L'Astre Tyran

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By Ariès
#36494
Mémoires d'agent




Chapitre I Arrivée dans l'Empire galactique:


Par où commencer ? Je ne saurais le dire, une date. Tout commence toujours par une date.


20-22CI/4 ABY :

Le choc des cultures et cette lancée dans l'inconnu furent particulièrement difficiles à vivre pour moi. Passé d'une nation reclus où règne la stabilité, l'uniformité, la paix. À une galaxie immense. Où mille et une espèces se côtoient, une galaxie dans laquelle la guerre civile fait rage. Où peur et violence contrôlent la foule. Un univers dans lequel les humains règnent sans partage. Tandis que les aliens sont relayés au rôle de laquais. Et dans ce chaos perpétuel, nous étions là. Trois vies, trois vies parmi des centaines de milliards disséminée dans des milliers de mondes. Un atome dans cet échiquier galactique sur lequel l'on nous avait abandonnés. Entraîné dans un combat qui n'était pas le nôtre. L'Empire galactique serait notre foyer, seule terre d'exil possible pour nous. Ne sachant si celui-ci précipiterait notre chute ou bien nous permettrait de survivre. Nous, nous installâmes dans une planète d'on le nom m'est inconnu. Un logis en décrépitude dans un quartier mal famé. Voilà de quoi nous devions nous contenter. Devions-nous nous plaindre de notre piètre qualité de vie ? Qui nous écouterez ? Personne...
L'on donnait de quoi subsister sans pour autant espérer quelque chose de mieux. Mes paternels se retrouvèrent être comme des milliers d'autres individus à œuvrer dans les chaînes d'assemblages, à alimenter la machine de guerre de l'Empire. La Guerre civile demandait toujours plus de ressources. Dans ces usines, les corps et les esprits étaient éreintés par des années de travail d'une avilissante répétitivité. Les haut-parleurs placés dans les usines répétaient inlassablement que le travail aussi dur soit il devait être vu comme une chance. Une chance d'appartenir à ce glorieux empire. Une propagande qui poursuivait les malheureux jusque dans leur foyer. Dans les ruelles humides et sombres, ils hurlaient que la foi envers l'empire était notre seul espoir de vivre dans une galaxie en paix, seule chose qui la protégerait des forces malveillantes de la Rébellion qui voulait la voir tomber. Malgré la défaite de l'Empire à la bataille de Yavin, l'espoir se permettait d'exister. Les idéaux de mes géniteurs, jadis vus comme extrémistes par les miens sonnaient comme une douce mélodie aux oreilles des impériaux. Mettant aux services de ceux-ci leur savoir, leurs talents. De bas fonds nous nous extirpèrent, d'une résidence miteuse, nous pûmes avoir un foyer décent. Un pas après l'autre nous avancions. Alors à ma treizième année, je pus rejoindre une académie.


23 CI/4 ABY :


Une année...
Il ne me fallut pas plus d'une année pour mépriser cette espèce qui régnait sur cet empire. Les êtres humains, quelle espèce répugnante ! Petits êtres tyranniques n'hésitant pas à écraser tout sur leur passage pour parvenir à leurs fins. Je reconnais que si un trait est indissociable de l'humain c'est bien leur détermination sans limites. Surtout lorsqu'il est question d'écraser. Cette sombre époque me montra l'une des nombreuses facettes de cette espèce. Une facette particulièrement hideuse. Leur acharnement n'avait d'égale que la cruauté qu'ils avaient à mon égard. Quoi qu'il m'advînt, il fallait tenir. Le sang froid était bien l'apanage des miens. Et cela eut de quoi en désarçonner plus d'un. Pourtant leur ardeur ne s'éteignit point. J'en fis une affaire personnelle. Nous verrons bien, de qui de l'Humain ou du Chiss tiens-le plus longtemps à ce petit jeu...

Vint la Bataille d'Endor et la seconde défaite majeure de l'Empire. La Seconde Étoile de la Mort venait d'être détruite par la Flotte rebelle. Une période particulièrement instable. Voilà que le glorieux empire s'effondrait sur lui-même. S’entre-déchirant. L'avenir en son sein devenait plus qu'incertain pourtant mes géniteurs n'en démordirent pas. À leurs yeux l'heure de l'empire n'avait pas encore sonné. Aux miens ? Il m'était impossible de faire une quelconque projection. J'étais donc destinée à suivre leur avis, à défaut de m'en être forgé un.


24 CI/5 ABY :

L'Empire se reforgea. L'espoir n'était pas encore éteint. L'Empire avait encore des cartes à jouer. Quant à moi, je poursuivais tant bien que mal ma formation au sein de l'Académie. Ce fut à cette époque que je fis la connaissance d'Erol Keithel. Un humain. Tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. Pourtant son attitude était des plus surprenante. Comment un humain pouvait-il se détourner des siens et prendre part à la défense d'une alienne ? Il était le trublion de l'Académie, l'individu le plus jovial qui soit. Mais parfois le plus irréfléchi. Avec le temps, une amitié se noua entre nous. Ses rires, son hyper activité, tout ceci chamboulé mon quotidien plus que monotone. Petit à petit, il remplaça la solitude. Cette solitude qui m'avait servi d'amie, de partenaire, de confidente. Ce fut sans nul doute l'époque la plus joyeuse qui soit au sein de cette Académie.

27 CI/8 ABY :

Ma majorité était atteinte. Ma formation à l'Académie touchait enfin à sa fin. L'endoctrinement Chiss a peu à peu laissé place à celui de l'Empire. L'animosité envers les êtres humains semble s'être atténuée. Après autant de temps, j'ai fini par comprendre que toute cette énergie pouvait être utilisée au lieu d'être vainement gaspillé via des émotions futiles. La fin de parcours fut solitaire. Erol était parti. Son destin ne l'attendait pas au sein de l'armée. Ma vielle amie vint me porter compagnie une fois de plus.
Depuis une année, la Galaxie se voyait tranchée en deux. Grâce aux différents déboires de l'Empire, la Rébellion avait fait naître la Nouvelle République et instauré le retour du Sénat. Le glorieux Empire semblait être derrière nous désormais. Pourtant nous nous battions encore.
J'aurais pu quitter l'Empire ce jour-là. Après tout, à quoi bon rester dans une nation qui semble avoir perdu de sa superbe ? Une nation à l'agonie ? À quoi bon rester ici alors que là-bas l'herbe semble être plus verte ? Une nation qui semble accepte les aliens, à quoi bon rester ? À quoi bon ?
Que je rejoigne la Nouvelle République ou que je reste dans l'Empire. Le constat reste le même. Chacun dans cette Galaxie a un maître qu'il rejoigne l'Empire ou la République ou bien une entité tierce. Le mien semble être inévitablement l'humain...
Alors à quoi bon ? À quoi bon le troquer pour un autre quand l'on connait "si bien" celui qui nous tien en laisse depuis si longtemps ?
Quoi que dise le Docteur Aukhyns. En nous acceptant en son sein, en nous permettant d'avoir une nouvelle vie, de recommencer à zéro. Nous sommes redevable à cet Empire qui asservit le monde. Il est désormais, mon passé, mon présent et mon avenir.
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By Ariès
#36855
Chapitre II Le Docteur Aukhyns


Le bon Docteur Aukhyns.
Depuis combien de temps suis-je sa patiente ? Une année ? Cinq années ? Peut-être plus ?
Telle une ombre, il fut toujours à mes côtés. Notre première rencontre se déroula à l'Académie. Chargée du bien psychologique des recrues en ces temps troublés. Il était l'oreille attentive, la voix chaude qui savait calmer la peur et panser les maux. Il était parmi tous, l'être humain en lequel ma confiance était absolue. Jamais dans cette vie n'ai-je vu d'individu aussi soucieux du bien être et de la stabilité émotionnelle et psychologique d'autrui. Docteur Aukhyns, vous étiez mon ultime rempart lorsque mon sang froid se mettait à faiblir. Quand ma tête se mettait à tournoyer, que mon esprit n'était plus qu'un précipice béant d'où s'écoulaient des pensées noires et fugaces. Ce fut seulement en votre compagnie que je pouvais trouver la paix. Votre visage me revient encore tant vous fûmes important pour moi. Des yeux capables de sonder votre être au plus profond de votre âme. Lisant en vous tel un livre ouvert. Un visage marqué par la fatigue dut à d'infatigables efforts. Une personne simple, sans atout physique particulier, de fines lèvres se pinçant par moment. Un homme, une fourmi parmi l'immense colonie que représente l'Empire. À la fois insignifiante de par son rang, mais d'une importance capitale pour celles qui l'entourent. Vous étiez mon roc Docteur.

Vous souvenez-vous de notre première séance ? Vous souveniez-vous de mon armure ? De mon épaisse couche de froideur et de mépris ? Il vous en aura fallu du temps et de la patience pour en venir à bout. Je dois dire que ce jour-là vous m'aviez fortement surprise. Je ne m'attendais à ce que quelqu'un puisse en venir à bout à l'aide de gentillesse et autres bonnes intentions. Et vous êtes bien à ce jour le seul à avoir réussi ce miracle. Nous avons longuement discuté n'est-ce pas ? Vous étiez mon ami, mon confident. Excusez ma froideur, mais en trépassant vous avez emporté mes secrets avec vous. Là où vous êtes, elles sont entre de bonnes mains.

La nouvelle de votre perte m'avait affectée plus que je n'aurai pu le penser. Vous avez laissé un vide dans cette Académie à votre mort. Tout comme dans moi... Sans appui, sans repère je me suis retrouvé brisé... Mais malgré votre trépas vous êtes encore là. Vous me suivez telle une ombre. Vous êtes mon éternel ange gardien.
Me venant en aide aux heures les plus sombres. Soufflant les idées noires qui parcourent mes pensées.
Vous m'avez permis de guérir bien des maux. Mais je la ressens encore... Cette épée de Damoclès, cette peur de l'exil qui me tourmente. Ce drame s'effacera-t-il un jour de ma mémoire ? Peut-être un jour qui sait ?

Comptez sur moi pour être aussi rigide qu'un bloc de marbre. Mais comme vous le savez mon bon docteur, si les affres extérieures ne semblent pas m'affecter, ceux résidents en moi traversent toujours mes défenses avec une facilité déconcertante ... Ils ne cessent de me lacérer de l'intérieur. Et comme toujours je cache tout ceci sous mon plastron de glace. Pourtant ma honte et mon dégoût me collent toujours au corps. Tant de questions restent sans réponses. Peut-être les trouverai-je un jour. L'espoir demeure.

Moi qui vous dois tant, le destin semble s'être joué de nous. La dette que je vous dois ne sera jamais remboursée. Puissiez-vous me pardonner Haukhyns ?


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Docteur Aukhyns

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