L'Astre Tyran

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« Bien… nous pouvons commencer. »

Le Nikto en armure posa son regard sur chacun des cinq guerriers présents, jaugeant parmi eux qui avait le plus de chance de mener à bien la mission qu’il était sur le point de leur confier.

Un duo de chasseur de prime Rodien et Trandoshan, un pirate Ikotchi, un Mandalorien (du moins d’après le casque) et un cinquième homme dont l’identité demeurait un mystère. Il ne s’était présenté sous aucun nom, juste un titre : « le Chasseur de Jedi ». Son visage dissimulé derrière un casque noir ne laissait rien transparaître et puisqu’aucune réputation ne le précédait – au contraire des quatre autres – il était difficile de dire si le type en question était un faussaire ou un véritable expert. Le Morgukai était demeuré très circonspect lorsque son employeur lui avait assuré de sa fiabilité, mais on ne s’inventait pas traqueur de sensitif du jour au lendemain. Alors s’il avait réussi à flouer le boss, il devrait se montrer d’autant plus prudent avec lui. Son œil perçant s’arrêta donc sur l’individu drapé de noir et poursuivi son briefing.

« La cible est un padawan Jedi portant le nom de Dashel Nelievar. Jusqu’à récemment, il servait de trophée en carbonite dans la collection personnelle du seigneur Grakkus. Mais après l’attaque d’un clan rival, il est parvenu à s’échapper… pour disparaître dans la nature. »

Derrière son casque noir, Oryel se mit à sourire. Il connaissait déjà cette histoire. Il s’était entretenu personnellement avec le fameux Grakkus. Envoyé sur Naar Shaddaa pour servir les desseins de son Maître, il avait eu vent du problème de ce Hutt avant même de poser les pieds sur la lune des contrebandiers. Alors, le Sith s’était présenté à lui pour lui offrir ses services. Il n’ignorait pas que frayer avec un Seigneur du Crime était autant suicidaire que productif, mais il s’en fichait éperdument. Son alliance avec Grakkus ne serait que temporaire et il avait bien l’intention d’être encore plus retors que son partenaire. Depuis son aventure sur Dromund Kaas, la peur avait quitté son âme. Il n’avait nullement l’intention de jouer carte sur table avec le Hutt. S’il venait à tenter quelque chose contre lui, il le supprimerait et décapiterait le reste du Cartel s’il le fallait.

Tous n’étaient que des vers qui s’épanouissaient dans un charnier à taille planétaire.

« … on a perdu sa trace dans le secteur de Savareen. D’après mes dernières informations, il aurait descendu le chasseur de prime qui lui courait après sur Christophsis. »

« Ce qui explique notre destination. »

L’Ikotchi avait parlé sans attendre, visiblement pressé d’en finir avec le monologue du Nikto. Son rôle était différent de celui des trois chasseurs, il n’avait pour simple tâche que de les escorter jusqu’à Christophsis et leur offrir un soutien aérien en cas de besoin. En d’autres termes, il était le chauffeur de l’équipe, ni plus, ni moins et puisqu’ils étaient arrivé à destination c’était l’heure de larguer les amarres.

« Cette mission est simple : on neutralise le Jedi et on le ramène à Grakkus. Si vous voulez la jouer cavalier seul, pas de problème, mais pour les autres, vous suivrez mes ordres. Et surtout… interdiction de tuer la cible. »

« Capitaine, nous arrivons en orbite. »

« Parfait. Nous allons déposer ces messieurs à l’astroport de Chaleydonia. »

En entendant ces mots, Lazharr sortit de sa méditation et ouvrit les yeux. S’il était resté en retrait jusque-là, c’était uniquement pour rassembler ses forces pour ce qui allait suivre. Une lueur dorée brilla dans son regard lorsqu’il posa les doigts sur son sabre laser. D’un geste vif, il se leva de sa banquette et décapita les deux chasseurs de primes qui l’entourait. En un seul mouvement, son sabre laser avait fait sauter leurs deux têtes quand, dans un second, il dévia les tirs de blaster de l’Ikotchi et son pilote.

« Putain de … ?! »

Déchaîné, le Sith embrocha les deux pirates avec sa lame avant de l’éteindre pour éviter que la hallebarde en cortosis du Morgukai ne l’atteigne. Un cône de feu jaillissant de nulle part l’enveloppa aussitôt, ne lui laissant même pas le temps d’esquiver. Pourtant aucune de ses flammes ne l’atteignirent car il avait instinctivement déclencher un bouclier de Force pour se protéger. A l’abri dans son cocon d’énergie, Lazharr préparait déjà sa nouvelle offensive. Fermant les yeux une seconde fois, il se nourrit des souffrances accumulées sur Dromund Kaas pour faire grandir sa haine et son envie de meurtre. Lorsque ses yeux se rouvrirent, ils avaient pris la couleur dorée des adeptes du Côté Obscur.

DISPARAIS

Un halo d’énergie violet se mit à crépiter autour des mains gantées du séide, se propageant jusqu’à ses avants bras, puis ses épaules. Sur leur chemin, les flammes électriques ravageaient les membres de leur maître, sans qu’il ne daigne pousser un cri de douleur. Et alors que cette apparition ténébreuse semblait sur le point de dévorer sa tête, il libéra leur pouvoir sur l’ennemi.

Le Mandalorien et le Nikto furent pris dans la même tourmente infernale et traversèrent le vaisseau jusqu’au cockpit où même la vitre en transparacier ne put les arrêter. Le verre se brisa sous l’impact de leur corps et du rayon d’énergie, les condamnant à un saut dans le vide dont ils n’en sortiraient probablement pas vivant. Quant à Lazharr, sa respiration était devenue le reflet des souffrances de ses avants bras. Une fois de plus le verrou de la haine s’était révélé hors de contrôle, provoquant une douleur inouïe dont il n’arrivait pas à comprendre l’origine. Sa chair et ses os ne subissaient aucune sévice, pourtant son supplice était bien réel.

Comme si le Côté Obscur souhaitait marquer son esprit et non son corps…

L’Arkanien revint à l’instant présent et réalisa que le cargo dans lequel il se trouvait était gravement endommagé et n’avait aucun pilote pour le diriger. Puisqu'il était la dernière personne à bord, il n'avait d'autre choix que de reprendre le contrôle de cette carcasse en perdition pour se poser à bonne distance de l’astroport. Contrairement à feu ses associés, il n’avait nullement l’intention d’arriver en grande pompe à Chaleydonia.

Il tenait à chasser seul et discrètement.


Modifié en dernier par Darth Lazharr le dim. 23 févr. 2020 18:58, modifié 2 fois.
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« Aie ! »

« Doucement… Les Twi’lek se plaignaient moins que toi tu sais… »

Merar passait délicatement l’onguent sur mon avant bras là où la chair était encore à vif. J’avais été maladroit. Ce tir de blaser n’aurait jamais dû m’atteindre. Malgré l’énergie que j’avais dépensé à m’entrainer au combat je manquais encore de pratique. Et puis il faut dire que mon style était plus offensif que défensif. Dans le feu de l’action j’avais manqué de peu le rayon rouge. Heureusement pour moi cette blessure était plus que superficielle. Une simple brulure, mais le genre qui était désagréable. J’avais de la chance d’avoir rencontré cette soigneuse. Elle connaissait son métier. Et elle faisait une très bonne copilote. Le marché que nous avions passé ne pouvait pas mieux tomber. J’allais enfin avoir un peu de compagnie à bord du Hermes, elle m’aiderait dans mes missions de contrebande et j’avais accepté de l’accompagner où elle le souhaiterais pour ses missions humanitaires tout en faisant de mon mieux pour la protéger. Certes nous ne nous connaissions pas très bien mais j’avais le pressentiment que nous pouvions nous entendre à merveille.

« Cette pommade brule… Tu n’avais pas quelque chose de plus doux ? »

La jeune Nautolan ne put retenir son rire franc de troubler le calme qui régnait dans le vaisseau. Curieux, le petit marsupial sui m’accompagnait depuis New Cov leva sa tête de la caisse où il s’était installé. Voila l’équipage qui constituait à présent le cargo corellien : un Padawan sans maître, une noble Nautolan en fuite et un marsupial avide de fruit rouge. On pouvait faire mieux mais je m’en contentais largement. Ca me réjouissait au contraire. Et pourtant, depuis que nous avions quitté les deux Jedi, j’avais un sentiment étrange d’insécurité. Une sensation désagréable s’était logée dans mon ventre sans que je sois capable de l’identifié. Je me faisais certainement des idées mais mieux ne valait pas s’attarder sur Cristophsis trop longtemps.

« C’est bon, j’ai fini. »

« Enfin… Tu tortures tout tes patients comme ça ? »

« Seulement ceux qui ne paie pas. »

« Tu es bien plus riche que moi je te rappelle. Je te laisse utiliser mon vaisseau à ta guise, tu as même ta propre cabine. Tu peux bien utiliser tes pommades de qualités pour moi aussi non ? »

« De mon point de vu, tu es bien content de m’avoir à bord. Quand tu auras du mal à payer l’entretien de ton vaisseau tu seras bien content que je sois là. Alors ne te plaint pas. »

A ce rythme là, je n’obtiendrais jamais raison. Et au ton qu’elle employait, je voyais bien que si elle restait sérieuse, elle en profitait pour me taquiner. Je n’avais pas connu beaucoup de Nautolan mais entre elle et Kit Fisto, ils devaient être un peuple particulièrement jovial à en croire par leurs sourires.

«  Bon… On ne va pas s’attarder longtemps ici. Juste le temps de faire le plein et on s’en va. »

« Ca me va. Mais je dois d’abord faire deux trois achats au marché. Ma trousse de soin commence à se vider. »

« Ok, et emporte Loki avec toi. Il a l’air de t’apprécier. On se retrouvera ici quand tu auras tout. »

« A tout de suite. »

Et elle partit avec le marsupial, me laissant seul dans le sas du Hermes. C’est quelques minutes après son départ que la boule qui s’était formé dans mon abdomen explosa. Quelque chose n’allait pas. Tous mes muscles se contractèrent à l’unisson. Mes poils se hérissèrent un à un en réponse. Je pouvais sentir une perle, couler depuis ma nuque jusque dans le creux de mes reins. Tout semblait m’avertir qu’il allait se passer quelque chose de grave. Des sensations que je connaissais déjà trop bien se rappelèrent à toi. Il fallait que j’en ai le coeur net.

Je m’installais dans mon vaisseau, dans la pièce de vie. Je m’installais en position de méditation. Il fallait que je retrouve mon calme pour me concentrer. J’inspirais longuement, expirais tout autant. Les yeux fermés, je faisait le vide. Me corps se détendait et petit à petit, je parvenais à atteindre l’état de concentration que je cherchais. Je savais très bien que ce ne serait pas évident. Mon contact avec la Force était toujours affaibli. Certes mon entrainement m’avait permis de toucher du bout des doigts son fleuve puissant. Mais j’étais toujours aussi éloigné de ma maitrise passée. J’espérais simplement que ce faible contact serait suffisant. Je serais satisfait par juste une simple confirmation. Et ce qu’il me fut possible de voir, des événements proches, ne me rassura pas.

La lueur d’un sabre laser ; La rage ; La douleur ; Le danger. Je me levais dans un sursaut. Je n’en savais pas assez sur la personne à mes trousses, mais ça n’indiquait rien de bon… Qui que ce soit ses intentions était mauvaises, corrompu, bien que cela était étrangement familier. Il fallait que je parte de cette planète. Tout de suite.

« Merar… »

Je ne pouvais pas partir sans elle. J’attrapais ma veste, m’assurant que mon sabre était bien dans la poche intérieur du blouson et quittait le vaisseau au pas de course. Elle avait dû se rendre au marché. Je ne devais pas trainer. Rapidement la place marchande fut en vu. Mais il y avait du monde, j’aurais du mal à la retrouver…

#36889
...


Oryel n’était pas connu pour ses talents de pilote. Pas par choix évidemment, toute personne équilibrée se doit de savoir conduire un minimum d’engins volants s’il souhaite vivre normalement. Sauf que l’Arkanien n’était pas une personne équilibrée et vivre normalement n’était pas fait pour lui. Ainsi, il avait délaissé l’apprentissage du vol spatial pour se concentrer uniquement sur le perfectionnement de son éducation Sith ainsi que l’étude approfondie des sciences génétiques. Autrement dit, le séide du côté obscur, n’avait pas les compétences requises pour faire atterrir convenablement l’engin qu’il venait de détourner. Et bien évidemment, puisqu’il avait massacré la totalité de l’équipage, personne ne lui viendrait en aide. On pouvait donc dire que d’une certaine manière, le jeune homme s’était fourré dans un sacré pétrin. Pour un peu, on ajouterai même qu’il était sérieusement dans la merde.

Plan B.


L’attention d’Oryel se détourna de l’horizon pour se concentrer sur le tableau de bord. Il était surprenant de voir avec quelle facilité il était capable d’ignorer toutes les alarmes sonores et visuelles qui s’étaient déclenchées lorsque la vitre du cockpit s’était brisée. Même les turbulences et la violence des vents qui s’engouffraient inlassablement par le trou dans la vitre, ne semblaient le troubler. Si l’Arkanien avaient eu davantage de notions de pilotage ou un minimum de connaissances sur ce vaisseau, il aurait probablement trouvé un moyen de régler le problème et d’atterrir en toute sécurité. Mais puisqu’il en était bien incapable, il choisi de changer de stratégie. Puisque les coordonnées du spatioport de Chaleydonia étaient rentrées dans l’ordinateur de bord, il enclencha la procédure de pilotage automatique et laissa la machine faire son travail. Si cet engin de malheur refusait de se plier à sa volonté, qu’à cela ne tienne, il l'enverrait s'exploser sur sa foutu destination finale.

« Comment attirer l’attention d’un Jedi ? »

« Utiliser la Force ? »

« Le Côté Obscur est un atout précieux. Inutile d’y avoir recours pour une tâche aussi simple… »

« … comment faire alors ? »

« Les Jedis se prennent pour des héros. Ils se disent au service du peuple, de la paix et de la probité. Aucun Jedi digne de ce nom, ne peut ignorer une menace à l’ordre établi. »


Cet étrange souvenir semblait venir d’une autre mémoire que la sienne. Oryel ferma les yeux un instant et tenta de chasser les fantômes de son passé. Tout ceci ne faisait plus parti de lui désormais. L’héritage de Lazharr n’était plus qu’un outil à ses yeux… en aucun cas il ne pouvait se permettre d’être dirigé par celui-ci. Toutefois, il comprenait pourquoi les paroles de son géniteur lui revenait à l’esprit. Ce fameux « plan b » mettait en application la leçon qu’il avait reçu tant d’années auparavant : pour confronter un Jedi il suffisait de menacer « l’ordre établi ».

En l’occurrence, la sécurité des habitants de Chaleydonia.

Une lame rouge jailli du sabre laser de l’Arkanien. Une seconde s’écoula, puis l’épée maléfique se mit à ravager l’intérieur du vaisseau. Avec une efficacité redoutable, le croc vermillon réduisit en morceaux tableaux de bords, câbles électriques et mobilier. Rien ne résista à l’instrument de mort. Et tandis qu’Oryel progressait comme une tumeur maligne, des réactions en chaînes succédaient au chaos qu’il engendrait. A l’extérieur du cargo, une explosion détruisit l’aile gauche, tandis que l’un des réacteurs prenait feu. Les signaux d’alertes redoublèrent d’effort, mais rien n’y fit. Personne n’allait sauver ce vieux rafiot, il était bon pour la casse.

Les turbulences devenant de plus en plus violentes et la fumée plus opaque, l’Arkanien décida qu’il en avait fait suffisamment et rejoignit rapidement la capsule de sauvetage la plus proche. Evidemment le clone n’avait nullement l’intention de rester à bord de ce cercueil volant qui fondait tel une météorite vers la mort. Pour lui, l’option la plus pragmatique restait de s’extirper au moment le plus critique afin d’assurer non seulement sa propre sécurité, mais aussi un alibi quand le moment viendrait. Car même si le vaisseau ne se crachait pas sur l’astroport de Chaleydonia, sa capsule serait probablement repérée par les services de sécurité de la ville. Et même si ce n’était pas le cas, il était certain que Dashel en serait témoin.

S’il était un vrai jedi, il se lancerait au secours des survivants de ce malheureux naufrage spatial. Ainsi donc plutôt que de le traquer à travers toute la ville, Oryel le ferait venir à lui en se faisant passer pour un rescapé du désastre. Mais pour cela il lui faudrait cacher aux yeux du sensitif, son appartenance au Côté Obscur. Rien de plus facile pour un homme qui avait passé sa vie à masquer son empreinte dans la Force.

Et tandis que le rat quittait le navire, son ombre menaçante s'effaçait graduellement.

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Je ne parvenais pas à la trouver. Pourtant une Nautolan, relativement grande et à la peau rouge, un marsupial sur l’épaule ça ne devait pas passer inaperçu… J’avançais rapidement sur la place du marché, passant d’une échoppe à l’autre. Elle devait être dans le coin. Je busculais les gens sur mon passage, m’excusant dans les différentes langues dans lesquelles je recevais des insultes. Ou était-elle ? A tous les coups, elle avait fini ses achats et se dirigeais vers notre vaisseau. Je n’aurais pas dû m’en aller. C’était une décision irréfléchie et impulsive. Elle allait surement y arriver seule et plus en danger qu’autre chose. Je devais y retourner rapidement.

Alors que je courrais pour revenir sur mes pas, je sentais la boule dans mon estomac s’épaissir. J’avais du mal à déglutir. Le danger était de plus en plus proche. Je devais me hâter. Mais tout s’enchaina très vite… Un appel, comme u sixième sens, me força à regarder vers le ciel. Un vaisseau, dévoré par les flammes se dirigeait droit vers la ville. Il n’y avait aucun moyen de stopper sa chute. Et à en croire sa trajectoire, il allait heurter le sol juste à côté du statioport.

*Merar !*

Je m’élançais de plus belle. Sautant au-dessus des obstacles, zigzagant dans les ruelles, je devais arriver à temps. Mais le vaisseau ne ralentissait pas sa course. La boulle de feu heurta les habitations dans un fracas monstrueux. L’onde de choc se répercuta dans le sol au point de me déséquilibrer et me faire chuter dans ma course. Une onde de poussière, accompagné de gravas propulsés par l’impact nous entoura tous. Quand je relevais la tête, la rue était plongée dans un brouillard de sable et de cendres.

Sans la vision de Force j’aurais été incapable de me repérer. Autour de moi, je pouvais à présent apercevoir les hommes et les femmes s’éloigner de la zone d’impact, les enfants pleurants à la recherche de leurs parents. Sur mon chemin, j’aidait les personnes à se relever, m’assurant qu’ils pouvaient se déplacer. Mais je n’avais pas le temps de m’arrêter. Quelque chose me disait que ce n’était pas un simple accident. Pas après les sensations qui m’avaient envahies toute la journée.

« Vous allez bien ? Allez-vous mettre à l’abris. » J’aidais un homme à se relever.

« Où sont tes parents ? » Aidant un enfant à les retrouver.

« Venez m’aider ! Elle est coincée sous les débris. » Sortant une femme des gravats.

Mais je ne m’arrêtais jamais plus de quelques instants. Je devais trouver Merar. Malheureusement, la carcasse du vaisseau bloquait la route vers l’astroport. Je priais pour que la Nautolan ait été épargnée. Il fallait que je contourne le monstre de métal encore imprégné de flammes. Je cherchais un passage tout en le longeant. Mais un détail retint mon attention.

« Qu-est ce que… » Un symbole, peint sur la paroi du vaisseau. J’avais déjà vu ce motif. Chez les Hutts… Dans le hangar où j’avais volé mon vaisseau. « C’est pas vrai… » Grakkus… Ces hommes m’avaient-ils retrouvé ? Ça n’annonçait rien de bon.

Je cherchais une issue de plus en plus frénétiquement. Il devait bien y avoir un passage non obstrué par le vaisseau. Je pouvais voir que le bâtiment contre lequel il reposait laissait plusieurs passages pour le traverser. Il risquait de s’effondrer d’un moment à l’autre mais je n’avais pas le temps de chercher un autre passage. A l’intérieur, je pouvais voir les corps des innocents tués par l’impact. Tout ce carnage juste pour me retrouver ? Tant de vies inutilement détruites…

« A l’aide ! Aidez-moi ! »

C’était une voix de femme. Elle était dans le bâtiment. Si il y avait des survivant je ne pouvais pas les laisser sans aide. Surtout pas si j’étais à l’origine de ce massacre.

« J’arrive. Ne bougez pas. »

Utilisation de la Force

Pouvoir de Force :
  • Sensibilité [Connu]
  • Vision [Connu]
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Parle-moi de Grakkus.


Le petit Cathar fronça les sourcils, faisant légèrement frémir ses moustaches. Il avait l’air aussi jeune qu’inoffensif, pourtant une légère dissonance émanait de son aura. Oryel pouvait sentir la main de l’Obscur sur les épaules du félidé.

« Monsieur… La Dame elle avait dit que vous veniez pour Panav… »

Je t’ai donné un ordre.


Le séide du côté obscur avait toute la panoplie pour effrayer son interlocuteur. Son casque et son sabre laser n’étaient pas sans rappeler un certain Vador, dernier Seigneur Sith à avoir terrorisé la galaxie. Le petit Jay avait peut-être rencontré Ranath, mais il ne s’était probablement pas confronté à elle de la même manière qu’Oryel. Au vu de son regard inquiet, il n’avait peut-être même pas idée de l’envers du décor. Ce qui ne signifiait qu’une seule chose… la Dame Noire avait fait preuve de douceur avec ce petit être.
Une marque de faiblesse ?

« Et ben… ce Hutt-là vous savez… c’est le haut du panier… »

Où peut-on le trouver ?


Une pointe d’exaspération dans la voix et un poing qui se serre suffirent à faire sursauter le Cathar. En signe de soumission, ses oreilles se rabaissèrent machinalement sur sa tête et il recula d’un pas. Son regard cherchait inconsciemment une issue de secours, mais Oryel occupait la totalité de son champ de vision.

« Hutta … Hutta Town… il contrôle Hutta Town ! »

Parfait. Je te recontacterai en temps voulu.


Avec nonchalance, l’Arkanien lança un holocom au félin et quitta les lieux d’un pas leste. Il était temps pour lui de rencontrer ce fameux Hutt.




Deux éclairs rouges fendirent l’obscurité et la fumée, révélant le visage tatoué d’une femme à l’air sinistre. Elle ne quittait pas des yeux l’homme qui lui faisait face, un Jedi imprudent qui s’était bêtement mis en tête de sauver une pauvre demoiselle en détresse. Quelle naïveté. Dashel Nelievar s’était précipité dans la bouche d’une bête qu’il avait ridiculisé pendant trop longtemps. L’Inquisition n’était plus, mais ses agents étaient réputés pour pratiquer la vengeance comme une religion. Et la sombre Dathomirienne ne faisait pas exception. Depuis que sa vie avait perdu tout son sens, tuer ce garçon était la seule chose qui la faisait avancer. Elle s’était montrée patiente, elle avait rangé ses sabres lasers, elle était devenue une ombre, un individu parmi les autres. Mais elle n’avait jamais abandonné son désir de vengeance. Et aujourd’hui, enfin, elle avait fini par être récompensé.

Il était grand temps qu’il paye.

« MEURS ! »

Ses crocs vermillon zébrèrent les ténèbres, abattant leurs lames infernales sur la silhouette du Jedi qui ne s’attendait probablement pas à être attaqué dans un bâtiment en proie aux flammes. Et c’était justement la raison pour laquelle l’inquisitrice avait choisi de prendre de tels risques. Elle avait traqué Dashel jusqu’à Christophsis et attendu le moment opportun pour abattre ses cartes. En apprenant de ses erreurs passées elle avait compris qu’il était plus dangereux de confronter un Jedi de face, plutôt que de le prendre par surprise. Mais c’est seulement grâce à ce cataclysme, tombé tout droit du ciel, qu’elle avait pu saisir l’opportunité de tendre son piège à Dashel. A présent, toutes les pièces du puzzle étaient en place…

L’heure de la revanche avait sonné !

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« Vous allez bien ? Allez-vous mettre à l’abris. »

« MEURS ! »


La femme qui appelait à l’aide se tenait dans un recoin d’une pièce à moitié détruite par le crash du vaisseau. C’était un miracle qu’elle ne soit pas enseveli sous les décombres. Elle était recroquevillée sur elle-même, un drap, ou une cape, la recouvrait presque intégralement, dressée comme un bouclier, la protégeant de la carapace du vaisseau qui pointait son nez à travers le mur écroulé. Je pouvais l’entendre gémir. Sa respiration était saccadée. J’espérais qu’elle ne soit pas blessée.

« Je suis là. Ne bougez pas, je viens vers vous. »

« Aidez-moi… S’il vous plait… »

Je passais par-dessus les gravats, faisant attention à ne pas m’appuyer sur les partis fragiles du sol ravagé. Je priais pour que tout ne s’effondre pas sur nos têtes. Je fis appel à la Force pour déblayer le chemin, soulevant précautionneusement les pierres et le mobilier brisé qui me barrait le chemin jusqu’à la femme. Ce fut plus long que je ne le pensais, mais c’était nécessaire pour l’aider au mieux et lui permettre de repartir plus facilement. Finalement j’arrivais à ses côtés. Son manteau était couvert de poussière et à moitié déchiré. Je ne savais pas comment l’aborder… J’étendais mon esprit vers elle, essayant de connaitre ses sentiments, afin de les apaiser.

Quand mon esprit entra en contact avec le sien, si faible soit mon lien avec la Force, je fus submergé. La haine qui émanait de la femme m’enveloppa, me forçant à reculer. Je trébuchais à moitié sur les pierres échouées au sol. La sensation qui s’était emparée de mon esprit était suffocante. En face de moi, les sanglots avaient cessé. La femme se redressa, laissant tomber son voile et découvrant deux sabres laser. Je connaissais ces sabres. L’air vibra, les lames pourpres se déployant. En face de moi, je reconnaissais l’inquisitrice qui m’avait pourchassé et battu, me livrant malgré elle aux Hutts. Son ancienne tenue de chasseur de Jedi n’était plus, elle avait laissé tomber son casque, mais aucun doute n’était permis. Cependant, je ne m’étais pas attendu à découvrir un visage familier derrière ce masque…

« MEURS ! »

Les lames rouges fendirent l’air, traçant un arc de cercle prêt à me découper de part en part. Encore sous le choc de cette récente découverte, je levais mon propre sabre trop tard. Essayant de parer les deux attaques synchronisées de la jedi déchue, je n’avais contré qu’une seule lame. La deuxième avait finalement déchiré mon blouson, traçant un sillon peut profond dans ma chair. Par chance la blessure n’était pas trop grave, si ce n’était douloureuse. Elle ne comptait pas me laisser de répit, poursuivant son assaut. Tant bien que mal, je bloquais ses sabres, variant les postures et les styles afin d’être capables de trouver le moyen de me protéger de ses deux armes. J’avais la chance d’avoir subi un entrainement équivalent contre Maître Curwee. Je m’étais habitué à combattre ses deux lames et son niveau était tout autre que celui de l’inquisitrice. Mais elle gardait l’ascendant, attaquant avec rage et puissance. Une poussée de Force que je n’avais pas vu venir me propulsa à l’intérieur du vaisseau, par une partie de la coque qui était déchirée.

L’intérieur était en aussi piteux état que la ruelle dans laquelle le vaisseau avait atterri. Plongé dans le noir, seul quelque câbles électriques projetaient leur étincelles illuminant la salle par instant. Elle m’avait envoyé jusque dans la salle principale, et mon atterrissage n’avait pas été sans douleur. Je me relevais doucement, prenant soin de garder mon sabre éteint. Je me dissimulais dans un recoin, essayant de faire le point et de retrouver mon calme.

Comment avait elle fait pour me trouver ? Était-elle à l’origine de ce crash ? Et surtout comment était-elle devenue une inquisitrice ? J’étais persuadé qu’elle avait perdu la vie en même temps que son Maître. Je l’avais connu, du temps de ma formation au temple. Nous étions Padawan tous les deux, avions suivis la voie des Jedi tous les deux. Comment avait-elle été corrompue ? J’avais entendu dire que des Jedi avait rejoint Dark Vador, je ne m’étais pas attendu à ce qu’elle en face parti. Surtout après notre affrontement sur Berchest… Elle m’avait presque tué. Nous étions pourtant ami quelques années auparavant. Deux rayonnements rouges me tirèrent de mes pensées.

« Ou es-tu ?! Je n’en ai pas fini avec toi ! »

« Nyssa… »

Un déferlement de colère, rendu vivant par ses sabres déchira le sol et les banquettes déjà abimée de l’appareil.

« Ce nom ne signifie plus rien ! Sors de ta cachette et bas toi. »

« On n’est pas obligé d’en arriver là. Tu me connais, on a grandi ensemble, dans le temple de coruscant. L’inquisition n’est plus. Tu n’es pas obligé de te battre. »

Un nouveau déferlement de colère.

« J’y suis obligé. Tu n’as pas idée de ce que j’ai subi après ma défaite contre toi… »

« Ta défaite ? Tu m’as laissé pour mort. »

« Oui, mais à ses yeux, j’avais échoué. Tu as scellé mon sort quand tu as fait effondrer une plateforme sur moi et mes troupes. Jamais je ne te pardonnerai. Je vais achever ma mission. » Le ton de sa voix s’était calmé. « Ici ». Je n’entendais quasiment plus le son de sa colère. Jusqu’à ce qu’un sabre passe à quelque centimètre de ma tête. « Et maintenant. »

Le combat repris de plus belle. Elle attaquait sans relâche, prête à me pourfendre au moindre relâchement. Nos sabres battaient l’air, illuminant le vaisseau de rayons rouges et verts. Contrairement moi qui rechignait à la blesser maintenant que je savais qui elle était, elle ne s’embarrassait pas d’une quelconque retenue. Je devais trouver une échappatoire au plus vite.

Utilisation de la Force

Forme de combat :
  • Shii Cho [Pratiqué]
  • Ataru [Pratiqué]

Pouvoir de Force :
  • Empathie [Connu]
  • Télékinésie [Connu]
#37118
Hutta Town était une ville tout à fait classique s’étendant sur des hectares à la ronde. Mais ce qui faisait sa particularité était probablement l’immense construction qui partageait des similitudes architecturales avec le temple Jedi de Corsucant. Là, au milieu du tumulte incessant et de la pollution de Nar Shaddaa, se dressait le palais de l’un des Hutt les plus puissants de son époque.

    - Lorda Grakkus ?
    - …
    - Bu jeedai kiddah huujah sajo uba.
    - Jeedai kiddah ?
    - Jee-jee nound beet nop shash.

Le garde Nikto s’agenouilla pour présenter avec déférence le sabre laser qu’il tenait précieusement dans sa main jusqu’ici. En posant le regard sur l’objet d’un incroyable rareté, Grakkus écarquilla les yeux. Malgré son immense collection d’artefact Jedi, il n’avait jamais eu l’occasion de mettre la main sur un trésor pareil. Sa garde en croix était unique en son genre, ce qui laissait entendre que l’arme devait avoir traversé les siècles depuis l’âge d’or des Jedi. L’avidité du Hutt s’enflamma, mais il réprima son envie irrépressible d’ajouter cette perle à sa collection. Si l’homme qui lui avait apporter était bel et bien un « tueur de jedi » alors il méritait au moins une audience. Peut-être avait-il mis la main sur d’autres artefacts rares, peut-être même s’agissait-il d’un ancien Jedi ? Ou mieux encore… un Sith.

    - Stang shash wata.

Les deux Magnagardes aux côtés du trône du Hutt s’activèrent et rejoignirent le Nikto pour lui servir d’escorte. Au vu de la situation, mieux valait prendre des précautions. Les droïdes activèrent leurs lances et accompagnèrent l’alien jusqu’à la sortie. Enfin seul, Grakkus se mit à examiner de plus près l’arme jedi. Pendant plusieurs minutes il essaya tant bien que mal d’en percer les secrets, mais de toute évidence, le sabre laser refusait de s’ouvrir à lui. Ni le cristal à l’intérieur de sa garde de fer, ni sa lame d’énergie ne se dévoilèrent. L’agacement et l’impatience commencèrent à prendre le pas sur la curiosité et il fallu le retour de ses gardes pour éviter que le Hutt ne balance l’objet à l’autre bout de la pièce.

    - Lorda, bu jeedai kidah.

Un casque, une bure et un plastron noir cachait les traits de l’inconnu. Ses mains gantées étaient entravées par des menottes étourdissantes prévues pour neutraliser les utilisateurs de la Force. Quant aux Magnagardes, ils menaçaient l’individu de leurs bâtons électriques tandis que le Nikto gardait une main ferme sur la crosse de son disrupteur. Malgré la menace qui planait sur lui, l’individu encapuchonné ne semblait pas le moins du monde être inquiet. Au contraire, il émanait de lui une assurance à la limite de la suffisance qui aurait fait enrager n’importe quel seigneur du crime. Mais Grakkus n’était pas nimporte qui.

    - Tueur de jedi hein… qui as-tu assassiné pour ce sabre ?

Oryel posa ses pupilles sur le Hutt et découvrit, non sans une certaine satisfaction, les douze pieds d’acier qui supportaient son poids. Ces prothèses mécaniques étaient trop sommaires pour être de fabrication Arkanienne, mais l’idée que Grakkus soit lui aussi, une sorte de Cyborg, avait de quoi faire sourire. Le séide du Côté Obscur en était toutefois bien incapable, depuis son entraînement sur Dromund Kaas il n’était plus qu’un homme de glace.

Je l’ai récupéré sur le cadavre d'un Sith.





Le clone resta les yeux fermés longtemps après que sa capsule de sauvetage ait atterrit. Oryel était entré en méditation bien avant de toucher le sol de Chaleydonia, il avait commencé par sonder les alentours puis s’était focalisé sur le site du crash. Là, il avait eu la surprise de percevoir la présence non pas d’un, mais deux êtres sensibles à la Force. Si la Lumière semblait parfaitement entrer en résonance avec le premier, ce n’était pas le cas du second. Entouré d’un mystérieux halo de ténèbres, cette entité possédait de nombreuses similitudes avec les auras de Vkoh et Ranath. S’il ne s’agissait pas d’un Sith, c’était probablement un Jedi Noir… et il avait probablement engagé un combat avec le Jedi.

* Dashel Nelievar… *

Oryel n’avait jamais rencontré de Jedi auparavant, mais ce padawan semblait attirer sur lui la haine des plus puissants. De ce qu’il avait glaner comme informations, c’était l’un des rares survivants de la purge, il avait donc probablement eu plusieurs années pour se créer de redoutables ennemis comme Grakkus. Toutefois, il avait du mal à croire qu’un autre adepte du Côté Obscur se soit lancé à sa poursuite. Avait-il eu le malheur de croiser la route d’un Jedi renégat dont il avait éveillé l’aversion ? Ce scénario semblait moins probable que le courroux d’un Sith, s’abattant sur le malchanceux padawan. Sur Dromund Kaas, Oryel avait eu la preuve que les sbires du Côté Obscur n’avaient pas totalement disparus. Si Ranath avait crée un nouvel Ordre d’aspirants Sith, il y avait de fortes probabilités que l’un d’entre eux ait pu croiser le chemin de ce Dashel. Autrement dit…

Deux membres de l’Ordre Sith se disputaient la même proie à l’heure actuelle.

Parfait.

    - Veuillez reculer, la zone est mise en quarantaine pendant l’intervention des…

Un éclair rouge fit taire pour de bon l’agent des forces de l’ordre. Son collègue posa la main sur la crosse de son arme mais trouva la mort avant de pouvoir tirer sur l’homme encapuchonné. Oryel fit un mouvement de poignet et plaça la lame de son sabre laser dans son dos tandis qu’il poursuivait son chemin à travers le périmètre du crash. Ses yeux se posèrent bientôt sur le cargo encastré dans un bâtiment fait d’un métal anthracite et d’un minerai aux couleurs émeraudes. En percevant la rumeur d’un combat à l’intérieur du vaisseau, il se rapprocha et comprit que sa cible était probablement en train d’affronter le Sith inconnu. S’il intervenait maintenant, Oryel se retrouverait certainement pris entre deux feux qui pourraient lui être mortel. Il choisi donc une fois de plus, d’agir de façon indirecte.

L’apprenti ferma les yeux et inspira profondément. L’air se mit à palpiter autour de lui tandis qu’il plongeait dans une transe pour ne faire qu’un avec la Force.

Nu zinot zenoti prie zo des xela.


Les cellules d’Oryel se mirent à gémir de douleurs, lentement mais sûrement, le Côté Obscur répandait son poison en lui.

Nu buti tave galas ssra, tave venase asmenys.


Des étincelles blanches se mirent à crépiter au bout de ses doigts, l’atmosphère s’alourdit et une chape de plomb tomba sur les lieux. Le sang du clone commença à bouillir, ses muscles s’enflammèrent.

Nu buti tave Jen' Garthaz valia, tave kerstas iv tave Tsis.


Une flamme invisible s’alluma dans sa poitrine, le privant d’oxygène elle se mit à dévorer ses poumons avant de faire un festin de sa cage thoracique. Oryel ouvrit les yeux, ses deux pupilles dorées cherchant avec ardeur un exutoire à sa douleur.

Sis buti nuyak tere imbikasa, sis buti nuyak kanasaza.


Chaque parcelle de chair, chaque centimètre de ses os hurlait cette souffrance qui semblait atteindre son paroxysme. L’affliction n’avait pas de limite, la torture ne connaissait pas de fin. Le martyr posa enfin le regard sur sa cible : aveuglé par la haine, il ne voyait qu’à travers le Côté Obscur.

Sa main droite se resserra sur la garde de son sabre laser.
Son poing gauche frappa le néant face à lui.
Une lame d’énergie aveuglante se propulsa vers l’épave.

Elle frappa de plein fouet la position du Jedi, détruisant l’acier sur son passage, brisant en deux la carcasse de métal. Le vaisseau s’effondra sur lui-même en fragilisant davantage les fondations de l’immeuble, mais il tint bon et refusa de s’écrouler comme un château de carte.

Oryel retrouva aussitôt ses esprits et chercha désespérément à faire entrer de l’oxygène dans ses poumons. Après cette démonstration de force, son souffle ressemblait davantage à un râle. Mais peu à peu, son corps supplicié retrouvait la pleine possession de ses moyens.

Les effets dévastateurs du Verrou de la Haine commençait déjà à s’estomper.

Modifié en dernier par Darth Lazharr le mar. 11 févr. 2020 15:57, modifié 2 fois.
#37131
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C’était un combat intense. Je ne me souvenais pas m’être battu aussi férocement depuis la guerre des clones. Nissa enchainait les attaques, utilisant toute la colère qu’elle avait accumulée au fil des années. Ses coups étaient d’une rare violence. Ses bras ne connaissaient pas la fatigue. Chaque coup était suivi d’un second, toujours un peu plus violent. Mais sa colère la rendait prévisible. Je restais en position défensive, parant chaque attaque à l’aide du ShiI Cho. C’était la forme la plus défensive que je connaissais. Elle me permettait de contrer un sabre après l’autre. Il n’y avait pas beaucoup de variation dans ses attaques. Juste une force sauvage, inébranlable. J’en venais à croire que le flux des attaques ne s’atténuerait jamais. Je devais rester confiant. Le plus serein possible. Hayley avait fait de même. A chacune de mes passes, elle était restée concentrée, se plongeant éperdument dans la Force. Je n’avais pas sa maitrise, ni un lien aussi fort avec la Force. C’était même l’inverse. Mais du bout des doigts je tentais de garder le contacte avec la Force Vivante. Je restais concentré sur l’instant présent. Chaque mouvement devait rester fluide. Le plus dure était d’anticiper ses attaques. J’y parvenais. Mais de peu, à chaque fois. La Force Unificatrice se refusait encore à moi. Et mon envie de m’y plonger me déconcentrait. Trop absorbé par mon lien avec la Force je finis par laisser passer un coup d’estoc.

La douleur qui s’en suivit fut instantanée. Brulant mes côtes, le sabre avait déchiré mon blouson jusqu’à bruler ma chair. Je reculais, titubant, une main sur le côté. J’avais des difficultés à reprendre mon souffle. J’aurais dû repartir à l’attaque, profitant de ce calme soudain. Mais j’en était incapable, mes jambes refusant de me porter. L’ancienne inquisitrice me regardait de toute sa hauteur, pointant sa lame pourpre vers mon visage. Je ne pouvais pourtant pas abandonner maintenant. Me relevant, je brandis mon arme en position neutre.

« Tu ne fais pas le poids. Tu ne le faisais pas à l’époque. Pourquoi t’acharner ? Tu sais qu’elle sera l’issue de ce combat. »

« Et pourtant, tu n’as pas réussie à me tuer sur Berchest. J’ai survécu. Et je compte bien rééditer cet exploit. »

« Ton obstination relève de la bêtise. Tu ne tireras aucune gloire à te battre vainement. Tout ce qui t’attends est la mort. Rien d’autre. »

« Je ne fais pas ça pour la gloire. »

Je mélangeais. Je n’avais pas besoin de la Force unificatrice. Pas pour ça. Je pouvais sentir la Force vivante s’écouler en moi, en toute chose. Je savais quoi faire, où attaquer, où l’acculer. Tournoyant, pivotant, enchainant les passes, tel un essaim fondant sur sa cible. Je connaissais ce mouvement, je l’avais travaillé des heures durant, avec la Force je savais que je pouvais le faire. Je devais avoir la foi. Mes coups n’étaient pas les plus puissants, mais ils étaient précis, incessants. Petit à petit elle reculait. J’avais changé. Depuis Berchest mais aussi depuis ma sortie de la carbonite. Mon lien avec la Force, toujours aussi tenue depuis ma capture, semblait s’être légèrement ravivé. C’était grâce à Maître Curwee. Elle m’avait montrée une nouvelle voie, une autre façon d’aborder mon problème. Et cela fonctionnait. Mes coups firent mouches. Une fois à la jambe, une fois au bras, et à l’épaule, mon sabre percutant sa chair de plein fouet, la faisant basculer.

« Je ne suis plus le même Nissa. Je ne suis pas attaché à la rancoeur, à la frustration. Tu ne m’as pas battu sur Berchest. Tu ne me battra pas aujourd’hui. »

Mais elle n’était pas mon seule problème. Dans l’ombre, un autre adorateur du côté obscure manigançait. Tandis qu’il faisait son incantation, trop éloigné pour que je puisse l’entendre, la Force s’empara de moi. Un frisson me parcouru l’échine. Il allait se produire quelque chose et quoi que ce soit, j’en était la cible. Mes yeux se tournèrent vers l’inquisitrice. Elle n’en était pas l’origine. Elle aussi semble troublée. Qui que ce soit, une force maléfique approchait. Et elle venait de l’extérieur du vaisseau.

Dans un fracas assourdissant la terrible pouvoir se dévoila à nous. La coque du cargo explosa propulsant ses éclats en tout sens. J’eu tout juste le temps de lever mon bras, utilisant toutes les ressources que je pouvais rassembler, je créais un bouclier devant moi. Mais c’était trop faible, trop tard. Le bouclier se brisa aussi facilement que la carcasse du vaisseau. Je pouvais sentir les lames de métal s’enfoncer dans ma chair tandis que le souffle de l’explosion me propulsait dans un coin du vaisseau. J’étais sonné. Incapable de distinguer le haut du bas. Qui que ce soit, ses intentions étaient mauvaise. Il fallait que je me ressaisisse rapidement. Mais le morceau de carcasse dans mon mollet m’empêcha de me relever. Je l’arrachais de mon muscle, serrant les dents face à la douleur.

« Qu’est que… »

Utilisation de la Force

Forme de combat :
  • Shii Cho [Pratiqué]
  • Ataru [Pratiqué]

Pouvoir de Force :
  • Sensibilité [Connu]
  • Bouclier [Connu]
#37189
Le râle d’Oryel s’était transformé en un sifflement régulier qui se perdait dans la cacophonie des sirènes de détresse au-dessus de sa tête. Plusieurs véhicules de secours arrivaient enfin sur les lieux et le brouhaha de leurs moteurs virent se mêler aux hurlements de détresse des innocents pris aux pièges de l’accident. Toute cette cacophonie, l’apprenti avait fait le choix de l’ignorer jusqu’à maintenant, se plongeant dans une transe obscure afin de rassembler ses forces pour le Verrou de la Haine. Mais désormais, son esprit prenait parfaitement conscience de tout ces signaux auditifs et visuels qui l’accablaient. La patience de l’Arkanien s’étiolait à mesure que le nombre de témoins augmentait, d’ici quelques minutes la zone grouillerait de caméras et il fallait probablement s’attendre à une intervention des forces de l’ordre d’ici quelques minutes. Le temps jouait contre lui, il n’avait plus le choix.

Je te vois Dashel Nelievar.


Une fois entré à l’intérieur de la carcasse du vaisseau échoué, il n’avait pas été difficile de repérer le Jedi parmi les décombres. Une simple Vision de Force lui avait offert sa proie sur un plateau d’argent. Malheureusement, il avait oublié que l’objet de sa convoitise était aux prises avec un autre Hérault du Côté Obscur. Si Dashel semblait mal en point, ce n’était rien comparé à la chasseresse de l’Inquisition. Son corps était couvert de brûlure et elle tenait dans l’une de ses mains, un sabre brisé duquel jaillissait par moment une pitoyable étincelle. Oryel considéra qu’elle avait encaissé frontalement le Verrou de la Haine ou subit les contre-coup de l’effondrement du vaisseau. Dans les deux cas, il était responsable de son état déplorable. Et dans son regard, brûlait le feu de la vengeance. Avec défiance, l’Arkanien pointa sa lame rubis en direction de l’ancienne Inquisitrice et la fit légèrement tourner dans le vide. En réaction, elle utilisa la poussée de Force pour le propulser à l’extérieur du vaisseau avant de l’engager au sabre laser. Si la projection n’avait pas suffi à mettre hors de combat l’apprenti, il ne devait sa survie qu’à l’utilisation réflexe de la déflexion en symbiose avec une parade.

Sans le Côté Obscur, Oryel n’était qu’un piètre combattant et sans épée, il ne valait rien. C’était la raison pour laquelle de toutes les formes au sabre laser il avait jeté son dévolu sur le Niman. La forme du diplomate n’était pas faite pour les guerriers aguerris ou les protecteurs dans l’âme. Chez les Jedi c’était un style de combat qui exigeait de connaître les bases de toutes les autres formes, on attendait de ses aspirants qu’ils soient avant tout capable de raisonner leurs adversaires par le dialogue. En cela, le Niman ne réclamait que peu de puissance physique pour être utilisé et encore moins de laisser libre court à ses émotions. On la surnommait ainsi la « forme de la modération ».

Pathétique. Seule la rage te fait encore tenir debout.


Oryel avait jeté son dévolu sur le Niman pour toutes ces raisons et davantage. Si du temps de l’Ancienne République, la sixième forme avait été décrié car jugée responsable de la mort d’innombrables Jedi trop enclin à la « négociation », entre les mains d’un adepte du Côté Obscur elle devenait une arme redoutable. De toutes les formes au sabre, elle était la seule qui permettait une utilisation de la Force et des mots en plein combat.

« DASHEL EST A MOI ! »

Hérésie.


Alors que la Jedi Noire blessée tenta d’assener une frappe verticale sur son ennemi, celui-ci la prit de vitesse en la repoussant d’un coup de botte. Dans un cri de colère étouffé elle tenta de reprendre l’avantage en balançant son corps sur le côté, prête à fondre sur sa proie de nouveau dans une agression contrôlée. Malheureusement pour elle, Oryel avait l’ascendant émotionnel. Aveuglée par sa rage, la combattante était incapable d’anticiper ses manœuvres alors qu’à contrario, il était parfaitement capable de lire dans ses mouvements. En utilisant à son avantage les quillons lasers de son épée, il contra l’assaut et se contenta de parer ostensiblement chacune de ses estocs. Ses capacités raciales couplées à la Vision de Force lui permettait de passer au crible chaque élément passant dans son champ de vision. Ses brûlures, sa blessure à la hanche, l’irrégularité du terrain, le débris le plus proche à envoyer sur elle en cas de besoin, la distance qui les séparait de l’épave. Le clone ne laissait rien au hasard et n’ignorait aucun détail. Mais surtout, il faisait grandir en elle sa colère et sa frustration. Au bout d’une longue minute, elle était enfin mûre pour le coup fatal.

Sans ton deuxième sabre, tu n’as même pas le niveau d’un padawan.


La réplique fit mouche et laissa la Jedi déchu aux prises avec sa colère une seconde de trop. Ce qui était suffisant pour qu’Oryel enchaîne sur une attaque mortelle, visant sa main vierge. De nature ambidextre et ayant trop pris l’habitude de combattre avec le Jar’kai, elle hésita une seconde à parer avec ce bras. Evidemment l’expérience lui fit corriger son erreur une seconde trop tard et lorsque les sabres lasers se rencontrèrent, Oryel avait crée suffisamment de délais dans les réactions de son adversaire pour qu’elle soit incapable d’anticiper la suite.

Disparaît.


La main libre de l’Arkanien se rapprocha dangereusement de la hanche de son adversaire et libéra, à quelques centimètres de sa peau, une onde de choc qui disloqua l’os et projeta sa cible au sol. Le coup en projection était l’attaque phare du clone. Même les plus puissants sensitifs demeuraient des êtres de chairs et de sang. Les guerres et les duels laissaient des marques dans leurs anatomies, des blessures fraîchement cicatrisées, des fragilités osseuses, autant de points faibles qu’un scientifique spécialisé dans la génétique tel que lui pouvait exploiter à son avantage. Oryel connaissait à la perfection une très grande variété de corps aliens. Ce qui lui permettait d’utiliser la Force sur les points sensibles de chacun, si les ravages du temps n’en avaient pas créé au préalable.
Oryel se battait comme un acuponcteur avec la Force et c’est pourquoi le Niman était probablement la pire forme entre ses mains.

Reste à terre.


Il l’avait de nouveau frappé avec sa botte, dans la même zone où il avait utilisé la Force. Le craquement tonitruant qui s’ensuivit aurait laissé un goût écœurant dans la bouche de n’importe qui, lui n’éprouva que de la satisfaction. Il avait fendu le bassin ce qui devrait l’empêcher de se relever sans aide extérieur. Mais elle pouvait toujours utiliser le Côté Obscur pour surmonter ses blessures et reprendre le combat. Si elle choisissait cette voie, Oryel était à peu près certain qu’il serait vaincu. Il lui fallait donc une alternative à proposer afin de sortir de l’affrontement en position de force. Le séide s’accroupit près de la Jedi Noire et lui susurra quelques mots inaudibles. Puis, il retourna en direction du vaisseau. L’ex-inquisitrice demeura immobile jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’intérieur.

#37206
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J’étais encore au sol. Chaque fibre de chaque muscle composant mon corps semblait avoir été transpercé de millier d’aiguille. La douleur était difficilement soutenable. Du sang s’écoulait de mon mollet gauche, de mon côté droit, de mon thorax, de mes deux bras et de ma tête. Aucun membre ou presque n’avait été épargné… Je tentais tant bien que mal de limiter le flot rougeâtre qui s’écoulait de mes côtes. C’était ma plus large blessure et la plus grave également. Mais je n’avais pas le temps d’y penser. Face à moi se tenait notre assaillant. Grand, enveloppé dans un manteau sombre qui ne dissimulait que très peu sa silhouette fine, un regard glaciale et sa lame rouge ne laissait pas beaucoup de doute quant à son attachement à la Force. Ce n’était pas un inquisiteur, c’était un séide du côté obscure peu importe son ordre ou autre affiliation. Qu’il soit un Sith ou tout autre chose, les choses n’allaient pas s’arranger pour moi. Mon combat avait été épuisant et maintenant je devais affronter sa colère.

Mais je n’étais pas seul dans ce vaisseau en piteux état lui aussi. L’inquisitrice avait survécu à l’attaque et je pouvais sentir sa haine envers l’homme. Elle avait beau être encore plus amochée que moi, elle se releva. On pouvait lire sur son visage qu’elle luttait contre les blessures infligées par mon sabre puis par l’attaque du Sith. Les brûlures ne faisaient que la rendre encore plus hargneuse. L’un de ses sabres avait beau être brisé, elle n’en restait pas moins combative. Je pouvais sentir la haine s’accumuler dans la pièce, elle était presque palpable.

Le chevalier noir leva son sabre en guise d’avertissement. Lui aussi avait dû ressentir toute la colère qui s’échappait de l’inquisitrice. Elle voulait se venger. De tout son être elle voulait le faire souffrir autant qu’elle devait souffrir, si ce n’est plus. Ce sabre laser à la garde en croix n’y changerait rien. Ce n’était qu’un détail insignifiant pour elle. Tout ce qu’elle voulait c’est qu’il souffre. Elle leva sa main et puisant dans sa colère, utilisa une poussée de Force pour l’envoyer en dehors du vaisseau. Je vis l’ombre disparaitre par l’ouverture qu’il avait lui même créé. Nissa le suivit, oubliant totalement ma présence.

J’avais gagné un peu de temps. J’étais seul, ils ne se souciaient plus de moi. Je pouvais entendre les sabres se heurter dans ce grésillement si caractéristique. Je ne comprenais pas ce qu’il disait. Je pouvais sentir que tout autour de nous, le monde s’était accumulé et que les autorités locales étaient arrivées. Ils devaient assister à ce combat dans la plus grande des stupeurs. C’était l’occasion pour moi de m’en sortir. Le monde pourrait masquer ma trace et me permettre de rejoindre mon vaisseau.

Je me relevé difficilement, m’agréant à la paroi du cargo. Il restait toujours un trou de l’autre côté de la salle. Celui par lequel nous étions entré avec Nissa. Si je parvenais à l’atteindre à temps ils ne me verraient certainement pas fuir. Mais je devais me hater. Si l’un des deux s’en sortait et me retrouvait, je ne donnais pas cher de ma peau… Avec difficulté je me mettais en chemin. Je boitais dangereusement et grimper dans les décombres était une véritable épreuve. Je me hissais finalement par le trou dans le cockpit retrouvant la maison détruite par le crash. Je devais continuer d’avancer.

Je n’allais pas bien vite et j’étais trop épuisé pour réussir à dissimuler ma présence en tant que Jedi ou même aux yeux des personnes qui m’entouraient. Je m’étais enveloppé dans un drap sombre que j’avais trouvé dans la maison et qui trainait sur mon chemin. Au moins je n’attirerais pas trop les regards. Le plus vite je serais à l’astroport et le mieux ce serait. Mais j’avançais bien trop lentement, faisant régulièrement des pauses pour calmer la douleur. J’essuyais mon front trempé par l’effort, m’arrêtant une énième fois. Mon coeur manqua un battement quant je la vis. Un peu plus loin dépassait des Lukkus rouges au dessus des passants.

« Merar !!!! »

La jeune femme s’arrêta net. Elle se retourna et regarda dans ma direction. Il ne lui fallu pas plus d’une seconde pour me reconnaitre et se précipiter vers moi.

« Dashel ! Je te cherches partout depuis que j’ai vu le vaiss… Dashel… Qu’est ce que tu as ?! »

« Pas le temps de t’expliquer. Il faut y aller. »

Elle passa mon bras autour de ses épaules et m’aida à avancer. L’inquiétude était visible sur son visage. Mais elle faisait de son mieux pour me supporter. Je pouvais sentir que je pesais sur son dos. Pourtant elle ne ralentit pas.

« Le vaisseau… C’était des chasseurs de prime du clan des Hutts. Il vienne pour moi. Je ne sais pas comment ils se sont crachés mais j’ai été attaqué par une ancienne inquisitrice. Celle qui m’avait trouvé sur Berchest… »

« Quoi ? »

« Oui elle est encore en vie et a une sacrée dent contre moi. Aie ! »

Elle m’avait fait heurté une étale. Dans notre précipitation pour rejoindre le vaisseau les obstacles sur notre passage n’étaient pas la première de nos inquiétudes.

« Désolé… »

« Il faut avancer. Il y a quelqu’un d’autre. Il est a ma poursuite. Je ne sais pas qui c’est mais il est dangereux. Il faut qu’on parte. »

On continua dans le silence, mes côtes étaient de plus en plus douloureuse. Ma respiration était saccadée. Parler devenait difficile. Mais heureusement le vaisseau était en vue. Enfin… Mais je doutais de plus en plus de pouvoir l’atteindre. J’avais dû perdre trop de sang. Je commençais à voir trouble, à peiner à inspirer. Je voyais des flash lumineux et des points rouges me barrer la vue. A quelque pas du Hermes, je trébuchais, m’étalant au sol, entrainant mon amie avec moi.

« Non non non… Dashel reste éveillé. On y est presque ! »

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