L'Astre Tyran

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By Hjalmar
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Le côté obscur avait obtenu un nouveau séide. Hjalmar, le Zerdekyr Kovoti, avait définitivement quitté les rangs des suffisants qui se contentaient des miettes de ce que le pouvoir de l'obscurité pouvait offrir. Il voulait plus et comptait bien quitter cette planète pour le démontrer. Habité d'une volonté nouvelle il se dirigeait vers le Temple Noir de Dromund Kaas. Un bâtiment gigantesque taillé dans la pierre par la sueur et le sang des esclaves qui l'ont conçu il y a de ce la 3000 ans. Un lieu maudit chargé d'une histoire morbide et terrifiante... Le refuge d'une myriade de fantômes Sith aujourd'hui oubliés, dont le nom était effacé par le temps et les âges. Même les plus vieux Siths de la galaxie ne pouvaient deviner quel genre de terrible rituel avait eu lieu dans ces murs. Car c'est ici bas, dans cette crypte, que l'abomination de la force, l’innommable Vitiate avait dévoré bon nombres de ses lieutenants pour accumuler leur puissance et devenir l'équivalent d'un dieu. Tout cela avait eu lieu il y a environ 3000 ans... Depuis que l'ancien Empire Sith de Vitiate n'était plus, ce lieu était tombé en désuétude, il n'y restait que des fantômes et des abominations. Même les prophètes du côté obscur menés par Darth Millenial évitaient ce lieu.

Maaaais... Les choses changeaint. Le nouvel Ordre Sith de Ranath avait pris possession de lieux. Ses zélotes montaient la garde autour du temple, protégeant jalousement ses connaissances en empêchant quiconque d'y entrer. Vêtus de leurs robes rouges usées par la poussière et la boue, ces pantins fanatiques de la Jen'Ari étaient une bonne vingtaine à patrouiller autour de lieux. Ils devaient être des apprentis, ils n'avaient pas le niveau d'un chevalier ou d'un maître, mais une vingtaine d'entre eux restaient une menace conséquente pour un guerrier armé d'épées en os accompagné d'un Massassi. Pourtant ces deux là avaient pour projet fou de rentrer à l'intérieur... Ils observaient de loin le monument morbide au travers des fourrés à vingt mètres de là, parlant à voix basse, faisant attention à ne pas se faire remarquer. Hjalmar se grattait la barbe en réfléchissant posément pendant que Moloch bouillonnait intérieurement, chaque seconde passée sans tuer lui devenait de plus en plus insupportable. Les ennemis étaient sous leurs yeux, pourquoi ne pas attaquer ?!

    - Hmmm... Ils ont des sabres à leur ceinture, attaquer de front ne marchera pas, et s'infiltrer serait impossible, il n'y a qu'une seule entrée.
    - Dartovi sis zemas mes tutnili ?
    - Ooooh non... On a pas fait tout ce chemin pour rien.
    - Na kam dary mes dary ?
    - On va devoir ruser.
    - Silpnuma !
    - Si tu me trouves faible je t'en prie, passe devant, je te regarde gérer ces vingt gardiens à toi tout seul. Promis je ne viendrais pas t'aider, ça serait faible de ma part de te prêter main forte.
    - Grrrrrrrrrrrrr... Sveln, kam buti tu'iea manti ?
    - Ce qu'on fait n'est pas si différent de la chasse... Il faut appâter la cible.
    - Verciau misini jri gose rals iv Yozusk us zaist tave vilion.

A la mention du mot Yozusk, des grognements lointains se firent entendre, Hjalmar et Moloch cessèrent d'un coup leurs discussions et se cachèrent dans les feuillages. Un groupe de trois colosses protégés par une lourde chitine dotés de puissantes mandibules et de pinces préhensibles traversèrent la forêt en courant avec chacun une proie entre les pinces. Ils firent trembler le sol dans leur galop, passant non loin de nos deux espions en laissant des traces bien visibles sur le sol boueux. Visiblement ils rentraient de leur chasse et partaient pour nourrir leurs petits. Trois minutes passèrent après le passage de ces horribles créatures. Moloch souffla un coup, heureux d'avoir évité de peu un combat qui ne leur aurait pas été favorable... Cependant, quand il regarda Hjalmar et que ce dernier avait un immense sourire en observant les traces des Yozusk, il supplia le guerrier pâle du regard, comme pour le prier de trouver n'importe quelle autre idée que celle là. Pourtant lorsque Hjalmar le regarda, il hocha la tête comme pour lui dire que c'est cette idée là qu'ils allaient suivre et pas une autre.

Les deux protagonistes se mirent donc à suivre les traces de ces insectes géants en restant accroupis. Si Moloch avait le loisir de parler, sans doute traiterait-il son maître de fou furieux inconscient... Mais le séide du côté obscur n'en avait cure, il avait un plan et les murmures de la planète inhibaient toute forme de bon sens et de logique. Comme toujours il était persuadé de pouvoir tout accomplir. Il avançait à pas léger dans la forêt suivi de son allié... Un peu moins léger. L'adversaire était d'une rare dangerosité, il faudrait donc employer une dangerosité du même acabit pour l'appâter, ces Yozusk étaient donc l'occasion parfaite. Mais Hjalmar oubliait un léger détail... Pénétrer dans un nid de ces bestioles était du suicide.
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ImageEnvoyer une meute de Yozusk toute entière contre le Temple Noir, il fallait être un malade mental comme Hjalmar pour imaginer un plan aussi dangereux. Pourtant ça ne le décourageait à aucun moment de suivre les traces des insectoïdes géants, l'idée le faisait même dangereusement sourire à vrai dire. Moloch pour sa part était paradoxalement le plus dubitatif, même les Massassis ne se risquaient pas contre un nid entier de ces créatures. Son maître devait soit être fort, soit fou à lier... Les deux allaient souvent de paire après tout. Pourtant, malgré ce plan complètement dément, aucun des deux protagonistes ne disait le moindre mot. Le tonnerre et la pluie régnaient toujours en maître incontestés sur la jungle, seul leur écho servait de sinistre musique d'ambiance, il accompagnait la chasse furtive de Hjalmar et de son esclave. Un silence de mort pesait sur la forêt à ce moment précis, seuls les discrets mouvements du guerrier pâle et de son esclave ponctuaient le calme plat du lieu sordide... Jusqu'à ce qu'ils entendent des dizaines et des dizaines de grognements au loin. Les Yozusk et leur nid n'étaient plus très loin, ces sales bêtes devaient se repaître de leur proie et festoyer en grande pompe. Tant mieux, plus ils seraient concentrés, moins ils verraient la ruse de Hjalmar venir. Finalement après de longues minutes à traverser les marais, notre duo improbable trouva enfin le nid des créatures. Ils étaient une bonne dizaines, remuant leurs mandibules en rythme pour dévorer la chair tendre d'un petit Gundark à peine sorti du ventre de sa mère. Le spectacle était dédaigneux, ils grouillaient et s’agglutinaient au milieu d'une fosse remplie de chair avariée, de chitine et de mucus étranges.... Mais, non loin de ce chaos putride et infect, il y avait aussi un endroit où les œufs étaient entreposés. De gros ballons verts recouverts d'écailles grisâtres qui semblaient pulser à vue d’œil posés soigneusement les uns à côté des autres. Il y en avait une dizaine, en voler deux ou trois devrait suffire pour provoquer le courroux de ces bêtes extrêmement territoriales et agressives. Cependant pour accéder aux joyaux tant défendus, il faudrait d'abord réussir à s'en approcher sans se faire repérer, puis repartir avec avec toujours autant de discrétion. Toujours autant inhibé par les murmures de la planète corruptrice, Hjalmar se lança dans cette entreprise, faisant signe à Moloch de l'attendre là...

Il se suspendit au dessus de la fosse et s'y laissa tomber dans un bruit lourd. Aucun Yozusk ne se retourna, il étaient trop occupés à manger. Ce n'était pas le moment de souffler, le guerrier pâle longea le rebord de la fosse le plus silencieusement possible, regardant sous ses pieds pour être sûr de ne pas marcher sur un morceau de chitine ou sur un ossement qui craquerait et alerterait les environs de sa présence. Chaque pas s'enchaînait timidement avec appréhension, le moindre d'entre eux pouvaient être le dernier après tout... Cette danse lente et silencieuse avec la mort s'arrêta finalement lorsque le voleur arriva enfin non loin des objets de sa convoitise. Ils étaient là, tout prêt, le visage du guerrier s'illumina d'un sourire carnassier, il s'approcha avec bien moins de prudence et prit un, puis deux, puis trois œufs dans ses bras.

"Crac."

Incapable de contrôler sa force dans sa hâte, il avait maladroitement brisé l'un des trois œufs dans le processus. Tout le nid se tourna en direction du bruit avant d'observer Hjalmar avec un regard noir plein de colère. Les dix Yozusks hurlèrent de rage lorsqu'ils comprirent qu'un de leur progéniture venait de trouver la mort par la main de ce voleur. Ils chargèrent en direction du guerrier avec la ferme intention de lui faire payer son acte téméraire. Plus le temps d'être subtile, il fallait foutre le camp en vitesse ! La course du guerrier pâle fut rapide, anormalement rapide, ses pas étaient aidés et transportés par une puissance chaotique qui accélérait sa cadence et lui permit, de peu, d'esquiver la mort douloureuse par écrasement qui l'attendait. Ensuite cette énergie de pure frénésie permit aux voleur d’œuf de sauter anormalement haut et de sortir de la fosse en un unique bond. Sans prévenir, Hjalmar grimpa sur le dos de son esclave et le frappa avec ses jambes comme pour lui indiquer de courir. Moloch avait l'égo meurtri par une telle humiliation, mais lorsqu'il vit les créatures insectoïdes grimper en dehors de leur fosse avec agressivité, ses jambes et ses bras se mirent d'eux même à galoper à toute vitesse. Le voleur d’œufs et sa monture zigzaguèrent au travers de la forêt comme des dératés, esquivant les arbres et les lianes tout soulevant sur leur passage la boue et les herbes. Ils étaient poursuivis par un groupe enragé de Yozusk qui ne comptaient s'arrêter dans leur chasse que lorsque leurs œufs leur seraient rendus. Aussi, quelle ne fut la surprise de ceux qui gardaient le Temple Noir lorsqu'ils virent sortir des fourrés un Massassi chevauché par un homme pâle comme un linge portant deux lourds œufs sous ses bras, suivis de près par une armée de Yozusk déchaînés.

Dans la panique, les serviteurs de la Jen'Ari dégainèrent leurs sabres laser à lame rouge. Ils s'attendaient à devoir combattre ce mystérieux envahisseur avide de savoirs interdits et le défiaient de s'approcher, mais ce dernier se contenta de leur jeter les œufs à la figure avant de virer à droite pour contourner le temple. Les vingt apprentis déglutirent de tout leur être lorsque les œufs vinrent se briser juste à côté d'eux et que ces derniers furent suivis de très près par les Yozusk. L'affrontement fut sanglant et chaotique, un véritable tonnerre écarlate de sabres laser, d'éclairs de forces et de projections télékinétiques de rochers. Un combat sans merci entre zélotes de la Dame Sombre et forces de la nature colériques... L'affrontement fut si endiablé que Moloch et Hjalmar avaient quasi réussi à se faire oublier, et ils comptaient bien tirer parti de cet avantage. Sans un mot de plus, ils se glissèrent discrètement à l'intérieur du temple après l'avoir soigneusement contourné. La première étape avait été passée (quasi) sans faute, maintenant il fallait vaincre ce qui se trouvait à l'intérieur du temple.

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Nos deux protagonistes détalèrent comme des fous pour s'éloigner le plus possible des Siths et des Yozusk, ils ne regardaient même plus devant eux, ils se contentaient d'avancer à l'aveugle dans le noir corridor de l'entrée du sinistre bâtiment. Ils eurent l'impression de courir durant une éternité avant de finalement s'arrêter brusquement au centre névralgique de l'endroit. Le Temple Noir était un vestige de légende, un lieu de pèlerinage pour les Siths de cette galaxie au même titre que les tombeaux de Korriban et les forteresses de Ziost... S'y trouver était un privilège pour les séides du côté obscur, du moins c'est ce que ces derniers croyaient avant d'y poser les pieds. La planète en elle même était gorgée de côté obscur, mais le lieu à l'origine de toute cette haine résiduelle, c'était ce temple. Oui, un bâtiment aussi minuscule à l'échelle d'une planète était capable de générer tant d'obscurité, de rage, de colère. C'était ici que les murmures allaient et venaient, c'était ici que toute cette folie avait commencé, c'était ici que Hjalmar et Moloch se trouvaient. Le lieu était vide de monde, il y régnait un silence de mort, laissant aux deux rejetons de l'obscurité tout le luxe d'admirer l'architecture gigantesque et cyclopéenne des lieux. Ils étaient immobiles et bouche bée. Le regard du simple mortel se perdait dans les lieux, des milliers d'années à baigner dans le côté obscur avaient transformé ce temple à tout jamais. Hjalmar se sentait minuscule, oppressé par l'architecture non euclidienne de ce dédale de pierre.

Ses yeux écarlates étaient trompés par un jeu d'illusions et de tours de passe passe propres au côté obscur. Pour une raison étrange, le guerrier avait le sentiment que les escaliers ne menaient nulle part, que les couloirs se perdaient en tous sens et que l'architecture n'était jamais fixe, qu'elle se déplaçait et se mouvait subrepticement. Ici, les murmures étaient quasi audibles tant ils étaient puissants et insidieux. Les voix racontaient des histoires oubliées dans une langue interdite, parfois elles se mettaient à parler en basic pour ordonner au guerrier de faire des choses innommables, parfois même elles prenaient des tons de voix venant d'un passé que le combattant avait oublié. Paralysé au milieu de ce grand hall, Hjalmar était perdu, tout comme son esclave l'était, lui aussi. Peut être qu'en vérité ils n'auraient jamais dû se rendre en ce lieu... Dans un instant subi de frayeur, le guerrier regarda derrière lui, hésitant à rebrousser chemin, mais alors la terreur le saisit. Il n'y avait plus de sortie. C'est comme si la sortie n'avait jamais existé en fait, seul restait un mur qui semblait avoir toujours été là. Hjalmar avait-il perdu la boule au point de perdre les notions les plus simplistes de la réalité ?

    - Meistras... Tikurzi buti mes ?
    - ... Je n'en ai aucune idée.

Autour d'eux, des dizaines et des dizaines de couloirs s'ouvraient... Avaient-ils toujours été là ? A présent les deux pilleurs de tombes doutaient de chaque chose qui se trouvait dans ce temple, et pourtant ils ne venaient que d'en passer la porte. Où devaient ils aller, à droite ? A gauche ? Plus Hjalmar posait ces yeux sur ces statues inhumaines faites d'Onyx sanglant, plus la paranoïa s'emparait de son esprit. Par dépit, les deux explorateurs choisirent le chemin à droite, persuadés que choisir n'avait aucun intérêt. Ils prenaient à droite, puis à gauche, puis tout droit puis à droite... Il y avait un carrefour tous les dix mètres. Rien ne faisait sens, plus Hjalmar et Moloch l'arpentaient hasardeusement, plus il semblait improbable qu'un lieu comme celui ci puisse exister. Ils étaient tous deux persuadés d'avoir marché pendant des kilomètres, comme si ce bâtiment était un million de fois plus grand qu'à l'extérieur. Marquer son chemin ne servait à rien, tout ce que les deux hères laissaient derrière eux pour marquer leur chemin, il disparaissait la seconde d'après. C'était sans espoir...

La notion du temps échappait au guerrier. Depuis combien de temps errait-il ici ? Dix minutes ? Une heure ? Un jour ? Il était tremblant, fatigué et commençait à délirer, mais il continuait d'avancer. Il avait parcouru des dizaines d'escaliers allant dans les airs, vers les profondeurs, en biais... Ses pas l'avaient mené à des statues toutes plus morbides les unes que les autres, à tel point que, s'en même s'en être aperçu, Moloch n'était plus avec lui. Il cria, grogna, frappa les murs avec ses poings et se mit à courir en riant spasmodiquement avant de finalement déboucher sur le grand hall d'entrée. Il était arrivé de la gauche alors qu'il était parti de la droite... Il n'avait même plus la force de s'en énerver, il se posa contre une statue et souffla un coup, essayant de réfléchir à trouver un moyen sensé de sortir d'ici. Par dépit, il regarda en direction de là où il était arrivé pour la première fois... La sortie était réapparue ! Hjalmar fut pris d'une véritable vague de joie à l'état pur, mais soudain il constata que la grande porte de sortie était dirigée vers le plafond. Il se leva, curieux avant de s'avancer près de celle ci... Quand soudain, il entendit du bruit venir d'en haut. Surpris, il leva les yeux, c'était le première fois que quelque chose brisait le silence de mort des lieux. La désillusion s'empara alors de l'esprit du guerrier.

Hjalmar crut défaillir. Ce qu'il y avait plus haut, c'était lui et Moloch, à l'envers en train d'entrer dans le temple à toute berzingue, l'histoire se répétait, mais cette fois le guerrier était spectateur de sa future perdition. Il tenta de les prévenir, mais quand il prononça les paroles salvatrices, aucun son ne sortit de sa bouche. Il frissonna alors et agrippa sa propre gorge, comme pour y chercher le son qui était coincé au fond, mais rien à faire, rien ne voulait sortir, il désespéra... Il était seul dans cet enfer à se regarder se perdre dans ce lieu maudit sans queue ni tête, impuissant face à sa propre perte. La cassure fut si intense que dans un moment de pure faiblesse, un être aussi dur à cuire que Hjalmar se retrouva à pleurer de désespoir face à une telle ironie. Il ne comprenait plus rien, il n'avait plus la force d'avancer, il voulait juste que ça s'arrête... Le temple lui répondit. Les visions cauchemardesques laissèrent place à l'horreur, la pierre du temple changea de couleur. La froideur de la pierre d'onyx teintée de vert laissa place à la chaleur étouffante de la chair rouge. Cet océan sanguin et organique gagnait tout le temple, bientôt, Hjlamar se retrouva complètement submergé sans rien y comprendre. Il se débattit, dégaina son épée osseuse et frappa cette masse de chair. Il comprenait alors que le temple n'était pas qu'un simple lieu du côté obscur, c'était un artefact maudit doté de ses propres règles physiques et de sa volonté propre. Un démon carnassier qui dévorait ceux qui avaient l'audace d'y entrer. Il refusa de se faire dévorer, sa peur disparut peu à peu pour laisser place à une implacable volonté de vivre. Si ce temple était vivant, il avait forcément un point faible ! Au moment exact où le combattant reprit confiance, le temple cessa d'essayer de le dévorer. La chair, les os et le sang se dissipèrent pour revenir à l'état de pierre. Une voix s'éleva alors dans les ténèbres et appela Hjalmar... Ce n'était pas celle de Moloch.

    - Vous pouvez m'entendre ? Pitié, répondez moi, cela fait des années que personne ne m'entend !
    - Je crois bien que je vous entend... Qui êtes vous ? Demanda Hjalmar à cette nébuleuse et caverneuse venue de nulle part.
    - Quelqu'un qui m'entend enfin !!! Formidable... Je... Je suis enfermé ici depuis des milliers d'années, j'ai besoin d'un porteur pour sortir.
    - Où êtes vous ?
    - Il n'existe pas de "Où" dans le temple... Vous devez suivre ma voix et me retrouver. Libérez moi et nous sortirons tous les deux d'ici vivants, je connais un moyen de sortir.
    - Et qui me dis que vous n'essayez pas de me doubler ?
    - Connaissez vous une autre façon de sortir ?
    - ... Soit. Je vais essayer de vous trouver.
    - Faites attention. Vous n'êtes pas la seule âme perdue à s'être égarée dans le temple. Une créature mangeuse d'hommes est ici... Elle a perdu la raison et ne peut pas m'entendre, elle est persuadée qu'en dévorant ceux qui se perdent ici, elle finira par trouver la sortie.
    - C'est une blague... ?

Pour seule réponse, Hjalmar entendit soudain un bruit sinistre. Un enchaînement de pas anormalement rapides accompagnés de bruits gutturaux ignobles et d'une respiration saccadée. Ces sons étranges et effroyables venaient d'au dessus de lui. Soudain quelque chose tomba sur la tête du guerrier à grosses gouttes. Paniqué, incapable de se retourner par peur d'affronter la réalité, Hjalmar toucha sa tête pour constater que ce qui arrosait sa tête, c'était du sang. Il n'osait pas bouger, il sentait son souffle dans son cou. Il prit un instant pour rassembler son courage, puis, animé par un instinct de survie toujours plus puissant, il se mit à courir comme un dératé droit devant lui, refusant toujours de se retourner et de voir la créature ignoble qui était sur ses talons... La course poursuite contre une mort imminente avait démarré.
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La gardienne démente du dédale à l'odeur cadavérique et à la voix monstrueuse avait trouvé sa proie. Hjalmar n'avait pas le loisir de se retourner pour la regarder, il devait fuir, et vite. Chaque pas qu'il enchaînait était une question de vie ou de mort, chaque seconde qu'il passait ici pouvait signifier la fin du voyage. Le séide du côté obscur suivait la voix du mystérieux prisonnier amical, toute son attention y était focalisée, il ne s'arrêtait jamais de courir, il ne se permettait pas le moindre répit. La force obscure présente en ces lieux enveloppait ses jambes et les accompagnait dans leurs mouvements rapides et ininterrompus, elle accélérait drastiquement leur vitesse et effaçait en elles la fatigue. La proie se déplaçait vite, mais la prédatrice aussi était rapide. Elle grimpait aux murs, au plafond, se propulsait de parois en parois comme un insecte bondissant, sa peau livide recouverte de sang et de nécrose produisait des sons ignobles à chaque atterrissage, chaque réception contre un obstacle. Hjalmar n'était pas un exemple de propreté, quand on vivait dans la jungle on devait sacrifier un peu de son confort... Pourtant la pestilence que dégageait son agresseuse était tout autre, elle transmettait la senteur d'un millier de carcasses, chaque bouffée d'air que Hjalmar respirait était nauséabonde, le faisait tourner de l’œil. Cette chose ne pouvait être humaine, il devait s'agir d'une bête, d'une bête affamée, d'une créature de l'obscurité, une abomination née d'un esprit malade... Inconsciemment, le séide voulait tout autant échapper à sa mort qu'à la vérité effrayante qui le poursuivait à grand pas au travers de ce labyrinthe psychédélique.

Le chasseur et le chassé traversaient ensemble des milliers de couloirs, des centaines d'escaliers ne menant nulle part... Le temple sans sens avait été passé au peigne fin un nombre incalculable de fois, pourtant chaque pièce n'était jamais la même, les étages et les couloirs se multipliaient, se subdivisaient et changeait à loisir. Ce qui était à l’œuvre dans ce lieu maléfique se donnait à cœur joie pour brouiller les sens des deux âmes damnées et pimentait la course poursuite avec toujours plus de virages et de croisements. Rien ne faisant sens, mais à ce stade, Hjalmar n'en avait plus vraiment grand chose à faire. Il avait intériorisé l'idée que cet endroit était conçu pour le rendre fou, aussi ne se poserait-il plus aucune question. Il avancerait jusqu'à sa seule issue avec une dévotion quasi religieuse, et RIEN ne l'interromprait sur ce chemin, pas même la chose qui le poursuivait, pas même ce temple de malheur ! Seule la voix comptait, seule la voix persistait et incarnait peut être encore la seule chose qui faisait sens au milieu de ce chaos non euclidien. La voix guidait le guerrier dans cet enfer, lui servait de phare au milieu des ténèbres.

    - Est-ce encore loin ?! Criait Hjalmar, à bout de souffle.
    - Vous touchez du doigt mon tombeau... Tenez bon et résistez à la Sith déchue qui vous poursuit.
    - Une Sith déchue ?!
    - Parles tu seul ? As tu toi aussi succombé à la démence ? Demanda une voix sinistre juste derrière le guerrier.

La surprise de Hjalmar le fit trébucher sur le coup, il tomba, roula sur lui même quelques secondes sur le sol poisseux puis s'arrêta violemment contre un mur. La douleur irradia dans son dos avant de se transmettre dans le reste de son corps... Le choc n'avait pas été agréable, mais aucun os n'avait été brisé, du moins le guerrier l'espérait. Pas le temps de s'en inquiéter, car voilà que quelque chose, ou quelqu'un, l’agrippa à la gorge pour le surélever à hauteur de visage. A cet instant précis, Hjalmar eut tout le loisir de dévisager la chose ignoble qui lui faisait face... Une chose monstrueuse au visage pourtant humain. Sa vitalité était indéniable, son corps aux élégantes courbes était bien en chair, cependant la façon dont cette abomination se comportait et bougeait retirait toute forme de sensualité à ce corps pourtant quasi nu. Son regard était d'une obscurité écarlate quasi aussi étouffante que celle de Hjalmar, ses cheveux étaient gras, d'une longueur incalculable, sales et livides, ils se déplaçaient le long de son corps en suivant des motifs horribles qui donnaient à cette masse capillaire des airs de pattes d'araignées. La peau de cette femme sauvage était grise, verdâtre, parsemée de tatouages étranges et salie par du sang caillé et des morceaux de chair putréfiée... De la chair qui n'était pas la sienne. Le long de ses lèvres noires coulait d'ailleurs un filet de sang... Du sang qui n'était sans doute pas le sien non plus... Évidemment qu'une chose aussi inhumaine serait cannibale, la voix l'avait énoncé précédemment. Hjalmar avait eu du mal à se l'admettre, mais la chose qui le suivait n'était pas une bête, à son grand désarroi, c'était bien une femme, utilisatrice de force, autrefois humaine qui le tenait par la gorge avec une force herculéenne. Il avait peur et n'avait aucune idée de comment s'échapper. Il faut dire que le guerrier n'était pas au sommet de sa force mentale, le temple avait fait tomber bon nombre de ses défenses, il était à la merci de cette Sith, à présent.

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    - Qui... Êtes vous... ? Demanda Hjalmar en respirant tant bien que mal malgré qu'une main crasseuse serrait sa trachée.
    - Je suis Darth Vkoh, dernière ombre de Dromund Kaas et régente de ces lieux en l'absence de mon maître... Et toi, étranger ? Encore un Sith prétendument Darth ?
    - Votre maître... ? Vous voulez dire que quelque part dans cette galaxie il y a quelqu'un d'encore plus puant et fétide que vous... ? Hjalmar ricana nerveusement, mais avec difficulté.
    - Aies plus de respect quand tu parles de la Dame Sombre de tous les Siths, vermine, et répond à ma question.
    - Je suis Hjalmar, je ne suis ni Sith, ni Jedi Noir, ni Inquisiteur, ni rien du tout... Je suis un guerrier de l'obscurité qui va quitter cette planète.
    - Non... Tu ne quitteras jamais cet endroit. Tu vas me nourrir, et ta force me permettras de trouver la sortie. C'est dommage, tu es un homme plein de vitalité et de chair, mais ton emprise sur le côté obscur est si minime... Encore un potentiel gâché à rajouter à ma liste. Enfin... A défaut de m'opposer une quelconque résistance, tu seras un long et bon repas, termina-t-elle en montrant les crocs.

Ne pouvant retenir plus longtemps sa faim gargantuesque, Vkoh mordit l'épaule de Hjalmar à pleines dents pour découvrir le gout de sa chair pleine de muscles et gorgée de sang. A cet instant précis, la peur et la panique du guerrier laissèrent place au plus barbare des instincts de survie, la douleur était indescriptible, il cogna son adversaire dans le ventre par réflexe, lui coupant le souffle. La cannibale baissa sa tête et lâcha sa proie, manquant de s'étouffer avec le sang de sa victime, elle se prit alors un coup de genou dans la mâchoire puis se fit attraper le visage à deux mains. Dans un cri de rage, les yeux du séide, se trouvant à quelques centimètres à peine du visage de la seigneure Sith, s'illuminèrent d'un éclat sanglant qui força Vkoh à fermer les yeux de douleur... Hélas elle ne fut pas au bout de ses peines, car un coup de boule vint achever la manœuvre du guerrier qui, profitant que son adversaire soit sonnée, dégaina sa dernière épée osseuse et frappa droit à la tête de la Sith, espérant l'achever avant qu'elle ne puisse récupérer... Hélas, une lumière écarlate incandescente trancha l'arme de fortune en deux parties égales, laissant définitivement Hjalmar sans défense. Le guerrier reconnut immédiatement la lueur d'un sabre laser, une lueur qu'il n'avait plus vu depuis au moins une décennie, mais dont il ne connaissait que trop bien la redoutable efficacité. C'est donc avec une épaule en sang, sans aucune arme, poursuivi par une seigneure Sith en pleine possession de ses moyens que notre protagoniste se remit à fuir, à nouveau saisi par une frayeur inégalée... Plus son expédition dans le temple avançait, plus ses chances de l'emporter chutaient.

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Cette folle avait enfoncé ses crocs très profondément dans la chair du guerrier, elle n'avait pas eu le temps de l'arracher, heureusement, mais la douleur restait palpable et profonde, à tel point que le muscle avait été touché, la douleur forçait donc Hjalmar à mobiliser son bras le moins possible... Hors, supporter le poids de son propre bras lorsque l'on courrait au travers des couloirs du temple noir depuis maintenant de longues minutes, ça pouvait fatiguer. Plus les longs murs de pierre se succédaient, plus la vision du pourchassé se floutait. La tête du combattant était à demi fonctionnelle, elle brassait des idées incohérentes et chassait les pensées logiques à mesure que la fatigue, physique comme mentale, prenait de plus en plus de place. L'esprit malade de Hjalmar manquait de défaillir, tout comme ses poumons qui ventilaient peu à peu. Son corps taillé pour la chasse et le combat s'approchait de sa limite... Il n'allait pas y arriver, il n'attendrait jamais la position de la voix, il se ferait dévorer vivant par cette créature se prétendant humaine, puis son existence même serait oubliée, il n'accomplirait rien, serait condamné à une infinité de rien...

Alors que ses pensées pleines de désespoir se succédaient sans cesse, le sol de pierre devint à nouveau rouge, le plafond se recouvrit de longues et tortueuses rangées de dents, les murs prirent la texture et l'apparence de la chair. Ironique qu'un temple sensé être un lieu de pèlerinage pour les Siths était pensé pour tuer les dévots qui le traversaient, même les seigneurs... A moins que. Cette dame, était-elle réellement une Sith, suivait-elle réellement les préceptes de l'ordre ? Et Hjalmar, qui était-il ? Les Siths étaient les dévots du côté obscur, ils s'étaient dévoués à le comprendre, le maîtriser, le contrôler afin de l'utiliser comme une arme au service de l'ambition et du changement. Ceux qui le refusaient, comme les Jedi, étaient vus comme des faibles et des couards, ceux qui se laissaient consumer par ce dernier devenaient des monstres... Comme Vkoh. Son cannibalisme et sa folie avaient pris le pas sur son ambition, et elle n'était à présent que l'ombre d'elle même, tout juste bonne à se perdre indéfiniment dans le labyrinthe du temple. Ce temple n'était pas un piège, c'était un test. Chercher à se surpasser en permanence pour mettre son pouvoir au service de son ambition... Peut être était-ce ça, la voie du Sith, peut être était-ce à ce but qu'aspirait Hjalmar sans le savoir. Alors qu'il comprenait enfin la vérité et la logique de cet endroit, sa vision vira au noir, et enfin il eut droit au repos du brave. Il s'écroula sur le sol en ricanant compulsivement, oubliant tout ce qui l'entourait, prit dans une euphorie totale...

Le réveil ne fut cependant pas des plus agréables... La pierre froide et humide du temple était une fois encore la seule chose qui l'entourait et le cloisonnait, il ne s'était pas encore échappé. Cependant, il fut surpris de ne pas sentir l'odeur infâme de la maléfique Vkoh derrière lui, la Sith semblait s'être volatilisée, en tous cas pour l'instant. Il se leva donc et contempla le lieu singulier qui lui servait de chambre à coucher. C'était une chambre funéraire dont les portes de pierres étaient fermés... Au centre de ce lieu de rite rempli de parchemins écrits en une langue inconnue et de statuettes païennes, il y avait une gigantesque statue cyclopéenne à l'apparence abjecte qui regardait avec un air inquisiteur le sarcophage qui se trouvait à ses pieds. Un sarcophage de pierre recouvert de sang caillé, de tissus pourris et de gravures sinistres. Mais, au milieu de ce sarcophage trônait un objet qui attira la curiosité et la convoitise de Hjalmar... Une magnifique épée d'un autre âge à la lame courbe et ouvragée, le temps n'avait pas eu raison d'elle pourtant. Pas une seule once de rouille sur sa lame, pas une seule poussière sur sa garde, elle avait du vécu, en témoignait les quelques traces d'usure et de combat, pourtant elle semblait prête à faire couler le sang encore un millier de fois. Elle murmurait au guerrier de la porter, de l'utiliser.

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Enivré par le pouvoir que l'arme dégageait, Hjalmar ne put se retenir, il attrapa l'arme d'une main assurée et la hissa au dessus de sa tête, pointant le ciel avec un grand sourire... Qu'il était bon d'avoir entre ses mains une arme solide qui ne se briserait pas au moindre coup, un instrument de mort fait de fer forgé parfaitement équilibré à la lame tranchante et affutée. Mais il y avait quelque chose de plus, le combattant était grisé par quelque chose qui était propre à cette arme, elle semblait légère comme une plume, rapide comme l'éclair et aiguisée comme un rasoir, elle transmettait une euphorie malsaine à son porteur. Il n'arrivait plus à la lâcher, et à vrai dire il ne voulait pas la lâcher, il mourrait d'envie de l'essayer sur quelqu'un. Et c'est alors qu'il comprit, et qu'il put enfin le voir de ses propres yeux. L'homme qui l'avait guidé jusqu'ici, l'esprit encore lucide au milieu de ce temple fou furieux... L'ancien détenteur de l'épée.

L'esprit Sith sortit de son sarcophage en flottant au travers de ce dernier et poussa un rire satisfait, le rire de quelqu'un qui redécouvrait la liberté après un emprisonnement bien trop long. Il était composé d'une matière éthérée semblable à du brouillard, un brouillard écarlate teinté de noir aux yeux luminescents... Puis un semblant de forme physique se détacha de cette brume cauchemardesque. Peut être fut-il humain autrefois, mais son apparence physique laissait suggérer que le côté obscur l'avait profondément changé, jusqu'à altérer son physique en profondeur. Sa peau était épaisse et plaqueuse, pareille aux carapaces des Massassis, blafarde, veinée de noir, détruite par le temps et la corruption... Ces plaques mi charnelles mi osseuses étaient si omniprésentes qu'elles avaient formé une couronne abjecte autour du crâne du vieil homme. Ses longs cheveux blancs pendaient à l'arrière en une gigantesque queue de cheval, accompagnant sa cape rouge jusqu'à ses pieds. Et là, au milieu de son torse, trônait une imposante cicatrice de grande taille, proche de la nécrose. Il se présenta face à Hjalmar avec un sourire. Le combattant recula d'un pas, prenant une posture défensive, prêt à frapper en cas de gestes briques, oubliant la nature spectrale de son interlocuteur, cela arracha un rire au vieux Sith qui engagea alors la conversation.

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    - Tu as donc réussi à me trouver... Tu es peut être plus fort que je ne le pensais, après tout. Baisse ton arme, elle ne te servira à rien contre moi.
    - Si elle ne peut pas vous blesser, pourquoi ne pourrais-je pas la laisser levée ?
    - Car il n'est jamais bon d'offenser un esprit du côté obscur, petit effronté.
    - ...Ce n'est que partie remise... Hjalmar baissa son arme. C'est vous qui avez élaboré ce temple ? Demanda-t-il en serrant les dents.
    - Non... La dégénérescence de cet endroit a eu lieu bien avant moi, je ne fais que profiter de ses règles pour me préserver de l'extérieur.
    - Comment est-ce que ce temple est devenu ainsi ?
    - Les esprits Sith qui vivaient autrefois ici ont fini par être absorbés par le temple... Ils sont devenus une conscience collective enfermée en ces lieux qui se nourrit des faibles pour subsister, ils ont tout pouvoir ici et tordent les règles de l'espace et du temps à loisir.
    - Vous ne faites pas partie de cette conscience collective on dirait, comment avez vous résisté à l'appel du temple ?
    - J'ai réussi à lier mon esprit à quelque chose de plus... Puissant qu'une simple dépouille fragile et temporaire, quelque chose de plus résistant et durable.
    - ... L'épée que je tiens entre mes mains.
    - C'est exact, cette épée est la clé de mon immortalité, et la clé de ton évasion... J'ai trouvé cette arme dans un tombeau de Korriban lorsque j'explorais ces derniers en quête de savoir. Sa structure semble usée, simple et fragile, mais la réalité est tout autre, elle résiste à tout, même aux lames des sabres laser. Cette épée te montrera le chemin jusqu'à l'extérieur. Maintenant va, et sors nous d'ici, guerrier.
    - ... Bien, mais si jamais je réussis à sortir d'ici, ne comptez pas vous en tirer à si bon compte, j'ai tout un tas de question à vous poser. Je me doute que ce genre d'arrangements n'est pas gratuit, surtout venant d'un être aussi vieux et perfide que vous.
    - Ahahahahahahah ! Le rire du vieil homme était encore une fois un rire mauvais. Sors nous d'ici plutôt que de me défier, vermisseau.
    - J'y compte bien, vieillard.

Que ça soit avec son esclave, avec la cannibale ou avec cet esprit Sith, Hjalmar restait fidèle à lui même : Arrogant, froid et irrévérencieux. Pourtant il allait devoir coopérer avec cet être sans doute vieux de milliers d'années, et le traiter ainsi ne risquait pas de bien finir une fois dehors. Un détail auquel le séide ne pensait même pas, lui qui n'avait foi en rien ni personne. Pour l'instant, quitter les lieux était la priorité... Avec un peu de chance, le chemin se ferait sans encombre jusqu'à la sortie, mais ça serait oublier Vkoh et sa faim insatiable qui était toujours en chasse. En un mot comme en cent, le guerrier de la jungle n'était pas au bout de ses peines.
#38553
Lorsque l'on provoque les ténèbres, ils finissent toujours par répondre à l'appel.


Un petit ricanement se perdant dans le dédale. Une pierre qui roule sur le pavé moussu. Le clapotement hâtif d’une démarche infantile. Une ombre fugace dans le coin du regard. La Sith était dans son berceau, dans le sanctuaire de sa décrépitude. Seigneur mortuaire de ses lieux, du village en contrebas du temple et de la planète tout entière. L’ombre était son foyer et les ténèbres lui obéissaient. La proie cherchait son salut, courant à en perdre haleine dans le labyrinthe de sa citadelle. Citadelle dont le chemin ne cessait sans cesse de bouger ? Non, mais emprunt d’une si puissance aura obscure que l’on en perdait tout sens de la réalité. A l’intérieur de ces murs régnaient une Force si noire et si compacte que la réalité s’en trouvait altérée. Ebréchée en son point centrale et diffusant ses tentacules morbides sur le cerveau de ses victimes. Nul ne pouvait ignorer la sombre emprunte laissée par cet endroit, inaltérable et immuable. C’était là le pouvoir du côté obscur.

Vkoh lui était apparue et avait gouté sa chaire. Elle avait croqué et extrait le liquide de vie, chaud et exaltant. C’était une sensation si ancienne que sa simple évocation au travers de son palais avait fait remonter une myriade de sentiments. Depuis bien longtemps maintenant, elle retrouvait un statut perdu, celui de chasseuse de vie. Alors elle l’avait suivi dans les ombres, s’enveloppant dans une aura ténébreuse la rendant imperméable à l’œil nu. Elle avait rampé comme un prédateur serein et concentré tout le long de sa folle course, soufflant dans son esprit quelques horreurs pour l’en faire perdre sa voie. Du moins la voie qu’il s’était fixée, la voix du temple, la vraie, ancestrale et puissance, était seule maîtresse de la destination de chacun de ses sbires. Vkoh n’en était que l’émissaire le plus pure, mais sûrement pas la décideuse. Aussi l’avait-elle suivie jusque dans l’alcôve où gisait là le sarcophage d’un ancien locataire de la planète. Un des nombreux encore vie, même après la mort. Car pour la plupart, Vkoh les avait mangés. Dévoré comme des boules de chaire, elle avait supprimé leur essence spirituelle. La peur s’était diffusée dans l’esprit et le corps de tous les êtres sensibles de cette planète. La peur de sa faim.

Sans un bruit, le monologue lui arriva jusque dans les tympans. Elle put en percevoir les subtilités, bien que l’interlocuteur semblât muet. Vkoh se tourna vers ce qui ressemblait à ses cheveux, de longues et fin fils noirâtre, s’échappant des pores de sa peau. Ce dernier se leva à son regard et se dodelina d’avant en arrière, en réponse à sa conclusion. Elle étira son sourire funeste et porta son regard à la relique découverte, sans aucune forme d’envie. Non, elle convoitait quelque chose d’autre, perdu dans le monde onirique de songes, invisible à sa vue. Invisible, et pourtant qui venait de se trahir.

Dans un seul bon, elle se propulsa dans la pièce, laissant derrière elle un trait ténébreux comme la queue d’une étoile filante. La Sith heurta l’esprit réveillé, ou plutôt l’espace où il devait se trouver. Tous deux heurtèrent lourdement le mur et petit à petit dans un fracas de tous les diables. Petit à petit, les couleurs ressurgirent de la créature, ponctuant l’invisible d’une opaline blancheur. Une peau marquée par les combats, par la soumission et l’abandon au côté obscure.

« Tu aurais dû rester endormi. »

Se tenant sur lui, Vkoh lui attrapa le cou et d’un seul geste, le leva par-dessus son épaule, collé au mur. Le prétendu seigneur noir essaya en vain d’y déloger la main, cherchant un peu de cet air futile dont il fut privé depuis si longtemps. Il se débattait, gazouillait, tout comme un enfant en manque de repère. Il se perdait dans sa propre douleur. Vkoh se retourna alors vers la seule personne étrangère à ses lieux et étira un grand sourire derrière ses cheveux noirs, plaqués en cascade sur son visage. Elle leva son index jusqu’à sa bouche et lui signifia de ne faire aucun bruit. De son autre main, l’étreinte fut desserrée et le seigneur Sith tomba à genoux. Dans une démarche presque sensuelle, la gamine fit le tour de son homologue, laissant traîner sa main sur ses épaules, son crâne dénué du moindre poil, puis de son dos. Une fois derrière lui, elle fit glisser sa main droite sur sa nuque, son pectoral puis vers l’autre. Et comme un piège qui se referme, raffermit sa prise autour de son cou pour le remonter jusqu’à sa hauteur. Son regard crépusculaire se tourna une ultime fois vers l’humain.

« Le côté obscure t’as conduit à cette lame. Et il n’est pas dans sa nature de se soustraire au partage. Que t’a-t-il dit ? Qu’il ne pouvait être terrassé par cet objet ? »

Elle ricana et ses cheveux s’agitèrent comme deux tentacules animés et vibrantes d’une aura si noire que l’on avait du mal à les discerner dans la folie de cet endroit. Les deux appendices dansèrent au-dessus d’eux et leurs extrémités se transformèrent petit à petit en pointe insidieuse. Lentement et avec une malice non dissimulée, ils s’enfoncèrent dans le corps de l’esprit Sith, perforant le torse et le ventre. Il hurla et agita les mains pour tenter de l’y déloger, mais en vain. Ses mains passaient au travers de cette fumée démoniaque, alors que cette dernière s’enfonçait toujours plus loin dans son corps. Sans lâcher son regard de l’homme à l’épée courbée, elle murmura au creux de l’oreille de son prisonnier.

« Tu vas mourir. »

Elle mordilla son oreille quelques secondes et d’un coup sec la lui arracha, redoublant les cris de détresse du seigneur. Vkoh cracha le morceau de chaire au pied du Sith.

« Toi, tu as une chance de nous terrasser tous les deux, de nous embrocher, de faire de cette épée ta propriété. De régner avec elle sans partage. Alors fais-le. Prouve au côté obscure que tu es digne de prétendre à cette épée. »
#38563
Le guerrier de la jungle observa attentivement le spectacle dédaigneux qui se déroulait sous ses yeux avec un air toujours aussi impassible qu'à l'accoutumée. Peut être était-ce le sentiment de toute puissance accordée par la lame maudite qu'il tenait fermement entre ses doigts, mais pas la moindre peur n'obscurcissait son esprit à ce moment précis. Ce vieillard n'était pas son allié, il n'allait pas l'aider simplement car ils avaient mis en place un semblant de marché. Hjalmar n'avait fait confiance à personne depuis qu'il était coincé sur cette planète de malheur, il n'allait pas commencer aujourd'hui. Il regarda Vkoh dans les yeux avec un léger sourire... Malgré sa folie à l'état pur, il y avait une forme de respect qui se tissait entre le guerrier de la jungle et l'affamée gardienne du temple. Elle ne s'écrasait devant personne, pas même devant les Siths d'antan. Cette mentalité plaisait au jeune sensitif. Il regarda alors l'oreille du vieil homme atterrir devant lui avant de disparaître dans un brouillard écarlate. Pouvait-on réellement tuer un spectre ? Visiblement, Vkoh l'invitait à tenter sa chance avec le sourire aux lèvres, attendant de voir si le séide avait la trempe d'un vrai guerrier. Hjalmar attrapa fermement sa lame et s'approcha du vieux seigneur et de sa geôlière d'un pas décidé.

    - Attends ! Crois tu vraiment qu'il soit judicieux de me tuer ? Si jamais tu agis ainsi, tu seras seul face à cette cannibale !
    - Vous n'êtes pas vraiment d'une grande aide pour l'instant, même moi je me défendrai mieux.
    - Sans même parler de ça, qui t'instruiras le côté obscur ? Qui t’indiquera comment quitter cette planète ?!
    - Je me suis très bien débrouillé seul jusque là, je peux continuer sur ma lancée.
    - Crois tu que les Siths fonctionnent ainsi ?! Il y en aura toujours deux au bout du compte, le maître et l'apprenti. En te risquant sur la voie du solitaire tu n'accompliras rien.
    - Je ne suis pas un Sith jusqu'à preuve du contraire.
    - Tu penses ne pas en être un car cela t'allège la conscience de penser que tu n'es pas comme les inquisiteurs qui ont tué tes parents, rigola alors le vieux seigneur. Mais en vérité, depuis que tu cherches à quitter cette planète, tu es paradoxalement de plus en train d'arpenter la voie du Sith. Tu ne rêves que de grandeur, d'exercer ton pouvoir sur autrui et de faire payer à la galaxie ce qu'elle t'as fait, tu t'imagines déjà comme le prochain Sith'Ari, comme un enfant à qui on a donné son nouveau jouet, hurla-t-il alors de rire.

C'en était trop, le rire maniaque du vieillard s'arrêta d'un coup sec lorsque, avec un visage aux dents serrés et aux yeux exorbités, Hjalmar enfonça son épée dans le ventre du fantôme et, par la même occasion, dans le ventre de Vkoh. Le guerrier avait agi d'instinct, son bras était guidé par une volonté supérieure à la sienne, une volonté de haine et de colère. Le spectre hurla alors dans son agonie en un cri qui fit vriller les tympans de Hjalmar puis se dissipa en un étouffant nuage pourpre. Le nuage spectral se transforma ensuite en un gigantesque cyclone dont l'épée de Hjalmar était l’œil. L'épée avait dévoré le fantôme, l'avait enfermé dans sa lame... A présent plus un bruit ne régnait sur la salle, le guerrier se tenait seul face à Vkoh dont la plaie béante dans le ventre laissait couler un long filet de sang jusqu'à ses pieds. Le combattant poussa un long soupir de satisfaction, enfin un peu de silence... Il plongea alors son regard dans les yeux de celle qui avait encore un droit de vie et de mort sur lui.

    - Et maintenant, Vkoh ? Demanda-t-il avec un sourire satisfait.
#38577
Les menaces eurent tôt fait de revigorer la futile débâcle du seigneur noir. Priant son nouveau possesseur de lui laisser la vie sauve, lui qui en était privée. Les négociations continuèrent ainsi, tandis que le guerrier armé débattait face à un esprit en manque d’argument, maintenu par Vkoh qui n’avait tarit son sourire dément. Révélation sur son passé, entraînement et destinée furent finalement les derniers arguments avancés par l’esprit. Vkoh décida d’intervenir à ce moment-là, bien peu encline à plus de patience.

« Fais-le ! »

Et l’épée dans un mouvement d’estoc, trouva son chemin dans l’ectoplasme, puis dans la chaire tendre de la Sith. Lui jeta son cri le plus horrible, tandis que son âme déchirée se brisa en une myriade de petites étoiles scintillantes, avant de s’évaporer dans une danse macabre. La fumée virevolta un moment et s’enroula autour de l’épée, de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’il ne reste rien d’autres que la pénombre du temple. Les flammes violacées du temple furent les derniers témoins de cette apparition et leur crépitement fut le dernier vestige d’un silence pesant. Vkoh avait légèrement reculée sous l’impact mais n’avait produit aucun son quand la douleur vint irradier son abdomen. Non, elle fut trop concentrée à regarder s’évanouir les dernières lueurs de l’esprit. Ce n’est que lorsque le silence fut complètement revenu qu’elle prit le temps nécessaire à l’inspection de sa blessure. Une entaille fine mais profonde, dont elle tira les bords pour y voir l’intérieur, laissant la marée sanguine se déverser sur ses hanches et le long de ses jambes. Du sourire, il ne resta qu’une mine impérieuse.

« Maintenant ? »

Elle s’approcha de lui et posa sa main ensanglantée sur son visage, lui laissant sa marque du menton jusqu’au front.

« Le pouvoir … C’est une bien triste finalité qui pousse les hommes à s’entre tuer. C’est totalement débile. Si tu es arrivé jusqu’ici, ce n’est que parce que la Force t’y à conduit. Les seigneurs Sith de ce temple, je les bouffe parce qu’ils sont assoiffés de pouvoir, parce qu’ils ne sont que des reliquats d’un passé révolu. »

Vkoh lécha le dos de sa main et en cracha le sang. Elle se détourna vers le couloir d’entrée et d’un mouvement de main, réassembla les méandres à sa convenance.

« Je ne vais pas te tuer, car telle n’est pas sa volonté. Mais sache que ce temple est mon domaine de régence, et que tu te trouves sur ses terres. Alors si tu es venu jusqu’ici pour cette épée, va-t’en désormais. »

Elle posa les mains sur ses hanches et se retourna vers lui, la jambe désormais totalement recouverte de son sang. Son regard d’ébène, ombragé par la pénombre et à peine visible se planta dans celui de son interlocuteur.

« Mais si tu veux détruire la galaxie, lui faire payer pour ton passé, l’éviscérer et la faire saigner ! Si tu veux tout cela, alors tu es au bon endroit. »

Vkoh renifla l’air et leva la tête, prenant une grande inspiration tout en fermant les yeux. Ses cheveux semblèrent frémirent, vibrer sous la danse d’un vent inexistant. De nouveau, elle fit face au noir dédale et tomba à quatre pattes. Elle renifla de nouveau, cherchant une piste comme l’aurait fait un canidé entraîné. D’abord le sol, puis les murs, laissant derrière elle les marques de son sang.

« Maintenant… »murmura-t-elle, « j’ai faim ! Et il y a autre chose qui rôde dans le coin. »

Foulant le sol tel un serpent, elle avançait avec précaution, son regard cherchant dans l’obscurité comme en plein jour, prenant quelques inspirations de temps à autre. La chasse pouvait reprendre.
#38780
Le sourire satisfait de Hjalmar disparut bien vite pour laisser place à une mine froide comme la glace... Ce qui lui avait plu chez Vkoh avait disparu en un instant. Elle prétendait trouver le pouvoir en tant que finalité une idée stupide et méprisable, mais c'était elle qui se retrouvait prise dans une éternelle spirale. Des fantômes de force, il y en avait des milliers ici, elle pourrait passer sa vie à se goinfrer d'âme jusqu'à s'en faire exploser le ventre, sans jamais sortir d'ici. Elle n'était pas prisonnière de ce lieu involontairement, c'était elle qui s'était enchaînée à ce lieu. Sa faim la pousserait donc à éternellement se goinfrer sans que jamais ne lui vienne l'idée d'aller plus haut, chercher plus loin. Hjalmar ne savait pas si les Siths d'antan étaient stupides, mais l'hypocrisie de cette créature lui irritait les narines... Elle aussi avait succombé à Dromund Kaas. Raison de plus pour en foutre le camp le plus vite possible. Rester accroché au passé ou chercher à le tuer... C'était au final le même poison. Il ne prit donc même pas la peine de lui répondre.

Il se contenta simplement de regarder son épée... Il ressentait sa lame au travers de tout son corps, comme si cette dernière était une extension de son propre bras. Cela n'était pas pareil que de tenir un sabre laser, pourtant les sensations se ressemblaient énormément... La main de Hjalmar serra fermement le manche de l'outil de mort, et il comprit le chemin qu'il devait emprunter pour retrouver la sortie. Il marcha alors, solitaire, dans les immenses couloirs, laissant la bête affamée disparaître et se perdre dans sa quête sans fin de nourriture spirituelle. Si le guerrier de la jungle avait effectivement besoin d'un maître, ce n'était pas elle qui allait l'aider à progresser. Il traversa calmement les couloirs du temple et en trouva finalement la sortie. Là, allongé au sol, lentement avalé par le sol du monument, se trouvait Moloch, évanoui et épuisé. Fallait il le laisser à son sort ? Non... Il pouvait encore être utile. Il attrapa donc son esclave, l'extirpa du sol et le porta sur son dos hors du temple. Dehors, les apprentis sensés protéger le temple étaient quasi tous morts dans leur combat acharné contre la meute de Yozusks, seuls deux d'entre eux, complètement épuisés et recouvert de lourdes blessures étaient assis près du temple. Lorsqu'ils aperçurent Hjalmar, ils se levèrent spontanément, dégainant leurs sabres laser à lame rouge, prêts à trancher dans le vif... Le guerrier de la jungle se stoppa alors et les regarda, lame à la main.

    - Toi ! Ce territoire est celui de la Dame Sombre ! Tu vas payer ton affront et connaître le plus douloureux des trépas !
    - Rrrrrrr... Seul un grognement sourd anima les lèvres du combattant.
    - Que... Je...
    - Hors de mon chemin, claqua-t-il d'un ton froid.

Son regard illuminait à présent la nuit noire qui régnait sur les lieux, se mêlant aux lumières barbares et agressives des sabres laser des zélotes. Le guerrier dégageait à ce moment précis une aura meurtrière et effrayante... En temps normal, cette dernière n'aurait pas eu un effet aussi dévastateur, mais face à des adversaires aussi affaiblis, l'effroi qu'inspirait Hjalmar était sans commune mesure. Il déposa son esclave évanoui sur le sol et se mit en position de combat, attendant patiemment que les deux séides tentent une attaque. Paniqués, les esclave de la Jen'Ari foncèrent, hurlant de toutes leurs forces pour couvrir leur propre peur et levèrent leurs armes pour tenter de moissonner l'intrus, laissant de très nombreuses ouvertures dans leur garde. Un seul coup circulaire à l'aide de la lame ondulée permit de révéler leurs tripes à l'air libre. La lame se régala du sang vermeil de ces minables et exprima son contentement... Un long frisson de joie traversa son fer et parcourut la peau, la chair, les muscles puis les os du guerrier de la jungle. Manier cette arme avait quelque chose de profondément jouissif qui invitait le porteur à récidiver dans les plus brefs délais. Il y eut un instant de flottement, puis, comme réveillée par le sang, les orbites creuses de l'épée laissèrent s'échapper de discrètes flammes rouges, un rire résonna alors dans la cervelle du porteur de la lame.

    - Tu as choisi judicieusement, murmura une voix dans la lame.
    - Vous... Vous bluffiez tout à l'heure, n'est-ce pas ?
    - Tout juste, j'ai fait le mort pour qu'elle détourne son attention de moi. Et tu as choisi d'abandonner le temple plutôt que de la suivre dans sa quête éternelle de dépravation, peut être es-tu plus intéressant que je ne l'imaginais, ricana le spectre dans la tête du guerrier.
    - Je me fiche bien de votre intérêt et de vos compliments, vieillard. Mais, malgré cela... J'accepte de vous prendre avec moi, me passer de cette lame et de la sagesse d'un maître de la force serait du gâchis.
    - Excellent... Il est temps pour nous de quitter cette planète dans ce cas. Dirige toi vers les ruines de Kaas City, au Sud d'ici, là bas, tu trouveras un vaisseau qui te guidera loin de cette planète maudite.

Pas de réponse, seulement un sourire qui orna quelques instants le visage pâle du combattant. Il attacha la lame possédée à sa ceinture et abandonna derrière lui le gigantesque vestige d'un autre temps, refusant son savoir, préférant la liberté. Portant sur son dos le corps endormi de son esclave, Hjalmar disparut dans la jungle, emmenant avec lui un nouvel allié, et une nouvelle arme... Il avait quasiment terminé son pèlerinage du côté obscur, se rapprochant plus que jamais de l'échappatoire tant attendue. Bientôt, il ferait découvrir à la galaxie son courroux, bientôt, il ferait partie de ceux qui aspiraient à plus que ce que cette planète ignoble avait offrir. Il se rapprochait indéniablement de la victoire, il ne restait désormais plus qu'une étape à franchir pour vaincre la jungle.


#38782
"Le Mal commença à une époque bien avant l’histoire que nous connaissons aujourd’hui, quand les magiciens devinrent des rois… De Dieux… Utilisant les pouvoirs du côté obscure de la Force. Les faibles d’esprit ont toujours été enclin à obéir à ceux qui avaient un grand pouvoir. Ceux qui ont appris les pouvoirs du côté obscure de la Force ont rapidement exploité cette faiblesse… Pour faire la guerre. Encore et toujours, le côté obscure à resurgi, comme une tempête… Dévorant des mondes et leurs systèmes tout entier. Ceux qui maitrisait le pouvoir obscure devenait ce pouvoir obscure. Ils déchainèrent la destruction, pour nul autre raison que leur gain personnel. Ils ont dépouillés des nations… détruis des civilisations entières. Certain d’entre eux, et j’ai honte de l’avouer, étaient des Jedi."

- Ood Bnar, Maitre Jedi.

Hjalmar était sur la bonne voie. Tout du moins celle qu’il avait choisi, bien loin de la lumière. Comme beaucoup avant lui, il était à la recherche du pouvoir. Sa cupidité était grande, sa rage encore plus. Plus il avançait dans le temple, dans le côté obscure de la Force, et plus il s’en nourrissait. Elle animait sa volonté, le poussant à aller plus loin que peu avant lui, jusqu’au centre de l’édifice. Il avait trouvé le coeur du Mal. Rien ne pouvait l’en empêcher. Pas même la légion d’apprenti de La Sith, pas même une cannibale Sith, pas même la tueuse d’homme.

Non, rien ne l’arrêtait. Encore moins maintenant qu’il avait trouvé son arme et son maître. Il avait conclu un pacte. A quel prix ? Il ne le savait pas encore. Mais l’esprit du seigneur Sith avait beaucoup à lui apprendre. Des connaissances qui pourraient l’amener vers la grandeur. Le Pouvoir qu’il désirait tant, il le touchait du bout de ses doigts. Le voyage ne faisait que commencer. A présent, Kaas City l’attendait et son échappatoire avec elle.

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