L'Armée des Ombres

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By Harlon Astellan
#34320
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Thrawn

Ecrit par Timothy Zahn

Sauvé de l'exil par des soldats impériaux, Thrawn parvient rapidement à capter l'attention de l'Empereur Palpatine par son intelligence impitoyable et son génie tactique qui n'ont d'égal que son ambition.
Et si ses méthodes anticonformistes exaspèrent ses supérieurs, elles lui assurent nombre de succès retentissants et une fulgurante ascension. Toutefois, bien que Thrawn domine le champ de bataille, il lui reste beaucoup à apprendre dans l'arène politique où les visages sont doubles et les alliances, fragiles.
Devenu amiral, Thrawn devra faire face à une insurrection qui menace non seulement des vies innocentes, mais également la suprématie de l'Empire sur la galaxie... sans oublier son plan de carrière.


Date de parution : 2017
Date de traduction : 2018
Ordre de parution : 160
Canon




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Lieux Visités

Coruscant ( souvent )
Des vaisseaux impériaux ( le plus souvent, mais ils changent régulièrement )
Lothal ( très peu )
Une multitude de mondes qui ne durent que le temps d'un demi-chapitre


Durée de l'histoire

Entre 10 et 15 ans, sacrément ellipsés.


Trames poursuivies

- L'Ascension de Thrawn au sein de la Marine Impériale
- La traque d'un agent séditieux
- L'Ascension politique d'Arihnda Pryce
Période traitée :

Quelques années après la formation de l'Empire jusqu'à l'an 2 Avant la Bataille de Yavin




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Mitth'raw'nuruodo, dit Thrawn
    Si le personnage a déjà été publié en France sous deux séries, considérées comme majeures dans le cycle de l'Univers Etendu, à savoir "Le Cycle de Thrawn" et "La main de Thrawn", il bénéficie maintenant d'une place de héros à part entière. Choisissant d'ancrer le personnage, très populaire chez les fans ( surtout ceux ayant mal digéré le redémarrage de l'UE ) dans l'univers Canon, c'était l'occasion pour Zahn de dévoiler les origines de son "bébé". Mais les plus observateurs auront remarqué une chose subtile qui en dit long sur ce succès : pas de bandeau "Mec-Plus-Ultra" pour le héros si emblématique. Pour cause : à l'instar des autres héros trop étalés dans les récits, le personnage gagne en fausse profondeur, et donc en fadeur. Entre quelques révélations - pas non plus faisant l'effet de séismes - on évolue auprès de Thrawn, avec un style narratif un peu ras-des-pâquerettes, à savoir qu'entre deux dialogues, Thrawn nous régale d'analyses de micro-expressions et de langage corporel des humains, dans un genre de parodie de l'observation venu de Conan Doyle, mais sorti d'un livre "Le Mentalisme pour les Nuls", voire carrément de "Psychologie / Dossier spécial : lisez le comportement de votre mari". Du grand art.

    Le personnage aura le mérite de rappeler aux lecteurs avertis que les Chiss sont rares dans la Galaxie. Souvent confondu avec un "Pantorien avec des problèmes oculaires" ( sic ) les rares qui connaissent l'espèce Chiss les décrivent comme des "légendes", dont les histoires sont toutes aussi légendaires, "et pour la plupart inexactes" selon Thrawn.

    Ce qui frappe d'emblée, c'est la naïveté politique intégrale de Thrawn. Habitué à l'avancement en raison des compétences martiales, il débarque vite dans un Empire qui préfère l'avancement au nombre de bottes léchées avec force salive, ce qui le perturbe, et ce qu'il ne comprend pas. Ni ne fait l'effort de comprendre. Adepte des solutions non-conventionnelles, il se fait détester de partout, tout en étant protégé par quelques gens intègres des anciennes et nouvelles générations. L'Empereur lui-même le recevant personnellement à plusieurs reprises, mais sans qu'on ait l'impression que ce dernier en ait quoi que ce soit à faire.

    C'est aussi la description de quelqu'un qui combat l'inefficacité, la corruption, et privilégie la "redistribution des compétences" plutôt que la punition. Cet officier fils à papa mérite d'aller aux mines pour ses conneries, mais il a le tempérament d'un pilote de TIE ; faisons le pilote de TIE ! Ces gens innocents doivent être épargnés ; il faut que les mines tournent à plein d'ici une semaine. Une mentalité qui allie l'impitoyable au pragmatique, sans justifier d'une violence déraisonnable. Une sorte d'impérial qui ne jure pas que par la destruction. C'est louable, mais l'ensemble sonne creux, comme une tentative de dédouaner un minimum les méthodes violentes de l'Empire en la justifiant par la bureaucratie qui veut qu'on suive son agenda basé sur la rapidité d'action. De fait, Thrawn est la cible privilégiée des bureaucrates impériaux classiques qui cherchent à tout prix à ruiner sa carrière, sans succès, on s'en doute.

    En bref, un personnage qui ne se fait rien apporter de plus que ce qu'on observait dans d'autres oeuvres, qui se suffisaient très bien à elles-même.

Eli Vanto
    Un cadet qui fait partie de l'équipe d'exploration qui embarque Thrawn vers Coruscant. Et non, "Eli" n'est pas qu'un diminutif, et qui plus est c'est un homme. Seul apte à communiquer avec Thrawn dans une langue des Régions Inconnues, il est affecté dès le départ auprès du Chiss, pour lui apprendre le basique, les coutumes humaines, et la culture impériale. Un précepteur mécontent de son sort qui se rêvait magasinier d'un croiseur impérial de première ligne. Bloqué au rang d'aspirant dès le début par des manoeuvres politiques anti-Thrawn qui visent par ricochet ceux qui l'accompagnent, Eli passera d'un coup du rang d'aspirant à celui de lieutenant-colonel de la Marine, restant néanmoins affecté auprès de Thrawn, de qui il apprendra beaucoup au fil des ans.

    Pour résumer, un Pellaeon avant l'heure. Il est perplexe au début des tactiques du Chiss mais fini par les comprendre, les anticiper, et même en poser des alternatives tout seul. Issu de la Bordure, il se sent mal à l'aise à côtoyer des Yularen, des Tarkin et à être reçu par l'Empereur, sa condition de péquenaud étant sans cesse rappelée à sa bonne volonté par quiconque croise sa route. C'est donc aussi, par un biais moins évident mais clair tout de même, un pion typique illustrant la lutte des classes de la galaxie : les gens du Noyau prenant de haut le gars de la Bordure Extérieure, qui gravit les échelons malgré tout. Mais, encore une fois, sans relief et sans grande saveur.

Arihnda Pryce
    D'abord gérante de mines sur Lothal, la planète introduite dans l'excelleeeeeeeeeeeeente série "Rebels", elle est victime d'une saisie impériale de ses mines familiales, ce qui la poussera à briguer un poste suffisamment influent pour les récupérer à ses ennemis, donc en devenant Gouverneure. Peut-être le personnage le plus intéressant du livre, sans bénéficier du macaron "Mec-Plus-Ultra" pour autant. Les chemins de Pryce et de Thrawn se croisent quelques fois, souvent pour parler "renvoi d'ascenseur" en politique, Pryce se proposant de l'introduire auprès des puissants protecteurs, avant qu'elle se pose elle-même comme protectrice.

    De son point de vue, c'est le système politique interne impérial qu'on découvre : magouilles, trahisons, passages à vide, besoin de se faire connaître, négociations, chantages, trafics, etc. Niveau politique, pas de déception, c'est du niveau "Affaire Fillon". On regretterait peut-être l'absence d'utilisation des médias galactiques, au profit de la politique à papa qui s'appuie, justement, sur les trucs à la Fillon ou à la Balkany. De fait, c'est pitoyable de réalisme : la politique dans l'univers est à la hauteur du niveau pathétique que nous vivons en Occident. De fait, ça déçoit autant que ça séduit : ça ne fait pas rêver mais c'est crédible.

    Froide, calculatrice, et assez cruelle en définitive, on s'imagine un genre de Cruella Denfer, mais du genre qui veut récupérer son manteau en peau de toutou embarqué par le fisc. Ca donne un côté plus authentique à l'Empire, parsemé de gens qui estiment que combattre la corruption, c'est en étant plus corrompu que les autres, en se faisant nommer par un jeu d'alliances fausses, sans s'arrêter en chemin ou regarder derrière soi.

Nightswan ( Littéralement le Cygne de la Nuit, NDT )
    Le "méchant" du livre. Oui, chaque livre dont le titre est un nom de personnage ( Tarkin, Dark Maul, Dark Vador, et maintenant Thrawn ) a toujours le même méchant : un rebelle presque aussi intelligent que le héros. Le nom, l'espèce et les motivations changent, mais honnêtement, c'est bien tout. Toujours la même rengaine, il se revendique d'un honneur perdu, il fait ça pour la bonne cause, il "combat l'Empire et son système", blabla, wouf wouf, même son de cloche que dans les autres livres. Là encore, sans relief et sans intérêt.

Diverses huiles impériales
    On comptera, dans l'ordre d'apparitions : Le colonel Yularen du BSI, le Sénateur Renking de Lothal, le Moff Ghadi d'on-ne-sait-plus-où-c'est-dire-le-charisme, le Grand Moff Tarkin, et l'Empereur. Rôles secondaires mais articulant l'action de Thrawn autour de leurs intrigues, pour raisons personnelles ou raisons personnelles, quand c'est pas juste personnel. Yularen étant le seul vétéran des Guerres Cloniques, on le découvre en type assuré, aimant travailler avec des gens talentueux, ne se laissant pas avoir et faisant, basiquement, le boulot, sans aucun autre objectif que faire le boulot. Le seul type normal qui laisse un peu respirer les gens peu fan de la politique. Le reste c'est du classique, à résumer comme ceci : "Cahuzac, Sarkosy, Fillon et Godin sont dans un bateau. Qui est mis en examen en dernier ?"




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Il faut d'abord remettre les choses à plat : un personnage, aussi intelligent soit-il décrit, ne sera jamais qu'à la hauteur de l'intelligence de son écrivain. Les Marvel le prouvent à chaque fois : Tony Stark et Docteur Strange sont dans une même pièce et sont deux cons qui additionnent leurs QI négatifs pour l'élaboration de leurs plans. Alors que, note des scénaristes, ce sont censés être des vrais génies. Même problème ici : sans être stupide, on sent que Timothy Zahn est à la hauteur d'un écrivain américain moyen. Son personnage fétiche, en définitive, n'en tire des plans qu'à cette hauteur.

Et c'est bien tout le soucis. Rien ne nous impressionne jamais. Les plans de Thrawn, ses déductions, tout paraît si évident et si ras-de-terre que les amateurs des belles prouesses militaires s'en vont avec une impression de faim, et surtout une impression étrange d'avoir vu de l'inédit. Ça paraît stupide, mais dans le cadre des actions martiales, il n'y a rien de mieux pour impressionner le lecteur que d'adapter à l'univers Star Wars des escarmouches de notre propre histoire menées par des maîtres ès guerre. Déjà parce que ça permet d'en mettre plein la vue. Le travail de stratégies inédites conduit à une catastrophe qui se nomme "manque d'intérêt" pour l'exercice. Pas de Paul von Lettow-Vorbeck dans cette partie, rien que du "c'était génial et tout le monde finissait bouche bée". Tout le monde sauf le lecteur, et c'est bien dommage, c'est finalement la cible qu'il aurait fallut conquérir en priorité.

Ensuite, il convient de dire que l'Empire a bien changé. Exit, l'Empire machiste, exit l'Empire raciste, exit l'Empire mauvais. Place aux femmes partout, place aux tolérants partout*, et place au sempiternel "Oui mais c'est un mal nécessaire, et bien sûr sauvez les civils, forcément innocents, en priorité". Je ne sais pas si je me fais comprendre en le disant, mais l'Empire, imaginé tel quel par Lucas dès Star Wars 4, était quand même sacrément inspiré du régime n#?i, avec son lot de trucs pas très progressistes dedans. Voir l'Empire se transformer au nom de notre société occidentale ( qui n'a rien à faire dans Star Wars vu la distance géographique et temporelle, ndlr ) ça reviendrait à faire un film sur la montée du nazisme, mais en choisissant de remplacer Joseph Goebbels par Josette Goebbels et de donner le rôle d'Himmler à Forest Whitaker. Il y a un genre de cohérence qui s'envole d'office, voyez. Voilà, c'était la minute sur la Politique Identitaire qui nous vient des Etats-Unis. Bientôt disponible en France !

* L'astérisque indique que non, il y a bel et bien du racisme dans l'Empire. Il court des classes basses aux hautes sphères de l'Empire, sans trop discriminer sur les origines. Les causes d'un tel ressentiment envers les non-humains est exposé rapidement, et le sentiment est présenté d'une façon claire : les racistes ( spécistes serait plus juste ) finissent par perdre. Les personnages qui dans le récit ne perdent pas, comme Tarkin, eux, ne l'affichent en revanche jamais, comme s'ils ne l'étaient plus d'un coup, pif pouf, je ne perds pas, je ne suis donc pas raciste. Le message est clair. Là où il ne devrait même pas y avoir de message du tout d'ailleurs. Tout un chacun sait que le racisme, c'est comme les non-humains, ça devrait pas exister.

Appréciation générale : Pour les fans du personnage uniquement
Le niveau littéraire est basique. Peu ou prou de mots savants, de tournures savantes, de figures de style. Un livre basique pour américains basiques, sans traduction de haute voltige ( avec des coquilles en prime ) qui n'apporte aucun souffle à l'univers. Souvent l'on dit que le voyage importe plus que la destination. Et bien pour ce voyage, on peut bien se mettre un masque sur les yeux et se réveiller à la dernière escale.

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