L'Astre Tyran

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Aussi loin que remonte l'histoire du voyage interstellaire, Coruscant demeure la planète-capitale, le centre politique de la Galaxie. Entièrement recouverte d'une vaste mégalopole, elle ne produit aucune denrée, et le trafic aérien dédié à la nourriture remplit à lui tout seul le ciel de la planète.
Gouvernement : Nouvelle République
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By Darth Varadesh
#31893
A présent que décision avait été prise, action il était temps de mettre en place. Et pour cela, il fallait respecter le protocole. Le protocole c'était important dans la vie d'une personne, ça ritualisait son existence, ça lui donnait un cadre de vie, une façon de se comporter et d'être, ça donnait un sens à tout en quelque sorte. Et c'est pas parce qu'on est des criminels qu'on respecte aucun protocole, non monsieur. Au contraire même, les gens avaient tendance à croire que le monde de l'ombre était anarchique au possible. Une belle connerie.

Peut-être même plus encore qu'ailleurs, le protocole et la hiérarchie rigide gangrenaient tout et imposaient un paquet de règles, certaines logiques, d'autres farfelues au possible. Quand on bossait illégalement et qu'on risquait sa peau à tout instant, on devait la jouer fine et faire gaffe, prendre en compte tout les paramètres et y aller pas à pas. Ce qui voulait dire organiser par étapes les choses à faire. Vous voyez ou je veux en venir? Non? Même pas ceux du fond? Bon.

Etape 1: repérage et collecte d'informations. On n'entre pas sur le territoire d'un autre qu'on a l'intention de lui piquer comme si on entrait dans un bordel les amis. Comprendre: c'est pas open bar. Vraiment pas. Alors comment qu'on fait me direz-vous? Eh bien on appelle les pros, ceux qui savent régler les problèmes, ceux qui font le boulot nécessaire. Vous suivez toujours? Cool.

Cain envoya sa petite troupe d'Obscurarmes en vadrouille sur tout le territoire du sous-niveau 302 pour couvrir la zone et espionner de fond en comble. Il fallait se familiariser avec les lieux, en explorer chaque recoin, connaître les raccourcis, les cul-de-sac, les planques potentielles. Il fallait savoir qui dealait et ou, qui faisait la loi, par quels moyens, s'il y avait un QG public d'identifiable, les chefs et lieutenants de l'organisation en place, tout. Les Obscurarmes seraient les yeux et les oreilles de la Pieuvre et du Kraken pour toute l'opération, les sentinelles silencieuses et vigilantes, invisibles dans la foule.

Quand aux Ténébroeils, eux s'attaqueraient à en savoir le plus possible d'un point de vue technique: comptes bancaires publics ou privés, visibles ou cachés, nom des sociétés-écrans couvrant le gang du coin, clients, liens avec les flics et autres organismes officiels, la totale. Il fallait dresser un organigramme aussi complet que possible de tout ce bordel pour savoir à quoi s'attendre.

Les Gardes Noirs, eux, dirigés par Cain, attendaient à leurs baraquements, prêts à intervenir. Oh ça n'allait pas se faire de suite, il faudrait probablement plusieurs jours voire semaines. De par son expérience au braquage du Starlight, le Corellien savait intimement l'importance vitale de bien se préparer pour éviter au maximum que ça foire. Il avait bien insisté sur ce point auprès de ses gars: la baston et la casse allaient venir, mais pas tout de suite. Un peu de patience les gars, vous êtes des types disciplinés oui ou m&?!e.

Dans le même temps, un message fut envoyé au Kraken: feu vert pour l'opération Cassage de bouche. Lancez vos gars pour foutre le bordel tout doucement mais surement dans les usines et en apprendre un max là-bas. Les langues se délient toujours quand vous faites semblant de compatir aux problèmes des gens.

A partir de maintenant, le Soleil Noir et le Kraken entraient en guerre pour reprendre Coruscant. Ça prendrait le temps que ça prendrait mais ça allait se faire. Fini de rigoler, il était temps de rappeler à la capitale qu'ici, c'était pas la République ou ces bouseux de Jedi qui faisaient la loi.
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By Gant Frayer
#31915
-Votre mission est d’aller dans ce petit complexe industriel et de commencer à y mettre le boxon. On commence comme d’habitude par s’intégrer, on pose les questions innocentes et après le plan commence. Nos nouveaux alliés vont nous aider, mais comme ils ne connaissent pas la culture des ruchards, va falloir être gentils avec eux. Les slicers et les éclaireurs, jouez pas aux cons en les laissant sans rien comprendre de notre argot. Aidez-les, expliquez leurs les choses ici. Ce n’est pas des concurrents. Et l’ordre vient d’en haut !

Voyons en premier les éclaireurs : vous allez sur le terrain pour faire du repérage. Pensez à adapter vos habits au style local, donnez-en aux poto pour pas qu’ils fassent tâches. On à les plans officiels, mais comme d’hab c’est plus vraiment comme avant. Redessinez-les, repérez les nouvelles voies de circulations, les nouveaux bâtiments, les planques et ce qui vous parait étrange. Tout ce qui est murs trop épais, trappes d’entretiens non référencées, des travaux permanents, des raccordement électriques illégaux… La seconde partie de votre job va être de savoir qui fait quoi. Les guetteurs, les trafiquants, les enfants exploités pour la surveillance, les lieutenants, les chefs de secteurs, le ou les grands manitous. Je veux savoir où ils dorment, où ils mangent et où ils sont de faction. Vous pouvez y aller.


Les éclaireurs s’extirpèrent de leurs sièges en chuchotant sur les détails, documents en mains. Fidélias attendit qu’ils partent avant de reprendre.

-Les slicers, nos amis ont peut-être des pros du clavier, mais ils n’ont pas notre connaissance du réseau local. Montrez leurs comment éviter les bots et les IA de surveillances locales. Comment c’est structuré et construit. Il faudrait qu’ils naissent une seconde fois ici pour avoir notre compréhension du système. Aidez-les et laissez-les mener la danse. Je ne veux pas entendre de râleurs ! Ils ont un meilleur matos que le notre et sûrement plus d’expérience dans le domaine que nous. Nous, nous savons comment évoluer dans ce bordel, éviter les logiciels de surveillances cachés, les vieux systèmes abandonnés mais fonctionnels, contourner les tempêtes de données ou les utiliser à notre avantage pour passer inaperçue.
C’est impossible d’expliquer comment sa marche à quelqu’un qui n’est pas un Slicer de Coruscant, alors vous y allez avec le sourire. On commence par un truc assez mastoc et sa va pas s’améliorer. En haut ils voient déjà dans de plus grosses opé pour ce faire encore plus pognon. Si vous voulez pas rester sur la touche, va falloir utiliser vos cellules grises. Allez montrer à ces gus comment on surf sur les données de Coruscant !


La seconde vague part, son mécontentement passager remplacé par l’envie de prendre part à des plans plus gros, et des primes équivalentes.

-Les agitateurs : votre rôle va être simple. Vous allez vous infiltrer sur les lieux, en sdf, en intérimaire, en futur locataire, en demandeur d’emploi... En solitaire ou en petit groupe, faites suivant vos affinités. Vous allez faire monter la température graduellement, je ne veux pas que sa explose trop vite. Je veux voir l’ensemble du gang local se mettre à bouger au ralentit. Je veux pouvoir cartographier leur hiérarchie et recouvrir mes chiottes avec un trombinoscope complet de leurs membres.





Les premiers jours se passèrent plutôt bien. Les éclaireurs donnant des cours de culture locale. Mais aussi des astuces et méthodes propres à ce quartier et à cet étage. Des mots, des expressions, des accents, des gestes. Rien ne doit être laissé au hasard. Les slicers, plutôt que de tenter d’expliquer des décennies de travail dans un environnement réseau vieux de plusieurs milliers d’années, avec ces incohérences et ces logiques propres, ils travaillèrent avec leurs nouveaux amis sur une méthodologie de travail commune. Pour pouvoir évoluer en équipe. Ravalant leur fierté pour agir de concert
Les agitateurs ont pris trois semaines pour s’infiltrer et s’installer. Deux d’entre eux ont dû s’enfuir après avoir causé un accident de travail involontaire et des blessés. Démontrant le manque de sécurité. Fidélias utilisa cet événement pour déclencher la montée en température. Des questions commencent à sortir du bout des lèvres, les gérants, pour tenter de calmer le jeu ont fait passer des entretiens pour recruter des gars compétents. Sur les quatre nouveaux, trois sont du Kraken.

L’organigramme de l’usine est plutôt bien renseigné grâce aux agitateurs qui rapportent ce qu’ils observent en travaillant dans le site. Certains membres du gang, des percepteurs, des portes-flingues et des lieutenants viennent noircir l’organigramme sur l’organisation. Pour l’instant, personne n’à observé l’usage d’enfants comme outil chez eux, mais rien n’est sûr.
Il est de notoriété publique qu’ils versent des pots de vins à tous les officiels du quartier et aux policiers pour éviter qu’ils ne viennent inspecter. Un agent à entendu des rumeurs sur la présence d’un laboratoire de drogue sous un des ateliers de la bouche d’un des portes-flingues après une beuverie. Vérité d’alcoolique ou alcool de vérité ?

Fidélias compile, rédige et structure toutes les informations qu’il partage entre les différents officiers. Y compris leurs nouveaux alliés. De par principe il n’est pas pour partager autant de choses avec des étrangers, mais c’est les ordres. Et puis si ils sont compétents, sa ne fera pas de mal de travailler avec des gens qui s’y connaissent.
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By Darth Varadesh
#31941
Mazette, ces types ne font pas dans la dentelle.

Personne autour de lui ne répondit. Pas qu'il s'était attendu à une réponse de toute façon. Depuis qu'il était devenu Pourfendeur, Cain s'était découvert un goût pour les monologues, qu'il soit seul ou accompagné. Dans le cas présent, il était seul, penché sur l'unité comm' par laquelle ses Ténébroeils lui envoyaient les infos obtenues, les leurs et celles partagées par le Kraken. D'après le charabia incompréhensible de ses slicers, il semblait que leurs nouveaux amis prenaient très au sérieux le concept de collaboration.

Une bonne chose à porter à leur crédit et c'était parce qu'ils avaient fait le premier pas qu'il avait ordonné d'en faire de même. La moindre miette d'info obtenue était envoyée à leurs nouveaux amis. Il était en contact permanent avec un certain Fidélias, encore un nom à coucher dehors tiens et les opérations semblaient aller doucement mais surement. Leurs amis avaient du monde à l'intérieur et au fil des semaines, ils avaient mis le feu aux poudres. Ils n'en étaient pas encore au moment ou la poudrière pourrait exploser mais on s'en rapprochait.

De leur côté, ils n'avaient pas chômé non plus. Les Ténébroeils, grâce à l'aide de leurs cousins de Coruscant, avaient pu se faire une bonne idée de l'organisation en face. Ils avaient à faire à un gang organisé hiérarchiquement de manière classique, un boss qui dirige tout le monde et s'appuie sur quelques lieutenants qui chacun ont leurs hommes de main et gorilles pour s'assurer que les travailleurs, les habitants et les rebuts du coin roulent pour eux.

L'inconnue venait du fait qu'ils n'avaient encore pas trouvé l'identité du patron, ce qui leur laissait penser qu'il devait être assez gros dans la société coruscanti, probablement un type des sous-niveaux les plus proches de la surface, voire de la surface elle-même. Ses lieutenants en revanche, c'était une autre histoire. Il y en avait 5, 3 avaient déjà été identifiés: Leland Corteo, Toros Revoke et Barthol Siskind. De vraies pourritures à en croire leurs casiers judiciaires, mais bon personne ne pouvait se targuer d'être un ange par ici.

Maintenant qu'ils avaient des noms, il fallait s'en occuper. Ça pourrait en prime faire sortir les 2 autres, voire, soyons fous, le patron de leur trou. Et il y aurait des Gardes Noirs souriants à la sortie des égouts, flingue en main pour faire coucou. Aussi, une fois les infos obtenues sur ces messieurs, les Ténébroeils se mirent au boulot sur les 2 autres lieutenants et le patron. Cain envoya les infos à Fidélias avec un message.

On va s'occuper de Revoke et Siskind, ils sont facilement identifiables et trouvables les bougres. On vous laisse Corteo: il fait office de contremaître à l'usine et aux ateliers, il paraît qu'il est très friand des punitions corporelles sur ses employés. Ce serait tragique qu'un accident malencontreux arrive...

Ce serait vraiment pas de bol tiens, en plus de donner du poil de la bête aux ouvriers mécontents. Mince alors, quelle poisse ce serait.




Bon alors, d'après nos infos, Revoke officie surtout dans ce bâtiment délabré qui lui sert de repère à camés qui lui achètent leur drogue. Voilà comment on va faire: les Gardes Noirs, vous avancez en groupe de 3 et vous me quadrillez chaque piaule de ce trou. Flinguez tout les types armés et malintentionnés que vous croisez et trouvez-moi Revoke, on a une description physique en plus de ça. Laissez les camés tranquilles, assommez-les par contre, faut pas qu'ils alertent qui que ce soit dans la rue.

L'assaut devrait être total et sans pitié. Il y aurait surement des dommages collatéraux, c'était malheureux mais ça arrivait tout le temps dans une guerre. En ce qui le concernait, Cain n'en avait que faire de la vie de pauvres junkies défoncés au point de ne plus ressembler à rien. Mais fallait essayer de minimiser, leurs amis étaient du genre à ne pas trop aimer charcuter la population après tout.

Pour Siskind, on va y aller plus mollo. Il fréquente un strip-club branché. Les Obscurarmes, c'est le moment de reprendre vos tenues de civils et vous infiltrer là-dedans. Dans l'idéal, faudrait qu'on ait une ou deux filles à nous, des fois qu'elles puissent lui taper dans l’œil pour une danse privée. Sinon, on fera au mieux. Je vais gérer cette affaire sur place, quant à toi Thonius, tu prends en charge l'immeuble. Des questions? On y va.

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By Gant Frayer
#31968
Qu’il est agréable de travailler avec des professionnels, surtout quand ils répondent avec diligence aux suggestions de coopération. Certains auraient pu voir cela comme une marque de faiblesse et de manque de moyens, eux ont fais le choix de croire en la véracité de leurs intentions.
Mais trêve de sentimentalisme, un secteur industriel attend avec impatience de changer de propriétaire !

Leland Corteo, le cas typique de l’ouvrier ayant du pouvoir et en abusant. Suite à une promotion inattendue, cet incompétent notoire se retrouva dans les papiers et à la tête des équipes. Ne voulant faire face à ces erreurs, il avait fait le choix d’appliquer des sanctions physiques sévères à ceux qui avaient le malheur de lui déplaire. Ou de passer à côté de lui au mauvais moment… L’heure est venue pour le Kraken d’appliquer sa vision de la justice sociale.
Après une énième punition à coups de poings sur le dos d’un maigre adolescent, c’est le sourire aux lèvres qu’il allait rentrer dans son bureau. Il fut interrompu par une alarme stridente, avertissant d’un arrêt de la ligne de production. L’infiltré le regarda remonter les allées pour crier sur ces employés et voir à cause de qui sa prime aller lui passer sous le nez. C’est au poste de broyage qu’il trouva la cause du problème. Une machine à l’arrêt et cinq malabars équipés de barres de fers qui ne lui laissèrent aucune chance. Une fois la haine et la colère contenue depuis tant d’années déversées sur cet énergumène, l’infiltré les guida sur comment faire passer ça pour un accident du travail. La plate-forme au-dessus du broyeur, mal entretenue pour faire des économies, n’avait besoin que d’un peu d’aide pour céder et faire malencontreusement tomber le contre-maître dans la machine. L’accident ne fut rapporté d’une dizaine de minutes plus tard quand l’employé en pause revint à son poste pour découvrir une scène d’horreur. Les ouvriers ne sachant comment agir commencèrent à se chercher du regard. Le contre-maître, haï de tous est mort, qui va prendre les choses en mains ? Averti par l’agitation, les membres du gang firent retourner au travail les employés avec violence. Ce qui rajouta de la profondeur aux questions qu’ils se posaient, amplifiées par les infiltrés. « Mais pourquoi supportons-nous ça ? »
L’occasion est trop belle pour ne pas la saisir, le soir même les chefs d’équipes se réunissent sous l’initiative des infiltrés qui leurs expliquent qu’il est temps de prendre les choses en main.


-Mais comment vous allez faire ? Ils ont des armes, des hommes et des moyens ! Nous ont en a peut être marre, mais on veut pas crever. Votre attitude, elle est bizarre, si vous croyez que certains d’entre nous n’ont pas vu ce que vous avez derrière la tête c’est que vous êtes cons.


-Ouai ! Vous arrivez et le contre-maître est mort ! Sa va encore nous retomber dessus !

-Doucement les amis. Nous on bosse pour une organisation différente des couillons qui contrôle votre usine.

-C’est ce que disaient les derniers….

-Ouai, mais nous on n’a pas tenter de lancer un assaut et de massacrer tout le monde ! On est là à risquer notre cu pour éviter que vous en preniez plein la gueule. Chez nous, c’est une famille, on prend soin des nôtres et on fait tout ce qui est possible pour éviter les dommages collatéraux.

-Et on fait comment pour ne pas devenir des « dommages collatéraux » ?

-On passe un contrat.

-… Quoi ?

-Avec mon chef on a pas mal cogité sur comment bosser avec vous. On veut se territoire et les gens qui y vivent, c’est-à-dire vous. J’suis d’une famille de SDF, donc je ne souhaite à personne de connaitre ce que j’ai vécu en bas. Grâce au Kraken j’ai pu avoir un poste, un salaire et un accès à des cours. J’ai commencé comme coursier et aujourd’hui ils me font confiance pour négocier avec vous tous pour ne pas transformer cette usine en zone de guerre. On a tous connu le siège de Coruscant et personne ne veut y revenir. Vous et moi, on a l’occasion de s’organiser pour améliorer votre quotidien et éviter de transformer votre source de revenu en poussière. Car si je n’y arrive pas, ils vont balancer la sauce pour tout prendre…

-D’accord, on n’a pas vraiment le choix, qu’est-ce que tu nous proposes ?

-On prend le contrôle du site et des environs, des logements de fonctions et de toutes les dépendances grâce à vos informations et votre aide. On s’occupe du gang et on installe nos hommes pour vous protéger. On déploie nos aides à l’éducation, au logement et aux soins.
Pour l’usine et ses ateliers, vous allez former un comité d’ouvriers qui va élire un de nos hommes au poste de directeur. C’est un vieux roublard. C’est vous qui vous organisez pour travailler et lui ce charge de la comptabilité. Ensemble vous allez régulariser l’usine aux yeux de la loi. Vous aurez de véritables contrats, vous cotiserez à la retraite et à la sécurité sociale. Tant que l’affaire est rentable, que vous êtes en bonne santé et fidèles, le reste ne nous regarde pas.
Je ne vais pas vous cacher que de notre côté on va faire nos activités dans notre coin. Et parfois il faudra répéter ce que l’on vous dira de dire en cas d’inspection, ou fermer les yeux. A vous de choisir, la méthode douce ou l’assaut.


-On prend la méthode douce.

Fidélias soupira intérieurement de soulagement, s’ils avaient voulu se liguer contre lui, il serait mort. Peut-être que ces quatre gars armés de pistolets blasters avaient fait la différence. Jusque tard dans la nuit, il récupéra toutes les informations qu’ils avaient en leur possession. Et quel trésor ! Des anecdotes, des souvenirs fugaces, chaque petite chose insignifiante qui seule ne vaut rien, mais un esprit rodé à l’exercice qui compile l’ensemble peut y découvrir son bonheur.
Il n’y a pas une seconde à perdre, il décroche son comlink et est mis en contact avec leurs alliés par un slicer du Kraken.


-Cain, ne lancez pas les assauts. On a réussi à passer un accord avec les ouvriers. On légalise l’affaire et leurs contrats de travails, on prend contrôle du territoire avec notre politique sociale et ils nous ont donné toutes leurs informations.

Quand on a éliminé le contre-maître, ils ont commencé à envisager qu’il serait temps de tester un autre patron. Et qu’éviter un assaut ravageant l’usine serait tout à leur honneur. Je vous transmets les adresses des logements privés des quatre lieutenants qu’il reste à éliminer. Pour trois d’entre eux c’est la même société de nettoyage qui s’occupe de l’entretient, des compagnes des ouvriers y bossent. Vous avez une rencontre avec elles pour obtenir les passes et les codes des alarmes. Pour le dernier, vu que personne ne connaît la sécurité de sa maison, j’ai pu obtenir l’info comme quoi il mange régulièrement dans un petit resto. Sa appartient à la famille d’un des ouvriers, ils peuvent vous offrir leur arrière-boutique pour régler l’affaire. Il est connu pour être un véritable c#?%!d et un très mauvais payeur.

Une dernière chose, l’histoire du laboratoire de fabrication de drogue était à demi vraie. Les ouvriers m’ont donné des relevés de marchandises, des bons de chargements et ce qu’ils ont vu. Je pense qu’il y a une serre sous l’un des ateliers où ils font pousser la drogue de manière industrielle. Et après ils la transforment en consommable. La surconsommation d’électricité et de produits chimique passe crème dans une usine de BTP.

Les hommes de mains du gang devraient être déstabilisé par la mort de leurs chefs, que diriez à ce moment là d’envisager une prise des lieux en douceur avec l’aide des locaux ? Ho, on a réussi à remonter la trace du Big Boss, un de nos agent va se charger de ça capture et de son élimination. Nous vous tiendrons au courant de ce qu’il en tirera.





Le voici donc, le terrible chef du gang. Un rodien travaillant comme comptable dans une banque locale de Coruscant. Une excellente couverture. Gant ne peut pas intervenir directement pour s’accaparer son esprit, par contre il peut monter son plan pour le soumettre à un interrogatoire par ces hommes.
Tandis qu’il boit sa boisson non alcoolisée en compagnie d’une charmante demoiselle croisée il y a peu, un serveur s’approche de lui pour lui signifier que l’on essaye de le contacter sur le téléphone de l’établissement. Simulant la surprise, le Baron s’excuse auprès de sa compagne pour aller répondre. Sans le savoir, un de ces hommes au téléphone exécute le plan qu’il a lui-même imaginé. Les premières instructions, vagues, ont pour but de confondre sa couleur de peau avec celle du rodien. Possédant plus de charisme que sa cible et une lecture empathique du serveur grâce à la force, aucune chance pour ce dernier de bien accomplir sa mission. C’est donc un Gant bougon d’être éloigné de sa belle qui va à la rencontre du rodien. Cette excuse lui donne une légitimité pour le côtoyer et le manipuler. Usant de ses phéromones et de la persuasion de force, il lui induit le désir de ce rendre dans un bar des bas-fonds pour rencontrer un de ses lieutenants. Le comptable le remercie d’avoir pris son message pour lui et part de l’établissement.
Gant simule le désœuvrement quand sa proie, se sentant délaissée, commence à partir. Il revient à ses côtés et entame sa séduction. Dans cette histoire, il ne sera qu’un innocent civil courtisan une dame.

Quand le rodien arrive dans le bar, c’est pour être interrogé sur toute sa vie. Comment il a réussi à déguiser les comptes, diriger de loin son organisation, les accords et pactes avec ces voisins. Tout. Juste avant de devoir se débarrasser de lui, l’interrogateur lui accorde une question.

-Comment vous m’avez trouvé ?

-Des ouvrier ont remarqués dans le bureau des chefs une liste de noms de gens à ne pas emmerder dans ton territoire. Ton nom était le seul qui n'était connu de personne parmi eux. Et tu as fait l’erreur de signer quand tu fais les comptes de l’entreprise, habitude professionnelle j’imagine.

Le corps termina dans un des puits sans fonds de la planète, non pas sans avoir fait ces poches. Un vol ayant mal tourné est souvent arrivé pour un citoyen d’en haut venant s’encanailler en bas.
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By Darth Varadesh
#32022
Ce moment ou vous vous rendez compte que le grabuge prévu à venir va être reporté parce que votre partenaire fait trop bien son boulot. Indescriptible. Ils étaient là, prêts à lancer l'assaut sur l'immeuble de junkies et dans le strip-club quand Fidélias envoya ses informations. Le truc qui choqua Cain c'était pas tant lesdites informations que le fait que son collègue leur ait mâché quasiment tout le travail au point qu'il en avait presque l'impression d'être inutile.

Les gars, changement de plan – pleurez pas – on ne fonce plus dans le tas, nos amis ont trouvé nos cibles. Évacuez l'immeuble sans faire de bruit, on se regroupe pour décider de la suite.

Les Gardes Noirs et Obscuarmes étant des pros, aucun ne se plaignit, ça faisait partie du boulot que de savoir s'adapter aux changements de dernière minute. De son côté, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un léger agacement que de se faire dicter sa conduite par ces zonards des bas-fonds. Bordel, il était pas un petit sous-fifre – enfin si, mais là n'est pas la question – à qui on disait quoi faire !

Enfin, Swole avait été claire, il fallait être gentil avec leurs nouveaux copains et ne pas tout foutre en l'air autant que faire se peut. Donc, merci et tutti quanti. Il fallut 30 minutes pour que la petite troupe soit proche de la société d'entretien des logements privés ou vivaient leurs clients. Les donzelles employées par ces messieurs y avaient donné rendez-vous à ces types inquiétants et inconnus. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre qu'ils n'avaient pas l'intention de parler de chaussettes avec les lieutenants.

Mesdames, content de vous rencontrer. Faites pas attention à mes amis, ils sont là pour le décorum. On m'a dit que vous aviez quelque chose pour moi ? Soyez pas timides je vais pas vous mordre. Et certains de vos clients ne pourront bientôt plus le faire non plus d'ailleurs... Enfin c'est pas vos affaires ça. C'est pour moi ? Merci bien, vous êtes des anges ! Maintenant, tendez bien vos oreilles : Trouvez-vous d'autres chambres à nettoyer aujourd'hui que celles des adresses dont vous venez de me donner les passes, ça vaudra mieux. Bonne journée !

Sur ce, pas besoin de s'éterniser, il avait du boulot à faire et il ne souhaitait pas perdre trop de temps ni risquer d'inquiéter les travailleuses au point de leur faire avoir un cas de conscience. Nouveau mouvement des troupes direction les logements privés. C'est là que ça allait se compliquer un peu, les lieutenants ne vivant bien évidemment pas à 5 mètres les uns des autres, il allait falloir diviser pour mieux régner. Mais bon, ça serait pas un problème insurmontable non plus.

Même principe que tout à l'heure les gars, on se sépare en groupes de traque. Je veux 5 Gardes Noirs pour chaque lieutenant, vous me surveillez le coin pour le reste de la journée, je veux savoir autant de choses que possible sur l'endroit et l'habitant avant de donner le feu vert. Les Obscurarmes, vous restez à 10 pour aider à la surveillance, 5 viennent avec moi avec 5 autres Gardes Noirs. Je vous paie le resto pour votre travail exemplaire. On y va.




Et ce fut comme ça que débuta l'opération cassage de bouches. Le reste de la journée se passa pour les 3 premières équipes à surveiller et espionner. On ne voulait pas prendre de risques après tout, il fallait tous les avoir du premier coup, sans quoi le patron serait au courant que des visiteurs venus d'ailleurs s'en prenaient à sa bande, ce qu'il fallait éviter à tout prix.

Heureusement, on pouvait compter sur l'arrogance des lieutenants et la retourner contre eux. Ces crétins n'avaient pour tout gardes du corps que 2 gars qui les suivaient tout le temps, même s'ils devaient rester à la porte une fois le lieutenant revenu chez lui, notamment quand il était en charmante compagnie. Abrutis, ils allaient largement mériter leur sort. Les ordres furent donnés et tout le monde se mit en mouvement.

Presque simultanément, coordonnés par Thonius, un des hommes de Cain faisant office de sous-commandant, les Obscurarmes, par paquet de 3, s'approchèrent furtivement des entrées pour neutraliser discrètement les sentinelles. Les Gardes progressèrent pendant ce temps. Il n'y avait pas une seconde à perdre, il fallait balancer le lingot comme on dit dans le jargon.

Les assauts furent aussi brefs que violents et sans pitié aucune. Tout individu retrouvé dans les logements fut abattu sans poser de question, ce qui incluait chez l'un d'eux une prostituée et chez un autre, un jeune adolescent. Amant ou membre de la famille ? Peu importe, mauvais endroit, mauvais moment, un innocent de plus dans la guerre sans fin entre criminels.

Les Ténébroeils avaient pris soin d'utiliser les codes pour rendre silencieuses les alarmes des logements afin que personne ne vienne jouer les troubles-fêtes. L'opération était un succès jusque-là, il ne manquait que le dernier à descendre et ensuite on pourrait envisager la suite, si suite il y avait à donner bien sûr.




Le restaurant était un bistrot « de luxe » (comprendre, assez bien entretenu mais pas luxueux non plus) qui était peu peuplé à cette heure-ci de la journée. En fait, d'après les Obscurarmes envoyés checker, sans oublier un petit tour des Ténébroeils dans le système informatique du bistrot et ses caméras de sécurité – dotées d'une protection risible – il n'y avait que la cible et 3 gardes du corps. Vous vouliez de l'action ? Vous allez être servis.

Gardes Noirs, avec moi. Liquidez-moi ces types. Pas de tir de sommation, on se met à couvert autant qu'on peut, on tire à tout va si il faut mais on les descend tous. Évitez quand même de tuer le cuistot, le pauvre n'a rien à voir dans l'affaire. Et puis il nous fera peut-être une ristourne...

Ou pas.

Cain avait revêtu une tenue de Garde Noir pour masquer son visage. Leur emblème du Soleil Noir avait été masqué également afin que, si malgré tout témoins il y aurait, ils ne pourraient pas identifier de quelle bande ou gang venaient ces mystérieux assassins. Personne ne devait savoir pour le moment que le Soleil Noir revenait en force sur Coruscant. Il fallait autant que possible éviter une fuite à ce sujet. Bien sûr, tôt ou tard ça finirait pas se savoir.

Cain épaula son DL-44 tandis que ses gars prenaient leurs fusils en main. Lentement, le groupe approcha de la devanture du bistrot. Les quelques passants dans la rue, apercevant ces types armés en mouvement, s'enfuirent sans demander leur reste, ayant compris que ça allait chauffer. Les sbires du lieutenant s'aperçurent trop tard de ce qui leur arrivait dessus. Ils dégainèrent leurs armes tout comme leur patron et tentèrent de se mettre à couvert.

La fusillade se passa comme au ralenti, avec les tables se renversant lentement, les tirs de blaster volant de partout, les éléments de tables, chaises et murs se faisant pulvériser par les impacts. Pas de quartier, il fallait envoyer un message très limpide aux locaux : un nouveau patron était aux commandes maintenant et il n'aimait pas les rivaux.

C'était un bain de sang qu'ils laissèrent derrière eux. Le vacarme fut assourdissant et lorsqu'ils eurent déchargé presque la totalité de leurs chargeurs, Cain entra pour vérifier qu'ils étaient bien morts, en plaçant un tir dans ce qu'il restait de leurs têtes à chaque corps. Cela fait, la troupe quitta les lieux rapidement pour retourner aux baraquements du sous-niveau 300. Mission accomplie. Oui, Cain n'avait pas utilisé l'arrière-boutique comme conseillé par Fidélias. Mais parfois, le message entre mieux comme ça. Et puis le cuistot était toujours vivant, Cain lui avait même laissé en guise d'excuses 5 000 Crédits qu'il avait sur lui.

Fidélias, on les a tous eu. Vous en êtes vous avec le patron ?
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