L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Figurant parmi les mondes les plus connus de toute la galaxie, Corellia est pour beaucoup synonyme de technologie et de voyage spatial. Pour d'autres cette planète est le symbole des fauteurs de trouble et de tout ce que l'univers compte de hors-la-loi.
#34051
    Matarmeno repensait à la réponse de Leonra, elle n’avait pas été spécialement troublante ou bien pas dans les termes que l’on se représentait habituellement. En fin de compte cela semblait équitable, même. Elle ne pourrait affronter certaines personnes de son passé, c’était au-dessus de ses forces. Compréhensible. Quand Maître Kenobi avait dû affronter Darth Vader sur l’Etoile de la Mort, cela avait dû être une chose compliquée et un tas de sentiments paradoxaux avait dû l’envahir, après tout il avait été son apprenti, quelqu’un de cher avec qui l’on partage ses épreuves, ses joies et ses peines. Rien d’étonnant à ce que, parfois, certains ne se remettent jamais de la perte d’un maître ou d’un élève. Matarmeno n’avait jamais eût à connaître cette question, il ne l’avait jamais affronté et il s’en satisfaisait plutôt. Il ne réalisait pas encore qu’au train où allaient les choses, Leonra deviendrait probablement son élève et que, de fait, ce risque allait se révéler à lui. Mais l’heure n’était pas à ces pensées. Et ils continuaient à progresser dans la fraîcheur d’un début d’après-midi qui promettait de ne pas s’améliorer.

    Leonra manifestait bonté et volonté de bien faire, il le ressentait. Bien entendu, il se fiait avant tout à ses mots, c’était ainsi et il n’y avait pas d’autre choix. Il profitait de la marche pour l’écouter tandis qu’elle lui posait des questions aussi bien sur leur “mission” que sur...Corellia. Relativement surprenant, mais pas inintéressant. La jeune femme souhaitait en apprendre plus sur la planète qui allait l’accueillir, beaucoup aurait fait l’erreur de faire passer ce point au second plan, mais pas elle. Corellia… Comment décrire sa patrie à une étrangère sans paraître vaniteux ? L’on pouvait aisément classer ça comme de l’orgueil mal placé. Il avait l’air visiblement gêné quand il commença à prendre la parole :

      - Corellia est...et bien disons que c’est une planète avec un climat tempéré, déjà, comme vous pouvez le constater.

    Il se détendit, adressant un clin d’oeil à Leonra qui avançait à ses côtés, couverte par le long manteau Jedi et qui s’était visiblement débattu contre le froid avant qu’il ne lui propose.

      - Impossible de parler de Corellia sans parler des corelliens, j’en ai bien peur. Nous sommes des têtes brûlés et nous sommes farouchement attachés à notre secteur tout comme à notre indépendance. Bien sûr le secteur a rejoint la Nouvelle République volontairement, nous faisons partie des membres les plus éminents de cette dernière par bien des aspects mais… Disons que pour décrire les choses le plus simplement du monde : la République peut disparaître mais le Secteur Corellien durera. C’est ainsi que nous concevons les choses et pour beaucoup cela fait de nous de dangereux sécessionnistes. Mais ceux-là oublient que nous n’avons pas suivi Maya Tega quand elle a décidé de claquer la porte de la Nouvelle République.

    Même exilé et reclu, le Jedi avait suivi les aléas de la politique, il avait toujours pensé - et l’avait constaté de manière empirique - que la politique influait sur les Jedi et qu’il fallait toujours se tenir au courant.

      - Le secteur est composé principalement des corelliens, des séloniens et des dralls et nous faisons le nécessaire chaque jour pour que tout ce petit monde continue à s’entendre au mieux. Ce n’est plus aussi facile qu’avant, hélas. Une organisation ‘politique’ nommé la Ligue Humaine cherche à séparer les humains des non-humains. Et à faire que le conflit se déclare entre eux. J’ai bien peur que dans l’avenir cette menace doivent être confrontés par les Jedi Corelliens ce qui ne manquera pas de susciter de vives controverses sur notre rôle et nos objectifs. Et la collusion qui nous lie au gouvernement, j’imagine…

    Il soupira. Les choses allaient de mal en pis ces temps-ci et les Jedi Corelliens se retrouveraient embrigadés de force dans toute cette histoire. Et sans Hayley… Il chassa cette pensée de son esprit.

      - Actuellement le secteur est dirigé par ce que l’on nomme le diktat, c’est Jim Antilles, patron de la Corporation Technique Corellienne et soutien de l’Alliance Rebelle au côté de Garm Bel-Iblis. Le diktat dirige la planète et doit répondre de ses décisions au niveau du sénat sectoriel. La sécurité, quant à elle, est assurée par la CorSec, nous n’avons pas de police républicaine, nous exerçons nous-même notre sécurité. Habituez-vous à la CorSec, certains de leurs membres les plus éminents assurerons la sécurité du Temple et des novices. Je pense avoir fait un peu le tour, mais si vous avez d’autres questions un peu plus précise sur Corellia ou les Jedi Corelliens, n’hésitez pas à les poser.

    Venait le temps d’aborder l’endroit vers lequel ils se dirigeaient.

      - Nous nous rendons dans l’une des salles du district. J’ai reçu un message des autorités : 6 familles nous attendent afin d’intégrer leurs enfants dans notre ordre, mais elles veulent au préalables en savoir plus sur nous et sur nos motivations, l’interview d’Hayley n’ayant visiblement pas dissipé tous les doutes.

    Courte pause.

      - Et vous, dans tout ça, vous m’aiderez à donner un autre point de vue sur ce que nous faisons et ce que nous sommes. Vous pourrez aussi vous placer de leur côté pour tenter de les rassurer. Ou pas, même. Bien entendu que tous ces petits sont des espoirs pour la renaissance de notre Ordre, mais je ne vous forcerais pas à dire quelque chose que vous ne penseriez pas. L’Ordre et ses dogmes ont leur importance, mais gardez une partie de votre indépendance d’esprit afin de pouvoir proposer d’autres choses, une autre vision. Mais évitez le Côté Obscur !

    Et il éclata de rire, un rire franc qui n’avait pas pour intention de se moquer. Leur destination se rapprochait mais il restait du temps à Leonra pour des questions ou d’autres remarques et il espérait qu’elle en profiterait.
#34298
En se rendant sur Corellia, Leonra avait eu peur. Ce n'était pas dans son tempérament, et pourtant c'était exacement ce qui c'était passé. Elle avait eu peur de reprendre contact avec la civilisation, avec les gens, avec les tempéraments, les odeurs, les sensations. Elle s'était tellement recluse, au fil des années, elle avait tellement perdu le lien avec les Hommes, qu'elle avait d'abord été apeurée par cette idée. Et pourtant, elle avait pris son courage à deux mains, et voilà qu'elle était ici. Et que, contrairement à tout ce qu'elle aurait pu imaginer, elle se sentait bien, très bien, au côtés de cet homme là qui lui inspirait autant de respect qu'avait pu lui en inspirait Darth Naego.

Il lui parlait de Corellia, et des corelliens, comme elle le lui avait demandé. Et elle devait avouer qu'elle n'était pas déçue. Elle avait entendu parler, comme une rumeur qui se propageait à travers la Galaxie, de la fierté des corelliens lorsqu'on parlait de leur planète, de leur peuple. Et elle ressentait bien tout ce chauvinisme à peine dissimulé dans les paroles du Jedi. Même si, de par sa fonction, il s'appliquait à garder une certaine mesure. Cependant, elle trouvait très interessant leur sens de la dévotion à leur secteur, malgré quelques dissonances dont il lui faisait part.

Leonra n'avait jamais vraiment été interessée ou happée par le jeu de la politique et des stratégies. Ainsi, bien qu'elle écoutait très attentivement son interlocuteur, elle savait pertinemment qu'elle ne retiendrait pas grand chose de cette partie là. C'était intéressant, elle ne le démentait pas, bien au contraire, mais ça s'arrêtait là. Elle n'avait pas de question supplémentaire, et donc le laissa continuer.

Là, les choses devenaient plus... Intriguantes ? Excitantes ? Leonra ne savait pas vraiment définir l'émotion qui caractérisait le moment. Ils allaient rencontrer des familles qui souhaitaient offrir leurs enfants à l'Ordre, mais qui avaient encore quelques doutes concernant cette grande décision. C'était donc à eux de les aiguiller, et de les rassurer dans leur choix.


- J'espère pouvoir vous épauler dans cette tâche, je ne sais pas si je saurais vous appuyer évidemment, n'étant pas encore très familière de l'Ordre, mais je ferais de mon mieux, pour que ces parents aient autant envie que moi de vous rejoindre. Et je vous le promet, je ne parlerai pas de mon ancienne vie !

Elle rit à son tour, délicate, un éclat qui semblait presque aussi fragile que du cristal. Pour la première fois depuis longtemps, elle riait vraiment, sans se forcer, sans artifice, juste elle, vulnérable et souriante. Un véritable miracle après ces années d'obscurité, une lueur de clarté dans ses yeux.

Ils marchaient toujours, vers leur destination, et elle observait la population dans la rue. C'est vrai qu'elle était touché par la diversité qui s'en dégageait, et elle souriait.


- A partir de quel âge recrutez vous ? Et jusqu'à quel âge ? Lorsque mon ancienne maîtresse m'a... Recrutée ? Initiée ? J'avais une dizaine d'année, et elle avait sous-entendu que j'étais déjà âgée à cette époque. Est ce qu'il y a une limite à ne pas dépasser ? Est ce qu'il y a un moment où les enfants ne sont plus assez réceptifs ? Influençables ? Sans vouloir vous vexer, j'imagine que pour être parfaitement éduqués, il faut que les esprits soient malléables. En quoi consiste votre enseignement ? Y'a-t-il des stades, des étapes, des... Graduations qui jalonnent la vie des enfants ? Les familles vous les confie, mais ont-ils un droit de visite, ou un contact conservé avec leurs petits ?
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