qu’il n’était rien de moins que la création d’un esprit malade et que, par conséquent, la mort n’était que le juste retour des choses. Son existence même était illégitime. Alors pourquoi se battre malgré tout ?

La vengeance.
Tous ceux qui étaient nés « naturellement ».
A qui on avait offert le droit de vivre ce jour-là.
Payeraient pour les crimes de ce père infâme.
Qui lui avait donné la vie dans le seul but de lui reprendre.

« Je vengerai mes fils. »

Un éclair de lumière rouge trancha les ténèbres au fond de la salle, attirant immédiatement l’attention d’Oryel. Le vrombissement de la lame et sa couleur était équivoque. Il y avait bel et bien un autre Sith dans ce laboratoire… Lazharr ?!

« Impossible… »

La voix de Taral passa complètement inaperçu. Les deux mains du clone se resserrèrent sur sa prise et il se mit en garde. Sabre pointé vers le sol, le poignet légèrement plié de sorte à créer un angle droit avec son bras, l’Arkanien se tenait prêt, son cœur palpitant et ses muscles bandés. Il tenta de reprendre la maîtrise de son souffle et de rassembler ses forces. Il ne s’était pas ménagé jusqu’ici, trop heureux de laisser libre court à sa folie meurtrière, oubliant que l’oxygène était suffisamment rare pour rendre un effort physique lambda insurmontable. Mais une fois de plus, il ignora cet élément et puisa dans sa rage à l’idée que son ancien maître fasse son retour. Il sentit son corps se galvaniser sous l’influence du Côté Obscur… à moins qu’il s’agisse juste d’un pic d’adrénaline ?

« Toi… »

« Nu imbelsi kia mesinis jiso valia. »


Dans un cri de colère, le guerrier inconnu fondit sur son adversaire avec une agilité impressionnante. Mais Darth Lazharr se tenait prêt. Les deux lames rouges s’entrechoquèrent et dans la seconde qui suivit, il fit longer son épée jusqu’à la garde de l’ennemi, tentant de lui trancher la main à l’aide de ses quillons laser. Le Cho Maï était la technique de prédilection d’Oryel lorsqu’il devait affronter un bretteur. Bien conscient qu’un duel à l’épée contre un Jedi entraîné ou un Sith expérimenté entraînerait inévitablement sa perte, il avait fait le choix de recourir à cette tactique dès que l’heure fatidique viendrait. Un spectateur extérieur aurait perçu cela comme de la lâcheté, mais l’Arkanien y voyait plutôt du pragmatisme. Quand on connait parfaitement ses forces et ses faiblesses, il est tout à fait logique de mettre au point une stratégie pour vaincre avant d’être au pied du mur. De plus, la garde en croix de sa rapière avait probablement été conçu dans cette optique. Malheureusement, son adversaire rompit le contact entre leurs armes en lui assénant un violent coup de genou dans l’estomac. La respiration coupé et momentanément paralysé, le clone se retrouva à la merci de son ennemi, qui recula d’un pas pour effectuer une frappe circulaire visant son cou. Voyant qu'il allait probablement être décapiter, il fit un effort surhumain pour esquiver le coup à la dernière seconde, l’attaque lui frôlant seulement la gorge. Une sensation de brûlure inouïe le transperça à ce niveau et il comprit, avant même que le sang ne coule, qu’il avait été touché.

L’imminente perspective de la mort réveilla quelque chose en lui. Ce combat n’avait rien à voir avec les précédents. Il ne s’agissait pas d’exterminer une dizaine de clones armés de blaster où d’échapper à l’effondrement d’un glacier. Non, cette bataille-là, il la livrait avec la Faucheuse elle-même. Elle ne rôdait plus aux alentours, tel un charognard, attendant son heure pour frapper. Non, elle s’était incarnée dans ce mystérieux combattant au casque de fer blanc. Ce n’était ni Darth Lazharr, ni un Sith inconnu. C’était bel et bien la Mort qu’il affrontait. Et il allait lui montrer quel genre d’adversaire il était.

« Mirtis ! Tapti' kia nun ! »

Dans un hurlement de rage il profita de son mouvement de recul précédent pour pivoter sur lui-même tout en protégeant son dos d’une attaque potentielle. La lame scélérate rencontra la sienne comme il l’avait imaginé mais au moment où il se retrouva de nouveau face à son adversaire, sa main gauche avait quitté la poigne de l’épée. Visant alors la tête avec cette dernière, feintant pour s’offrir une ouverture plus bas, l’ennemi préféra parer la lame plutôt que d’esquiver afin de mieux contre-attaquer. Cette erreur lui fut fatale car le poing d’Oryel se retrouva au niveau de sa hanche au même moment et lorsqu’il rencontra l’armure, ses phalanges libérèrent une poussée de force. Le corps du guerrier se plia en deux avant de s’écraser lourdement contre un mur. Une telle attaque aurait dû, si ce n’est disloquer l’articulation, la fragiliser suffisamment pour handicaper ses mouvements. Dorénavant, la Faucheuse devrait se battre en boitant.

Le sourire carnassier du Sith étira ses lèvres tandis qu’il fondait sur sa proie, l’arme à la main. Il fendit l’air de sa lame dans une série de mouvements élégants, neutralisant toutes possibilités d’anticiper d’où viendrait sa prochaine attaque. L’inconnu ne se laissa pas faire pour autant, malgré sa blessure et le choc précédent, il s’aida du mur pour se propulser en avant, tentant vainement une charge censée le prendre de court. Mais le Côté Obscur de la Force avait déjà choisi son champion. Dans un second Jung, Darth Lazharr effectua un nouveau tour sur lui-même tout en se décalant d’un mètre, protégeant son flanc gauche de toute la longueur de sa lame. Le sabre vermillon de l’ennemi ne toucha même pas sa rapière, ce qui lui permit de la ramener au-dessus de sa tête à la fin de son mouvement et d’asséner un coup vertical. Puissant et violent, le sabre fendit l’air comme un oiseau de proie et s’abattit brutalement sur le bras non armé du guerrier. Le Cho Mok traversa l’armure avec facilité et sectionna l’os sans autre forme de procès. Le membre tranché finit sa course sur le sol, déclenchant l’hilarité d’Oryel qui avait fini par comprendre que cet inconnu n’était pas son père.

« Tu es pitoyable… Mother. »

Le guerrier n’avait prononcé aucun son. Ni cris de douleur, ni hurlement de rage. Pas d’injure, pas d’appel à la pitié, mais le Sith devinait la haine exploser à l’intérieur de sa poitrine. Ces émotions étrangères, il était impossible qu’une IA, même la plus perfectionnée, soit capable de les comprendre, de les appréhender. Et c’était ce qui la rendait faible, infiniment faible par rapport à lui. Elle n’était rien de plus qu’un virus informatique qui était parvenu à se télécharger dans un corps fait de sang et de chair. Une aberration qui n’existait que grâce au détournement sordide de la technologie Yaka. Il en faudrait bien plus pour être capable de manier un sabre laser correctement et plus encore pour faire jeu égal avec Darth Lazharr. Mother allait l’apprendre à ses dépens.

« GTUKVIR ! »

Portée par sa rancœur, la créature tenta un assaut frontal avec l’énergie du désespoir, croyant pouvoir profiter de l’apparente décontraction de l’Arkanien. Mais sa lame se stoppa net, juste à quelques centimètres de son masque. Le métal se teinta d’une lumière rouge lui donnant un air sinistre. Sa main gantée, tordu dans l’air au niveau de l'épaule, pointait ses doigts fins dans la direction de l’adversaire. On eut dit qu’il tenait dans la paume, le cœur encore chaud de sa proie... mais la réalité était pire encore. Puisant dans le Côté Obscur, il l’avait soumise à son étreinte et commença par broyer son bras pour neutraliser tout danger. Puis, il trancha le membre en question sans la moindre pitié. Après tout, elle n’en aurait plus l’utilité.

« Je vais te démembrer. Os par os, l’un après l’autre, je vais t’enlever tout ce que tu as de vivant et te regarder mourir lentement… »

Mais avant qu’il ait pu mettre à exécution sa menace, Taral jaillit des ombres et trancha en deux la tête de la guerrière. Ne restait plus qu’un corps sans vie, dont le crâne avait été sectionné au niveau de la mâchoire. Et alors que le cadavre s’écroulait dans une mare de sang, Darth Lazharr hurla de rage en enfonçant la pointe de son épée dans l’œil gauche du cyborg. Il tomba à genou, toujours vivant mais complètement inerte, coincé dans un état second étrange où ni son corps, ni son esprit ne semblait capable de répondre. La lame vermillon dansa dans les ténèbres et s’abattit à nouveau sur lui, encore et encore… sectionnant aléatoirement ses membres d’aciers jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un tronc, un vulgaire morceau de métal agrémenté d’un cerveau.

« COMMENT OSES-TU !? COMMENT OSES-TU T’OPPOSER A MOI ?! »

Taral demeura silencieux, le regard aussi vide que celui d’un droïde désactivé. Ses yeux fixaient quelque chose dans l’obscurité. Quelque chose qu’il était visiblement le seul à voir. Sur le sol, à quelques centimètres du crâne décapité de Mother, gisait un objet de petite taille à la forme pyramidale.

L’Holocron de Darth Lazharr.


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Résidence Sisco | Arkania

La navette du Moloch II s’était posé sans encombre sur la plateforme d’atterrissage. Bientôt, la silhouette d’un colosse en armure traversa la passerelle du chasseur Ixiyen avant de poser pied à terre. Setek jeta un coup d’œil sur les alentours et constata avec dépit que le paysage ne lui offrait rien de mieux qu’un manteau blanc. Plus habitué aux climats tropicaux ou équatoriaux, il évitait les contrats qui l’amenait sur des planètes polaires comme Hoth… ou Arkania. Mais puisque la prime était conséquente, il avait fait une exception.

« Enfin… vous-êtes là ! »

Une femme, vêtue d’une robe de soirée bleue marine et escortée par deux gardes aux mines patibulaires était apparu à l’autre bout de la piste. Le Kiffar soupira, mais pas de léger brouillard devant sa bouche malgré la température. Le casque en duracier qui couvrait sa tête devait certainement en être la raison, à moins qu’il ne cache un mystérieux secret ? Un vieil adage sur le temps et l’argent à l’esprit, il tâcha de rejoindre l’Arkanienne prestement. Après lui avoir fait d’innombrables compliments sur sa musculature puis flatter son égo en abordant sa réputation de chasseur de prime, son hôtesse l’amena enfin à l’exécuteur. Dans l’immense propriété qui respirait l’opulence et l’aristocratie, Setek découvrit bientôt le visage de son client. Un homme âgé, aux yeux clairs et aux cheveux blancs, mi-long. Comme le Kiffar n’avait pas eu l’occasion de fréquenter beaucoup d’habitants de ce monde, il était incapable de dire si le type en face de lui approchait le siècle ou était plus vieux que cela. Néanmoins une chose était certaine, il avait l’odeur d’un vieillard.

« J’ai beaucoup entendu parler de vous, chasseur… »

« Trêve de bavardage. Je suis ici pour la prime. »

« Vous êtes direct, parfait. Layla, apporte-moi le livre s’il te plait. »


Derrière son masque de fer, Setek haussa un sourcil. Parlait-il d’un livre de compte ou d’un document regroupant les diverses informations sur la cible ? C’était trop archaïque pour être utile. A moins que…

« Oryel Dagon est le nom de votre… proie. »

« Laissez-moi deviner, un scientifique qui a mal tourné et dont vous voulez la peau ? »

« Mal tourné… c’est un euphémisme. »


La fameuse Layla réapparu avec un petit coffre dans les mains. Elle le présenta face au vieillard et l’ouvrit. Celui-ci saisit son contenu et le montra au chasseur de prime. Le livre qu’il tenait entre les mains semblait avoir traversé les âges depuis l’aube des temps.

« Avant de vous en dire plus sur ce livre, laissez moi vous expliquer en quelques mots, les raisons qui m’ont poussé à faire appel à vos services… »

Setek fit craquer ses phalanges. Il n’avait pas vraiment envie d’écouter les états d’âmes de son interlocuteur, mais s’il y avait une chose que ce métier lui avait appris à la dure, c’est que n’importe quelle information était précieuse. S’il voulait vraiment cette prime, il devrait patienter encore un peu.

« J’ai perdu ma fille il y a quarante ans, dans l’explosion du laboratoire de Dagon. J’ai d’abord cru que cela n’était qu’un accident, comme tout le monde j’ai pensé à un drame sordide… et puis j’ai reçu ceci. »

En montrant du doigt le livre qu’il tenait avec énormément de précaution, le vieil homme se mit à le feuilleter sous le regard interrogateur de son interlocuteur. Les symboles et les mots de cette relique ne ressemblait à rien de connu et paraissait pourtant, étrangement familière. Une langue morte ?

« Du Sith. »

Un frisson parcouru l’échine du Kiffar. Il n’avait jamais croisé la route d’un Sith même si à plusieurs reprises, il avait eu à en découdre avec les Jedi. L’un des plus éminents représentants de sa race faisait d’ailleurs parti du nouvel ordre de Skywalker… l’héritier des Vos.

« Avant sa mort, Jaina m’avait parlé de ses craintes sur la disparition d’un collègue, un certain Namur. Elle soupçonnait justement le directeur de leur cellule scientifique comme responsable, d’une manière ou d’une autre. Cet homme, c’était bien sûr Oryel Dagon. »

« Soit le type est mort avec votre fille, soit vous me demandez de chasser un fossile. »


Le visage du vieillard se défigura dans un rictus malsain. S’agissait-il d’un sourire ? Peut-être bien, mais les rides et les plis de son fasciés empêchait d’en être certain.

« Ne soyez pas naïf. A qui appartient ce livre d’après-vous ? »

« … »

« Dagon est probablement devenu un Sith. Et ses compétences scientifiques dépassent largement celles des esprits les plus brillants d’Arkania. Pensez-vous vraiment qu’un monstre comme lui aurait pu disparaître dans une explosion ou laisser la vieillesse faire son office ?! »


Le sourire avait laissé place à une mine furieuse, à la limite de la caricature. Ce masque de rage que portait à présent l’Arkanien rappela à Setek une ancienne chasse sur Ryloth où il avait croisé la route des terribles Doashim. Ce souvenir lui rappela une fois de plus, o combien les espèces intelligentes demeuraient proches des pires créatures. Mais plutôt que de se sentir agressé, le Kiffar fit craquer sa nuque avant de poursuivre la discussion.

« Si c’est un Sith que vous voulez, ça va coûter un extra. »

« Les crédits ne sont pas un problème. »

« Il vous le faut mort ou vif ? »

« … »


Le regard sombre et absent de l’Arkanien était plus éloquent que n’importe quel discours. De chasseur de prime Setek était passé tueur à gage. L’idée ne lui déplaisait pas particulièrement, mais il avait plutôt intérêt à la jouer fine avec ce genre d’adversaire. Les Sith n’était pas comme ces imbéciles de Jedi. Lorsqu’on tombait sur l’un d’entre eux, il n’y avait pas d’échappatoire possible. C’était vaincre ou mourir. D’une certaine manière, son client lui facilitait la tâche en réclamant une cible refroidie. Tuer un monstre était toujours plus simple que de le faire prisonnier.

« Marché conclu. »

Le Kiffar s’empara du livre et ferma instantanément les yeux.
Une seconde plus tard, son don de psychométrie lui montrait un lac gelé.
La chasse pouvait commencer.


Laboratoire de Lazharr | Arkania

« … la clé de l’immortalité se trouve peut-être sur Dromund Kaas. »

L’hologramme du précédent Darth Lazharr disparu lorsqu’Oryel referma sa main sur l’artefact. Après un long soupir épuisé, il porta son regard sur son estropié de serviteur. Malgré l’état critique de son corps Taral avait fini par revenir à lui. Le regard sombre qu’il adressa au Sith en disait long. Mais ce dernier n’était pas près de s’excuser, d’un revers de la main il balaya l’amertume du cyborg et ouvrit la bouche.

« Toi… et Mother… votre existence n'est qu'un simple caprice. »

Après avoir tendu le bras dans sa direction l’Arkanien fit léviter jusqu’à lui le crâne décapité du guerrier en armure. Il attrapa la tête froide dans sa main droite et la tourna vers son interlocuteur. Aucun masque ne cachait le visage d’Oryel, ainsi pouvait-on lire sur son fasciés l’ampleur de sa détermination.

« Lorsque Lazharr est mort je t’ai laissé un choix. Me servir… ou disparaître. »

Sa paume se crispa et ses phalanges commencèrent à exercer une pression de plus en plus grande sur les os de son trophée. Il plongea alors son regard dans la visière du casque qui recouvrait toujours le crâne sanglant.

« C’est à ton tour de choisir… Mother. »

Comme pour illustrer son propos, Oryel détourna l’usage habituel de la télékinésie pour exercer une pression de plus en plus forte sur le crâne du cadavre. Il n’avait ni besoin de se mettre en colère, ni d’avoir peur pour avoir recours au Côté Obscur de la force. La haine naturelle qu’il éprouvait pour des êtres aussi inférieurs, suffisait pour décupler ses pouvoirs. En l’espace d’une minute, la tête du guerrier en armure fut réduite à un amas de chair, de sang et de métal. Avec nonchalance, le Sith laissa tomber l’ignoble monceau et essuya sa main sur l’un des membres perdus de Taral.

« Nu valia satyi j'us meistras. »

Un sourire malfaisant défigura le visage du clone de Lazharr, qui porta alors deux doigts à son cou. Le rouge qu’il y trouva n’était pas celui de son ancien ennemi. Il se rappela soudain qu’il avait été touché durant leur affrontement et tout en observant avec fascination son propre sang, il prit une décision qui allait changeait sa vie.

« Transmet moi les coordonnées de Dromund Kaas. Et répare mon pilote le plus rapidement possible. »

« Xaz meistras. »

Les yeux d’Oryel se portèrent sur l’ensemble du labo, toujours plongé dans les ténèbres. Ses iris lui permettaient de distinguer bien des formes malgré les ombres, mais aucune d’entre elles n’étaient vivantes. Lui et Taral étaient les deux seules êtres encore en vie. Il n’avait donc plus besoin d’être sur ses gardes. En boitant, l’Arkanien rejoignit l’infirmerie alors qu’un droïde médical traversait la pièce pour rejoindre le cyborg. Il trouva bientôt un médipack qu’il allait utiliser pour se soigner. Après cela, une immense fatigue s’abattit sur lui et il s’endormit sur un des lits de l’infirmerie.

A cette profondeur, impossible de dire s’il faisait jour ou nuit dehors.
Mais cela n’avait aucune importance.
Seul demain comptait désormais.


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