L'Astre Tyran

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La planète du fromage est une planète tout en fromage, où la guerre du fromage a déjà fait plusieurs millions de morts. Si l'empire espère bien que ses mines de fromages continueront à fonctionner malgré les tensions, la république a des vues sur le fleuve de l'hémisphère sud, principal pourvoyeur de fromage concentré de la galaxie.
Gouvernement : Fromager Impérial
#27318
Le speeder ralentit encore en s'engageant dans la courte allée de la résidence puis s'arrêta complètement. Les moteurs tournaient encore. Les portières s'ouvrirent pour livrer passage à trois hommes, typiquement des gardes du corps. Deux d'entre eux s'éloignèrent de quelques pas, tous regards en quête de quoi que ce soit à analyser. Le troisième resta près du véhicule avec la même attitude. Drakell nota la manière qu'avaient les trois hommes de tenir quelque chose à leur ceinture. Des blasters. Ils en portaient un chacun, sans même s'encombrer de le cacher. Et ils étaient prêts à s'en servir.
Une fois qu'ils eurent bien observé la cour, un signe de tête vers le speeder précéda la sortie d'un nouveau passager. Encore un homme, visiblement celui qui bénéficiait de la protection des autres. L'espace d'un instant, son visage fut éclairé par l'un des lampadaires bordant la cour. C'était Chambers. Il avait donc un chauffeur et des gardes pour assurer ses déplacements en toute sécurité. Dommage que ces mesures ne soient pas suffisantes.

Drakell mesura bien l'instant. Il lui fallait agir vite. Il ne savait pas ce qui l'attendrait à l'intérieur, alors qu'ici il avait tout le terrain sous les yeux. Dedans, ça grouillait peut-être de systèmes de sécurité divers, il y avait peut-être des droïdes de combat, ou des agents lourdement armés. Il y avait aussi peut-être d'autres personnes, de la famille, des gens qui n'avaient pas à voir avec les affaires qui liaient Chambers avec le Collectionneur.
Et puis il y avait Hayley. Le Simurgh semblait se ramollir. Peut-être que quelque part, sous cette entité pétrie de haine, la véritable Hayley se battait pour exister ? Était-il possible qu'elle soit toujours présente, vivante sous le poids de cette colère ? Il n'en savait rien. Mais son alter ego avait clairement énoncé ce qu'il ne voulait pas : d'autres morts. Drakell ne pouvait rien promettre. Ils avaient besoin des informations sur Oxious, et cela passait par leur accord avec le Collectionneur. Si un homme aussi puissant que Chambers ne parvenait pas le faire trembler sans s'attirer ses foudres, il y avait fort à parier que deux étrangers – tout manipulateurs de la Force qu'ils soient – sans amis, sans contacts, sans personne qui ne leur soit amical sur cette planète ne pourraient rien contre lui.

Alors quoi ? Il allait attendre ici, dans l'ombre, jusqu'à ce que Chambers entre chez lui ? Et après, s'il n'y avait plus moyen d'agir ? Non, fallait faire quelque chose, et tout de suite. Toujours dans le noir, il observait.
Deux hommes, l'un derrière le speeder, l'autre à l'avant. Un troisième près de Chambers. Et il ne fallait pas oublier le chauffeur, qui pouvait aussi être armé et entraîné. Les longs doigts fins du Khommite enserrèrent son bâton. Il allait devoir faire vite. Il n'avait que quelques secondes pour agir.

Il se téléporta d'abord près du speeder, à hauteur du chauffeur. D'ici, il pouvait démarrer son petit numéro sans trop risquer : il était trop près du juge pour risquer un tir de blaster. D'un bon coup de bâton à la tête, il assomma le conducteur avant de lui laisser le temps de réagir et disparut aussitôt. L'instant d'après il était devant le garde près de Chambers. Il imprima à son arme une rotation qui lui donnait une vitesse impressionnante. La violence du coup au menton sonna le type qui tomba au sol avec la lourdeur d'un cadavre.
Nouveau tour de passe-passe, Drakell était derrière le gorille le plus éloigné, qui avait saisi son blaster. Il lui emprisonna le bras en s'aidant de son bâton pour effectuer une clé, attrapa la main armée et la dirigea vers le dernier garde. Le trait atteignit sa cible à la jambe. D'un geste, le Khommite libéra son emprise sur l'homme, qui valsa en tournant sur à peine un mètre avant de ramasser un coup derrière la tête, qui l'envoya au tapis dans les bras de Morphée.
Enfin, Drakell n'avait plus qu'à se charger du dernier homme. Celui-ci tenait son blaster mais avait la main tremblante, certainement à cause de la douleur du tir de tout à l'heure en plus de l'adrénaline délivrée par son cerveau du fait de l'attaque. Drakell se rua sur lui, mais dût esquiver deux tirs avant d'arriver à sa victime. La suite fut un enchaînement de coups, qui lui firent plier genou, courber l'échine et finalement tomber inanimé au sol.

Il ne restait plus que Chambers, tétanisé, qui regardait le Khommite s'approcher de lui comme on regarde sa propre mort. Qui était cet alien qui venait de mettre hors d'état ses trois meilleurs hommes ?


    « Le Collectionneur envoie ses hommages. »

Il était cuit. Ce type, le Collectionneur, abreuvait tous les milieux en informations depuis des années, et les acquérait de toutes les façons possibles. Le plus souvent de manière peu légale. Il menaçait tout et tout le monde. Il aidait les plus faibles à faire chanter les puissants, il permettait aux puissants d'anéantir plus faibles qu'eux. Il faisait et défaisait des réputations, influait sur les marchés, bref il faisait la pluie et le beau temps. Il tenait littéralement Têta dans le creux de sa main. Et lui, Haut Magistrat de la Cour, possédait de quoi arrêter ses agissements. Il pouvait mettre un terme à ce règne abject et ramener un peu plus d'ordre.

Sauf que le Collectionneur l'avait devancé. Il avait envoyé un assassin. Toute sa vie il avait œuvré pour purifier Têta, la sortir de sa fange, pour offrir à son fils un avenir moins noir. Et il avait plutôt bien réussi, jusqu'ici. Mais ça s'arrêtait là.

Drakell s'avança vers le juge, pointant l'extrémité de son bâton vers lui avant de presser le bouton. La lame rouge jaillit, confirmant les intentions meurtrières de son propriétaire. Sous le coup de la peur, Chambers tomba à genoux, suppliant et pleurnichant. Le dominant de toute sa stature, le Khommite leva son arme, prêt à frapper.


    « Et m&?!e... »

Au dernier moment, il se ravisa et éteignit son arme. Puis il saisit l'homme prostré par le col et le tira derrière lui alors qu'il se dirigeait vers la résidence. Ils avaient encore le temps de voir ce qu'ils pouvaient faire de lui avant de revenir vers le Collectionneur. Drakell si disait que Hayley pouvait avoir un plan. Ils pourraient toujours livrer la tête du juge s'ils ne trouvaient pas d'autre solution.

Drakell emmena Chambers à l'intérieur. Avec lui, il avait de quoi désactiver les sécurités et se garantir un peu de temps. Le temps de discuter.


Utilisation de Téléportation - Maîtrisé
#27327
    Elle avait sentit un trouble dans la Force, pendant un court moment, ce qui l’avait laissée immobile pendant un instant qui dura bien une minute, minute pendant laquelle elle tentait de déterminer ce qu’il se passait. Mais la Force ne lui indiqua rien de plus et elle fût réveillée par les battements de son coeur qui augmentait la cadence sous l’influence de la situation stressante. Elle se remit à pianoter sur le clavier, enchaînant les lignes de codes pour essayer de lire entre les lignes de ce que lui permettrait de rentrer dans le système. Elle regrettait profondément de n’avoir pu emporter avec elle un bloc de données qui aurait transporté de quoi hacker plus facilement le système. Ou d’avoir appris à se servir du Mechu-Deru pour que par la Force elle puisse faire cracher ses informations à cette saleté de machine.

    Cela faisait déjà quelques minutes qu’elle enchaînait les lignes de codes pour parvenir à pénétrer dans le système quand enfin elle parvint à contourner les lignes de défenses du système et s’insérer à l’intérieur de celui-ci. L’écran chargea la page comme si le mot de passe avait bel et bien été donné. Bingo. Les secondes qui s’écoulaient, traîtresses, lui paraissaient être des heures, après un temps à la longueur innommable elle pût commencer sa recherche dans le terminal de données. Elle comprit vite pourquoi le Collectionneur n’avait pût trouver quelques chose sur l’homme : son terminal était sur un circuit isolé et ne dépendait pas d’un circuit fourni par une entreprise privée. Un moyen comme un autre d’éviter toute intrusion, ça conjugué au fait que la résidence semblait gardée comme une forteresse H24, il était compréhensible que le Collectionneur n’avait put explorer toutes les pistes.

    A première vue rien n’apparaissait, rien qui pourrait le salir en tout cas. La plupart des dossiers concernaient des affaires classées ou en suspens. C’était impossible, personne ne pouvait être blanc comme neige, son expérience et son opinion sur la vie et les minables êtres qui se disputaient une part du gâteau la poussait à croire qu’il y avait anguille sous roche. Et pourtant, secrètement, elle espérait qu'il fût bien le chevalier blanc qu'il prétendait être.


      - C’est bizarre… La voiture de papa est devant mais il n’est toujours pas rentré…

    Drakell avait agit. Et pas des plus finement à priori puisqu’il y avait une trace explicite de son passage devant la résidence. Le Simurgh devait il abandonner ? La décision ne lui prit pas plus d’un court instant. Il lui restait un peu de temps, cette denrées qui devenait de plus en plus rare de secondes en secondes. Elle allait trouver. Pourvu que Drakell n’ait pas fait de conneries…
    Elle pianota de plus belle, essayant de lire en diagonale pour couvrir le plus de sujets, toujours sans aucun succès. C’est alors qu’elle ouvrit un dossier laissé de côté dont l’absence de nom était manifeste. Elle s’en était très vite détournée, croyant à une erreur de débutant, un mauvais clic qui avait créé un nouveau dossier, mais ce n’était pas le cas. Alors qu’elle explorait le dossier en profondeur elle comprit très vite que c’était un piège pour égarer quiconque voudrait chercher quelque chose de valeur. Le dossier contenait les preuves d’un lien entre Chambers et une organisation nommée “Le Quartel”. Connue surtout dans le milieu de la pègre du Secteur Corporatif, c’était un consortium de Hutts qui faisait dans tout ce qui rapportait. C’était tout ce qu’elle en savait, tout ce que se rappelait cette partie d’elle qui avait fréquentée de trop près le milieu du Crime.

    A la lecture (rapide) des dossiers il apparaissait que Chambers avait été approché il y a des années de ça par ladite organisation afin de déstabiliser le crime local et permettre au Quartel de s’implanter. Tous les dossiers que le Quartel avait réuni se trouvait là, de quoi faciliter la tâche du Haut Magistrat, lui permettant cette ascension fulgurante et cette impression de droiture. L’aura du Simurgh s’agita. Lui aussi en faisait partie, lui aussi permettait à la corruption et la pourriture de se répandre. Il n’y avait personne pour rattraper l’autre dans cette galaxie. Personne pour essayer de se comporter avec intégrité, de manière juste. Elle connecta un bloc de données et y déplaça les fichiers qui prouvait ses liens et la façon dont ces mêmes liens lui avait permis de monter. Une fois ceci fait elle glissa le bloc de données dans son soutien gorge, un endroit sûr que personne n’irait fouiller sans sa permission. Elle quitta la pièce après avoir remis tout en place et reverrouilla le bureau, après quoi elle entreprit de remonter au troisième étage pour atteindre la chambre d’amis par laquelle elle avait fait irruption. Elle entendit un hurlement et quelqu’un qui courait dans le rez-de-chaussée pour atteindre quelque chose :


      - Allo ? Oui… Mon mari a…

    Elle ne s’était pas arrêtée pour en entendre plus, il n’y avait plus une minute à perdre. Elle ouvrit la fenêtre et la referma via la Force, puis d’un bond contrôlé atterrit sur le sol, nez à nez avec le khommite qui semblait avoir neutralisé toute menace. Un rapide coup d’oeil au corps à terre non loin lui confirme que c’est bien Chambers. Encore vivant. Tant mieux. Un sourire aux lèvres elle ironise :

      - Je vois que notre tandem fonctionne de mieux en mieux. J’ai ce qu’il nous faut. Chambers n’était pas blanc-blanc, on peut se casser et le plus vite sera le mieux, les forces de l’ordre risquent de rappliquer sous peu.

    Ils quittèrent rapidement les lieux. Alors qu’une certaine distance avait déjà été mise entre eux et la résidence ils percevaient les sirènes des forces de l’ordre qui annonçaient la fin du chaos qu’ils avaient provoqués. Le trajet jusqu’à la base du Collectionneur se fit sans encombres, et le Simurgh expliqua ce qu’elle avait trouvée. Le Quartel. Les liens. L’ambition. Tout collait. Et elle était prête à parier que le Collectionneur serait plus que satisfait de leur travail. Lorsqu’ils arrivèrent à portée de l’entrée les deux gardes reproduirent le rituel, récupérant armes et permettant accès, les menant jusqu’à la bibliothèque. Le Collectionneur trônait là, bien enfoncée dans son fauteuil alors qu’un feu ronflait dans la cheminée qu’il avait fait installer en grand mégalomane qu’il était. Elle s’avança jusqu’au bureau, retira ostensiblement le bloc de données de son soutien-gorge pour le déposer sur le bureau. Et d’ironiser :

      - Il semble que la Corruption soit l’apanage d’Impératrice Têta.

    Et de tas d’autres coins dans la galaxie songea-t-elle. Pour finalement être laconique :

      - Nous avions un pacte.

#27330
Arrivé devant la porte de la résidence, Chambers se mit à geindre.

    « Non ! Pas dans la maison ! Ma famille est à l'intérieur...
    Drakell s'immobilisa.
    Juste la famille ?
    Ma femme et mon fils. Ils ne savent rien. Épargnez-leur la peine...
    Drakell grogna et emmena le juge dans un coin de la cour, vers l'arrière du bâtiment. Aucune fenêtre ni aucune ouverture de donnait là. Personne ne les verrait ni ne les entendrait.
    Le Collectionneur veut votre tête. Pourquoi ?
    Pourquoi ne pas me tuer tout de suite ? Pas besoin de s'encombrer avec les détails…
    L'alien secoua l'humain fermement.
    D'accord, d'accord… Il possède des renseignements sensibles. Sur des industriels, des politiques… tout le monde. Je sais qu'il paye beaucoup de gens pour obtenir ces données, et je sais qu'il obtient cet argent par des moyens illégaux.
    Comme tous les trafiquants de son espèce.
    Non. Lui, il est pire. Il ne recule devant aucune atrocité. On doit le neutraliser. »

Drakell sentait qu'il s'agissait d'autre chose que de justice. Le ton de la voix du juge, une inflexion de la Force, quelque chose le mettait sur la voie.

    « Ne cachez rien à Drakell. Il finira par tout savoir, de toute façon.
    Quoi ? Qui est... Nouvelle secousse. Bien, bien !Vous êtes déterminé, hein ?
    C'est une lutte qui a commencé voilà près de quinze ans. Le Collectionneur commençait à se faire un nom ici, et moi je venais d'arriver en fonction. J'avais prêté le serment de réduire la criminalité et d'aider les plus modestes gens de Têta de les aider à voir le bout du tunnel. Pour certains, ce n'étaient que des paroles de campagne, mais pour moi c'étaient des promesses.
    J'ai vite découvert que le Collectionneur était derrière un immense réseau, un système d'échange qui lui livrait ses renseignements contre toutes sortes de choses. Corruption, assassinat, attentats… tout est bon. J'étais sur le point de découvrir son identité.

    Mais il a commencé à me contacter. Il voulait m'acheter, évidemment. J'ai résisté, alors en voyant que la corruption ne marcherait pas avec moi, il voulut essayer l'intimidation. Il voulait s'en prendre à ma famille.
    J'ai cherché les moyens de les protéger. Mais l'argent manquait. Il fallait des solutions rapidement, et je n'en avait pas. La seule issue qu'on m'a proposé m'a amené au contact du Quartel, une organisation hutt. Je ne voulais pas entrer dans ce système, mais je n'avais pas le choix. Ils me promettaient ce que je voulais si j'arrivais à les faire entrer dans la criminalité de Têta. J'ai donc profité de ce que je réduisais le crime local pour leur faire de la place.

    J'avais mis le doigt dans la machine, et elle m'a aspiré tout entier. Je ne sais plus comment m'en sortir. Tout ce que je sais, c'est que j'ai pris des précautions et que ma famille est à l'abri. Tout est prévu.

    Tuez moi si vous le devez, mais c'est trop tard. Dites au Collectionneur qu'il n'a plus de solution. Tout ce que je sais sur lui est en lieu sûr. Les Hutts arrivent. Qu'il s'oppose à eux, et ce sera la guerre, avec ou sans moi.
    »
Chambers affichait un air anxieux et pourtant fier. Il avait mis en échec le plus gros ponte de Têta, d'une certaine façon. Pas des plus légales, mais fichtrement efficace. Si le Quartel était si puissant, il s'implanterait rapidement. Le Collectionneur n'aurait plus qu'un seul concurrent, et de taille. Il devra céder la place ou combattre s'il le pouvait. La question ne se posait certainement pas du côté des Hutts.

    « Allez, tuez-moi, qu'on en finisse. »

Drakell contourna le juge et lui enserra le cou de son bras, tout en lui maintenant la tête de l'autre main. L'homme suffoqua puis s'évanouit sous le manque d'air, et le Khommite le relâcha alors. Il n'était pas mort. Il se réveillerait avec une bonne migraine, mais ça irait.

Hayley arriva, et ils quittèrent les lieux. On avait prévenu les secours, et le quartier n'allait pas tarder à grouiller de cognes. La fille exposa ce qu'elle avait trouvé de son côté. Chambers n'avait pas menti.


    « C'est ce qu'il a raconté à Drakell. Il voulait protéger sa famille. Il a fait ce qu'il a pu. Il est temps de finir cette affaire, et de quitter cette planète. »

Le Khommite avait l'impression de pressentir une complication des choses, s'ils devaient s'éterniser.
Ils rejoignirent l'endroit de leur rencontre avec le Collectionneur. Deux gardes les arrêtèrent, ils exposèrent la raison de leur venue, et on les conduisit à leur commanditaire.


    « Ah ! Je savais que vous feriez le travail… Dites-moi tout.
    Il semble que la Corruption soit l’apanage d’Impératrice Têta… Nous avions un pacte.
    Et il tient toujours. Présentez-moi votre contribution, et vous serez récompensés.
    Chambers avait semble-t-il beaucoup d'informations vous concernant.
    Beaucoup moins que ce que je savais à son sujet je peux vous l'assurer..., reprit l'homme d'un air suffisant.
    Assez pour que vous menaciez sa femme et son fils, pourtant. Il voulait les protéger de la manière la plus rapide. Une organisation hutt nommée le Quartel lui a proposé son aide en échange de services. Il a accepté.
    J'espère que vous avez du sensationnel, si vous voulez votre information, parce que je dois vous avouer que c'est assez mal parti. Je sais tout cela. Vous avez quatre années de retard, mon pauvre.
    Peut-être savez-vous que le Quartel a commencé son implantation et qu'ils vont continuer leur expansion ? Il semblerait qu'ils optent pour la méthode agressive, pour régler la question de la concurrence. »

Le Collectionneur jusque là si sûr de lui blêmit. Si c'était vrai, il l'aurait su, à l'évidence. Il payait, extorquait, torturait, tuait, empoisonnait, emprisonnait, faisait tout le nécessaire pour cela. Rien ne pouvait lui échapper, rien de ce genre. Que lui chantait ce curieux alien ?

    « C'est impossible. Je n'ai aucune donnée là-dessus dans mes archives, et… Non, ça ne se peut pas.
    Drakell se tourna vers Hayley, qui souriait devant la retombée de la belle contenance de leur hôte. Fini l'amateur de cigares et de brandy, terminé le dandy pédant, envolé celui qui amassait des êtres vivant comme on aligne des livres sur des étagères.
    Explique lui, toi. »

Nul doute qu'elle se ferait un petit plaisir de le lui expliquer.
#27336
    Un sourire s’était épanoui sur le visage androgyne du Simurgh, oscillant entre le plaisir furieux et la satisfaction explicite de quelqu’un qui détient le contrôle dans une conversation qui n’était qu’illustration de la lutte de pouvoir éternelle que se livraient les êtres vivants. Son regard gris se posa sur le bloc de données sur le bureau du Collectionneur, tout se trouvait dessus, toutes les informations qu’il voulait savoir, sa condition pourrait lui permettre d’intégrer très vite le bloc de données et de savoir à quel point la situation était désagréablement problématique pour lui. Mais elle ne se priverait pas du plaisir de l’annoncer au Collectionneur, c’en était trop délectable. Elle prit un ton didactique, celui du professeur qui apprenait à l’élève :

      - Cela remonte à quinze ans, à l’époque vous deviez être un fringant jeune homme plein d’ambitions. Vous commenciez à faire parler de vous, dans les ombres l’on murmurait le nom du “Collectionneur” comme de celui qui était prêt à tout pour obtenir ce qu’il souhaitait.

    Elle avait mis ses mains derrière son dos dans une posture qu’elle voulait sage et réfléchie et avait commencée à faire les cent pas autour du bureau, ne s’arrêtant que pour souffler le mot “Collectionneur” à l’oreille gauche du trafiquant d’informations. Elle reprit son cheminement, satisfaite de constater combien le criminel avait détesté la façon dont elle se conduisait.

      - Ca a dû être agréable, l’ivresse de cette puissance qui enfin commençait à vous être reconnue, n’est ce pas ? Mais je continue. C’est à cette époque que Chambers arrive sur la scène d’Impératrice Têta, mais je gage que vous n’avez pas dû le remarquer à l’époque, il ne représentait pas une vraie menace et vous aviez d’autres chats à fouetter après tout, n’est ce pas ? Le problème dans cette histoire, c’est que Chambers a entendu de parler de vous, quand on se fabrique une renommée on finit mathématiquement par attirer l’attention. Votre dossier a fini par se présenter sur son bureau, vous représentiez une menace qu’il faudrait anéantir au plus vite tant vous êtes dangereux.

    Petite pause dramatique, elle s’était arrêtée pour contempler le visage du Collectionneur, visage qui se décomposait à vue d’oeil. Elle poursuivit son chemin et son histoire :

      - Chambers a mené sa petite enquête tout en restant dans les clous. Pleins d’idéaux et d’espoir il voulait parvenir à vous coincer dans les limites des pouvoirs que la loi lui conférait mais vous vous révéliez être par trop insaisissable, vous ne jouez pas dans la même cour après tout, lui était dans la catégorie en-dessous. Dans l’entre-deux vous êtes passés à l’offensive, vous avez purement et simplement joué toutes vos cartes pour le faire basculer dans votre camp, d’abord en tentant de le soudoyer puis quand vous aviez compris que ça ne marchait pas, vous êtes passés aux menaces.

    Elle agitait sa main gauche pour appuyer son propos, ce qui avait pour effet d’accentuer la tendance professoral de son attitude et de son discours. Un professeur qui pouvait vous déchiqueter par la Force pour un mot de travers et qui semblait se délecter de l’attitude de plus en plus agitée du cyborg engoncé dans son fauteuil.

      - Le Haut Magistrat s’est senti piégé, et piégé il l’était, vous aviez trop d’influence à présent pour tenter quoi que ce soit contre vous et il ne pouvait se fier aux locaux qui pouvaient très bien se soumettre à vous et tenter quelque chose contre lui et sa famille. Mais il a finit par trouver, il a prit contact avec le Quartel, ces Hutts du Secteur Corporatif, et ces chers barons du crime lui ont proposé un marché des plus simple : leur protection et leur aide contre votre tête. Une opportunité qu’il ne pouvait pas se permettre de refuser.

    Elle s’était maintenant arrêtée en face du feu, qu’elle contemplait. Elle se sentait comme hypnotisée par les flammes qui craquaient et virvoletaient en des étincelles se consumant bien vite. C’était un des spectacles les plus agréables qu’elle avait pu voir de toute sa vie, le feu était la plus belle chose qui fût, si pure, si terrible… Le Simurgh utilisa la Force pour faire venir une boule de ces flammes dans la paume de sa main afin de sentir sa chaleur et de l’admirer de plus près. Drakell avait surement remarqué cette action, mais probablement pas le Collectionneur qui ne voyait qu’une silhouette de dos de là où il était. Si belle… Si pure… Elle continuait à se consumer sous ses yeux, s’autoalimentant grâce à la Force. Il n’y avait rien de plus esthétiquement parfait dans la galaxie…

      - Et…?
      - Ah oui, pardonnez moi. Il s’est donc naturellement servi de cet appui nouveau pour rassembler des dossiers sur le milieu du crime local, feignant de laisser tomber votre dossier pendant un moment, vous permettant de vous reposer sur vos lauriers. Il a fait coffrer un à un les pontes locales qui prenaient bien trop de place et a permit au Quartel de peu à peu récupérer les marchés laissés vacant. Ils ont prit des locaux pour assurer leurs affaires, des hommes de pailles qui n’attiserait pas votre suspicion. Ils sont déjà là maintenant, ils vous entourent comme des poignards dans l’ombre, prêt à exploiter la moindre petite erreur, la moindre petite faille…

    Elle s’arracha à la contemplation de la flamme dans ses mains pour regarder la peinture qui trônait plus haut sur la cheminée. Son ton était sec :

      - A présent que vous avez eût votre petite histoire et que toutes les preuves incriminant Chambers se trouvent sur le bloc de données sur votre bureau, il est temps de nous donner ce que nous sommes venu chercher. Où est Darth Oxious ? Comment pouvons-nous l’atteindre ?

    Ah et il faudrait qu’elle lui demande aussi pour Zann, en passant. Histoire de pouvoir reprendre sa croisade ardente dans de bonnes conditions. Personne ne voulait vraiment se voir reproduire cette sale affaire de Savrip Mantellien après tout...

#27359
Il avait laissé Hayley porter l'estocade. Le Collectionneur ne savait plus où il en était, manifestement. Il venait de se prendre en pleine tête un monolithe, et le choc était franchement rude. Lui qui misait tout sur sa capacité à obtenir des données venait d'avoir la démonstration qu'il ne pouvait tout savoir, contrairement à ce qu'il fanfaronnait. Entre les paroles du Khommite et les preuves matérielles de l'humaine, il ne pouvait plus nier. Il avait pris une leçon, la plus belle de sa vie.

Et surtout, il devait admettre que sans même qu'il ne puisse s'en rendre compte, Chambers avait mis ses affaires en mauvaise position. Les Hutts arrivaient, et si tel était le cas, il ne faudrait pas longtemps pour voir des légions d'hommes de mains et de mercenaires se mettre en recherche des hommes du Collectionneur. Bientôt, il faudrait disparaître. C'était catastrophique.

Dans une espèce d'état catatonique, il quitta son fauteuil et alla tirer un livre d'une bibliothèque. En l'ouvrant, il découvrit une cache creusée à même les pages du volume. Il en sortit un holodisque et referma le livre. Il revint vers ses deux envoyés et leur tendit le disque.


    « Ce sont toutes les données concernant votre individu. Selon les dernières informations dont je dispose, qui sont très récentes, il est emprisonné sur Kessel. »

Enfin. Enfin ils avançaient, enfin ils avaient quelque chose. Kessel. Il ne serait pas facile d'y entrer, loin de là, et encore moins d'en ressortir, mais ils savaient au moins où était Oxious. Il était peu probable qu'il ait réussi une évasion, car ils en auraient entendu parler sur les réseaux de l'Holonet. L'Empire communiquait souvent sur les événements de ce genre, qui restaient rarissimes, car ils étaient une belle occasion de déployer des effectifs armés supplémentaires, de renforcer les contrôles, d'instaurer des barrages, bref de montrer ses muscles. D'autant que les rares évadés finissaient toujours repris – ou abattus – sauf cas exceptionnel. Dans un tel cas, on étouffait rapidement l'affaire, et sinon on ne manquait pas de vanter l'efficacité des investigateurs impériaux, le courage des hommes qui avaient recapturé le fugitif, et le système impérial en général.

Kessel. Ce monde-prison était une forteresse. Ils n'avaient pas imaginé une telle éventualité, mais ils étaient maintenant forcés de le faire. Ils en discuteraient. Il leur fallait un plan pour s'y introduire, et des renseignements sur les moyens de s'en extirper.


    « Vous l'avez tué ? Chambers, vous l'avez tué ? J'imagine que non, ou bien les autorités se sont franchement ramolli.
    Non. Il est vivant. Mais il sait que vous le cherchez. Il sera rapidement protégé, et vous serez recherché. Les autorités ou les Hutts, à vous de voir le moindre mal entre les deux. »

Le Collectionneur serrait les mâchoires. Il ne pouvait pas leur en vouloir, il était passé à côté de toute l'affaire, il ne pouvait pas exiger d'eux qu'ils le sortent du pétrin. Tout tombait à l'eau Évidemment, il avait prévu d'en arriver à de telles extrémités, mais il ne s'était pas attendu à ce que cela arrive.

Drakell observa le Collectionneur. Son visage était celui d'un homme au bord du gouffre. Il avait certainement durement œuvré pour en arriver à la place qui était la sienne, et en un rien de temps il était près de tout perdre. Il était temps pour eux de le laisser à ses pensées. Il avait bien assez à faire, et eux aussi.
Le Khommite adressa un signe de tête à Hayley, signifiant qu'il était temps pour eux de se retirer. Il se dirigea ensuite vers la porte de sortie.
#27362
    Enfin ils obtenaient ce qu’ils étaient venu chercher. Des résultats à la hauteur de leurs efforts, du moins l’espérait-elle. Elle n’avait put s'empêcher de suivre l’holodisque passer de la main du Collectionneur à celle de Drakell avec un regard gourmand. Le trafiquant d’information était fini, tout dans son attitude le laissait deviner. Sa lutte s’arrêtait ici. Il avait déjà abandonné. Tant de temps passés à accumuler le pouvoir, à se tailler une position pour en arriver à là, ce moment de son existence où tout s'effondre. Cela en valait-il la peine ? La quête de pouvoir était un abîme sans fond, on s’y enfonçait toujours plus mais au final ce n’était rien de plus qu’une chute. Le fait est que le coup de grâce fût portée par l’annonce de Drakell : Chambers était bien vivant et la situation du Collectionneur se trouvait de plus en plus désespérée de minutes en minutes. Drakell adressa un signe de tête au Simurgh, lui indiquant que pour eux le temps du départ était arrivé. Mais pas encore.

    Alors que le Collectionneur s’effondrait dans son fauteuil, le Simurgh prit la parole, toujours sans détourner son regard du tableau qui trônait au-dessus de la cheminée, sa voix était ferme, la voix de quelqu’un qu’il ne valait pas mieux contrarier :


      - Une dernière requête, si vous le voulez bien. J’aimerais un cadeau de votre part : une information.

    L’autre se tourna vers elle, elle le perçut à son filet de voix, son timbre se voulait assuré, mais rien n’était plus éloignée de la réalité, elle le sentait :

      - Quand on souhaite un cadeau, on ne réclame pas, c’est le propre d’une petite fille bien élevée.

    Elle se retourna, la boule de feu toujours flottant un peu au-dessus de la paume de sa main. Elle planta son regard dans celui du cyborg qui détourna bien vite le sien, visiblement il avait perdu de sa superbe. La voix du Simurgh n’était plus qu’un murmure, un murmure aux accents provocateurs :

      - Peut-être que je n’ai jamais été une petite fille bien sage…

    Elle s’installe sur son bureau, juste à côté du Collectionneur et de son fauteuil et rapproche les flammes du visage barbu du trafiquant, croisant les jambes dans un jeu honteusement vicié.

      - Il me faut juste une piste pour un homme qui a...disons...réveillé quelques passions en moi. Un certain Tyber Zann…
      - On entends de plus en plus ce nom ces derniers temps, surtout dans les Quartiers Sud. Vos pas ne vous y auraient pas déjà conduite par le plus grand des hasard ?

    Le hasard, un concept ridicule qu’un certain Keran prisait. Une vermine qu’elle avait éliminée de l’équation.

      - Les Quartiers Sud sont agités ces derniers temps. On parle d’un Savrip Mantellien qui arracherait les bras de criminels… Vous croyez que ça a un rapport avec Zann ?

    Regard innocent. Mais il n’est pas dupe, il a bien compris où le Simurgh en voulait en venir.

      - Si vous pouviez avoir l’obligeance d’éloigner votre feu de moi, ça me permettrait de considérer les choses avec plus de facilité…
      - Oh non, je m’en voudrais de vous laisser vous relâcher…
      - D’accord ! D’accord ! Tyber Zann ! S’est toujours tenu en dehors des radars, ne fait plus de bruit depuis presque 10 ans, peut-être même plus. Beaucoup ont été surpris de l’implosion de son organisation, on suspecte qu’il a dû disparaître en laissant son organisation en plan, mais personne ne sait pourquoi…
      - Je sais tout ça… Poursuivez… Il n’y a pas le feu mon ami…
      - PLUS DE TRACES ! AUCUNE ! RIEN DE PROBANT !
      - Pas même une piste ?

    Une seconde d’hésitation, c’est ce qu’il lui fallut pour comprendre qu’il lui cachait quelque chose. De sa main libre elle le chopa par le col, l’enfonçant contre son fauteuil :

      - Parles ! Maintenant !
      - Hapès ! Il y a des activités criminelles là bas qui semblerait lié à lui ou du moins à des restes de son Consortium. Je n’ai rien de plus.

    Elle reste immobile, puis laisse un sourire un peu figé s’épanouir tandis qu’elle relâche l’homme. Elle se redresse, avance les flammes vers le visage du Collectionneur mais étouffe le feu grâce à la Force avant que le trafiquant ne s’enflamme. Ton sec, à nouveau, tandis qu’elle se retourne et s’avance en direction de la porte et du khommite qui avait observé toute la scène :

      - Je vous suggère d’oublier notre entrevue et notre affaire mon cher, vous savez à présent qu’avec moi il ne faut pas jouer avec le feu.

    Il était temps de quitter Imperatrice Teta et de s’organiser pour atteindre Oxious. Et mettre fin à des années consacrées à la vengeance.
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