L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

#34052
    Un petit goût de revenez-y !



???, heure locale
Espace - Environs d’Orvax IV


The Highwaymen - Highwayman


    Les gens vivaient leurs vies, s’agitant dans celle-ci pour prouver leur existence. Manger, crier, tuer, exister… Un cycle éternel autoréalisateur qui prouvait sa propre nécessité et son autosuffisance. Au-dessus, les étoiles parmi le vide éternel. Elles traçaient un chemin dans une apaisante langueur, là-haut tout était possible et le calme infini en était le résultat, seulement troublé par l’entropie inhérente aux vivants. Dans les ténèbres, un objet à peine visible filait à grande vitesse, se créant son propre chemin quittant une Piste Corellienne bien déserte. La forme fuselée du A-Wing l’As de Pique II progressait à toute allure et le tableau de bord indiquait que la planète serait en vue dans à peine quelques minutes.
    La Jedi observait le fond noir que quelques points lumineux troublaient, toujours au loin et elle laissa bien vite son esprit vagabonder tout en gardant un oeil distrait à travers les hublots.

    Elle avait suivi une impression laissée par la Force, un chemin qu’elle sentait tracé à travers l’espace et le temps. Ce qu’elle supposait c’était qu’au bout de ce chemin se trouvait Komus et que, le moment venu, elle aurait trouvé le moyen de le stopper. Dans cet objectif elle était déjà parvenu à rassembler un premier artefact dont elle avait pressenti qu’il lui serait d’une grande aide dans sa traque de l’entité maléfique.

      - Tu fais ça par vengeance.

    Sur le nez du A-Wing, la silhouette maigrichonne d’une femme aux longs cheveux bruns et à la peau pâle apparut. Elle se détourna des étoiles pour poser un regard gris métallique sur Hayley qu’elle toisait d’un air supérieur. La corellienne était déterminée à l’ignorer. Lui répondre, c’était lui donner du crédit.

      - Bien sûr que j’existe. Tu m’as créé et tu ne peux pas me détruire, je hanterais chacun de tes pas. Tout ce que tu as réussi à faire jusqu’ici c’est m’emprisonner. Mais les prisonniers finissent toujours par sortir de leurs prisons…

    Vêtue seulement d’une robe blanche dont la teinte laissait transparaître le peu de formes voluptueuses dont elle disposait, elle s’étendit de tout son long sur le nez du vaisseau, comme si elle s’apprêtait à y bronzer. Mais sa voix de séductrice continuait à s’élever, couvrant le bruit des moteurs du chasseur :

      - Toujours cette histoire avec Ty Ly, n’est-ce pas ? C’est compréhensible, je ne te juge pas. Mais bon, il faudrait arrêter de te cacher derrière la moindre excuse dès que l’occasion se présente. Tu n’es qu’une femme qui court après sa vengeance. Ou plutôt d’une vengeance à une autre. Ce n’est pas très Jedi, tu avoueras.
      - Ta gueule.

    Le sourire qu’arborait la femme à présent n’aurait pu exprimer plus clairement la joie qu’elle ressentait. C’était le plaisir d’obtenir quelque chose qu’on savait devoir venir. Elle se lova autour du hublot, essayant d’en épouser les formes avec son corps et ce, au plus près. Elle éleva les bras au-dessus de sa tête, le moindre mouvement étant un prétexte à révéler ses formes.

      - Et en plus tu fuis tes responsabilités. Te voilà partie sur les routes hyperspatiales, à sillonner toute la galaxie dans une quête vaine parce que - bien entendu - tu es la seule à pouvoir la sauver. Tu n’es pas une héroïne, tu n’es qu’une lâche. Et tu es incapable de faire les choses autrement que par ta propre manière. Petite louve solitaire…
      - Ferme-là !

    L’autre continuait à ostensiblement savourer cette situation. Elle s’apprêtait à continuer de discourir sur la nature d’Hayley mais fût interrompu par la radio du A-Wing :

      - Mayday ! Mayday ! Ici le capitaine du Hermès, dirigeant de la flotte marchande à destination d’Orvax IV, nous sommes actuellement attaqués par des pirates et nous avons besoin d’aide ! May…

    Les yeux verts d’Hayley revinrent aux hublots, mais la femme avait disparu. Elle n’eût qu’une seconde d’hésitation et reprit les commandes de manière active, accélérant. Difficile de savoir si c’était les paroles de la femme qui l’avait décidé, mais elle s’engageait dans une histoire qui ne la concernait pas. Au loin les éclairs rouges et verts des lasers voltigeaient de part et d’autres des différents bâtiments qui s’affrontaient. Impossible de savoir qui dominait cette bataille à présent, même si le message desespéré qu’elle avait reçu laissait entrevoir que les pirates n’y allaient pas de main-morte et qu’il menaçait le convoi.

    En à peine une minute, le A-Wing se trouvait déjà aux abords de la bataille et prenait déjà en chasse l’un des StarViper qu’elle devinait faire partie des pirates. Elle ouvrit son canal de communication, sachant pertinemment qu’elle serait entendu aussi bien par les défenseurs que les attaquants :

      - Ici l’As de Pique II, j’ai entendu dire qu’il y avait une petite fiesta dans le coin alors je m’invite !

    Et ce faisant, elle se focalisa sur la Force tout en suivant son écran, prête à abattre le StarViper qui tentait vainement de se dégager. Peine perdue : l’As de Pique II était le fruit d’une étroite collaboration entre la Jedi et Miriana, deux mécanos de génie qui s’était dépassé pour améliorer la bête. Et le StarViper explosa après que deux tirs de canon laser le touchèrent. Hayley fit vriller son appareil, passant sous l’une des frégates Nébulon-B. La bataille n’était pas terminée, mais en voilà un qui n’embêterait plus grand monde.
#34088
Tatooine
Quelques jours avant...



On pouvait lui dire autant de fois que ces terres n’étaient qu’une vaste étendue de dunes de sable, qu’il n’y avait aucun intérêt en ces villes mises à part leurs ivrognes et leurs catins, Aiden éprouva un réconfort à voler à la ligne d’horizon, éclairé par les deux étoiles étincelantes. Tatooine était une terre marquée, dénaturée par un effroyable carnage perpétré bien avant l’aire de la république, bien avant les Jedi, depuis lors, c’était le refuge des êtres de la galaxie marqués eux aussi à jamais.

Non Tatooine n’était pas accueillante, elle n’était pas belle, il n’y avait rien à y exploiter, la seule ressource que toute personne recherchait était l’une des plus précieuses, la liberté. Aiden pourtant se prétendait l’être, libre, mais comme tout individu il ne se rendait pas compte qu’il était enchaîné à l’une des chaînes avec sans doute les plus grands maillons, ceux de la vengeance, mais cela était pour un autre moment.

Rorschach était là, attendant au pied de l’aire où Aiden venait de poser son vaisseau, dans sa petite bure, il pouvait passer discrètement surtout sur un monde tel que celui-ci, notamment aux côtés d’un groupe de Jawa, mais Aiden n’avait aucun doute sur son identité.

Quand les deux individus se retrouvèrent, Rorschach abaissa sa capuche laissa paraître son museau…

Le petit alien avait été l’un des plus fidèles lieutenants de Drake Stark et l’un de ses remarquables capitaines de vaisseau. Effroyablement haineux envers les esclavagistes, il était l’une de ses exceptions d’une race pacifique, gardant pourtant l’attrait caractéristique d’un Squib pour le commerce aussi remarquables qu’un autre de ses congénères...

    « Aiden…, tu as grandi.
    Ror' ! Pas toi, visiblement.!
    »

Le squib plissa les yeux rouge, d’un regard de défis. Il révéla ensuite ses canines dans un sourire complice. Il lui tendit la main dans un signe de bienvenue.

Une voix se fit entendre au loin, cela venait d’un micro, ou pouvait y entendre derrière également une foule, venant du même endroit d’où provenait ce qui semblait être un présentateur, le son rebondissait dans les étroits cartiers de Mos Aspa, le public semblait en délire. La célèbre course de pod, elle allait bientôt finir.

    « Il y est, il nous attend... Enfin plus moi que toi... Et je voulais te dire... désolé.. pour..
    Je sais... »

Aiden regarda vers le haut de bâtiment, au loin on pouvait discerner le haut des gradins, où se trouvait le début de la course. Rorschach tourna le dos pour commencer à marcher quand Aiden l’arrêta.

    « Elle est déjà arrivé ? »
Le canidé semblait hébété.
    « Oui... En faite... Elle est arrivée y a trois jours... Elle... y Participe. »
Bien sûr. Il aurait dû s’en douter.



****
Image


Arrivés à la grande arène, les deux hommes gravirent rapidement la structure jusqu’à rejoindre un endroit qui semblait regrouper quelque loge assez bas de gamme, mais permettait un certain isolement du reste des gens écrasé dans les gradins en pierre. Rorschach se dirigea vers une en particulière, gardé par deux hommes en train de se faire une partie d’un jeu obscure à base de jetons et de carte.

    « Les gars. . . »

Rorschach semblait les connaitre, mais Aiden connaissait assez bien l’ancien homme de son père pour se rendre compte qu’il était sur ses gardes.

    «Heu... Rorschach... C'est qui lui ? Vane t’attend, mais lui... On se connaît ?. »

L’homme l’avait dévisagé comme s'il l’avait reconnu, peut-être qu’Aiden l’avait une fois croisé plus jeune mais il ne s’en souvenait plus, au contraire que l’homme qu’il entraperçut alors qu’une Twi'lek vint apporter des rafraîchissements dans la loge. L’humain criait, en essayant d’encourager semble-t-il l’un des pilotes loin dans le sable.

    « Il est armé ? Reprit l’un des types.
    Tu ne peux pas, reprit l’autre en s’adressant à Rorschach puis à Aiden d’un regard. Rorschach s’énerva.
    Vous vous foutez de ma gueule ! C’est le rejeton de Stark, vous allez le faire passer !
    Le … ? »
Il fut coupé par l’homme qui semblait perdre patience de bruit proche.
    « C’est quoi ce bordel ? Rorschach t’en a mis du temps... Bordel, j’aurai peu-être du t’écouter, ce c#?%!d est en train de perdre et … »

Ses yeux étaient rivés sur Aiden. Il tourna la tête vers le Squib

    « Petite fouine de m&?!e ! Je t’avais dit non ! »

Il rebroussa chemin et repartit dans sa loge, Rorschach se perdit dans sa trace, Aiden ne fut pas plus embêté par les deux hommes après un regard hargneux du petit mammifère.
Celui-ci reprit.

    « Tu sais bien qu’on ne peut pas sans lui... Sans eux ! Tu en connais d'autres toi ? »

Aiden observa la loge, quelque fauteuil, canapé, quelques filles coincées dans celui-ci avec deux hommes.

Vane alla se coincer dans un fauteuil où se trouvait une autre femme sur l’accoudoir et observèrent les écrans qui se trouvaient devant lui nerveusement.
Rorschach s’avança.

    « Vane, tu sais qu’on a besoin de lui, de ses hommes. On n’est plus ce qu’on était, les hommes non plus, il nous faut de ce genre-là... Et il a autant besoin de nous. On a presque perdu la même chose... On doit s’entre aider... Il le voudrait. »

Vane se leva et se retourna violemment en pointa du doigt le jeune homme.

    « Écoute-moi bien AIDEN ! Je n’ai plus de compte à rendre à personne ! Ton père n’est plus là ! Tu n’es pas mon boss ! Je suis mon boss ! C’est moi le Cap'taine qui dirige ! »

Aiden leva les mains en l’air.

    « Écoute Vane, c’est Rorschach qui m’a contacté, il savait que j’avais besoin d’un coup, peut-être bien plus que vous. Mais si ta peur que je te fasse de l’ombre... Laisse tomber... »

Aiden recula et fit mine de partir.

    « S'ils ne viennent pas... Tu peux oublier mon vaisseau Vane. » Intervint le Squib

    « QUOI ? »
Il fusilla Rorschach du regard. Il savait qu’il n'en démordrait pas à l’instant où il posa le regard sur l’alien.

Il se retourna et fracassa à écran avec son poing, quand il le ressortit de l’écran plusieurs éclats de verre était planté dans sa prothèse.
    « Combien en as-tu... des hommes ?
    Il s’adressait à Aiden.
    Quarante.
    p#&!n. »

Ils avaient besoin d’eux, cela était maintenant vérifié, pour Aiden cela voulait dire beaucoup. Vane voulait marquer le coup, un gros.

Vane regarda l’écran devant lui, Aiden remarqua quelque chose, un pod au style familier, jalonner le favori de Vane.

    « C’est un gros convoi. Argent, liquide, joaillerie principalement. C’est ce qui nous intéresse en priorité, entre d'épices et produits de luxe, de l’Aurodium, des gemmes Corusca et peut-être même des Perle de Dragon de Krayt, ce qui risque de te plaire. »

Vane s’arrêta, la course allait bientôt se finir.
    « L’escorte pose problème. »
Le squib s’avança alors et prit un databad qui lança à Aiden. Là le garçon y lut le problème. Un petit rire nerveux vint enrager à nouveau Vane.

    « Ça te fait rire ? S'il n’y avait que ces vaisseaux, mais c’est leur équipage... leurs hommes à l’intérieur qui m’inquiètent ! »
Aiden posa la tablette. Il haussa les épaules.

    « J’ai quarante hommes prêts à me suivre, à s’occuper de ces détails, tu sais de quoi ils sont capables, ceux qui t’attendent dans ces convois sont surement dans la même trempe, tu ne peux te permettre d’envoyer ton équipage à l’abordage, en tout cas, sans y perdre... »

Le regard de Vane ne resta pas sur lui, en bas, les pod arrivèrent en trombe, ceux qui restait de la course du moins. Son pari était tombé à l’eau, doublé par un autre au dernier moment. Ce n’avait pas été question d’une première place, mais bien de position.

    « Aujourd’hui tu t’es trompé Vane, tu n’as pas cru en ma famille... Crois-moi... maintenant. »

Là en bas Aiden posa les yeux sur le pod adverse, le dessin d’un énorme dragon parcourait la carlingue, le pilote y descendit tout de cuire vêtue, quand il enleva le casque, une jeune femme s’y laissa voire, d’une chevelure sombre, d’un teint pâle, son regard bridé se posa sur le haut de l’arène en la direction du drone caméra qui vint la survoler.

Image


Vane se retourna vers Aiden.
    « p#&!n de famille.
    Le regard d'Aiden laissa paraître sa malice.
    Une famille de pirates Vane... que veux-tu ? »

****

Espace - Environs d’Orvax IV
Présent




Aiden regarda les vaisseaux sortirent d'hyperespace sans qu’ils ne se rendent compte du piège dans lequel ils se précipitaient. Mais comment auraient-ils pu savoir ? L’astre qu’ils devaient contourner était un arrêt assez courant, dernière étape avant Orvax, petite fenêtre d’action dont le pirate allait profiter.

Déjà les canons à Ions firent feux avant qu’aucun vaisseau du convoi ne puisse réagir, leur cible était les plus gros cargos, notamment des Action IV ainsi que des Brayl. Quand les tirs firent feux, les vaisseaux d’escortes virèrent vers l’ennemi. Les transports de marchandises principaux furent, immobilisé maintenant il fallait faire vite. Certain plus petit commença déjà à fuirent certain était du types corelliens et quelque barge spatial.

Deux des trois Nebulons se dirigèrent vers les cibles immobilisées, le dernier se dirigea vers les fuyards. Les pirates lancèrent leur chasse à la rencontre de quatre transports d'escorte VCX-820, le Gae Bolga, lui, resta proche des cibles inertes alors que les deux corvettes Raidens se placèrent pour protéger une plus large zone.

Bien que l'escorte semblât bien entrainée, sans étonner Aiden sachant leur origine, les pirates menèrent la danse. Grâce à leur chasse et aux deux frégates engagées et une part de chance, tout semblait rouler, en tout cas jusqu’à qu’un trouble-fête s’en mêle.

Installé dans son Davaab, en duo avec sa sœur équipé de même appareil, Aiden put entendre la voix de femme du pique II en réponse à l’appel à l’aide de l’escorte. Le A Wing s’engouffra dans la bataille avec autant de finesse qu’un Zabrak dans une chiss.

    « C’est quoi ce... derrière moi ! »

Le pilote ne put pas plus réagir, les débris du StarViper vinrent frôler le patrouilleur d'Aiden, évitant les dégâts seulement grâce à un mouvement habile de sa part.

    « Aiden, c’est quoi ça . Rorschach ? »
Le squib répondit en premier, alors qui gérait l’attaque sur les escortes dans son Nebulon.
Un chasseur isolé.
Je confirme, répondit Aiden. Je m’en charge, continue comme prévu. »[/list]
Vane resta silencieux, entendant le bon moment pour passer à l'action, alors que d’où il était, il voyait se reprocher les fuyards, au milieu d’eux un Super Transport XI...
Aiden vira donc, à la poursuite de ce A-wing sans nul doute modifié. Son pilote paraissait complètement maitriser l’action qu’il menait.
    « Viper 13 et 14 sur moi. Diana, à ma droite.
    Talia !
      « Ce n’est pas le moment ! »
Il fit feux sur l’engin qui s’était clairement défini comme hostile, il n’y avait pas de sommation à avoir, Aiden s’accrocha à sa cible, il n’allait pas le lâcher de sitôt.
#34110
    Les indicateurs du tableau de bord avait beau clignoter rouge, Hayley ne se faisait pas de soucis. Elle n’avait pas le moindre doute sur les choses à venir et pour cause : la Force était avec elle. Engagée par deux chasseurs qu’elle avait aux basques, l’As de Pique II montrait très vite son incroyable supériorité du fait des améliorations qu’il avait subi. Hayley et Miriana n’étaient probablement pas les meilleurs mécanos de la galaxie, ça non, beaucoup d’autres les dépassaient en la matière. Mais leurs jeunes années passées à bricoler dans les rues mal famés de Kuat City leur avait apporté une certaine expérience dans le domaine qui les avait élevés au-dessus de la moyenne. Le A-Wing était déjà un chasseur de supériorité spatiale à la base, les améliorations qu’elles avaient apportés faisaient de l’engin une bête de compétition et les deux qui lui collait au train ne tarderaient pas à l’apprendre bien vite à leurs dépends.

    Autour d’elle les tirs fusaient et les différents chasseurs s’affrontaient, se disputant la survie du convoi et son appartenance. Un tir de laser endommagea le bouclier arrière du A-Wing, rappelant Hayley à la réalité, sa réalité.

      - Ok, les connards, vous voulez jouer ?

    Et elle baissa les manettes aussitôt, l’appareil vrillant à 90° tout en accélérant grandement la vitesse. Instantanément, le tableau de bord cessa de s’affoler : le vaisseau n’était plus dans la ligne de mire des adversaires. Ce n’était que partie remise, elle en avait l’intime conviction. Mais pour l’heure elle avait bien d’autres préoccupations : d’autre chasseurs ennemis lui passaient devant, s’en prenant à un groupe de défenseurs. L’As de Pique II fila à toute allure dans leur direction avec l’intention sans équivoque d’en découdre. Et lorsque l’une des StarViper explosa dans un monceau de débris et de flammes, il y eût encore moins de doutes sur ce qui allait se passer. Le A-Wing avait pris en chasse le reste de l’escadre, à lui tout seul.

      - AH AH AH AH AH AH AH !

    Un rire dément avait percé à travers les bruits de tirs et les explosions diverses, d’une voix qu’elle ne connaissait que trop bien, un regard à l’extérieur du cockpit lui suffit à savoir de qui il s’agissait : elle était de nouveau là, cramponnée au fuselage, sa robe flottant dans l’espace comme la bannière étoilée de quelques ancien général menant ses troupes à une mort certaine. Elle pointait du doigt un StarViper et celui-ci explosa de nouveau, dans une flambée digne des feux de l’enfer.

      - OUI ! C’est pour ça que je suis LÀ !

    Ses hurlements étaient parfois ponctuées de gémissements de plaisir malsains qui devenaient plus intenses lorsque le chaos de la destruction s’exprimait autour d’elle, ses yeux se révulsaient parfois sous le même effet et elle était agitée de convulsions dû à cet état extatique.

      - EST-CE DONC LÀ TOUTE LA PAIX QUE PEUT OFFRIR LES JEDI ? ALLEZ EN PAIX !

    Et la seconde d’après, elle était partie, une seconde qui aurait pu valoir la vie d’Hayley, sans ses réflexes de Jedi, car l’As de Pique II fonçait à tout berzingue contre l’une des frégates Nebulon-B. Elle vira au dernier moment, frôlant le bouclier et sa mort certaine avec. Elle remonta en flèche, de nouveau poursuivie par des chasseurs, ceux qu’elle avait elle-même pris en chasse. Un tir déclencha un choc dans sa carlingue qu’elle ressentit très nettement, le bouclier avait arrêté le tir, mais si cela continuait, il y avait fort à parier que le vaisseau ne tienne pas. L’As de Pique II était taillée pour la vitesse, c’était là son principal point fort, néanmoins ce n’était pas le seul… Elle pressa une manette et le vaisseau disparut de tous les radars ennemis. Elle avait activé son masque de senseurs, la rendant invisible aux appareils ennemis, si elle devait être pourchassée à présent, cela devrait se faire de visu et non plus grâce à l’aide de capteurs.

    Les lèvres de la corellienne se plissèrent légèrement, arborant un sourire en coin, un peu rigide. C’était de constater que ses installations fonctionnaient correctement et que l’As de Pique II était bien le vaisseau qu’elle s’imaginait avoir en situation de combat qui lui apportait une telle satisfaction.

      - Besoin d’un coup de main ! Mayday ! Mayday !

    Voilà qui la tirait de ses rêveries, il y avait plus important à faire pour le moment, savourer le plaisir qu’apportait ce vaisseau et le fait qu’il ait été modifié correctement n’était que pure vanité. Et dans l’absolu des tas de personnes comptait sur elle depuis qu’elle s’était dévoilée, à elle, donc, de faire le nécessaire. Elle accéléra encore un peu, le A-Wing ne devenant plus qu’une silhouette noire qui se déplaçait à grande vitesse et que seules les étoiles trahissaient parfois quand il les recouvraient. Le chasseur monoplace fondit sur l’une des StarVipers, et d’un doigt abattit sa fureur vengeresse, laissant l’un de ses missiles à concussions le poursuivre dans une fatale rencontre qu’elle n’imaginait que trop bien. Enfin, le vaisseau explosa après que le missile l’eût touché. Hayley eût une prière silencieux pour celui qui se trouvait à l’intérieur, mais elle n’eût pas de pitié pour lui, non, elle était bien au-dessus de ça, puisqu’elle l’enviait.

    Alors qu’elle abattait le dernier chasseur de l’escadrille, son tableau de bord s’affola à nouveau, indiquant qu’on la prenait en chasse. Sa première réaction fût de nier l’évidence, il était proprement impossible qu’on la perce à jour. Et puis elle se rendit compte que finalement, il était bien possible que ce qu’elle avait sous les yeux fût réel. Une manoeuvre brusque de sa part en piqué lui permit de lever les yeux pour voir qui elle avait aux basques et elle eût très rapidement sa réponse : les deux zouaves de tout à l’heure était revenu, comme elle s’y était attendue. Elle jura, s’apprêtant à réagir à la moindre tentative de ses ennemis.

    Autour d’elle, la bataille continuait à faire rage. Les défenseurs vendait chèrement leur peau, visiblement décidés à faire tout leur possible pour empêcher les pirates de mettre la main sur leur cargaison. D’autres qu’eux auraient abandonnés depuis bien longtemps, laissant les pirates se servir pour épargner leurs vies, mais ils semblaient animés par l’énergie du desespoir, comme si abandonner signifiait mourir. Mais le combat ne durerait plus longtemps et bientôt viendrait le temps de l’abordage...
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