L'Astre Tyran

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#30345
Suite à l'incident de serveur de mi-novembre, Yselia et moi même reprenons le RP "Retour à la stase départ là où nous l'avions laissé. Le but du RP est de récupérer un holocron pour le pouvoir "Esprit de Bataille" et de récupérer un PNJ de faction Jedi.


Précedemment


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Le retour à Coruscant d'Yselia Merevis, un Chevalier Jedi né trente ans avant la Guerre des Clones a créé un grand émoi parmi les membres du Conseil Jedi. En cause: l'apparence juvénile de la Chevalière Miraluka, réapparue sous les traits d'une jeune adulte malgré ses presque soixante ans d'existence, ainsi que le récit rocambolesque de ses mésaventures l'ayant conduite à passer plus de trente ans en état de stase au fond d'un sanctuaire Quermien de la planète Ploo II, alors qu'elle y cherchait un holocron perdu.

La méfiance de Quinlan Vos a poussé le Conseil des Jedi à vouloir réévaluer Yselia Merevis, laquelle prétend avoir été adoubée au grade de Chevalier peu avant le début de la guerre.

Pour ce faire, la Miraluka a été renvoyée sur Ploo II avec pour mission de récupérer le fameux holocron, ainsi que d'en apprendre plus sur la technologie de stase dont elle fut victime. Le Conseil a également décidé de lui adjoindre le concours du Chevalier Ranshan Dab et de ses compagnons de route.

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Après s'être rejoint au petit spatioport d'Orebq à la surface de Ploo II, Yselia a guidé Ranshan et son équipe jusqu'au sanctuaire, et le groupe a commencé son exploration du lieu. Les connaissances en archéologie de Ranshan ainsi que les souvenirs encore vivace d'Yselia leur ont permis de progresser jusque dans les profondeurs obscure du sanctuaire.

[Dans le sanctuaire]


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    - Rencontre avec Qui-Lin Cees.
Alors qu'ils exploraient une vaste caverne au dessus de laquelle le temple semble avoir été construit, Yselia et Ranshan ont fait la rencontre de Qui-Lin Cees, une Umbaran d'une trentaine d'année. Le combat qui s'engagea entre elle et le groupe conduisit Ranshan à reconnaître dans l'Umbaran l'une de ses vieilles amies, rencontrée du temps de la guerre civile, et à mettre fin à l'affrontement. La longue discussion qui s'en suivit permit à Ranshan et Yselia d'apprendre les raisons de la présence Qui-Lin dans le sanctuaire : la recherche d'un artefact Jedi se trouvant actuellement entre les mains d'une mystérieuse Firrereo.

Qui-Lin révéla également ne pas être la seule à convoiter les possession de la Firrereo. Cette dernière serait également traquée par un mercenaire féroce du nom de Fégor Abelstar et de ses sbires. D'après elle, Qui-Lin aurait déjà éliminé plusieurs des hommes de main de Fégor Abelstar dans le but de protéger la Firrereo et de s'arroger pour elle seule ses possession. Peu satisfaite du manque d'éthique de l'Umbaran, Yselia Merevis tenta avec succès de lui faire revoir ses objectifs, et de laisser le Nouvel Ordre Jedi acquérir les artefacts en possession de la Firrereo. Elle proposa également à Qui-Lin de rejoindre l'Ordre, ce à quoi l'Umbaran n'a pas encore donné de réponse définitive.

    - Rencontre avec les hommes de Fégor.


ImageAlors que le groupe composé d'Yselia, Qui-Lin, Ranshan et son équipe s'apprêtait à passer sa première nuit sous terre, dans l'une des nombreuses salles souterraines du sanctuaire, Ranshan fut réveillé par des bruits d'explosions. N'écoutant que son courage il fonça vers la grande caverne où il avait retrouvé Qui-Lin où Arius Kor, resté pour faire le guet, était aux prises avec une équipe de cinq mercenaires dirigés par une Twi'lek portant une armure lourde.
Vite rejoints par les autres membres du groupe, Ranshan et Arius parvinrent à mettre trois des six mercenaires hors-d'état de nuire, avant que l'Imposante Twi'lek ne révèle un atout de taille...

[Reprise de l'Action]


La Twi'lek se tenait là, au milieu de l'immense caverne. Ses deux derniers sbires, un Rodien à la peau rougeâtre et un Aqualish étaient restés en retrait, prêts à fuir par l'escalier par lequel ils étaient arrivés. L'immense mercenaire contemplait ses ennemis, dont pas moins de trois étaient armés de sabre lasers.
Elle leva l'énorme canon monté sur le bras droit de son armure lourde vers le plafond.

    -Écartez vous de mon chemin, Jedi ! Et je n'aurai pas à ramener vos sabre à Fégor Abelstar en guise de trophées !

Ranshan comprit alors que ce qu'il avait pris pour un fusil blaster était en réalité un lance-rocket. La caverne avait déjà été sévèrement ébranlée par l'explosion de nombreuses grenades au cours du combat, et des blocs de pierre s'étaient déjà détachés du plafond, s'abattant sur le sol en soulevant d'énormes nuages de sable gris. Si une nouvelle explosion frappait la voute de pierre, tout l'endroit risquait de s'effondrer sur eux, les privant du seul accès vers la surface qu'ils connaissaient...


Modifié en dernier par Ranshan Dab le ven. 1 déc. 2017 10:08, modifié 6 fois.
#30404
Les tirs autour de moi cessèrent bientôt alors que la twi'lek venait de donner un ordre à ses deux derniers sbires, avant de pointer le plafond avec son canon de bras. Une tactique classique, si l'on puis dire, dans pareille situation. Je devais reconnaître qu'en temps normal, cela pouvait être une excellente idée. Mais nous avions là trois personnes ayant reçu au minimum des bases dans le maniement de la Force. Et cela pouvait être l'élément pouvant provoquer la chute de la mercenaire.
Je tendis doucement mon esprit vers le Chevalier Dab et vers Qui-Lin, m'adressant à eux par [télépathie].

"Je vais tacher de retenir sa munition dans son arme. Mais soyez prêt à prendre le relais si je devais échouer. Et il faudrait que l'un de vous m'aide à convaincre notre "invitée"."

[i]Le but était relativement clair. Convaincre l'autre partie de partir. Mais je me doutais que cela pouvait être compliqué. Je ne pouvais pas trop compter sur le fait que nous étions capable de réduire le nombre de personnes à la fin de leur mission et que cela leur coûterait cher. Par contre, je savais que je pouvais jouer sur une autre corde. Mais celle ci demeurait risquer car je prenais le risque de les voir revenir plus tard alors que nous étions occupé à autre chose. Et il était préférable qu'ils ne reviennent pas du tout. J'espérais fortement que Ranshan pourrait m'y aider car je n'aurais certainement pas la puissance nécessaire pour faire toute cela toute seule. J'avais une facilité pour la munition, n'étant pas franchement limité dans mes perceptions par les formes et contours des objets. Je savais donc parfaitement ou se trouvait l'explosif. Mais le reste, en plus de la télépathie... Ce n'était tout simplement pas possible pour moi.
Je pris une grande inspiration, me concentrant un très court instant sur l'arme pour maintenir la munition en place par rapport à l'arme et non par rapport au reste grace à la [Télékinésie]. Et ce, quelle que soit l'action de la gâchette. Cela me demanderait un important effort mental, mais je pourrais encore parler. Et c'est ce que j'entrepris.


-Vos menaces sont entendues. Mais si vous faites ce que je pense que vous souhaitez faire pour nous neutraliser, vous y perdrez bien trop. Faites donc demi tour et rendez compte que des jedi sont passé avant vous. Tandis que si vous décidez de nous ensevelir avec votre arme, vous vous bloquez l'accès au trésor qui, de toute façon, va vous filer entre les doigts.

C'était un paris risqué que je faisais là, mais j'espérais sincèrement que le chevalier Dab ou notre Qui-Lin userait de la Force pour donner plus de poids à mes paroles à l'esprit de cette femme, tandis que je détournais son attention sur moi, afin qu'elle ne puisse voir ce que les autres faisaient.
Je leur offrais une fenêtre d'action. Mais elle serait très courte. C'était donc à eux de faire au plus vite.
#30423
La tension était à son comble. La Twi'lek brandissait toujours son énorme canon vers la voute rocheuse, et ne semblait nullement impressionnée par les trois Jedi qui lui faisaient face, encore moins par leurs acolytes. Son calme impérial avait même redonné une certaine contenance à ses deux sbires, qui s'étaient rapprochés d'elle en roulant des mécaniques. L'aqualish et le Rodien auraient sans doute décroché un sourire narquois à leurs opposants si seulement leur bouche en eut été anatomiquement capable.

Le plan d'Yselia, quant, à lui, était des plus risqué. A cette distance, et dans ces conditions, parier que la Miraluka serait en mesure de provoquer un dysfonctionnement dans l'arme de la chef ennemie était pour le moins optimiste. Ranshan le savait pertinemment, Qui-Lin également. Ce fut-elle cependant qui décida de prendre les devants.

    -Inutile d'essayer de négocier avec cette furie, Chevalier Merevis. C'est une dingue. Elle n'a pas hésité à sacrifier sciemment deux de ses hommes lorsque nous nous sommes rencontrées sur Taris. Si les rumeurs à propos de Fégor sont fondées, pas étonnant qu'il l'ait choisie pour lieutenant.

La Twi'lek détourna son regard d'Yselia pour le reporter sur Qui-Lin Cees.

    -Je ne crois pas que nous nous soyons déjà rencontrées, boule de billard. Si j'avais croisé une mocheté dans ton genre une seule fois dans ma vie, je pense que je m'en souviendrais ! lui lança t-elle sur un ton dédaigneux.
    -Vous voyez, Chevalier Merevis, reprit Qui-Lin. Dingue et stupide. Elle ne se souvient même pas de la raclée que j'ai flanqué à son imbécile de bras droit il y a à peine deux mois ! Et pourtant, elle aurait pu lui éviter la mort atroce qu'il a eu à endurer... Si vous voulez mon avis, personne ne mérite de finir déchiqueté par la turbine d'un réacteur...

A ces mots, les yeux de la Twi'lek s'injectèrent de sang. Oubliant ses promesses de carnage et de sabres lasers rapportés en trophées, elle pointa son lance-missile vers l'Umbaran.

    -ALORS C'ÉTAIT TOI ! Hurla t-elle. EH BIEN C'EST À TON TOUR DE FINIR DÉCHIQUETÉE ! Et elle pressa la détente de son arme.

Les efforts d'Yselia ne suffirent pas à retenir le projectile à l'intérieur du canon. La rocket fut éjectée à une vitesse folle, libérant un nuage de feu dans son sillage. Ranshan, au sommet de sa concentration pouvait presque percevoir la rotation de la fusée autour de son axe et les perturbation qu'elle créait dans l'air. Jetant toutes ses forces dans un effort desespéré, il tenta d'infléchir le cour du projectile pour le détourner de Qui-Lin. Cette dernière, fit de même, mais leurs efforts manquant de coordination. [Poussée]

La rocket dévia légèrement de sa trajectoire avant de s'élever brusquement sous l'effet de la poussée de Force du Calamari, puis elle perdit une ailette, arrachée par celle de l'Umbaran qui la fit replonger droit sur sa cible. Un réflexe salvateur permit à Qui-Lin d'éviter d'être directement atteinte par l'explosif autopropulsé, mais elle fut soufflée par l'onde de choc et le nuage de feu qui jaillirent à l'explosion de celui-ci, trois mètre sur sa gauche.
Son corps fumant et inerte roula sur le sol gris et sableux sur plusieurs mètres.

Profitant de la diversion courageusement offerte par la Jedi, Arius et Wojuukk abattirent le Rodien d'un tir simultané et Reia se jeta à l'assaut d'une Twi'lek quelque peu sonnée par l'explosion de sa propre rocket.
Malgré son armure lourde, elle fut une proie facile pour l'Echanie. La Twi'lek bougeait lentement, et ses mouvements étaient encore mal coordonnés. Reia quant à elle frappait avec force et précision sur le visage de la mercenaire, sans prendre garde à l'Aqualish qui fuyait, ne tenant pas à subir le même sort.

Ranshan dut sortir de son abri pour arrêter le bras de Reia, qui frappait toujours sur une Twi'lek désormais complètement assommée.
    -C'est bon, elle a son compte. Pas la peine de l'exécuter à mains nues... lui dit-il en l'écartant du corps immobile de la lieutenante de Fégor.
Reia se dégagea de l'Emprise du Jedi.
    -Elle n'a que ce qu'elle mérite, rétorqua t-elle sans lui adresser un regard.
Ranshan ne répondit pas. Sans doute l'Echanie avait elle raison, mais son Maître lui avait appris qu'il n'était ni bon ni utile d'achever froidement un ennemi incapable de se défendre. De surcroit, si la Twi'lek était bien un bras droit de Fégor Abelstar, elle serait sans doute à même de leur fournir quelques informations utiles. Et pour cela, il fallait qu'elle soit vivante...

De leur côté, Wojuukk et Arius s'étaient rapprochés de Qui-Lin Cees. L'Umbaran était sérieusement amochée. L'explosion lui avait abimé le visage, et elle garderait sans doute des cicatrices pour le restant de ses jours à l'endroit où des éclats avaient tracés un sillon remontant de sa mâchoire vers son arcade sourcilière. Par chance, elle aussi n'était qu'assommée et elle respirait encore.
    -Alors comme ça les Jedi sont aussi solides qu'on le dit... commenta Arius, en soulevant le corps de Qui-Lin pour la charger en travers de ses épaules.
    -Je la ramène au camp. Wojuukk, vos gros bras seront utile pour aider Ranshan à transporter notre amie en armure.

Le Wookiee feula en signe d'acquiescement, et se rapprocha du Calamari pour l'aider à transporter la mercenaire...

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Ranshan, Reia, Arius et Wojuukk restèrent de longues heures au chevet de Qui-Lin et de la Twi'lek. Elles se réveillèrent simultanément, et il s'en fallut de peu pour qu'elle ne reprenne leur lutte immédiatement. Wojuuk et Ranshan se chargèrent néanmoins de leur interdire tout mouvement, et l'on procéda au débriefing des évènements, après avoir signifié à la lieutenante de Fégor qu'elle était désormais seule, en sous-nombre et désarmée. Puis, on se tourna vers Yselia. Ses talents de négociatrices avaient fait merveille sur Qui-Lin Cees, peut être serait-elle à même de convaincre une mercenaire de les aider...
#30461
Il y a des jours ou l'on se dit que l'on a l'idée du siècle. Que rien ne peut nous arriver de grave. Puis il y a ces jours ou, au contraire, les choses ont décidé de tout faire pour vous mettre dans l'embarras le plus complet. Et il se trouvait qu'aujourd'hui était justement l'un de ces jours, en ce qui me concernait.
L'on parvint à attirer l'attention de la twi'lek, notamment parce que Cees l'avait croisé par le passé et s'était débarrassé de l'un de ses hommes d'arme. Cela avait sortir la mercenaire de ses gonts et elle avait immédiatement pointer son arme sur notre alliée. Cela, je ne l'avais absolument pas prévu, et donc, lorsque la twi'lek fit feu, je n'étais, mais alors, pas du tout prête et la munition partie.
La suite fut un imbroglio de confusion. Je vis Qui-Lin être propulsé par l'explosion de la munition derrière elle tandis que Reïa se jetait sur notre agresseur et que ses hommes de mains étaient abattus par des tirs d'une précision fatale.
Je contemplais cette hécatombe avec une peine immense qui m'envahissait le cœur. La mort n'est jamais quelque chose à célébrer. J'adressais donc quelques paroles silencieuses dans l'obscurité du lieux.


-La Force nous guide et nous accueille en son sein. Puissiez vous y trouver la tranquillité et le repos.

Je ramassais les reste des armes des mercenaires et les jetais négligemment dans les abysses béantes afin que personne ne puisse jamais les récupérer. Puis, dans un silence total, je rejoignis le reste du groupe, les laissant entraver la prisonnière complètement sonnée, entre l'impact de son projectile et les coup de poing que lui avait porté Reïa.
Dans le même temps, ils plaçaient délicatement Qui-Lin et commençaient à panser ses brulures et autres plaies.
Je devinais que les deux inconscientes ne se réveilleraient pas avant de nombreuses heures. Aussi, j'attrapais mon sac et m'enfonçais à nouveau dans le goulot qui conduisait au campement. Mais cette fois, j'avais l'intention de me rendre dans la pièce ou j'étais resté en stase.[/color]

-Je reviens vite. Je vais récupérer ce que nous sommes venu chercher. Comme cela on pourra se concentrer sur ce qui nous attend ensuite.

[i]Je n'interdisais à personne de me suivre, mais je n'obligeais personne à le faire pour autant. Je les informais juste de ce que j'allais faire.
Dès lors, je disparaissais dans les ténèbres et avançais tranquillement. Me laissant vaguement replonger dans cette folle journée plus d'un demi siècle en arrière. Je courrais après le temps pour espérer empêcher un scientifique fou de mettre la main sur des artéfacts Sith. Une source du temple m'avait confirmé que le Docteur se trouverait sur Ploo II. J'avais donc pris un vaisseau du temple pour me rendre sur ce monde. J'avais alors dans l'espoir d'appréhender l'individu et de pouvoir mettre sécurité ces objets contenant des savoirs dangereux ou un pouvoir tout aussi redoutable. Je ne pouvais laisser n'importe qui tomber dessus. En tant que Jedi, c'était de mon devoir de m'assurer que personne ne soit la victime des sombres histoires des Sith.
Je traversais rapidement la salle du combat ou la poussière retombait encore doucement, après toute l'agitation précédente. Et j'arrivais enfin au couloir que je devais, une nouvelle fois, visiter. Mais cette fois, j'avançais avec une extrême prudence, cherchant d'autre piège du bout de mes bottes et sous mes doigts.
Je parvins finalement au détour ou le temps s'était brutalement arrêter pour moi.
Je mis un genoux en terre et commençait à chercher la dalle qui avait activé le piège. Je ne tardais pas franchement à la trouver, car elle portait encore la trace de mes pas que je percevais encore au travers de la Force.
J'attrapais dans ma besace quelques outils et je commençais à démonter la dalle, durant deux heures, la poussant sur le côté, dévoilant d'abord les supports de celle ci. Puis, en fouillant légèrement, je parvins à trouver un dispositif anciens et poussiéreux. Les cristaux d'énergie étaient complètement vidés. Depuis combien de temps était-ce là? Je l'ignorais. Je n'étais guère une historienne. Je me souvenais de quelques grandes dates de l'histoire de l'Ordre et de la République, mais pas au point de pouvoir dater un tel mécanisme.
Et je n'étais pas non plus une grande technicienne. Mais je devinais que la seule partie que j'avais là sous les yeux n'était pas suffisante pour créer un tel piège. Il devait donc y en avoir une seconde partie au dessus. Sauf que j'étais bien trop petite pour pouvoir y accéder. Et ma maîtrise de la Force ne me permettait pas encore de faire du travail suffisamment précis. Je devrais donc demander de l'aide pour cela.
Alors je repris le chemin retour vers le campement de fortune ou je retrouvais mes compagnons de voyages. Lorsque j'arrivais, je pu constater que les deux blessées venait à peine de se réveiller et que Ranshan et ses hommes s'évertuaient à séparer, tant les deux femmes avaient envie de reprendre leur dispute là ou l'explosion l'avait arrêté.
Il fut rapidement expliqué la situation à la twi'lek, afin qu'elle comprenne qu'elle n'était pas franchement en situation de force. Puis, je sentis le regard du mon calamari se poser sur moi
Je vins m'assoir devant elle, hors de porté de bras, mais suffisamment près pour qu'elle puisse voir les détails de mon visage. Je défis, pour la première fois depuis bien longtemps, mon bandeau, dévoilant mon regard vide. Les orbites des yeux étaient emplis des ténèbres qui nous entouraient.
Je pris une profonde inspiration et dès lors, j'insufflais la Force dans chacun de mes mots afin de la [persuader].

-Je ne vais pas vous faire le coup du bon flic/mauvais flic. Je ne vais pas non plus m’apitoyer sur votre sort. Vous avez vécus des choses qui vous ont conduit ici aujourd'hui. Mais voici votre situation. De ce que j'ai comprit, votre boss n'est pas de ceux qui se montre compréhensifs. Selon les critères de nombreuses personne, je pense que l'on peut même dire que c'est une véritable enflure. Donc, je pense que votre échec d'aujourd'hui, il ne le laissera pas passer. Vous avez donc deux options. Soit vous nous suivez et vous restez notre prisonnière, soit on vous abandonne ici. Et au vu de certains de mes compagnons, je pense pouvoir affirmer sans crainte que vous ne sortirez pas d'ici avant que nous soyons parti.
Remarque, je vois bien une troisième solution, qui pourrait vous convenir d'avantage. Vous collaborez avec nous, et on s'arrangera pour vous faire disparaître, en échange de service au profit de la République pour faire disparaître complètement votre casier. Et si vous vous montrez suffisamment... coopérative, je pourrais même avoir besoin de vous dans mes voyages. Qu'en pensez vous?


[i]Je n'étais pas naïve au point de croire sur parole tout ce qu'une inconnue me disait pour me faire plaisir. Alors, j'accentuais ma [Sensibilité] afin de pouvoir lire son aura et y détecter les mensonges qu'elle pourrait vouloir me dissimuler, car, en cet instant, ce serait mon meilleur indicateur pour la suite des évènements.
Je ressentis parfaitement son esprit se redresser et essayer de lutter un instant face à mon influence. Mais bien peu avait réellement la volonté nécessaire pour résister. Et plus encore lorsqu'ils ne voyaient pas les signes des moments ou les Jedi utilisaient leurs pouvoir. Et dans le cas présent, elle ne manqua pas de tomber sous l'emprise de mon "filet". Je sentis l'instant ou son esprit céda, juste avant qu'elle ne réponde.


-Pas la peine de me faire ton numéros de charme, Jedi. Je connais trop bien vos arnaques. Mais je dois bien reconnaître que Fégor me trucidera si je rentre les mains vide. Je l'entendis jurer dans une ancienne langue, avant de cracher dans un coin de la pièce. Cela me fit sourire, mais je m'abstins de faire le moindre commentaire. Si vous me promettez de me faire disparaître des serveurs non officiels et officiels, je veux bien vous suivre et ne rien faire pour vous gêner. Mais de là à vous aider, je pense que vous pouvez rêver. Par contre, cette garce, je veux pouvoir me la faire. Elle m'a fait perdre mon meilleur homme, elle doit payer.
-Pour ça, je ne ferais aucune promesse. Les Jedi ne cautionnent pas les affrontements. Maintenant, si vous acceptez toutes les deux de vider votre différents sur un terrain d’entraînement, sans coup létal, je pense que l'on pourra s'arranger. Qui-Lin? La jedi acquiesça de la tête. Et vous? La mercenaire grogna un oui vaguement compréhensible. Très bien. J'officierais comme arbitre puisque c'est moi qui vous offre cette opportunité. Que pouvez vous nous dire sur celui que nous recherchons tous et les forces de Fégor?
-Hé!! J'ai dis que je suivrais. Pas que je balancerais quoi que se soit sur l'autre taré.
-Disons que je doute fortement qu'il soit de ces gens qui mettent tout leur oeufs dans le même paniers. Si vous êtes là, c'est qu'il doit avoir trois ou quatre autres équipes prêtes à prendre le relais, avec comme consigne de supprimer ceux des vôtres qui seraient encore en vie. Est ce que je me trompe? Une nouvelle fois, elle grogna. J'avais vu juste quand à la mentalité de son commanditaire. Et visiblement, cela n'était pas pour la satisfaire. Soyez réalistes. Vous avez plus de chance de vous en sortir avec nous. Aidez nous, et cela ne pourra que vous être bénéfique. Et en plus, vous pourrez même retrouver votre liberté, et en fonction, vous gagnerez même une certaine latitude si vous acceptez de travailler avec moi sur le long terme. Qu'avez vous à perdre? Rien.

Je déclarais des évidences, mais parce que parfois, il est nécessaire de les mettre en lumière. Et puis, une personne qui a tout à gagner est plus souvent disposé à collaborer. Il fallait juste qu'elle y voit son intérêt. C'est donc ce que je pointais là.

-Un salaire fiable et correcte, des opportunités, des formations et de l'armement de premier choix. Tout ça, juste pour me protéger lorsque les conflits dégénèrent comme ce fut le cas tout à l'heure. Et puis, faut dire ce qui est. Entre Fégor et moi, je pense que je suis un bien meilleur patron.
-C'est vrai que t'as une meilleure gueule que cette raclure. Et tu pourrais même être à mon goût.

Je me penchais en avant, un sourire sensuel sur les lèvres.

-Attention. Qui s'y frotte s'y pique. Et tu pourrais découvrir des choses que tu n'oserais imaginer.

Je vins alors caresser le coin de sa mâchoire avant de reculer.

-Ok. Qu'est ce que vous voulez savoir sur l'autre taupe? Ce Firrereo qui se cache dans les profondeurs?

Un sourire vainqueur s'affichait sur les lèvres de la twi'lek.
#30510
Pas de doute, Yselia Merevis était bien la négociatrice qu'elle prétendait être. Exploitant son effet de levier au maximal, elle avait transformée un adversaire mutique en allié de circonstance offrant son aide presque spontanément. Bien sûr, elle avait usé de la Force pour s'insinuer dans les pensées de la Twi'lek et ramener ses doutes à la surface, mais son éloquence naturelle avait, semblait-il, fait le plus gros du travail.

Voyant que Ranshan ne se pressait pas pour prendre le relais d'Yselia dans l'interrogatoire en règle qu'elle faisait passer à la Twi'lek, Arius décida de prendre les devants.
    -Eh bien peut-être pourriez vous commencer par nous renseigner sur son nom et les raisons pour lesquelles Fégor la cherche ?
Un air de défi passa dans le regard de la Twi'lek, mais elle se radoucit aussitôt, comprenant que l'interrogateur influait moins sur son futur que sa réponse à l'interrogation.
    -Elle s'appelle Presh Vataal. C'est une exploratrice assez connue, du côté de la galaxie dont je viens. Elle travaille habituellement pour des collectionneurs privés aux activités parfois légales... et parfois pas. Sa tête a été mise à prix par son dernier employeur, un Humain connu sous le nom de Nagos Vaast, après qu'il ait été informé de l'intention de Presh de le doubler.
    -Le doubler ? répéta Arius.
    -Ne faites pas l'imbécile, Kel Dor ! s'agaça la Twi'lek. Vous savez comment sont ces gens. Ils veulent bien faire le travail qu'on leur demande de faire, jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent que s'ils vendaient le trésor qu'ils ont la charge de récupérer, ils empocheraient bien plus que ce que leur commanditaire leur a promis. Et c'est exactement l'erreur qu'a commis la Firrireo. Penser qu'elle pourrait disparaître et prendre une retraite bien tranquille sans que son millionnaire de patron ne lance une armée de chasseurs de primes à ses trousses.
    -Qui a informé Vaast des intentions malhonnêtes de Presh ?
    -Del Tolaris. Un Cathar qui travaillait avec elle habituellement. Je pense qu'il n'avait pas très envie de se faire escroquer lui non plus, et il a préféré prendre les devants en la dénonçant.
Ranshan fixait attentivement la Twi'lek pendant qu'elle vidait son sac. Elle semblait sincère, mais quelque chose dans son discours et dans les subtils mouvements de ses lekkus lui inspirait une certaine méfiance [Sensibilité].
    -Vous ne nous dites pas tout, Chasseuse. Lui lança t-il sans trop savoir où cela allait le mener. La Twi'lek le dévisagea un instant, cherchant à savoir s'il bluffait ou non, avant d'avouer.
    -Vous êtes perspicace Jedi... Je ne pensais pas que toutes les légendes qui se racontent à votre sujet étaient fondées. La vérité est que je pense que Presh n'a rien fait du tout. Je pense que le problème venait de Del Tolaris.
    -Venait ?
    -Il a eu un accident. répondit la Twi'lek, laconique.
    -Poursuivez. ordonna Ranshan.
    -Je pense que Del Tolaris a balancé Presh à Nagos Vaast, en espérant accroitre sa part de la récompense. Celui-ci n'a pas cherché à vérifier l'information et il a engagé Fégor Abelstar pour récupérer son dû, ce qui nous mène à la présente situation.
    -Moi qui pensais que tu étais une complète abrutie ! intervint Qui-Lin, moqueuse.
Elle commença à rire, mais ses côtes lui faisaient mal et elle du s'arrêter immédiatement, peinant à réprimer une grimace de souffrance. Elle ne reçut pour toute réponse de la Twi'lek qu'un regard de satisfaction sournoise, bien mérité.
    -Quel intérêt pour Abelstar de tuer Del Tolaris ? demanda Arius.
    -Le même que celui pour Del Tolaris de dénoncer Presh. Plus d'argent à la fin du contrat. En éliminant toute concurrence il devenait également celui qui ramenait les trésors convoités au commanditaire. Et avec un important effet de levier en prime, au cas où celui-ci refusait de payer le surplus...
Arius hocha la tête. Bien qu'il ne partageât pas le même goût pour la violence ou les crédits que Fégor Abelstar et ses hommes, il reconnaissait intérieurement que leur logique si particulière méritait d'être reconnue à sa juste valeur.

    -Très bien, conclut Ranshan. Que fait-on maintenant ?
Les membres de son équipe le regardèrent, surpris. S'il n'avait pas la moindre idée de la façon dont ils devait procéder, à quoi donc servait-il comme leader de leur groupe ! Autant aller travailler pour le Chevalier Merevis qui avait au moins l'air de savoir ce qu'elle faisait ! Le Calamari se rendit compte que c'était à lui de prendre une décision.
    -Je propose que nous terminions de nous reposer ici pour l'instant. Ensuite, nous formerons deux groupes. Chevalier Merevis, je vous confie mes hommes pour poursuivre l'exploration du temple. Arius, Reia, Wojuukk, je compte sur vous pour assister le Chevalier Merevis au maximum de vos capacités. Quant à moi, je reste ici en compagnie de Qui-Lin et... "Zaerdra" compléta la Twi'lek, pas mécontente qu'on lui demande enfin son prénom... pour vous assurer un point de retour sécurisé, et éviter que ces deux-là ne s'entretuent.
    -Pas drôle, Ranshan... grogna Qui-Lin.
Reia, grommela quelque chose à propos d'"ordres" et d'"être fatiguée", mais n'exprima aucune rébellion formelle face à Ranshan.
    -Au regard des informations que vient de nous donner Zaerdra, récupérer Presh Vataal est notre priorité. Sur ce, repos. Réveil dans quatre heures !
#30523
L'ordre fut donné de se reposer. Et je dois bien avouer qu'avec tout ces évènements, cela ne serait pas de refus que de pouvoir poser sa tête pendant un moment pour pouvoir ne penser à rien et simplement dormir. Je m'allongeais donc dans un coin de la pièce et commençais à laisser mon esprit vaguer au grès du temps.
Mais je perçus bientôt une présence venir s'assoir non loin de moi, puis se détendre.


-Puis-je vous poser une question? Demanda Zaerdra. Je hochais de la tête, demeurant tout de même, silencieuse. Vous avez usé de vos pouvoirs contre moi, n'est ce pas?

Je me redressais et m'appuyais alors contre le mur de la grotte.

-Effectivement. Je vous ai montré le chemin et je vous ai laissé faire le choix qui vous est le plus bénéfique. Je ne suis pas une partisane de soumettre les gens à ma volonté. Donc j'ai usé de la Force pour m'appuyer sur votre conscience, pour vous montrer ce que vous aviez à gagner. Mais il est extrêmement difficile de forcer les gens à faire ce que vous voulez d'eux. Il est donc plus simple de montrez les choses comme elles sont réellement.
-Vous pourriez très bien mentir.
-Le truc, c'est que les mensonges sont un défaut en soit. Même avec la Force, il est extrêmement difficile de maintenir un mensonge. Tandis que si vous exposez la vérité, même si elle est douloureuse, vous offrez la possibilité d'avancer.
-Pourtant, les gens ont tendance à croire plus facilement des mensonges.
-Mais quand le mensonge est éventé, il ne reste rien. Tandis que si je fais de la vérité mon manteau, les gens sauront à quoi s'attendre et nous obtenons bien plus à dire la vérité. Préférez vous travailler avec quelqu'un dont vous savez que vous n'aurez que la vérité ou alors avec quelqu'un qui vous sortira je ne sais quel mensonge et avec qui vous ne saurez jamais sur quel pied danser?
-Pourtant, la vérité ne veut pas dire que vous aurez toujours la justice pour vous.
-Ai-je dis que j'étais la Championne de la Justice? Je suis certes une Jedi, mais cela ne veut pas dire que nous sommes les seuls détenteurs du droit et de la Justice. Nous essayons d'assurer l'équilibre dans la Galaxie et de bannir le Côté Obscur. Mais pour autant, nous pouvons toujours commettre des erreurs. Nous sommes tout aussi faillible que n'importe qui. Mais nous tâchons alors de réparer nos erreurs.
-Donc je peux croire en votre proposition de travailler pour vous et votre Ordre?
-En tout cas, je ferais tout pour vous soutenir et vous aider si vous le souhaitez réellement. Mais dans ce cas, il vous faudra être sincère, au moins à mon égard. Sans quoi, je ne pourrais rien faire pour vous aider.

La twi'lek hocha de la tête et s'allongea ensuite à côté de moi. Je m'allongeais à mon tour. Puis doucement, je rejoignis mes songes.
Cela faisait une éternité que je n'avais pas pu me reposer et étrangement, cela me soulagea car, lorsque je me réveillais quatre heures plus tard, je sentais que mon esprit était lui aussi plus clair et plus serein.
Je me levais donc et je m'approchais du reste du groupe.


-On grignote un morceau avant de se mettre en route. On récupère ce que l'on est venu chercher, puis on part chercher cette voyageuse. On a passé plus de temps ici que nous n'aurions dû pour cette visite.

Je pris donc une barre protéinée avec une tasse de caf et je remballais mes affaires, faisant signe aux trois de me suivre.

-Revenez vite. J'ai pas envie d'avoir le temps d'essayer d'étriper cette garce avant votre retour. Et puis, ça m'emmerderait bien de vous perdre avant même d'avoir pu passer plus de temps avec vous.

J'adressais un signe de mains à ceux qui restaient derrière, puis l'on rejoignit le couloir ou nous attendait encore le mécanisme qui m'avait fait prisonnière. Je descellais rapidement la dalle et fit de la place pour que tous puisse le voir.

-Comme vous voyez, le système est là, mais ceci n'est que la première partie du système. Le reste doit se trouver juste au dessus. Je me tournais vers le wookie. Pourriez-vous porter Dame Reïa sur vos épaules pour le trouver et le démonter?

Wojuukk acquiesça et ils se mirent rapidement à l’œuvre, descellant quelques pierres du plafond pour finalement dévoiler la seconde moitié du dispositif.
L'on parvint, finalement, à sortir le tout de ses logements et, chose surprenante, cela ne prenait au final, pas plus de place que deux lourds holocrons de bonne taille. Je confiait donc l'un des morceaux à Wojuukk et l'autre à Arius, pour qu'ils puissent les transporter. Bien plus imposant que moi, ils seraient en mesure de les transporter sans être gêné par le poids supplémentaire.
Dès lors, on remit en place les dalles et le reprit notre chemin, descendant, cette fois ci, dans l'inconnu le plus total. On se retrouva face à un escalier qui nous conduisait dans les profondeurs de la terre, descendant toujours plus loin. Les marches se suivaient les unes après les autres pendant ce qui pouvait aisément paraître une éternité, tandis que l'atmosphère pesante du lui nous oppressait toujours plus.


-C'est moi ou j'ai l'impression de devenir plus petit à chaque pas.

La remarque du Kel Dor me fit tiquer. Quelque chose n'allait pas dans ce lieux, mais je ne parvenais à trouver quoi. Nous avancions donc et l'on finit par parvenir dans une pièce aux apparences sans fin. Je sentais devant moi un immense gouffre. Et ce que nous cherchions se trouvait par delà ce gouffre. Mais rien ne semblait indiquer comment le franchir.
Les trois hommes de main de Ranshan se séparèrent, observant la salle comme ils le pouvaient.


-J'ai vraiment l'impression d'être un insecte face au monde... Et dire que l'on est dans le tombeau d'un seigneur noir...

Cette fois, ce fut le déclic. Comment avais-je pus oublier cela. Les Siths sont des Maître de la tromperie et de l'illusion. Des menteurs et des arrogants. Ils aiment le pouvoir et la grandeur. Et quoi de mieux que de rabaisser les autres pour se donner plus d'importance.

-Merci, Dame Reïa. Si je m'écoutais, je pourrais presque vous embrasser pour votre remarque. Souriais-je à l'humaine. Ils veulent nous faire sentir petit pour que l'on ai l'impression de ne pas pouvoir atteindre leurs trésors. Ce qui fausse nos perceptions des distances et nous donne l'impression que le gouffre et les plateformes au centre sont hors de portée. Et comme c'est un seigneur Sith qui a fait ériger ce lieu, la distance doit être atteignable par des sauts de Force. Mais je ne pourrais clairement pas atteindre l'autre extrémité en nous portant tous. Accepteriez-vous de m'accompagner, Dame Reïa?
-Euh... Me faire trimbaler comme ça à tout bout de champ, ça ne fait pas parti de mon contrat avec Ranshan.
-Je peux vous porter, Dame Reïa. Mais nos deux amis, c'est une autre histoire. Je ne puis les emmener de par ma maigre constitution.
-Très bien. Mais vous me revaudrez cela, chevalier Mérévis.
-Avec plaisir.

J'emmenais donc la mercenaire avec moi, faisant en tout trois [sauts] de Force pour parvenir de l'autre côté. Mais ce que l'on trouva de l'autre côté n'était pas des plus plaisant. Cinq corps traînaient là, mort depuis de nombreuses heures. Parmi les cinq, trois avaient à leur ceinture des jet packs fait de bric et de broc, expliquant comment ils avaient réussi à traverser le gouffre. Ils pourraient probablement faire encore une traversée, mais guère plus. Après, ils tomberaient immanquablement en morceaux, si ils n'explosaient pas littéralement en vol.
Mais parmi ces morts, aucun ne correspondait à la description de celle que nous recherchions.
Je laissais donc Reïa détacher les jets pack et m'avançais dans l'ombre lorsque j'entendis une voix sifflante.


-Qui va là? Si vous avancez encore, je tire. Et je suis presque sûr de vous abattre. Je vous préviens.
-Je suis le chevalier Mérévis, de l'Ordre Jedi. Je viens pour vous sortir de ce lieux et vous ramener sur Corruscent.
-Je ne vous crois pas. Les Jedi, c'est du vent. Des menteurs et des manipulateurs.

D'accord... Visiblement, la confiance dont nous avions jouis par le passé n'était plus nécessairement de mise. Encore le résultat de l'ascension de Palaptine au pouvoir? Après tout, près de trente années de règne d'un Sith sur la Galaxie. Forcément, les gens allaient soit le croire lui et en venir à détester ceux qu'il désignait comme méprisables, soit se révolter et ne faire confiance qu'à peu de personne. je ne pouvais donc pas la blâmer. D'autant que l'Empire avait preuve d'une certaine xénophobie à l'encontre des non-humains.
Je pris une inspiration, levais les mains de manière bien visible et fis un pas en avant.


-Je vous promets que mes paroles ne sont que vérité. J'ai, dans cette pièce, trois camarades mercenaire avec qui je suis venu. J'en ai un autre, jedi ce coup ci, qui nous attend vers la sortie. Nous avons neutralisé le premier groupe de chasseurs de primes qui arrivait. Si vous nous accompagnez, on pourra soigner vos blessures et vous mettre hors d'atteinte de Fégor Abelstar.

Je l'entendis pester un court instant.[/color]

-Ok. De toute façon, ce n'est pas non plus comme ci j'avais une chance de m'en sortir toute seule. Mais je vous préviens. A la moindre entourloupe, je vous descends. [i]J'approuvais du chef, puis je l'entendis parler à elle-même.
Dire que je ne suis même pas parvenu à atteindre la pièce funéraire alors qu'elle se trouve juste là, derrière cette porte.

Je levais la tête et perçu effectivement la porte dont elle parlait. Je m'en approchais et posais la main dessus. Des lumières se mirent à briller dessus, traçant des glyphes étranges puis un hologramme s'activa, affichant une silhouette incertaine.

-Vous qui suivez mes pas, ne croyez pas que je vais vous donner mes dons simplement parce que vous le demandez. Rien n'est gratuit. Pour cela, il vous faudra trouver la clé et la serrure de mon sanctuaire.

Puis l'image disparue.
Je n'avais pas le temps de chercher autour de moi, dans un lieu abandonné depuis une éternité, le tombeau d'un sith aujourd'hui oublié.
Je tendis donc ma force sur la porte, essayant de faire doucement bouger les mécanismes dissimulés dedans. Enfin, dissimulé était vite dit. Sans réel effort, je parvenais à les percevoir. La porte ne tarda donc pas à s'ouvrir sous l'effet de ma [Télékinésie]... Et ce qui se dévoila sous mes yeux me laissèrent un instant interdite. Là se trouvait un vieux datacron et c'était tout. Rien d'autre. De la part d'un Sith, je m'attendais à quelques traces de fortune cachée pour exhiber sa puissance. Mais visiblement, il n'y avait rien de cela ici. Du moins dans cette chambre.
Je posais la main sur l'artéfact et alors, immédiatement, un second hologramme se déclencha.


-Je lègue là le meilleur moyen de soumettre les gens à la volonté d'un seul. Faites en l'usage qui vous plaira, mais soyez sûr que vous serez le maître de toute chose vivante avec cela.
-Tu parles. Maître de rien du tout. Ce pouvoir permet l'harmonie entre les esprits pour qui sait l'utiliser avec sagesse. Certes l'on peut agir comme si nous étions uns, mais le partage d'esprit n'est en rien de la domination ni du contrôle. C'est ce que vous en faite qui le sera, si vous suivez les voies obscures.

J'arrachais l'objet à son dais et l'emportais, rejoignant Reïa et Presh.

-Est ce qu'elle supportera le voyage en jet pack?
-Tant que l'on ne se montre pas brusque dans les manœuvres.
-Bien. Équipons là et faisons de même pour nous. Nous l'encadrerons pour la supporter si nécessaire.

La manoeuvre n'était pas réellement difficile. Mais nous avancions à pas hésitant, ne connaissant pas l'étendue des blessures de la Firrireo.
L'on arriva finalement de l'autre côté du gouffre ou Wojuukk et Arius nous attendaient. Ils se placèrent pour réceptionner notre cliente. Mais à peine posais-je les pieds à terre que ce que j'avais redouté se produisit. Je fus projeté par l'explosion de mon jet pack. Instinctivement, je me roulais en boule, mais la douleur était là. je me retrouvais donc là, à terre. Lentement, j'entrepris de me relever et je dus serrer les dents autant que possible, tellement la douleur était handicapante. Reïa et Arius se précipitèrent à ma rencontre, m'aidant bientôt à me redresser.


-Désolé. Je crains que pour le moment, je ne puisse plus marcher.
-Bah! Ca vous vaudra un passage en cuve de Bachta.

Je gémis à l'entente de la déclaration d'Arius.

-J'ai horreur de ça. Cela me laisse toujours un goût amer dans la bouche.

Je sentis l'amusement en eux, lorsque je faisais cette déclaration. Ils me portèrent tandis que Wojuukk portait la Firrireo, puis l'on se remit en route, traversant à nouveau les ténèbres pour parvenir à nouveau au campement de fortune ou nous attendait Ranshan, Qui-Lin et Zaerdra.
Je leur fis un vague "salut" de la main, tandis que l'on me déposer délicatement, me tirant au passage un grimace de douleur.


-C'est nous. Quoi de neuf pendant notre heure d'absence? Demanda le Kel Dor
#30551
Au réveil de Ranshan, Zaerdra semblait avoir abandonné toute envie d'en découdre avec Qui-Lin, et cette dernière avait pleinement pris conscience que son état physique ne lui permettrait pas d'avoir le dessus dans un combat au corps à corps face à la robuste Twi'lek.
Un bref échange avec cette dernière permit à Ranshan de déduire qu'Yselia l'avait convaincue de quitter sa vie de chasseur de prime pour se tourner vers un métier moins sanglant. L'Ordre Jedi semblait avoir été évoqué comme possible futur employeur... Une ouverture parfaite pour revenir sur le sujet avec l'Umbaran, qui jusqu'à présent n'avait pas exprimé de décision...

    -Et toi Qui-Lin ? L'Ordre ne te tente pas ?
    -Ranshan... répondit Qui-Lin Cees, un sourire désabusé sur les lèvres. Je ne sais pas... L'Ordre n'est plus que l'ombre de lui-même, tu le sais très bien. Mantell croyait en son rêve, mais il est mort maintenant.
    -Mais l'Ordre existe bel et bien Qui-Lin. Le Temple sur Coruscant accueille chaque jour plus de novices, l'Académie de Dac... l'Enclave sur Kashyyyk...
    -Il y a une enclave sur Kashyyyk ? s'étonna l'Umbaran. Ranshan lui renvoya un regard fier.
    -Eh oui ma petite Qui-Lin ! L'Ordre renait de ses cendres, l'Enclave de Kashyyyk est sous la responsabilité de Maître Offee, mais c'est moi qui ait mené les pourparlers pour sa fondation.
Un rire léger s'échappa de la gorge de L'Umbaran. Ses yeux gris, conçus pour la pénombre brillaient d'un éclat que Ranshan connaissait bien. Il l'avait vu souvent pendant la guerre, à bord du croiseur. Il brillait après chaque annonce d'une victoire décisive pour l'Alliance.
    -Qui-Lin, plus que jamais tu as ta place parmi nous. Tu es la meilleure duelliste que je connaisse !
    -Flatteur ! s'exclama Qui-Lin. Tu dis ça mais tu as très bien vu ton Echanie me coller une raclée !
    -Reia se défend bien c'est vrai, concéda le Calamari. Mais c'est parce qu'il y a longtemps que nous ne nous sommes pas entraîné au sabre tous les deux. Tu es un peu rouillée voilà tout. Raison de plus pour me rejoindre sur Kashyyyk.
    -Tu vis là bas maintenant ? Moi qui croyais que tu avais élu domicile dans cette poêle à frire dans laquelle Mantell et toi voliez toujours. C'était quoi son nom déjà ? Le Requin d'eau ?
    -Le Baleineau ! corrigea Ranshan. Qui-Lin éclata d'un rire franc !
    -Le Baleineau c'est ça ! A voir ta tête je parie que tu pilotes toujours cet engin de malheur !
    -Le Baleineau est en parfait état se justifia Ranshan.
    -A d'autres ! Je parie que ton pilote et la boite de conserve acariâtre qui vous suivait partout me diraient exactement l'inverse après dix secondes de conversation !
Ranshan ne répondit rien, se drapant dans sa fierté, mais Qui-Lin avait raison. Le Baleineau était une antiquité, et en sacrément mauvais état avec ça.
    -Au moins j'ai un vaisseau... se justifia t-il encore sans trop y croire.
    -Cette mauvaise foi ! Je suis arrivé jusqu'ici en stop, et pas dans des palaces volants encore ! Mais je préfère ça à l'idée de voler dans ce truc !
    -Eh bien tu nous accompagneras sur Coruscant dans le Transport d'Yselia ! rétorqua Ranshan.
    -Exactement ! Confirma Qui-Lin.
    -Très bien, alors c'est oui pour l'Ordre ?
Qui-Lin resta interdite un instant. Sans même qu'elle ne s'en aperçoive, Ranshan l'avait faite changer d'avis, tout en douceur.
    -Nous verrons sur place ! Répliqua t-elle, amusée de s'être faite surprendre par les talents subtils de négociateurs du Calamari.
-Quant à vous Zaerdra, je suis certain que le Conseil vous trouvera quelque chose à faire. Les Jedi ne sont pas les vieux barbons reclus dans leur forteresse qu'ils ont pu être il y a mille ans. Quelqu'un avec vos talents et votre puissance physique saura trouver sa place au sein de nos opérations.
Zaerdra acquiesça d'un mouvement de tête.
Et alors que la discussion touchait à sa fin, un lourd bruit de pas se fit entendre.

    -C'est nous !

ImageC'était la voix d'Arius. Pénétrant le premier dans la salle, encombré d'un objet anguleux et minéral, il fut suivi de Reia qui soutenait une Yselia Merevis boitillante, puis de Wojuukk qui portait également un artefact pesant ainsi qu'une jeune femme, une de plus, également en piteux état.

Chacun procéda alors au récit de ses aventures, et lorsque tous les détails eurent été donnés, Ranshan prit un moment pour examiner les artefacts ramenés par le groupe. Ceux d'Arius et Wojuukk devaient constituer le fameux mécanisme de stase, à en juger par l'alimentation en cristaux. Il n'y avait pas grand chose à en tirer tant que l'on resterait sur place. Celui qu'avait raporté Yselia était en revanche bien plus intéressant. Il s'agissait d'un holocron massif, recouvert de signes anciens, dont un certain nombre faisaient parti de cet ancien syllabaire Quermien qu'il avait pu lire parfois sur les murs du sanctuaire. Ranshan retourna l'objet d'en tous les sens, cherchant à déchiffrer quelques mots. Il parvint à lire les inscriptions de l'une des faces du datacron [Mémoire][Traduction].

    "Car mon esprit surplombe le Chaos et fait plier les faibles sous le poids de ma volonté"

Un Jedi n'avait probablement pas écrit ces lignes. Mais après tout, Yselia n'avait jamais mentionné l'ancien propriétaire, et Quinlan Vos ne s'en était pas davantage soucié. Restait que le pouvoir renfermé dans cet holocron allait devoir faire l'objet d'une étude attentive et minutieuse afin de déterminer s'il pouvait être utiliser sans risque par l'Ordre, et surtout, à quelle fin...

Un enjeu plus pressant encore occupait cependant la petite équipe : sortir du sanctuaire. Si le chemin était connu, mais il allait falloir composer avec une Qui-Lin Cees mal en point et une Firrireo méfiante et affaiblie par des jours et des semaines de traque en plus d'une Yselia blessée.

    -Presh Vataal je présume ? s'enquit Ranshan lorsqu'il fut décidé de lever le camp.
    -Exact, répondit la proche-humaine, dont le chignon compliqué de l'holodisque avait laissé place à une queue de cheval nouée à la va-vite.
    -Une fois retourné à Orebq, nous décollerons vers Coruscant, souhaitez vous venir avec nous ?
    -Je n'ai pas vraiment le choix Jedi, expliqua la jeune femme. Si je reste ici, Abelstar finira par me retrouver. Et maintenant que c'est vous qui possédez ce qu'il cherche, il me tuera juste pour ne pas avoir eu l'impression d'avoir perdu son temps.


Elle adressa un regard Noir à la Twi'lek, qui enfilait péniblement son armure, et cette dernière fit semblant de ne pas l'avoir remarquée, tenaillée par la honte.

    -Bien, reprit Ranshan en s'adressant au groupe. Je prends la tête. Presh, vous marcherez juste derrière moi, suivie d'Arius, Qui-Lin et Yselia. Reia et Wojuukk, vous fermerez la marche.
Tout le monde acquiesça et l'ont se mis en route, éclairant le chemin à l'aide de torches à plasma. On repassa par le boyau rocailleux qui menait à la grande cavité rocheuse au sol sableux, on emprunta l'escalier qui remontait vers le hall carré avec d'infinies précaution, et, près d'une heure plus tard, l'équipe débouchait enfin à l'air libre.
A en juger par la position du soleil, la matinée était déjà bien avancée. Qui-Lin rompit alors la formation pour récupérer le sac qu'elle avait caché sous un fatras de branchages et de cailloux, le chargea sur ses épaules après avoir enfilé sa longue capeline brune (celle la même que Ranshan avait trouvé la veille) et se remit dans le rang.

Le landspeeder de location était toujours là, et par chance, n'avait pas été abîmé ou si peu. La Firrireo et Qui-Lin Cees furent installées en priorité, mais l'appareil était trop petit pour accueillir sept passager au lieu des cinq initiaux, et l'on décida de faire deux voyages...
Image

Lorsqu'Yselia, Wojuukk, Reia, Zaerdra et Ranshan atteignirent le petit spatioport d'Orebq lors du second voyage, l'endroit n'avait pas beaucoup changé. Wojuukk expliqua à Ranshan que Qui-Lin ainsi que la Firrireo avaient été amenées à bord du transport Jedi d'Yselia, et que Cooler se tenait prêt à faire décoller le Baleineau. Soudain, un cri se fit entendre.

    -ELLE EST LÀ PATRON !

Ranshan tourna la tête vers l'origine du beuglement, et vit, à une dizaine de maître de lui un épais gamorréen, index pointé vers Zaerdra, qui descendait du speeder.
Le Calamari décela un frisson de terreur qui parcourut l'échine de la Twi'lek. Puis, une haute forme brune surgit de derrière l'énorme gamorréen. Un humain de grande taille à côté du quel flottait deux droïdes sondes fixait le petit groupe. Autour de lui, une demi-douzaine de mercenaires solidement armés avaient fait reculer les passants, Quermiens et Glyphides pour la plupart.

    -Je n'y retournerai pas... siffla Zaerdra en armant discrètement le canon intégré à son armure.
Une goutte de sueur perla sur sa peau verte, alors que Ranshan hochait la tête pour lui confirmer son soutien dans la bataille qui s'annonçait.
Un rapide coup d'oeil vers Wojuukk et Reia lui confirma qu'ils étaient eux aussi prêts à en découdre une bonne fois pour toute avec celui qui, à n'en pas douter était le célèbre Abelstar.

Le Calamari porta discrètement la main à sa ceinture, dissimulant ses mouvements dans les plis et les vagues de son immense capeline. Ce combat devrait se terminer rapidement. Ploo II était encore officiellement un monde impérial, et Ranshan n'avait nullement envie d'attirer l'attention sur lui plus longtemps que nécessaire...


#30566
Tout aurait pu s'arrêter là et que l'on rentre tranquillement sur Corruscent. Un voyage retour sans embrouille. Un peu de calme et de tranquillité. Ce n'était pas beaucoup demander. Même pour des jedi...
Et pourtant...
On été remonté et Ranshan s'était arrangé pour nous dispatcher en groupe pour le trajet retour. Et l'on fut du dernier voyage.
Le trajet jusqu'à la capitale se déroula sans de réelle embuche. Je dirais même que l'air frais de la forêt avait quelque chose d’apaisant après l'étouffante atmosphère de ce tombeau.
Bientôt, les arbres furent supplanté par les tours naissantes de la cité, tandis que l'on arrivait et que l'on s'enfonçait un peu plus profondément dans les rues, jusqu'à finalement parvenir au spatioport.
L'on déposa le speeder au propriétaire et l'on se dirigea vers les hangars ou nous attendait les deux vaisseaux.
D'une main, j'activais mon com-link pour contacter mon pilote qui répondit immédiatement.


-Oui, M'am?
-Êtes vous prêt à décoller?
-Dès que vous êtes à bord, M'am. Les moteurs chauffe depuis le retour du premier groupe. Dès que vous êtes prêt, on prend le large, retour à la maison. Euh, par contre, j'espère que cela ne vous dérangera pas trop, mais j'ai, disons, dû accepter d'emmener Jas' avec nous. Elle refuse de me lâcher et m'a menacer de nous balancer aux autorités si je refusais.

Juste à cet instant retentit un cri dans le hangar du vaisseau de Ranshan. Un groupe de mercenaires armés s'approchait en notre direction. Et de ce que je pouvais voir, ce n'était certainement pas pour nous souhaiter un bon voyage.

-On verra ça plus tard. Pour l'instant, soyez prêt à nous recevoir en urgence. Je crains que les choses ne se corsent rapidement par ici.
-Doit-on faire feu?
-Négatif. On a réussit à faire profil bas vis à vis des autorités. je souhaite que l'on continu. Donc correction. Filez maintenant et ne nous attendez pas. On se retrouve au Temple. Dans le même temps, je hochais la tête à l'adresse de Zaerdra. Et je n'ai pas l'intention de vous laisser partir non plus. Laissez moi faire. Et filer au vaisseau là. Je vins me placer entre les nouveaux venus et le reste du groupe, adressant un signe de tête à Ranshan. Puis je fis de nouveau face aux mercenaires. Messieurs. Enchanté. Je suppose que vous devez être Fégor Abelstar.

L'homme esquissa un regard interrogateur, puis sourit.

-Effectivement. Et je suis venu chercher des choses qui me reviennent de droit.
-Je ne sais de quoi vous parler. Nous n'avons aucun objet vous appartenant.
-Faites pas l'innocente Miraluka. Cette twi'lek est mienne. Et elle me doit des comptes.
-[coor=#0080FF]Si vous parlez de personnes, je vous prirais alors de les annoncer comme tels et non comme des objets. Sinon, ne vous attendez pas à ce que je vous comprenne ou que j'aille dans votre sens. Et pour Dame Zaerdra, tout ce que vous avez à savoir, c'est qu'elle n'a pu mettre la main sur ce que vous l'aviez envoyé chercher. Mes compagnons et moi même nous sommes assurés qu'elle ne puisse le faire. Donc, elle ne vous doit rien. Mais si vous souhaitez vraiment la reprendre malgré ce que je viens de vous annoncer, je vous invite cordialement à me passer sur le corps.[/color]

Je faisais ma déclaration en laissant mon sabre laser tomber dans ma main, l'activant au passage, dévoilant ma lame, tandis que de ma main libre, je commençais doucement à soulever des charge lourdes du hangar, grâce à la [télékinésie] prête à les lancer au moindre signe d'agressivité de la part des nouveaux venus.
J'étais désormais prête à les recevoir, en position de combat [Sorezu].
Je plantais mon "regard" dans celui de l'humain et ma voix montrait ma résolution.


-Parce que vous croyez vraiment que l'on est pas prêt à prendre des risques pour reprendre ce qui nous appartient, sale garce?

Ok. L'humain était vraiment aussi pourri que ce que l'on nous avait dit. Voir peut être même plus car bientôt, je vis sa main se baisser, faisant signe de faire feux à ses hommes. Dès lors, je lançais mes charges, écrasant l'un des gorilles du mercenaire, tandis que je sentais une présence venir se placer derrière moi, armant son canon de bras et viser à son tour.

-Je te l'ai dit, je ne te laisserais pas mourir. Et il est hors de question que je retourne avec cette raclure. Ou alors, plutôt crever.

Dès lors, Zaerdra se mit à faire feu à son tour, tirant une grenade en direction de nos agresseurs.
Pour ma part, je commençais à doucement me rapprocher du vaisseau, n'étant pas entièrement sûre de pouvoir tenir éternellement, avec ma blessure dans le dos. Et la twi'lek me suivit, assurant un bombardement tandis que je tâchais d'interdire au moindre tirs de nous atteindre, tout en couvrant également un flanc de Ranshan pour qu'il ne se retrouve pas déborder par l'adversaire.
#30572
La situation avait dégénéré plus vite que ne l'avait prévu Ranshan. Les tempéraments explosifs de Zaerdra et Fégor Abelstar avaient produit une déflagration de violence qu'il serait désormais compliqué d'arrêter. Ranshan activa sa lame bleue et dévia un tir qui lui était destiné vers un générateur électrique situé au dessus du hangar du baleineau ,provoquant une pluie d'étincelles dorées [Djem So], et profita de la brève diversion offerte par sa petite surprise pyrotechnique pour ordonner Wojuukk et Reia de suivre Yselia Merevis et Zaerdra.
Mais dans le tumulte ambiant, ses ordres furent mal compris, et tandis que Reia fonçait au secours de la Miraluka (sa vibrolame ne lui était pas d'une grande utilité au milieu de ce concert de blasters), Wojuukk se dirigea vers le Baleineau.

Plus vif qu'il n'y paraissait l'énorme Gamorréen saisit l'occasion au vol et se jeta, hache en avant sur le Wookie. Il abattit son arme de toute sa force, et Wojuukk dut puiser dans ses réserve pour bloquer le coup à l'aide son arbalète Wookiee.

    -Je vais avoir besoin d'aide !! hurla t-il, alors qu'il reculait inexorablement sous la pression colossale du porc géant.
Reia fit volte face. Ranshan eut tout juste le temps de saisir l'éclat de rage qui embrasa son regard alors qu'elle contemplait son patron en difficulté au combat. Mais le Jedi n'avait pas le temps pour la distraction. Si les hommes d'Abelstar avaient été quelque peu désorganisés par la projection d'Yselia, et canardaient dans tous les sens, causant bien plus de peur que de mal autour d'eux, Fégor, lui, n'avait pas perdu le nord. Ses deux droïdes sondes flottaient toujours autour de lui comme deux vautours mécaniques avides de sang et de spectacle...

    -Au revoir Jedi... put lire Ransan sur ses lèvres avant que Fégor ne fasse feu.

ImageDe ses deux pistolets blasters jaillirent des gerbes de plasma vert. Ranshan eut tout juste le temps d'adopter sa posture défensive et para la totalité des tirs. [Soresu] Il remercia la Force que le plasma n'ait pas surchargé sa lame, et plongea un regard déterminé et confiant dans les yeux du chasseur. Fégor Abelstar était peut être une fine gachette, mais lui était passé maître dans la pratique du Soresu, l'art Jedi de la parade et de l'esquive.
Ranshan avait hérité de ces talents de son maître, lui même praticien aguerri de la troisième Forme de combat Jedi, et n'était en aucun cas disposé à être pris au dépourvu par un vulgaire utilisateur d'armes à feu, quand bien même celui-ci utiliserait des armes illégalement modifiées, comme celles qu'Abelstar semblait utiliser.

De son côté, Reia avait fondu sur le Gamorréen comme un aigle sur sa proie, et avait enfoncé sa lame de quinze centimètres dans son mollet avant de l'en ressortir violemment, arrachant un véritable steak à la jambe verdâtre du sanglier. Celui-ci hurla de douleur et lâcha sa prise à deux mains sur son énorme hache pour évincer ce nouvel agresseur.
Surprise par un coup provenant de son angle mort, Reia reçut le choc de plein fouet, et roula sur plusieurs mètres dans la poussière du spatioport, à moitié assommée.

Un sourire se dessina sur les lèvres en lame de couteau d'Abelstar, et il orienta l'une de ses armes vers l'Echani.
Un clin d'oeil au Jedi, une pression sur la détente, la gerbe de laser vert fila en direction de Reia.

Puisant dans ces dernières réserves d'énergies, Ranshan plongea vers la mercenaire pour lui éviter un coup fatal [Saut]. Il arriva juste à temps pour protéger la jeune femme, mais ses réflexes ne lui permirent pas de dévier la décharge, et il sentit une douleur à la cuisse, qui remonta à travers toute sa colonne vertébrale.
    -Cooler, fais décoller le baleineau ! Cria t-il dans son Comlink. MAINTENANT !

Soudain une puissante décharge se fit entendre sur sa droite. Profitant de l'ouverture offerte par Reia, Wojuukk avait réarmé son arbalète, et tiré à bout portant dans la poitrine de son assaillant, ouvrant un cratère fumant d'une quarantaine de centimètre de diamètre dans le torse de celui-ci, mort avant que l'information ne parvienne à son minuscule cerveau.
Le Wookiee effectua un pas de recul, et tira une deuxième fois, faisant exploser l'un des droïdes sondes de Fégor. La destruction projeta flammes et débris au visage de mercenaire qui se protégea par réflexe.

Cet acte de bravoure devait offrir juste assez de temps à Cooler d'ouvrir la rampe d'accès du Baleineau, afin que Reia, Ranshan et Wojuukk puissent s'y réfugier avant qu'Abelstar ne soit de nouveau prêt à l'action...


#30588
Dire que l'affrontement tourna au chaos le plus total eut été un doux euphémisme.
Je ne pouvais plus me permettre de réellement réfléchir à ce qu'il se passait autour de moi. Les tirs de Zaerdra raisonnaient à côté de moi tandis que l'un des mercenaire d'Abelstar avait décidé de me prendre pour cible. J'étais encore loin de savoir parfaitement renvoyer les tirs à l'envoyeur, mais je parvenais tout de même à les dévier suffisamment bien pour éviter que ceux ci ne me touche directement. Dès lors, je tâchais de me positionner de sorte que la twi'lek soit suffisamment cachée des tirs, mais pas trop pour ne pas la gêner dans ses propres tirs.
L'exercice était ardu, pour qui n'y est pas réellement habitué. Et cela mobilisait donc une grande partie de mon attention. Je m'en sortais toutefois grâce à ma formation au [Soresu]
je pu voir du coin de l’œil l'Echanie se précipiter pour aider le wookie a se sortir d'une situation dangereuse. Mais moi même, je ne pouvais rien faire pour les aider.
Toutefois, je remarquais bientôt une opportunité que je ne pouvais laisser passer. En effet, l'humain commit l'erreur de ne se concentre que sur Reïa et Ranshan, cherchant à neutraliser la première et déstabiliser le second. Il fit feu sur la jeune femme, provoquant alors une réaction immédiatement du mon calamari.
Dès lors, je pris une rapide inspiration et exerçais alors une violente [Poussée]à son encontre, l'envoyant voler contre une caisse. Loin d'être suffisante pour le tuer, je savais que cette impulsion aurait de quoi le déstabiliser pendant un moment. Peut être même l’assommer.

J'entendis alors Ranshan crier un ordre dans son comm'link.
Reprenant ma position, je m'adressais alors à Zaerdra.


-Dès qu'ils se précipitent à bord, on les accompagne et on ferme la marche.

Elle acquiesça, maintenant son feu nourrit contre nos adversaire. Mais dans le même temps, j'entendis mon propre comm'link se mettre à grésiller avant qu'une voix ne m'interpelle.

-Soyez prête à courir, on va vous couvrir.

Je perçu bientôt un rugissement de moteur, puis je vis la silhouette, vue de derrière, de la navette de l'Ordre à bord de laquelle j'étais venue. Et les canons ouvrirent alors le feu, provoquant dès lors des explosions sur la plate-forme du hangar.
On ne pouvait plus parler de chaos. C'était bien pire.
Je restais sur place un moment, vérifiant qu'enfin tous le monde puisse monter à bord du vaisseau, et je fermais la marche, montant la rampe tandis que les explosions retentissaient encore dans le hangar.
Lentement, le Balaineau s'éleva et commença à partir, tandis que je rentrais, jetant un regard en arrière. Je vis, entre deux nuage de poussière le regard, Fédor Abelstar me lancer un regard et articuler quelques mots.


-On se retrouvera, Jedi. On se retrouvera.


[Coruscent - Temple Jedi]


Les deux vaisseaux s'été posés et l'on s'avançait sur la plate-forme lorsqu'un homme s'avança, sortant du temple. Il s'avança vers moi, un large sourire sur les lèvres.

-Tu n'as vraiment pas changer, depuis tout ce temps, ma petite. On pourrait presque croire que c'était hier que je te rencontrais.

Je restais un instant interdite, puis je reconnu cette aura si particulière, cette personne avec qui j'avais échangé durant de si nombreuses heures durant ma jeunesse. Ludwig Corsen. L'ancien sénateur de Corrélia. Il adressa des salutations à mes compagnons

-Et vous, vous n'avez pas tant changer que cela, Ludwig.
-Ah!!! J'ai cru que tu m'avais oublié, comme tu n'es pas passé me voir lors de ton retour.
-La situation était compliquée. Enfin, elle l'est encore. Il faut que nous allions voir le Conseil. Je pourrais vous retrouver ensuite. Et nous rattraperons tout cela. Le vieil homme souria de plus belle. Ah!!! Avant que je n'aille affronter l'antre des lions, puis-je vous demander un petit service? Cette personne souhaiterait travailler pour moi, mais disons que certains antécédents nous tracasses un peu. Pourriez vous la prendre chez vous le temps que j'en finisse au Conseil et que je vous rejoigne? On pourra alors voir dans les méandres de la politique ce que nous pourrons faire pour cette affaires.
-Pour le plaisir de chercher à défaire encore une fois les nœuds de la loi, j'accepte. Bon, aussi pour le plaisir de passer un moment avec toi. Par contre, tu me devras une très grosse faveur.
-Je verrais en fonction de cette faveur que vous me demandez, mon ami.
-Oh! Trois fois rien. Juste mettre tes talents de diplomates au service de l'Armée de la République et du Sénat.

Je "regardais" alors mon vieil ami, l'air grave.

-Vous savez que j'ai horreur de me battre, Ludwig.
-Et c'est pour cela que je te demande cela. Je voudrais que tu nous aides à raccourcir les affrontements lorsqu'ils ont lieux. Nous avons des pléthores de diplomates, mais nous manquons encore d'officiers capable d'user du verbe autant que de la force.
-Cela sera en fonction de la réponse du Conseil à ma réintégration et à votre demande. Je ne m'aventurerais pas à vous donner une réponse sur le sujet.
-Soumets leur la question, je te pris.
-Il serait plus sage que se soit le Sénat ou vous même, Ludwig. Rappelez vous que bien qu'ai pu connaître certains des Maîtres actuels alors qu'ils étaient encore de jeunes enfants, je représente une incohérence aux yeux de l'Ordre. Une improbabilité. Et là ou ils ont eu le temps de faire leurs preuves, je suis restée disparue tous ce temps.
De plus, je ne connais pas encore la politique actuelle de l'Ordre Jedi, ni celle de la République. Et encore moins celles des forces en présence dans la galaxie. Je vais devoir partir de zéros et tout reconstruire. Donc c'est plutôt moi qui vais vous demander une faveur. Une de plus, je dirais même. Aidez moi à reconstruire un réseau pour que je puisse voir ou je mets les pieds et sur quelles touches du piano je vais pouvoir appuyer.


Je sentis le sénateur pousser un soupir.

-Mais ou est passée la petite fille qui venait sur les marche du Sénat pour apprendre et comprendre le monde?
-Vous et mon Maître en avait fait une diplomate et une observatrice. Une personne qui se pose plus volontiers en témoin des évènements qu'en héroïne.
-Soit. Je vais transmettre ma requête au Temple. Allé. Files vilaine fille. Ne fais pas attendre les vieux grincheux plus longtemps.
Quand à vous, mademoiselle, venez avec moi. Vous allez me raconter tout cela et nous verrons au retour d'Yselia ce que nous pourrons faire.


Je laissais dès lors mes compagnons derrière moi, accompagnant Ranshan au travers des couloirs. L'on demanda de faire prévenir le Conseil de notre retour, même si il devait déjà le savoir. C'est donc chargé de trois sacs que l'on arriva dans l'anti-chambre ou l'on ne nous fit guère attendre. En effet, à peine avions nous posé un sac que les portes s'ouvrirent en grand, nous laissant entrer.
Je laissais le Chevalier Dab faire son rapport, attendant patiemment que l'on m'autorise à parler.
Lorsque les objets en notre possession furent évoqué, j'entrepris de les sortir de leurs emballage, montrant les deux parties du dispositif. Puis je sortis ensuite le datacron et le posais à côté de l'ensemble.


-Le dispositif est, comme vous pouvez le voir, composé en deux partie. Celle ci se trouvait sous la dalle qui activait le dispositif. Et celle ci se trouvait au dessus de la dalle du plafond. Au vu de l'état des cristaux les composant, je pense que l'on peut affirmer que les batteries alimentant le tout sont à plat.
Concernant ce datacron, il fut trouvé dans une pièce, gardé par une serrure mécanique et deux hologrammes. Visiblement tout ce qu'il restait du Sith responsable de l'établissement de ce tombeau. Selon ses dire, il s'agit de la connaissance d'un pouvoir destiné à asservir les autres. Mais nous le savons tous, l'influence du savoir dépend de la manière dont on l'utilise et de ce que l'on en fait.
Je laisse au Conseil le soin de décider quoi faire de ce savoir. Mais j'aimerais soumettre mon souhait de pouvoir l'étudier et en tirer des connaissances utile à l'Ordre et à la Force.


Je m'inclinais profondément devant le conseil, attendant leur jugement sur les évènements et sur ma requête. Ainsi que toute remarques qu'ils pourraient émettre.[/center]
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