L'Astre Tyran

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Figurant parmi les mondes les plus connus de toute la galaxie, Corellia est pour beaucoup synonyme de technologie et de voyage spatial. Pour d'autres cette planète est le symbole des fauteurs de trouble et de tout ce que l'univers compte de hors-la-loi.
Gouvernement : Affinités avec Nouvelle République - Indépendantiste
#36489
    La fin de l’innocence



19:30, heure locale
Corellia - Le bar Yippee Ki-Yay


The Fugees - Ready Or Not


    Il pleuvait. C’était comme si la soirée elle-même voulait pleurer cette funeste journée, comme si elle cherchait à soulager la plaie béante de destruction qui défigurait à présent Coronet City. La cité capitale, jadis enjouée et heureuse de vivre était tombée dans le désespoir et le questionnement. Qui les frappait et pourquoi ? Certains se tournaient vers les dieux, d’autres vers la Force, cherchant une explication à un malheur qui n’en avait aucune car qui pouvait justifier la violence dans de telles conditions, une violence aveugle comme venue d’une bête enragée tapissant l’intérieur de la civilisation. Le peuple corellien aurait besoin de temps, pour se redresser et se relever d’un tel évènements, tellement choquant qu’il laissait des êtres hagards et perdu dans les tourments de sa propre fureur. Mais cette action n’était pas restée sans réaction et les autorités avaient promis de retrouver les responsables de ce terrible et de les traduire devant la justice et nombre de corelliens attendaient l’allocution du diktat qui ne saurait tarder à arriver. Et la CorSec n’était pas seule. Les Jedi Corelliens avaient promis d’assister les autorités et ils tiendraient leur promesse.

    La silhouette encapuchonnée faisait face au bâtiment, le Yippee Ki-Yay, un bar notoirement connu pour ses accointances avec le milieux criminel, la destination première que la Jedi avait visé ce matin si elle n’avait été interrompue par la prise d’otages. C’était également ici qu’elle s’était retrouvée lors de son premier contact avec la Ligue Humaine, qu’elle savait être derrière tout ça. Elle se tenait toujours devant, sous la pluie, hésitante. Elle souhaitait aider les forces de l’ordre mais Mat’ lui avait déconseillé de se rendre ici, parce qu’il craignait ce qu’il pouvait y arriver, sans qu’elle sache de quoi il avait peur : qu’elle soit prise à partie avec toutes les terribles conséquences que cela pourrait avoir ou bien qu’elle soit incapable de se contrôler ?

    L’ancienne elle, celle qui avait été l’esclave du Simurgh, aurait probablement fait un carnage à l’intérieur de ce bar, sans chercher à distinguer le bon grain de l’ivraie. Ce n’est pas ce qu’il adviendrait là. Elle serra son poing gauche jusqu’à sentir la douleur puis fit un pas en avant, se dirigeant avec détermination vers le bar. A l’intérieur, il faisait chaud et l’ambiance était bien plus festive qu’elle l’aurait voulu, ici et là on entendait des rires dans des conversations, certains s’apostrophant à coup de blagues vaseuses. Elle laissa sa capuche sur sa tête, couvrant en partie son visage et alla s’installer au bar, patientant que le barman vienne à sa rencontre pour prendre sa commande, au bout de quelques minutes il l’interrogea sur ce qu’elle voulait :

      - Un whisky corellien.
      - Il en existe d’autre ?

    Son ton était badin, mais nul doute qu’il restait convaincu de ce qu’il disait, comme beaucoup de corelliens d’ailleurs, la grande majorité des corelliens étaient fiers de leur alcool, c’était culturel. Le barman déposa le verre devant elle et elle lui paya ce qu’elle lui devait. Un verre d’alcool dans ce bar et la première pensée qui lui vint à l’idée fût Ethea Deklan, un rapport simple à établir : la dernière fois qu’elle était passée ici la jeune femme y était aussi, dans un sale état. Ce qui établit un nouveau lien, la faisant penser à Riggs, ou plutôt Norin Varracht comme elle l’avait apprit par la suite par le biais de Rafael Eridan. Elle se demandait où se trouvaient les deux, s’ils avaient appris pour l’attentat, s’ils étaient en sécurité. Étrangement, elle aurait voulu être auprès d’eux à cet instant. Mais pour des tas de raisons, ce n’était pas possible.

    Sa main s’empara du verre, admirant la couleur ambrée du liquide alcoolisé tandis qu’elle le portait sous son nez, se laissant envahir par l’odeur forte quoiqu’un brin épicé du whisky. Finalement, après un court temps d’hésitation, elle avala le contenu du verre cul sec, ne laissant presque pas le temps à l’alcool le temps de lui brûler la gorge. Le goût sembla se diffuser sur sa langue en même temps que la chaleur envahit son corps, elle ne résista pas, c’était peut-être le meilleur moment pour se laisser. Plus d’alcool. Elle déposa son verre sur le comptoir dans un bruit sec, levant la main en direction du barman :

      - Un autre.

    Le tenancier lui lança un drôle de regard, mi-amusé, mi-intrigué, mais s'exécuta. Elle paya de nouveau sa consommation et s’enquilla un seconde verra sans adopter le même rituel cette fois. Et de nouveau le son du choc du verre sur le comptoir, bientôt agrémenté d’un :

      - Encore.
      - Devriez faire gaffe ma p’tite dame, c’est de l’alcool corellien, ça torche vite.
      - Je sais, je suis corellienne.
      - Ah ? J’aurais pas dit, z’avez un accent étranger.
      - Kuati, ouaip’.

    Le troisième verre ne survit pas pas plus longtemps que son prédécesseur, et elle en commanda un quatrième ce qui provoqua un écarquillement du barman mais il ne contesta pas, après tout la p’tite dame payait ses consos sans faire d’ennui et si jamais il lui arrivait quoi que ce soit en-dehors du bar et bien...c’était pas son problème. Ce verre-ci, elle le laissa devant elle, visiblement perdue dans sa contemplation. Elle sentait un léger engourdissement au bout de ses doigts mais rien qui ne la détournait vraiment de l’envie de boire, ce n’était pas la première fois qu’elle buvait et elle tenait très bien l’alcool comme pas mal de corelliens. En fin de compte ce verre ce n’était rien et le boire n’aurait aucune conséquence. Toujours à ses réflexions, le verre posé devant elle, elle sentit une présence dans son dos.

      - Alors ma jolie, on noie son chagrin dans l’alcool ?
      - Foutez-moi la paix.

    L’autre éclata de rire.
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Cela faisait bien longtemps que je fuyais. Trop longtemps… L’ordre 66. La grande Purge Jedi. L’empire. Et maintenant le cartel des Hutts. Sans compter l’ordre Jedi et la république avec lesquels je prenais le plus de distance possible. Mais on ne perd pas ses bonnes habitudes si aisément. Je n’étais tout simplement pas prêt. En trente-et-une années, le monde avait bien changé. Moi non. J’avais beaucoup de choses à apprendre. Tout un monde a redécouvrir. Et dans ce nouveau monde, je ne savais plus à qui me fier.

C’était de l’ordre auquel j’avais appartenu qu’était né l’un des Sith les plus puissants que la galaxie ait connu. Anakin Skywalker. Je l’avais connu. Peu connu certes, mais j’avais eu l’occasion de le rencontrer avec Maitre Kenobi. Je me souviens de lui comme d’un Héros de la guerre des clones. La bataille de Geonosis, la bataille de Christophsis, la bataille de Felucia, bien d’autres encore, et enfin, le sauvetage du chancelier suprême. Et pourtant, tout le monde ne se souvenait que de Dark Vador, celui qui avait détruit les Jedi et persécuter la galaxie. Je ne pouvais m’empêcher de penser que les Jedi avaient été fautifs et qu’ils avaient précipités leur propre fin. D’autant plus quand on sait qu’ils avaient soutenu Palpatine. Le seigneur Sith qui avait été à la tête de la République et qui créa l’Empire.

Aujourd’hui, l’ordre avait été recréé par celui même qui avait vaincu l’empereur : Luke Skywalker, un Jedi. Le conseil avait été reformé. Les membres de l’ordre se battaient à nouveau pour la justice et pour la République. Mais comment être sûr qu’ils ne reproduiraient pas les mêmes erreurs ? C’était trop tôt pour que je les retrouve. D’autant plus que mon lien avait la force était plus faible que jamais. C’est tout juste si je pouvais soulever mon sabre par la Force, ou encore ressentir les personnes présentes à quelque mètres, ni même reconnaitre un sensible à la Force. Sans parler de pouvoir percevoir le futur… Et ce n’était pas le pire, même méditer était devenu difficile. La dernière fois que j’avais essayé, j’avais fini par revivre la mort de mon Maître… Mon seul talent encore intact était mon maniement au sabre, dont je ne me servais qu’en dernier retour. Personne ne devait savoir que j’étais un Jedi. En tous cas pour l’instant.

Alors je gardais mes distances. Me cachant de tous. C’était la vie que j’avais choisie. J’étais devenu un pariât. Grakkus avait mis ma tête à prix, je n’avais plus de famille, plus de compagnons, plus la Force. J’étais seul dans mon cockpit, voyageant en vitesse subliminique, entouré par ces rayons bleus si spécifiques. ET cela était pesant. Plus que je ne l’aurais avoué. Je ne voulais pas être seul. Ce n’était pas mon mode de vie. J’avais beau rester à l’écart, le code de l’ordre avait toujours un sens à mes yeux. Pourtant, je détournais le regard quand des crimes étaient commis, par peur d’être repéré. Moi-même j’étais un criminel, un contrebandier. Je n’étais pas seulement perdu dans un univers inconnu. Mon esprit était perturbé, indécis, chaotique. Si mon ancien Maître avait pu me voir ainsi…

Le bip sonore émis par le tableau de bord de mon cargo Corellien me fit reprendre mes esprits. Il était temps que je me concentre. J’avais un contrat à effectuer. Quitter l’espace Hutt n’avait pas était de tout repos. Il fallait à présent que j’effectue ma livraison sur Corellia. Quelques manœuvres me firent sortir de l’Hyper Espace. Un copilote n’aurait pas été de trop sur ce cargo. Le manoeuvrer seul n’était pas simple. Peut-être pourrais-je trouver quelqu’un sur Corellia… Non. Je ne pouvais pas prendre ce risque. Un droïde peut-être ? Bien configuré, je n’aurais pas à me méfier. Quoi qu’il en soit, j’arrivais au statioport.

Le transporteur se posa sans heurt. Avant de partir, j’inspectais la soute. La cargaison était en parfait état, j’allais pouvoir récupérer mes crédits. Mais d’abord, il fallait que je rencontre l’acheteur. Je devais le retrouver dans une cantina de la ville : Le bar Yippee Ki-Yay. Au moins, ici, personne ne me connaissait, je pouvais laisser tomber le casque de chasseur de prime.

*****


La bar était plein. Encore un lieu de prédilection des criminels. J’aurais peut-être mieux fait de prendre mon casque avec moi finalement. Baissant la tête, passant discrètement entre les personnes présentes, je me dirigeais vers le comptoir. C’était l’endroit où j’aurais la meilleure vue sur la salle. Je pourrais y trouver mon contact plus facilement. Et puis, je passerais plus facilement inaperçu un verre à la main.

« Un Corellian ale s’il vous plait. »[/color

Le barman s’exécuta, échangeant un verre plein contre quelques crédits. Je m’adossais au bar, observant attentivement les personnes présentes. J’avais une description de l’acheteur, il ne devrait pas être bien difficile à trouver. Un Ardennien avec un bras manquant ne devait pas passer inaperçu. Je commençais donc à le chercher du regard. Mais une conversation retint mon attention.

« Foutez moi la paix. »

Une femme, encapuchonnée, avait affaire à un Corellien un peu trop envahissant. C’était monnaie courante dans ce genre d’établissement. Et pourtant, j’avais un pressentiment étrange. C’était comme un petit picotement à la base de la nuque. Un filet de sueur coula le long de ma tempe. C’était un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Si longtemps que j’en avais presque oublié la signification. Mes dons avaient beau être atténués, ils rugissaient en cet instant. Quelque chose allait se produire. Et elle en était au cœur. Elle n’avait rien à craindre de l’homme, lui en revanche si. Je ne sais pas ce qui me prit. Ce fut comme un réflexe attisé par cette sensation retrouvée. Mon corps bougea instantanément, attrapant le bras de l’homme. Des paroles lointaines me revinrent en mémoire dans un flashback.


Grâce à la force, on peut influencer les esprits faibles.


[color=#00BF00]« Tu vas continuer ton chemin, commander un verre et retourner t’assoir… »

« Pardon ? »

Plus de conviction, plus de concentration. C’était comme essayer d’atteindre un objet quasiment à ma portée. Je le sentais au bout de mes doigts. Je pouvais l’effleurer. J’étais si proche… Je devais me concentrer. L’effleurer des doigts était un début. Je ne devais pas douter.

« Tu vas continuer ton chemin, commander un verre et retourner t’asseoir ! »

« Je vais continuer mon chemin, commander un verre et retourner m’asseoir… »


J’y étais parvenu. Je n’en revenais pas. Après tout ce temps, c’était un progrès immense. L’homme s’éloigna, me laissant seul, contemplant mes mains comme si elle ne m’appartenait pas vraiment. Et alors je me rendis compte de ce que je venais de faire. J’avais utilisé la Force. Dans une salle remplie. J’avais dévoilé ma présence quand je m’étais promis de rester caché. Je levais la tête, assurant que personne n’avait rien vu. Apparemment, peu de monde avait prêté attention à la scène. Et c’est alors que mon regard croisa le sien. La femme encapuchonnée avait tout vu. Il fallait que je parte…
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    Elle s’était préparée à se retourner dès que l’homme aurait cherché à créer un contact physique, main sur l’épaule, la main voire même la cuisse, se réjouissant presque à l’idée de coller un gnon dans la face d’un débile qui se serait trouvé au mauvais endroit au mauvais moment à emmerder la mauvaise personne, mais cela lui fût refusé. Au lieux de ça, une scène tout aussi surprenante la remplaça : l’homme fût convaincu de rejoindre sa place d’une manière bien trop persuasive et efficace pour que ce soit juste dû à un charisme particulier.

    Hayley fronça les sourcils, elle savait très bien de quoi il retournait, ce genre de ‘truc’ était dû à la Force, la persuasion de Force. Elle détaillait l’homme qui était intervenu : grand, mince, les cheveux mi-longs, barbu, un genre assez indéfinissable mais qui flirtait pas mal avec un côté assez vaurien sur les bords. Elle planta ses yeux d’un vert émeraude dans ceux de l’homme, essayant d’y percevoir quelque chose en particulier. Puis, après un temps, elle prit la parole :

      - Vous devriez vous asseoir.

    Et son ton ne souffrait pas le refus, ce qui était assez surprenant quand on considérait que la femme mesurait à peine un mètre soixante. Elle ne le quitta pas des yeux et ce, jusqu’à ce qu’il s’installe sur le tabouret juste à côté d’elle, après quoi elle s’enfila ce quatrième whisky corellien cul sec, sans même s’en trouver destabilisée. La petite avait une bonne descente et elle tenait bien l’alcool. Elle en commanda un autre qu’elle paya aussitôt. Ce n’était probablement pas raisonnable mais la journée qu’elle avait vécue se prêtait bien à la picole, avec option “se démonter la tête”. Pas très Jedi mais totalement corellien. Mais même si ce programme lui disait bien en premier lieu, elle devait gérer l’irruption de ce sensitif dans un bar, s’il n’avait pas été menaçant et s’il avait usé de la Force dans le but d’apaiser un conflit qui couvait, on n’était pas à l’abri d’une manoeuvre Sith pour l’abuser.

      - Ce n’est pas très prudent, d’utiliser la Force…

    Sa main s’avança vers le verre, dont elle se saisit sans pour autant le lever vers elle.

      - Surtout dans cet endroit. Vous êtes dans le pire quartier pour vous servir de vos astuces Jedi. Il y en a pas mal qui aimeraient mettre la main sur un Jedi et pas pour partager une conversation amicale.

    Elle porta le verre à ses lèvres, qu’elle s’enfila cul sec. Cette fois-ci, ça commençait à faire effet, elle sentait ses doigts s’engourdir au niveau des extrémités. Elle posa le verre sur le comptoir :

      - Encore.

    Puis, se tournant vers l’inconnu :

      - Et vous avez un nom, Jedi ?

    A bien y réfléchir, il n’y avait peut-être pas que les bouts des doigts qui s’engourdissaient, elle avait l’impression que sa tête tournait légèrement, peut-être aurait-elle dû grignoter quelque chose dans la journée. Mais elle n’avait pas eu le temps… Quoiqu’il en soit, elle conservait une certaine forme de prudence, passant sa main gauche dans les cheveux pour en décaler les mèches bleus de ses yeux verts, elle tendit sa main droite à l’inconnu dans l’intention manifeste de le saluer :

      - Moi c’est...Maria. Appelez-moi Maria.

    Elle lui offrit un sourire qu’elle voulait amical, sans qu’elle pût affirmer que l’intention était respectée. La chaleur de l’établissement commençait à jouer également sur sa tolérance à l’alcool, il faut dire que le bar s’était peu à peu rempli après l’arrivé de l’inconnu mais exclusivement d’humains, étrangement. Enfin étrangement...seulement pour qui ne savait pas que ce bar était un repère pour la Ligue Humaine, le groupe nationaliste et raciste qui sévissait de jours en jours sur Corellia. Mais bientôt distraite de ses réflexions, elle se rappela la façon dont elle s’était présentée, se morigénant mentalement de cette façon d’entrer en la matière qui la faisait passer pour une call-girl au mieux. Elle reporta son attention sur l’inconnu, le détaillant une nouvelle fois comme pour trouver quelque chose qui aurait pu lui échapper lors de son premier examen, pour finalement prendre la parole d’un ton nonchalant :

      - Qu’est-ce qui vous amène ici, Jedi ? Que venez-vous chercher sur Corellia ?

    Depuis le début qu’elle s’était adressée à lui, elle avait subtilement accentué le mot Jedi tout en le murmurant presque pour qu’ils soient les deux seuls à l’entendre. A dire vrai l’option la moins risquée aurait été d’utiliser la Force pour communiquer par télépathie avec son compagnon mais elle ne voulait pas laisser apparaître qu’elle utilisait la Force, elle n’avait certes pas cherchée à dissimuler son empreinte mais elle voulait voir s’il arrivait à obtenir quelque chose de son aura grâce à la Force, quant à elle une rapide fouille grâce à la Force lui permit de découvrir le lien que l’inconnu avait avec celle-ci, elle n’y avait rien trouvé de choquant ou déstabilisant, mais préférer jouer la carte de la prudence, on n’était pas à l’abri qu’il fût un Sith en couverture sur Corellia pour on ne savait quelle raison. La tuer, peut-être ? Elle le jaugea d’un regard. Impossible, à moins qu’il ne fût une diversion.

    Quoiqu’il en soit, elle restait sur ses gardes. Mais peut-être qu’au fil de la discussion elle donnerait sa véritable identité...
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« Vous devriez vous asseoir. »

A priori, je n’avais pas le choix. Cela faisait quoi… Six… Sept jours que j’étais sorti de la carbonite. J’avais déjà utilisé la force deux fois devant des inconnus. J’aurais dû me féliciter d’être encore en vie malgré ma bêtise. Il n’empêche, ce que je venais de faire était incroyable. J’avais utilisé la force. Pas comme sur Nar Shaada ou j’avais fait trébucher quelqu’un au lieu de l’envoyer balader plus loin. Non, j’avais utilisé la Force dans son entièreté. Quand bien même cela m’avait coûté ma discrétion, c’était un pas énorme. Mais maintenant il fallait que j’affronte la femme. Je pouvais clairement lire dans son regard qu’elle savait ce que j’étais. Moi, je n’avais aucun moyen de la sonder. Aussitôt, après avoir utilisé mon don de persuasion, j’avais reperdu mon lien avec la Force. Je pouvais simplement dire qu’il émanait d’elle quelque chose de particulier. À la fois inquiétant et tellement familier, presque rassurant au fond.

« Ce n’est pas très prudent, d’utiliser la Force… »

Elle confirmait ce que je pensais déjà. Elle savait. Ça ne servait à rien de la contredire à part me faire passer pour un idiot et un lâche. Et puis faire semblant n’avait pas fonctionné avec la dernière personne. Ça ne marcherait pas non plus cette fois-ci… Je l’écoutais sans rien dire, pour l’instant. Je sirotais ma boisson, fixer le comptoir, mais gardant une oreille bien attentive à ce qu’elle me disait. Je pouvais juste l’apercevoir vider ses verres les uns après les autres. Sacrée descente… J’étais d’accord avec elle, ce n’était pas prudent d’user de mes dons. Ce que je ne savais pas, c’était que ça l’était encore moins dans cet endroit. Génial ! J’avais fui le cartel des Hutts qui voulait faire de moi un trophée parce que j’étais un Jedi et maintenant, je me retrouvais fasse à des tueurs de Jedi. Eh bien Maître Taydan… J’avais beau essayer de suivre votre philosophie, ma patiente était mise à rude épreuve. Quel que soit le plan de la Force pour moi, quelqu’un prenait un malin plaisir à m’en faire baver. Ou peut être que c’était moi le problème… Il était peut-être temps que je remette en question ma capacité à prendre des décisions…

« Encore. » Décidément… Elle avait quelque chose à oublier… « Et vous avez un nom, Jedi ? »

Ce mot me fit frissonner. La salle était rempli. Je n’avais pas envie que qui que ce soit d’autre ne l’entende. Une personne c’était plus que suffisant. Je lui faisais fasse pour la première fois depuis qu’elle avait commencé à parler. « Dashel ». Elle s’appelait Maria. Joli prénom, mais cela ne m’en disait pas plus sur ses intentions. Qui était-elle ? Elle avait beau être sympathique au premier abord, souriant même, je devais rester sur mes gardes. Néanmoins, je me prenais au jeu et lui rendait sa poignée de main. Mieux valait faire ce qu’elle demandé pour l’instant. J’en apprendrais plus sur elle à jouer son jeu plutôt qu’à rentrer en conflit.

« Qu’est-ce qui vous amène ici, Jedi ? » Encore ! Cette fois ce mot me fit paniquer, quand bien même elle l’avait chuchoté, j’avais l’impression qu’elle le criait. « Que venez-vous chercher sur Corellia ? »

« Arrêtez d’utiliser ce mot ! »

J’avais été beaucoup trop sec. Trop tendu. Mon regard s’était durci, mes yeux plongés dans les siens. Tout mon corps s’était redressé sur la chaise. Prenant conscience de ma réaction, je prenais une longue respiration et détendais mes muscles, m’enfonçant de nouveau sur mon siège, quelque peu honteux. « Je suis désolé. Je ne voulais pas réagir ainsi. Mais s’il vous plait. N’utilisez plus ce mot. Je ne veux pas prendre le risque qu’il soit entendu. » Cela était trop dur. J’avais vu mes frères mourir, mon maître, les apprentis. Peu importe ce qu’était devenu l’Ordre aujourd’hui, j’avais vu les Jedi, ma famille, disparaitre. J’étais un des rares survivants et je ne faisais pas honneur aux Jedi de l’ancienne République. Je n’avais plus le droit de porter ce titre. Et chaque fois que je l’entendais, mes cicatrices me démangeaient. Je ne pû m’empêcher de laisser glisser distraitement mes doigts sur l’une d’elle, visible sur mon bras gauche.

« Je cherche un homme, ou plutôt un Ardennien. On m’a dit que je pourrais le trouver ici. » Je la fixais à nouveau. « Écoutez… Je ne veux pas d’ennui. Je ne suis pas là pour poser de problème. Je dois juste trouver cet Ardennien. Après, je m’en irais. » Ce n’était pas la première planète que je fuirais pour ne jamais y revenir. « Vous avez l’air d’en savoir beaucoup sur les miens. S’il vous plaît, ne dites rien à personne. Vous savez de quoi nous sommes capable. »

C’était du bluff. J’aurais été incapable de réutiliser ma persuasion et il était hors de question de faire usage de mon sabre laser. Même si je n’avais pas eu à craindre de dévoiler ma présence, je n’aurais jamais usé de telles méthodes. Mais elle n’en savait rien. C’était une mauvaise idée, mais je ne savais pas comment me sortir de cette situation. D’un moment à l’autre, elle aurait pu crier qu’il y avait un Jedi dans la cantina. Hors de question que je sois à nouveau fait prisonnier. Je ne retournerais jamais chez Grakkus et je préférerais mourir que de tomber face à une inquisitrice, s'il en existait encore…
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