L'Astre Tyran

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By Hjalmar
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Il y a bien longtemps, plus de deux mille ans, un cycle s'était répété... Le côté obscur avait gagné son escarmouche contre le côté lumineux. L'Empire Sith, faisant profil bas pendant trois cent ans, s'était révélé à la lumière du jour et avait mené son coup d'éclat contre l'Ancienne République, forçant cette dernière à concéder une bonne partie de ses territoires au régime fasciste. Durant cette période de guerre froide et d'obscurité absolue, la capitale de l'Empire, la capitale de la galaxie, ce n'était pas Coruscant... C'était Dromund Kaas, et plus précisément Kaas City, le siège du pouvoir millénaire des zélotes du côté obscur. Mais aujourd'hui, ces ruines ne représentaient plus rien. Engloutie par les eaux et envahie par des bêtes, la ville faisait une piètre impression à Hjalmar qui l'observait au loin depuis un falaise, l'épée à la main. A sa gauche se tenait silencieusement Moloch qui lui aussi observait les lieux, grognant de contentement à l'idée d'affronter les créatures qui se cachaient dans la ville... A la droite de Hjalmar, seulement visible par ce dernier, se tenait l'image spectrale du vieil homme enfermé dans son arme, jetant un regard amusé aux ruines de son lointain passé, comme si tout ceci était prévu et que découvrir le fait accompli lui apportait une profonde satisfaction. Le guerrier de la jungle observa le visage narquois de son guide, provoquant finalement un croisement de leurs regards.

    - Ils étaient si présomptueux, si fiers de leur gigantesque carcasse de fer qu'ils appelaient "Capitale"... Et maintenant ces imbéciles ne sont plus que poussière, tout comme leur ville.
    - Est-ce le destin qui attend tous les empires ?
    - Tous, sans exceptions, sont voués à s'écrouler, il n'y a que la force et son côté obscur qui soient éternels.
    - Alors à quoi bon s'échapper si toutes nos actions sont vouées à l'échec dans un futur plus ou moins lointain ?
    - Je n'ai pas dit que fonder un empire était une erreur... C'est se croire immortel et invincible qui en est une.

La seconde d'après, l'image du Sith se dissipa, derrière lui apparut une tour de fer qui se dressait fièrement à l'horizon, sans doute un immeuble abandonné qui devait se trouver à un ou deux kilomètres de là. Et au sommet de ce dernier... La silhouette d'un vaisseau. Hjalmar touchait au but. Il se tourna vers l'imbécile qui lui servait d'esclave et lui fit signe de le suivre. A ces mots, le binôme descendit lentement mais sûrement de la falaise avant de marcher jusqu'à l'entrée de la cité engloutie... L'eau leur montait déjà jusqu'aux mollets à force de marcher, et c'était pire à mesure que la route s'enfonçait d'avantage. Dans un souci de sécurité, Hjalmar préféra donc grimper au sommet d'une ruine métallique se trouvant non loin de lui pour rester à la surface de l'eau. Un véritable parcours du combattant se dressait entre lui et la tour... Des ruines à escalader, les eaux qui montaient de plus en plus, et surtout... Des animaux sauvages qui rodaient et se cachaient dans les ruines, fussent-ils hors de l'eau ou dans l'eau d'ailleurs. Mais après tout ce que le séide du côté obscur avait vécu, ce n'était pas l'exploration d'une ville en ruines qui allait le terrifier.
#39431
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Du fer éventré, des structures noyées, du bois pourri et de l'acier rouillé... Voilà tout ce que cette ville avait à offrir sur des kilomètres et des kilomètres. Un parcours du combattant mêlant nage, combat, escalade et course... Tout cela alors que la pluie arrosait l'endroit de cordes. Pourtant ce n'est pas tant ça qui inquiétait Hjalmar à ce moment précis, il était plutôt préoccupé par une présence qui se trouvait quelque part dans les lieux... Une masse importante de côté obscur. Ce n'était pas une masse concentrée et contrôlée, comme la cannibale du Temple Noir. Non...

C'était une masse brute, sans nuance et sans contrôle, une énergie bestiale qui vomissait du chaos et de la haine de manière ininterrompue PARTOUT dans la ville. Mais, en raison de sa faiblesse dans la force, le guerrier était encore incapable de déterminer où cette présence maléfique pouvait bien se trouver, et c'était sans doute ça qui l'effrayait le plus, en fin de compte. Mais qu'importe... Il n'allait pas abandonner si près du but, s'il était parvenu à échapper au Temple Noir, centre névralgique du côté obscur, il vaincrait cette chose dont l'énergie négative suintait par tous les pores de la peau de fer de la cité engloutie. Alors qu'il escaladait, sautait et courait au travers des immeubles en ruine et des structures broyées par le poids du temps, il se remémorait les paroles de Vkoh et des zélotes qui protégeaient le lieu cauchemardesque qui avait bien failli prendre sa vie.

Ils avaient mentionné la Dame Sombre... Était-ce elle, l'actuelle dirigeante de l'Ordre Sith ? Cela faisait-il de Hjalmar un de ses sujets, à présent qu'il avait emprunté la voie du Sith ? Difficile à dire, mais le guerrier n'aimait pas l'idée d'être assujetti à qui que ce soit, il accordait bien trop de valeur à sa liberté et à son pouvoir de nuisance pour les allouer à quiconque. Cela faisait-il donc de cette Dame Sombre une ennemie ? Une rivale ? Il était encore bien trop tôt pour le dire, le zélote n'en était qu'au départ de son voyage initiatique pour devenir un être plus grand, plus fort, plus maître de lui même. Il saisit alors son épée, source de son nouveau pouvoir et ausculta sa lame avec passion... Qu'il était grisant de savoir que cet outil de mort lui appartenait et qu'il lui obéissait envers et contre tout. Si seulement ce maudit spectre ne vivait pas à l'intérieur...

Ses divagations furent cependant stoppées nettes par l'apparition d'un obstacle plus important que les autres : Une muraille. Là, au beau milieu de la ville, se dressant entre Hjalmar et son objectif se trouvait un immense monstre de fer haut d'une bonne trentaine de mètres, noir, rouillé, recouvert par le lierre, les algues et recouvert ci et là par des nids d'animaux minuscules qui y avaient établi leurs foyers. Cet endroit pouvait représenter à lui seul la déchéance de l'Ancien Empire Sith...

Il avait sombré si profondément dans l'abysse de l'oubli qu'il en était rongé par le temps et par la vermine. Plus rien de noble, de puissant ou d'effrayant ne se dégageait de cette horreur architecturale dont les canons laser pointés vers l'horizon étaient devenus des nids pour certains oiseaux de proie vivant sur la planète. Pourtant ce vestige d'une autre époque, ce cadavre de métal charcuté bloquait la route du zélote, exerçant encore et toujours sa fonction même dans la mort et la pourriture. Alors que la pluie continuait d'arroser son crâne, le guerrier examina chaque recoin des lieux pour essayer d'y trouver un passage, une route ou un chemin...

Mais rapidement, il fut mis face à la dure réalité, si il voulait passer, l'escalade serait la seule solution. Il se tourna alors vers son acolyte Massassi qui l'avait suivi jusqu'ici sans rien dire. Un signe de tête en direction du mur fut clair, il lui indiqua que leurs efforts n'étaient pas encore arrivés à leur terme et qu'il allait falloir s'entraider un minimum pour passer de l'autre côté de l'endroit... Bien sûr ce lâche de Moloch regarda en bas, se disant qu'il serait peut être possible de nager en dessous, mais lorsqu'il vit un ban de poisson carnivores dévorer à eux tout seul un chat de vigne maladroit qui avait trébuché dans l'eau, il se ravisa immédiatement.

    - Bon... Qui passe le premier ?
    - J'us zuti karuvis, ar j'us gimti, Nu valia divsi j'us.
    - Entendu... Surveille mes arrières, et ne t'avise pas de faire une erreur fatale.
    - Fais-tu vraiment confiance à ce lâche vil et sans cervelle ? Demanda l'esprit Sith suivi d'un ricanement.
    - Non, mais je ne compte pas tomber de toute manière.
    - J'us buti deretis kia nun ? Demanda-t-il en regardant derrière lui, ne comprenant pas à qui diable Hjalmar pouvait bien parler.
    - Non, je parlais pour moi. Ne perdons pas plus de temps.
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L'immense bâtiment à la peau de fer et à la chair d'étain n'allait pas être facile à escalader... Il se dressait hors de l'eau sur plusieurs dizaines de mètres et défiait quiconque de l'escalader, lui et sa structure rendue humide et glissante par l'abondante pluie qui l'avait érodé et usé jusqu'à la moelle. Un œil avisé et vif comme celui de Hjalmar pouvait cependant repérer plusieurs prises intéressantes, car par endroit les câbles électriques à présent vidés de toute énergie pendouillaient à l'extérieur de l'édifice, ils seraient très utiles pour gravir rapidement les premiers mètres les plus importants. D'autre part la végétation était aussi de la partie, envahissant le cadavre du monstre de fer comme un cancer rongeant ses cellules, les racines et les branches de nombreux arbres parasites s'étaient faufilées au travers de la chair purulente du colosse abandonné, offrant de nouvelles opportunités de grimper... Enfin, les nombreux canons laser qui dépassaient du mur afin de le protéger en cas d'attaque étaient légion, et chacun était d'une lourde taille, ils feraient de parfaits point de repos si jamais le guerrier manquait d'énergie. D'ailleurs il n'était pas le seul à y avoir penser, des oiseaux de proie y avaient établi leurs nids. Cela allait d'ailleurs être un problème, ces rapaces au bec effilé et aux griffes acérées au plumage nocturne et aux yeux rouges comme le sang n'allaient pas se gêner pour s'en prendre au chasseur alors que ce dernier serait sans défense en train de péniblement grimper au mur en usant de toutes ses forces pour ce faire... Au final, il aurait peut être plus judicieux d'envoyer son esclave en première ligne pour découvrir les chemins sûrs et les chemins piégés. Mais, étant donné que Moloch arrivait à peine à compter sur ses doigts, lui demander de faire du repérage allait juste coûter du temps et sa vie... Et Hjalmar avait beau mépriser cette créature vile et écervelée, elle avait le mérite de cogner très fort et de savoir se battre, il valait donc mieux l'économiser. D'autant que contrairement à ce gros tas de muscles, le zélote avait la force à ses côtés, et sur cette planète elle se retrouvait décuplée, il serait donc plus aisé de sauter de prise en prise.

Cette phase d'observation finie, il était maintenant temps de se lancer dans l'acte en lui même... Avant de démarrer l'ascension risquée, Hjalmar déchira sa cape, la jeta sur le côté et utilisa les morceaux de peau qu'il avait utilisé pour couvrir ses mains et ainsi les rendre plus adhérentes et protégées. Le premier saut fut le plus haut et le plus impressionnant, profitant de n'avoir jusqu'ici pas usé de la force, il entama un saut parfaitement exécuté lui permettant d'échapper à quatre premiers mètres, la seconde d'après, l'indestructible épée Sith du guerrier s'enfonça dans le mur et tint bon, permettant au chasseur de se tenir contre le mur quelques secondes avant d'effectuer un nouveau saut un peu moins spectaculaire que le précédant lui permettant, néanmoins, de s'accrocher à des câbles électriques pendouillant tels des viscères. Il avait parcouru déjà sept mètres sur quarante, mais ce n'était que le début de l'ascension, car les deux précédents sauts l'avaient bien fatigué. Il souffla donc un coup, rangea son arme dans son dos et entama une montée en usant le câble qu'il tenait fermement entre ses mains comme une corde, lui permettant de parcourir quelques mètres supplémentaires. Mais alors qu'il commençait à lentement s'approcher de la fin de sa première corde, un étrange bruit résonna autour de lui. Ce n'était pas un grognement ou un bruit sourd, c'était plutôt de discrètes voix qui chuchotaient tour à tour dans les oreilles de Hjalmar... La migraine suivit rapidement, et les dents du guerrier se serrèrent rapidement, manquant de le faire lâcher prise, mais d'un coup la douleur s'arrêta et le bruit se dissipa. Ricanant face à cette attaque mentale, le spectre de force du Seigneur mystérieux était assis sur une protubérance dans le métal, à quelques mètres de Hjalmar, observant les flots avec beaucoup d'intérêt.

    - Quoi encore... Grogna le guerrier en reprenant ses esprits.
    - Oh rien... Je cherche du regard la créature qui causera ta perte avec curiosité.
    - Tu pars bien vite en besogne, vieillard.
    - Tu as ressenti comme moi cette attaque sur ton esprit, cette créature est puissante, mille fois plus puissante que tout ce que tu as pu précédemment chasser.
    - Même la folle cannibale ?
    - Tssssk... Ne me fais pas rire, ce vermisseau n'est rien en comparaison avec cette bête, rigola-t-il avant de disparaître de son perchoir.

Ce vioque ne perdait rien pour attendre... Malgré tout, il fallait bien admettre que la présence de cette créature était difficile à ignorer, depuis qu'il avait posé les pieds dans la ville il ressentait son immense pouvoir. Ce bouillonnement dans l'air, cette aura qui dévorait les lieux et rendait le sondage dans la force si complexe... Secrètement, le guerrier espérait pouvoir éviter la confrontation avec cette chose, même une brute comme lui avait appris depuis longtemps que le bon chasseur devait bien choisir ses combats et n'engager que ceux qui étaient gagnables et nécessaires à sa survie. De la même façon qu'il avait contourné l'étrange femme aux cheveux crasseux et aux yeux dorés, il comptait donc bien se faire discret et rejoindre ce maudit vaisseau le plus rapidement possible. Cependant, alors qu'il continuait son ascension et se trouvait à présent à environ quinze mètres du sol, il constata que les oiseaux de proie et leurs nids se rapprochaient dangereusement à mesure qu'il grimpait... Il tâchait donc de ne pas faire de bruit pour ne pas faire s'envoler ces maudits tas de plumes, mais à présent qu'il devait s'accrocher à des branches et des racines pour s'élever, ne pas produire de sons relevait du miracle, mais il parvint finalement à se trouver une branche lui servant de perchoir. De là haut il avait une vue plongeante sur la ville et sur la jungle... Des étendues vertes battues par la pluie à perte de vue. De là haut on ne voyait pas les bêtes sauvages, la crasse, les maladies, les Temples distordus et les petits Siths patrouillant à la recherche de l'intrus qui avait attaqué les lieux qu'ils devaient défendre. On voyait juste une végétation presque luxuriante si le tonnerre et le vent ne les tordait pas d'une manière qui rendait ces arbres sinistres et agressifs. Hjalmar poussa un inaudible soupir, être si près du but après quasiment dix ans sur ce lieu maudit... Cela semblait si irréel et pourtant si palpable. Il devait aller au bout.

Mais alors que le zélote se préparait à entamer la suite de son ascension, un bruit sourd résonna dans l'atmosphère et gronda dans le ciel durant de longues secondes avant que le nez d'un immense bâtiment flottant à la chair métallique n'apparaisse au travers des nombreux nuages. Un croiseur venait d'entrer dans l'atmosphère, et le bruit assommant de ses réacteurs avait réveillé la forêt endormie. Face au bruit, les Yozusk se mirent à détaler, les chats de vignes à se cacher et les nombreux rapaces cachés dans les arbres s'envolèrent de concert pour former de véritables ballets aériens. Ressentant un immense frisson, le chasseur comprit hélas ce que cela signifiait, et il eu tout juste le temps de lever la tête pour voir des dizaines d'oiseaux de proie s'abattre sur lui, réveillés de leur sieste et parés à éliminer l'intrus. La lame ondulée siffla dans l'air, il était temps qu'elle se nourrisse.
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S'abattant comme l'éclair, le fer Sith gorgé d'obscurité se régala du sang de ces misérables volatiles. Le métal tinta et siffla à chaque nouvelle frappe fendant l'air... Ils tombèrent tous comme des mouches jusqu'à atteindre l'eau, offrant un repas de choix aux poissons carnivores. Et pourtant, malgré que leur nombre se réduisait considérablement, ils continuaient de lui foncer dedans pour chasser l'intrus de leur territoire. La lame ondulée tourbillonna entre les mains du guerrier, faucha au travers des plumes, de la chair et des os, ils furent nombreux à tomber sous sa lame, mais il furent également nombreux à le griffer, le couvrir de coups de becs et tenter de le faire tomber... Mais Hjalmar tint bon, continuant de massacrer ces oiseaux avec sa main droite pendant que la gauche se tenait fermement à la liane qui le séparait de sa chute prochaine. Ça ne serait pas suffisant, il en abondait bien trop, à chaque tête tranchée, deux autres prenaient place, ils étaient bien trop nombreux à s'être installés sur cette maudite muraille ! Las et en proie à une frustration grandissante, la voix rauque du sauvage résonna dans la ville, cette voix bestiale presque animal poussa un grognement gorgé de rage qui fit fuir en quelques instants tous les oiseaux, comme si la force leur avait hurlé de fuir le danger et que leur cerveau avait cru à ce mensonge. Haletant sur le coup, il regrettait déjà d'avoir usé de la force pour si peu, cela n'allait pas faciliter ses futures actions, d'autant qu'il lui restait encore beaucoup à grimper. Mais trop tard, le mal était fait, il fallait reprendre route à présent.

    - Si de pauvres oiseaux parviennent à te mettre en si mauvaise posture, je considère franchement l'idée de changer d'hôte ! Rigola le vieil homme dans la tête de Hjalmar.
    - Je peux vous laisser rouiller au fond de l'eau si vous y tenez, je trouverais certainement une arme bien meilleure que votre cure dent.
    - Petit, j'ai attendu des milliers d'année que quelqu'un vienne me récupérer, penses-tu que je m'inquiète d'attendre mille de plus ?
    - Non, mais ça aurait le mérite de vous faire taire vous et vos grands airs.

Alors que la route se faisait plus simple à présent que la menace charognarde avait été repoussée, le zélote s’interrogeait, il sautait de prises en prises, tiraillé par ce qu'il venait de voir, ne comprenant guère de quoi il aurait pu s'agir... Ce croiseur n'était pas un Destroyer Impérial, ça le guerrier en était sûr, il reconnaîtrait les bâtiments de ces chiens entre milles, il pouvait encore reconnaître le bruit des chasseurs TIE, le grognement de leurs réacteurs, la forme géométrique qui touchait presque au maniaque de leurs croiseurs. Non, ce croiseur sortait bien plus de l'ordinaire, il ne l'avait jamais vu avant, il triturait sa mémoire durant de longues minutes mais en était persuadé. Si ce n'était pas l'Empire, alors qui donc se rendrait ici ? Sur ce lieu maudit où toute vie était condamnée à la folie, où chaque chose qui vivait ici était terriblement hostile et pensée pour tuer. Il entama un immense saut et s'attrapa de justesse à une protubérance de la muraille, un morceau de métal rouillé qui s'était légèrement détaché. Ceux qui se trouvaient dans ce vaisseau, étaient-ils venus pour lui ? Non, il était un parfait inconnu, un fugitif parmi tant d'autres... Cela faisait près de dix ans qu'il était coincé ici, personne n'était jamais venu ici pour y chercher les Inquisiteurs qui l'avaient poursuivi. Ces monstres, que le côté obscur les emporte, pensait-il... C'était à cause d'eux qu'il avait fini coincé ici. Non... Non, en fait, c'était grâce à eux que Hjalmar avait découvert la force obscure, qu'il avait appris à la connaître et à l'apprivoiser, qu'il s'était endurci au beau milieu des bêtes sauvages de Dromund Kaas... En quelques sortes, c'était grâce à ces imbéciles incompétents que le zélote était là aujourd'hui, victorieux, à deux doigts de quitter la planète, à deux doigts de vaincre la jungle. Alors que l'escalade continuait machinalement, elle toucha finalement à sa fin sans même que le guerrier ne s'en rende vraiment compte... Un immense trou dans la muraille menait à la salle de contrôle qui se cachait dans ses entrailles. Enfin ce qui avait semblé être une éternité put trouver une conclusion, arrivé au moins trente mètres au dessus du sol, le combattant avait une vue magnifique sur la forêt, sur le Temple, sur cet endroit qu'il avait apprivoisé depuis tant d'années, il se mit accroupi devant cette vue pour un instant avant de définitivement lui tourner le dos... Cela dit c'était étrange, quelque chose au loin attirait le regard de Hjalmar.

    - Yato !!! Buti tave qo blaivus ?! Hurla l'esclave tout en bas.
    - Oui !!! C'est sans danger !!! Répondit le guerrier avant de se reconcentrer sur l'horizon.
    - Quelque chose attire ton attention ? Demanda curieusement l'esprit à présent debout à côté du zélote.
    - Je... Les murmures, ils me disent quelque chose, j'ai comme une sensation étrange, mes tripes me hurlent de fuir, ce n'est pas un danger imminent, c'est plus insidieux, grogna-t-il en se tenant la tête.
    - La force nous signale l'arrivée d'un de ses plus grands hérauts... Quelque chose de très puissant a débarqué de ce croiseur sur la planète.
    - Oui... Ça vient de la forêt, j'en suis sûr, son aura irradie des arbres. Cette chose ne cherche pas à cacher sa présence, elle la montre à quiconque peut la voir, elle marque son territoire.
    - Quelque chose me dit que nous partons à pic, regarde ça.

C'est là que Hjalmar vit ce qui était en train de se jouer, cette bataille, ce duel entre Massassis... Les uns étaient si rouges qu'ils en irritaient la rétine, les autres, plus chétifs, plus violacés, étaient les Massassis que Hjalmar avait affronté durant tant d'années, avec les cadavres desquels il avait créé tant d'armes. Il les reconnaissait, il pouvait voir loin derrière l'armée le seigneur de guerre Massassi qui l'avait mis au défi de vaincre son champion accompagné de son chaman qui auscultait la force et incantait des prières. Le clan qui lui avait mis tant de bâtons dans les roues et dont il avait gagné le respect allait se faire massacrer, c'était couru d'avance, ils ne faisaient pas le poids face à cette silhouette qui ne laissait que cadavres et pleurs derrière elle. Cette silhouette androgyne aux cheveux d'ébènes qui coulaient en cascade et qui maniait son sabre avec tant de férocité... Était-ce cette chose dont la cannibale avait parlé, la Dame Sombre ? Cela pouvait correspondre à une telle description. Hjalmar leva la tête pour regarder le fantôme enfermé dans sa lame observer avec un immense sourire sur le coin du visage.

    - Ai-je besoin de t'expliquer pourquoi rester ici plus longtemps n'est pas une bonne chose pour toi ?
    - Non. Dès que Moloch est en haut on fiche le camp d'ici.
    - Bien ! Ton instinct de survie est encore intact !

Escaladant comme un singe et usant de la force monumentale de ses bras, Moloch prit bien moins de temps à grimper, d'autant qu'il était débarrassé des oiseaux de proie qui auraient pu lui causer problème, lui qui n'avait pas le souffle de peur pour les faire fuir. Une fois l'esclave guerrier arrivé en haut, Hjalmar ne perdit pas plus de temps, les deux s'enfoncèrent à l'intérieur de la méga structure, cherchant une sortie pour atteindre l'autre côté de ce maudit mur.

#40068
Les échos du combat et de la violence, les clameurs de Massassis, les ordres aboyés par la Jen'Ari, le rituel morbide qui allait se jouer dans peu de temps... Tous se faisaient plus lointains à mesure que le duo, trio si l'on comptait le vieillard et quatuor si l'on comptait son immense mépris, s'enfonçait d'avantage dans la méga structure abandonnée... L'odeur désagréable de la rouille et du mycélium attaquaient les naseaux, alors qu'à l'inverse les rétines se retrouvaient peu à peu au repos dans une obscurité totale. Les yeux jaunes ambrés de Moloch y brillaient faiblement tandis que les soleils rouges au beau milieu des orbites de Hjalmar éclairaient presque une partie des lieux. Le silence y régnait comme la mort, sans règles et sans partage, il n'était interrompu que de rares fois par le bruit des gouttes d'eau qui, attirées par les lois de la gravité, finissaient par s'écouler et s'abattre sans merci sur le sol pour l'éroder d'avantage... S'aventurer au beau milieu de ce lieu était une épreuve de chaque instant, les nerfs de nos deux organiques étaient mis à rude épreuve, chaque coup de vent, chaque obstacle un peu trop tranchant, chaque champignon toxique qui avait poussé sur la rouille était un potentiel danger... D'autant qu'avancer à l'aveuglette rendait la chose d'autant plus risquée et stressante. Ils déplaçaient leurs yeux de façon saccadée un peu partout, cherchant le moindre ennemi qui pourrait se glisser derrière un pan de mur écroulé, derrière une touffe d'herbe ou au plafond peut être.

Tenter de repérer quoi que ce soit dans la force était peine perdue, ici le côté obscur était étouffant, il murmurait ses supplices à quiconque voulait bien l'entendre, il brouillait les sens du chasseur et tentaient de le plonger dans un état de transe et de semi conscience très propice à une attaque surprise... S’enivrer du chaos, de la violence et de la guerre qui avait secoué ce lieu il y a plus de mille ans était si tentant, ce carnage, cette haine... Cette puissance. C'était comme une drogue pour Hjalmar, surtout depuis qu'il avait mis la main sur cette épée énigmatique qui semblait le récompenser d'avantage à mesure qu'elle se nourrissait de sang... Dans les moments où l'hémoglobine lui était offerte elle semblait plus légère, facile à manier, comme si un lien se formait entre elle et son porteur... Était-ce ce vieux fou qui était parvenu à créer une arme pareille, ou l'avait-il simplement réquisitionnée à un esprit Sith aussi fou que lui ? Seul ce vieillard pouvait le dire, et nul doute que dans sa grande malice, il ne dirait mot et se contenterait de mépriser d'avantage son porteur... Un temps viendrait où le guerrier parviendrait à rabaisser son caquet à ce fantôme.

    - J'us minti ilsir zo ineta ? Grogna le Massassi à voix basse.
    - Je ne sais pas... Le côté obscur est puissant ici, il brouille mes sens.

C'était peu dire... Il se contentait d'avancer à pas léger et avec prudence, mais sa capacité à se repérer s'en retrouvait clairement amoindrie, il avait son arme à la main, prêt à frapper par réflexe sur quoi que ce soit qui lui semblerait suspect. Il n'y voyait toujours rien, même la lumière incandescente de ses yeux corrompus par dix ans sur cette planète ne parvenaient pas à éclaircir d'avantage l'obscurité grandissante du mur colossal... Même les bruits de l'extérieur étaient étouffés, c'était à peine si la pluie parvenait à rappeler son existence aux oreilles de nos explorateurs. L'épaisse respiration du Massassi résonnait dans l'immense complexe... Mais ne recevait aucune réponse. Étaient-ils réellement seuls ici, n'y avait il absolument aucun danger ? A mesure qu'ils avaient la sensation de descendre, ils parvienaient presque à y croire mais restaient sur leurs gardes, c'était bien trop facile, trop peu approprié pour une planète qui, jusqu'ici, avait donné tant de fil à retordre au chasseur. Ils continuèrent de descendre en prenant garde à ne pas trébucher, à ne pas se trancher sur les morceaux de métal tordus et à ne pas respirer par accident une spore nocive qui régnerait ici bas dans ce lieu si mal éclairé... Ce fut long, pénible, mais à mesure qu'ils progressaient dans les ruines du mur, ils croyaient entendre l'extérieur et voir au loin une lumière. Ils crurent d'abord à un songe ou à un piège, mais lorsqu'après quelques mètres ils entendirent les ressacs de l'eau et les grognements de quelques chats de vignes qui se baladaient sur les toits métalliques de la cité engloutie... De la compagnie les attendait dehors. Ils s'approchèrent précautionneusement du trou creusé à même le métal rouillé qui servait de porte de sortie et observèrent les alentours avec attention. L'autre moitié de la ville s'offrait à eux, et de nombreux toits étaient à portée pour s'aventurer dans la ville sans risquer de passer par l'eau et ses poissons carnivores... Le hic, c'était la présence de nombreux reptiles aux allures félines qui se baladaient dans cette partie de la mégalopole Sith.

    - Ilsir b'da iv savimi... Nu grafas dyim iv savimi.
    - Sept, tu oublies les deux juste au dessus de nous, répondit il en désignant deux paires d'yeux brillants qui guettaient l'horizon à seulement quelques mètres au dessus d'eux, perchés sur une excroissance du mur.
    - J'us minti mes gal misi savimi ?
    - Il va bien falloir... Je vois mal comment les éviter.

Et pour cause, la seule façon de descendre était de sauter trois mètres plus bas, sur un toit en taule qui allait sans doute faire beaucoup de bruit à l'atterrissage. Les chats de vigne n'étaient pas les créatures les coriaces de Dromund Kaas, ce mérite revenait aux Yozusks ou aux Tarentateks, mais ils restaient des ennemis à ne pas sous estimer, et sept d'entre eux n'allaient pas être une partie de plaisir... Il y avait cependant moyen de tourner le combat en la faveur du duo par la ruse et une série de techniques bien placées. Il y avait deux chats un peu plus bas, pile à l'endroit où Moloch et Hjalmar devaient sauter, les éliminer serait chose aisée, la suite du plan allait jouer sur la faiblesse visuelle des reptiles... Avec un peu de chance, aucun d'entre eux n'aurait l'occasion de frapper. Le guerrier murmura son plan à son esclave, se prépara, puis les deux se mirent en position. Ils retinrent leur souffle, l'un prépara son épée, l'autre son corps entier, puis les deux sautèrent en même temps avant de s'abattre violemment sur leur cible respective... Le premier chat de vignes se retrouva avec le crâne transpercé de part en part par la lame ondulée de Hjalmar qui se régalait déjà de son sang, l'autre se retrouva complètement compressé, pour ne pas dire réduit en purée, par les trois cent kilos que Moloch représentait, lui et sa carrure de gorille. Le bruit résonna dans toute la ville tant l'écrasement fut violent. Les reptiles, immédiatement alertés par la mort de leurs congénères jaillirent de leurs positions respectives pour former un cercle autour de nos deux combattants. Déjà secoué par la sensation de puissance que sa lame lui envoya après cette petite dose d'hémoglobine, il poussa un hurlement de rage qui secoua d'avantage le silence de Kaas City. Même Moloch, alors qu'il savait qu'il n'avait rien à craindre, trembla un instant... Le pouvoir de Hjalmar avait évolué, la peur qu'il était capable de transmettre par le verbe était bien plus puissante qu'à l'accoutumée. Surpris par cette démonstration, les reptiles hésitèrent à frapper les premiers et restèrent en retrait, certains tremblaient et menacer de laisser leurs frères se débrouiller seuls contre l'ennemi... Si seulement ils pouvaient voir leur ennemi ! Car à peine s'étaient-ils remis de ce rugissement sauvage que leurs yeux furent comme irrités par le seul regard de leur adversaire, une douleur insidieuse dévorait leurs muscles et les forçait à fermer leurs yeux... Là encore, l'odyssée du combattant avait eu le loisir d'offrir à son regard un éclat encore plus mortel qu'au début de son périple.

    - Maintenant Moloch !
    - Kioska voy.

Le colosse laissa alors libre court à sa férocité et, par la seule force de ses bras aux muscles dantesques, il propulsa les trois premières créatures dans l'eau sans qu'aucune ne parvienne à répliquer... Hjalmar, quand à lui, avec une agilité saisissante et une force admirable, frappa de sa lame les deux derniers prédateurs d'un coup circulaire avant de les envoyer à leur mort dans les flots de la mer en deux coups de pieds acrobatiques. Le châtiment qui les attendait ne se fit pas attendre, à peine pouvaient elles remuer dans l'eau pour tenter de revenir à la surface que le banc de poissons carnivores qui passait par là se régala de leur chair, entamant les écailles des monstruosités par la force de leurs dents longues et aiguisées comme des rasoirs... Un nuage rouge se forma dans l'eau trouble, puis les cinq silhouettes disparurent, emportés par une armée de charognards sans merci. C'était une stratégie rondement menée... Au loin, le vaisseau se faisait de plus en plus proche, c'était un vieux cargo aux formes vulgaires et qui semblait en avoir trop vu, mais il ferait l'affaire pour repartir d'ici... C'était l'affaire de cinquante mètres. Mais alors que Hjalmar pensait s'en tirer à si bon compte, quelque chose qu'il semblait avoir négligé se rappela à son bon souvenir alors qu'il sautait de toits en toits.

Un tremblement secoua les nombreux bâtiment de la ville... Le tonnerre avait grondé, il avait grondé si fort que le tonnerre s'était abattu de plein fouet sur le gigantesque mur de fer. En vérité, le ciel jusque là gris de Dromund Kaas se fit d'un coup bien plus noir, et la pluie devint d'un coup diluvienne, une pluie que Hjalmar n'avait vécu que durant les périodes de mousson... Les éclairs illuminaient le ciel à mesure que la menace se rapprochait, elle se baladait dans l'eau et grognait audiblement, attirée par le souffle de peur du guerrier. C'était elle, la présence obscure insondable que le guerrier avait ressenti... Et elle approchait à toute vitesse. A cet instant, c'était lui qui avait peur, et à juste titre, car quoi qui puisse chercher à l'approcher, cette bête était un concentré d'obscurité à des niveaux qu'il n'avait jamais expérimenté d'aussi près... A tel point que même le ciel réagissait à sa présence. Ce n'était plus des murmures que l'obscurité transmettait à Hjalmar, mais des cris qui cherchaient à déchirer son âme et briser sa raison, cet adversaire n'était PAS à sa taille. Moloch le sentit lui aussi, et les deux comprirent en se regardant que ces cinquante mètres étaient peut être les derniers qu'il leur serait donné de parcourir. Ils coururent comme des dératés et sautèrent de toits en toits, à mesure qu'au fond de l'eau, des yeux plus rouges encore que ceux de Hjalmar toisaient deux futures proies avec appétit.

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Telle serait son ultime épreuve.


#40069
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Puisque le combattant pensait avoir tout appris de cette planète et croyait la connaître du bout des doigts, il était tout naturel que cette dernière punisse son arrogance et le mette face à la bête la plus coriace que cette maudite jungle pouvait abriter en son sein. Hjalmar avait ressenti du stress et de la frayeur quelques fois au cours de son périple sur Dromund Kaas, c'est vrai, il avait même angoissé face à la créature cannibale qui habitait le Temple Noir, il voulait bien l'admettre, mais ce que cette bête lui inspirait, ce que ces quatre yeux rouges globuleux induisaient dans son esprit, c'était une terreur à l'état pur qui le rendait tremblant et fébrile. Un instant seulement, il refusait presque de croire qu'une chose pareille ait pu être mise au monde par la nature, pensant que même le côté obscur avait ses limites... Monumentale erreur, le Temple Noir aurait dû lui apprendre à ses dépends que le pouvoir de la force était sans limite et que le côté obscur se montrait des plus malicieux en matière de pièges et de punitions pour quiconque le sous estimerait. A cet instant précis, le guerrier ne doutait plus, il se demandait même si la force n'était pas dotée d'une conscience pour parvenir à réprimander son hésitation aussi vite. Lui comme Moloch ne comprenaient que trop bien la tourmente dans laquelle ils se trouvaient et pressèrent d'avantage le pas... Le Massassi, pour sa part, usa de sa force herculéenne pour accélérer d'avantage et sauter le plus loin possible, espérant ainsi creuser l'écart qui le séparait de sa mort imminente. Hjalmar, de son côté, assailli par les cris vicieux du côté obscur, peinait à se concentrer correctement pour faire appel à la force, c'est presque comme si cette bête essayait de siphonner son énergie. Il courait donc du mieux qu'il pouvait et faisait appel à ses années d'expérience pour compter d'avantage sur son endurance et sa forme olympique qui, jusqu'ici, lui avaient été mille fois plus bénéficiaires que n'importe quel pouvoir de la force... Mais c'était insuffisant, il ressentait son énergie l'abandonner peu à peu, il voyait Moloch prendre de l'avance et ressentait la présence du monstre qui s'approchait.

Les remous de l'eau se faisaient de plus en plus puissants, la tempête qui s'abattait sur les lieux grondait d'avantage d'intensité et crachait des dizaines d'éclairs qui s'abattaient un peu partout sur la ville... Certains, même, s'abattaient sur le chemin de nos deux protagonistes et manquaient de faire s'écrouler les bâtiments sur lesquels ils peinaient tant bien que mal à progresser pour se rapprocher du seul véhicule capable de les sauver. Le métal grinçait, il menaçait presque de céder face aux flots nourris de cordes gelées qui l'arrosaient sans la moindre pitié, mais malgré tout notre duo progressait, il n'avait pas le choix, s'arrêter ça signifiait mourir. Pourtant, envers et contre tout, la silhouette obscure qui nageait dans les eaux troubles de Kaas City se rapprochait d'avantage, et au vu des tremblements qu'elle provoquait en se déplaçant, il était clair que sa taille dépassait la dizaine de mètres. Ils grognaient et continuaient malgré tout, malgré le froid qui dévorait leurs membres, malgré l'écho malsain dans leur crâne, malgré l'imminence de leur mort. Dans la peur et dans la détresse, ils découvraient en eux des ressources qu'ils n'auraient jamais cru être capable de déployer. En cet instant, Hjalmar se sentait animé de la même énergie qu'il avait employé pour mettre à mort ces maudits inquisiteurs... Cette sensation de danger, de désespoir mais aussi d'euphorie et de joie à l'idée de combattre pour sa vie. Il croyait ne plus ressentir ce frisson, le destin lui avait donné tort, il manquait de rire d'un air maniaque à mesure que la ville s'écroulait autour de lui et que la foudre abattait tout sur son passage. Il le sentait, il se rapprochait d'avantage, il avait retrouvé cette sensation si grisante qu'il avait ressenti au premier jour, il était sorti de la fange et était reparti sur la route du pouvoir et de l'apprentissage après des années de suffisance et d'errance sur cette maudite planète, il mourrait peut être ici et maintenant, mais il le savait envers et contre tout... Il avait vaincu la jungle.

Il le savait à présent, toutes ces épreuves, toute cette énergie déployée pour partir d'ici, tout cet apprentissage ici bas, ces ennemis coriaces qu'il avait affronté et ces leçons qu'il avait apprises... Plus jamais il ne serait suffisant, plus jamais il ne stagnerait comme il l'avait fait, plus jamais il ne se laisserait dominer par le côté obscur, ça serait dorénavant lui qui le dominerait ! Les Massassis étaient faibles et serviles, il les surpasserait. Vkoh s'était perdue dans sa faim et sa folie, il garderait la tête froide et lui survivrait. Kaas City s'était abandonnée à la sauvagerie et la médiocrité, il lui résisterait. Dromund Kaas était un vestige du passé, un misérable caillou sans avenir qui ne cherchait qu'à piéger et détruire ceux qui y vivaient, il s'en échapperait ! Poussé par sa détermination, il n'entendait plus les voix, il sentait son énergie lui revenir et son lien avec la force se raviver... Non plus, que ça, il ressentait même que toute cette puissance, cette énergie obscure qui régnait sur la planète, elle pouvait lui servir, elle lui était offerte sur un plateau et il serait stupide de la refuser ! Puisant dans le pouvoir incommensurable du Nexus de Force qui lui servait de planète pour utiliser une ultime fois ses pouvoirs, Hjalmar sentit ses pieds devenir légers comme des plumes et sa vitesse dépasser celle des prédateurs les plus féroces de la planète, il était transporté par la main invisible de la force jusqu'à sa destination !

    Par le pouvoir... J'ai la victoire.

Alors que c'était Moloch qui l'avait dépassé d'au moins dix mètres, ce dernier écarquilla les yeux lorsque la silhouette napée d'obscurité de Hjalmar traversa d'un coup les gouttes de pluie à une vitesse par deux fois supérieur à la sienne et l’agrippa avant de l'emporter avec lui et sauter au moins cinq mètres au dessus du sol pour le déposer juste à côté du cargo. Le bâtiment qui leur servait d'appui il y a à peine trois secondes, quand à lui, fut détruit et dévoré par la mâchoire colossale de la bête qui avait jailli de l'eau pour dévorer ses proies. Elle révélait enfin son visage au grand jour, cette horrible chose massive et dégoûtante dont l'amas de chair mauve qui lui servait de corps défiait toutes les règles de la génétique. Elle grogna sur le zélote et sur son esclave, les défiait de s'approcher et d'affronter leur destin... Mais Hjalmar n'avait plus rien à prouver, il se trouvait déjà dans le cockpit du cargo pour démarrer le vaisseau qui allait le guider vers la liberté. Les réacteurs du vaisseau le sauvèrent in extremis de la destruction du bâtiment qui lui servait de piste décollage, puis, après une série de zig-zag entre les nombreux éclairs qui tombaient du ciel, le duo fut enfin hors de danger... S'envolant hors du champ d'attraction de cette maudite planète. Le pilote était euphorique, bouffi d'orgueil et riait aux éclats d'un air maniaque ! Il avait enfin quitté ce trou maudit, après dix ans ! Il n'osait y croire, en cet instant il pensait être le roi du monde... ! Mais la réalité se rappela bien vite à son bon souvenir, car à présent qu'il était coupé de l'influence néfaste de Dromund Kaas, les pouvoirs que le Nexus lui avaient accordé s'évaporèrent, et toute l'énergie qu'il avait ressenti en cet instant le quitta brusquement... Autant dire que le choc fut violent et que la réaction du guerrier ne se fit pas attendre, le sommeil forcé dans lequel il se trouva ne tombait vraiment pas à pic, d'autant que le cargo était programmé pour engager l'hyper espace dès sa sortie de l'atmosphère de la planète, ne laissant pas beaucoup de choix au guerrier quand à sa destination. Où se rendait-il ? Une planète dont il avait entendu parler mais qu'il n'avait jamais vu de ses propres yeux : Nar Shaddaa.

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