L'Astre Tyran

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Laissé en ruine par l'Empire, restauré par la Nouvelle République, le Temple Jedi de Coruscant abrite désormais le Nouvel Ordre Jedi, ainsi que les archives de l'Alliance Rebelle. Haut lieu spirituel, cet édifice est le sanctuaire des Jedi.
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By San Kun
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Ses péripéties sur Mytaranor lui laissaient une sensation de ne pas avoir été à la hauteur sur le plan du combat. Ses faibles connaissances des arcanes du combat au sabre laser n’avaient pas permis à l’Anx que d’utiliser le Gnarvlax, voire d’avoir recours à son sabre dans les fondamentaux. Comme il ne s’était pas retrouvé en face d’une autre bretteur, ses connaissances en Makashi n’avaient pas servi non plus. Il ne voulait plus se retrouver dans cette situation, où il devait choisir un mode de combat, enlevant toutes pensées stratégiques ou liens avec la Force durant le combat. C’est pourquoi la forme VI, le Niman, était pour lui un bon moyen de rattraper tout son retard. Il se souvenait des entraînements éreintants auxquels le soumettait maître Kota, à l’époque. Maintenant que ce dernier avait rejoint la Force, et avec son évolution en tant que Chevalier, c’était à lui de se prendre en main, et d’admettre son impuissance. D’admettre qu’il avait besoin de nouvelles formations. Il avait donc demandé à la seule maître qui avait des connaissances dans la forme VI : maître Ahsoka Tano.

Il avait préparé de quoi réaliser un bon entraînement, selon ses critères anxiens. Une petite table avait été dressée à côté de l’aire de combat, avec différentes boissons: différents thés glacés, de l’eau, des cocktails rafraîchissants sans alcool. Une console d’hologramme avait aussi été amenée, si Ahsoka comptait lui expliquer un peu de théorie. San Kun avait voulu parer à toutes les éventualités. Il avait aussi préparé une table de massage, car après l’entraînement, il proposerait à la Maître Jedi un massage pour la remercier de s’être occupée de combler ses lacunes. À côté, son ami Rilaï, le Shard, était aussi présent. Il était assez intrigué de voir un entraînement de Jedis organiques. San Kun passait beaucoup de son temps libre au Temple à échanger avec Rilaï, que ce soit sur la philosophie Jedi ou sur les anecdotes de leurs vies respectives, il leur arrivait aussi de croiser le fer de temps à autres, plus pour la forme et par politesse. Les êtres organiques avaient la fâcheuse tendance à vite fatiguer, et ce n’était là pas très intéressant de s’y confronter pour les Shard.

Lorsque la Togruta pénétra dans la salle d’entraînement, San Kun sortit de sa position de méditation ruminative sur un énorme pouf, et s’inclina respectueusement.

San Kun - Maître Tano. C’est un réel plaisir de savoir que vous avez accepté la formation d’un Jedi aussi peu connu. L’effort sera bien entendu à la hauteur de l’honneur dont vous faîtes preuve. Un ami Shard qui a intégré le temple suite aux événements sur Dweem est également de la partie en tant qu’observateur. C’est un très bon bretteur, et c’est sans doute lui qui prendra le relais lorsque vos responsabilités de maître ne vous permettront pas un enseignement chronophage. Dans le cas où un entraînement quotidien est nécessaire, il fera un très bon maître d’armes et se chargera du zèle, que malheureusement les Anx n’ont pas forcément pour ce genre de tâches physiques.

Pour l’occasion, San Kun ne s’était pas vraiment embarrassé d’habits personnalisés, mais avait juste revêtu un vieux kimono noir à la ceinture excessivement large et blanche. En raison de sa grande taille, c’était à lui de gérer sa propre garde robe. Les tenues génériques du Temple n’étaient pas étudiées pour qu’il puisse les revêtir.

San Kun - Les sabres d’entraînement sont ici.

Il désigna une petite table où il en avait sélectionné quelques uns. De même, il avait dû se faire ses propres sabres, afin que la longueur des poignée et des lames soient adaptées à son gabarit, et n’avait pas oublié d’en mettre d’autres, équilibrées de différentes manières, afin que la maître Jedi ait l’embarras du choix. Il désigna un râtelier plus loin.

San Kun - Et voici un série de Katanas, aiguisés ou non, afin de rendre l’entraînement plus réel selon votre bon vouloir. Ce sont les restes d’une collection de Maître Kota, qui a eu la gentillesse de les partager. Bien entendu, les plus grandes épées* que vous voyez seront des armes adaptés au gigantisme de votre étudiant d’aujourd’hui.

* Compter au moins 2 mètres (garde + lame) pour les épées
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Ahsoka était en pleine méditation lorsque son holopad lui rappela son rendez-vous avec le Chevalier Jedi San Kun. Ce dernier lui avait demandé de lui enseigner la forme VI du combat au sabre laser, à savoir le Niman. Il est vrai qu’après la chute de l’Ordre Jedi, peu était encore ceux qui l’utilisaient et pour cause, cette forme avait toujours fait débat pour le manque de force physique qu’elle nécessitait et qui exposait l’utilisateur à une défaire assurée si le combat durait plus longtemps que ce que ses capacités physiques lui permettaient. Après, Anakin avait insisté pour qu’elle l’apprenne et il est vrai que dans certaines situations, elle lui avait été particulièrement utile. C’est donc vêtue de sa bure de Maître Jedi que la Togruta rejoignit l’Anx dans la salle d’entraînement.

Ahsoka fut surprise de voir tout ce que San avait préparé pour cette séance d’entraînement et lorsqu’il se leva pour la saluer, elle s’inclina poliment pour le saluer à son tour.

« San Kun, j’ai beaucoup entendu parler de vous. C’est un plaisir de vous rencontrer enfin. La formation d’un Jedi est importante et ne s’arrête jamais. Il est important de transmettre ses connaissances pour qu’à votre tour un jour, vous puissiez les transmettre. Votre ami est le bienvenu également, cela ne me dérange pas du tout. Le Niman est une forme particulière qui est longue à apprendre. De plus, il me faut vous avertir sur la faiblesse de celle-ci. Le Niman n’est pas très exigeant au niveau des capacités physiques et cela pousse souvent ses utilisateurs à négliger cette partie de leur entraînement. Toutefois, si un combat se prolonge, rien de bon n’en sortira. Enormément de Jedis pratiquant le Niman sont morts sur Géonosis par manque d’endurance. Il est donc important de ne pas négliger cet aspect. »

Bien qu’elle n’était encore qu’une novice à cette époque, Ahsoka se souvenait très bien du tumulte que cela avait causé au sein de l’Ordre Jedi. Le Niman avait pratiquement été abandonné après cet événement et à l’époque, elle n’avait d’ailleurs pas compris pourquoi son Maître lui avait demandé d’apprendre cette forme. Avec le recul, elle le comprenait et cela pouvait être une forme de combat particulièrement efficace si le Jedi l’utilisant ne négligeait pas sa condition physique. Elle s’approcha donc de la petite table où tout était prévu pour une éventuellement pause, se demandant toutefois ce qu’une table de massage venait faire dans une salle d’entraînement. Enfin bon, elle s’approcha de la table avec les sabres d’entraînement et en prit un adapté à sa taille. Pendant qu’elle choisissait, elle écouta les propos de l’Anx sur les katanas, souriant à son empressement à compliquer les choses.

« Nous allons commencer doucement. Il ne sert à rien d’apprendre dans la douleur lorsque cela n’est pas nécessaire. Il serait peut-être intéressant que je vous explique le principe de base du Niman. »

Calmement, Ahsoka se dirigea vers le centre de la pièce, faisant quelques mouvements avec son sabre pour s’en rappeler le poids. Elle se tourna pour faire face à San et ferma les yeux un instant, se concentrant quelques secondes afin de remettre de l’ordre dans ses pensées et expliquer le plus clairement possible ce qu’était cette forme de combat.

« Comme vous le savez, le Niman est aussi appelé la forme des Diplomates. Il s’agit en effet d’une forme ne nécessitant aucune force particulière car elle s’appuie essentiellement sur la combinaison entre les combats au sabre et l’utilisation de la Force. Le Niman est une combinaison complexe des formes I, III, IV et V. L’idée est de déstabiliser l’adversaire pour prendre le dessus sur lui, non pas par la force mais par l’adresse et la ruse. C’est un peu comme utiliser la force de l’adversaire contre lui. »

Afin que cela soit plus claire, Ahsoka commença à faire quelques mouvements avec le sabre d’entraînement.

« Un style classique agrémenté de parade, de déviation et de surprise. Voilà ce qu’est le Niman. Quelles formes de combat connaissez-vous San Kun ? »

Si la connaissance parfaite des formes I, III, IV et V était un plus non-négligeable pour accélérer l’apprentissage du Niman, cela n’était pas indispensable. Il suffisait finalement de combler les lacunes partielles de son nouvel élève pour qu’il puisse apprendre le strict minimum nécessaire dans ses formes. Le Shii Cho était normalement appris par tous les Jedis, il restait à voir pour le reste. Alors que le Chevalier Jedi lui indiquait ses compétences martiales, la Togruta se mit à réfléchir sur la méthode la plus efficace pour qu’il puisse apprendre le Niman. Toutefois, cela dépendait surtout du style d’élève que l’Anx était. Peut-être qu’au final, une partie pratique serait plus parlante que de la théorie. Elle se mit donc en position défensive telle qu’on pouvait le voir dans le Soresu.

« Je pense que le plus simple serait une démonstration. Je vous laisse attaquer. Comme vous pouvez le voir, j’emprunte la posture du Soresu. Regardez bien les changements de posture et de technique durant notre échange. »
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By San Kun
#37180
San Kun - Le Shii Cho est bien entendu une forme de base… Maître Kota aurait sans doute commis son premier homicide jedi s’il n’était pas connu par ses élèves, hi hi hi. Plus sérieusement, il a également enseigné une grande part de Makashi. Ce style élégant permet à la fois d’élever le combat au rang d’art par son esthétisme, et également de maintenir une certaine forme physique à laquelle le Niman semble faire défaut. Maître Kota pensait qu’avec une allonge beaucoup plus longue que la normale, le Makashi pouvait s’avérer redoutable sans prendre les risques d’un individu à taille standard. Une attaque démultipliée, et une défense renforcée par la distance. Cependant, cela expose à une grande vulnérabilité de la part de l’Ataru, et du Sokan. Des bottes de la forme IV, l’Ataru, ne peuvent donc qu’être bénéfiques à l’apprentissage.

Il avait écouté la Tortuga attentivement, buvant et emmagasinant ses paroles avec avidité. Il avait pris la mauvaise habitude d’apprendre beaucoup de choses dans les livres et les données, et l’enseignement organique se faisait rare. Cependant, pour lui c’était toujours la quintessence de son apprentissage que de se faire enseigner les arts Jedi par un maître. Il se saisit d’une lame d’entraînement qu’il connaissait bien. Ses séances de Makashi lui revinrent en tête. Ces petites rides de frustration sur le visage de son maître, lorsqu’il tentait d’attaquer vainement, et était sans cesse repoussé, sans arriver à pénétrer l’espace de danger de son élève. Cependant, San Kun flemmardait et n’attaquait pas pour autant. “San Kun! Au dernières nouvelles c’est le Makashi que je t’apprends, pas le Soresu. Alors bouge ta carcasse et attaque moi!.

Fidèle aux enseignements du vieil humain, il assura ses appuis. De trois quarts, pour pouvoir ajuster sa zone vitale et switcher sur la position principale du Makashi de profil, au bout de quelques échanges. Il salua maître Ahsoka comme on le lui avait appris. La garde au dessus de la tête, le ciel, bras tendu, ramenée ensuite à la tête, la vie, puis la lame vers le bas, []la terre[/i]. Enfin, il releva la lame à la verticale, au niveau de sa hanche, en position de tierce classique. Il estima la distance, testa brièvement ses appuis en passant son poids d’une jambe à l’autre. La première attaque n’est jamais faîte pour toucher, au Makashi, mais seulement pour jauger. Dans une attaque plus vive que sa corpulence pouvait laisser présager, il se fendit, jambe droite et bras droit en avant. Alors même que les deux sabres s’entrechoquaient, sa jambe était déjà repartie et s’en suivit une nouvelle position de garde de tierce, de profil cette fois, prêt à défendre sur une attaque de son adversaire.

Derrière l’Anx, son énorme queue sondait le sol. Tous les muscles prêts à se contracter pour aider à bondir dans des angles qui, sans elle, ne seraient pas accessibles. Pour son niveau de Makashi, il était passé maître dans l’art d’esquives aussi soudaines qu’impromptues dans des situations délicates, pour retrouver le confort de sa position de garde. Si cela avait tendance à agacer maître Kota qui y voyait, lui, à chaque fois une ouverture, cela avait le mérite de marcher et rendait l’Anx polyvalent. Frontalement, sa défense était dangereuse par son Makashi : des attaques trop frontales pouvaient s’avérer traîtres pour un adversaire impatient, face à une technique dont les contre attaques étaient redoutables. De même, comme une anguille ou une salamandre, l’Anx avait une fâcheuse tendance à revenir à cette position de garde si embêtante et maîtrisée lorsqu’on essayait de le sortir de sa zone de confort.

Mais cela expliquait aussi sa faiblesse face à l’Ataru et au Sokan. Des techniques qui utilisaient beaucoup de créativité et de prouesses physiques pour attaquer l’adversaire de toutes parts ne lui laissaient guère le loisir de retrouver sa très chère et tendre garde défensive. C’est dans ces rares moments, ou à la grande surprise de feu son ancien maître, San Kun attaquait. Et il ne le faisait pas en désespoir de cause. Stratégiquement et tactiquement parlant, San Kun excellait. En difficulté, plutôt que de battre en retraite en risquant de se retrouver acculé, il se portait dès les premières secondes sur une série d’attaques précises avec une grande dextérité. C’est dans ces moments là que Rahm Kota avait cerné l’Anx. Sans être en difficulté, il n’attaquait tout simplement pas : il ne le voulait pas. L’attaque et, symboliquement, la violence, était un dernier recours pour se sauver lui. C’était aussi là que Rahm Kota percevait tout le paradoxe anxien. San Kun, par sa race, était anti-violent. D’un autre côté, sans relation sociale, il mourrait. Ainsi, les entraînements étant quasiment sa seule ressource sociale de l’époque, il les portait en haute estime, et n’était pas là pour les louper ou décevoir les différents protagonistes. Son travail personnel avait été immense. Assez pour, avec l’aide de son immense taille, tenir le vieux jedi à distance en quelques mois à peine. Puis, de l’initiative de l’Anx, il avait limité les entraînements en temps. Il disait que c’était pour lui laisser le temps d’étudier sa théologie. Le Maître le soupçonnait de vouloir le ménager. Ce n’était pas encore un vieux croûton… mais il était vrai qu’avec son âge, tenir des assauts d’un Anx qui pesait entre sept et dix fois son poids était assez épuisant.

San Kun sourit brièvement, attendant les attaques et les combinaisons des différentes formes de maître Ahsoka. Intérieurement, il savait qu’il y avait un peu de son vieux maître qui était en train de combattre et d’apprendre à ses côtés.
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Ahsoka sourit à l’évocation de Maître Kota et écouta avec attention les explications de San. Il est vrai que vu la taille de l’Anx, le Makashi était un avantage mais bon, il réduisait grandement les chances de survie lors d’un combat l’opposant à plusieurs ennemis. D’un côté, la Torguta commençait à se faire une idée assez claire sur la personnalité du Chevalier Jedi qui se trouvait devant elle. Le Makashi et maintenant le Niman, il n’était clairement pas le style à passer à l’attaque et de forcer le combat, tout le contraire d’elle à ses débuts. Quoi qu’il en soit, le Conseil devrait y réfléchir à deux fois avant de l’envoyer dans une mission comme celle de Géonosis à l’époque. Répéter les erreurs du passé n’était pas une bonne chose si on voulait une fin différente. Peut-être que si moins de Jedis avaient péri lors de cet assaut, ils auraient pu se préparer plus efficacement face à la montée en puissance de l’Empire et qui sait, peut-être éviter bien des malheurs. En attendant, si San voulait apprendre le Niman, Ahsoka ne comptait pas le lui refuser.

A le voir écouter avec attention ses explications, la Maître Jedi comprit qu’il était un élève attentif et qu’il serait sans doute assez simple de le guider sur la bonne voie. Ils se mirent donc en position, l’Anx adoptant une posture de garde typique du Makashi. Face à un adversaire bien plus imposant qu’elle et plus fort physiquement, le Niman était particulièrement efficace. La première attaque fut bien plus rapide que sa corpulence le laissait envisager. Ahsoka para l’attaque, jaugeant la puissance déployée par son adversaire, tout en laissant glisser la lame de son opposant pour diminuer l’énergie nécessaire pour effectuer la parade. Le Niman n’était pas un concours de puissance brute, mais bien une forme de combat basée sur la déviation et la contre-attaque rapide. C’est donc en partant de cet aspect que dès lors que la lame de San fut déviée suffisamment, la Togruta bondit au-dessus de lui pour l’attaquer par le haut. Vu sa taille, cela ne devait pas arriver très souvent et pourtant, passer d’un style défensif comme le Soresu à un style offensif comme l’Ataru, était la base du Niman.

Immédiatement après son attaque, elle reprit sa garde de Soresu afin de continuer le combat. En gros, le Niman évitait le clash physique et jouait sur la rapidité de changement de posture. La simple déviation de la lame permettait de repartir à l’attaque bien plus rapidement et le style tridimensionnel de l’Ataru apportait la surprise nécessaire pour vaincre l’ennemi. Le Shii Cho permettait de prolonger l’affrontement face à un autre bretteur, sans se laisser dépasser s’il venait à briser la garde du Soresu. Il y avait également quelques enchaînements prises de la forme V pour faire face à un utilisateur de blaster. L’idée était donc d’apporter une défense assez vaste et peu coûteuse en énergie. Celle-ci était totalement utilisée pour l’attaque qui se voulait brève et inattendue. C’est donc de cette façon que l’échange entre les deux Jedis se poursuivit. Les parades d’Ahsoka était principalement basée sur la déviation, enchaînant directement avec une attaque acrobatique et rapide. Tout en effectuant ses mouvements, la Togruta tenta d’expliquer ceux-ci à San Kun.

« Le panel défensif du Niman est très vaste et s’adapte en fonction de l’arme de l’opposant, tout en s’assurant le moins de dépense d’énergie. Face à un utilisateur de sabre laser ou même de vibrolame, tu dois juste parvenir à faire glisser sa lame pour l’éviter. L’opposition de force brute n’est pas nécessaire car cela ne fera que retarder ton attaque qui suit. En faisant glisser sa lame sur la tienne, déviant son coup, il perdra quelques instants et une ouverture se crée. Tu dois utiliser celle-ci pour attaquer rapidement dans un angle qu’il aura du mal à parer. »

Ils échangèrent encore plusieurs fois, histoire que l’Anx comprenne bien le principe de base du Niman. Bien sûr, cela n’allait pas être simple pour le Chevalier de reproduire les mêmes enchaînements qu’elle. En effet, sa méconnaissance des autres formes que reprenaient le Niman rendait l’apprentissage bien plus long. Afin d’accélérer, Ahsoka décida de découper l’entraînement en différentes phases. Elle salua donc son élève aussi poliment qu’il l’avait fait pour elle, avant de lui expliquer ce qu’ils allaient faire.

« Nous allons commencer par les défenses les plus utiles du Niman, à savoir celle du Soresu et du Djem So. Je vais vous attaquer et vous devrez dévier ma lame juste ce qu’il faut pour m’esquiver. Je dois sentir le moins d’opposition possible dans mon attaque, ma lame doit glisser et presque garder toute sa vitesse. Pour la partie du Djem So, vous pouvez vous entraîner avec les drones d’entraînement. Nous aurons une séance chaque jour afin que cette première phase soit assimilée. Une fois que vous aurez en tête les différentes parades, nous passerons aux attaques. Il ne restera plus qu’à combiner les deux et trouver le bon timing pour que cela devienne efficace. Je ne vais pas vous mentir San Kun, connaître le Niman et le maîtriser sont deux choses très différentes. Il faudra du temps et de l’abnégation. Mettez-vous en position, on va commencer. »

La Maître Jedi était une spécialiste du Jar’Kai, mais vu que l’entraînement n’en était qu’au commencement, il était préférable d’y aller doucement. Elle se mit donc en position d’attaque de l’Ataru. Evidemment, ce n’était pas sans une certaine arrière-pensée qui consistait à montrer déjà à son élève quelques mouvements offensifs qu’il devra maîtriser par la suite. Dès que l’Anx fut prêt, elle passa à l’attaque. Ahsoka s’élança vers lui en zigzagant, jusqu’à lancer une première attaque horizontale sur le bas du corps de son adversaire. Il restait à voir s’il avait compris le principe mais bon, elle ne le voyait pas réussir du premier coup non plus mais bon, qui sait. Elle enchaina avec une attaque venant d’en haut, suite à un bond spectaculaire. Cette fois-ci, l’attaque était verticale et visait clairement la tête de San.
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By San Kun
#37226
San Kun resserra son emprise sur son sabre, attendit l'attaque. Il attendit, attendit. Il voyait clairement le corps de la maîtresse Jedi bouger, bouger vite. Elle ne le savait pas, mais plus elle bougeait, et plus les sens, et en particulier l'oreille sensible aux basses fréquences de l'Anx, percevaient ses flux nerveux. Avant qu'elle ne l'atteignit, San Kun savait tout de son corps. C'était l'entraînement, c'était Mytaranor. Son Gnarvlax s'était grandement amélioré, sa perception des choses. Ses reflexes. Au moment qu'il jugeait opportun, il para pour faire riper la lame sur la sienne. Mais il fit un geste trop ample, beaucoup trop ample et trop fort. "Tu es immense San Kun, tu donnes un coup de bras, et tu passes d'un point hors de portée de la cible à un autre point hors de portée de la cible, que d'énergie gaspillée. Non... c'est terrible, le Makashi requiert déjà une dextérité très fine. J'ai bien peur que pour toi, l'inconvénient de ta grande taille requiert une dextérité beaucoup plus accrue pour toucher et utiliser des bottes sur des cibles qui sont de facto plus petites que toi. On n'a rien sans rien, tant pis. Si tu dois travailler trois fois plus la dextérité et ton doigté sur le manche du sabre, tu le feras.". Il l'avait oublié... comment avait-il pu oublier ça? Plus assez d'entraînement contre d'autres manipulateurs de sabres? Non, Maître Kota aurait dit que ce n'était que des excuses, et "les excuses sont un signe de faiblesse". Il s'était relâché, c'est tout. Sa faute, son relâchement. À lui maintenant de l'assumer, d'en payer le prix.

La force utilisée pour dévier le coup permit à maître Ahsoka de sauter pour attaquer l'Anx par le haut. La suite fut un tel reflexe que l'Anx lui même ne comprit pas ce qui c'était passé avant que cela ne se passe. Il para brutalement l'attaque, repoussant son sabre, tournoya, et s'arrêta net, dans une position juste avant que deux de ses doigts touchent l'épaule de la Jedi. Enfin... il aurait stoppé son geste avant de la toucher, dans un élan de contrôle, si elle était toujours là où elle était censée se trouver. San Kun était trop perturbé par son réflexe pour essayer de comprendre si Ahsoka l'avait prit de vitesse ou avait senti un réel danger. La danger, San Kun venait d'en prendre toute conscience. Il avait agi comme sur Mytaranor dans les mêlées qui n'en finissaient pas et où son art martial était devenu banal, systématique pour mettre hors d'état de nuire les combattant adverses, sans les tuer. Cependant, ce qui lui avait fait arrêter son geste était une raison bien pire que cela. Il avait attaqué précisément un point nerveux dans l'épaule de la Togruta, et ne l'aurait peut-être pas paralysé, mais engourdi, ou ralenti. Ce qui lui avait arrêté son geste, c'était un réflexion trop lente : il n'aurait pas su inverser le processus, la guérir après l'entraînement.

San Kun - Oh là là, c'est terrible... quelques minutes de pause vont être nécessaires. Non pas pour un repos, mais pour une petite déconstruction. La performance risque d'être moindre aujourd'hui, mais avec les temps de méditations et d'introspection appropriés, cette performance retournera à la normale d'ici quelques jours.

Il se concentra sur sa respiration, se détendit totalement. Oui, c'était cela. Son rythme avait été interrompu sur Mytaranor. Combats, stratégies, politiques, horreurs... de la violence, de la violence, et encore de la violence, avec peu de séances méditatives, il n'avait pas eu le temps. Alors son corps avait repris de l'autonomie, son esprit étant occupé à autre chose. Ces deux entités se séparaient à nouveau, elles ne devaient faire qu'un. Et cela ne se faisait pas tout seul, mais au prix de méditations régulières. Peut-être plus tard son esprit serait prépondérant, mais à son niveau, un seul mot : méditation! Il ne se connaissait pas encore assez bien, il n'était pas encore assez formé pour le type de mission accomplie sur Mytaranor. Néanmoins, il y avait été. Il fallait corriger les erreurs passées, car c'est à ça que servaient les erreurs : à ne plus être reproduites.

Il reprit la garde de Niman que maître Ahsoka lui avait montré. Avant qu'elle attaque, il fit un peu jouer la manche de sa lame de combat dans sa main pour retrouver ses repères. Une sensation bien connue, mais aussi une évidence : il avait perdu un peu de sa sensibilité acquise avec maître Kota. Tant pis, ses repères étaient toujours là au moins, le chemin était toujours balisé, cela irait plus rapidement que la première fois. La maître Jedi attaqua, en essayant de l'aiguiller sur les bonnes postures à prendre. Il se fit toucher, et elle expliqua. À chaque fois, San un se remettait en garde. Un temps, aussi infime soit-il, était perdu à chaque passe. San Kun commençait à se réapproprier son corps, et dire non à ses réflexes musculaires. Mais il le prenait comme un jeu. À chaque fois, il avait compris qu'il y avait un infime changement dans la Force lorsque son corps allait faire quelque chose de non commandé par son esprit. Alors il savait, et il rattrapait, voire empêchait totalement le réflexe. Au bout de quelques temps d'entraînement, il arriva même à commencer à faire en sorte de faire quelques mouvements de Niman au lieu de ce que préconisait ses réflexes. Il commençait à s'amuser à nouveau. Et c'est à partir de ce moment que ça se débloqua. Tous les conseils de la maîtresse Jedi qu'il avait eu du mal à appliquer, il appliqua à la lettre. Les uns après les autres, depuis le début de l'entraînement, il se souvenait de tout. San Kun ne savait pas trop si la Togruta sentait que son apprenti était en train de bien s'amuser, à la fois en jouant avec lui même, et à la fois en jouant et en essayant de prédire les mouvements de la Jedi bondissante. Mais en quoi le jeu pouvait être un mal? Après tout, il était encore jeune pour un Anx.
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San Kun avait bien du mal à adopter la philosophie du Niman et cela était parfaitement normal. En tant que Chevalier Jedi, il avait déjà un style de combat ancré dans son corps et changer de forme n’était pas une mince à faire. Si la Maître Jedi était parvenue à éviter son attaque de Gnarvlax, elle ne put s’empêcher d’être satisfaite de voir son disciple parvenir à retenir son coup au dernier moment. L’Anx faisait preuve d’un certain contrôle sur son instinct de combattant et cela ne pouvait qu’être bénéfique pour parvenir à maîtriser une nouvelle forme de combat. Toutefois, sa parade restait trop brut et pas assez lisse que pour parvenir à relancer une attaque efficace. Lorsqu’il demanda du temps pour parvenir à retrouver sa concentration sur son objectif et réprimer son instinct, la Togruta ne put qu’accéder à sa demande.

« Prenez le temps qu’il vous faut. Ce n’est pas comme si le Niman s’apprenait en une heure. Il m’est arrivé la même chose lorsque j’apprenais le Niman. Lorsque votre corps réagit automatiquement lors d’un combat, il faut de la maîtrise pour retenir ses pulsions. »

C’est donc en méditant qu’Ahsoka attendit patiemment que le Chevalier soit prêt à reprendre l’entraînement. Finalement, San Kun reprit sa place au centre de la salle d’entraînement, reprenant la garde que la Maître Jedi lui avait montré. Il restait à voir si la souplesse et la finesse que réclamait le Niman lors du contact parviendrait à apparaître. La Togruta reprit sa posture d’Ataru et repartit à l’attaque. Ses attaques étaient intenses et ne semblaient pas finir. On pouvait voir par cet entraînement qu’elle avait gardé toute sa forme physique durant ces dernières années, la plaçant en haut de la liste des manieurs de sabre laser du Nouvel Ordre Jedi. Bien qu’elle n’ait jamais été très portée sur les pouvoirs de la Force, Ahsoka pouvait se targuer d’avoir une maîtrise totale de son sabre et une technique que beaucoup de Jedis lui enviaient. Les entraînements avec Anakin, la guerre des clones, ses années de réclusion et la grande guerre contre l’Empire, durant toutes ces périodes, la lame de la Togruta s’était affinée et cela en était impressionnant.

Tout comme son élève, la Maître Jedi prenait du plaisir à combattre, même si la raison de cette joie ne devait pas être la même. Quoi qu’il en soit, tout doucement, l’Anx commençait à adopter des mouvements qui ressemblaient au Niman. Sa défense commençait à être moins basée sur la force brute et la finesse commençait à faire son apparition. Après plusieurs heures à attaquer sans relâche le Chevalier Jedi, Ahsoka fit un bond en arrière, atterrissant avec souplesse et sans un bruit quelques mètres en derrière. Elle s’inclina poliment devant San Kun avant de lui annoncer la suite.

« Voilà, vous commencez à comprendre le principe de la défense du Niman. En continuant comme ça durant le prochain mois, la première base du Niman vous sera connu. Vous pouvez aussi vous exercer au Soresu avec les drones du temple. Chaque semaine, nous ferons une séance pour voir votre progression. Si tout va bien, nous pourrons rapidement passer à la phase de contre-attaque. Cela sera sans doute la partie la plus délicate car il faut trouver le bon timing pour lancer son attaque, mais je ne doute pas que vous y parviendrez. »

Une fois que sa défense sera fluide, même si imparfaite, il pourra plus facilement créer une ouverture dans la garde de son adversaire. Le tout était maintenant de trouver le bon moment pour contre-attaquer car si le Niman maîtrisé n’est pas gourmand en condition physique, un Niman approximatif assure une mort rapide à son utilisateur. Une erreur lors de la contre-attaque permet à l’adversaire de vous frapper mortellement. Il sera donc primordial que San Kun s’exerce avec tout le sérieux qu’il a montré jusqu’ici. En attendant, la Maître Jedi laissa son élève entre les mains de Rilaï. Le Shard avait assisté à la séance et il n’aurait aucun mal à continuer d’attaquer l’Anx durant les prochaines semaines afin qu’il puisse s’exercer. C’est donc calmement, ne montrant pas le moindre signe de fatigue malgré le combat intensif qu’elle venait de mener, que la Togruta quitta la salle d’entraînement.

Comme elle l’avait promis, chaque semaine elle retrouva l’Anx pour s’entraîner avec lui et jauger ses progrès. Elle lui donna des conseils et corrigea ses mouvements pour les rendre plus fluides. A chaque fois, l’amélioration était notable et cela ne pouvait que la ravir. Aider les jeunes jedis à s’améliorer était devenu un plaisir qu’elle n’aurait jamais pensé apprécier. Elle qui avait toujours été une guerrière, elle était maintenant enseignante et d’un côté, cette paix était aussi celle de son cœur. Tout comme les enseignements d’Anakin Skywalker vivaient encore en elle, ses enseignements lui survivront grâce à ses élèves qu’elle formait pour reprendre sa volonté de préserver la paix dans la galaxie.
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By San Kun
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Rilaï, descendant Shard
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San Kun - Rilaï, comme vous allez être intégré à cet entraînement, voici un présent pour vous. Après renseignement sur l’holonet, cette huile hydraulique pour droïdes a une incroyable résistance à la friction et à l’effet de chaleur. Elle devrait vous permettre d’assurer nombre de combat avant d’en changer.

Rilaï s’approcha du paquet, déboucha une des recharges, un tube cylindrique en métal, et la renifla.

Rilaï - C’est très gentil, San Kun. Pour commencer, je pense qu’on devrait travailler votre Soresu avant toute chose. Il y a également des posture de Shii-Cho qui peuvent être améliorées. Sans perdre de vue le Niman. Entrainez vous pendant que je vais chercher quelque chose de nécessaire…

Il fit décoller un petit robot d’entraînement du Soresu, qui tirait des lasers. Sans autre espèce de considération, il régla la puissance et la difficulté au maximum, et partie en laissant l’Anx s’entraîner. Le Jedi Anx eut beaucoup de mal au début. Ce satané robot lui envoyé des coups aléatoires. Ou l’aléa posait un grand problème. Ce droïde sphérique et volant changeait de stratégies de manière brutale et vicieuses. D’abord proche de l’Anx pour diminuer le temps nécessaire à la parade, puis il le mitraillait de loin pour couvrir toute la masse de l’Anx. San Kun en déviait la plupart, mais prenait nombre de coups. Il était trop concentré, et ne s’arrêta pas lorsque Rilaï entra à nouveau, chargé d’une caisse, qu’il déposa à côté de lui. Au vu des traces de brûlures sur la kimono de l’Anx, il vérifia tout de même son pourcentage de réussite. 47% de lasers avaient touché. Bon, au moins il en arrêtait plus de la moitié. Il s’assit donc, et commença à dévisser ses rouages pour voir ce que cette huile avait dans le ventre, pendant que San Kun était toujours au prise avec son droïde. Quand il se fut remonter, il moulina, checka tous ses mouvements, et regarda l’Anx. Ce n’était pas encore ça. Il se saisit d’un bâton, et approcha de San Kun. Alors que l’Anx paraît un tir de laser maladroitement, Rilaï le frappa à la jambe. L’apprenti en Niman, fauché, tomba de toute sa masse et se prit quelque tirs avant de songer qu’il était toujours sous le feu, et de parer tout en se remettant maladroitement debout. À nouveau mal assuré, Rilaï frappa, et une nouvelle chute…

Rilaï - Il est difficile en situation de combat ou de stress de respecter les positions de combat à la lettre. C’est ce qui distingue l’artiste martial du combattant. Le combattant est rompu au combat, l’expérience et les réflexes le sortent des situations comme celle là. Un artiste, lui, sublime chaque mouvement et position pour minimiser ses ouvertures. San Kun, vous êtes déjà en train de tronquer vos positions, adaptant votre Soresu à ce droïde inoffensif. C’est non. Tenez vos appuis.

L’Anx comprenait, et n’était pas choqué. Cette méthode d’enseignement, bien que brutale, ressemblait beaucoup à celle de maître Kota. La scène se reproduisit. San Kun tombait régulièrement sur un fauchage, ou un coup de Rilaï qui le déséquilibrait. Finalement, c’est Rilaï qui arrêta le massacre en arrêtant le droïde d’entraînement.

Rilaï - Nous allons garder le Soresu pour plus tard. Il semble que le Shii Cho soit plus important, et pas assez maîtrisé. Je vais vous montrer quelques mouvements de bases.

Il se saisit d’un sabre d’entraînement. Et prit la première position de garde.

Rilaï - our commencer, la position d’attente intermédiaire. Jambe gauche en arrière, les deux mains sur le sabre, tenu diagonale haute vers l’adversaire, dans la continuité du corps, souple sur les appuis, légèreté dans la tenue. C’est la position d’attente intermédiaire. À vous.

San Kun prit la position de garde. Rilaï l’inspecta, il réfléchit, adaptant la morphologie de l’Anx à ses connaissances. Il fouilla dans la salle et en sortit un câble.

Rilaï - Attachez vous votre queue à votre dos. Pour l’instant, vous vous en servez pour vous équilibrer et gagner en stabilité et réactivité. J’aimerai voir ce qu’il se passe lorsque vous perdez cet avantage.

L’Anx était surpris. Jamais maître Kota ne lui avait retiré cet aspect de la morphologie. Aujourd’hui, c’était à lui d’apprendre, alors il s’exécuta. L’exercice était à double difficulté : sans sa queue, son équilibre était beaucoup plus précaire, et avec la gravité de Corruscant, ses jambes prenaient tout son poids.

Rilaï - Très bien, je vais vous attaquer, et nous allons bien voir comment vous en sortez. Peut-être que l’importance d’observer la bonne position retrouvera tout son intérêt.

Le Shard lança quelques attaques, lentes et prévisibles, mais qui mirent son adversaire plus en difficulté qu’à l’accoutumée. Il s’exécuta à nouveau, et ainsi de suite. Entre chaque série d’attaques-défenses, il s’arrêtait pour corriger la position de l’Anx. L’espacement entre ces jambes, la tenue du sabre, la souplesse de ses membres. Puis il complexifia les attaques, tout en les rendant plus rapide, et plus sournoise. San Kun commençait à comprendre et à s’habituer à sa nouvelle posture. Mais il fournissait également plus d’effort.

Rilaï - Très bien, maintenant regardez moi. La position d’attente haute, vous levez votre sabre, en diagonale haute, la lame à l’opposé de ton adversaire. Pour vous, je pense que si vous ne pouvez pas joindre vos deux bras au dessus de votre tête, cette position est à proscrire.

L’Anx essaya, il y arrivait avec difficulté, mais effectivement, ils avaient convenus à l’époque que ce n’était pas une position adaptés à son gigantisme.

Rilaï - Sinon, la position d’attente basse, est tout comme la position d’attente intermédiaire. Il suffit juste de baisser la lame, position diagonale basse en direction de l’adversaire.

San Kun s’exécuta, c’était sa position préférée du Shii-Cho, car la moins agressive. Rilaï fit le tour de sa position, et n’eut rien à redire. Il lança quelques attaques qui furent parées par l’Anx. Il y avait donc des choses que l’Anx maîtrisaient mieux que d’autres dans les différentes formes.

Rilaï - Les mouvements maintenant, Le glissement du Hutt. Vous avancez le pied droit en premier, puis le pied gauche, sans qu’elle se croise, en gardant stabilité et garde.

San Kun avança, on retrouvait ce style de mouvement dans le Makashi, et il connaissait bien. Rilaï le fit bouger à travers la pièce d’entraînement, puis le stoppa ssez vite.

Rilaï - Ensuite, le déplacement en trois temps. Vous avancez le pied gauche, et le joint au pied droit. Puis, avancée du pied gauche à nouveau, qui se retrouve maintenant devant. Ce pas vous permet d’inverser des points d’équilibre et… je commence à comprendre l’inutilité de ces bases de Shii Cho lorsqu’on n’a pas deux, mais trois points d’équilibre. Bon, j’ai déjà commencé à regarder vos parades sur les précédents exercices. Elles ne sont pas mauvaises. Comme vous vous en doutez, la parade de la zone 1 est la plus problématique pour vous, en raison de la taille de votre tête. Cependant, c’est celle à travailler en priorité, car un bon utilisateur d’Ataru vous attaquera sans relâche. Allons y.

Rilaï ne se retint pas, et fit pleuvoir une série d’attaque sur l’Anx qui para avec entrain. Sa précédente séance avec Ahsoka l’avait habitué à utiliser de préférence la parade des zones 2, 3 et 4[b]. Elle couvrait beaucoup de surfaces latérales, pour un effort moindre, et permettait de faire glisser la lame le long de celle du défenseur. Avec un pas de recul, la défense était parfaite. Avec un pas sur en avant, cela pouvait ouvrir sur des attaques modérées… beaucoup plus modérées qu’avec la parade des zone 3 et 4 - répondant à des attaques latérales - qui étaient faîte pour ensuite enchaîner sur des attaques. En raison de grande taille, le Shard ne fut pas non plus surpris que les jambes soient très bien couvertes et [b]la parade des zones 5 et 6 soient également maîtrisées par l’Anx.

Rilaï - Vous connaissez les attaques? Très bien. Il prit une position de position d’attente haute.L’écharpe d’honneur.[b] Maintenant, [b]Sun Djem Sai Cha. Bien. Ensuite, Cho Sun. Le balayage du Sarlacc[/b] maintenant. Voilà, et pour finir, Shiak.

Comme il s’y attendait, les attaques qui partaient d’une garde haute étaient loin d’être au point. S’il devait lui donner un niveau, son écharpe d’honneur et Cho Sun, qui étaient des frappes de haut en bas, étaient de niveau apprenti. De leur côté, les frappes latérales, sous doute beaucoup plus utilisées par l’Anx, comme Sun Djem Sai Cha et le balayage de Sarlacc étaient de niveau maîtrisé. Là où c’était intéressant, c’était que sa frappe en profondeur, lame horizontale, Shiak était au niveau maîtrisé. Et pour cause, lors de l’attaque, bien qu’au ralenti, Rilaï avait failli être surpris par son allonge et sa violence. Alors que San Kun avait utilisé des frappes Shiim [1] pour les autres il avait opté pour un Sai [2] sur son Shiak. La taille de l’Anx : ses jambes, son torse, ses bras et sa lame, décuplée cette attaque. Mais il n’y avait pas que ça, cette position basique était un réflexe pour lui, et que des bons réflexes. Il avait dû passer des heures à la travailler, et c’était normal. Pour le moment, mais si toutes ses frappes étaient parfaitement maîtrisé, du point de vue de l’Anx, c’était Shiak la plus efficace. San Kun avait dû travailler cela avec un maître qui n’avait pas perdu de temps, et s’était concentré à exacerbé ses points forts. Mais qu’en était-il de ses points faibles?

Rilaï - Je pense que ça suffira pour aujourd’hui. Je ne voudrais pas vous fatiguer pour votre séance demain avec maître Ahsoka. Nous reprendrons la maîtrise du Shii Cho en combat.

[1] Shiim : La frappe Shiim est un coup court et sec destiné à blesser et mettre l'adversaire à terre. Cette frappe peut également servir de défense rapide pour se couvrir face à une avance agressive. Cassez le rythme pour faire un rapide Shiim. Les yeux et le regard fixe sont le plus important.

[2] Sai : La frappe Sai est un coup extrêmement violent dont la puissance vient de la bascule et de la rotation finale du corps. Armez le sabre laser dans un mouvement circulaire autour du haut du corps, avec une parade dans le dos, puis effectuez une coupe rectiligne-oblique au travers de la zone 4. Le mouvement se termine en position de front, lame du sabre vers l'arrière.

Jour 14


San Kun était plus endurant que le plupart des êtres organiques que connaissaient Rilaï… et il dormait peu. Ses journées étaient rythmées par l’entraînement : le matin, maître Ahsoka venait lui donnait la leçon, durant deux ou trois heures. Puis c’était au tour du Shard, qu entraînait l’Anx le reste de la matiné, l’après midi, le début de la soirée. Puis l’Anx sortait, allait préparer d’excellents repas pour le Temple durant une heure ou deux, mangeait, et revenait s’installer sur cet énorme coussin. Des fois, maître Ikrit le rejoignait, il parlait théologie, s’affrontaient aux échecs, et méditaient. Rilaï avait compris que pendant sa méditation nocturne, San Kun réservait une heure ou deux à utiliser la Force pour panser ses muscles courbaturés, et se détendre. Puis, il faisait deux heures d’exercices physiques pour se chauffer avant d’entamer la leçon de la Togruta.

Rilaï le savait, les séances entre la maître Jedi et lui n’étaient pour le moment pas très concordante. D’un côté, maître Ahsoka lui apprenait le Niman, de l’autre, Rilaï travaillait le Shii Cho. Mais San Kun avançait vite. Il avait maintenant intégré les principaux mouvements, et commençaient à attaquer de façon plus efficace. Pour travailler plusieurs positions en même temps, Rilaï lui commençait à lui enseigner des enchaînements connus pour être efficace. C’était l’avantage et la facilité du Shii Cho. Chaque position et posture était ouverte pour être liée à chaque autre position et posture. Cela donnait un nombre de combinaisons exponentielles. Et il avait vite cerné l’Anx. Oui… Il y avait deux sortes d’utilisateur du Shii Cho en raison de cette forme complètement ouverte.
Ceux qui agissaient par réflexes. Ils commençaient un combat par une série de botte, puis s’adapter. Les meilleurs arrivaient à adapter mouvements après mouvements au gré du combat et de la Force. L’expérience et la maîtrise s’exprimait, les mouvement appris étant devenus des réflexes. C’était les sauvage, une sensibilité exacerbée, une vision vivante du combat.
Et il y avait ceux qui réfléchissaient à une vitesse éclair. Après chaque passe, il décelait les ouvertures et les défaut de l’adversaire pour composer un enchaînement qui les mettrait en exergue et ainsi apporter la victoire. Pour ces stratèges, le combat était une partie d’échec. San Kun et Rilaï faisaient parti de ceux là.

Pour l’instant, l’orientation stratégique de San Kun. Après chaque enchaînement, il s’écartait du combat ou son rythme ralentissait le temps qu’il mette au point une autre série pour poursuivre l’échange. Cependant, depuis deux ou trois jours, ce temps de réflexion n’avait fait que diminuer. Rilaï sentait que l’Anx apprenait par coeur chaque nouvel enchaînement qu’il testait, et l’intégrer dans un coin de son esprit. Puis, il le ressortait au moment opportun… comme aux échecs où un situation donne obligatoirement une réponse déjà tant vue. Son intellect était et sa capacité d’accumulation était forte, renforcée par le fait de combattre chaque jour encore et encore. À ce rythme, Rilaï pensait pouvoir commencer à apprendre le Soresu à l’Anx d’ici un mois si tout allait bien. Et qu’il n’accélérait pas sa progression.

Cependant, il en était encore à une heure, voire deux, de corrections des postures. Rilaï annonçait les postures : garde, frappes, mouvements, parades, à grande vitesse, et San Kun devait les exécuter. Toujours avec un bâton dans les mains, le Shard s’engouffrait dans chaque ouverture qui ne devait pas être là. L’Anx ne tombait plus, mais était souvent déséquilibré et gêné, puis prenait du retard sur les ordre de Rilaï. En plus, Rilaï l’obligeait à faire tantôt une séance avec, tantôt une séance sans l’usage de sa queue. Il voulait que l’Anx apprenne les positions sans sa queue. C’était aussi pour le Shard un moyen de distiller son enseignement au mieux. Il n’aurait pas su enseigner les base d’un Shii Cho à un être avec trois points d’appui.

Jour 24


Cet Anx était un stratège redoutable. Sans la vitesse et la maîtrise de la forme I, Rilaï se prenait à croire qu’il aurait perdu plus d’un échange en face de l’Anx. Pour l’instant, Rilaï avait plus de connaissances, plus d’expérience, était plus rapide et plus technique. C’est pourquoi San Kun n’avait encore gagné aucune passe. Et sa docilité et son fairplay était très agréable. Il avait tout juste ce qu’il fallait de compétitivité (qui s’apparentait plus à un jeu dont la relation avec le Shard était la fin en soi) pour en faire un apprenti et un compagnon d’armes agréable. Oui… Rilaï avait utilisé… et utilisait de plus en plus des bottes et des techniques qu’il ne lui avait pas appris, mais l’Anx ne s’en offusquait pas. Il jugeait que son professeur le lui apprendrait en temps voulu, lorsqu’il aurait le niveau nécessaire. Et s’il ne les partageait bien, c’est qu’alors elles n’étaient pas utiles à sa formation. Il avait remercié Rilaï plus d’une fois pour les lui avoir montré. Effectivement, on ne doutait pas que dès que l’Anx voyait une technique qu’il ne connaissait pas, elle était scrupuleusement mémorisée. Tant pis s’il ne pouvait pas l’utiliser, il savait maintenant agir en conséquence s’il devait y faire face à nouveau.

La nouveauté avait été introduite la semaine dernière par Rilaï. Les deux Jedi étant tous les deux portés sur la stratégie, il avait fait venir le groupe d’initié et d’apprenti Jedi pour faire travailler l’Anx. Pour eux, et leur âge, ce n’était encore qu’un jeu, mais cela permettait à San Kun de découvrir de nouveaux adversaires, de nouveaux styles de Shii Cho. Et d’en affronter plusieurs à la fois. Et ces enfants s’amusaient beaucoup à tourmenter cet énorme bestiole. Avoir juste un gamin en face d’un Anx, c’est David contre Goliath, mais ceux là étaient plutôt bien formée. Dès lors qu’on en mettait un deuxième, il avait une fabuleuse capacité à synchroniser leurs attaques pour rapidement mettre en difficulté l’Anx. Une scène qui commençait à devenir connue au sein du Temple, et rameutait de plus en plus de spectateurs. Chacun y allait de son petit commentaire sur la techniques des uns, la férocité ou l’ingéniosité des autres. Et San Kun, de son côté, s’amusait beaucoup de ses défaites, toujours très bon perdant. En général, le premier de la journée qui réussissait à vaincre l’Anx, l’Anx lui faisait un gâteau ou lui offrait toute sorte de friandises. Rilaï, qui avait connu un Temple assez serein et calme, commençait à voir émerger une once de vie et d’activité joyeuse. Le Grand Maître Luke Skywalker passa même un jour, et Rilaï crut voir le vieil homme sourire devant la scène d’un géant anxien s’amusait d’être acculé par quatre petits apprentis en herbe.

Et cet entraînement collectif avait d’autres avantages. En bon observateur et bon stratège, San Kun avait vite commencé à voir les défauts de ses jeunes adversaires. Chose qui n’était quasiment pas présente chez Ahsoka et Rilaï. Par conséquent, il vérifiait que ses mêmes défauts, il ne les avait pas lui même. Si c’était le cas, il les corrigeait, et une séance ou deux plus tard avec le même adversaire, et il ne les avait plus. Puis il donnait des conseils à ses adversaires pour qu’ils les corrigent, toujours avec l’ascendant de Rilaï. C’est pourquoi sa progression était rapide. La pluralité de ses adversaires débutant lui permettaient de voir un large panel d’erreurs, et sa maturité lui permettait de progresser plus rapidement que les enfants qui l’aidaient doublement à s’entraîner.

Ikrit - Il progresse vite.

Rilaï - Oui. Ce n’est pas étonnant au vue de ses efforts et de son entraînement acharné. J’ai rarement vu un organique aussi assidu.

Ikrit - Il n’y a pas que ça. Sa maturité, son observation, sa rationalisation du combat. Je me demande parfois si nous ne devrions pas attendre que nos jeunes initiés aient cette capacité cognitive avant de leur apprendre à combattre. Se concentrer sur une éducation plus théorique, théologique et introspective avant d’apprendre à combattre. Ils seraient peut-être plus comme le Jedi Kun… assurés, confiants, avec une progression fulgurante, et libéré des doutes qui peuvent les porter sur la voix du Côté Obscur.

Rilaï - Les organiques ont besoin de faire de l’exercice, surtout à leur jeune âge. Comment les faire tenir dans une salle de classe sinon?

Ikrit - Effectivement, à leur âge le combat et la compétitivité sportive est bon canaliseur. Je pensais juste tout haut

Le maître Kushiban se mit à ronronner et resta encore quelques minutes à observer le jeu qui se déroulait sous ses yeux. Oui, San Kun était un bon Jedi. Lumineux… quoique? San Kun commençait à lui parler de ce qu’il s’était passé lors de sa mission sur Mytaranor. Ce jeune Anx était resté lumineux, mais il semblait l’être moins qu’avant. Rien de dramatique, car son aura était encore d’un blanc immaculé à l’intérieur des arcanes de la Forces. Non, c’était plutôt psychologique. Un être aussi sensible avait sans doute vu, voire participer à des horreurs qui avait ajusté sa vision du monde. La Galaxie n’était plus aussi belle qu’avant son départ. Cet entraînement avec le novices lui faisaient du bien, et lui rappelaient qu’en dépit de toutes les horreurs dont étaient capable la vie, elle apportait également bien du bonheur. Il fallait qu’il se ressource, et ce regain de vie sociale et d’entraînement régulier était une bonne chose.

Ikrit - Une riche idée que vous avez eu là, Rilaï. Vous êtes un professeur beaucoup plus sensible qu’on leur croirait. Un professeur très efficace pour notre jeune San Kun. Merci infiniment.

Rilaï - Remerciez Maître Aqinos et Maître Windu pour cela.

Ikrit - Oui, certainement. Certainement…

Le Jedi Kushiban s’éloigna pour retourner à sa méditation, ou à d’autres activités.

Jour 35


Rilaï - San Kun, ta maîtrise récente ce Shii Cho devrait arriver à maturation pour pouvoir commencer à l’utiliser dans le Niman. Cela ne veut pas dire que tu ne vas plus t’entrainer à la forme I. Mais nous allons pouvoir commencer à travailler le Soresu en parallèle. Mais avant cela, j’ai pris la liberté de faire venir maître Fisto, pour qu’il puisse valider ton entraînement.

Maître Fisto salua les deux Jedis. Il était déjà passé voir le spectacle de l’entraînement de San Kune face aux novices. Cela lui avait plu, mais il ne s’était targué d’aucun commentaire. Rilaï et San Kun avait beaucoup travaillé. Ils s’étaient rapprochés aussi, d’où le tutoiement. Aujourd’hui, Rilaï voulait voir ce qu’en pensait le maître Jedi, réputé expert dans cette forme.

Rilaï - Très bien. San Kun et moi allons vous faire une démo…

Fisto - [color#BDB76B]Allons allons. Je suis vieux, mais encore en âge de tenir un sabre d’entraînement. Je me rendrai mieux compte par moi même.[/color]

Il sortit son propre sabre d’entraînement et se mit en face de San Kun. He bien… Maître Ahsoka, puis maintenant maître Fisto. Rilaï ne savait pas si c’était l’Anx qui intéressaient beaucoup les membres du Conseil, où s’ils s’ennuyaient au point de ne pas pouvoir dire non à une tâche qu’on leur demandait. En tout cas ce serait beaucoup plus bénéfique pour San Kun. l verrait un énième adversaire, et apprendrait beaucoup de ce combat. Les deux adversaires de saluèrent, et entamèrent des passes d’armes. Maître Fisto testa basiquement son adversaires sur des enchaînements bien connus. Fisto était très à l’aise, et scrutait avec attention les positions de San Kun. Puis, quand ils les avaient tous passés en revue - pas un seul n’avait été déjà travaillés avec Rilaï, et les plus complexe n’avaient pas été vérifiés par le maître - ils commencèrent à composer en vrai combat. Il ne lui fallut à peine quelques minutes. Six, peut-être sept, pour que le maître éteigne son sabre et salue à nouveau.

Fisto - [color#BDB76B]C’est fini. Ce sera très bien pour un Niman, et puis ce Shiak, là, il est dangereux. Cependant, je me permettrais deux remarques. Il est coutûme de dire qu’il y a deux niveaux en Shii Cho, le niveau novice, et le niveau maître. Tu as un niveau novice approximatif, San Kun, mais ma foi suffisant pour le Niman. En améliorant ton Shii Cho, tu amélioreras ton Niman, c’est certain. Et sans cela, ton Niman risque de rester moyen et de ne plus jamais progresser. La deuxième remarque, et bien… tu te trompes complètement sur le Shii Cho. Je te laisse découvrir pourquoi. Ce sera ta mission. Reviens me voir quand tu auras la réponse. Ah… oui… ta maîtrise du Niman devrait pouvoir t’aider à répondre à cette question.[/color]

Il fit un signe de tête à Rilaï, et quitta la salle d’entraînement. Rilaï se demandait ce qu’avait voulu dire le maître Nautolan, mais il s’en doutait. Aqinos a l’époque le leur avait dit, à ses congénères Shard et à lui : Je vais vous apprendre le Shii Cho, mais pas assez pour que cela puisse vous servir en combat singulier. Apprenez les bases, et passez aux autres formes. Malgré cela, Rilaï s’était entêté, et avait travaillé des années pour le parfaire. Cependant, il semblait qu’il y avait comme une brèche dans ses connaissances. À partir de ce moment, il décida de suivre de très près l’apprentissage du Niman.

Jour 47



Après le Shii Cho, ils s’étaient portés sur le Soresu… enfin un Soresu bâtard que Rilaï avait appelé “Soresu de préparation au Niman”. Ils avaient commencé alors que San maîtrisait maintenant trois droïde d’entraînement en même temps. La première fois, il se prit un boulon dans l’épaule. Il venait de la caisse que Rilaï avait ramenée le premier jour, avant de s’apercevoir qu’il allait falloir revoir les bases avant de faire ce qu’il avait projeté. Il avait patienté quarante sept jours avant de lancer son premier boulon sur l’Anx. San Kun fronça les sourcils, tout en continuant de parer les lasers mitraillés par les robots d’entraînement pas très content d’avoir perdu autant de terrain en si peu de temps sur cette cible.

Rilaï - Ceux là, tu ne les arrêteras pas avec ton sabre, mais avec la Force. Et quand tu te sentiras prêt, tu pourras même me les renvoyer.

Rilaï semblait afficher un air très content. Chaque nuit, il rêvait de pouvoir lancer des boulons sur San Kun. Depuis qu’il en avait eu l’idée, le premier jour! C’était formateur, et parfait. D’un côté le Soresu, la défense, et de l’autre, rester en permanence au sein de la Force pour arrêter des attaques grâce à elle. C’est juste LA méthode pour apprendre le Niman. Rilaï avait trouvé cette idée géniale, mais avait dû attendre 47 jours avant de pouvoir l’utiliser. Pourquoi? En raison de la médiocrité de son élève. Mais aujourd’hui, c’était le jour J. Il en prit un deuxième, et l’envoya avec une satisfaction non cachée. Sans un geste de San Kun, qui avait toujours les deux mains sur sabre pour parer les lasers, le boulon ralentit et continua de léviter proche de San Kun.

San Kun - Cacher ses émotions lorsqu’on manipule la Force permet de cacher ses actions. Votre engouement vous a trahi, cher Rilaï.

Rilaï en envoya un deuxième, qui s’arrêta, et ainsi de suite, jusqu’à que la caisse soit vide, et là, Rilaï comprit et eut même un peur. D’instinct, il porta la main sur son sabre d’entraînement.

Rilaï - Tu ne vas pas faire ça… non tu ne vas pas…

Une centaine de boulons en lévitation tournaient doucement autour de San Kun. Il parait moins de laser, car la plupart des objets volants les interceptaient. Un boulon partit en direction de Rilaï, puis un deuxième, puis Rilaï se fit mitrailler. Il arrivait à en maîtriser certain, en parait d’autres avec son sabre d’entraînement, en renvoyez même. Et ainsi de suite. Ils commencèrent à rire comme s’ils étaient en pleine bataille de boule de neige. Pourtant la scène était surréaliste. D’un côté de la pièce, San Kun, harcelé par trois droïdes d'entraînement en train de lui tirer dessus, et entouré par nombre de pièces métalliques en lévitation. De l’autre, Rilaï qui bougeait vite pour récupérer les boulons par terre et les lancer sur San, tout en se protégeant avec son sabre d’entraînement. Toute la salle résonnait des impacts métalliques des pièces sur le sol ou sur les murs.

Ikrit - Eh bien, vous avez l’air de bien vous amuser ici.

Au moment où il prononça ses paroles, un boulon vint se figer dans le mur juste au dessus de lui pour retomber juste à côté du Koshiban. Puis tous les boulons retombèrent par terre, et on n’entendit plus que les bruit de lasers de San Kun qui repoussait, toujours concentré - peut-être un peu moins, ces réflexes commençaient à se pérenniser - les tirs des droïdes. Les deux Jedis se reprirent, se rendant maintenant compte qu’ils avaient laissé retomber la pression en s’égarant dans le jeu et la légèreté.

San Kun - Maître Ikrit, c’est toujours un plaisir de vous voir.

Ikrit - J’étais en train de méditer voyez vous, lorsque j’ai senti un tumulte innocent dans la Force au sein même de ce Temple. Il se ramassa un boulon.Je pense maintenant savoir d’où cela provenait.

Il regarda attentivement le boulon, puis respectivement les deux Jedis. Il fit léviter doucement la pièce métallique jusqu’à l’Anx. Alors que l’Anx essayait de stopper sa course lente en sa direction, il se rendit compte qu’elle était toujours contrôlée par le Maître. Il essaya de tout son esprit de s’en emparer pour la stopper, mais la maîtrise du Koshiban était bien trop totale pour que l’Anx ait une quelconque influence sur la course de l’objet. San Kun fronça les sourcils. Toujours sous le feu des droïdes, les tirs l’empêchaient de se concentrer pleinement dans son lien avec la Force pour défaire la maîtrise du maître. Finalement, le boulon toucha doucement l’épaule de San Kun, et resta là. C’est maintenant le chevalier qui en avait le plein contrôle.

San Kun - Voilà une leçon des plus pertinentes, maître Ikrit. Merci mille fois pour votre intervention.

Ikrit - Je ne suis pas contre le jeu. Cependant, n’oubliez pas votre objectif, et tout le chemin qui vous reste à parcourir pour y arriver, San Kun. Ce type d’activité récréative est saine dans ces lieux. En d’autres endroits de la galaxie, cela peut-être une porte ouverte au Côté Obscur de la Force. Sur ce, nous nous revoyons ce soir pour cette partie d’échec?

San Kun - Toujours avec grand plaisir, maître Ikrit.

Jour 64


Le Niman de San Kun avait progressé. Non pas au niveau technique, non… la technique était enseignée par Ahsoka. Rilaï, lui, avait appris à l’Anx un autre style de combat en parallèle du Soresu, puis de l’Ataru. Dans un premier temps, ils avaient dû changer de salle. Une salle plus grande, avec plus d’objets. Ce n’étaient plus des passes d’armes qu’ils effectuaient, mais de véritables combats. L’Ataru était plus impressionnant. Plus question non plus ici de s’entraîner avec des novices. Ils continuaient de temps en temps. San Kun devait travailler son Soresu et son Shii Cho, mais Rilaï lui avait demandé ne d’utiliser que ses deux formes, ainsi que la troisième que représentait le Niman contre eux. Son Ataru n’était qu’approximatif. En raison de la dimension physique de cette forme, personne ne voulait risquer qu’un monstre comme San Kun, lors d’un saut ou d’une acrobatie mal gérée, retombe sur un novice. Dans leurs entraînements à l’Ataru, Rilaï avait encouragé l’Anx a utilisé les décors et la topogaphie pour prendre les avntages que l’Ataru permettait, mais aussi à les utilisait pour les envoyer sur l’adversaire. Le Niman était fait pour ça : créer des ouvertures pour d’autres types d’attaques que celles au sabre. San Kun l’avait très bien compris. Des objets volaient, modifiant sans cesse la topographie des lieux. Poussée télékinétique, utilisation de bouclier de Force, téléportation, flash lumineux et même vague de chaleur pour repousser l’adversaire par la prudence… d’un point de vue de la Force, le Jedi s’en donnait à coeur joie.

Et cela avait un coût. L’Anx s’épuisait très vite. Après une heure, pas plus de deux, ils arrêtaient. Rilaï lui donnait alors quelques cours de techniques : Shii Cho, Soresu, Ataru, pour qu’il puisse se rétablir sans oublier les fondamentaux. Rilaï avait vu son élève progresser. Il ne savait pas ce qu’il en était d’Ahsoka. Cependant, la progression était importante de son point de vue. Même sur le Niman, lorsqu’il avait pour consigne de restreindre son usage de la Force, un art bâtard entre la forme VI et l’art martial Anx s’était vite mis en place. C’était logique… le Niman laissait à son utilisateur tout le loisir d’utiliser d’autres moyens en dehors, ou pour le combat, que le sabre laser. Cela créait des ouvertures pour l’utilisation de son “Gnarvlax”. Rilaï se souvenait très bien de la première fois, elle avait été assez désagréable.

Ils joutaient, avec des sabres d’entraînements. Alors que San Kun avait une ouverture, il bouscula l’épaule du Shard de la pointe de son doigt. Rilaï de s’y attendait vraiment pas, et prit ça comme une provocation pour densifier l’exercice. C’est dans les minutes qui suivirent qu’il s’en rendit compte. Son bras chauffait anormalement, pourtant, avec l’huile de San Kun, ce n’était pas arrivé de tout l’entraînement. Il stoppa net le combat, et ne fut pas dupe sur la relation de cause à effet avec le coup reçu.

Rilaï - Que m’as-tu fait?

San Kun - Le Gnarvlax Kut a été utilisé. Le choc a interrompu très brièvement le circuit de l’huile hydraulique. Même si cet intervalle de temps a été très court, les jointures métalliques n’étaient plus couvertes, ont frottées, et chauffées, réduisant donc la mobilité du bras. Une simple purge d’air suffira à annuler cet effet.

Rilaï - Ce Gnarvlax marche aussi sur le non organique?!

San Kun - Oui et non. Les droïdes avancés possèdent des fonctionnements aussi complexes que le corps organique. Cependant, d’un point de vue strictement sensoriel, un corps Shard est à mi chemin entre le droïde et l’être organique, puisque on y retrouve des flux électriques, des centres nerveux, et d’autres choses du Gnarvlax.

Rilaï - utilisez cela avec le Niman… c’est… bien joué, mais dangereux. Le Niman n’est pas la Soresu, San, même s’il en utilise. Immobiliser tes adversaires est le dessein du Gnarvlax, pas celui du Niman.

San Kun sourit. Oui, ce n’était peut-être pas le but du Niman. Mais ce serait le but de son Niman. La Force est prête à accueillir bon nombre d’êtres vivant lors d’une confrontation. San Kun espérait que grâce à lui, elle pourrait accueillir moins de monde lorsqu’il serait sur le champs de bataille.

Ils furent interrompus par maître Ahsoka, qui venait donner sa leçon au Jedi. Ils la saluèrent avec les formes, et Rilaï se mit sur le côté.

Rilai - Faîtes attention, maître Ahsoka. San Kun commence à prendre ses aises avec le Niman, et à y ajouter une “touche Anx”.
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Les jours, les semaines et les mois passèrent. Comme elle l’avait promis, Ahsoka passait régulièrement pour entraîner San Kun au Niman et lui apprendre les bases de cette forme si complexe. Ses progrès étaient considérables et on pouvait dire qu’il était particulièrement doué. Evidemment, cela prendrait encore du temps pour maîtriser complètement cette nouvelle technique mais bon, il était sur le bon chemin. Petit à petit, il commençait à saisir les subtilités que nécessitaient le Niman et le moment qu’il fallait pour contre-attaquer afin d’utiliser le moins d’énergie possible. Ses entraînements avec Rilaï semblaient être particulièrement efficace et à dire vrai, la Togruta était même assez tentée d’offrir un poste d’instructeur au Shard. Sa maîtrise des différentes formes de combat le rendait particulièrement précieux pour entraîner les jeunes recrues et même les chevaliers plus expérimentés.

Quoi qu’il en soit, Maître Tano se présenta comme d’habitude à la salle d’entraînement, prête à voir les progrès de son élève. A sa grande surprise, Rilaï la prévint que l’Anx avait pris quelques libertés avec le Niman et immédiatement, elle repensa à leur premier entraînement où il avait essayé d’utiliser le Gnarvlax. En soit, c’était une bonne idée de personnaliser peu la forme de base et c’était aussi une garantie de surprendre son adversaire, ce que le Niman encourageait fortement. Elle remercia donc le shard pour son avertissement et alla prendre un sabre d’entraînement pour faire face à San Kun. La Togruta était calme, souriante et un petit sourire s’afficha sur son visage à l’idée d’assister aux progrès de son élève. Bien qu’elle se soit grandement assagie depuis l’époque de la guerre galactique, Ahsoka était encore une combattante de premier plan. Le plaisir de combattre n’était pas absent de son âme et bien que la sagesse ait remplacé la fougue, croiser la lame avec un adversaire donnant son maximum était toujours un plaisir non-dissimulé.

« Bonjour San Kun. Visiblement, vous avez fait des progrès considérables. Si cela vous convient, je vous demande d’utiliser le Niman complètement. N’ayez aucune retenue lors de vos attaques, cela sera le meilleur moyen d’analyser votre progression. »

Poliment, Ashoka s’inclina en guise de respect envers son opposant. Toutefois, elle ne comptait pas y aller en douceur non plus et alors qu’elle commençait à prendre une posture bien loin de l’Ataru qu’elle avait utilisé jusqu’ici, elle tendit son bras en direction d’un autre sabre d’entraînement. Ce dernier ne mit qu’une seconde avant de se retrouver dans sa main. La Togruta avait décidé de sortir le grand jeu et c’est donc une posture de Jar’Kai qu’elle arbora. Sa concentration était impressionnante et son visage si amical généralement se fit nettement plus combattif. Après tout, si l’Anx voulait utiliser le Niman, il était important qu’il soit confronté à une combattante utilisant le style qu’elle maîtrisait le plus. Il n’y avait que comme ça qu’il pourrait se rendre compte de son niveau actuel.

« Je ne retiendrai pas mes coups alors faites de votre mieux. »

Très offensive, la Maître Jedi passa à l’offensive et les coups se mirent à pleuvoir comme lors d’une tempête. Comparé aux autres séances, la barre avait été placée nettement plus haut et la Togruta était particulièrement rapide dans son style de prédilection. En même temps, elle était parvenue à l’époque à surclasser Darth Vador en personne, ce qui n’était pas rien. Pas le moins du monde intimidée par la taille de l’Anx, elle cherchait la faille dans sa garde et si la maîtrise de la déviation semblait bien assimilée par son élève, il avait beaucoup de mal à trouver la faille à cause du deuxième sabre qui lui servait de défense. Au final, cet entraînement avait aussi pour but de faire comprendre à San Kun que le Niman pouvait se révéler extrêmement physique s’il tombait sur un adversaire qui ne lui laisserait que peu de failles et qui par conséquent, prolongerait le combat. Elle l’avait prévenu lors de leur première séance, mais l’expérimenter concrètement serait un bien meilleur apprentissage afin qu’il ne néglige jamais sa condition physique.

« Ne montrez jamais aucun signe d’impatience. Votre adversaire pourrait y trouver une faille. Si le Niman n’est pas particulièrement utilisé lors de longs combats, la défaite ne survient que lorsque vous perdez votre concentration. A ce niveau, la fatigue sera votre pire ennemie. »

Continuant à prodiguer ses conseils alors qu’elle ne retenait aucun de ses coups, démontrant à son élève que sa taille ne la privait pas d’une certaine force. San Kun devait maintenant parvenir à utiliser les mouvements d’Ataru au bon moment pour prendre l’avantage, tout en déjouant la défense du Jar’Kai. Les deux sabres étaient particulièrement durs à déjouer mais bon, c’était un moyen efficace pour lui d’apprendre nettement plus vite. Petit à petit, Ahsoka voyait son élève garder sa concentration et l’assiduité de ce dernier était clairement payant. Au fond d’elle, la Togruta était impatiente de voir l’évolution de son Niman. En enchaînant rapidement entre attaque et défense, elle mettait à mal la défense de son adversaire et sa capacité de réponse, mais c’était surtout pour le pousser à se dépasser. Le Niman était une question de surprise et de contre-attaque rapide. Pour cela, l’utilisateur avait de nombreux moyens. La Force en était un, le Gnarvlax également. S’il parvenait en les utilisant à créer l’ouverture suffisante, il serait sur la bonne voie pour utiliser cette forme dans un combat réel.
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La Togruta avait élevé le range de l’entraînement. C’était la première fois que San Kun se retrouvait confronté à un adversaire qui maîtrisait deux sabres lasers à la fois. Maître Kota lui avait enseigné de la théorie sur comment agir avec le Makashi pour lutter face à de tels adversaires. Aujourd’hui, c’était la première fois qu’il l’expérimentait. Heureusement pour lui, ses derniers temps, il passait tout son temps à s’entraîner. La condition physique, sa réactivité et sa capacité d’adaptation était au rendez-vous. Et après quelques échanges, c’était très difficile, mais pas impossible. Avoir une deuxième lame n’était pas une multiplication par deux de la capacité offensive, loin de là. Non, pour cela il aurait fallu deux adversaires parfaitement synchronisés. À vue de nez, les capacités au combat de maître Ahsoka avaient fait un bon de 40%. Peut-être 50%?
Il déviait les attaques comme il pouvait. Encore une fois, son allonge lui permettait une certaine aisance, mais face à une défense rehaussée par une lame constante alors que la première attaquait, c’était aussi un malus : ses coups étaient moins rapides, mettaient plus de temps à parcourir la distance suffisante. Mais cela, il commençait à complètement l’intégrer à son Niman. Le Niman était très économe en énergie et en mouvement. Ainsi, ses attaques se réduisaient à un simple mouvement de poignet, voir juste une inflexion sur la prise du sabre. Son attaque, ce n’était plus des coups à proprement parler, mais quelques frappes légères et précises qui élevait les frappes Shiim à un rang de sensibilité au dessus.

Au travers des échanges, le Niman de San Kun, bien que beaucoup plus soutenu face au Jar’Kai de la Togruta, l’Anx profita de l’avantage de temps et de recul sur la situation que donnait le Niman. Finalement, deux lames pouvaient aussi s’avérer être un handicap. Il continua de titiller la Togruta avec de petits Shiims secs, mais en prenant bien soin de concentrer son énergie en contre attaque, en attaquant systématiquement le bras utilisé pour l’attaque. Ainsi, pour se défendre, la Togruta devait se désengager ou en attaquant avec sa deuxième arme si elle ne voulait pas croiser ses fers. C’est l’attaque qui était préconisée. Maître Ahsoka semblait très facilement intervertir son bras attaquant et son bras défendant. Ou alors était-ce San Kun qui n’était pas encore assez haut niveau pour détecter laquelle de ces deux conformations étaient la moins efficace pour elle?

Maître Ahsoka, obligée d’alterner défense et attaque entre chaque bras, changeait de bras attaquant à chaque fois que San Kun essayait de la toucher proche de ce même bras attaquant. Ce qui obligeait l’Anx à changer de posture pour se défendre face à cette nouvelle attaque, et réitérer ce qui venait de se produire. Une danse saccadée commença, où San Kun ne pouvait pas vraiment tenter autre chose. Face au physique pur, il doutait de pouvoir tenir longtemps. C’était là la faiblesse du Niman. La faiblesse contre laquelle la Togruta l’avait prévenu. Soudain, San Kun vit une ouverture. Peut-être un moment d’inattention? Une question? La maître Jedi se demandait-elle si elle allait continuer à épuiser l’Anx où attaquer de façon plus soutenu pour lui fair atteindre ses retranchements. Non… ce n’était pas ça, c’était une ouverture dans la Force. La Force, San Kun se concentra, il y avait effectivement accès. Il s’y plongea et la prochaine attaque de son adversaire trouva du vide, l’Anx s’étant téléporté derrière son adversaire. Il frappa une série de frappe sèche avec son sabre, tout en visant avec sa main de libre un point du Gnarvlax, qu’il réussit à effleurer! Ce n’était pas un point très important sur la branche du combat. Il était plus utilisé en massage et en médecine, car en fait, il diffusait la sensation d’avoir été touché de manière asynchrone, quelques instants plus tard. Du point de vue du Jedi, qui avait été plongé dans la Force un court instant, c’était le seul point assez inoffensif qu’il pouvait toucher sans éveiller les sens, la sensitivité ou l’instinct de la Togruta.
Comme il fallait s’y attendre, maître Ahsoka n’eut aucun mal à parer les lames de dos. C’était la première fois que les deux combattants étaient aussi proche, et elle en profita pour le désarmer, le sabre d’entraînement volant à travers la pièce. San Kun les bras en signe d'humilité, il avait été battu.

Il alla tranquillement chercher son sabre d’entraînement par terre, en profitant pour reprendre souffle et force, et se remit en position de garde. Cette fois, il allait réitérer ce qui venait de se passer, et y ajouter de nouvelles formules. L’échange reprit. Dès que San Kun en avait la position, il utilisait tout le panel de techniques autres que celles du sabre que ces courts instant entre deux chocs de sabre lui permettaient. D’abord, une téléportation, à nouveau derrière la Togruta. Mais on ne l’y reprendrait plus… et San Kun non plus. S’il n’y avait aucune ouverture pour le Gnarvlax après la téléportation, l’Anx bondissait en arrière pour se désengager. Avec son gabarit, proximité était synonyme de défaite. Puis la télékinésie : les objets commencèrent à voler dans la pièce. Un boulon par ci, une vis par là, un écrou, une cheville, … mais cela épuisait beaucoup l’Anx. Devant fournir un effort physique pour soutenir le rythme imposé par la Togruta, un effort psychique pour ne pas perdre un lien fort avec la Force, et un effort mental pour faire les deux choses à la fois. Le Niman était une forme pour et devant gagner vite, mais à quel prix?
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