L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Monde glacé battu par les tempêtes de neige, la planète abrite aujourd'hui un mélange de Nelvaaniens et de colons issus de l'Ordre Gris. En effet, malgré son éloignement des grandes lignes hyper-spatiales, Nelvaan est aujourd'hui la capitale d'une jeune et discrète monarchie en expansion dans la Bordure Extérieure.
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By Helera Kor'rial
#34388
Les pattes frappaient la neige et soulevaient des gerbes de poudreuses tandis que le vent filait à travers les pans de ses vêtements. Faisant voler sa veste en arrière et vibrer les poils de bantha qui lui parait le tour du cou. L’animal fonça à toute allure à travers les immenses plaines de Nelvaan et son cavalier à moitié debout montrant la voie de son regard perçant. Cela faisait bientôt une heure qu’ils étaient partis de la petite ville du bord du fleuve. Le village comptait désormais un petit port de pêche. Les locaux avaient appris de la capitale la manière la plus simple pour produire les filets. Tressés avec un mélange de déchets de pailles, de poils de bantha, le tout collé avec de la graisse, solidifié avec du feu et plongé dans la neige. Cela créait de longues tiges qui une fois assemblé faisaient parfaitement la paire. Mais ce n’était pas pour cela qu’elle avait chevauché. C’était pour organiser les échanges des dites ressources alimentaires avec celles végétales produites à la capitale. Somme toute assez sommaire, comme négociation, puisque sa parole faisait foi dans tout. Le plan était plus grand et permettait d’approvisionner chaque personne sous sa coupe d’autant de diversité alimentaire que possible. Cela afin que chacun se porte dans la meilleure santé possible. A son sens, c’était aussi cela le rôle d’une reine.

Protéger et servir. Les mots de la Grande Reine résonnaient en elle comme les trompettes célestes. Aussi battantes que les foulées du fathier. La journée n’était cependant pas encore terminé et il lui fallait encore régler les affaires de division parcellaire, de gérer l’approvisionnement des nouveaux arrivants et évidemment de demander à l’armée de la Grande Mère de monter un camp en dehors de la ville. Non pas qu’ils propageaient le désordre, le respect était leur doctrine. C’était plutôt que cela créait des embouteilles à travers les ruelles étroites dans la ville. De plus, ils étaient incapables de ranger toutes les lances, d’organiser toutes les chasses etc. Il allait lui falloir un intendant, autre que son frère qui n’arrivait plus à compiler ses heures de professera et la gestion des stocks. En plus de cela, il y avait toutes les personnes qui cherchaient à partir vers les colonies, ceux qui en revenaient. En bref, les problèmes de la société moderne. Déjà il serait aisé et non pas de trop de créer des postes à responsabilité. Passons.

Elle arriva sur Tinkyla quelques heures après son départ. Le temps dans la plaine était somme toute assez clément. Malgré quelques brises qui faisaient volter ses cheveux attachés, le ciel était clair et les nuages inexistants. Le vent provenait alors des lointains monts et de la chaine qui entourait de ses bras la zone. Helera prit une grande inspiration et mit pied à terre au niveau de l’écurie, là où elle rentra son ami. La reine prit quelques dizaines de minutes pour brosser l’animal, lui donner à manger et à boire et le réconforter par des paroles douces. Elle termina sa conversation avec l’animal par un croisement tête contre tête. Son lien avec lui était toujours aussi présent, et probablement le plus important avec un semi conscient. Celui avec le roi Horax était plus lointain et l’accord était … ce qu’il était. Lointain.

Cela étant finalement terminé, elle sortit de l’étable, s’étira, et posa son regard sur le royaume. L’activité grouillait, la vie suivait son cours. Tout allait bien, dans le meilleur des mondes.
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By Amertume
#34408
Une journée comme une autre pour la reine, passée à prendre soin de son peuple adoptif et à s'assurer que tout allait bien. Il y avait une paix indéniable à trouver dans le paysage glacé et battu par le vent des villages Nelvaaniens, d'observer ces natifs vivre en accord avec leur environnement et sans jamais se soucier de ce qui pouvait bien exister là-haut parmi les étoiles. Un peuple simple qui, malgré son rattachement au glorieux Empire, ne se préoccupait que de sa propre existence harmonieuse et tranquille. Revenir des réunions avec les Moffs pour se plonger dans ces tâches en comparaison insignifiantes devait être une vraie libération pour l'humaine.

Le ciel semblait bien calme aujourd'hui, ce qui sortait de l'ordinaire vu les grands vents hurlant souvent. Tout semblait indiquer qu'une journée ordinaire pour une reine bien moins ordinaire allait se dérouler. Mais comme on le sait, les choses ne sont jamais aussi simples. Le premier signe de manifestation fut quasiment imperceptible, une lueur argentée aux pieds de la jeune femme, qui disparut sitôt qu'elle fit mine de tendre la main. Puis un grognement de sa monture dans l'étable l'avertit qu'elle n'était pas la seule à avoir senti que quelque chose n'allait pas. Rien de visible pourtant, les signes ne l'étaient pas aussi aisément. Pour cela, il fallait voir par les yeux de l'esprit.

Le don et la malédiction qui caractérisait ceux comme Helera à sentir les flux de la Force lui fut des plus utiles. Finalement, alors qu'une brise plus forte que les autres souffla sur la silhouette, rabattant ses cheveux sur son crâne, elle les vit apparaître l'un après l'autre. D'abord les contours puis les détails et enfin les visages aux museaux caractéristiques. Les crocs visibles et les yeux brillant d'une intelligence supérieure ne laissaient planer aucun doute. Ils étaient une quinzaine et inclinèrent la tête en signe de respect.

Ohorag Nelhar, nous te saluons.

Si c'était une vision elle était très réussie, tout semblait bel et bien réel. Mais après tout, la louve avait déjà visité ce monde étrange ou tout était changeant et mouvant. Ici, c'était Orek, demeure des esprits protecteurs des Nelvaaniens et de la Grande Mère. Par quel miracle y avait-elle basculé alors qu'elle n'était pas dans l'un des lieux sacrés dédiés à cet usage restait un mystère complet toutefois. Qui pouvait le dire au fond, les voies de la Force sont impénétrables.

Ohorag Nelhar, nous t'apportons un message de la Grande Mère. Elle a besoin de toi en ce jour.

Celui qui avait parlé était l'un des esprits chamanes à la fourrure d'un noir profond. Plus grand que ses semblables, il mesurait bien 2 mètres de haut et était au moins aussi costaud qu'un certain général gris. Il portait un simple pagne et de nombreux tatouages en forme de constellations étaient visibles sur son torse, ses bras et ses jambes. Comme ses frères, il avait de grands yeux d'un bleu presque blanc, luisants. Ses tatouages semblaient constamment bouger, comme animés d'une vie propre. A en juger par un rapide examen visuel, tout les chamanes arboraient de semblables décorations mouvantes.

Ohorag Nelhar, enfant de la déesse, fille de Nelvaan, la Grande Mère souhaite que tu la rejoignes sur le Toit du Monde, loin à l'est d'ici, seule et sans autre arme que ton courage et ta ruse, tes griffes et ta patience.

Un nouveau chamane avait parlé. Ils semblaient tous avoir la même voix et pourtant des inflexions subtiles, à peine perceptibles, dénotaient des différences entre chacun. Encore quelque chose à porter au crédit de sa présence en Orek. Est-ce que tout ça était réel, pouvait-elle se demander ? Peut-être, peut-être pas, quelle importance ? Pouvait-on vraiment tout savoir de la Force et ses ramifications, au fond ?

Ohorag Nelhar, chasseresse parmi les chasseurs, as-tu des questions à poser aux Nelkar rassemblés devant toi ?
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By Helera Kor'rial
#34429
Helera renifla l’air, à la recherche d’une odeur particulière, d’un bruissement qui aurait pu indiquer la présence d’autrui. Son regard fut attiré sur le sol, rien. Réverbération de l’étoile sur un morceau de métal ? Elle fronça les sourcils en entendant les Fathier s’exciter et ruminer dans leurs boxs. Pas un regard dans leur direction, ce n’était pas là. Le vent changea de direction, fouettant ses cheveux. La Force vibrait d’une puissance bien connue. Son regard se ferma lentement, tandis que ses cheveux étaient balayés dans tous les sens. Quand elle rouvrit les yeux, ils étaient là, autour d’elle. La reine passa a vu tous les membres de l’assemblée. Manquait-il du monde ? Probablement pas. Les chamans de la planète avaient lancé l’appel. Helera baissa la tête et porta une main à son torse.

« Bonjour, chamans. »

Il ne fallait pas trop poser de questions pour ce genre de phénomène. Les chamans seuls décidaient de quand et comment. Elle n’était que le réceptacle où tout convergeait. Rien de plus. Rien de moins non plus. La reine croisa ensuite ses bras sur son torse, attendant que le message ne soit délivré. A l’extérieur, elle devait probablement paraître immobile comme un poteau. Tout le monde s’en ficherait de toute manière. D’abord, le message de la grande mère. C’était étonnant que ce ne soit pas elle qui soit venue la voir. Après tout, elle était la Force. Tuer la Grande Mère revenait à tuer la Force. Comme elle l’avait senti dans l’empire, après tout. Peut-être quelque chose menaçait ? Sans arme ? Alors ce n’était pas une urgence.

De toute manière elle gardait toujours le sabre laser avec elle au cas où. Et comme chacun le sait, ce n’est pas une arme. Elle doutait en avoir besoin cependant. L’urgence de la situation semblait ne pas l’être assez non plus. A l’Est, qu’est-ce qu’il y avait ? Le village d’où elle venait. Et plus loin encore, la fin de la chaine des montagnes bleues. Parmi elles se dressaient l’énorme masse de terre de plus de quinze kilomètre de haut. Là où l’on ne voyait jamais le sommet, même en plein jour sans nuage. Le sommet tellement lointain n’était visible qu’avec des appareils spécialisés. Impossible de se poser à haut à cause des températures extrêmement négatives, du manque d’oxygène et de la pression insuffisante. Autrement dit, c’était dangereux et impossible sans combinaison. Ou sans la Force. Mais la Grande Mère exigeait.

« Aucune question. Je rassemble mes affaires et je pars tout de suite. Que la Force soit avec vous, Chamans. »

Qu’y avait-il à demander ? Des explications ? Pourquoi faire ? La Grande mère et sa volonté dépassaient toutes les considérations. Si elle exigeait, elle allait sur le champ. Point. Une obéissance qui aurait plu à l’empereur, mais qui ne lui était en aucun cas destiné. Le lien se rompit après un ultime salut. Il n’y avait pas trente-six choses à organiser. Dans un premier temps, combinaison de voyage en plastacier moulé, surmontant un tissu épais qui adhérait à la peau. Deuxièmement, masque à oxygène avec plusieurs bouteilles de secours. Troisièmement, un sabre laser. Quatrièmement, des vivres. Une préparation de quelques dizaines de minutes qui aboutirent à un seul résultat.

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Pas d’animaux à où elle allait. Pas d’être vivant à part elle. Alors c’est une moto-jet qui fut empruntée. Ou donnée, à voir. La Reine exigeait à son tour. Et sans prévenir autre personne que sa famille, c’est une course à pleine vitesse qui débuta, vers les sommets du toit du monde.

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