L'Astre Tyran

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By Harlon Astellan
#38970
Bonjour,

En préambule de ce nouveau Coin Lecture, je vous adjoins deux confidences : en un, la règle "Univers Star Wars" est brisée. En deux, la règle "Livre par livre" est elle aussi brisée.

Les raisons sont doubles : pour la deuxième règle, et bien, cette série, je l'ai lu d'une traite ( mais elle n'est pas finie ! Le dernier tome reste à venir ) et elle se lit également d'une traite. Je les dissocie par leur titre, mais ils sont indissociables dans leur continuité.

La règle un tient dans une raison double : il existe d'autres livres que Star Wars dignes d'être lus. Et aussi parce que... le temps faisant, je me rends compte que beaucoup de livres Star Wars, anciens ou nouveaux, ne méritent pas tant que ça d'être lus. Capitaliser sur une licence en offrant une histoire, c'est déjà mieux que balancer une tasse à café avec un Grogu en pleine face dessus, mais si l'histoire n'est pas si terrible que ça... à quoi bon ?

Je viens donc proposer la lecture d'autre chose.

Bon moment !

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Chronique du Tueur de Roi
Le Nom du Vent / La Peur du Sage ( parties 1 & 2 )


Ecrit par Patrick Rothfuss

"J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer le jour. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrelles.
J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est trop jeune pour y entrer. J'y étais allé apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi."

Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets...
Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception... infâme assassin.
Découvrez la vérité qui a crée la légende.


Date de parution : 2007 / 2011
Date de traduction : 2009 / 2012
Hors Star Wars




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Lieux Visités

Mes aïeux ! Si vous saviez !


Durée de l'histoire

- 3 jours
- Des années


Trames poursuivies

- Un aubergiste raconte son histoire à un Chroniqueur durant trois jours
- L'histoire de sa vie, racontée en trois jours
Période traitée :

On est relativement dans du médiéval-fantastique, donc faites vos calculs !




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Faire une liste complète des personnages serait fastidieux, tant ils sont nombreux, et chacun avec leur importance. Aussi, le mieux est de les compartimenter. Chacun a son développement, son écriture, son caractère, son image, et tous sont importants à leur façon. Leur rendre honneur un à un serait très long.

Kvothe
    Le héros de l'histoire. Ses surnoms sont légions, Celui qui ne Saigne Pas, Kvothe à Six Cordes, Kvothe Doigt de Lumière, L'Arcane, le Tueur de Roi, Shadicar, Le Rouge, La Flamme, etc. Fils de chefs d'une caravane ambulante appartenant à la culture des Edema Ruh ( voir Famille de Kvothe ), le massacre de sa troupe le conduit à vivre de larcins et de mendicité trois ans durant dans une grande ville poisseuse, avant de commencer son apprentissage à l'Université, seul endroit du monde connu où la magie et ses différentes branches sont enseignées, pour peu qu'on ait le talent et les talents pour y aller ( le talent est une unité monétaire élevée ).

    Vif d'esprit, doté d'une incroyable mémoire, d'un physique maigrichon mais enjôleur, d'une belle voix de baryton, de doigts agiles et d'une langue bien pendue, Kvothe est un héros tout ce qu'il y a de plus extraordinaire : il est doué, arrogant, pataud, insouciant, trop curieux pour son bien. Il a le don de séduire les gens par son intellect et sa science linguistique, mais aussi celui de se faire des ennemis de qui il aime rabattre le caquet, quelle que soit la classe sociale.

    Kvothe est, au début du récit, un aubergiste. On apprend par la suite qu'il se cache du monde, la prime sur sa tête étant si élevée qu'un royaume pourrait être payé avec son cadavre. Il accueille en sa demeure Chroniqueur, conteur de récits réalistes et "démonteur de légendes paysannes" qui accepte de l'écouter trois jours durant conter son histoire. Prêt à mourir, aigri par sa vie faite de mauvais choix, il se livre pleinement et ne passe sous silence que de rares passages.

    De fait, la majeure partie de l'histoire, c'est son enfance, et surtout son adolescence. Détestant sa jeunesse, et trop matûre pour son âge, son chemin le mènera à traquer des bandits pour un roi à qui il manque juste la couronne, à visiter un pays féerique dont aucun mortel ne revient vivant, à passer les grades étudiants en deux semaines là où certains y passent 5 années, et à décrocher un insigne musical faisant de lui un des plus grands ménestrel du monde à sa première soirée de répétition. Mais Kvothe n'est pas exempt de défauts personnels et de problèmes : il n'a pas d'argent pour payer ses études ni sa nourriture ( ce qui l'oblige à emprunter de l'argent à une sorcière ), est trop arrogant ( et donc pas assez à l'écoute ), assez curieux pour mériter des assassins aux trousses, et trop intéressé par une histoire légendaire qui n'apporte que la mort.

La famille de Kvothe
    La famille revêt deux sens : ses parents, et sa culture. Ses parents sont des Edema Ruh, des artistes ambulants se produisant de ville en village, mais des artistes d'une certaine classe et d'un certain rayonnement. Il s'agit là de ce qu'aurait été la troupe de Molière s'ils avaient été gitans ; en bref, des forains de l'époque, jouant le théâtre et de la musique. Les Edema Ruh sont vus tour à tour comme des artistes accomplis et honorables, et aussi comme des voleurs de poule, des bandits de grands chemins et des menteurs ambulants. Personne ne pleure leurs morts, c'est même l'inverse.

    Cela fait de Kvothe une personne de la plus basse extraction sociale possible : non seulement aucun nom de famille, mais en plus aucune terre d'attache. Ceci ne manque pas de le rabaisser aux yeux de nombreux nobles rencontrés dans les cours qu'il a fini par fréquenter.

Les amis de Kvothe
    Ils sont nombreux et viennent de divers horizons. Du vieil homme qui lui a offert quatre murs où s'abriter lors de sa mendicité, aux amis étudiants, à une petite folle qui aime lui rendre visite sur les toits le soir, à un courtisan adepte d'un jeu de plateau stratégique ( non, ce n'est pas des échecs ! ) à un noble musicien qui tente de le mettre dans les petits papiers des riches locaux, aux soldats qui l'accompagnent jusqu'au mercenaire étranger venu du Nord, les amis de Kvothe ne manquent pas ; sans compter la Femme qui hante ses jours et ses nuits, qui aimerait 'rester amie'. Chacun l'aime et le craint à sa façon, reconnaissant en lui la marque des plus grands. Il n'y a pas beaucoup à s’épandre sur eux sans les décrire succinctement un par un.

    On devrait commencer par Abenthy, arcaniste diplômé de l'Université qui voyagea avec la troupe de Kvothe durant sa jeunesse, et, décidant de tromper son ennui, entreprit de lui enseigner ce qu'il savait, si bien qu'un Kvothe de 8 ans avait déjà 3 années d'expériences et de théorie sur les cours universitaires. L'amour cloua cet arcaniste dans un village, et ainsi fut il oublié par la suite.

    Chacun de ses amis étudiants à l'Université a assez de richesse paternelle pour se payer les frais d'inscription sans avoir à y penser, et sont là depuis plusieurs années ( Manet, 50 ans, y a passé plus de 30 ans ) quand ils accueillent Kvothe, qui les surpasse dans les classements lors de son quatrième mois. Chacun l'aide de son mieux, à sa mesure, l'accompagne boire, dans ses déboires, lui prodigue de bons conseils, des soins, et des informations.

    Ses compagnons soldats sont offensés par un jeune gringalet de 16 ans qui commande une mission de traque dans la forêt, jusqu'à se rendre compte de sa puissance, de sa détermination, et de son agacement. Il arrivera même à se lier d'amitié avec un mercenaire Adem, un peuple reculé et secret, pratiquant un art martial inconnu leur permettant de tenir tête face à des ennemis 5 fois plus nombreux.

    Son troquet musical, dans lequel il fait ses preuves dès le premier soir, n'est rempli que de ses admirateurs, lui payant des coups etc.

    En bref, c'est l'amitié.

Les ennemis de Kvothe
    Il y en a de deux sortes. D'une part, les ennemis agaçants. Un étudiant très riche de l'Université, arrogant, mauvais poète, qui frappe les prostituées et drague trop durement les femmes libres, qui le prend de haut de part sa nature d'Edema Ruh, et se paye le luxe de racheter toutes les tavernes à 100 kilomètres à la ronde... pour que Kvothe ne puisse pas y jouer de la musique et y gagner sa vie ! Ce genre. Imaginez Drago Malefoy, mais avec de l'argent et encore plus de rancoeur. Une tête à claque formidable, qui est très ami avec un éminent professeur de l'Université, et avec tout un tas de nobles un peu cons. Il n'hésitera pas à employer de poisons, de magie noire et à avoir recourt à des tueurs pour se débarrasser de cet impertinent marginal qui a le culot d'avoir du talent à revendre, plutôt que des talents pour acheter. On peut citer aussi une reine qui déteste les Edema Ruh, sa soeur ayant fui avec l'un d'eux par amour - terrible, je sais - ou... le peuple. Être un magicien qui vous sauve d'un dragonnet, ça mérite bien... des questions suspicieuses et des coups de fourche, non ? Vous voyez le genre. Agaçant.

    L'ennemi agaçant principal de Kvothe, c'est l'argent. Tous les deux mois, il faut payer des frais d'inscription évalués selon son intellect et le jugement des professeurs. Sa pauvreté totale le laisse alors libre d'aller emprunter chez une usurière... qui ne demande que trois gouttes de sang en garantie d'un prêt à 50% d'intérêt sur 2 mois. Une belle galère, vous en conviendrez. Et une grosse partie de l'intrigue tourne autour de ses galères d'argent, et de ce qu'il est prêt à faire pour rembourser à temps.

    Mais il y a aussi les ennemis mortels. Ils ne veulent pas juste vous emmerder, ou ne sont pas stupides. C'est le genre qui veut vous tuer. Ou qui le ferait, 'parce que'. Les ennemis mortels de Kvothe, et le véritable but de sa vie, ce sont les Chandrians. Son père, composant une chanson aux informations glanées de par le monde, a décidé d'entonner un couplet d'une chanson longuement attendue par leur troupe, une chanson qu'il voulait réelle, pertinente, historiquement viable. Aussi les Chandrians, soucieux de garder leur intimité, ont simplement décidé de tuer jusqu'au dernier membre de la troupe Edema Ruh. Tous, sauf un.

    Aucune archive ne parle d'eux. Les plus sages des hommes du monde disent qu'il ne s'agit que d'un conte de bonne femme. Leurs ennemis mortels, les Amyrs, ordre dissout de chevaliers de l'Eglise et de l'Empire disparu, ont été effacés de toutes les archives du monde.

    C'est, en réalité, la seule histoire qui le maintienne en vie, sa raison de vivre.




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Deux romans en anglais, trois en français, le troisième tome est attendu depuis presque 10 ans. Syndrome GRR Martin ? Certainement !

L'histoire est décrite comme une autobiographie, écrite à la troisième personne, sauf quand les passages sont ceux narrés par Kvothe, qui passent alors à la première personne. Un point de vue intimiste qui n'épargne rien des dialogues, des réflexions et des environnements qu'un indivu de son âge peut percevoir. Je dirais bien que c'est chiant, long, redondant. Mais non. Chaque passage est étudié pour tenir en haleine, et faire se dire "Et la suite ? Et la suite ? Et la suite ?". Chaque fois que ça s'arrange pour lui, quelque chose vient troubler la surface de l'eau. Un nouvel ennemi, une nouvelle galère... c'est une vie, mais rien d'ordinaire. D'autant qu'on vit chacun de ses exploits, chacune de ses découvertes. Parfois de ses yeux, parfois par les yeux extérieurs de quelqu'un d'autre ; le narrateur sait déjà ce qu'on va montrer, mais on va le découvrir par les yeux de ses compagnons à qui il présente sa dernière invention.

Bien écrit, dans un registre soutenu et parfois familier, au langage et au décors bien médiévaux, très cohérent. La magie y prend une forme nouvelle, touchant un peu aux aspects de la science et de la chimie ; les explications sont assez floues pour ne pas rebuter les "réalistes", et assez détaillées pour faire taire ceux qui veulent "des détails, des détails, sinon ça ne vaut rien". On se surprend même à se dire qu'une telle Université devrait bien exister après tout.

C'est aussi tout un récit philosophique sur Les Mots. Ce qu'ils veulent dire, ce qu'on peut en faire... leur pouvoir secret. Sur les apparences trompeuses, sur les chimères qui mènent nos vies, sur les classes sociales... L'auteur est un adepte de la désobéissance civile et est légèrement anarchiste sur les bords. Des fois que ça vous convainque.

Appréciation générale : Un vrai monument du Médiéval-Fantastique
Une agréable lecture, qui mène sur deux frustrations : un, l'absence du dernier livre, et le prix énorme des bouquins. 75€ les 3, sachant que le deuxième tomme a été scindé en deux parties "à cause de l'inflation dûe à la traduction", ça fait mal au cul.

Autrement, rien à redire. Vivement le tome 3 !
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