L'Astre Tyran

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By Harlon Astellan
#31449
L'évidence. Tout paraissait tout d'un coup destiné à cette pensée. Du haut de sa tour de permabéton armé gris, l'Empereur s'en tournait par cent fois sur lui-même. L'empreinte de ses pas inscrivaient sur le sol lustré des sillons d'usure artificielle qui formaient une rosace clairsemée et inégale, aux pétales éclatés et au centre indistinct. Bizarrerie de la chose, Harlon ne constatait pas un temps soit peu les marques appuyés sur les pointes de cette rosace malhabile, comme tracée à une encre douce par un paraplégique aux commandes d'une grue de chantier un jour de mousson. Lui-même ne s'en trouvait pas loin de calquer cet état. Tiré à quatre épingles, habillé comme s'il venait de rentrer d'une soirée mondaine, Harlon naviguait au travers d'un océan de datacrons qui s'imbriquaient les uns sur les autres, comme une pyramide des Anciens Sith censé accueillir, comme dernière demeure, un datapad malencontreux. Il restait le même travailleur assidu qu'avant, mais à l'approche d'une date, il commençait à être prit de sueurs froides. D'idées déplacées, de trouble-pensées. Aussi réfléchissait-il, une fois pour toutes, à une solution viable. Définitive. Il ne pouvait en parler à personne. Fanrel devait n'être mis au courant qu'à la dernière minute.

Certainement pas sa famille. Elle vendrait la mèche. Aussi lui fallait-il une solution. Vite. Mais tracer un sillon rosacé paraissait d'une aide peu avenante. Aussi fit-il ce que tout bon calculateur ferait en cas de syndrome de la page blanche : il traça des croquis, et afficha le tout sur un mur, reliant certaines représentations crayonnées au fusain gras de fils de laine épaisse. Le support électronique paraissait peu adéquat. Et même ses demandes les plus triviales s'en trouvaient exécutées. Pour preuve : il avait disposé de sa laine en un temps record.

En à peine deux heures, il avait tiré son problème en clair. Ses pensées s'ordonnaient en agenda, ses tâches listées les unes à la suite des autres. L'évidence.




Shtig ?


Secrétaire. Une femme charmante au physique parfait, appréciation générale de la population humaine galactique. Des cheveux impeccables, une tenue cintrée, un corps aux proportions vitruviennes, et une odeur qui flottait aux narines des anosmiaques. Harlon, d'un regard langoureux, aurait pu lui ordonner de se pencher sur son bureau, et n'aurait pas eu à craindre de retour libéral sur tout scandale qui aurait pu en découler. Mais il n'en fit jamais rien. La jeune femme faisait un travail titanesque, dévouée à ses moindres excentricités, et il n'avait jamais considéré ça que comme une relation de travail. Il avait entreprit de la considérer quand elle lui avait rapporté une rumeur qui ne fut pas à son goût. Voyons que leur Empereur ne touchait guère aux sirènes de son service, on avait fait courir localement le bruit que le numéro 1 impérial aurait été homosexuel.

Harlon avait fait subir un châtiment exemplaire à la suite de cette dénonciation. Pendus jusqu'à évanouissement, avant d'être éventrés, de voir leurs entrailles jetées au feu, avant qu'un exécuteur du BSI ne se décide à ordonner une décapitation à l'aide d'un appareil à arc électrique.

Le tout en public. Harlon avait en horreur les relations contre-nature.

Par la suite, son secrétaire précédent ayant fait partie des sacrifiés au champ d'humour, Shtig avait comblé le rôle, et comblé les yeux des travailleurs. Elle l'avait même plusieurs fois aidé dans ses tâches. Mais jamais, à aucun moment, il ne s'était passé quelque chose. Un respect mutuel était né, et chacun motivait l'autre de sa seule présence. Aussi jouissait-elle d'un privilège spécial : le droit d'entrer chez lui quand il l'appelait.

Empereur Astellan ?
Mon petit, j'aimerais que vous me dégottiez quelque chose.
Encore du papier ?
Nenni. Je voudrais que vous épluchiez tous les organigrammes des universités et des muséums impériaux pour me trouver un botaniste émérite.


Elle sembla ne pas s'attendre à cela.

Un... botaniste ?
Oui. Faites le nécessaire, mais je veux un expert, qui connaisse tout ce qu'il faut savoir sur le sujet. Si possible civil, mais s'il est issu d'un corps impérial, ça ne sera pas discriminant. Il faut qu'il vienne sur Bastion le plus vite possible.
Très bien, je... vais me débrouiller... mais... je peux savoir pourquoi ?
Non.
Oh.
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By Harlon Astellan
#31457
Et, une dernière chose. Quand ce dernier sera en route vers ici, faites préparer mon escorte au complet. Aussi, dites à mes éclaireurs d'aller vérifier la stabilité de la région d'Esfandia. Dès à présent.


Encore plus perdue, si l'en était la possibilité, la jeune créature sortit des appartements de l'Empereur, pour commencer son travail qui allait s'enchaîner rapidement. Tout d'abord, prévenir les éclaireurs. Une frégate et des TIE allaient devoir faire un aller-retour fort peu aguichant pour satisfaire un délire mono-maniaque dont les implications ne se mesuraient qu'en haussements de sourcils exhaustifs.




Ce ne fut que deux jours plus tard que sa secrétaire lui annonça avoir trouvé "la perle rare", le botaniste qui serait à même de répondre à ses attentes ubuesques. Fatiguée au-delà du possible, Harlon lui accorda une journée de congé, et une prime en liquide qu'elle pourrait s'en aller dépenser dans des frivolités. Si ses heures de travail l'amenaient à se priver de vie privée, sociale et de famille, elle savait que le jour de son congé venu, elle aurait accumulé un pécule suffisant pour s'adonner entièrement à sa vie personnelle et à ses fantasmes. Harlon savait que lui demander de suivre son rythme n'était pas une vie, et serait considéré par beaucoup de civilisations comme un esclavage moderne. Mais son salaire s'inscrivait en 5 chiffres, hors primes personnelles et pourboires. Son mois de travail était payé autant qu'un an d'un très bon salaire civil. Et elle ne disposait d'aucune source de dépense, étant logée dans la Tour de l'Empereur, et nourrie par le même cuisinier. Les avantages en nature comme celui-ci, peu pouvaient se vanter d'en disposer.

Quelques jours après, le botaniste fit son entrée en petites pompes, conduit directement vers l'Empereur. Le premier contact fut un choc. Un Bith. Une espèce humanoïde qui avait le don de mettre mal à l'aise. Grands yeux globuleux, une tête comme deux coeurs cousus ensemble, une peau de saumon avarié et une bouche aussi fine d'une fente de tirelire. Cette espèce avait un certain attrait dans le dégoût. Heureusement disposait-on d'un personnage qui se fiait avant tout aux compétences avant l'apparence. Ce qui restait dommageable pour la carrière d'un individu étant moins son ethnie que ses idées. Ce dernier point faisait, lui, état d'un contrôle minutieux.

Empereur Astellan...
Docteur Holla K'sonna. C'est un plaisir de vous rencontrer.
Moi de même, Empereur.
J'ai eu le loisir de lire récemment les trois premières parties de votre thèse sur la biosynthèse des plantes rares et sur les techniques de préservation par apport nutritionnel universel. Une branche très spécialisée de votre corps de métier.
Il est vrai, il est vrai...
Tout va bien ? Vous me semblez bien pâle.
Euh, notre espèce est très souvent pâle de peau...
Non, non, j'entends par là que vous ne semblez guère à votre aise. Vous avez fait bon voyage ?
Oui, oui, là n'est pas la question. Mais pour ainsi dire, je ne sais pas encore à quoi m'attendre...
Oh, bien sûr. J'allais y venir. Nous allons en parler maintenant. Asseyez-vous je vous prie.


Désignant un fauteuil de style Vassily, le Bith se posa à plat sur l'assise inclinée, les jambes collées et les mains jointes coincées entre les deux genoux. Une posture de soumission presque absolue. Dommage. Il n'en marquait aucun point.

Donc, comme je l'introduisais, je sais que vous êtes spécialisé dans la préservation des plantes et la connaissance des plantes rares.
C'est cela.
Connaissez-vous l'Alparas ?


Le Bith ne montrait pas vraiment de face émotive. Son visage lui interdisait les expressions reconnaissables. Mais à voir le temps de réponse qu'il s'accordât, on tira la conclusion aisée qu'il avait prit le soin de réfléchir sa déclaration.

Et bien... oui. C'est une plante très rare qui ne pousse qu'en une zone précise de Durace.
Est-ce tout ?
Non, mais le reste serait du pinaillage.
Soyez gentil de pinailler au moins cette fois dans ce cas.
Oh... pardon... et bien, on la dit poussant au milieu d'un îlot qui jaillit en plein milieu de la Mer Alcaline, sous un épais tonnerre permanent, et qu'elle ne fleurit qu'une fois tous les cent ans. A sa rareté s'ajoute une tendance à ne pas se présenter comme une fleur accueillante donc.
Bien.
Pourquoi ces questions ?
Pardon ?


Le Bith leva les mains en un geste d'apaisement.

Pardon, Empereur... loin de moi l'idée de vous manquer de respect ou de sous-entendre que vos questions n'ont aucun fondement... mais je me pose des questions moi aussi.
Comme ?
Et bien, leur intérêt. Et... le mien.
... Soit, l'interrogation est légitime.


Harlon marqua une brève pause, durant laquelle il toisa de pied en cape le Bith, dont le malaise devenait de plus en plus évident. Harlon laissa traîner un peu le suspens, avant de lâcher brusquement son épi de maïs.

Selon l'écrivain duros Draix, la dernière floraison a eut lieu en -70 de notre calendrier impérial. Aussi, nous sommes certainement en période de floraison actuelle. Je monte une expédition pour aller en recueillir le maximum d'échantillons possible à des fins scientifiques et curatives. Et vous allez m'accompagner, comme expert botaniste en préservation et extraction. Toutes mes félicitations.
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By Harlon Astellan
#31463
Le Bith en parut ébranlé.

De... qui... mais... c'est... moi ? Mais... m'en... enfin... qui... mais... moi ?


Harlon se pencha en avant, posant coudes sur genoux, et yeux sur les globules à vif de l'humanoïde qui était, à l'espérer, plus botaniste qu'orateur. S'il était d'un niveau égal dans ses deux domaines, Harlon n'en aurait plus qu'à virer une secrétaire en pleine ascension sociale. Après divers borborygmes et balbutiements évoquant le décès proche d'un poisson tiré hors de son réceptacle, le Bith reprit un début de contenance et envisagea de formuler une phrase contenant verbe, sujet et complément.

Pardon... C'est que, on ne m'avait pas prévenu. Et donc... moi, à la tête d'une expédition botaniste ? Pour les besoins de...
Pas exactement. Je dirigearai personnellement l'expédition. Vous ferez office d'expert technique et procéderez à l'extraction directe des plantes en question, en espérant qu'elles soient en période de floraison.
Mais...
Vous dites beaucoup de mais. Vous ne devez pas avoir idée du nombre de gens qui espéreraient obtenir une expédition financée par l'Empereur et secondée par lieu. Ne serait-ce que pour la retombée médiatique potentielle.
Oui mais...
Encore un mais ? Décidément. Vous devez être un éternel insatisfait.
Si j'accepte, je suis mort professionnellement !


Cette fois, ce fut Harlon qui parut surpris. Et quelque peu colère du sous-entendu qu'on lui prêtait sans panache ni pincette.

Expliquez-vous...
Ecoutez, je suis membre d'un cercle qui ne vous apprécie pas vraiment. En fait, pour être honnête, je ne suis là que pour éviter de perdre la tête, dans tous les sens du terme. Mais puisqu'on y est... je n'ai pas envie de travailler avec vous. Et certainement pas pour rendre service à une expédition que vous dirigeriez !


Au grand étonnement du Bith, Harlon prit la chose avec un calme évident. Ses traits se détendirent.

Hey bien, nous y arrivons. Puis-je avoir au moins l'audace de vous demander des détails ?
Inutile. Je préfèrerais partir.
Vous ne comprenez pas. Ce que je vous ai annoncé, c'est ainsi que ça se passera. Mais je vous remercie de m'avoir parlé de cercle, je sais maintenant où ratisser pour avoir de quoi vous convaincre de travailler pour moi. Je présume que ce cercle concerne famille, amis et collègues.
Mais..? Non...
Docteur K'sonna, votre acte de dénonciation citoyenne sera mise à votre crédit. En dénonçant de votre propre initiative vos amis, votre famille et vos collègues, vous venez de faire montre d'un exemple concret de préservation des intérêts impériaux.
Mais c'est insensé !
Docteur K'sonna, sitôt revenus de l'expédition, je veillerai à ce qu'il vous soit remis la médaille du Poing de l'Empereur, pour dévouement envers les préceptes de l'Ordre Nouveau. Vous serez en sus le premier non-humain à en recevoir les bénéfices. Toutes mes félicitations.
Mais ! Mais ! Mais...
Docteur, nous partons ce soir. Nous vous informerons de votre statut à bord du Secator qui sera le vaisseau amiral de l'opération. Je compte bien entendu sur votre absolue discrétion. Vos effets personnels seront confisqués, hormis vos outils de travail bien entendu, excluant tout comlink ou datapad à liaison Holonet.

Bonne soirée Docteur.


Un temps.

Je ne vous raccompagne pas.
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By Harlon Astellan
#31486
Il avait fallut jusqu'au lendemain pour finaliser les derniers préparatifs. Déléguer tâche par tâche à divers conseillers, signaler à Fanrel qu'il s'en allait, donner des ordres préventifs des révoltes, des ordres pré-signés d'arrestation et d'exécution pour certaines personnes. Chaque Conseiller, Grand Moff, Grand Amiral et Grand Général avait un ordre d'exécution signé à son nom. Une seule, une seule personne avait vent de cette enveloppe qui contenait le pouvoir d'anéantir des têtes pensantes. Une personne insoupçonnable. La chose faite, et l'assurance de revoir son trône libre posée, Harlon avait pu préparer son envol vers une terre inconnue, et pleine de dangers.

Le botaniste, pauvre de lui, s'était déjà vu confisqué l'ensemble de ses effets. On l'avait vêtu d'une tenue du Corps d'Ingénierie - le blanc lui était seyant - et on avait procédé à l'arrestation de ses amis, de sa famille, de ses collègues. Sans motif public. La suite était connue.

Pour les besoins de la chose, et selon les récits de l'écrivain duros Draix, on s'était pourvu de matériel de pointe. Des équipements de RadTroopers furent chargés à bord du vaisseau amiral qui allait contenir une majorité des forces spéciales de l'Empereur, sans pour autant en embarquer l'épine dorsale qu'était la 501ème légion. On savait se contenter de peu. Le botaniste était déjà à bord. Harlon n'avait plus qu'à prendre sa navette et se faire véhiculer à bord de son vaisseau. 1 Destroyer, 5 Frégates, 20 Croiseurs et pas mal de TIE, sans compter ses Gardes Rouge et un bataillon de StormCommandos. Le reste veillerait sur Bastion, en attente d'un faux pas d'un ennemi de l'intérieur.

Véhiculé vers la plate-forme de combat volante, Harlon s'installa, comme à sa vieille habitude, sur le pont principal, à monitorer en personne le commandement local. Mains jointes dans le dos, son attirail d'Empereur sur les épaules, regard tourné vers le vide, il songeait aux implications de ce qu'il allait entreprendre. Il mentait sciemment sur le point capital de cette expédition, mais ce mensonge n'était motivé par aucune malice, envers personne. Ce botaniste avait perdu dans l'opération l'ensemble des siens. Mais était-ce vraiment sa faute ? Il aurait pu se contenter d'accepter la mission sans rien dire. De jouer le jeu, de mentir, les yeux dans les yeux. Il avait craché un venin étrange et mal placé et avait creusé - si l'on en croyait le rapport préliminaire du BSI - la tombe de 83 personnes résidentes sur Listehol, pour avoir dit ce qui aurait dû être tut. Il avait signé l'ordre de réquisition. Mais était-il vraiment responsable ?

Avait-il le droit de s'en laver les mains, comme il le faisait bien depuis toujours ? Il aurait bien aimé en triturer ses lunettes, mais cet accessoire avait été définitivement remisé. Il ne s'en servait que pour lire de près, de temps à autre. Ses yeux devenaient plus intenses sans elles.

Empereur Astellan ?


Fichtre. Ces cas de conscience le rendait sourd à son environnement. Son Amiral n'osait pas le déranger, mais en avait pourtant une sorte de devoir à le faire.

Oui Amiral ?
Nous allons partir de Bastion d'ici quelques instants.
Très bien.
J'apprécierais que vous me fassiez l'honneur de déclarer l'ordre de départ vous-même, Empereur.
Je suis flatté Amiral.


Harlon prit donc lui-même soin de prononcer l'ordre de départ. Et les étoiles se distendirent.




Le rapport des éclaireurs ne faisaient pas état d'une quelconque concentration Sith sur site, bien qu'Esfandia fut la première zone connue de débarquement d'outre-Galaxie. Harlon avançait en zone mi-sûre, et il le savait bien. D'où son dispositif de sécurité réduit. Il voulait une force capable de défense, mais surtout capable de passer entre les mailles d'un éventuel filet. Rester discret. Une sécurité passive. Le voyage durerait à peine trois jours, durant lesquels il entreprit de s'entraîner avec Kanos, d'essayer les armures de RadTroopers, de parler au botaniste, de lui faire essayer de force les mêmes armures, et de lui parler des moyens techniques mis à disposition : outils de pointe, et capsule hermétique à vide aérien complet. Ils parlèrent aussi de stabilisation, de procédé de remplacement de la sève par des liquides annexes qui rendraient les plantes virtuellement immortelles. Les plantes allaient servir pour la recherche médicale, pour la documentation en horticulture, et pour autre chose dont Harlon taisait l'existence.

Une fois sur place, tout devait aller impeccablement. Parce que les recherches risquaient d'être longues.

La planète ne souffrirait aucun scan biologique ou topologique de par ses orages.
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By Harlon Astellan
#31518
Contournant Esfandia, la flotte prit 79:37 heures pour arriver sur site. La planète Durace, parsemée d'éclairs flamboyants et de nuages lourds et menaçants se profilait sous les dagues célestes, qui s'approchaient en silence du lieu de résidence d'un sésame végétal. Harlon, monté sur le pont pour vérifier l'arrivée et l'absence de forces ennemies, hocha doucement de la tête, pour attester du travail impeccable de l'équipage, et allait remettre officiellement le commandement du vaisseau à l'Amiral qui l'accompagnait. Il l'avait choisi sur dossier, un dossier de noms compilés par l'Etat Major. Harlon comptait sur ses bonnes actions envers ce dernier pour qu'il ne lui ait point remis un agent véreux. Il comptait un peu sur le sentiment de gratitude pour éviter de se faire poignarder.

Peut-être un peu trop. On n'était jamais à l'abri d'un ambitieux qui voulait jouer avec ses règles, eût-il été un tricheur de longue date à qui l'on avait passé les mauvaises actions. Ingratitude éternelle des gens qui dépassent les bornes et qui, sous prétexte d'excuse, se croient en droit de recommencer, pour être conforme à leur nature.

Bien. Amiral, je vous laisse maintenant maître de ce navire. Faites préparer nos navettes. Nous allons descendre en surface.
Empereur Astellan, je persiste à dire que vous devriez rester à l'écart de cette opération.
J'entends et comprends vos considérations, Amiral. Et je vous remercie de votre honnêteté.


Harlon, la cape battant ses chevilles, se dirigea doucement vers les coursives arrières, prenant turboflit sur turboflit, escorté de quatre Gardes Royaux, dont une majorité des camarades allaient rester sur le vaisseau. En cas de mutinerie, ces troupes d'élite formeraient un rempart évident contre les chefs félons. Il en sommeillait une certaine quantité sur chaque vaisseau de l'opération.

Et, menace plus forte encore, dormaient dans les entrailles des vaisseaux une petite section de TerrorTroopers, à l'insu d'une majorité de l'équipage. Passant par des circuits courts, Harlon avait fait passer des containers par le biais d'agents privés des services renégats de la RI. Quand les manifestes au nom de l'Empereur étaient tombés sour les nezs de quelques chefs de la logistique, certains n'en crurent pas un mot. Quelques-uns avaient parlé des caissons à leurs Amiraux, et une poignée avait même demander confirmation de l'Empereur lui-même, "s'il avait vraiment signé les papiers". Ils en avaient été sur le cul quand Harlon leur avait passé une communication sans équivoque par Holonet. Il n'avait jamais autant entendu d'excuses compilées en un si bref laps de temps. Néanmoins, il n'en avait fait punir aucun. Ils avaient cherché à contre-vérifier un manifeste qui, il était vrai, pouvait paraître invraisemblable. En somme, ils avaient fait un bon travail en faisant montre d'esprit critique. Harlon leur avait même laissé des notes d'appréciation parlant d'augmentation. En prévenant malgré tout qu'il n'avait pas que ça à faire.




Trois navettes Sentinelle allaient descendre sur site. Les boucliers auraient peut-être leur utilité dans l'opération. Une navette pour convoyer le personnel d'Harlon. Une autre pour effectuer un balayage et rapatrier l'équipage s'il arrivait un problème. La troisième navette couvrirait les deux premières. Et assurerait un rapatriement de la dernière chance.

Le botaniste était coiffé d'un scaphandre de vulcanologue, sa tête démesurée ne pouvait se conformer au casque des RadTroopers que chacun avait revêtu. Harlon compris. Pour les besoins de la mission, on l'avait affublé d'une épaulière blanche, à laquelle on avait peint de manière ostentatoire deux lignes d'argent scintillantes. L'Empereur avait son grade dédié désormais. L'armure avait le casque propre aux Scout et aux Commandos, mais l'ensemble était fait d'un polymère tressé sur une couche d'argent presque massif pour prévenir des radiations. Ses commandos avaient des armes classiques, et lui-même avait son DL-44 en holster de cuisse. Le poids rassurant venant à creuser le fossé qui existait entre lui et le botaniste, qui paniquait d'autant plus maintenant que la couche nuageuse apparaissait à leurs devants.

Et bien Docteur ? Ne me dites pas que vous avez peur ?


Le Bith semblait exploser sous son scaphandre.

Bien sûr que j'ai peur ! On est là, loin de tout, sur une planète qui veut notre mort, et on ne sait même pas où chercher ce pour quoi on est venu ! Bien sûr que j'ai peur ! Peur qu'un orage nous impose un crash mortel ! Peur que les radiations me rendent cancéreux ! Peur de tomber sur quelques choses qui a peut-être proliféré dans ce climat hostile !


Un temps.

Mais surtout, j'ai peur d'être venu pour rien !


Harlon acquiesça. Au moins restait-il professionnel et au fait des risques de l'opération.

Pilote ! Dites aux navettes de se séparer et de rester en contact radio permanent, avec indication de position toutes les deux minutes.
A vos ordres.
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By Harlon Astellan
#31539
La couche de nuages commençait à devenir moins épaisse. On sentait des turbulences à intervalles certains, mais le chemin restait plus praticable qu'on l'aurait pensé. En une grosse minute, on commençait à atteindre la partie planétaire qui offrait la vue sur les contrebas. Les scopes balayaient les fréquences courtes, restaient à portée des autres navettes, et permettaient à l'équipage de regarder l'extérieur de leur cocon d'acier. La vue était monstrueuse. Partout où le regard des caméras posait sa lentille, on voyait une terre brûlée, avec une pierre cendreuse, des cratères à vif et des crevasses qui serpentaient le long de canyons à ciel ouvert dont le fond semblait sans fin. Comme autant de boursouflures purulentes, des poches de pierre froide lézardées de coups de tonnerre poussaient de terre çà et là, ignobles et grotesques. L'ensemble formait une parodie de planète dévastée, comme si la cause avait été moins naturelle qu'artificielle. C'était horrible.

Mouvement aérien sur la gauche... Ca vient vers nous.


La navette, plus en retrait, faisait de fait une proie idéale pour les adversaires venus des flancs et de l'arrière. Silencieusement, deux artilleurs prirent place aux tourelles laser latérales en proue de navette, près à découdre des importuns venus interrompre une mission scientifique. Harlon eut quelques remords. Il pouvait y avoir des morts pour cette mission. Il chassa cette pensée à l'instant. La portée scientifique était un prétexte, mais était réelle. Cela valait bien une navette. Et ça faisait prendre l'air à ses services.

Contact !


On entendu les lasers crier un instant, avant qu'un cri tout court ne vienne couper le silence dans un éclat qui paralysa les tympans de chacun pendant un temps.

Qu'est-ce que c'était ?
Un Avka.


Draix le Duros n'avait pas menti. Harlon avait fait le lien aussitôt. C'était la seule espèce volante répertoriée sur cette planète.

Ils se déplacent parfois en essaims... prévenez les autres navettes, dites-leur de préparer leurs tourelles et d'être parés à faire feu.
A vos ordres.


Ils restaient tous calmes. Bonne chose. Enfin...

Des Avka ? Mais... NOUS ALLONS TOUS MOURIR !
Enfin, un peu d'optimisme.
C'EST UNE CATASTROPHE ! NOUS SOMMES TOUS CONDAMNES !
Lieutenant, s'il vous plaît...
Bien reçu, Empereur.


Le lieutenant, seyante spalière brune sur l'épaule, s'apprêta à mettre un coup bien placé sur le dos du botaniste pour lui intimer le silence, mais ce dernier fut plus rapide et esquissa un mouvement bref sur le côté. Tout en continuant sa diatribe.

Mais enfin, vous ne comprenez pas ? Les Avka sont grands, forts et presque invincibles ! Nous allons...


Harlon le fit taire d'un mouvement ample, sans même le regarder. Sans un mot de plus, le botaniste se tut et joignit les mains, en les frottant nerveusement.

Vous avez tort, K'sonna. Les Avka ne sont pas forts. Ces créatures naissent de la roche elle-même. Leurs oeufs briseraient les ailes de ces chasseurs s'ils tombaient d'une heuteur d'un mètre à peine. Leur naissance apparaît quand leur enveloppe de pierre se brise sous la pression qu'ils exercent, propulser mille et un éclats fins comme du verre pilé, avant que la faim ne taille un gouffre béant dans leurs ventres qui ne souffre aucun prédateur naturel. Pas même les chasseurs et les speeders.

Leurs griffes ne percent pas que la chair, mais aussi les plaques de titane et n'ont cure des blasters de faible puissance.

Mais sachez une chose, Docteur... ici, il n'y a qu'un seul prédateur dont vous devriez vous méfier. Et ce n'est pas cette créature.


Cette fois, Harlon tourna son regard gelé vers le botaniste, son casque pointant dans les globules à vif du non-humain apeuré.

Ce prédateur, c'est moi. Alors asseyez-vous, et n'ouvrez plus la bouche.





En quelques heures de ronde, on commençait enfin à repérer des points d'eau putrescente. Les scanners pouvaient isoler les poches aquatiques, non par leur concentration en monoxyde de dihydrogène, mais par le taux de radioactivité et de toxicité qui s'en dégageait. Les combinaisons qu'ils avaient juché sur leurs frêles corps de Commandos auraient pu ne pas suffire. Et requérir une tenue de HazardTrooper, mais le parc de ces tenues était resté sur les Destroyers. Heureusement, ce qu'ils avaient suffirait s'ils ne s'en approchaient pas à moins de 20 mètres.

Et c'est presque 4 heures après être partis du Destroyer qu'une des navettes affirma avoir trouvé une étendue d'eau radioactive suffisamment immense pour former une mer.

Harlon ordonna un regroupement sur site.
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By Harlon Astellan
#31572
Les navettes filaient vers ce qui semblait être leur précieux sésame, Harlon trépignant, et ses commandos sur le point de se laisser aller à un bref soupir, pour avoir bouclé une mission aussi stupide. Le Bith, lui, semblait sur le point de rendre dîner, déjeuner, petit déjeuner et même d'y laisser l'ensemble de ses tripes pour boucler le tableau.

ne peut-on pas voler à une plus grande altitude ?


Harlon ne dit rien, mais constata avec étonnement que les commandos soupirèrent face à la question. Harlon ne pipa mot, mais il devait admettre qu'il ne voyait pas, lui non plus, pour quelle raison ils ne pouvaient pas prendre plus d'altitude.

Si on vole plus près de la couche nuageuse, on risque de servir de paratonnerre, Docteur. Et de toute façon, ça n'empêcherait pas les bêtes de nous chasser. Avec un temps pareil, elles ont du adapter leurs techniques de prédation depuis belle lurette...


Harlon hocha la tête à l'attention du commando. La réponse était claire, et sa déduction demeurait pertinente.

Contact établi avec Navettes Tempest 2 et Tempest 3. Demandent instructions de vol.
Cherchez une bande de terre au milieu de la mer avec signature végétal au moins partielle !
A vos ordres.


Un coup de tonnerre déchira le calme ambiant et secoua violemment la navette, qui prit un instant pour se stabiliser.

J'espère que ça en vaut la peine, Astellan...


Astellan. Docteur, Docteur... c'était si décevant mais pourtant si prévisible... Aucun respect, rien. Non, décidément, Harlon ne sentirait pas de culpabilité à l'avenir concernant cet homme.

Empereur Astellan... Tempest 3 signale une bande susceptible de répondre à votre description.
Demandez confirmation pilote... est-ce qu'il y a une signature végétale ?


Le coeur d'Harlon tambourinait dans son torse recouvert d'argent fin, comme s'il voulait sortir prendre l'air, faire un tour avant de revenir l'air de rien, la bouche en coeur et coeur sur la main. Si Harlon pouvait mettre la main sur une seule de ces satanées fleurs...

Affirmatif, Empereur.


Harlon manqua d'exulter de joie. Il savait néanmoins se contenir. Il ordonna la réunion sur place des navettes.




La bande de terre qui servait d'île était dans une région brune plutôt que cendreuse, et l'air semblait bénéficier d'un micro-climat particulier sur place.Les trois navettes se posèrent sur uine terre sèche mais molle, les commandos prenant position autour de la zone d'atterrissage avec une dextérité qui faisait honneur à leur fonction. Harlon fit décharger d'une seule navette une dizaine des containers qui pouvait contenir un spécimen de grosse taille avant d'aspirer tout l'air de l'habitacle. Il en tendit un au botaniste.

Bon. Dites-moi... en plus du manque d'oxygène pour éviter que la plante ne fane, que faut-il faire pour la conserver indéfiniment ?


Le Bith le regarda, un peu interdit.

Et bien... rien de plus. C'est ce qu'il faut faire, et point.


Harlon lui adressa un regard si ténébreux que le Bith ne put que s'estimer chanceux qu'il porta un casque alors.

Comment ça, rien de plus ? Est-ce une moquerie ? Vous êtes donc venu... pour rien ?
Pas du tout pas du tout ! Pour la conserver, il suffit de faire ça... c'est l'extraction qui risque de requérir mes talents.
Je vois. Et bien allez-y.


Le Bith, peu rassuré, avança après qu'Harlon l'eût poussé par l'épaule. Il avait besoin d'un bon coup de main pour se décider. Les trois pelotons avaient cerné l'ensemble de l'îlot restreint maintenant, et commençait à acheminer des capsules vers une extrémité de l'île.

Ah ! Vous les avez trouvées.


Les divers sergents ne dirent rien. Ils conduisirent Harlon et le Bith vers un site où trônaient, en effet, quelques amas de fleurs qui correspondaient aux descriptions qu'on leur en avait faites. Ce qui attira un commentaire adéquat.

Qu'est-ce que c'est que... ça ?
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By Harlon Astellan
#31591
Ca, c'était des amas brun sans substance, des paquets regroupés qui auraient pu se comparer à des déjections, de celles que les bêtes volantes auraient pu laisser derrière elles après une pause naturelle. Des choses qui ne ressemblaient à rien. Pas même à des bourgeons.

Bon... j'imagine que vous avez des techniques pour forcer l'éclosion ?
Pourquoi faire ? Déjà non, et en plus, récupérer de l'ADN et des substances ne requiert pas une éclosion. Il suffit juste de...


L'interruption, involontaire, vint de l'Empereur à nouveau. Mais cette fois, le Bith prit la mesure de sa présence ici. Harlon, d'un geste fluide, avait tendu le bras vers le col du scientifique malchanceux, et le tenait maintenant enfermé dans un carcan solide dont on sentait l'incapacité de s'échapper. La poigne de l'Empereur était incroyablement forte, d'une force que le Bith n'aurait pas imaginé chez un chef d'Etat. Mais ce qui le mettait en panique, c'était le calme contrastant qui se dégageait de son corps entier. Il n'avait pas tourné la tête, son corps restait droit, et sa main droite gardait une posture contrite. Son corps était ailleurs, déconnecté vers cette fleur fermée, alors même que sa main gauche criait sa haine. Et c'était sans se tourner vers lui qu'il déclama d'une voie aussi calem que transperçante.

Docteur. Je vais faire en sorte que ces pierres molles parviennent dans mes laboratoires aussi vite qu'il le faudra, et le fait qu'elles soient fermées ne m'intéresse... mais alors ! Aucunement. Mais je vous préviens aussi... je suis venu ici dans l'espoir d'en voir une en fleur, de la cueillir sous votre égide, et de la ramener, fleurie, intacte, et belle. Alors je ne sais pas comment, je ne sais pas par quel miracle...


C'est à cet instant qu'Harlon choisit de le regarder enfin.

... mais vous allez en faire s'ouvrir une.


Harlon jeta le Bith à terre, le poussant du pied avant de le dépasser et de se porter vers un ensemble de fleurs.

Mais je ne peux pas aller à l'encontre de la nature ! Il faut qu'elles s'ouvrent d'elles-même !
Et bien dites moi alors comment provoquer la bonne situation.
Mais... je ne sais pas, je ne suis pas expert dans ces fleurs là !
...


Harlon manqua de tirer son blaster. Se ravisant au dernier moment, il se contenta de grincer une critique.

Vous êtes un scientifique de m&?!e. Votre présence ici nous est inutile et encombrante. Un manuel scolaire aurait fait moins pâle figure en comparaison. Justifiez l'argent qu'on a placé dans votre transfert et mettez vous au travail. Extrayez une dizaine de fleurs, qu'on en finisse.





Le travail accomplit par le botaniste, finalement, s'était révéré utile. La série de gestes qu'il avait entreprit et la diversité des outils utilisés semblaient indiquer qu'il savait ce qu'il fallait faire, et qu'il entreprenait sa tâche avec coeur. Une dizaine de capsules sous vide étaient maintenant pleines, contenant l'or végétal durement gagné, prêt à être analysé en laboratoires, pour des besoins de reproduction et enfin à une portée scientifique. On disait la plante à l'origine d'un remède à une maladie rare. Combattre les infections rares, voilà de quoi jeter un peu de poudre aux yeux de la Galaxie. Mais Harlon n'en ressentait pas moins une amertume grandissante à l'idée de voir des cercueils s'assembler, aussi fermés que des caveaux d'antiques rois perdus.

Empereur Astellan, Tempest 2 indique qu'un météore va entrer en orbite haute d'ici peu. L'ordinateur indique que les chances de percussion avec la croûte terrestre sont élevées. Il conviendrait d'évacuer la planète rapidement.


Harlon acquiesça. Puis se souvint d'une chose. Le livre faisait mention de... d'un passage de météore à l'époque de floraison. Il leva les yeux vers le ciel brumeux. Ils aperçurent tous l'astre rouge qui tournait autour de la planète, ne demandant qu'un impact qui allait venir d'ici une heure à peine, créant un énième cratère de la taille d'une cité.

Astellan...


Harlon se détacha presque à contrecoeur du spectacle, pour voir le Bith pointer du doigt quelque chose.

Là... regardez...


Et Harlon regarda. Et les vit.

Toutes les fleurs étaient maintenant grandes ouvertes, tournées vers le soleil artificiel.
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By Harlon Astellan
#31649
Bien. Apportez une capsule.


Il s'adressait au botaniste et à lui seul. Au sommet d'une butte trônait la plus belle de toutes, figée et épanouie, scintillant de mille éclats flamboyants, aux tranches dorées d'épices colorées et à la fleur virginale tachetée d'éléments célestes. Le botaniste allait déjà s'en poser ses sales pattes sur la fleur quand Harlon lui retint le bras... et lui prit même son outil délicatement des mains.

Dites-moi comment procéder.
Mais ? Mais enfin, vous...
Docteur. Pourquoi croyez-vous que je sois venu ? Que j'ai financé cette expédition ? Que je suis là à la superviser ? Que je cherchas de désespoir une fleur épanouie aux cieux rougeoyants d'un monde hostile ? J'ai une mission particulière à remplir ici, et elle passe par l'extraction de mes mains propres de cette fleur. C'est une tâche que je ne déléguerai pas... mais d'ailleurs, pourquoi suis-je à me justifier ? Indiquez-moi comment faire, et du reste, faites silence.


Le botaniste, en effet, fit silence. il expliqua à Harlon, étape par étape, comment procéder à l'extraction de la terre toxique, puis remplacer la sève par une solution mêlant une version génétiquement modifiée d'arsenic pour la figer, avant de procéder à un séchage localisé sur les base et les bords de feuilles. L'élément phosphorescent, lui, était conservé par une série de produits spéciaux qui recréaient une énergie artificielle ponctionnée dans le socle qui servirait de nouvelle maison à la plante. La plante voyait son espérance de vie passer de 1 journée à environ 350 ans maintenant. Plus qu'il n'en fallait. Après 20 minutes d'extraction, la belle était en pot de fer et de verre, prête à être livrée à une distance raisonnable de là. Pour la forme, le botaniste procéda à l'extraction de deux autres d'entre elles.

C'est donc 14 spécimens que nous ramenons à l'étude. Félicitations Docteur. Votre aide, finalement, a été appréciée.


Le Bith hocha péniblement la tête. D'un geste fluide, Harlon dégaina son blaster, tira un coup dans le centre du scaphandre du scientifique, qui s'écroula de tout son long dans l'eau, tandis qu'un chuintement commençait à monter dans les airs, à mesure que la toxicité et les radiations commençaient à ronger son visage, exposé aux éléments des environs par le trou qui ne couvrait plus son visage couleur saumon. Les commandos chargèrent les spécimens dans sa navette sans rien dire. Seul un sergent posa une question à ce sujet. Presque banalement.

Doit-on dire qu'il est mort de cause naturelle sur la planète ?


Harlon prit place dans la navette, qui ferma ses portes sur le cadavre, sur ce monde, et sur ses bêtes sauvages.

Dites la vérité si vous voulez. Pour ce qu'elle coûtera.


Un temps.

Et pour ce qu'elle intéressera...


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