L'Astre Tyran

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Le voyage du retour avait été assez calme. A vrai dire un peu de repos n’avait pas été de trop. Les événements sur Corellia avait été épuisant. Négocier avec les Séloniens n’avait pas été chose aisé, mais la fin des événements était plutôt encourageante. C’était une bonne chose de faite. Pourtant je savais que c’était loin d’être terminé. Les Séloniens avaient accepté de rencontrer Jim Antilles, la République et les Dralls. Mais encore fallait il que tous tombent d’accord et que la ligue soit démasquée. Aslan et Merar était encore sur place d’ailleurs. Le premier aidait Kyle Katarn a trouver les commanditaires des attentats. La seconde aidait Bariss Offee à soigner les blesser. Moi, j’avais été rappelé sur Coruscant. J’avais accompli ma mission. J’espérais que mon aide ne serait plus requise sur cette planète et que la paix arriverait bientôt.

J’étais donc rentré avec Feran et Ella. Cela faisait maintenant quelques jours que nous nous reposions au temple. Feran vaquait à ses occupations, tandis que je continuais d’entraîner ma Padawan dans les salles du temple. Rien de bien trépident ne semblait nous attendre. Le temps passait, j’avais la sensation étrange de ne pas servir à grand chose et cela me convenait pour l’instant. Faire le calme, méditer, je n’avait eu que trop peu de temps pour le faire. Ce n’était pas de trop. Mais cela n’allait pas durer. Alors que nous finissions un entérinent avec Ella, un Jedi vint nous voir dans la salle de combat.

    - Bonjour Dashel, jeune Tulan.

    - Bonjour Maître Ikrit.

Le Kushiban s’avança jusqu’à nous avec ce que je devinais être un sourire sur le visage. Il tenait un datapad à la main, surement un ordre de mission. Sinon pourquoi serait il venu nous rejoindre ?

    - Vous avez une mission pour nous ?

    - Oui. Nous n’avons pas beaucoup de membre présent à Coruscant avec les départs pour Corellia, Tatooine et le chapitre de Dac. Et nous avons pensé que cette mission vous irez très bien. Vous êtes habitué à voyager et déférer de vieux trésors n’est ce pas ?

    - Oui, on peut dire ça. De quoi il s’agit ?

    - Les agents de la république ont réussi à déchiffrer une vieille communication impériale. Elle date d’avant la mort de l’Empereur Palpatine. Il y est fait mention de l’un de ses observatoires. Ce n’est pas la première fois que nous y sommes confrontés. Maître Skywalker en a déjà exploré un sur Pillio. Palpatine y cachait de nombreux secrets appartenant à la fois au Sith et au Jedi. Mais aussi des expériences malsaines et des technologies oubliées. Ce n’est pas le genre d’endroit qui doit être découvert par n’importe qui. La République est au moins d’accord avec nous sur ce point. Nous avons donc pour mission de sécuriser ce nouvel observatoire. Il est sur Jakku. La planète en elle même n’est pas hostile. Mais on ne sait pas quels pièges à laissé Dark Sidious. Vous devrez être prudent.

    - Très bien Maître. Nous partirons au plus vite.

Il me donna le datapad.

    - Vous trouverez toutes les informations dont vous avez besoin là dedans. Ramenez au temple tout ce qui concerne la Force et ses secrets. Et détruisez les expériences du côté obscure que vous pourrez y trouver.

    - Ce sera fait.

    - Une dernière chose. Nous ne savons pas quels secrets de l’Empire Palpatine a pu conserver. La république a donc décider d’envoyer un de leur agent pour vous accompagner. Il récupérera toutes les informations sensibles ou les technologies qui ne nous concerne pas. Il vous retrouvera à l’Astroport de Coruscant quand vous serez prêt.

    - Parfait. Merci Maître Ikrit. Viens Ella. Allons nous préparer.

Nous laissions donc le Maître pour préparer notre départ. Je n’avais pas grand chose à emporter. Je changeais simplement de bure pour revêtir ma bure verte et marron et ma ceinture utilitaire. Tout mon matériel y tenait. Ainsi que mon blaster et mon sabre laser. Je n’avais pas besoin de grand chose de plus. J’enfilais ma cape sombre et rejoignais Feran et Ella au Hangar. Ils attendaient prêt du Meridian. Elle dans sa bure brune, lui dans ses peau de bête, sa hache à l’épaule. Nous étions prêt.

Le vaisseau décolla en direction de l’astroport de la ville. Les coordonnées étaient indiquées sur mon tableau de bord, je n’avais qu’à les suivre pour rejoindre notre compagnon de voyage. Au bout de quelques minutes, je pouvais distinguer notre zone d’atterrissage. Le classe nemesis se posa en douceur alors que je le guidait sur la croix aux sols. Je rejoignais alors la plateforme pour y chercher notre soldat. Un peu plus loin, un homme attendait, portant une tenue de la République. Ça devait être lui. Je m’approchais pour le saluer.

    - Sergent Edward Pherroc ? Je lui tendais une main amicale. Bonjour. Je m’appel Dashel Nelievar. Je suis le Jedi qui vous accompagnera pour la mission. Mon vaisseau est prêt si vous voulez bien me suivre. On pourra se mettre en chemin.

Je montrai l’emplacement du vaisseau pour qu’il me suive et l’accompagnait à l’intérieur. Ella et Feran attendait dans la pièce principale, assis sur le canapé circulaire.

    - Je vous présente Feran, un compagnon de route et Ella, ma Padawan. Ils nous accompagneront aussi. Nous avons un peu de chemin à faire pour se rendre sur Jakku. Accompagnez moi dans le cockpit, j’aurais bien besoin d’un copilote. J’ai lu dans votre dossier que vous saviez piloter.

Je me dirigeai vers le poste de commande du vaisseau et verrouillai le sas d’entrée tout en activant les différents réacteurs. Le Meridian se mit en marche doucement. Je poussais alors le levier des propulseur pour le faire décoller du sol. Nous nous élevions dans les airs, quittant l’astroport de Coruscant. Je suivais les indications de la tour de contrôle pour suivre le chemin libre jusqu’à l’espace, quittant enfin l’atmosphère. Alors je poussais les propulseur à leur maximum. Toutes les coordonnées avaient été renseignée. Le vaisseau sembla ralentir l’espace d’une seconde, avant de sauter dans l’hyperesapce. Je me tournais alors vers mon nouvel allié. Pour l’instant nous n’avions plus rien à faire.

    - Alors ? Qu’est ce qu’on vous a dit sur cette mission ? Vous avez des questions ?
Modifié en dernier par Dashel Nelievar le mer. 13 janv. 2021 12:09, modifié 1 fois.
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Pour patienter en attendant le Jedi, je me plonge dans les données du datapad, me faisant déjà une idée du genre de choses que je pourrais trouver dans l’entrepôt abandonné. Il est fait office de technologies, d’armes, d’expériences, d’informations. Rien de très précis, cela ressemble même plus à des théories que des informations. Je soupire avant de me connecter à l’holonet, espérant apprendre quelque chose sur l’identité que je dérobe. Je tape le numéro de matricule dans la barre de recherche mais le datapad est si obsolète qu’il peine à m’ouvrir une page. Je pousse un soupir agacé et range le gadget dans mon sac. Heureusement je n’ai pas à patienter bien plus longtemps car un homme costaud à peine plus grand que moi vient se présenter amicalement comme étant le Jedi. Il dit s’appeler Dashel Nelievar tout en me tendant la main. Le protocole voudrait que je le salue militairement mais la mission n’étant pas vraiment officiel et le Jedi semblant sympathique j’attrape sa main pour la serrer avec fermeté. J’en profite pour l’observer rapidement, plongeant mon regard dans ses yeux verts clairs ressemblant à ceux de ma femme. Je distingue une balafre qui marque sa joue et son cou, dessinant une crevasse dans la barbe marron qui couvre son visage fin. Je lui adresse un signe de tête pour confirmer que je suis bien l’homme qu’il recherche avant de lui emboîter le pas vers son vaisseau tout en conservant mon air impénétrable. Il me conduit jusqu’à un classe Nemesis d’une trentaine de mètres plutôt bien armé. Je ne peux retenir un regard impressionné ainsi qu’un commentaire.

« Joli vaisseau. »

Nous montons à l’intérieur et le Jedi me guide dans la pièce principal où patientent, assis sur un canapé circulaire, deux personnes. Dashel me présente le premier comme un compagnon de route du nom de Feran. Un Zabrak barbu à la peau jaune. Un morceau imposant qui doit bien me dépasser d’une tête quand il tient sur ses pieds. Il a l’aspect d’un guerrier de ceux qui peuvent vous broyer le crâne entre leurs mains. La seconde est une femme, sa padawan, portant le nom de Ella. Elle me paraît assez jeune, une vingtaine d’année tout au plus. Elle est grande, athlétique, une peau blanche, des cheveux et des yeux gris, plutôt belle malgré le regard méfiant qu’elle pose sur moi. Je me met au garde à vous, tout en me présentant.

« Sergent Edward Pherroc. Matricule CS-2532. »

Dashel m’invite à l’accompagner dans le cockpit, admettant avoir besoin d’un co-pilote. J’essaie de dissimuler ma surprise, d’autant plus qu’il affirme avoir lu dans mon dossier que je savais piloter. J’hausse un sourcil avant d’accepter et de le suivre vers le poste de commande. Il existe donc un dossier sur le Sergent Pherroc. Est-ce qu’il existe réellement quelque part ? Que lui est-il arrivé si je peux ainsi prendre sa place ? Ou alors est-ce que Kal’ à crée un dossier de toute pièce ? Il en serait bien capable ce fourbe. L’ennui c’est que je n’ai pas eu accès à ce dossier ce qui signifie que l’homme que j’accompagne en sait plus que moi sur... moi. Heureusement le dossier dit vrai, je sais piloter, et si il est faux j’espère que Kal’ a eu l’intelligence de le baser sur mes réelles compétences.

Je dépose mes affaires et m’installe dans le siège du co-pilote tandis que le pilote allume les réacteurs. Me mettre à nouveau derrière les commandes d’un vaisseau me fait oublier un instant ma mission. Je sens un mince sourire étirer mes lèvres tandis que je caresse d’un doigt le tableau de bord. Je reprends rapidement contenance pour assister Dashel dans le décollage. Je pose mon regard sur la mégalopole abritant ma famille alors que nous nous éloignons de la surface pour quitter l’atmosphère, pénétrant dans le vide de l’espace. J’indique à Dashel que les coordonnées sont renseignées dans le système de calcul de l’hyperdrive et que nous sommes prêt pour sauter dans l’hyperespace en direction de Jakku ce que le Jedi ne tarde pas à faire, poussant les propulseurs au maximum. Le temps et l’espace se rétracte, donnant l’impression que le vaisseau est à l’arrêt avant d’accélérer brutalement pour nous plonger dans l’hyperespace, déformant la lumière pour nous faire avancer dans un tunnel brillant et mouvementé, une expérience dont on ne se lasse jamais.

Mon voisin se tourne vers moi, me tirant de ma contemplation. Il m’interroge sur ce qu’on m’a dit sur la mission et me demande si j’ai des questions. Je tourne à mon tour mon siège vers lui pour lui répondre d’un ton assuré.

« Je suis chargé de vous escorter, d’observer ce qu’il se trouve là-bas et d’éventuellement rapporter ce qui pourrait être utile à la Nouvelle République. Vous avez une idée de ce qu’on va trouver là-bas et des dangers que l’on risque de croiser ? »
Modifié en dernier par Camren le dim. 17 janv. 2021 20:24, modifié 2 fois.
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Le soldat républicain savait s’y prendre avec un vaisseau. Je n’avais pas eu à lui tenir la main pour entrer en hyperespace. Ce n’était pas le cas de tous les soldats que j’avais rencontré jusqu’à présent. Beaucoup savaient faire voler un vaisseau. Mais peu savaient piloter. Lui avait l’air d’avoir les bons réflexes et des automatismes. C’était agréable d’avoir un copilote confirmé de cette situation. Je maîtrisais encore relativement mal ce nouveau vaisseau. Et Merar avait été occupée ailleurs dernièrement. Elle était encore sur Corellia, aidant la république à soigner les blessés. Ma copilote me manquait. Mais elle était en de bonne main avec Maître Offee. Et pour l’heure, j’avais autre chose à penser. Ma seconde mission officielle. Une missions intéressante, mais avec trop de secrets et zones d’ombre. Je ne savais pas exactement sur quoi nous allions tomber dans l’observatoire. Et apparement, le sergent Pherroc non plus. La question qu’il me posait, je me l’étais moi même posé. Et je n’avais pas beaucoup de réponse à lui apporter. Seulement des hypothèses.

    - Eh bien… L’observatoire ayant appartenu à Palpatine, il est un peu difficile de dire avec certitude ce qu’on y trouvera. L’empereur a caché ses secrets un peu partout dans la galaxie... Je ne peu faire que des hypothèses. Mais Maître Luke Skywalker en a déjà exploré un sur Pillio. Peut être l’observatoire de Jakku renferme-t-il des secrets similaires… Une seconde.

J’attrapai le datapad que m’avait laissé Maître Ikrit et l’activai. Je fouillais dans ses données à la recherche des informations sur l’observatoire découvert par le grand Maître de l’ordre. Il devait bien y avoir un inventaire des artefacts et autres choses qu’il avait trouvé sur place. Bingo ! Un descriptif quasi complet du repère du Sith et de ses possessions avait été fait. Des images avaient également été ajouté au dossier.

    - Alors… D’après ce que je vois, l’observatoire de Pillio était un simple hangar de stockage. Pas grand chose de particulier à part quelques artefacts liés à la Force et des secrets de l’empereur. Des cartes surtout. Apparement Dark Sidious, pardon, Palpatine faisait des recherches sur les régions inconnues. Maître Skywalker a essayé de regrouper ces informations avec d’autres témoignages et d’autres découvertes. Il semble que chaque observatoire de l’Empereur avait une fonction différente. La question est de savoir quelle sera la fonction du notre… Comme convenu avec votre hiérarchie, le temple récupérera tout ce qui concerne de prêt ou de loin les Jedi et la Force. Ce qui concerne l’Empire vous reviendra.

Je continuais de fouiller dans les dossiers du datapad à la recherche d’une information importante. Mais à priori l’ordre n’en savait pas beaucoup plus que ça. Et il n’avait aucune idée des dangers que nous allions rencontrer. Le bunker serait il gardé ? Par des membres de l’empire ou par des mécanismes de sécurité ? Je ne voyais rien allant en ce sens. Mais nous devions être prudent.

    - Maître Skywalker a ouvert l’observatoire grâce à la Force… A priori seul un Jedi ou un Sith pouvait entrer dans le bunker. Et sur Pillio il n’y avait pas de danger particulier hormis la faune locale et quelques stormtroopers. Jakku est un trou perdu. Je connais mal sa faune mais je nous vois mal affronter des soldats de l’empire. Mais restons prudent. On ne saura qu’une fois sur place ce qui nous attend vraiment. Aussi, une dernière chose et nous pourrons rejoindre mes compagnons. Tout ce qui ne concerne pas les Jedi ou la république, nous devons le détruire. Je ne sais pas sur quoi nous tomberons. Mais Palpatine faisait des expériences liées au côté obscure de la Force. Il ne faut pas que cela tombe entre de mauvaise main. D’accord ?

Une fois ce petit briefing terminé, je me levais et invitais mon invité à me suivre pour rejoindre Ella et Feran. Ils étaient toujours dans la pièce à vivre du Meridian. Feran semblait assoupi, tandis que Ella s’entrainait. Devant elle, elle faisait flotter une boule lumineuse, presque semblable à de la fumée verte qu’elle aurait modelée. Elle essayait de la concentrer dans ses mains, mais la sphère n’était pas parfaite. Je reconnaissais l’Ichor des Sorcières de Dathomir. J’aurais aimé pouvoir la conseiller, mais je connaissais mal ces arcanes si particulière de la Force. Je m’assaillais non loin d’elle, gardant un oeil attentif sur son entraînement.

    - Sergent Pherroc, tenez le datapad avec les informations dont je dispose. N’hésitez pas à la parcourir et me poser d’autres questions. Au fait, je me demandais. Vous étiez pilote avant d’être soldat ?
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Dashel admet qu’il n’y a pas de certitudes sur ce qu’on pourrait trouver à notre destination. Il m’apprend cependant que le lieu a appartenu à Palpatine, rien que ça. Un sourire nerveux apparaît sur mon visage. Kal’ s’était bien gardé de me préciser que l’entrepôt appartenait à l’ancien Empereur Galactique. Je ne doute pas que bien des surprises m’attendent. Il saisit son datapad et trouve des informations concernant un autre bâtiment qu’il nomme observatoire et qui avait été visité par un Maître Jedi sur Pillio. Celui-ci contenait des artefacts liés à la Force, des dossiers confidentiels de l’Empereur et des cartes concernant les régions inconnues. Il m’apprend encore que d’après les recherches du Maître Jedi chaque observatoire de Palpatine avait une fonction différente et que nous ignorons celle où nous nous rendons. J’incline la tête après avoir écouté avec intérêt. Je hausse en revanche un sourcil curieux quand il m’annonce qu’il est convenu avec ma hiérarchie que l’Ordre Jedi récupérera tout ce qui concerne la Force et qu’il me sera laisser ce qui concerne l’Empire. Je pensais qu’il s’agissait d’une mission que je devais faire discrètement mais il semble que ce Jedi soit au courant que je compte repartir avec quelque chose. C’est étonnant, pourquoi Kalington a-t-il tant insisté pour m’embaucher dans ce cas ? Pourquoi ne pas envoyer un vrai soldat de la Nouvelle République ? Des questions que je laisse en suspens dans un coin de ma tête, concentré sur ce que me dit Dashel. Il conseille de rester prudent même si il pense que nous avons peu de chance de croiser des soldats impériaux ou une faune locale hostile comme sur le site de l’observatoire de Pillio. Jakku est une décharge, peut être que nous croiserons quelques pilleurs. Enfin, pour conclure sa réponse, il m’informe que l’ancien Empereur effectuait des expériences obscures et qu’elles doivent être détruites pour éviter qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains.

« Je n’y vois pas d’inconvénient tant que ça ne rentre pas dans les critères de ce que ma hiérarchie recherche. Mais d’après mon ordre de mission vous avez le dernier mot. »

J’acquiesce pour signifier mon accord avant de le suivre dans la pièce commune. Je récupère mon sac avant de sortir du cockpit, retrouvant la jeune femme et le Zabrak barbu qui s’était assoupi. La padawan elle fait leviter entre ses mains une sorte de boule lumineuse de couleur verdâtre. Je devine qu’elle se sert de la Force pour ce genre de prouesse et je ne peux m’empêcher de me sentir un peu mal à l’aise face à cette démonstration. Je ne sais pas grand chose de la Force, si ce n’est qu’elle compose l’Univers et qu’en mourant nous la rejoignons soit disant. De ce fait j’ai toujours relié la Force à la mort et à l’inconnu. Déjà dans l’Alliance Rebelle, quand avant un vol on nous souhaitait que la Force soit avec nous. Une sorte de mantra, de paroles encourageantes, dont je ne comprenais pas trop le sens. Je suis à la fois fasciné et méfiant devant un tel pouvoir. Dashel s’installe à côté d’elle en l’observant d’un oeil attentif. Il m’interpelle ensuite, me coupant dans mon observation, pour me confier son datapad en m’invitant à le parcourir pour me renseigner. Il me pose ensuite une question qui me tire un sourire sincère. Il me demande si j’étais un pilote avant d’être un soldat. J’aurais bien admis que je faisais parti des pilotes de X-Wings parmi les Rebelles. Je me souviens cependant qu’il a accès au dossier militaire de mon identité d’emprunt et j’ignore si cela y figure.

« Oui. J’ai toujours eu une certaine affinité avec le pilotage. »

Avouais-je tout de même en sachant qu’il savait déjà que j’avais des notions de pilotage. Je récupère le datapad du Jedi en le remerciant d’un geste. Il m’indique ensuite le chemin vers le dortoir quand je demande où je peux déposer mes affaires. Je m’y rends donc et range mes sacs dans un compartiment, prenant soin de ne pas mettre de désordre avant de m’asseoir sur le lit. Je commence par chercher un moyen d’accéder au dossier militaire qui me concerne, espérant qu’il ne soit pas protéger. Par chance ce n’est pas le cas et je peux enfin connaître les compétences que possède le Sergent Pherroc. Aucun doute, Kal’ est passé par là, des rapports entiers sont classés confidentiels par les services de renseignements en dehors de quelques opérations militaires sans grande envergure au début de la carrière du sergent. Des compétences de pilotage sont précisés mais sans plus de détails. Il est fait mention de missions d’infiltration, de protection rapproché, de surveillance. Rien qui ne concerne l’époque de l’Alliance Rebelle. Même la photo d’identité est inaccessible. Il m’avait embauché moi pour que je puisse disparaître ensuite et choisi ou crée un fantôme pour que je puisse me glisser dans ses bottes. Je reconnais là mon ancien acolyte, toujours aussi malin. Ça n’explique pas pourquoi il a tant insisté pour me mettre sur cette mission alors que n’importe quel soldat de la Nouvelle République aurait pu le faire étant donné qu’il n’est en aucun cas question de subtiliser des objets. La République et l’Ordre Jedi semblent être d’accord pour se partager ce qui est entreposé dans ce fameux observatoire... alors pourquoi ?

Je dois faire attention de ne pas me laisser distraire par trop de questions. Lina compte sur moi pour revenir avec une assez grosse récompense pour quitter les bas-fonds. Je dois me concentrer sur ma mission. Je quitte la page du dossier militaire, prenant soin d’effacer les traces de mon passage avant d’observer le rapport concernant l’observatoire de Pillio. Je compare les images et les descriptions avec ce qui est inscrit dans mon datapad dépassé. J’y passe de longues minutes sans pouvoir vraiment sélectionner précisément ce qui intéresserait Kal’. Je décide finalement de regagner la pièce commune. Je rends le datapad à Dashel tout en lui posant une question.


« Vous disiez que l’observatoire de Pillio ne pouvait être ouvert que grâce à la Force. Qu’est ce que vous vouliez dire ? Est-ce que ce sera aussi le cas sur Jakku ? »

Je m’installe sur le banc en attendant la réponse.
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Notre compagnon de voyage s’absenta un instant, déposant ses affaires dans la chambre que nous lui avions laissé. Sans Merar et Aslan nous avions plus de place dans la vaisseau. Aslan n’ayant pas encore déposé ses affaires, une chambre était libre. Durant ce temps, je restais auprès de mes amis, gardant un oeil attentif sur ce que faisait ma Padawan. Elle continuait de modeler la sphère au dessus de ses mains. Elle illuminait la pièce d’une lueur verdâtre. J’avais vu à l’œuvre ce pouvoir. J’en connaissais les applications. Mais je restais curieux. D’où pouvait bien provenir ce genre de pouvoir ? Les Sorcières de Dathomir avait des pratiques bien différentes des nôtres.

    - Ce pouvoir… Tu m’as dit que c’était un secret des Sorcières de Dathomir. Tu l’as appris quand tu essayé d’apprendre leur technique ? Avec le livre des soeurs ?

    - Oui. Je voulais leur prouver que j’étais digne d’être une sorcière. Mais ça a mal tourné…

    - Ca à pourtant l’air inoffensif.

    - J’ai été trop prétentieuse… J’ai voulu utiliser une sortilége qui m’était inaccessible… Ce que j’utilise maintenant s’appel l’Ichor. Il a de nombreuses propriétés. Je peux le modeler pour en faire une barrière, une lanterne, ou un simple projectile. Mais il sert aussi à créer un calice. Je n’y parviens pas encore, mais la création de ce calice permet d’utiliser tous les aspects de la magie des Sorcières. J’ai voulu en faire trop, essayant un sort qui nécessitait de maitriser l’Ichor pour en faire un calice. Tout ce que j’ai réussi à faire c’est détruire mon corps… La magie des Sorcières n’est pas maléfique. Mais elle est dangereuse. Elle manipule l’essence même de la vie.

    - Tu as réessayé de créer un calice ?

    - Non… J’ai déjà du mal à lui donner une forme sphérique… Sans l’enseignement des Sorcières, j’avance les yeux fermés…

    - Je ne connais pas bien leur magie… Je ne sais pas si je pourrais t’être d’une grande d’aide. Mais je peux quand même te donner quelques conseils. Après tout, les Sorcières sont les descendantes d’une Jedi. Elles manipulent la Force elles aussi.

    - Ou veux tu en venir ?

    - Quand tu étais au temple, Maître Ikrit vous a enseigné à manipuler la Force. Vous avez dû vous entrainer à créer des boucliers. Non ?

    - Oui.

    - Comment fais tu ?

    - Je ne sais pas trop… C’est devenu instinctif…

    - Si tu devais y réfléchir, que dirais tu que tu fais quand tu te protège avec une barrière.

    - Je crois que je vois le bouclier. Je l’imagine, mentalement, entre moi et mon assaillant.

    - Exactement. Tu ne réfléchis pas, c’est un réflexe. Tu dois réagir, alors tu imagine se bouclier, tu le vois et tu le matérialise devant toi. Ici, pourquoi les choses devraient elles fonctionner autrement ? N’essaie pas de modeler l’Ichor alors qu’il coule dans tes mains. C’est comme essayé de donner une forme à de l’eau coulant d’une cascade avec tes mains. Non, imagine une sphère, visualise la, et créé là. Une fois que tu y arriveras, alors tu pourras créer l’Ichor sous ses différentes formes. Essaie.

La jeune Jedi fit disparaitre la sphère et ferma les yeux. Elle se concentra longuement pour voir ce qu’elle désirait créer. Alors elle leva les mains. La brume verte s’en échappa lentement, montant au dessus d’elle pour se cristalliser et devenir une sphère quasi parfaite. Durant un instant, elle avait réussi. Mais rapidement, les contours de la sphère redevinrent irréguliers.

    - Ce n’est pas grave Ella. C’était très bien. Tu es sur la bonne voie. Continue de t’entrainer.

C’est à ce moment que le sergent entra dans la pièce. Il avait déposé ses affaires et revenait avec notre Datapad. Il me le tendit en prenant place à nos côtés. Je l’attrapai et le posai sur la table circulaire. Il avait eut le temps de réfléchir à ce que je lui avais dis. Je pouvais sentir ses interrogations rien qu’en observant ses yeux. Il ne tarda pas à me poser une question. Interessante qui plus est. Il est vrai que je n’avais pas réfléchi en parlant. J’avais été tellement habitué à voyager en compagnie de personnes qui connaissaient la Force que j’avais presque oublié que pour beaucoup, la Force n’était qu’une superstition. Voir même, beaucoup ignorait son existence. Je me tournais vers lui en lui souriant, un regard bienveillant encré dans le sien.

    - Savez vous ce qu’est la Force Sergent Ferroc ? Peu de personne connaisse son existence et encore moins y croient. Pourtant elle existe bel et bien. C’est ce qui donne leur capacité au Jedi. C’est ce qui permet à Ella de manipuler cette sphère lumineuse. Elle vit en chacun de nous. En Ella bien sur. En moi également. Mais aussi en Feran et en vous. A ce moment Loki, le petit marsupial qui vivait dans le vaisseau sauta sur mes genoux, réclamant des caresses. Je grattais machinalement l’arrière de sa nuque. Et en toi aussi Loki. Oui. La Force est une énergie, très puissante, qui circule parmi tous les êtres vivants dans la galaxie. Elle nous unis et nous guide. Elle est parfois plus présente chez certaines personnes, et avec de l’entrainement, il est possible de la manipuler. L’Empereur Palpatine… Disons que sa maitrise de la Force n’avait d’égale que sa cruauté. Ou son gout du secret. Palpatine a fait en sorte de cacher ses réels intentions de tous, y compris certains de ses plus proches alliés. Il a décimé l’Ordre Jedi de l’ancienne république. Dans sa vanité, il a pensé qu’il serait le seul utilisateur de la Force encore en vie. Ou que les sensibles restants seraient sous son emprise. Il a donc pensé que protéger ses repaires avec des portes sans mécanismes, sans artifices quelconques, mais uniquement manipulable à l’aide de la Force serait une bonne idée. Sauf que l’empereur a échoué. Les Jedi ne sont pas morts et la Force nous permettra donc de pénétrer dans son observatoire.

Je marquais une courte pause après toutes ces explications. Je me demandais si le jeune sergent avait compris tout ce que je lui avais dis. Je me souvenais mes début au temple de Coruscant. J’avais eu tellement de question… Et nous avions un peu de temps pour que j’y réponde s’il en avait.
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Dashel répond à ma question par une autre question en me demandant si je sais ce qu’est la Force. Il y répond avant que je ne dise un mot, m’expliquant ce que j’avais déjà entendu par le passé. Mais venant de la bouche d’un authentique Jedi cela a évidemment plus de crédit. Il m’affirme que la Force est bien réel, que c’est d’elle que les Jedi tirent leurs pouvoirs, tel que la boule verte que sa padawan faisait flotter un peu plus tôt. Comme je l’avais déjà entendu, il m’assure qu’elle vit en chacun de nous. J’ai un léger sursaut quand un petit animal saute sur les genoux du Jedi mais je comprends bien vite qu’il ne s’agit pas d’un danger mais d’un animal de compagnie. Dashel lui offre les caresses qu’il réclame en m’en disant plus sur cette énergie qu’il qualifie de puissante qui nous unit et nous guide et que certaines personnes parviennent à la manipuler si ils s’y exercent suffisamment. Il en vient ensuite à Palpatine, donnant finalement une réponse à ma question en expliquant que pour dissimuler ses secrets il a crée des portes dénués de verrous et de mécanismes standards, manipulables uniquement à l’aide de cette énergie. Il pensait être le seul capable de manipuler la force après s’être débarrasser de l’Ordre Jedi de l’époque. J’écoute attentivement, assez fasciné par ce qui tourne autour de cette Force qui porte plus le titre de légende que d’énergie. J’hésite un instant avant de m’exprimer à mon tour.

« Il y avait des rumeurs qui circulaient dans la rébellion au sujet de la Force. Mais c’était difficile de savoir si c’était vrai ou si c’était des légendes. »

Je hausse brièvement les épaules avant de poursuivre d’un ton mélancolique.

« Avant chaque bataille on nous souhaitait que la Force soit avec nous. Comme si on nous souhaitait bonne chance. »

Les images de mes souvenirs apparaissent dans mon esprit, me rappelant une autre tirade que j’entendais souvent concernant cette énergie omniprésente. Sans m’en rendre vraiment compte, je l’exprime à voix haute avec un air de tristesse et de vieille colère.

« Quand quelqu’un ne s’en sortait pas... on nous disait qu’il avait rejoint la Force. »

Je pousse un soufflement nasal cynique avant de reprendre contenance, ne voulant pas plus me donner en spectacle.

« Désolé. De vieilles histoires. »

Je me relève pour prendre une position et une posture plus professionnel tout en changeant de sujet.

« Donc il est peu probable qu’on rencontre des pilleurs. J’imagine que l’endroit est scellé depuis des années. Espérons que rien n’est enfermé là dedans. »
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Je pouvais ressentir toute la nostalgie qui émanait du militaire. De toute évidence la guerre civil l’avait marqué, et il en souffrait encore aujourd’hui. Il avait dû perdre des camarades et prendre des vies. La guerre laissait ses stigmates sur quiconque y participait. Le sergent ne faisait pas exception. Seul un psychopathe en sortait grandis. J’avais connu la guerre moi aussi. Et je pouvais le comprendre. Mais je ne connaissais presque rien de ce qu’il avait vécu. J’étais étranger à la rébellion. On m’avait privé du droit de défendre la civilisation. Grakkus m’avait privé de mes devoirs envers elle. Si j’avais vécu à cette époque, j’aurais surement tout donné pour rétablir la paix et la justice. Mes frères Jedi l’avaient fait. Je l’aurais fait avec eux. A la place, je n’avais connu que la carbonite. Alors je voulais savoir ce qu’il avait éprouvé durant ces temps obscures.

    - Comment était ce ? Je veux dire… La rébellion. Comment c’était ? Je sais que ma question doit paraître étrange. Après tout j’ai 27 ans, vous devez vous dire que j’ai grandis en plein essor de l’empire et que j’étais présent lorsque la rébellion a vu le jour. Mais ne vous fiez pas au apparence. J’ai vécu bien avant et j’ai été… absent, durant la guerre civil. Je me suis toujours demandé comment c’était. De voir le peuple se soulever contre l’empereur, de voir les Jedi renaitre, et la république aussi.

Je concevais que le sergent puisse être étonné par ma demande. Mais j’espérais sincèrement qu’il me croirait et y répondrait. C’était la première fois que j’avais l’occasion d’en discuter avec un membre extérieur à l’ordre Jedi. Il avait surement un point de vue différent de tout ce que j’avais pu entendre jusqu’à présent. J’étais également curieux sur la participation de Maître Skywalker et sa soeur, durant la guerre. Après tout il s’agissait des enfants de celui qui avait mis le république à terre. Celui la même qui avait failli détruire l’ordre Jedi. J’imagine que personne n’avait dû connaitre leur réel identité. Mais je ne pouvais m’empêcher de me demander l’importance qu’ils avaient pu jouer dans ce conflits intergalactiques.

    - Est ce que tu as combattu au côté de Luke Skywalker ? Tu le sais peut être, il est le grand maître de l’ordre Jedi. Mais à l’époque, c’était un général et pilote de l’alliance rebelle. Je me demande ce que les rebelles pensaient de lui…

Je l’écoutai donc me répondre. Bien attentif à chaque détail, essayant d’emmagasiner chaque informations. C’était bien plus probant et interessant que tous les livres d’histoire que j’avais pu lire. C’était un témoignage vivant. Mais comme toute histoire, elle avait une fin. Et quand le sergent eut fini son histoire, je me redressais, remuant dans mon esprit tout ce que je venais d’apprendre.

    - Merci. Bon… Je crois qu’il est grand temps d’aller se reposer. Je me levai, prêt à rejoindre mes quartiers. Il faudra être en forme. Comme vous l’avez dis, il faut espérer que rien ne soit enfermé dans l’observatoire. Allez vous reposer.

Et ainsi, je laissais le sergent. Feran et Ella était déjà allé se coucher. Nous avions encore deux jours de voyage et tôt le temps pour discuter.
#38641
Le Jedi s’intéresse étrangement à la période de la résistance, me demandant comment c’était malgré ma tentative de changer de sujet. Mon visage se durcit quelque peu face à sa question. Mes sourcils se froncent d’étonnement car comme il le précise il semble avoir l’âge pour connaître cette période mais qu’il ne pas se fier aux apparences. Dashel serait plus âgé que ce qu’il paraît et il m’explique avoir été absent durant la guerre. Je plonge mon regard dans le sien, pas certain de comprendre ce qu’il sous entend au sujet de son existence mais je consens tout de même à répondre. Je hausse brièvement les épaules, les mains toujours croisées devant moi, dos à la paroi du vaisseau. Une centaine de souvenirs font irruption dans ma tête mais les mots peinent à sortir pour les décrire.

« Que voulez-vous que je vous dises... C’était la guerre... Avec son lot de souffrances, d’horreurs, de regrets... Dans l’espoir de libérer la galaxie de la tyrannie impérial... »

Le souvenir du siège de Coruscant ressurgit à son tour, me coupant brièvement le souffle. Je garde ma posture, ne voulant pas montrer un signe de faiblesse, retenant mon émotion et gardant le silence quelques secondes pour ne pas laisser entendre ma voix emprunte de colère et de tristesse. Dashel me demande si j’ai combattu aux côtés de Skywalker, il me rappelle qu’il est le grand maître de l’Ordre Jedi et veut savoir ce que les rebelles pensaient du pilote et du général.

« C’était un putain de pilote c’est sûr. »

Je me rends compte de mon langage et porte une main à ma poitrine en m’excusant, sincèrement navré, avant de reprendre.

« Vous savez j’ai vu les plans de l’Etoile. La fenêtre de tir qu’il y avait pour toucher son point faible. Même avec le système de visée automatique... je peine à croire que j’aurais réussi ce tir. Sans oublier les chasseurs TIE et les tourelles... Ouais, c’était une légende parmi nous, un héros... Mais je ne l’ai vu que de loin dans le hangar ou dans les salles de briefing. Je n’ai jamais eu l’occasion de parler avec lui. J’ai travaillé dur pour me mettre à son niveau et rejoindre l’escadron Rogue mais je n’y suis pas parvenu. »

Je hausse les épaules avant de poursuivre en racontant des anecdotes de pilotage, plus à l’aise qu’en racontant des détails désagréables de la guerre. Je parle de la bataille de Scariff, ma première en tant que pilote et de la bataille d’Endor mais en voyant le temps avancer et les amis de Dashel quitter la pièce je me dis qu’il serait peut être temps de m’arrêter. Le Jedi me remercie et m’encourage à me reposer. J’incline la tête et rejoins ma chambre après un brin de toilette.

Je m’allonge sur le lit avec un profond soupir, pensant à ma femme et mon fils coincés dans les bas-fonds de Coruscant dans un appartement moins confortable que ce vaisseau. Malgré la culpabilité, je trouve le sommeil assez rapidement pour me retrouver assaillis par ce mauvais rêve, toujours le même. Je parcours les rues en flammes, je croise le Gamoréen, je me fais agresser dans la ruelle, l’accident de speeder, la progression difficile dans la rue faisant face à mon foyer. D’habitude je ne vais pas plus loin, un cri déchirant me réveille chaque fois en sursaut mais pas cette fois. Je perçois le cri, venant des étages supérieur du bâtiment. Je pénètre dans l’immeuble hébergeant l’appartement, grimpant les marches en gardant mon viseur pointé vers l’étage au dessus de moi. Attentif aux bruits de portes, de pas, de voix. Une odeur de fumée vient irriter mes narines, me faisant presser le pas pour atteindre mon étage. Un individu masqué me fonce dessus en brandissant une arme avant de s’effondrer. un tir de blaster en pleine poitrine l’a arrêté dans sa course mais son cri a attiré l’attention d’autres intrus qui sortent des appartements qui semblent se multiplier encore et encore, allongeant le couloir à l’infini. Les visages hostiles s’avancent, aux ombres dansant au grés des lumières des flammes de l’incendie qui s’est déclaré. Mon appartement est proche, je dois avancer, coûte que coûte. Le canon de mon fusil se met à fumer, les corps s’écroulent, s’entassent, m’empêchent d’avancer. Mais les ennemis continuent d’affluer, sortant en rang des portes, braquant leurs regards rouges sur moi avant d’avancer dans ma direction. Mon arme ne suffit plus et ils m’atteignent, me submergent. Je me débats mais ils attrapent mes bras, mes jambes, enserrent ma taille avant de me faire basculer, pointant mon regard vers le sol qui s’efface pour devenir un trou sombre, sans fond, dans lequel je plonge.

Mes yeux s’ouvrent avant que je n’atteigne le sol de la chambre, me permettant de dresser mes bras pour me préserver d’une bosse que j’aurais eu du mal à expliquer. Je suis trempé, le souffle haletant, désorienté. Je me tourne pour coller mon dos au sol froid. Je reste ainsi plusieurs minutes, le temps que mon coeur se calme, que ma respiration devienne plus douce. Je me demande pourquoi je suis hanté par ce cauchemar et pourquoi je venais d’en découvrir une nouvelle facette. Je décide finalement de me lever pour me nettoyer, effaçant cette moiteur d’horreur de mon corps et de mon esprit. Sans surprise je suis le premier levé. En même temps je n’ai dormi que quelques heures, à peine de quoi me reposer. J’attrape quelque chose à manger et à boire avant de machinalement rejoindre le cockpit pour m’assurer que le trajet se déroule toujours sans encombre en attendant que quelqu’un d’autre se lève.
#38648
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De toute évidence le sergent n’aimait pas ressasser ces souvenirs douloureux. Il avait connu son lots de combat, de blessures et de pertes. Je sentais que je remuais un couteau dans la plaie plus qu’autre chose. Aussi, je décidais de ne pas insister. Si il avait envie d’en parler il le ferait. J’avais vécu le guerre moi aussi. Je ne pouvais pas l’en blâmer. Mais j’étais quand même content d’en apprendre plus sur le grand Maître de l’ordre. Plus le temps passait et plus je venais à admirer Luke Skywalker. Il n’avait pas choisi d’être le fils de Dark Vador. Il n’avait pas non plus choisi sa destiné. Mais il l’avait embrassé. Il avait lutté pour restaurer l’équilibre. Sans lui, nous ne serions peut être pas là aujourd’hui pour en parler. C’était d’autant plus remarquable qu’il avait dû faire face à son propre père. J’avais bien fait de ne pas juger le Jedi trop vite malgré ma réticence à lui faire confiance. Après tout, Hayley avait une foi inconditionnel en son mentor. Je la comprenais.

L’ancien pilote continua cependant de me donner quelques anecdotes de ses batailles à bord des chasseurs de la résistance. Le pilotage me manquait. Ce n’était pas pareille de conduire l’Hermes ou le Meridian et de piloter un chasseur Jedi… Je me souvenais de Kamino. Une bataille terrible. Nous avions perdu de nombreux alliés. J’avais vu mourir des Jedi. Mais j’étais à l’aise aux commandes d’un chasseur. Les courses de speeder et de pods de Berchest me manquaient également. C’était une période sombre à cause de la purge mais je n’avais rien d’autre à penser que de réparer une vielle carcasse de vaisseau et conduire des speeders pour me faire des crédits. Enfin… C’était une autre époque, moins insouciantes que je ne laissais entendre. Je vivais dans le dénis plus qu’autre chose.

Quoi qu’il en soit, notre conversation finit pas toucher à sa fin. Il était temps d’aller se reposer. Nous avions encore du temps avant d’arriver à destination. Je laissais donc le sergent Pherroc et me dirigeait vers ma cabine. Il ne me fallut pas bien longtemps pour trouver le sommeil. Un sommeil quelque peu agité. La Force avait à me parler. Et comme bien souvent, elle divaguait, laissant à mon oreille un message difficile à interpréter. J’entrevoyais l’observatoire, ou tout du moins ce que je pensais être l’observatoire. Il y avait un homme à l’intérieur. Encapuchonné, je n’arrivais pas à voir son visage. Que faisait il ici ? Je le voyais avancer dans le complexe, bravant l’obscurité. Que cherchait il ? Tout était flou. Je devinais les contours des salles qu’il arpentait sans les comprendre. Je voyais des cages par endroit, des vaisseaux, mais aussi des archives, et des artefacts peut être. Je n’en étais pas sur. Tout se bousculait. Le seule chose dont j’étais certain. C’était que l’homme cherchait quelque chose et qu’il avait fini par le trouver. Un livre… Que lequel figurait un symbole que je connaissais pas… Un insecte peut être ? Mais le rêve s’estompa comme il était apparu.

Le reste du trajet se passa dans le calme. Le vaisseau traversait l’espace à la vitesse de la lumière et nous patientons tranquillement à son bord. Ella continuait de s’entrainer à la maîtrise de l’Ichor et du Soresu sous ma surveillance. Feran passait de nombreuses heures à pratiquer le K’thri. Le sergent Ferroc vaquait à ses occupations et je répondais volontiers à ses questions. Que ce soit sur les Jedi, la Force ou l’observatoire. Mais je ne parlais pas de mon rêve. Je n’arrivais pas à le comprendre et tant que je n’en savais pas plus, je ne voulais pas inquiéter notre invité. Je passais beaucoup de temps à méditer afin d’en percer les secrets. Mais la Force ne semblait pas avoir plus à me livrer. Je me demandais qui était cette homme ? Quel était ce livre ? Etait ce une vision du passé ? Etait ce Palpatine ? Non, ne dégageait pas une aura liée au côté obscure. Peut être la Force me montrait elle l’avenir ? Je ne parvenais pas à le savoir. Mais j’avais la sensation que tout serait révélé en temps voulu. J’étais néanmoins inquiet par ce que j’avais aperçu. L’empereur avait gardé quelque chose enfermé à l’intérieur de sa cachette. Une créature peut être… Les cages brisées n’auguraient rien de bon.

Je gardais cette appréhension pour moi. Inutile de les inquiéter inutilement. Nous saurons bientôt ce qu’il en était. Au commande du Meridian, le sergent à mes côtés dans le cockpit, nous manœuvrions le vaisseau pour le faire sortir de l’hyperespace. Le tunnel de lumière bleu disparut lentement pour nous livrer le spectacle éblouissant des étoiles entourant une planète désertique. J’adorais ce sentiment lié à mes voyages dans la galaxie. Je me sentais vivant en explorant de nouveau monde à la recherche de lieux oubliés et d’artefacts perdus.

    - J’espère que vous aimez le sable Sergent. La planète en est recouvert. J’ai entré les coordonnées de l’observatoire de Palpatine. Il est littéralement au milieu de nul part. Avec un peu de chance les tempêtes de sable n’auront pas entièrement recouvert sa position…

Le vaisseau poursuivit sa trajectoire dans l’atmosphère de la planète. Nous suivions les coordonnées du navigateur. Mais j’avais la sensation que ce n’était pas la meilleur approche pour le trouver. Je lâchais les commandes et me tournait vers mon copilote.

    - Prenez les commandes s’il vous plait.

Je laissais Pherroc pilotait le némésis et plongeait ma concentration dans la Force. Je pouvais visualiser la trajectoire du vaisseau, sa courbe dans l’atmosphère. Nous nous dirigions à bonne allure vers les coordonnées. Mais elles n’étaient pas parfaite. A travers la Force, je pouvais voir une fil conducteur, me guidant vers une position légèrement différente. Elle me montrait la voie, là où nous trouverions une entrée. Pour l’instant je restais silencieux, laissant le pilote continuait au dessus du plateau de la main plaintive où devait se trouver l’observatoire. Ce lieu empestait la Force et le côté obscure. Loin sous la surface, je pouvais presque sentir les machinations de l’empereur. Mais si nous continuions sur cette trajectoire, nous allions nous éloigner de l’entrée.

    - Ralentissez. Je désactivais les indications du tableau de bord. Juste là, il faut se poser sur cette dune.

Il s’exécuta. Cette fois j’étais le copilote. Le Meridian ralentit jusqu’à se poser au sol en douceur, soulevant un nuage de sable brun. Il était habile. L’atterrissage était parfait. Il était temps de nous mettre en route. Je sortais du cockpit et rejoignais Ella et Feran.

    - Attendez nous à bord du vaisseau. J’ai un mauvais pressentiment. Surveillez la porte d’entrée. Avertissez nous si jamais quelqu’un approche. J’y vais seul avec le sergent.

Je descendais du vaisseau, marchant difficilement sur le sable chaud. Je sentais que ce qu nous cherchions était juste en dessous de nous. Nous descendions donc la dune de sable pour arriver sur un terrain légèrement plus rocailleux. J’attendais que le soldat républicain me rejoigne pour continuer.

    - C’est juste là. Sous le sable.

Je tendais une main en avant, je pouvais sentir le métal recouvert par le sable. Alors, mentalement, je saisi les battants de la porte d’accès. Plongé dans la Force, je restais concentré sur le mécanisme intérieur du sas d’entrée. Le sable se mit à vibrer, tremblant en même temps que la porte. Lentement mais surement une ouverture se créa, les portes s’écartaient, et avec elle, le sable tombait. Au bout de quelques secondes, un trou apparu dans la dune, libérant le passage sur un long tunnel sombre et métallique. L’observatoire se trouvait devant nous.

    - Après vous sergent. Mais restez sur vos gardes. Comme vous l’avez dis, on ne sait pas sur quoi on peut tomber.
#38658
Je suis entrain de contempler le défilement de la lumière quand Dashel pénètre le cockpit. Je me redresse pour le saluer en l’informant qu’il n’y a rien à signaler. Il semble avoir passé une nuit agitée, je ne suis peut être pas le seul à être hanté par de vieux souvenirs. De plus la remarque qu’il avait fait la veille au sujet de son âge ne cesse de titiller ma curiosité. Après tout il en avait appris beaucoup sur moi, il était temps de rendre la pareil.

« J’ai beaucoup parlé de moi hier mais je remarque que je ne sais rien sur vous. »

Dis-je avec sympathie en me remettant dans le siège du co-pilote. De bonne volonté, le Jedi accepte de m’en dire plus sur lui. J’apprends qu’en effet il est bien plus vieux que ce que son corps laisse paraître. Ancien apprenti durant l’ancienne République, victime de l’ordre 66, exilé sur une planète lointaine, prit au piège dans de la carbonite pour servir de trophée à un Hutt pendant plusieurs années jusqu’à en sortir l’an dernier.

« Votre corps n’a pas l’air d’en avoir trop souffert. »

Il accepte également de m’en dire plus sur ses compagnons qui l’accompagnent dans son vaisseau. Sa facilité à m’en dire plus me fait gagner une certaine confiance, pas que je me méfiais de lui. Dashel semble être un homme tout à fait sympathique et bienfaisant. Comme n’importe quel Jedi certains pourraient me dire. Mais je pourrais rétorquer que dans la galaxie il y a forcément, quelque part, un Jedi se comportant comme un vrai trou du cul. Ce n’est pas le cas de celui en face de moi, il me confie l’histoire de ses amis sans hésiter et je me sens presque coupable de cacher ma véritable identité. Il m’explique que Feran, le Zabrak, est un fier guerrier. Protecteur de Ella et professeur de K’thri, un art martial très esthétique dont j’ai très peu de fois été le témoin. Sa padawan est une rencontre étrange, fille d’une inquisitrice qui l’a pourchassé avant d’être vaincue. Il lui à tout de même promis de retrouver sa fille et a réussi à la libérer d’une prison sur Dathomir. Il me parle également de deux autres personnes qui l’accompagnent généralement mais qui sont actuellement occupés sur Corellia. Sa co-pilote habituelle qui dirige une fondation d’aide intergalactique de nom de Merar qu’il désigne comme étant sa meilleure amie et un jeune slicer portant le nom de Aslan qu’il considère comme son petit frère. Je ne manque pas de lui faire remarquer avec amusement qu’il a des amis bien diversifiés et que ça ne doit pas être facile tous les jours quand ils sont tous réunis. J’aimerais lui parler de ma femme et de mon fils mais je me retiens. Ils ne font pas partie de la vie d’Edward Pherroc. Je ne dois pas oublier que pour la durée de cette mission je ne suis pas Camren Almaran. Cela m’attriste plus que je ne l’aurais cru.

Le voyage se poursuit et je suis une routine militaire ordinaire pour m’occuper, constitué d’exercices physiques et de repos tout en observant parfois avec fascination les entrainements de la padawan.

Nous approchons finalement de notre destination et il vient le temps de quitter l’hyperespace pour arriver proche de Jakku, une planète à l’aspect froid accentué par sa couleur quasi-monochrome. Dashel ne manque pas de me rappeler que la planète est recouverte de sable par une petite pique. Il me demande subitement de prendre les commandes alors que nous pénétrons dans l’atmosphère, balloté par les secousses que cela induit. J’incline la tête et réagit rapidement, tirant légèrement vers moi le levier des moteurs pour ralentir la course du vaisseau sans nous faire tomber en chute libre. Je suis les coordonnées du navigateur en corrigeant au mieux notre courbe dans l’atmosphère tandis que Dashel semble s’être plongé en pleine méditation. Il m’ordonne subitement de ralentir en désactivant sous mes yeux ahuri le tableau de bord. Je m’exécute et fait au mieux pour me poser sans secouer tous les passagers sur une dune qu’il m’indique. Je m’aperçois que je garde de bon réflexes et l’atterrissage se fait en douceur tandis que mon visage s’illumine d’un grand sourire.

Je quitte le cockpit en compagnie du Jedi et rejoins la chambre pour m’équiper avant de descendre du vaisseau. J’enfile mon armure et arme ma carabine avant de le rejoindre à l’extérieur. Visiblement nous ne serons que deux pour visiter l’observatoire. Nous descendons à pas prudent la dune de sable pour gagner un sol plus rocailleux. Dashel m’indique que l’observatoire est sous nos pieds et l’instant d’après il tend sa main en avant. Il ne faut que quelques secondes pour que le sol se mette à trembler, dévoilant une entrée dans lequel le sable accumulé là se met à tomber. Je braque mon arme vers l’ouverture, prêt à accueillir n’importe quel créature qui voudrait en sortir. Finalement un tunnel apparaît, sombre et métallique. J’allume la lampe de mon arme avant de pénétrer dans le couloir d’un pas prudent. Attentif, j’avance avec appréhension, l'estomac noué par un étrange malaise, en m’attendant au pire.

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