L'Astre Tyran

StarWars Online Roleplay Cliquez ici pour voir l'intro...

Règles du forum : Loin des grandes entités comme la Nouvelle République et l'Empire Galactique, les factions neutres sont plus nombreuses qu'on ne pourrait le croire. Discrètes mais très présentes, elles constituent une véritable niche vue avec envies ou bien fureur. Chacun a le droit de vivre son rêve dans cette Galaxie, et il peut le faire grâce à ces îlots neutres tels qu'Arkania, le Secteur Sullustéen, ou même la Fédération d'Eskyirt.
Avatar de l’utilisateur
By Vrad Kist
#35945
Structure militaire et culturelle dont les racines plongent au plus profond de l'Histoire, les Mandaloriens forment un groupe mythique, au même titre que l'Ordre Jedi ou l'Ordre Sith. Aussi loin que remontent les mémoires, les hommes et les femmes qui ont revêtu l'armure mandalorienne ont toujours été symbole de crainte et de respect.

Et bien qu'aujourd'hui les Mandaloriens soient quasiment éteints, leur aura de mystère et de puissance est toujours aussi forte dans la galaxie. Pour la plupart des peuples de l'univers, le simple nom de Mandalorien évoque respect et crainte et, de fait, les porteurs de la célèbre armure méritent en général amplement cette réputation. Au cours de leur histoire, les Mandaloriens se firent essentiellement connaître par leurs actions militaires - souvent contre le gouvernement galactique en place. La plupart des gens l'ignorent, mais les Guerriers de l'Ombre disposent également d'une forte identité culturelle et d'un code d'honneur les plaçant bien au-dessus d'un simple groupe de mercenaires sans pitié comme on les dépeints parfois.


I. Histoire des Mandaloriens :

1) Les Origines :

De par sa nature même, l'organisation des Mandaloriens est fort peu connue et de nombreux éléments restent - et resteront sans doute à jamais - inconnus, même des archives les plus anciennes et les mieux informées. On sait toutefois aujourd'hui avec certitude que les Mandaloriens actuels, dont les rangs sont majoritairement constitués d'humains, ont pour origine l'ancienne espèce des Taungs, aujourd'hui éteinte. Les Taungs, des humanoïdes à la peau grise originaires de Coruscant, furent contraints de quitter leur planète suite à une guerre sanglante menée contre l'autre culture dominante de ce monde, les Zhell, eux-mêmes les ancêtres des humains actuels. C'est à cette époque que les Taungs prirent le nom de Dha Werda Verda ou Guerriers de l'Ombre (Shadow Warriors). Après avoir quitté Coruscant par des moyens dont on ignore tout - étant donné que les premiers rapports signalant des vaisseaux mus par hyperpropulsion datent de bien après cette époque - les Taungs se rendirent sur la planète Roon, sur laquelle ils s'établirent pour plusieurs millénaires, puis entamèrent leur histoire moderne par une série de conquêtes qui préfigure ce que deviendront les Mandaloriens modernes.

A cette époque, le nom même de Mandalorien n'existe pas encore. Les clans taungs, toujours avides de combats, furent menés, aux environs de l'an -7000, par un chef nommé Mandalore le Premier. Sous son commandement, les Taungs conquirent un certain nombre de mondes, dont l'un fut renommé en hommage à ce chef de guerre mythique : Mandalore. Après cela, les Taungs abandonnèrent leur ancien nom pour prendre celui de Mandaloriens, ou Mando'ade dans leur langue natale. Au fil du temps, les Mando'ade firent entrer dans leurs rangs un certain nombre d'autres espèces, pour aboutir à une société guerrière clanique multiraciale ; clans dans lesquels les anciens Taungs avaient de moins en moins de place, mais qui demeuraient toujours placés sous la houlette d'un chef unique, le Mandalore. Finalement, pour des raisons qui restent largement méconnues, l'espèce des Taungs déclina et s'éteignit finalement. Les Mandaloriens eux-mêmes, en tant que société, continuèrent d'exister, composés essentiellement, et de manière pour le moins ironique, de combattants humains, dont certains descendaient probablement des Zhell.

2) La Grande Guerre des Sith :

La première action importante des Mando'ade au vu de l'Histoire se situa environ 4000 ans avant l'Empire, durant le conflit connu sous le nom de Grande Guerre des Sith. Il est néanmoins fort probable, pour ne pas dire quasiment sûr, que les Mandaloriens s'étaient déjà bien fait connaître avant cette date, car à l'époque de la Guerre des Sith leur réputation était déjà faite et leur force militaire était d'ailleurs à cette époque à son apogée. Les Mandaloriens étaient alors de farouches combattants, agissant sous le commandement d'un chef unique, possédant le titre de Mandalore. Selon les us et coutumes mandaloriens, ce titre revenait au premier guerrier qui constatait la mort du précédent, sur un champ de bataille le plus souvent. Ainsi, tel un étendard dont le porteur aurait été abattu, le titre de Mandalore se transmettait quasiment immédiatement après la mort de l'infortuné commandant.

Avant la Grande Guerre des Sith, les Mandaloriens faisaient déjà figure de guerriers d'élite. Leur entraînement et leur dévouement - que certains pourraient qualifier de fanatisme - en font des combattants exceptionnels, et leur matériel n'est pas en reste : les célèbres armures mandaloriennes, sous leur forme antique, étaient déjà bien connues, et leurs vaisseaux l'étaient plus encore - en fait des sortes de chasseurs-créatures cybernétiques appelés droïdes Basilisk, montés par un guerrier-pilote, et dont l'apparence ainsi que la puissance de feu ont bien souvent mis en déroute les armées les plus solides, y compris celles de la République Galactique.


Image



Mais avant de s'impliquer dans la guerre aux côtés des forces Sith dirigées par Exar Kun et Ulic Qel-Droma, les Croisés Mandaloriens (Mandalorian Crusaders) étaient des conquérants très individualistes, sans grande ambition - du moins, pas celle de renverser la République et encore moins conquérir toute la galaxie. Mandalore l'Indomptable était un seigneur de guerre puissant, qui régnait sur une armée motivée et bien équipée, mais dont la sphère d'influence était en réalité réduite. Mais le potentiel des Mandaloriens n'échappa alors à personne. Peu nombreux étaient en revanche ceux qui osaient les rencontrer pour demander leur appui.

Ce fut pourtant l'acte qu'accomplit le jeune et intrépide Ulic Qel-Droma : se rendant seul dans le fief de Mandalore, il défia le chef des combattants en combat singulier dans les plaines d'Harkul, sur la planète Kuar. L'enjeu ? Rien de moins que l'allégeance des Mandaloriens aux Sith, et leur entrée dans la guerre. Face au chef mandalorien monté sur son appareil, Ulic Qel-Droma était seul... du moins, en apparence, car un individu tel que lui n'était jamais vraiment seul avec un sabre laser et le Côté Obscur comme alliés. C'est ainsi que, très rapidement, le bras droit d'Exar Kun défit Mandalore l'Indomptable devant tous ses guerriers. Mais au lieu de le tuer et de prendre sa place, Ulic décida de lui laisser la vie sauve en échange de son allégeance. Les Mandaloriens devinrent à cet instant les ennemis de la République et des Jedi, et ce pour longtemps.

Avec un tel appui, les forces Sith prirent rapidement l'avantage sur la République Galactique, détruisant flotte après flotte, ravageant base après base. Mais alors que le sage Exar Kun savait que leur puissance apparente devait beaucoup à l'effet de surprise, le fougueux Ulic Qel-Droma se croyait invincible et sous-estima l'Ordre Jedi. En totale désobéissance, il dirigea ses forces mandaloriennes et krath droit sur Coruscant, dans le fol espoir de conquérir la capitale de la République. Mais la résistance sur place fut plus forte que prévue, et Ulic, trahi de plus par sa maîtresse Aleema Keto, fut fait prisonnier par la République.

Libéré peu de temps après par Exar Kun et Mandalore, Ulic reprit sa place et les Mandaloriens furent lancés dans de nouveaux assauts. Malheureusement pour eux, la Guerre des Sith tourna finalement à l'avantage de la République et des Jedi : Ulic, fait prisonnier et dépossédé de ses pouvoirs, révéla l'emplacement de la base secrète d'Exar Kun sur Yavin IV. Mandalore et ses hommes, envoyés sur la planète Onderon, firent de leur côté face à un adversaire redoutable en la personne des Chevaucheurs de Bêtes. Les créatures ailées se révélèrent être de terribles ennemis, surpassant en agilité les appareils mandaloriens. Alors que la bataille faisait rage, une flotte républicaine arriva en renfort et fit définitivement pencher la balance en faveur des Onderoniens.


Image


Mandalore, en chef avisé, savait que la bataille était perdue. Privé de l'appui des autres forces Sith, en sous-nombre, il ordonna le repli des survivants sur la lune toute proche de Dxun. Mais alors que les Croisés Mandaloriens obéissaient à son ordre, son appareil fut touché, et il s'écrasa dans l'épaisse jungle où vivaient les terribles bêtes d'Onderon à l'état sauvage. Le chef des Mando'ade, isolé du reste de ses hommes, fut attaqué et tué par ces féroces créatures. Sa dépouille fut découverte peu après par un petit groupe de guerriers arrivés trop tard pour lui venir en aide. Le premier de ces guerriers à voir le corps de son chef, suivant la tradition, prit son casque et le titre de nouveau Mandalore : il devint Mandalore l'Ultime, ou Te Ani'la Mand'alor en Mando'a - car il fut le dernier Taung à revêtir le casque et le titre de Mandalore.

3) Les Guerres Mandaloriennes :

Dans les mois et les années qui suivent la Grande Guerre des Sith, les Mandaloriens devinrent une force militaire de conquête à part entière, sous la houlette de Mandalore l'Ultime, qui a reformé une force connue sous le nom de Néo-croisés Mandaloriens (Mandalorian Neo-Crusaders), bâtie sur les cendres des Croisés. Grâce notamment au génie tactique de personnages tels que Cassus Fett, les Mando'ade conquirent un grand nombre de mondes à la frontière de la République. En peu de temps, Mandalore l'Ultime contrôla une zone plus vaste que l'Espace Hutt.

Face à cette menace grandissante, la République et l'Ordre Jedi adoptèrent une position attentiste. Affaiblis par la Grande Guerre des Sith, et alors qu'aucun monde républicain n'avait encore été attaqué, les deux groupes préférèrent pour un temps laisser faire les Mandaloriens. Une position désaprouvée par de nombreux officiers de la Flotte et même certains Jedi, qui décident de mener leur propre guerre non-officielle contre les Mando'ade. Finalement, en l'an -3963, les Mandaloriens envahirent trois secteurs galactiques de la République, cette dernière ployant sous leurs assauts. C'est vers la fin des Guerres Mandaloriennes, et surtout en constatant la politique timorée du Conseil des Jedi, qui refusait d'impliquer l'Ordre dans ce conflit, que les Jedi Revan et Malak, accompagnés par un grand nombre de leurs compagnons, entrèrent en guerre contre les Mandaloriens.

Après plusieurs vistoires remportées grâce au génie de Revan, les Guerres Mandaloriennes prirent fin à la Bataille de Malachor V, au cours de laquelle Revan tua en combat singulier son adversaire, Mandalore l'Ultime. Après cette défaite, les Mando'ade déposèrent les armes et se dispersèrent. Certains retournèrent sur Mandalore, tandis que d'autres formèrent le groupe des mercenaires mandaloriens. La Grande Guerre des Sith et les Guerres Mandaloriennes prirent finalement fin sur un bilan mitigé : les Sith furent temporairement vaincus, les Mandaloriens quasiment exterminés. La République et les Jedi sortirent vainqueurs mais étaient exsangues. Les pertes dans les deux camps furent si élevées que plusieurs années seront nécessaires pour que les choses reviennent à la normale. Ce ne fut environ que trois millénaires plus tard que la prochaine grande guerre eut lieu.


Image



4) Le Temps des mercenaires :

Les Mandaloriens ont beaucoup souffert de cette guerre qui n'était pas la leur au départ. Broyés dans le conflit Sith/Jedi, les fiers guerriers ont été pourchassés par les Jedi. Tous les systèmes passés sous leur contrôle sont retournés dans le giron républicain, et pour longtemps l'organisation panse ses plaies. De nouvelles mentalités voient le jour, et plus jamais les Mandaloriens ne s'impliqueront dans les affaires politiques et militaires de la galaxie. Avec ces nouveaux objectifs, les Mandaloriens refont peu à peu surface et parviennent à réhabiliter leur réputation. La crainte qu'ils inspirent est toujours aussi forte, mais leurs actes sont différents : de conquérants ils sont passés au statut de mercenaires presque respectables. Leur code d'honneur et leur droiture sont reconnus de tous, et nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui rêvent de porter un jour la célèbre armure mandalorienne, qui a d'ailleurs beaucoup évolué avec le temps, pour adopter la forme qu'on lui connaît aujourd'hui : légère, résistante, bardée d'armes diverses, le casque avec la visière en forme de T, et le jetpack pour les plus habiles.

Si les Mandaloriens sont moins nombreux qu'avant, ils sont en revanche beaucoup plus forts individuellement que leurs aînés de la Grande Guerre des Sith. Leur équipement moderne y est certes pour quelque chose, mais c'est surtout l'entraînement qui donne à ces combattants leur force. La discipline, toujours présente, assure au groupe la cohésion d'un véritable bataillon militaire, et on peut dire sans se tromper qu'aucun groupe mercenaire n'a jamais pu arriver à un tel niveau de professionnalisme. Pendant longtemps, s'assurer les services de tels hommes étaient le gage d'un travail mené rapidement et surtout efficacement. Mais les vieilles ambitions sont tenaces, et l'histoire récente des Mandaloriens a parfois été émaillée d'incidents, impliquant des idées de conquêtes grandioses et des rêves de gloire passée. Heureusement, les fortes têtes qui aspiraient à une autre vocation des Mandaloriens furent toutes remises dans le rang, ou éliminées. Toutes sauf une, pour le plus grand malheurs des guerriers en armure.

5) Les luttes intestines - la menace Death Watch :

Environ 40 années avant la Guerre des Clones, un Mando'ade ambitieux dénommé Vizsla décide de rompre avec la ligne traditionnelle incarnée par Jaster Mereel, qui dirige les Mandaloriens Véritables (True Mandalorians), et d'utiliser les Mandaloriens pour devenir un nouveau seigneur de guerre. Sa tentative de conquête du pouvoir au sein de l'organisation se solde par un échec car les sympathisants de Mereel sont bien trop nombreux. Vizsla quitte alors les Mandaloriens dans des circonstances troubles : est-il chassé ou prend-il l'initiative de lui-même, nul ne le sait.

Vizsla forme alors une autre organisation paramilitaire calquée sur les Mandaloriens : les Death Watch Mandaloriens. Dotés d'armures bardées d'équipements offensifs et défensifs comme celles des Mando'ade, les hommes de Vizsla sont en revanche beaucoup moins à cheval sur l'honneur et les principes, et la brutalité est leur principale caractéristique. Se vendant au plus offrant, n'hésitant pas à massacrer des populations civiles tant qu'un profit est en jeu, les Death Watch acquièrent une sinistre réputation, mais leur ressemblance avec les Mandaloriens entache aussi ces derniers. Très rapidement, les deux groupes deviennent des ennemis mortels. Mais si les Mandaloriens conservent leur ligne directrice, Vizsla ajoute un nouvel objectif à son tableau - détruire les Mandaloriens et l'homme responsable de sa disgrâce : Jaster Mereel.

Lors de l'une des toutes premières embuscades, sur la planète Concord Dawn, Mereel et un petit groupe de ses hommes sont pris en chasse par Vizsla et un fort contingent de ses sbires. Fuyant à travers l'un des nombreux champs de blé de la planète, les Mandaloriens tombent nez à nez avec un jeune garçon nommé Jango Fett. Malheureusement, les Death Watch parviennent, eux, à la ferme des Fett, où après une altercation avec le père de Jango - qui n'est autre que le successeur de Jaster Mereel au poste de Protecteur, toute la famille est massacrée sous les yeux de ce dernier.

Les Mandaloriens se regroupent alors, guidés par un Jango traumatisé, au village le plus proche, et s'apprêtent à accueillir Vizsla comme il se doit. Les Death Watch ne se font pas attendre, et investissent la rue principale, fouillant maison après maison. Mais les rôles sont cette fois inversés, et les Mandaloriens attendent leurs ennemis de pied ferme. Le rôle principal sera joué par le jeune Jango, qui parvient à poser une mine sur le blindé des Death Watch. L'explosion qui s'ensuit élimine une bonne partie des hommes de Vizsla, et ce dernier se retrouve à la merci du jeune garçon, qui le tue d'un tir de blaster. Sa famille vengée, Jango Fett est alors accueilli par Jaster Mereel au sein des Mando'ade, entamant ainsi une nouvelle page de l'histoire des mercenaires les plus célèbres de la galaxie.


Image



Durant les années qui suivent, les Death Watch se font plutôt discrets, et leur existence tombe presque dans le domaine de la légende pour les plus jeunes des Mandaloriens tels que Silas. Les anciens savent pourtant, eux, que la menace reste réelle, même si les Mandaloriens tiennent toujours le haut du classement dans les groupes mercenaires. Car si l'argent est une motivation pour les deux groupes, c'était bien là leur seul point commun : les Death Watch sont dirigés par la haine et l'esprit de revanche, et les Mandaloriens tentent autant que possible d'accorder leurs besoins à leur code d'honneur. La plupart du temps, les missions refusées par Mereel échouent dans les mains de Vizsla, qui a survécu à ses blessures sur Condord Dawn, et pour qui aucun code d'honneur n'existe.

Bien que considéré par Mereel comme le fils qu'il n'a jamais eu, Jango ne bénéficie d'aucun traitement de faveur, et suit l'entraînement rigoureux des Mandaloriens, dont il sort avec les honneurs. Courageux, intelligent, dévoué corps et âme à son père adoptif et à ses camarades, il se distingue en maintes occasions et s'affirme rapidement comme un futur chef potentiel. Le seul rival sérieux de Jango est Montross, plus ancien dans l'organisation, et qui ne voit pas d'un très bon oeil la place de Mandalore lui passer sous le nez. Cette rivalité finira par coûter cher aux mercenaires dans un avenir proche.

Alors que Jango est âgé d'une vingtaine d'années, les Mandaloriens se lancent dans une mission apparemment simple, face à des adversaires peu puissants, sur la planète Korda 6. Partant de leur flotte restée en orbite, les vaisseaux de transports de troupes entrent dans l'atmosphère et sont reçus par un déluge de feu totalement inattendu - plusieurs transports sont pulvérisés avant même de toucher le sol, et ceux qui parviennent à se poser déversent leurs troupes sous un barrage d'artillerie qui décime les rangs des Mandaloriens. Selon toute vraisemblance, les rapports d'intelligence ont sous-estimé les forces locales, armées du dernier cri de la technologie et d'une férocité rare.


Image



D'abord surpris par cette résistance inattendue, les Mandaloriens se regroupent sous la bannière de Jester Mereel et parviennent progressivement à fortifier leurs propres positions de défense. Mais le chef des Mandaloriens tient trop à éviter un massacre et il ordonne l'abandon pur et simple de la mission. Cet ordre est considéré par l'ambitieux Montross comme la preuve de la faiblesse de Mereel, et il choisit de désobéir à son chef en continuant son attaque contre les positions ennemies. Mais n'est pas un grand tacticien qui veut, et très rapidement l'assaut se transforme en boucherie. Et bien que Montross soit finalement parvenu à occuper les positions ennemies au prix de lourdes pertes, un nouvel adversaire fait son apparition sur le champ de bataille : Vizsla en personne, aux commandes d'un puissant blindé et accompagné de ses hommes.

Isolé et sans défense face au monstre d'acier, Montross croit sa dernière heure arrivée, mais Jaster Mereel accourt à son secours. Malheureusement ce dernier est trahi par Montross, qui l'abandonne à un destin funeste. Après la mort de Mereel, Montross tente de prendre le contrôle de l'organisation mais Jango s'interpose, et c'est ce dernier qui est choisi pour devenir le nouveau chef des Mandaloriens. Humilié et battu, Montross doit fuir piteusement. On n'entendra plus parler de lui pendant plusieurs années...
Comme on pouvait s'y attendre, Jango est un excellent commandant pour les Mandaloriens, un digne successeur de Jaster Mereel. Sous ses ordres, les guerriers en armure volent de succès en succès, jusqu'au moment où une nouvelle mission les amène sur la planète Galidraan.

6) La traîtrise de Galidraan - la fin des Mando'ade de l'ère républicaine :

La mission s'annonçait pourtant relativement simple : le gouverneur local de cette petite planète requérait de l'aide pour contrer une insurrection armée, et empêcher les rebelles de massacrer davantage de civils. Jango savait que ce gouverneur fournissait argent et armes aux Death Watch, et avait donc des contacts avec Vizsla. Son objectif était donc double : éliminer les rebelles et gagner de l'argent facile, mais également extorquer au gouverneur la localisation de la base de Vizsla.

Après avoir facilement éliminé les quelques troupes rebelles, Jango se rend au palais du gouverneur et exige son dû. Mais le dirigeant local de Galidraan était encore plus fourbe que le Mandalorien aurait pu l'imaginer, et Jango tombe nez à nez avec Vizsla et un groupe de Death Watch. Trop désavantagé dans sa position actuelle, il parvient in extremis à s'enfuir par une fenêtre en utilisant son jetpack. Malheureusement pour lui, il est touché en plein vol par un tir de Vizsla, et sa chute endommage ses systèmes de communications. Il ne peut ainsi pas prévenir ses hommes du danger qui s'approche ... car Jango vient d'apercevoir plusieurs vaisseaux républicains en phase d'approche. Quoi qu'il sorte de ces appareils, cela ne signifie rien de bon pour les Mandaloriens.

En réalité, tout ceci fait partie d'un plan machiavélique ourdi une fois de plus par Vizsla. Avec l'appui du gouverneur, les Mandaloriens doivent endosser le mauvais rôle dans l'histoire - en réalité, Galidraan avait contacté le gouvernement central de Coruscant pour qu'il empêche les Mandaloriens de massacrer femmes et enfants, et renverser le pouvoir local. Bien que ces allégations soient fausses, Coruscant envoit une cinquantaine de Chevaliers Jedi menés par le Maître Dooku et sa padawan, Komari Vosa. Le destin des Mandaloriens était scellé.


Image



Une fois arrivés au camp des Mandaloriens, les Jedi somment les combattants de se rendre et de les suivre, ce que Jango et ses hommes refusent évidemment. Un violent combat s'ensuit, et malgré une résistance farouche des Mandaloriens - qui parviennent à tuer un grand nombre de Jedi, parfois même à mains nues - l'issue ne fait aucun doute. Après plusieurs longues minutes d'un combat sans merci, les Chevaliers Jedi capturent le dernier survivant de l'affrontement : Jango Fett, et le remettent au gouverneur... et sans le savoir, à Vizsla. La Bataille de Galidraan peut être considérée comme la date à laquelle les Mandaloriens cessent d'exister en tant que groupe mercenaire. Les derniers héritiers connus de cet ordre mythique sont à ce moment Jango Fett et Montross, qui auront dans le futur bien d'autres choses à faire que restaurer l'organisation des Mandaloriens. On sait cependant aujourd'hui que nombre de petits groupes de Mandaloriens, que ce soit dans l'espace Mando'ade ou ailleurs, subsistent pour perpétuer la culture mandalorienne...


II. La culture mandalorienne :

1) Le langage mandalorien, le Mando'a :

Les études historiques ont montré de grandes similarités entre le langage des anciens Taungs et le Mando'a, la langue des Mandaloriens. Aujourd'hui, même si tous les Mandaloriens parlent le basic - qui est d'ailleurs bien souvent leur langue maternelle - le Mando'a fait encore partie intégrante de la culture mandalorienne, que ce soit dans les chants, les rites ou les codes militaires. Vous trouverez une liste des quelques mots et phrases encore connus, ainsi que des traductions de chants de guerre, sur la page consacrée au langage mandalorien, le Mando'a.

2) Le nomadisme comme fondement de la société mandalorienne :

Bien que les Mandaloriens possèdent plusieurs planètes, et qu'un certain nombre d'entre eux se soient établis dans des villages ou de petites cités, la majeure partie des Mando'ade sont des nomades qui peuvent voyager parfois très loin de leur espace. Cela s'explique d'abord par des nécessités de survie : en tant que peuple historiquement porté vers le combat et la conquête, les Mando'ade ont souvent été amenés à participer à des conflits dévastateurs qui auraient pu exterminer n'importe quel autre peuple. En se dispersant volontairement en petits groupes à travers la galaxie, les Mandaloriens ne constituent pas une cible unique pour leurs adversaires, et peuvent se reformer rapidement même après une série de lourdes défaites.

Contrairement à ce que la plupart des gens imaginent, les Mandaloriens ne sont pas tous des mercenaires ou des chasseurs de primes, même si historiquement leur dispersion et leur mode de vie nomade les ont conduit tout naturellement vers ce genre de métier : en tant que peuple nomade, peu attaché aux bien matériels, les Mando'ade accordent une grande place au mérite personnel et aux capacités de survie. Etant depuis toujours des êtres habitués aux conditions de vie difficiles et capables de se débrouiller seuls dans n'importe quelles circonstances, les clans mandaloriens ont depuis toujours constitué un réservoir de combattants d'élite très recherchés. Il existe cependant un grand nombre de Mando'ade qui exercent, sur Mandalore ou ailleurs dans la galaxie, des métiers plus conventionnels : certains, comme sur le monde agricole de Concord Dawn, sont des fermiers. D'autres sont des forgerons, des maîtres d'arme ou de simples ouvriers. Une chose est cependant acquise depuis longtemps : quel que soit l'emploi qu'ils occupent, tous les Mandoa'de sont d'excellents guerriers et sont capables de constituer une force militaire unie et cohérente si le besoin s'en fait sentir, en un temps record.

3) Les principes mandaloriens :

Comme on l'a vu, le terme de Mandalorien ne désigne pas, ou plus, une espèce intelligente, pas plus qu'un groupe militaire. Les Mandaloriens représentent avant tout une culture composée d'êtres différents mais qui partagent tous certains principes moraux. N'importe qui peut en théorie devenir un Mando'ade à condition d'adopter les principes de cette culture plus riche que la plupart des gens ne l'imaginent. Il n'y a ni concours d'entrée, ni épreuve, ni sélection par la classe sociale ou l'espèce des individus, et les Mandaloriens ont depuis toujours fait preuve d'une grande tolérance à cet égard - ce qui constitue évidemment l'une des clés de leur survie à travers les âges.

En tant que société clanique nomade, les Mandaloriens accordent une place prépondérante aux qualités personnelles, tant physiques que morales. Leur chef suprême, le Mandalore, n'est pas à proprement parler élu ni même désigné par une quelconque assemblée : il gagne tout simplement son titre par ses qualités personnelles, à travers la reconnaissance de ses pairs. Un Mando'ade ne peut devenir le Mandalore que par l'accord tacite de ses compagnons, qui le jugent apte à les diriger. L'identité mandalorienne se définit par les Six Actions, ou Resol'Nare, qui sont les suivantes :

- porter une armure.
- parler le Mando'a.
- être capable de se défendre, et de défendre sa famille, contre toute agression.
- élever ses enfants dans le respect des traditions et principes mandaloriens.
- contribuer à la survie et à la prospérité de son clan.
- se rallier à la bannière du Mandalore quand celui-ci l'ordonne .

Toute personne se pliant à ces règles de conduite de manière honnête et permanente, est considérée comme un Mandalorien à part entière, sans distinction de sexe, d'origine ou d'espèce. Les Mandaloriens sont souvent regardés comme des êtres individualistes et intéressés par leur propre personne plus que par le sort des autres. C'est en partie vrai, mais uniquement lorsqu'ils sont confrontés à d'autres cultures. Si la famille, le clan ou toute la société mandalorienne se retrouvent menacés par un ennemi extérieur, les Mandaloriens font alors preuve d'un esprit d'équipe et d'un dévouement au groupe sans équivalent, pouvant aller jusqu'au sacrifice de leur propre vie pour l'intérêt général. C'est aussi l'une des raisons qui expliquent que les Mandaloriens soient éminemment craints sur un champ de bataille, car il est très rare qu'un Mando'ade se rende ou fasse défaut à ses compagnons.

4) La religion, la philosophie et les principes moraux :

Les Mando'ade ne possèdent pas de religion à proprement parler. Ce sont des individus pragmatiques qui n'adorent pas de dieu et ne croient pas à aux manifestations divines. En revanche, ils possèdent une importante et ancienne mythologie, qui sert de base à leur philosophie de vie. En effet tous les Mandaloriens, s'ils accordent un respect profond pour ces traditions et cette mythologie, y voient plutôt des paraboles appuyant leur mode de vie. Par exemple, selon cette mythologie, les étoiles seraient autant de rois tombés de Mandalore, et nombre de contes anciens rapportent l'existence de créatures mythiques auxquelles bien peu de Mando'ade croient.

L'une des notions importantes de la mythologie mandalorienne est l'existence d'un conflit permanent entre deux forces antagonistes : la stagnation d'une part, symbolisée par le Dieu de la Paresse Arasuum, et le changement par la destruction, représenté par le dieu destructeur Kad Ha'rangir. Lorsqu'ils meurent, les guerriers mandaloriens quittent le plan physique pour atteindre un autre niveau de conscience, le Mando. Les Mandaloriens n'assimilent pas le Mando à un paradis, mais plutôt à un plan d'énergie spirituelle dans lequel les guerriers défunts continuent leurs occupations, comme la défense des femmes et des enfants. On peut cependant considérer que ce plan de vie après la mort ressemble beaucoup à l'idée que ce font les peuples de l'au-delà.

Comme on l'a déjà dit, les Mandaloriens sont essentiellement des nomades. Ils ne possèdent donc pas véritablement de foyer permanent, et de plus ils ne sont pas composés d'une seule et même espèce partageant une histoire commune. Les traditions, la culture et la philosophie mandaloriennes sont donc les seuls piliers qui assurent la cohésion du groupe, et c'est ce qui explique la force de l'identité mando'ade. Si jamais la culture ou les principes de vie de ces guerriers venaient à disparaître au fil du temps, ce serait le groupe lui-même qui disparaîtrait, comme ont disparu nombre d'espèces intelligentes à travers les âges. Ainsi, pour un Mandalorien, la pire des situations n'est-elle pas d'être blessé ou tué, mais bien de ne pas être conscient de son héritage culturel mandalorien. Le fait d'être un dar'manda revient pour eux à ne pas avoir d'âme et ne pas pouvoir accéder au Manda. Pour la plupart des non-Mandaloriens (ou Aruetiise) ce concept de dar'manda pourrait être assimilé à une perte de mémoire et d'identité, un éloignement des racines tels qu'aucun lien n'existe plus avec les générations précédentes. Ce qui signifie inévitablement une disparition de l'héritage culturel à court terme.

A ce titre, l'éducation des jeunes générations est particulièrement importante, et constitue l'un des piliers de la culture mandalorienne. Chaque adulte formant un jeune mandalorien est ainsi tenu moralement de lui inculquer les valeurs de son peuple afin que lui-même puisse les transmettre par la suite à ses descendants. Cela explique également que, durant la Guerre des Clones, les instructeurs mandaloriens recrutés pour entraîner les soldats clones de la Grande Armée de la République (les cuy'val Dar) aient partagé avec leurs élèves leurs us et coutumes mando comme ils auraient pu le faire avec leurs propres enfants. Pour leurs instructeurs, les soldats clones étaient en effet, de part leur héritage génétique, leur entraînement et leurs armes, des Mandaloriens, même s'ils n'avaient jamais vécu, et ne vivraient jamais, comme des Mando'ade "classiques".

5) La famille, les fêtes et les rites :

Comme on peut s'en douter, la famille est un aspect très important de la culture mandalorienne. Le concept de "famille mandalorienne" est d'ailleurs entendu de manière beaucoup plus large que chez la plupart des cultures, car les liens du sang n'y ont pas autant d'importance (selon le fameux précepte aliit ori'ysha tal'din, "la famille ne se limite pas aux liens du sang"). L'adoption constitue un phénomène tout à fait classique chez les Mando'ade, qui n'hésitent pas à recueillir les orphelins de guerre lorsqu'ils pensent qu'ils pourront intégrer leur groupe et l'enrichir par leur présence. La simple acceptation des Six Actions suffit à faire entrer une personne dans la famille d'accueil. Et si les liens peuvent se créer facilement, ils peuvent se défaire de la même manière, car les enfants peuvent renier leurs parents de manière très simple en les déclarant dar'buir ("plus un parent"), même si un tel évènement ne se produit que très rarement, et en général à cause d'un acte de lâcheté commis par la famille ou l'enfant qui décide de quitter le giron familial.

Les Mandaloriens ne font pas de discrimination basée sur le sexe. Femmes et hommes sont ainsi parfaitement égaux en droits et en devoirs, même si on constate inévitablement une répartition tacite des tâches familiales. Ainsi les hommes seront-ils plutôt chargés de l'éducation militaire des garçons, et les femmes de leur foyer et de l'éducation des filles. Les deux sexes doivent en revanche être parfaitement capables de combattre, et les femmes n'ayant pas d'enfants occupent les mêmes fonctions militaires que les hommes. Sur le champ de bataille, plus aucune distinction de sexe n'a lieu, et les Mandaloriennes n'ont pas la réputation d'être plus tendres que leurs homologues masculins.

Les Mandaloriens se marient en général à vie, les divorces étant plutôt rares. Dès l'âge de 16 ans, les jeunes femmes et les jeunes hommes peuvent s'unir en prononçant simplement le serment suivant :
- Mhi solus tome ("Nous sommes un quand nous sommes ensemble")
- Mhi solus dar'tome ("Nous sommes un quand nous sommes séparés")
- Mhi me'dinui an ("Nous partageons tout")
- Mhi ba'juri verde ("Nous élèverons des guerriers")
Lors de situations exceptionnelles, le divorce peut se prononce encore plus simplement si les membres du couple se déclarent shuk'la riduurok ("un amour brisé").

La société mandalorienne impose un certain contrôle des naissances afin de s'assurer que l'éducation d'aucun enfant ne sera négligée. Ainsi, si le premier enfant d'un couple est un garçon, les parents devront attendre que ce dernier ait huit ans pour concevoir un autre enfant, afin qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir suivre son père pendant les cinq autres années que durera son apprentissage, soit jusqu'à treize ans, l'âge adulte des Mando'ade. Pour devenir des adultes à part entière, les filles comme les garçons âgés de treize ans doivent passer des épreuves qui les feront définitivement entrer dans l'âge adulte, et confirmeront leurs capacités combattives.

En revanche, si le premier enfant est une fille, et étant donné que les filles restent en général avec leurs mères, le couple a le droit d'essayer d'avoir un autre enfant dès qu'il le souhaite. Si une famille ne comporte que des filles, le père participe alors à leur éducation guerrière comme s'il s'agissait de garçon. Dans tous les cas, le père comme la mère remplissent leur serment d'élever des guerriers, car le père n'est pas le seul à entraîner ses enfants au maniement des armes et à la survie en milieu hostile, ainsi qu'au respect de la culture mandalorienne.

En raison de leur mode de vie dangereux, il n'est pas rare que les familles soient séparées par la mort de façon soudaine et brutale. Mais la société mandalorienne est depuis longtemps préparée à ce genre de situation : les orphelins sont immédiatement recueillis par une autre famille si les deux parents sont tués, tandis que les veuves et les veufs se remarient généralement très rapidement - ce qui ne signifie en aucune façon un oubli du partenaire disparu, qui reste vénéré par le survivant. Ce comportement fait souvent passer les Mandaloriens pour des êtres froids et sans coeur auprès des non-Mando'ade, mais ce n'est là que le reflet de l'ignorance d'un fait simple : le besoin de faire perdurer la culture mandalorienne y compris au travers des pires épreuves.

Les Mandaloriens ne possèdent pas de fêtes religieuses dans leur calendrier. Peu attachés à leur foyer, en général temporaire, très pragmatiques, les femmes et les hommes des différents clans nomades mandaloriens n'accordent pas une grande importance à ce qu'ils considèrent comme une perte de temps. Seuls les Mandaloriens sédentarisés, habitués au cycle régulier de leur planète, fêtent par exemple la fin des récoltes, comme cela se fait sur Condord Dawn. Les Mando'ade n'accordent en fait d'importance qu'aux évènements importants de leur vie : naissance, passage à l'âge adulte, mariage, et décès.
En raison de leur mode de vie guerrier, quand l'on sait que chaque homme peut mourir au combat le lendemain, les Mandaloriens vivent au jour le jour, et festoient souvent de manière informelle, autour d'un feu de camp ou d'une table, en chantant des récits guerriers ancestraux et en célébrant la mémoire des femmes et des hommes tombés au champ d'honneur.

Les enterrements restent des évènements tout à fait exceptionnels dans le mode de vie nomade des Mandaloriens. En général, le corps du défunt est incinéré, et ses cendres dispersées au vent par sa famille ou ses compagnons d'armes. On a coutume de garder en souvenir un ou plusieurs objets du disparu, en général son armure, qui est le bien le plus précieux et le plus important d'un Mandalorien. A défaut d'armure, les proches peuvent conserver uniquement le casque, un gant, ou tout autre objet personnel. Il est revanche assez rare que l'on puisse conserver un bijou quelconque car les Mando'ade en portent très rarement, sauf lorsqu'ils sont sobres et n'occasionnent pas de gênes dans les mouvements et les combats.

6) L'armure mandalorienne, objet sacré des Mando'ade :

La plupart des êtres de la galaxie qui connaissent les Mandaloriens, ou croient les connaître, les représentent le plus souvent grâce à leur armure devenue depuis longtemps emblématique, dont le fameux casque à visière en forme de T. Les Mando'ade lui donnent un nom : beskar'gam, ou "peau de fer" en basic, ce qui montre bien la valeur qu'accordent les Mandaloriens à cet équipement de combat. L'armure occupe une place centrale dans la culture mandalorienne, et revêt une grande importance pour ces guerriers par ailleurs peu attachés aux biens matériels. La plupart des armures mandaloriennes sont construites à partir de beskar, un matériau extrêmement résistant par nature, et dont les caractéristiques sont encore améliorées par les techniques de métallurgie mandaloriennes, qui y mêlent notamment du carbone pour en faire l'un des matériaux à la fois les plus résistants et les plus légers qui soient. De part sa nature, le beskar est un matériau très recherché et donc cher. Les Mando'ade s'en séparent cependant rarement, et il est très difficile d'en acheter.

Tout comme les Jedi avec leur sabre laser, les Mandaloriens fabriquent eux-même leur armure, en y ajoutant le plus souvent des éléments personnels. Ces équipements sont si importants dans la vie des Mandaloriens que les armures se transmettent de génération en génération, particulièrement celles conçues à partir de beskar. Les armures mandaloriennes sont personnalisées de multiples façons et pour plusieurs raisons : le plus souvent, le porteur y joint l'utile à l'agréable. Ainsi, à côté des équipements offensifs et défensifs personnalisés, les Mandaloriens ont coutume de peindre leur armure selon leurs goûts ou leur humeur, mais il faut savoir que certaines couleurs ont une signification particulière : par exemple, la couleur Or indique que le porteur remplit actuellement une quête de vengeance. En noir, une quête de justice. Ainsi, il n'est pas rare que le Mando'ade repeigne son armure plusieurs fois dans sa vie au gré des situations.

Certains signes distinctifs et symboles placés sur l'armure peuvent indiquer l'appartenance à un clan ou une famille précise, mais on n'y trouve jamais de grade militaire, les Mandaloriens n'accordant pas d'intérêt à cette notion jugée purement administrative, à l'exception de leur chef suprême, le Mandalore. Si ce dernier juge nécessaire de désigner des commandants ou des généraux pour le seconder, ces derniers seront dès lors identifiés comme tels par leurs pairs, sans qu'il soit besoin de leur apposer un quelconque signe distinctif supplémentaire. Certains symboles peuvent également évoquer le souvenir d'un être cher disparu ou le lignage si le porteur en est particulièrement fier. Ils peuvent aussi représenter une distinction honorifique comme le jai'galaar'la sur'haii'se ("les yeux du faucon qui crie"), parfois accordée par certains chefs de clan en récompense d'actes de bravoure. Si les Mandaloriens ne sont pas des êtres vantards, il sont en revanche très fiers et considèrent qu'il est honorable de mettre en avant de tels signes de bravoure.

Bien peu de Mandaloriens utilisent des peintures de camouflage sur leur armure, préférant la plupart du temps utiliser des couleurs vives comme le rouge, le vert ou le bleu. Cela peut paraître étrange pour un peuple essentiellement tourné vers les actions militaires, mais il est un dicton mandalorien connu selon lequel "nous voir est une chose, pouvoir réagir à temps en est une autre". Et bien souvent, l'apparition de guerriers mandaloriens en armure effraie tant leurs adversaires que ces couleurs constituent finalement un avantage tactique indéniable.

Les Mando'ade sont un peuple économe, qui a peu d'occasion de dépenser son argent, et qui en revanche remporte souvent des contrats lucratifs dans le domaine du mercenariat notamment. Les guerrières et les guerriers - puisque les deux sexes utilisent des armures mandaloriennes - se servent d'une grande part de cet argent pour améliorer leurs équipements et leurs armes. Historiquement, les Mandaloriens ont toujours été réputés pour utiliser du matériel militaire de pointe, et bien souvent construit par leurs propres moyens. Si la célèbre armure en est le symbole le plus visible, ce principe vaut également pour tout le reste de leur équipement et de leurs armes.


III. La technologie mandalorienne :

Les Mando'ade ont toujours été avides de technologies, et sont à l'origine de nombreuses innovations. Leurs fameux droïdes Basilisk étaient très en avance sur leur temps, de même que leurs armures, et certains des vaisseaux fabriqués par leur société de conception astronautique, MandalMotors, utilisent les équipements les plus modernes qui soient. Voici un résumé de la technologie mandalorienne au cours de leur histoire.

1) les droïdes Basilisk :

Ces étranges machines ressemblant à de grands insectes sont en fait les précurseurs des chasseurs monoplaces modernes. Leur cerveau-droïde très évolué pour l'époque leur permettait d'agir en totale autonomie, mais leur plein potentiel n'était utilisé que lorsqu'un pilote mandalorien prenait les "rênes" de sa "monture". Les Basilisk furent utilisés environ quatre millénaires avant la chute de la République, durant la Grande Guerre des Sith. Les Mandaloriens les utilisèrent pour mener tous leurs assauts, dans le ciel comme dans l'espace. Les Mandaloriens avaient en effet des armures totalement étanches et pouvaient donc combattre dans le vide spatial. Ils sont en quelque sorte les ancêtre des pilotes de chasseurs TIE. Plusieurs modèles de droïdes Basilisk furent construits par les Mandaloriens, et adaptés selon les mission à accomplir : reconnaissance, bombardement lourd, chasseur de supériorité spatiale, etc. ainsi, même si en apparence tous les Basilisks étaient identiques, leurs armement, vitesse et agilité variaient considérablement.

2) MandalMotors :

Cette société de conception astronautique vit le jour pour répondre aux besoins des Mandaloriens de se doter d'une force de police capable de patrouiller leurs systèmes et assurer la sécurité de leur espace. Avec le temps, la firme étendit son champ d'action en dehors du système Mandalore pour répondre aux demandes d'autres clients. MandalMotors est une société qui ne possède pas de capacité de production à grande échelle, et préfère plutôt s'adapter à la demande de chaque client. Ses vaisseaux sont par conséquent construits à un faible nombre d'exemplaires, et donc chers. Mais en contrepartie, les clients qui font la démarche de demander un nouveau concept à la société sont assurés de posséder le meilleur de la technologie... s'ils ont assez de crédits. Voici quelques exemples de véhicules et de vaisseaux construits par la firme depuis sa création :

- Motojet XT : utilisée par les commandos mandaloriens durant la Grande Guerre des Sith, cet ancêtre de la motojet impériale permettait une grande liberté d'action sur le terrain.

- Landspeeder LUX-3 : un petit engin maniable et rapide, utilisé principalement par les civils.

- Toute la gamme de chasseurs légers, moyens et lourds développés pour le compte des Hutts (mais qui furent par la suite vendus à l'Empire comme à la Nouvelle République).

- Vaisseau de patrouille de classe Poursuivant : utilisé principalement par les forces de police mandaloriennes, un exemplaire de cet engin fut récupéré par Boba Fett et baptisé Esclave II.

- Vipères Stellaires : ces vaisseaux expérimentaux, dont le concept fut commandé à l'origine par le Prince Xizor, furent réutilisés par la suite et vendus à divers clients fortunés.

- Airspeeder de combat Shadow V : cet appareil de 6.5 mètres de long, requérant un pilote et un canonnier, fut produit durant les dernières décennies de la République. Armé d'un double canon laser, il connut un certain succès auprès des forces de défense planétaire de nombreux gouvernements.

- Transport de classe Kubrai : ce concept développé sous la Nouvelle République fut adapté à de nombreux dérivés. Long de 20 mètres et capable d'emporter 32 tonnes métriques de marchandise, il connut lui aussi un certain succès auprès des petites compagnies de transport de fret. Son design très modulable lui assura des ventes confortables, la plupart des pilotes pouvant customiser leur appareil à loisir.

- Vaisseau-prison de classe Lictor : plus simplement connu sous le nom de vaisseau-prison mandalorien, le Lictor est un appareil destiné à convoyer des prisonniers dans les conditions les plus épouvantables possibles, quelle que soit l'espèce de ces derniers.

3) le métal mandalorien :

Devenu presque aussi légendaire que la planète d'où il est extrait, le métal mandalorien possède des propriétés physiques exceptionnelles, et notamment celle de résister à l'impact d'une lame de sabre laser, à l'instar du cortosis. Cette propriété singulière incita notamment le Maître Jedi Arca Jeth à utiliser ce matériau pour enfermer la dépouille de Freedon Nadd et ses nombreux artefacts sith, sur la lune de Dxun. Ce qui n'empêcha pas Exar Kun de s'en emparer en utilisant les pouvoirs du côté obscur. Mais si le métal mandalorien est si réputé dans la galaxie, c'est aussi et surtout en raison de son exceptionnelle résistance, même contre d'autres objets que des sabres-laser. Certains types de menottes destinés à des espèces très fortes, comme les Wookies, sont renforcées avec ce métal pour les rendre quasiment indestructibles.


Sources Holonet
Avatar de l’utilisateur
By Vrad Kist
#35957
Le Mando'a est la langue parlée par les Mandaloriens, un ancien peuple millénaire de guerriers qui était déjà presque totalement éteint lorsque la Guerre des Clones éclata. Alors que cette langue était vouée à la disparition, reléguée au plus profond de l'histoire de la galaxie avec l'apogée des Mandaloriens, elle refit surface grâce aux Clones de la République.
Les Clones furent en effet fabriqués d'après le dernier Mandalorien existant, le chasseur de prime Jango Fett. Celui-ci transmis à ses clones un bon nombre de ses connaissances de Mandalorien, dont le langage.
L'héritage mandalorien de Jango était d'ailleurs si fort que les armures des clones étaient directement inspirées des armures mandaloriennes.

Ainsi, certaines classes de clones apprirent le Mando'a et l'utilisaient parfois entre eux.
L'armée clone entière se réappropria également quelques chants de guerre dans cette langue comme Vode An ou Gra'tua Cuun, pour ne citer qu'eux. Les soldats clones de base ne connaissaient du Mando'a que ce qu'ils tiraient des chants de guerre. Les clones plus perfectionnés comme les commandos étaient capables de tenir une discussion en Mando'a.
La langue mandalorienne connu ainsi un sursis, mais elle finit par disparaître pour de bon lorsque les Clones furent officiellement au service de l'Empire, le Basic étant la seule langue autorisée par Palpatine dans ses rangs. Boba Fett, le clone naturel et fils de Jango Fett, conserva l'héritage linguistique des mandaloriens.

Ce qui suit est divisé en neuf sections :

I. Généralités
II. Verbes
III. Noms
IV. Pronoms
V. Adjectifs et adverbes
VI. Prononciations
VII. Termes et expressions
VIII. Nombres
IX. Chant de beuverie mandalorien


I. Généralités :

Le Mando'a est une langue très simple et régulière. Il n'y a pas de cas particuliers, juste deux formes verbales, un système de préfixe strict et des règles simples pour la création d'adjectifs à partir de noms ou de verbes. L'orthographe et la ponctuation ont des formes optionnelles ce qui rend rares les erreurs grammaticales. Dans une phrase, les adjectifs sont toujours situés avant le nom qu'ils décrivent. Le sujet est toujours placé avant le verbe et le complément est placé après le verbe.
Enfin, le Mando'a est avant tout une langue parlée plus qu'écrite. Les sonorités des mots et des phrases sont donc importantes. Il arrive souvent que des raccourcis phonétiques soient employés afin de rendre la prononciation plus facile ou la phrase plus élégante.


II. Verbes :

Les infinitifs se terminent en -ir, -ar, -ur, -or ou -er. Enlever le "r" permet d'avoir la racine du mot en vue d'une conjugaison.

Parfois une apostrophe sépare la voyelle finale, indiquant la légère pause glottale qui caractérise certains accents mandaloriens. L'apostrophe, qui est connue comme étant un betan (un soupir) en Mando'a, indique également les temps de respiration, la prononciation et les lettres ayant sauté.

Le verbe cuyir (être) est souvent omis et indiqué par l'ordre des mots, comme dans : "ni (cuyi) verd" ("Je suis un guerrier").
Pour dire "c'est bien", un Mandalorien dira juste le mot pour "bien", soit "jate", plutôt que la forme contractée "bic jate" ("ca (est) bien") ou la forme complète "bic cuyi jate".

L'ajout du préfixe "tion" tourne l'affirmation en interrogation. Le préfixe "ke" ou "k'" indique un ordre. Utiliser "ke" avec l'infinitif est formel, mais dans la vie de tous les jours le verbe perd son "-r" final.

Pour créer la forme négative d'un verbe ou même d'un nom, on ajoute le préfixe "n'", "nu", "nu'" ou même "ne" (tout dépend de la facilité de prononciation) devant la phrase toute entière ou la partie négative, en fonction du sens.
La prononciation est toujours un facteur clé dans la détermination des lettres qui sautent à l'oral. Le préfixe négatif dénote souvent un nom négatif, comme "ne'briikase" (mécontent).

Un résumé des formes verbales, en utilisant "jurir" (porter) :
- Ni juri kad : Je porte un sabre.
- Nu'ni juri kad : Je ne porte pas de sabre.
- Ni ven juri kad : Je porterai un sabre.
- Ni ru juri kad : Je portais un sabre.
- Ke jurir kad : Porte ce sabre ! (formel)
- Ke'nu jurir kad : Pose ce sabre ! (littéralement : "Ne porte pas ce sabre !")


III. Noms :

Il n'y a pas de genre. Le masculin et le féminin sont traités de la même façon. En fait le genre est sous-entendu, voire explicité, dans le contexte. Lorsqu'il y a besoin d'expliciter clairement le genre, on emploie les adjectifs "jagyc" (masculin) et "dalyc" (féminin).

Il n'y a pas besoin d'accorder le verbe au sujet. Il n'existe qu'une seule forme verbale conjuguée employée partout.

Un système de préfixes indique le temps. Dans le langage familier, les Mandaloriens utilisent seulement le présent, mais ils ont adopté les préfixes "ru" (passé) et "ven" (futur) pour communiquer avec les espèces ayant besoin de temps spécifiques. Il n'existe qu'une seule forme du passé et du futur.

Il n'y a pas de forme passive. Tous les verbes sont actifs. Si besoin, le passif est formé en utilisant l'adjectif + le verbe "cuyir" (s'il est prononcé).

L'article indéfini "eryn" (un, une) est presque toujours omis, sauf pour l'emphase, comme l'article défini "te" (le, la) ou le terme plus pompeux "haar" (le, la).

Le pluriel est formé en ajoutant "-e". Le "e" est toujours prononcé "é".


IV. Pronoms :

Comme pour les noms, les pronoms n'ont pas de genre.
- Moi, je : Ni.
- Toi, tu, vous (singulier et pluriel) : Gar.
- Il, elle, lui : Kaysh.
- Nous : Mhi.
- Ils, elles, eux : Val.

Certains sont également possessifs, comme "gar" (ton, ta, tes, votre, vos), "kaysh" (son, sa, ses) et "val" (leurs).


V. Adjectifs et adverbes :

Les adjectifs et les adverbes sont formés en ajoutant le suffixe "-la" ou "-yc" (prononcer ish), suivant ce qui rend la prononciation la plus facile. Il n'y a qu'une seule forme d'adjectif.
Même chose pour les adverbes.

Les comparatifs et les superlatifs tendent à être construits à partir des adjectifs avec "-shy'a" pour le comparatif et "-ne" pour le superlatif.


VI. Prononciations :

Le Mando'a est prononcé un peu comme le Basic, à plusieurs exceptions près. Il n'y a pas de "f", de "x" et de "z". Toutefois, certaines régions prononcent le "p" presque comme un "ph" et le "s" comme un "z". Ces lettres ont été ajoutées dans l'alphabet écrit mandalorien afin de faciliter la traduction de mots étrangers.

A quelques occasions la prononciation du "t" et du "d" sont échangées. "T" est la forme moderne, "d" est la forme archaïque. "V" et "w" sont parfois également interchangeables, tout comme "b" et "v" (encore une variation régionale). "J" est prononcé "dj", mais on le prononce parfois "y" dans certaines communautés.

Le "h" dans un mot est généralement inspiré, sauf dans sa forme archaïque employée dans des chants et poèmes. "H" est toujours prononcé lorsqu'il apparaît au milieu d'un mot.

La prononciation des consonnes finales varie suivant les chants. Elles deviennent souvent une syllabe supplémentaire. Par exemple, "tor" devient "to-ra" et "tang" devient "tan-ga" pour maintenir le rythme et la mesure.

D'autres points importants :
- "-uy" se prononce "ou-i".
- "u" se prononce "ou".
- "cye" se prononce "shé".
- "-yc" se prononce "sh" après une voyelle.
- "c" se prononce "k" lorsqu'il vient avant un "a" au début d'un mot.
- "c" se prononce "s" lorsqu'il vient avant d'autres voyelles au début d'un mot ou au milieu d'un mot.
- "cy" se prononce "sh" ou "tch".


VII. Termes et expressions :

Voici une liste de noms, de termes, de dictons et d'expressions faisant partie de la culture mandalorienne :

Noms :
- Bas neral : Grain brut (non comestible tel quel) servant à nourrir les animaux et à faire de la bière.
- Bajur : L'éducation et l'enrichissement des enfants, un sens plus large que l'éducation à l'école. Il inclut la préparation à la vie et la survie.
- Behot : Plante utilisée dans des boissons, légèrement antiseptique et stimulante, à l'arôme de citron.
- Bes'bev : Instrument de musique à vent aussi utilisé comme arme (une flûte avec un bout pointu).
- Beskad : Sabre en fer Mandalorien légèrement incurvé et pointu.
- Beskar : Fer Mandalorien.
- Briikasak : Débarquement (événement social ou soirée).
- Buy'ce gal : Une pinte de bière de la capacité d'un casque.
- Dadita : Code Mandalorien, comme le Morse.
- Gaid : Plaque d'armure, assiette. Les armures étaient souvent utilisées pour réchauffer la nourriture au-dessus des feux de camp.
- Get'shuk : Jeu d'équipe similaire au Meshgeroya, car il y a des buts à chaque bout du terrain, sauf que les joueurs peuvent tenir la balle. Très ressemblant au rugby : brutal, rapide et douloureux.
- Haashun : Pain parchemin. Une fine feuille de pain séché pour la préserver, puis reconstituée en liquide. Ration militaire mandalorienne. Bien faite, elle est si fine qu'on peut lire à travers, d'où le nom littéral de "pain-voir".
- Kyr'bes : Crâne, en particulier celui du Mythosaur, qui forme le symbole Mandalorien.
- Mand'alor : Dirigeant unique.
- Manda'yaim : Mandalore ( la planète).
- Meshgeroya : Jeu de balle mandalorien (ressemblant au bolo-ball).
- Meshurok : Gemme.
- Mirjahaal : Paix de l'esprit. Terme général pour le bien-être mental, en particulier après un traumatisme ou un deuil.
- Ne'tra gal : Bière brune. Douce, tout juste épicée, assimilable au stout de lait.
- Ori'ramikad : Super commando (désignation Mando'a des forces spéciales d'élite).
- Pirpaak : Bouillon, soupe. Littéralement : eau salée.
- Ramikad : Commando.
- Shig : Boisson. Une infusion de n'importe quoi étant disponible, mais la plupart du temps de behot.
- Shuk'orok : Crushgaunt, une arme Mandalorienne.
- Strill : Un prédateur carnivore à six pattes très intelligent capable de glisser et de voler.
- Tengaanar : Vitrine, présentoir. Littéralement : "main ouverte".
- Tihaar : Boisson alcoolisée très forte, faite à base de fruits, comme de l'eau de vie.
- Uj'alayi : Gâteau Uj. Gâteau plat très dense et doux fait de noix écrasées, de sirop, de fruits séchés réduits en purée et d'épices.
- Uj'jayl : Sirop épais et odorant utilisé en cuisine.
- Veshok : Grand arbre à feuilles persistantes tel le chêne.

Termes :
- Aay'han : Parfait moment de joie et de recueillement, "se souvenir et célébrer".
- Cin vhetin : Un nouveau départ, ardoise effacée. Littéralement : champs blanc, neige vierge. Terme indiquant l'effacement du passé d'une personne lorsqu'elle devient Mandalorien, et qu'elle sera uniquement jugée pour ce qu'elle fera à partir de ce point.
- Dar'manda : Un état équivalent à ne pas être Mandalorien. Non pas être un étranger, mais avoir perdu son héritage, donc son identité et son âme. Etat redouté par les Mandaloriens les plus traditionalistes.
- Draluram : Vivant. Utilisé uniquement pour la nourriture, pour indiquer un fort goût bien distinct. Littéralement : "bouche brillante". L'un des quatre tenants essentiels de la cuisine mandalorienne.
- Gai bal manda : Cérémonie d'adoption. Littéralement : "Nom et âme".
- Hetikles : "nez en feu". Sensation de brûlure dans les sinus provoquée par des épices spécifiques. Les mandaloriens les adorent.
- Heturam : "bouche en feu". Une arrière-sensation de brûlure intense dans la bouche provoquée par des épices très spécifiques.
- Jatne manda : Bon état d'esprit. Un sens complexe de ne faire qu'un avec son clan et sa vie.
- Kyr ge'kaan : Findex. Fin d'exercice militaire.
- Manda : L'âme collective. Le fait d'être Mandalorien de pensée, de corps et d'esprit.
- Mandokar : Ce qui est juste. L'épitome de la vertu mandalorienne : un mélange d'agressivité, de ténacité, de loyauté et de soif de vivre.
- Mandokarla : Avoir ce qui est juste. Être dans l'état d'esprit de l'épitome de la vertu mandalorienne. Avoir des tripes et de l'esprit.
- Suum ca'nara : Etat de repos et de paix merveilleux.
- Yai'yai : "Richement nourrissant". Description sobre d'une nourriture riche en calories, d'une grande importance pour les personnes dépendantes des rations de combat.

Dictons :
- "Aliit ori'shya tal'din." : "La Famille vaut plus que le Sang."
- "Burc'ya vaal burk'yc, burc'ya veman." : "Un ami durant le danger est un vrai ami."
- "Gal, ori'skraan, riduur, yaim' dab'ika." : "Bière, boustifaille, bonne compagnie et retour au camp.". Résumé d'une bonne soirée pour un Mando.
- "Gar taldin ni jaonyc; gar sa buir, ori'wadaas'la." : "On ne s'intéresse pas de celui qui était ton père, mais de celui que tu seras." Littéralement : La lignée de sang n'est pas importante, mais en tant que père tu es la chose la plus importante. Dicton mandalorien décrivant l'importance du rôle d'un père, et le fait qu'un homme est plus jugé pour ça que par son héritage sanguin.
- "Haat, ijaa, haa'it." : "Vérité, honneur, vision.". Les mots dits pour sceller un pacte.
- "Haatyc or'arue jate'shya ori'sol aru'ike nuhaatyc". "Mieux vaut un gros ennemi que l'on peut voir que plusieurs petits que l'on ne peut pas."
- "Ib'tuur jatne tuur ash'ad kyr'amur." : "Aujourd'hui est un beau jour pour que quelqu'un d'autre meure."
- "Kaysh guur' skraan." : "Il aime sa nourriture.". Se dit de quelqu'un qui a un énorme appétit.
- "Kaysh meg miit'gaana, oyacyi." : "Celui qui écrit, passe à la postérité.".
- "Mando'ad draar digu." : "Un Mandalorien n'oublie jamais."
- "Munit tome'tayl, skotah iisa." : "Longue mémoire, courte amorce.". Se dit de l'état d'esprit typique des Mandaloriens.
- "Ni kyr'tayl gai sa'ad." : "Je considère ton nom comme celui de mon enfant.". Serment d'adoption.
- "Ni su'cuyi, gar kyr'adyc, ni partayli, gar darasuum." : "Je suis toujours vivant, mais tu es mort. Je me souviens de toi, ainsi tu es éternel.". Souvenir quotidien de ceux qui sont morts. Suivi de leurs noms.
- "Nu kyr'adyc, shi taab'echaaj'la." : "Pas mort, juste allé très loin." (Hommage à un camarade mort).
- "Resol'nare" : Les 6 Actions, les tenants de la vie d'un Mandalorien.

Expressions :
- "Ba'gedet'ye!" : "De rien !"
- "Bic ni skana'din" : "Ca me fiche les boules". Expression d'être en colère, repoussé ou "ça m'agace".
- "Briikase gote'tuur !" : "Joyeux anniversaire !"
- "Copaani mirshmure'cye, vod ?" : "Tu veux ma photo, mon pote ?"
- "Duraani, burc'ya ?" : "Tu te moques de moi, mon ami ?"
- "Elek." : "Oui.". Abrégé souvent en "‘Lek." pour "Ouais.".
- "Gaa'tayl ! ": "A l'aide !"
- "Gal'gala !" : "Laisse-moi t'offrir un verre !", "Trinquons !"
- "Gar serim." : "Oui, tu as raison.", "C'est ça."
- "Gar shuk meh kyrayc (meh gar kyrayc, shuk bah ni )." : "Tu ne sers à rien mort. (Tu ne me sers à rien mort)." Dis pour encourager quelqu'un à prendre du repos. Très rarement littéral.
- "Gev !" : "Arrête ça !"
- "Haar'chak !" : "Bon sang !"
- "Haili cetare !" : "Régale-toi !", "Mange !". Littéralement : "Remplis tes bottes !"
- "Haryc b'aalyc" : "Fatigué et sensible". C'est-à-dire saoul.
- "Hukaat'kama !" : "Couvre mes arrières !"
- "Jat'ca'nara." : "A temps.". Littéralement : "Bon temps."
- "Kandosii!" : "Joli !", "Bien joué !"
- "K'atini !" : "Serre les dents !", "Ce n'est que de la douleur !"
- "Kaysh mirsh solus." : "C'est un idiot.". Littéralement : "Sa tête est vide."
- "Kaysh mirsh'kyramud." : "Il m'ennuie profondément.". Littéralement : "C'est un tueur de cerveau."
- "Kaysh shu'shuk." : "C'est une catastrophe.". En parlant de quelqu'un.
- "Kaysh tayl'ud." : "Il se repose.", "Il fait un somme."
- "Ke narir haar'ke'gyce rol'eta resol !" : "Exécutez l'Ordre 66 !"
- "Ke serim !" : "En joue !"
- "Ke'sush !" : "Attention !"
- "Kih'parjai." : "Pas de soucis.", "Pas grave.". Littéralement : "Petite victoire."
- "K'olar !" : "Viens là !", "Viens ici tout de suite !"
- "Kote lo'shebs'ul narit." : "Tu peux garder ta gloire.". Dédaigneux et impoli.
- "K'oyacyi !" : "Bravo !"
- "K'uur !" : "Chut !"
- "Mar'e !" : "Enfin !". Expression de soulagement.
- "Me'bana ?" : "Qu'est-ce qui se passe ?", "Que s'est-il passé ?"
- "Me'copaani ?" : "Qu'est-ce que tu veux ?", "Qu'est-ce que tu aimerais ?"
- "Me'vaar ti gar ?" : "Quoi de neuf ?". Peut être aussi utilisé pour demander à un soldat un rapport de situation. Si un Mando pose cette question, il attendra une réponse. Pour répondre "Je vais bien, merci", il faut dire "Naas" (littéralement : "rien").
- "Me'ven?" : "Hein ?", "Quoi ?". Expression de surprise et de confusion.
- "Nar dralshy'a !» : "Fais plus d'efforts !", "Casse-toi la tête dessus !"
- "Nar'sheb." : Commentaire dédaigneux, du genre "Pitoyable." mais en pire.
- "Ne shab'rudu'ni…" : "Ne me cherche pas…". Avertissement très fort, susceptible d'entraîner la violence.
- "Ne'johaa !" : "La ferme !"
- "Ne'tra gal mesh'la, jat'isyc, bal, wayii, jahaal'got !" : "La bière noire a l'air bonne, a un bon goût, et - bon sang !- fait du bien !»
- "N'epar nu pirur !" : "Ca peut attendre !". Littéralement : "Ça ne mangera et boira rien."
- "N'eparavu takisit." : "Excuse-moi.". Littéralement : "Je mange mes insultes."
- "Ni ceta." : "Désolé.". Littéralement : "Je m'incline.". S'excuser en rampant. Rare.
- "Ni copaani buy'ce gal." : "J'aimerais une pinte de bière."
- "Ni copaani buyc'ika cin papuur'gal." : "Je voudrais un verre de vin blanc s'il vous plaît."
- "Ni dinu." : "Je donne."
- "Ni hukaatii'ni shebs ti kama !" : "Je surveille mes arrières !"
- "Ni'duraa !" : "Tu me dégoutes !"
- "Nu draar !" : "Pas moyen !", "Jamais de la vie !". Emphase pour indiquer le refus strict et le doute. Littéralement : "Pas jamais" (les mandaloriens utilisent la double-négation pour l'emphase).
- "Olraom !" : "Bienvenue !"
- "Ori'buyce, kih'kovid." : "Tout dans le casque, rien dans la tête." Expression se moquant d'une personne ayant trop d'autorité.
- "Ori'haat" : "C'est la vérité, juré craché."
- "Ori'vor'e !" : "Merci infiniment !"
- "Osi'kyr !" : Forte exclamation de surprise et de consternation.
- "Oya manda !" : Expression de solidarité de perpétuité Mandalorienne. Émotionnelle et autoritaire.
- "Oya !" : Expression positive et de triomphe.
- "Pare ! (Pare sol !)" : "Attends !"
- "Pirunir sur'haaise." : "Leur faire couler les yeux.". Argot signifiant tuer, battre, blesser.
- "Rangir !" : "Au diable cela !"
- "Ret' !" : "Bye !", "A plus !"
- "Ret'lini." : "Juste au cas où". Les Mandaloriens sont prudents et ont toujours un plan de secours.
- "Re'turcye mhi." : "Au revoir.". Littéralement : "Nous nous reverrons peut-être."
- "Slana'pir!" : "Fous le camp !", "Casse-toi !".
- "Sooran, shab !" : Expression triomphante dédaigneuse du genre : "Bouffe ça, ordure !".
- "Su cuy'gar." : "Salut.". Littéralement : "Tu es toujours en vie.". Parfois abrégé en "Su'cuy !".
- "Tayli'bac?" : "Pigé ?". Parfois agressif.
- "Tion'ad hukaat'kama ?" : "Qui surveille tes arrières ?"
- "Tion'cuy ?" : "Qui est-ce ?", "Qui va là ?"
- "Tion'solet ?" : "Combien ?"
- "Traat'aliit gar besbe'trayc" : "L'escouade est ton arme."
- "Udesii !" : "Du calme !"
- "Usen'ye !" : "Fous le camp !"
- "Vor entye." : "Merci.". Littéralement : "J'accepte ta dette."
- "Wayii !" : Expression de surprise, bonne ou mauvaise.
- "Wer'cuy." : "C'était il y a longtemps.". Utilisé comme "Ce n'est pas grave". Révérencieux.


VIII. Nombres :

1 : Solus
2 : T'ad
3 : Ehn
4 : Cuir
5 : Rayshe'a
6 : Resol
7 : E'tad
8 : Sh'ehn
9 : She'cu
10 : Ta'raysh
20 : Ad'eta
30 : Ehn'eta
40 : Cur'eta
50 : She'eta
60 : Rol'eta
70 : Tad'eta
80 : Shehn'eta
90 : Shek'eta
100 : Olan
500 : Reysh'olan
1000 : Ta'raysh'olan
5000 : She'eta'olan



IX. Chant de beuverie mandalorien :

A titre d'exemple, voici un petit chant mandalorien chanté autour d'une bière. Il n'a pas la dimension épique d'un vrai chant de guerre, mais il vous donnera une idée de ce à quoi ressemble concrètement le Mando'a.

- Chant en Mando'a :

Buy'ce gal, buy'ce tal
Vebor'ad ures aliit
Mhi draar baat'i meg'parjii'se
Kote lo'shebs'ul narit

- Prononciation :
(les majuscules permettent de marquer l'intonation)

BOO-shé gal, BOO-shé tal
Ver-BOR-ade OU-rèse A-lite
Mi DRARé ba-TI mèg-PAR-dji-Sé
Ko-Té lo SHEBSSE-oul-NA-rite

- Traduction (non-littérale) :

Une pinte de bière, une pinte de sang
Achète les hommes sans nom
Qu'importe qui gagne la guerre
Ta réputation ne souffrira pas

Source: Holonet
La face cachée du destin

L'homme balafré n'en rajouta pas plus, p[…]

Dovi Desilijic

IDENTITE https://image.noelshack&#[…]

Ils étaient sur leur 31. Des criminels, chefs de[…]

Le Palais de Cendre

CT-01823 venait de se faire reprendre par l’Empe[…]

----------- Bureau de la Sécurité Impériale […]

État major de la nouvelle république, 3 heur[…]

Mairie Sanglante

Chapitre IX : Un heureux accident ... […]

Signaler une absence

Présent en demi teinte suite à une grosse blessure[…]