L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Avatar de l’utilisateur
By Ciaphas Cain
#34022
Suite de ce RP.

Image

PNJ : Darth Varadesh


Son coup de bluff avait fonctionné, aidé en cela par l'humaine qui y avait mis du sien pour donner du relief au mensonge. Elle aurait mérité des remerciements pour tout ça mais il était pour l'heure impossible de lui en donner, cela devrait attendre qu'elles soient tirées d'affaire l'une comme l'autre. Car tout ce qu'elles avaient gagné là, c'était un sursis et du temps. Mais une fois qu'elles seraient arrivées, les choses ne seraient peut-être plus aussi simples. Varadesh ne s'en inquiétait pas trop ou du moins elle essayait de ne pas y penser. On l'invita respectueusement à monter à l'avant du transport tandis que Jeny était menée sans ménagement côté passagers à l'arrière.

Le vaisseau décolla et durant le trajet, il fut impossible pour la Pantoran de ne pas entendre les autres soldats passer à tabac l'humaine qui les couvrait d'injures du mieux qu'elle pouvait. C'était à peine s'ils se souciaient qu'elle était en train d'agoniser, blessée à 3 reprises et en train de se faire violemment frapper sur tout son corps meurtri. Chaque coup qu'elle entendait résonner contre la chair lui rappelait de manière tristement familière des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Elle devait faire quelque chose, n'importe quoi. Elle tourna la tête vers le pilote et s'exprima d'une voix froide :

La tuer ne vous servira à rien. Du reste, elle ne vous sera pas plus utile qu'à moi si elle meurt. Dites à vos hommes de se calmer, un cadavre n'apporte aucune réponse. Et je compte bien la châtier personnellement pour sa faiblesse.

L'autre la regarda à son tour. Les iris dorés brûlaient d'une lueur féroce et son visage était barré par un rictus méprisant. Elle respirait l'arrogance, la confiance en soi et la supériorité propres aux Sith. Lentement, le pilote acquiesça puis grogna un ordre. Derrière, on laissa enfin l'humaine respirer un peu, bien qu'elle avait dû endurer de longues minutes de coups et blessures. Son siège et le sol autour d'elle étaient déjà rouges de sang. Pour autant, personne ne se soucia de lui passer des bandages ou d'arrêter les nombreuses hémorragies. Il faudrait qu'elle remédie à ça sitôt arrivée.

Le reste du trajet se passa dans un silence relatif, excepté les grognements de douleur de Jeny dans la cale et le bruit des réacteurs en marche. Bientôt, ils furent en vue de leur objectif, là ou le destin leur remettrait la récompense promise quand Thule réapprendrait ou était sa place : Hurom.

Image


D'ou elle était, l'apprentie put mieux détailler l'architecture et l'arrangement de la ville depuis le ciel. Un grand nombre des bâtiments semblaient plus anciens que les autres mais tous avaient été bâtis sur un modèle militaire standard. L'impression globale était de voir une cité bien plus vieille qu'elle ne l'était vraiment. Les rues, vues d'en haut, semblaient anormalement plus grandes et étendues qu'habituellement, permettant à des véhicules très larges d'y manœuvrer aisément tandis qu'à chaque carrefour, des bunkers et et des postes de garde peuplés par des troupes se tenaient là. Enfin, il était impossible de ne pas remarquer les très nombreuses batteries turbolasers disposées stratégiquement dans toute la ville pour surveiller le ciel à chaque instant.

Hurom semblait être une véritable forteresse imprenable et capable de résister à un siège sur une durée infinie. Mais le plus intéressant était la structure sise au centre de la ville, indubitablement le plus grand bâtiment d'Hurom : le Temple Sith. Elle en était certaine rien qu'en regardant la structure si semblable à celles, en ruines, de Korriban et Yavin. Un monument tout entier dédié à la gloire et la puissance du Côté Obscur qui le canalisait en son sein. Varadesh pouvait le sentir, cette pulsation presque cardiaque qui battait à un rythme effréné. Sur Korriban, la puissance du côté obscur avait été dormante, presque éteinte. Ici, sur Thule, elle était rugissante, déchaînée, libérée de toute chaîne.

Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à respirer de plus en plus bruyamment, les yeux fixés, attirés par ce réservoir de pouvoir. L'excitation la prenait tandis qu'elle se sentait revigorée par toute la puissance qui se dégageait du temple. Oui, le pouvoir était là, à portée de main. Ses yeux brillaient d'une lueur avide, presque affamée. Le côté obscur gorgeait ses veines à un point inimaginable. Elle songea que Jeny, si particulière, devait se sentir incroyablement plus vivante encore qu'elle, si proches qu'elles étaient du temple. Il lui fallut fournir un gros effort pour détourner le regard de la pyramide et reporter son attention sur le pilote qui menait le vaisseau vers un grand bâtiment.

A en juger par les nombreuses tourelles et les postes de garde visibles autant dans les rues que sur le toit, elle estima avec une bonne marge d'erreur que ça devait être un bâtiment de commandement. Soupçon confirmé peu après qu'ils se furent posés.

Le Commandeur vous attend, Dame Sombre. Un de mes hommes va vous conduire à son bureau.
Très bien. Et pour ma servante ?
Des ordres ont été donnés. Nous allons l'emmener à l'infirmerie ou elle sera prise en charge puis nous l'enfermerons en cellule. Elle sera interrogée puis jugée une fois que nous n'aurons plus rien à apprendre d'elle.
Qui rend les jugements ici ?
Le Commandeur s'il est question de sécurité nationale, le grand prêtre s'il est question de crime religieux. Et comme d'après vos dires, votre servante a fait honte aux préceptes sacrés des Sith...
Je vois oui.

Il allait falloir trouver un moyen d'empêcher le jugement futur de l'humaine. Jeny pouvait encore être utile. D'autre part, elle avait une dette envers elle, sans quoi les rôles auraient pu être inversés et la situation nettement moins réjouissante. Et Varadesh détestait l'idée d'avoir des dettes, elles étaient des chaînes qui la contraignaient. Elle était perdue dans ses pensées lorsqu'on l'introduisit dans le bureau du Commandeur.
Avatar de l’utilisateur
By Jeny Mikerley
#34024
Ambiance


Des étoiles qui dansaient, des astres qui par milliers éclairaient l’espace profond. Explosaient en milliards d’autres lumières de toutes les couleurs. Toujours des couleurs chaudes, très chaude, oscillant sur tout le spectre du rouge au jaune, en passant par des oranges pales. L’un après l’autre, dans une myriade de couleur, accompagnant les coups qu’on lui administrait. D’abord le bassin, ils étaient remontés vers sa tête, qu’elle protégeait ardemment avec ses mains, dont les doigts avaient déjà été cassés. En position fœtal, elle maintenait la défense de son corps qui ne ressentait plus rien. Il n’y avait plus que ces étoiles, elle se concentrait dessus. L’espace. Elle avait toujours voulu être pilote, cela avait été son rêve. Elle y était, voyageant à travers les étoiles, libres et sans équipement. Dans cet espace de solitude. Seule avec elle-même, la seule présence qu’elle arrivait encore à tolérer. Soit. Avait-elle peur ? Elle était terrifiée. Etait-elle en colère ? La rage pulsait en elle. Pour autant, elle resta proscrite sur elle-même. Les genoux repliés, les jambes vers son ventre. Attendre que ça passe. Attendre qu’ils se lassent. Et ils se lassèrent. Soudain, tout s’arrêta. Mais elle ne relacha pas sa surveillance pour autant et resta en boule. Ou peut-être était-elle figée comme cela ? Non, elle ne bougeait pas. Il n’y avait plus d’étoiles. Rien que l’odeur cuivré du sang qui coulait de son corps, s’échappait. Ses doigts tournés de manière non naturel s’agitèrent en plusieurs soubresaults. Elle était dans le noir complet, seule.

Le transport s’arrêta, elle le sentit. Mais elle ne sentit que cela. On la transporta, tandis qu’elle continuait à trembler, restant dans sa position fœtale. Surprenant les contacts par des bonds, des réflexes de son corps face au traumtisme récent. Un fluide chaud enveloppa son visage. Elle pleurait. Sans bruit. Comme quand elle avait pris des coups, comme quand on l’avait battu. Sans un seul bruit que celui des bottes sur sa peau. Silencieuse et solitaire, elle endurait. Alors sa tristesse ne serait pas différente. Elle pleurait en silence sur le chariot anti-grav. Longeant l’air comme on surf sur une vague, en silence et dans la tranquilité la plus absolue. Elle ne voyait ni n’entendait. Il n’y avait qu’elle et son corps douloureux. Qu’elle et le noir, le vide, rien … De nouveau elle se fit transporter. De nouveau on la bouscula. Elle lutta, de toutes ses forces. Ne hurla pas, ne pleura pas, ne gémit pas. Ses mains étaient bloquées, elle lutta quelques secondes, avant de se laisser aller. On la touchait, partout. Elle n’aimait pas. Mais pourtant elle se laissait aller, parce que la vision n’était plus là, et les étoiles réapparurent lentement. Et lentement, elle sombra.




« Elle se réveille. On arrête la morphine. »

La lumière, béante et insolente qui lui harcelait les pupilles. Une odeur de désinfectant dans les narines. Des bruits stridents métalliques dans l’environnement. Son cœur battait la chamade, battait la mesure. Son regard se précisa, des formes apparurent. Jeny regarda les deux personnes penchées sur elle. Elle essaya de se lever, impossible. Sanglées au maximum. La tête posée contre le matelas, les bras et jambes liés. Une lumière s’agita plus proche de ses yeux.

« Le contact pupillaire est normal. »

« Bien, vous pouvez la relever. »

Le lit se bascula, le dossier remonta, elle se retrouva assise. C’est alors qu’elle remarqua cette blouse qu’elle portait. Sa peau blafarde, ses cheveux fins attachés. On l’avait lavé, nettoyé. Et bordel elle était pleine d’antiseptiques. Son corps continuait de la harceler de questions, mais ce n’était qu’au second plan. On l’avait touché, manipulé et endormie. Ça l’énervait, pire que tout. Ou était l’ombre ? Là, elle la sentait se réveiller doucement, elle étira un sourire.

« Qu’est ce qui te fait sourire ? »

On lui mit une claque. Puis le retour. Ses dents grincèrent. En face d’elle, un homme se positionna, inversa la chaise et s’appuya sur le dossier.

« Bien, maintenant que j’ai ton attention, on va te poser quelques questions. »

« Libérez moi. »

« Pardon ? » L’autre se releva et retroussa ses manches. Il fit un signe et deux soldats apparurent de part et d’autre de ses épaules, les armes braquées sur elle.

« On vient de te nettoyer et de te laver, tu vas recevoir un jugement sous peu. Mais avant, tu vas répondre à mes questions. Cela dépendra de la manière dont le grand prêtre te tuera. Et crois-moi, tu … »

« Libérez moi. »

Il y eu un silence dans la pièce. L’autre s’apprêta à prendre la parole, il leva son doigt en l’air et se figea soudain, son visage semblant s’illuminer. Il posa alors sa main à quelques centimètres de sa tête, bras tendu, il se rapprocha.

« On m’a demandé de te ne pas te démollir. Mais j’imagine que profiter de ce que j’ai sous la main ne rentre pas dans ce contrat. Reste dans ton mutisme surtout. »

Sur ces mots, il posa une main sur son bassin, et remonta le long de son ventre, faisant jouer le tissu qui lui servait de protection médicale. Son cœur accelera et elle se mit à rougir, littéralement. Elle battit des sourcils frénétiquement tandis qu’il attrapa sa poitrine. Elle eut un hoquet de surprise et entrouvrit la bouche, tirant faiblement la langue.

« Oh, tu en veux, pas vrai ? »Il s’approcha d’elle, trop près, trop près. « Tu ne vas pas être déçue. »

ImageSur ces mots, il l’embrassa, enfournant sa langue dans sa bouche. Elle le tenait mordit d’un coup l’organe et du sang qui coulait commença à aspirer sa vitalité. L’autre se débattit, cogna une fois, ses mouvements devinrent plus faibles et rapidement ses muscles fondirent, ses joues se creusèrent, ses cheveux perdirent de leur teinte, et il tomba à terre, cadavre fumant. La vitalité irradiait en elle, et l’ombre éclata dans tous les sens, déchirant les soldats de part en part, ne laissant littéralement que de la bouillie, sous ses paroles Sith. Tout se passa finalement très vite, et elle conclue cet échange en recrachant le morceau de langue en trop. Elle força sur les sangles et d’un coup sec se libéra le bras droit, puis le gauche. Elle pu enfin se détacher et s’extirper de ce piège. De nouveau pleine de sang, elle chercha une chose, son sabre. Là, avec ces affaires, ces quelques morceaux de tissus. Pas la peine de les reprendre. Elle souleva sa toge médicale, elle était nue. Jeny roula des yeux. Les médecins, infirmiers et autres avaient déjà fuit, evidemment. Bon.

L’ombre autour d’elle en tentacule léchèrent lumière et firent crépiter les appareils. La fumée tuait tout ce qui vivait à portée, sans trier. Ils l’avaient touché, elle était en colère et enragée. Et puis elle devait retrouver Varadesh. Elle fit le tour de la pièce, chercha des vêtements, rien. L’alarme se déclencha quelques secondes après. Deux nouveaux soldats pénétrèrent dans la pièce, l’un d’eux était une femme. Le premier fut évidemment tué, la deuxième immobilisée. Elle paierait pour les autres, cette p#&!n. Jeny lui enleva ses vêtements tandis que l’étau de Force la maintenait immobile. Sans aucune pudeur, elle interchangea les deux tenus, et la plaça ensuite à la sienne quelques secondes plus tôt, sanglées. Sous les gémissements et les cris de la femme, elle lui perça le bras avec une des aiguilles et regarda le produit. De la morphine. Elle ajusta la dose sur maximale et administra. Jeny quitta la pièce sous les tumultes des spasmes de la nana. Combinaison intégrale, les caméras l’avaient surement vu. Mais au moins ils cherchaient l’un des leurs désormais. Jeny ajusta son casque et traversa les couloirs au pas.
Avatar de l’utilisateur
By Ciaphas Cain
#34054
Le bureau du Commandeur était bien plus austère qu'elle ne s'y serait attendue. Elle avait bien compris que le pouvoir central était avant tout militaire, bien qu'il était clair que la religion y avait une grande influence. Mais elle aurait pensé que de fait, l'armée devait peut-être bien oppresser le bas peuple et les faibles comme il se devait. Un gouvernement militaire, d'après ce qu'elle avait pu en voir en étudiant un peu la politique, n'était que très rarement tendre et permissif avec ses populations. De fait elle aurait pensé que le chef suprême était imbu de lui-même, sadique et assoiffé de pouvoir comme n'importe quel dictateur classique.

La vérité était quelque peu différente visiblement. Le bureau était à demi-éclairé, si bien qu'il était un peu compliqué de faire mieux qu'apercevoir la silhouette haute au fond de la pièce. Les murs étaient curieusement nus et exempts de toute décoration extravagante, excepté quelques médailles et décorations dont elle ne savait rien. Intéressée, elle dédaigna brièvement l'illustre personnage au fond du bureau pour mieux examiner certaines de ses médailles. Les décorations étaient écrites dans un basic rudimentaire et visiblement vieux, ce qui lui compliquait la tâche.

Heureusement, elle connaissait maintenant la façon dont agir dans semblable situation. Puisant dans la Force, elle éleva son esprit pour qu'il soit capable, brièvement, de comprendre ce qu'elle lisait. Croix de la Victoire de Korriban, 5000 BBY. Cela ne lui disait rien, les écrits qu'elle avait pu consulter sur le passé ne remontaient pas aussi loin.

Cette médaille fut attribuée à l'un de mes ancêtres.

La voix, profonde, calme et étrangement douce, retentit depuis les profondeurs du bureau. Elle avait de riches accents masculins, c'était sans conteste celle d'un homme habitué à diriger et à exercer son autorité. Elle sursauta, elle en avait presque oublié la raison de sa présence ici, fascinée par le décorum pourtant très sobre. Elle se retourna et vit la silhouette déjà aperçue qui lui tournait le dos au fond, contemplant par-delà les vitres épaisses et surement blindées la ville d'Hurom.

Une source d'orgueil je présume.
En un sens oui. Mon ancêtre fit partie des forces de Ludo Kresh lorsqu'il se retourna contre Naga Sadow en constatant que sa faiblesse et son orgueil avaient précipité la République contre l'Empire. Kresh mourut dans la bataille et une grande partie de sa flotte avec mais mon ancêtre trouva refuge ici, sur Thule. Nous commémorons ses actes tout comme nous commémorons ceux des Seigneurs Sith qui vécurent ici.
Et j'ose espérer que vous n'oubliez pas la leçon qu'il y a à en tirer.
Que voulez-vous dire ?
Votre ancêtre a dû servir Sadow avant de se ranger derrière Kresh. Et il a changé de camp parce qu'il a constaté que le chef, devenu faible, avait failli envers la charge qui était la sienne. Le fort dirige, le faible n'a pas sa place dans la société Sith excepté pour servir.

Il y eut un long silence. En vérité, Varadesh ne connaissait même pas les individus dont il avait parlé mais l'avouer n'aurait fait que la rabaisser à ses yeux. Et elle ne pouvait pas se permettre de perdre en crédibilité devant celui qui pouvait rallier l'Ordre ou les tuer elle et Jeny. Il se rapprocha, émergeant finalement de l'ombre et dévoilant son visage qui, s'il n'avait été barré par une longue cicatrice partant de la joue gauche et creusant un sillon sur sa bouche, aurait pu être séduisant. Il ne devait avoir pas plus de 40 ans voire 50 au mieux. Il était vêtu d'un uniforme militaire, le même que celui de tout les soldats qu'elle avait vu depuis son arrivée sur Thule.

Il eut un petit sourire très bref et un hochement de tête presque imperceptible. Elle sut alors qu'il approuvait ses propos. C'était une bonne introduction à leur échange à venir. Elle le regardait avec une expression neutre. Bien qu'elle fut dans son rôle de Dame Sombre, elle songeait que rabaisser l'homme en lui rappelant qu'elle lui était supérieure serait plus contre-productif qu'autre chose. Le rapport de forces en l'état actuel des choses les mettait sur un pied d'égalité au moins pour un temps.

Je pense que nous avons beaucoup à nous dire ma Dame. Si vous voulez bien me faire l'honneur de vous asseoir à mon bureau.

Elle hocha la tête et le suivit puis prit place. Elle se tint droite, imitant de manière parfaite le brio avec lequel son Maître se tenait habituellement. Elle n'était peut-être pas la véritable Dame Sombre mais elle savait se comporter comme telle au moins en apparence. Le Commandeur se tint quant à lui tout aussi parfaitement droit qu'à son arrivée, assis de l'autre côté du bureau. Il l'examinait d'un air songeur et méthodique. Elle laissa cet examen se prolonger quelques instants puis décida de passer au vif du sujet.

Qui servez-vous, Commandeur de Thule ?
Je sers l'Ordre Sith et mon peuple avant toute chose. Rien d'autre. Vous pouvez m'appeler Grégor Eisenhorn, Commandeur Grégor Eisenhorn. Et vous êtes... ?
Dame Darth Varadesh. Je suis l'Ordre Sith, Commandeur Eisenhorn.

Ce qui n'était pas entièrement vrai mais pas entièrement faux. D'une certaine manière, c'était même plutôt la vérité si on y réfléchissait. En tant qu'apprentie de la Dame Sombre, elle en était le successeur. Un jour viendrait ou elle serait véritablement l'Ordre Sith. En attendant elle en était l'espoir et l'avenir. L'héritière.

C'est ce que vous affirmez et après avoir été informé de ce que vous avez fait aux premiers de mes hommes envoyés vous interpeller toutes les deux, je dois dire que mes doutes ne sont guère nombreux. Mais...
Vous osez douter de ma parole Commandeur ? Dois-je vraiment vous ouvrir les yeux ?
Au fil des décennies, nombre d'individus sont arrivés ici, la plupart par mégarde. Et très peu étaient véritablement des Sith. Moi-même j'en ai rencontré un certain nombre, ils étaient des Jedi Noirs, des individus sensibles au Côté Obscur mais aucun n'était un Sith. Vous...

Il s'interrompit. Il venait de se rendre compte que la jeune femme, auparavant assise face à lui, n'était plus là. Le silence régnait dans la pièce, étouffant. Il était seul et ne la voyait nulle part. Il fit mine de se lever tandis que sa main descendait jusqu'à sa taille pour saisir le blaster réglementaire pour se défendre, l'instinct du militaire prenant le pas sur l'incompréhension. Il s'était à peine redressé lorsqu'il entendit le bruissement caractéristique d'un sabre laser qui s'allumait. Il se figea, sentant la lame d'énergie juste sous sa gorge. Un seul geste et il serait mort. La voix de la Pantoran sembla presque langoureuse à son oreille alors même que la situation n'était guère amusante.

Et combien de ces imbéciles et imposteurs ont jamais réussi à vous surprendre aussi aisément, Commandeur ? Combien ont pu arriver aussi près de vous au point de menacer votre vie ? Combien auraient choisi de vous éliminer là tout de suite ?

Il ne dit mot, choisissant de laisser son mutisme parler pour lui. Elle rit, amusée. Il déglutit malgré lui et craignit un instant que cela allait le condamner. Puis la lame quitta très lentement sa gorge et il put se retourner. Elle tenait son sabre laser devant elle, prudente.

Votre petite démonstration ne prouve rien ma Dame. Mais vos mots sont bien plus révélateurs. Qui était votre Maître ?
Pourquoi cette question ?
De nombreuses années ont passé depuis la dernière fois que j'ai conversé avec l'un des vôtres. La dernière personne que j'ai vu comme étant Seigneur Noir était Darth Traetius. Or, je sais qu'elle est morte depuis bien des années et que son seul apprenti connu était Vador, mort lui aussi.

Elle sembla réfléchir quelques instants comme si elle pesait ses paroles futures.

Traetius avait beaucoup de secrets, Grégor. Je ne crois pas avoir à vous expliquer que la pérennité de l'Ordre passe par les secrets et les subterfuges. Il suffit que vous sachiez que je suis ce qui reste des Sith, moi et quelques serviteurs loyaux.
Telle que cette jeune femme que vous avez laissé en pâture à mes hommes ?
Si je m'étais contentée d'affirmer que j'étais la Dame Sombre à vos hommes, m'auraient-ils écouté ?
Aucune chance. Nous croyons et nous servons l'Ordre Sith comme il en a toujours été ainsi depuis la fondation de Thule mais nous ne sommes pas stupides ni ne suivons aveuglément qui se réclame de leur héritage.
Je suis la Dame Sombre. Et je suis là pour réclamer ce qui m'appartient. Vous. Votre monde. Votre peuple. Tout.

Il sembla sur le point de répondre lorsque son système de comm' sonna. Fronçant les sourcils, Eisenhorn répondit. Elle l'entendit parler dans un jargon qu'elle ne comprenait pas, probablement à dessein. Au fur et à mesure, ses traits usés se durcirent de plus en plus. Finalement, il raccrocha sèchement.

Votre soit disant traîtresse faible est en cavale dans le bâtiment après avoir massacré l'équipe médicale qui l'avait prise en charge.
Et à quoi vous attendiez-vous ? Bien sûr que j'ai menti sur elle, j'ai agi pour remonter jusqu'à vous car vous êtes la clé de Thule. Mais n'allez pas croire que je vous mens lorsque je vous dit qu'elle est encore plus dangereuse que vous ne pourriez le penser.
Vous allez pouvoir me prouver votre puissance sur le champ. Il n'est pas question de la laisser tout dévaster.
Laissez-moi lui parler. Je saurai la raisonner.

Modifié en dernier par Ciaphas Cain le mar. 9 oct. 2018 12:17, modifié 1 fois.
Avatar de l’utilisateur
By Jeny Mikerley
#34061
Un regard à droite, un regard à gauche, elle traversa le carrefour des couloirs en vitesse. Ses sens en éveils, son casque sur les oreilles, elle voyait les palpitations cardiaques à travers la Force, repérait ses cibles, ses oppresseurs. Un bruit de botte, deux même, elle se cramponna dans un renfoncement et laissa passer deux soldats, arme au poing, se diriger vers l’infirmerie. Elle se dirigea dans l’autre sens, essayant de passer le plus naturellement du monde pour l’une des leurs. Est-ce qu’il y avait des femmes dans l’armée d’ailleurs ? Oui, il y en avait. L’une d’elle était morte de sa main dans le vaisseau. Jeny continua et traversa un poste d’infirmier en pleine excitation. Trois personnes en blouse blanche qui s’acharnait devant les caméras de surveillance, pointant du doigt des prétendues cibles sur les moniteurs. Jeny essaya d’entrer, porte fermée. Elle frappa deux fois contre la porte, l’un des médecins s’approcha.

« On n’a ordre de n’ouvrir à personne, même pas à vous. »

Sous son casque, elle roula du regard et dégaina son sabre. Avant que l’autre ait eu le temps de cligner des yeux, la lame jaunâtre traversa la porte et le corps de l’homme derrière. D’un mouvement latéral, elle coupa la serrure en deux et entra, poussant la porte en même temps que le cadavre. Les deux autres s’étaient retournés vers elle puis enfuit dans le fond de la pièce. Précautionneusement, elle ferma la porte derrière elle puis ferma les rideaux. Les infirmiers demandaient grâce, et elle allait leur offrir. Une main à sa ceinture et … mince, plus de dague. Sous son casque, elle grogna. D’ailleurs, elle enleva ce dernier et le posa dans un coin de la pièce.

« Ou est-ce que le général commandeur travaille ? »

Silence, elle s’approcha d’eux, tandis que l’ombre fit son apparition en tentacule fouettant l’air, provoquant court-circuit électriques et autres désagréments pour ce qui se trouvait à portée.

« Non non, s’il vous plait, il se trouve dans … »

« Silence, vous êtes un lâche Rado… »

Il s’étrangla et porta la main à son cou quand sa trachée lui fut retirée. Il chercha tandis que ses poumons se remplirent de sang et que ses déglutis incompréhensibles finirent par apeurer l’autre. Tout cela sous les grognements de Force de la petite, qui ne contrôlait ses pouvoirs que partiellement. Dans le sens où elle ne décidait qu’à moitié de leur manifestation.

« Dans le grand bâtiment, le temple Sith, au centre de la ville. C’est en face, juste en face, ne me tuez pas. »

Jeny rangea son sabre et s’approcha de lui, se mettant à genoux. Elle lui prit le visage entre ses mains et le tourna de gauche à droite.

« Les serviteurs du côté obscure et des Sith sont censés être sans faille. Mais cela ne leur donne qu’un funeste destin. Toi, tu as su rester en vie quelques secondes de plus par ta couardise. Pour autant, je ne peux pas te garder à mes côtés. Alors tu resteras en moi. »

L’autre resta bouche bée, sans comprendre. Jeny lui laissa une dizaine de seconde, pendant lesquelles elle aspira sa vie. Dix secondes pour se rendre compte que sa vitalité était transférée, et que de lui, ne restait qu’une coquille vide. Vide de sens comme tout ce qui tournait autour de cette planète. Une fois le cadavre vidé, elle changea de vêtements, optant pour la tenue des médecins. Ensemble blanc, blouse fermée par-dessus les vêtements militaires. Elle ajusta également ses cheveux et les dissimula dans la toge médicale réglementaire. Il n’était plus question de croquer désormais, ça tâchait. La porte s’ouvrit, elle se retourna et comme une ombre sauta dans le coin opposé, poursuivie par la fumée qu’elle laissait derrière elle. Deux soldats, arme levée, se présentèrent. Lentement, ils avancèrent, constatant les cadavres les uns après les autres. Dissimulée derrière un placard, elle attendit. Un pas, deux pas, la lumière sauta, il y eu des cris de stupeurs, des vies transférées, et elle ressortit de la pièce, essuyant sa bouche d’un revers de manche.

Rapidement, elle se dirigea vers la sortie, suivant les panneaux qui la lui indiquait. Des regards dans tous les sens afin d’éviter de se faire surprendre. La Force lui indiquait tout cependant, comme la grosse concentration de vie en face d’elle. Pas le temps d’hésiter, elle approcha du barrage, juste au détour d’un couloir. Jeny leva les yeux en l’air, le faux plafond. Parfait. Elle se précipita dans le couloir et mit ses mains sur sa tête tout en se précipitant vers les soldats. A mi-chemin, ils levèrent leurs armes vers elle, mais elle continua à courir.

« Elle arrive ! Dans le plafond, elle arrive ! »

Sur ces mots, elle pointa la cible du doigt et les plaques de plafond tremblèrent, certaines tombèrent. Globalement, les unes après les autres produisaient une impression de mouvement approximatif. Il n’y eut pas besoin de plus de preuve pour qu’ils ouvrent le feu en l’air, détruisant lumière, fils électriques, les plaques qui tombèrent petit à petit et tout plonger dans le noir. Jeny n’attendit pas son reste et pour une fois ne s’arrêta pas pour les tuer. Elle sortit simplement du bâtiment et se retrouva dans la rue, déjà entourée de soldats, policiers et autres forces de l’ordre. On lui fit signe au fond de la place, elle se rapprocha, prenant un air paniquée.

« Abritez-vous vers le camion, là-bas, avec les autres. C’est fini, ne vous inquiétez pas. »

Elle hocha de la tête et se dirigea vers l’endroit montré, jetant un regard en arrière. Mais entre deux véhicules, elle tourna brusquement, laissa tomber la blouse et le bonnet blanc. Finalement, elle sortit de cette cohue de véhicule et se dirigea vers le bâtiment indiqué. Lourdement défendu, surtout maintenant, évidemment. La petite se décala de la zone jusqu’à trouver une excroissance d’où l’on rangeait les poubelles du quartier. Elle décala alors la benne et s’engouffra dans l’espace. De là, elle avait la vision sur le bâtiment. Il fallait attendre désormais.
Avatar de l’utilisateur
By Ciaphas Cain
#34067
L'avantage avec Jeny c'était qu'elle n'était guère discrète dans ses méthodes de fuite. Il était relativement facile de remonter sa piste sanglante tracée avec la vie de ceux qui avaient eu la malchance de croiser sa route : il suffisait de suivre les cadavres. Et dieu sait à quel point ils étaient nombreux. Vaguement écœurée par l'odeur du sang et des viscères qui régnait dans l'infirmerie ou l'humaine avait été amenée après leur arrivée, Varadesh observait la scène de dévastation avec un détachement apparent feint à la perfection.

Elle avait également pu regarder les enregistrements vidéo dont tout les bâtiments d'Hurom étaient truffés pour assurer une surveillance maximale et le tableau avait été facile à se représenter. Amenée ici pour être soignée avant d'être interrogée, Jeny avait de manière logique très mal réagi lorsque ses interrogateurs avaient voulu pousser leur domination illusoire sur elle plus loin et plus profondément encore. A cette pensée, la Sith ressentit un léger soupçon de culpabilité, responsable en un sens de tout ce carnage qu'elle était.

Mais cela passa bien vite. La fin justifie et justifiera toujours les moyens pour les Sith. Jeny n'était qu'une ressource dont user pour ses plans et ceux de son Maître, rien de plus. Il convenait maintenant de retrouver cette précieuse ressource qui était probablement quelque part dans la nature en ce moment. Non qu'elle doutait de sa capacité à s'en sortir seule mais plus elle le resterait longtemps, plus les risques seraient grands qu'elle trace un chemin sanglant derrière elle.

Et ça, l'apprentie n'y était guère favorable. Plus elles tueraient de civils et de militaires thuliens, plus il serait difficile d'obtenir leur soumission. Les Sith n'étaient pas des fous furieux qui tuaient dans la joie et la bonne humeur tout ce qui croisait leur route, ils laissaient ça aux psychopathes dégénérés. La mort et le meurtre étaient des outils dont se servir lorsque c'était nécessaire, rien de plus. Eisenhorn était occupé à discuter avec quelques-uns de ses hommes, probablement en train d'ordonner des mesures d'urgence comme boucler toute la zone alentour et interpeller tout passant pour un contrôle d'identité...

Au moins 5 morts déjà. Et je m'attend à ce que la liste s'allonge.

Le Commandeur était là face à elle et l'observait. Il savait maîtriser ses émotions et ne pas les laisser monter à la surface mais elle sentait bien la colère soigneusement réprimée qui couvait dans le fond de ses yeux. Elle haussa un sourcil, indifférente.

Ne comptez pas sur moi pour pleurer ces imbéciles qui l'ont sous-estimé. Encore moins après avoir vu les enregistrements.
Vous cautionnez ces meurtres gratuits ? Elle a également liquidé 3 autres de mes hommes en plus de ces 2 là. D'après ce que nous savons, elle est là dehors, en liberté dans ma ville et prête à s'en prendre à mon peuple.
Leurs vies ne leur appartenaient pas, pas plus qu'à vous. Elles appartiennent à l'Ordre, à moi et à ceux qui me servent. Jeny n'a fait que ce qu'on lui a enseigné, elle a survécu et brisé les chaînes qui la retenaient ici.
Dans ce cas laissez-moi être parfaitement honnête avec vous, ma Dame. Je ne tolérerai pas que votre protégée se balade dehors et puisse agresser les serviteurs dévoués du côté obscur. Si vous souhaitez obtenir notre allégeance, vous allez devoir la mériter. Rappelez votre chien.

Varadesh lui jeta un regard glacé, songeant à dégainer son sabre pour l'abattre là tout de suite devant tout le monde. L'idée lui plaisait et elle pouvait tout à fait montrer à tous qui commandait réellement mais il y avait un risque non négligeable qu'elle ne fasse que les enrager et précipiter sa chute. Contrôlant son irritation, la soit disant Dame Sombre se borna à le dévisager sans mot dire. Puis elle se détourna, non sans glisser un dernier avertissement à Eisenhorn.

Quand nous en aurons fini avec cela, vous devrez répondre de votre comportement, Commandeur. Je vous rappelle que vous parlez à votre maître.

Elle quitta l'infirmerie dévastée puis gagna l'entrée du bâtiment de commandement ou Jeny avait été retenue prisonnière. D'après les enregistrements, elle avait été dans une autre infirmerie avant de disparaître mais son déguisement en blouse blanche, très sommaire, ne pouvait tromper les caméras. Elle avait disparu dehors dans les rues et malgré les bunkers et postes de garde omniprésents, Varadesh était presque sûre qu'elle pourrait leur échapper au moins un temps.

Se concentrant, l'apprentie étendit ses sens et son champ de perception à travers la Force. Tant de vies autour d'elle qui n'étaient guère plus que des braises presque éteintes, tant d'individus enchaînés à leur faiblesse et aveugles au pouvoir de la Force. Il fallait qu'elle contacte Jeny, c'était une tâche relativement difficile mais la Pantoran avait un peu de pratique. Elle avait pu goûter au pouvoir de l'humaine et pensait être capable de trouver son esprit parmi tout ceux qui peuplaient les environs. Il lui restait à espérer qu'elle n'était pas trop loin pour les capacités bourgeonnantes de l'apprentie.

Jeny. Ou te caches-tu ? Il faut qu'on parle. Ton plan a marché mais à présent, tu mets en danger nos objectifs. Reviens.

Avatar de l’utilisateur
By Jeny Mikerley
#34074
Dans le renfoncement offert par l’espace entre la poubelle et le mur, la petite restait en avant-garde, les sens en alerte. Toutes ces petites présences, elle les voyait à travers la Force, en haut, en bas, apparaissant comme des lueurs orangeâtres, même à travers les surfaces opaques. Elle renifla l’air, rien. Mise à part la poubelle qui parasitait ses sens. Elle tira une mine de dégoût et repassa la tête par delà le mur. Tout s’agitait vers le bâtiment, des cris de stupeurs, des ordres et beaucoup trop de bruits. Dans la rue, des gens qui regardaient d’un regard hagard l’intérieur, se demandant s’ils allaient voir le monstre qu’ils avaient essayé de maîtriser, d’autres encore qui recevaient des soins par les infirmiers sur place. Pourquoi ? Jeny ne blessait pas, se contentait de tuer, pourquoi alors se faisaient-ils soigner ? Elle roula du regard quand elle vit Sabina sortir du bâtiment, à seulement quelques foulées de sa cachette. Puis qui tenta d’envoyer des ondes dans la Force. Oh oui, elle les reçu, et sûrement tous les sensitifs de la planète également, semblable à des cris ou des rugissements. Jeny grogna, récupéra un morceau de déchet dans la poubelle et lui jeta dessus.

Elle s’approcha lentement d’elle, l’air de rien.

« Tu fais trop de bruits dans ma tête. »

Elle était encore en vie, donc la mission continuait. Où en étaient-elles à présent ? Elles avaient atteint la capitale, tuer des militaires te des médecins, et … Et bien c’était déjà bien. Le plan se déroulait sans accroc. Ou au moins sans plus de blessure de leur part.

« Qu’est ce qu’on … »

« Ah, elle est là ! »

Un homme à la musculature fournie, imberbe et aux cheveux taillés militaire sortie du bâtiment, tout en la pointant du doigt. Le commandeur ? Jeny serra les poings et lui jeta un regard noir, ou plutôt rouge, dans son cas.

« Espèce de chienne, tu seras jugée pour tes crimes. »

Elle haussa un sourcil et sans un mot supplémentaire, fonça vers lui avec la vitesse de Force, le percuta de plein fouet jusqu’au mur d’en face. Elle lui enserra le cou de sa main sans l’étrangler et le plaqua contre le mur. De son autre main, elle lui administra trois violents coups de poings, rapides et précis, elle lui cassa le nez, et peut-être d’autres trucs à côté. Le badaud avait alors essayé de se débattre et de la frapper, ce qu’il fit, plusieurs fois, mais elle ne broncha pas. Au contraire, elle leva la main qui tenait son cou, le faisant décoller du sol. La force de l’ombre, le pouvoir de tout détruire. L’ombre qui d’ailleurs fumait autour d’elle et dansait à partir de pores de sa peau. L’autre bredouilla, surement surpris d’avoir été détruit par une gamine.

« Rappelez vos soldats, où ils meurent tous. »

Ce n’était pas une menace en l’air, face au demi-cercle qui s’était formé autour d’elle, tandis que derrière des canons la pointait. Combien d’homme allaient mourir avant qu’ils ne l’abattent ? Les jeux étaient ouverts. Jeny en revanche ne jouait pas, elle était en colère, et ses yeux entièrement rouges de sang en disaient long.

« Bai… baissez vos armes. C’est un ordre ! »

La jeune femme le laissa alors retomber sur ses pieds et se rapprocha de son oreille, très lentement. Elle lui susurra ces mots :

« Si l’un de tes hommes tente encore de me toucher, de me regarder de travers, ou quoi que ce soit que je jugerai mauvais, je vous retrouve, et je vous fais bouffer vos organes. Vous pensez être le mâle ici ? Je suis le mal. »

Elle s’écarta enfin, laissant les médecins s’approcher de lui pour le soigner. Jeny laissa passer son regard sur Varadesh, sans aucun commentaire. Elle n’avait aucun compte à lui rendre. Si ces gens devaient être leurs esclaves, qu’ils comprennent tout de suite qu’elle n’aurait aucune retenue si elle avait faim. Jeny poussa un des soldats qui s’approcha trop proche d’elle et rejoignit finalement la « Dame Sombre ». A peine fut-elle à ses côtés que son attention fut happée par autre chose. Une autre forme d’ombre. Elle renifla l’air comme un chien et chercha dans les alentours, jusqu’à repérer trois silhouettes. Deux vêtues d’une toge blanche et une autre au centre de noir. Des capuches recouvraient leur visage et ils puaient l’obscurité. Ils ne bougeaient pas et les observaient. Jeny eut un gloussement et attira l’attention de Varadesh.

« Ils ont ramenés les prêtres. Je te parie un nouveau vaisseau qu’ils vont essayer de nous apprendre ce qu’est le côté obscure. »

Une pause, quand elle se retourna vers le Commandeur.

« J’espère que tu ne lui as pas dit que j’étais une Sith, au chef, qu’ils comprennent bien qu’il doit vous craindre vous, mais qu’il doit me fuir moi. »

Elle valait mieux que cela, il ne fallait pas abuser sur les mensonges. Si le côté obscure était stratifié, elle était déjà tout en bas, plongeant encore et toujours. L’ombre n’était que la manifestation des ténèbres qui s’agitaient autour d’elle, bien plus oppressant et dangereux que ne le serait le côté obscure de surface.
L'ombre et la lumière

Elle ne comprenait pas, où ne voyait pas. Le voil[…]

Les indicateurs du tableau de bord avait beau cli[…]

Peut-on sortir d'un trou noir ?

Salut à tous ! Je propose, à ceux qui s'int[…]

5.1. [Machination] Mise en place

Chaz et Vinz suivirent Edge et son petit pote da[…]