L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Monde lacustre, merveille de la Nouvelle République, Naboo est partagée par les Humains et les Gungans. Il est possible de traverser la planète via son noyau grâce à d'immenses grottes sous-marines abritant des espèces uniques dans toute la galaxie.
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By Jas Gokudo
#30831
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[Centre-Ville de Theed]


« Al-Anka aurait dû me laisser sur Taris... C'est complètement débile comme soirée et je devrais être là-bas et surveiller ces merdes de Tenloss. »


Khor maugréait dans son tuxedo. Le grand gaillard accompagnait Jas Gokudo à une soirée mondaine vraisemblablement organisée par le Vigo du Cartel d'Enarc. Afin de tisser des liens avec les autres gros bonnets du Soleil Noir qui y serait probablement présents, le Cartel Tarissien avait cru bon d'y envoyer la protégée du Vigo avec un protecteur attitré en la personne de Khor Spass. Les deux étaient sortis du speeder qui les avait pris à l'astroport et grimpaient maintenant les quelques marches menant à l'entrée du palace du Vigo.

Avec une vue à couper le souffle sur le Palais royal, le bâtiment de style classique était surmonté d'une large coupole et était entouré de multiple colonnes entre lesquelles on pouvait deviner la présence d'agents de sécurité payés par le Cartel. Deux larges portes massives étaient ouvertes pour laisser les invités entrer, après avoir été identifiés par deux droïdes protocolaires argentés. Du coin de l'oeil, la Nagai identifia rapidement quelques humains endimanchés et... une Chiss! Ils étaient partout sur son chemin ceux-là!

Serrant les dents, la jeune femme ajusta son complet – elle y était allé de la formule androgyne en portant un complet noir allant parfaitement de paire avec le tuxedo de Spass – s'assura que ses cheveux noirs étaient parfaitement lissés vers l'arrière et se présenta au premier droïde.

« Gokudo, Jas Gokudo. »


Les yeux du droïde passèrent du rouge au vert et on lui fit signe qu'elle pouvait entrer, même cérémonie pour Spass qui grogna une fois qu'il mit les pieds à l'intérieur du hall. Mais quel hall! D'immenses tables dorées sur lesquelles étaient déposées des assiettes d'amuses-gueules et des coupes de champagne de Naboo, des serveurs robotisés astiqués à la perfection déambulaient pour servir les nombreux invités triés sur le volet, un ensemble classique jouait une petite musique d'ambiance dans un coin et un immense lustre surplombait le tout. Deux escaliers finement sulptés montaient vers l'étage supérieur où, accoudés à des rembardes luxueuses, d'autres invités discutaient jovialement. Le luxe était certainement au rendez-vous.

« C'est pire que tout ce que j'ai pu vivre dans le trou qu'est Taris... »


La Nagai lui servit un coup de coude aux côtés pour le ramener à l'ordre. Pas qu'elle était plus enjouée d'être ici, mais ils devaient servir les intérêts du Cartel avec honneur et ne pas se mettre à dos leur hôte en passant des commentaires du genre. Le grand Spass, ne pouvant tenir en place plus de trente secondes s'éclipsa, prétextant aller se chercher un verre. Jas, maintenant seule, se dirigea vers une table pour y prendre une coupe de champagne qu'elle porta à ses minces lèvres bleutée. Survolant la foule du regard, rien ne semblait particulièrement l'intéresser, si ce n'était cette foutue Chiss...
#30834
[4 jours auparavant]

Une quoi? Vous vous foutez de moi?

Le rouquin se tenait droit et raide comme un piquet dans le grand hall du manoir Decarpaccio. Face à lui, assise sur le canapé, la belle aux cheveux flamboyants l'observait en souriant d'un air énigmatique, ne cachant même pas l'amusement qu'elle éprouvait devant sa réaction.

Absolument pas non. Le Vigo du Cartel d'Enarc organise dans quelques jours une petite réception.
Et en quoi ça nous concerne en fait? Vous avez peut-être oublié que Naboo c'est loin d'ici ou votre affaire s'est vachement agrandie d'un coup?
Vous n'avez pas une vue d'ensemble Cain. Il souhaite montrer sa puissance à ses alliés et rivaux pour brouiller les cartes et redistribuer les alliances. C'est un bon moyen de se divertir tout en jouant de la politique vous savez.
Je vois toujours ce que ça peut nous faire miss Swole...
C'est pourtant simple. Nous allons nous y rendre pour voir un peu comment nos collègues du Sud font les choses, tâter le terrain, essayer de trouver des alliés. Ça ne peut jamais faire de mal.
C'est une perte de temps alors qu'on a déjà assez de boulot ici.
Malheureusement monsieur Cain, l'époque ou vous n'obéissiez qu'à vous-même est révolue. Si vous n'êtes pas content, vous pouvez toujours rejoindre mon regretté époux.

Il n'y avait pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que cette façon un peu cavalière de le remettre à sa place avait fortement déplu au Corellien, lequel était maintenant furieux. Mais à cheval donné... Quand le boss vous donne un ordre, vous obéissez. A fortiori quand le boss peut vous faire exécuter sans hésiter si vous allez trop loin.

Bon... Je suppose que je dois y aller pour faire plaisir? Etre vos yeux et vos oreilles ou un truc dans le genre?
Ça va de soit. Et garde du corps aussi.
Ouais ou... Pardon?
Vous avez vraiment cru que vous seriez le seul à vous amuser et profiter d'une soirée festive? Mon travail est pesant parfois, un peu de compagnie et de détente ne me fera pas de mal.
Je ne viens pas de vous entendre dire que ça allait être une soirée mortelle remplie de criminels complètement cintrés?
C'est ce qui est excitant justement, ça ajoute du piment! Vous ne vous détendez jamais Cain?
Ma conception de la détente implique l'alcool et zéro arme...
Vous apprendrez à aimer de nouvelles expériences. Ah, prévenez monsieur Valarian qu'il vient avec nous aussi. Vous ne serez pas trop de 2 pour m'accompagner, il faut savoir faire bonne figure. Et habillez-vous en conséquence tout les deux, c'est une soirée avec du gratin de la haute société.




[Le soir dit]

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Pour l'occasion, Kara s'était vêtue d'une robe vert foncée bien échancrée à l'arrière et juste assez ouverte à l'avant pour stimuler l'imagination. Le genre de robe qui disait "profite bien de la vue parce que tu n'auras jamais plus que ça". A cela s'ajoutaient les longs gants noirs, le collier qui attirait un peu plus le regard ou il fallait et les cheveux de feu bien coiffés. Elle offrait l'image même de la dame de la haute venue s'encanailler avec les mafieux de tout bords et tel était le but recherché.

Le voyage avait été relativement long, Kara ayant loué pour l'occasion un yatch de luxe pour les amener sur Naboo, 1ere classe s'il vous plait, grand luxe et tout le tintouin. Il y avait du bon à disposer de vidéos compromettantes sur les vices cachés d'un capitaine de navire, notamment quand on souhaitait réquisitionner ses services en urgence sans qu'on ne pose de question.

Naboo. Ce monde était paisible et magnifique, en harmonie parfaite avec la nature luxuriante, à un point lui rappelant la lointaine Chandrila. Le spectacle de la surface vers laquelle ils descendaient lui arracha un sourire mélancolique. Elle se souvenait d'ô combien elle avait été transportée de joie et attristée lorsqu'elle avait posé les yeux pour la dernière fois sur sa maison des années auparavant et... S'était jurée de ne plus y penser. Les regrets étaient pour les gens simples, pas pour ceux qui nourrissaient de grands projets.

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De son côté, Cain était beaucoup moins à son aise. Oh ça ne le dérangeait pas de devoir s'habiller comme s'il était un type friqué et venu de la haute, bien au contraire, s'il pouvait foutre la honte à tout ces corniauds de riches mafieux et politiciens y avait pas de problème. Mais l'idée de justement aller à une fête tenue par des cinglés de criminels riches et dénués de pitié avec leurs copains et lèches-bottes ne l'enchantait pas le moins du monde.

Depuis leur arrivée sur Naboo et durant leur trajet jusqu'à la villa privée du Vigo d'Enarc, il n'avait cessé de grommeler et pester contre à peu près tout et tout le monde. Ils n'étaient même pas encore arrivés qu'il en avait déjà marre et n'espérait qu'une chose, que ça finisse vite pour qu'ils puissent rentrer au plus vite sur Chandrila. Ian était avec lui et Kara et c'était bien la seule raison qui ne le poussait pas à envoyer se faire mettre Swole et ses ordres et tant pis pour les conséquences.

Bordel j'arrive pas à croire que j'ai accepté de vous suivre Swole.
Comme si vous aviez eu le choix.
Comment tu fait pour tenir le coup Ian? T'as l'air totalement à ton aise, très calme, très pro.
Notre ami est plein de ressources, vous devriez prendre exemple sur lui Ciaphas. Au fait, j'imagine que votre affaire avec Snoll se passe bien? C'est une affaire très chère à mon coeur et il me déplairait d'apprendre que vous n'arrivez à rien...

Le trio, après la petite discussion précédemment contée, resta dans le silence, les 2 hommes encadrant leur patronne à un mètre de distance respectueuse pour bien montrer qui dirigeait. Chacun d'eux était armé d'un pistolet blaster de son choix, guère plus. Swole les avait prévenus qu'ils pouvaient venir armés mais que leur armement ne pourrait pas être trop visible. Question de convenances et d'étiquette vous comprenez, il faut rester poli et respectueux, pas naïf.

L'entrée de la villa était gardée par 2 droides qui vérifiaient les identités. Kara et ses 2 laquais se présentèrent chacun.

Kara Swole, Ciaphas Cain et Ian Valarian. Ces deux-là sont mes cavaliers pour la soirée.

Si les nombreux gardes et agents de sécurité privé du Vigo étaient visibles partout avec leurs costumes et lunettes noires, il n'affichaient aucune hostilité particulière. En tout cas la propriété du maître des lieux était véritablement magnifique, il se refusait rien le bougre. C'était à ça que ressemblait la vie d'un seigneur du crime? Amasser du fric et le jeter par les fenêtres sans y penser? Surement que c'était fun pour tout ces individus.

Cain eut la surprise de voir parmi les nombreux convives à l'entrée de la villa proprement dite une Chiss. Et cette Chiss, il était quasiment sûr de la connaître. Il avait un peu de mal à détailler son visage parce qu'elle lui tournait le dos mais pour le peu qu'il en voyait... Quand leur trio passa à côté, il croisa son regard de manière fugitive et ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux par étonnement. La Chiss qui avait sauvé sa protégée et fait partie quelque temps de sa bande du Rêve!

Fallait croire qu'il y avait moyen de finalement s'amuser à cette soirée, surtout si on lui réservait d'autres surprises dans le genre. Ils entrèrent finalement à l'intérieur dans le grand hall et c'était encore plus opulent qu'il s'y était attendu. Kara semblait perdue dans la contemplation de l'endroit, peut-être comparait-elle avec son propre manoir luxueux.

Bien, il est temps. Ian, Ciaphas, mêlez-vous aux invités. Observez, écoutez, discutez. Ne baissez pas votre garde et ne relâchez pas votre vigilance, nous sommes à présent officiellement dans un nid de vipères. Ici, chaque mot et geste pourra et sera interprété, jugé. Ne vous perdez pas de vue l'un l'autre, et moi par la même occasion, autant que possible... Et n'oubliez pas de profiter de la soirée!

Elle avait fini ses ordres sur cette déclaration d'une voix véritablement enchantée, comme si elle sentait dans son élément ici! Les deux hommes échangèrent un regard qui en disait long sur ce qu'ils pensaient de toute cette histoire avant de se séparer. Cain pour sa part, choisit d'aller directement se servir un verre de champagne serennien à l'une des nombreuses tables tandis que Kara semblait évoluer sans but à travers les différents groupes.

En vérité elle cherchait à s'approcher de la Nagai entrevue quelques minutes plus tôt et son cavalier. Elle leur adressa l'un de ses plus beaux sourires, un verre à la main qu'elle n'avait même pas commencé à vider.

Tarissien?
#30842

Sérieusement chef, on peut pas se barrer ? On s'trouve un rade bien sympa, quelques bin...

Canna, encore un mot et je vous fais transporter des banthas à vie.
J'me demande si j'préfèrerais pas ça à m'trimballer dans z'une foutue robe de ...


Leene n'avait clairement pas l'intention de laisser passer une opportunité pareille. Dans son registre très particulier, les Vigos, tous criminels qu'ils étaient, se classaient dans le haut du panier. Ceux qui cultivaient le raffinement et l'élégance sans tomber dans le luxe tapageur qui la répugnait méritaient toute son attention. Une soirée présentant autant d'opportunités dans un cadre aussi idyllique la fascinait.

Aussi, après quelques manœuvres dont elle avait le secret, était elle parvenue à se faire inviter. C'était peu dire qu'elle était satisfaite d'elle même, car ce palais, ce milieu, n'étaient pas sans lui rappeler les soirées mondaines de sa vie d'avant, où les apparences régnaient pour mieux dissimuler la triste vérité des agissements des invités. Ce mélange de classe et de décadence était un cocktail enivrant pour elle qui en était privée depuis si longtemps.

Il n'était cependant pas question de se laisser enivrer par les apparences et en habituée des coups fourrées, Leene avait tenu à venir accompagnée. Canna avait eut beau jurer et tempêter, sans que l'on sache exactement si c'était la perspective de rentrer dans une robe de soirée ou celle de se mêler à la haute qui l'effrayait le plus. Leene avait été intraitable, tout au plus lui faisait elle grâce des talons hauts, davantage pour s'assurer d'un garde du corps opérationnel que par pitié pour les pieds de son employée. Elle l'avait en revanche ménagée sur les fioritures, se contentant de l'habiller d'une étoffe noire près du corps mais sans extravagances, suffisamment courte pour que l'on s'émerveille des jambes fines de la corellienne et que l'on en oublie ses épaules carrées et ses balafres. S'aurait été faire injure à Canna de la traiter de laide pour autant et force était de constater que sa silhouette athlétique ne déparait pas en pareille occasion, même si elle était manifestement autant à l'aise qu'une twi'lek dans un estomac de rancor. Elle portait un des innombrables sacs de soirée de Leene qui abritait son DL-44 et crispait nerveusement ses mains dessus, lorsqu'elle n'était pas occupée à tapoter son brushing parfait, qui la perturbait tout autant.

La pilote s'effaçait toutefois devant sa patronne. Leene avait autrement moins froid aux yeux et elle savait se faire centre de l'attention lorsque l'occasion se présentait. Moulée dans une robe rouge vif au dos complètement dénudé, s'arrêtant au creux de ses reins en flirtant savamment avec l'indécence, la jeune blonde était juchée sur des talons d'une hauteur déraisonnable qui paraissaient conçu pour briser des chevilles et disloquer des genoux. Elle chaloupait avec une aisance irréelle, portant une minuscule pochette qui contenait son petit blaster démonté, divers flacons essentiels et son tube de rouge à lèvre fétiche. Ses yeux bleus rehaussés par un maquillage maitrisé riaient déjà de cette soirée, de ce retour dans ce monde qu'elle adorait et dont elle maitrisait les codes.




Leene Halcard. Ma compagne, Canna Donnos.

Il était heureux que ces portiers ne soient que des droïdes programmés pour une tâche bien précise, car un être vivant aurait remarqué sans peine que la plus petite des deux femmes était brusquement devenue rouge pivoine et présentait des signes caractéristiques d'hyperventilation. Leene l'entraina dans le grand hall sans plus attendre et intercepta le premier serveur qui se présentait, lui subtilisant deux coupes de champagne. Elle en fourra une de force entre les mains de sa pilote.

Chef z'allez m'tuer là. Y a pas de la bière ?
Décoincez vous un peu très chère... On se méfie toujours moins d'une amante que d'une tueuse. Avalez votre coupe, mais surveillez votre consommation. Je tiens à vous garder lucide pour cette soirée.

Les yeux pétillants devant le spectacle enchanteur du palais, de ce lustre massif et de ces richissimes invités, Leene était d'excellente humeur. Rien de tel que d'être entourée de tueurs, de puissants et de jaloux lorsque l'on resplendissait dans une robe sublime et que l'alcool coulait à flot, déliait les langues et ouvrait les coffres !

Amusez vous Canna! Je ne sais pas ce qui vous amuse, mais vous avez d'excellents alcools à volonté, des individus en tout genre dont la moitié vous dévorent déjà des yeux. Bien sûr, la plupart d'entre eux sont les pires crapules et le reste veulent le devenir. Je vous demande juste de rester assez sobre pour être capable de me défendre.

La corellienne n'avait pas l'air convaincue, mais Leene trinqua joyeusement et s'avança, déambula jusqu'au centre de la pièce, laissant ses yeux flotter dans la foule, accrocher les regards juste assez pour retenir l'attention, avant de dériver vers d'autres horizons. Elle avait le sourire aux lèvres et le port altier
#30851
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Maya regardait les articles s’accumulaient sur l’Holonet. Deux joueurs après la présentation de loi financière par Alayna, les quotidiens coloniaux encensaient la jeune fille. Pour beaucoup, elle était apparue en réelle héritière de la Prima. Capable de combattre le complot et allant chercher dans sa douleur sa plus grande force, à la manière de sa mère adoptive. Seule, elle avait présenté et fait voter un projet de loi important pour la survie de la Confédération. Cette apparition seule en plein cœur de la tempête du Fakegate l’avait rendu incontournable pour l’avenir de la nation. Ceux qui avait voulu déstabiliser le pouvoir avait bien faillit arriver à leur finalité, mais en lieu et place d’un écroulement, il avait entamé une ascension. Bien malgré elle, la Chandrillienne avait conquis les cœurs et acquis une influence notable sur l’Assemblée Pleinière. Elle apparaissait à présent comme la seule capable d’incarner l’avenir.

La Princesse de Chandrila eut un rictus. Loin de détruire son pouvoir, le Fakegate avait accentué son influence et celle de sa fille sur la Confédération. Et bien que le séisme est gravement ébranlé le nouvel état, la Prima savait qu’il s’en remettrait. La nation qu’elle avait créée survivrait à cette attaque ainsi qu’à celles qui viendraient ensuite. Et elle n’en ressortirait que plus forte et plus unie.

La Prima passa à la lecture des messages qui lui parvenait de toute part. Des comptes rendus de commissions, des rapports d’études, des doléances et des invitations à des cérémonies plus pompeuses les unes que les autres. Mais au milieu de ces messages alliant sérieux et ennuis, une information plus étonnante c’était glisser. La Chandrillienne la passa avant de revenir dessus. Une invitation à une soirée de fin d’année. Ce n’était pas la seule fête à vouloir s’attirer la présence la Prima pour le passage à la nouvelle année galactique. Mais cette fête-là avait quelque chose de particulier. Non seulement, elle se tenait sur Naboo, planète à la douceur de vie inoubliable, mais elle était qui plus est organisé par quelqu’un de peu recommandable. Un homme d’affaire influent à l’échelle de la planète mais visiblement affilié à des milieux mafieux. Se rendre à pareille invitation semblait être une mauvaise idée de prime abord. Mais en y réfléchissant, il était aisé de constater que l’offre était alléchante. Les soirées organisées par la pègre faisaient partie des plus intéressantes. On y rencontrer les membres de réseau souterrain parfois utile, des gens influents, et surtout, des personnes ambitieuse prête à tout pour réussir. Des sénateurs prêt à trahir pour un peu de pouvoir, des hommes d’affaires qui vendraient leur mère pour un peu de richesse ou bien des êtres communs prêt à l’impossible pour la gloire. Ces personnes étaient toute des cibles faciles. Des volontés qui devenaient en présence d’un puissant de simples pions jetables. Jetables mais précieux pour les plans qui occupaient l’esprit de la Princesse.

Quelques heures plus tard, la jeune avait retrouvé les deux femmes qui représentaient tout pour elle. Son héritière, sa fille. Sa seconde, sa meilleure amie. L’heure était à une petite collation dans l’un des salons du Palais et à la relecture de discours pour l’assemblée plénière de la Confédération. Le trio venait d’achever l’une des prises de parole lorsque Maya aborda le sujet.


« Aurore, as-tu reçu l’invitation pour la fin d’année sur Naboo ? »
« Tu parles de celle envoyé par un mafieux qui espère attirer la Prima de la Confédération ? »
« Celle-là même. »
« Je vois…et étrangement, je pressens que tu souhaites t’y rendre ? »
« Je ne peux rien te cacher. Ce serait une occasion de rencontrer une nouvelle génération d’ambitieux qui pourrait servir nos projets. Faire un peu connaissance avec les réseaux de l’ombre. Et puis les fêtes de ce milieu, ça vaut généralement le détour. Ca nous rappellera un peu notre jeunesse, n’est-ce pas ? »
« Je vois, je vois… »
« Aurore…je t’ai connu un peu plus festive. »
« Nous laisserions les Colonies seules ? »
« Le temps d’une nuit, la Confédération se passera de nous. »
« Bien d’accord…Ca peux être utile, et l’on peut peut-être s’amuser. Et toi Alayna ? »
« Une fête ? Je viendrai avec vous, je ne peux pas rater ça ! »








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Le Rêve de Liberté était enfin arrivé sur Chandrila. Une entrevue diplomatique avait été arrangée avec les autorités locales pour servir de couverture au déplacement des responsables de la confédération. Quand l’heure arriva, les trois femmes quittèrent l’hôtel luxueux où elle avait fait halte pour se rendre à la fête de la nouvelle année.

« Donc nous devons repérer des...cibles ? »
« C’est un peu ça. Il y aura à cette soirée des personnes qui seront là par opportunisme. Pour ce faire connaitre, pour gagner de l’argent ou bien du pouvoir. Certains peuvent se révéler utiles. Le plus dur est peut-être de savoir si la personne peut servir nos projets ou non. »
« Ce n’est pas se servir des gens ? »
« Alayna…Se servir des gens, les manipuler, c’est ce que Kilbon et Cryus ont fait avec toi. Nous, nous allons échanger de bons procédés. Ceux qui veulent l’argent auront l’argent. Ce qui souhaite le pouvoir l’obtiendront. Bien sûr, nous ne révèlerons pas notre objectif à ses gens. Et bien la plupart nous servirons sans le savoir. Oui, nous nous servirons d’eux pour garantir notre projet commun. Il faut parfois être capable de chose peu…éthique. Mais nous ne détruirons pas ses personnes. Elles s’en sortiront grandit. »

Le groupe arriva bientôt au Palais du Vigo. Le lieu où devait se tenir les festivités. Un bâtiment imposant, offrant une vue majestueuse sur la cité. La bâtisse en elle-même frôler le monument, tant son architecture classique Naboo avait de quoi impressionner.


« Alayna…Comme tu t’en doute, tout le monde ici ne sera pas forcement galant, sympathique…et clairement, pas honnête. Ne fais confiance à personne. N’oublie pas qui tu es, et qui tu es voué à être. Ne te laisse pas déstabiliser. Ne quitte jamais ton sabre et ton comlink. Mais surtout, profites de la soirée. Entraîne toi à prendre l’ascendant sur les autres, trouves des cibles, mais par-dessus tout, amuses toi. La politique t’a déjà vampirisé une partie de ta jeunesse, alors ce soir, vies ta vie avant tout. »

La jeune fille approuva d’un hochement de tête, souriant franchement à sa mère adoptive. Les jeunes femmes passèrent alors la grande porte qui donnait sur le domaine.


AC/DC - Highway to Hell


Maya avait été la première a passé les droides et à arriver dans la fête. Elle portait une longue robe blanche, soulignant ses formes tout en restant stricte. Le tissus et la justesse de la coupe, ainsi que la finesse des dentelles, ne laissait aucun doute sur la luxure de la tenue. Juste derrière elle, Alayna habillé tout de vert avait opté pour une robe plus courte et plus jeune. Rien d’osé, juste une tenue dans l’air du temps. Quant à la Haute Ministre de Chandrila, elle portait peut être la tenue la plus remarquable du groupe. La plus remarqué assurément. Une longue robe blanche qui était ouvert par un large décolleté descendant sous la poitrine et s’achevant par un nœud noire. Les trois femmes s’arrêtèrent quelque pas plus loin, afin de dresser un rapide bilan des présences. Une chiss, ainsi de nombreux hommes et femmes étaient déjà là. Rapidement, un serveur vint apporter trois coupes aux nouvelles arrivantes.

« A ce retour dans le passé ! »
« A ce retour dans notre passé, et à la préparation de ton avenir Alayna ! »

Les trois femmes trinquèrent et regardèrent autour d’elle. Cette soirée était pleine de promesse. Des opportunités d’achever leur projet, mais également de nombreuses possibilités de s’amuser et de vivre un instant mémorable. Une fête aussi mémorable que celle que Maya et Aurore avait connue à l’âge d’Alayna. Un passé qui les hantés toujours et qui avait construit leur présent. Ce soir, c’était l’avenir de la jeune héritière qui était à écrire. Et avec le sien, celui d’une catastrophe à venir.
#30854
Depuis son entrée au service du Soleil Noir, il avait pu accomplir des missions variées pour le compte de miss Swole. S’il serait attendu à intégrer cette organisation il y a de cela quelques mois, il aurait cru à une mauvaise blague. Être freelance lui avait plu un certain temps, plusieurs années à vrai dire. Cela avait été agréable de ne dépendre de personne, de travailler quand il le voulait, effectuer des contrats pour qui il le souhaitait, bref on pouvait dire que c’était la liberté pour lui. Mais la liberté avait pu le mener à la précarité à certains moments, pendant de courts laps de temps, certes. Cependant Ian mordait la vie à pleines dents et n’était pas regardant à la dépense, il ne faisait jamais ses comptes et finissait parfois le mois sans un sous. Mais ça, c’était avant. Il était bien plus prudent et sérieux aujourd’hui. De plus il avait une certaine sécurité de l’emploi, si on pouvait appeler ça comme ça… C’était la première fois, depuis qu’il avait quitté l’armée impériale, qu’il bénéficiait d’un salaire mensuel, ça lui faisait du bien dans un certain sens. Il pouvait gérer plus aisément ses dépenses, mettre des crédits de côté,etc… Bref c’était un peu une nouvelle vie pour lui et tout cela, il le devait à la mort de Decarpaccio et à Ciaphas également. Il n’en serait pas arrivé là sans lui.

D’ailleurs en parlant de son compagnon d’arme, il reçut un message de Ciaphas. Ce dernier l’informa que miss Swole souhaitait être accompagné par le binôme afin de se rendre à une sauterie organisée par un autre cartel sur Naboo. Une soirée où il y aurait probablement tout le gratin de la haute société, des criminels à foison et des personnes intéressées par la richesse, ainsi que le pouvoir. Il ne conaissait pas les intentions de sa patronne, mais c’était probablement une bonne occasion pour elle de nouer des liens, créer des alliances, signer des contrats. Enfin, il n’était pas dans sa tête, mais une personne de sa stature avait souvent un plan bien établi, sous quoi elle ne prendrait pas la peine de se déplacer. La veuve leur avait montré qu’elle était bien ambitieuse lors de leur intégration dans l’organisation, enfin c’était normal, elle était Vigo de son cartel après tout.

Les ordres étaient les ordres, il décrocha un costume flambant neuf du placard, prépara ses affaires et alla rejoindre son collègue, ainsi que son employeur, pour monter à bord du yatch de luxe. Direction Naboo ! Il n’avait jamais eu l’occasion de s’y rendre et profita du voyage pour se renseigner un peu sur la planète. La description amenait à croire qu’une végétation luxuriante recouvrait la planète et que les paysages étaient splendides. S’il avait un peu de temps, il irait constater ça par lui-même, ça pouvait peut-être lui permettre de se changer les idées. Ian ne voulait pas désobéir aux ordres et se changea pour arborer un beau costume deux pièces avec une chemise et une cravate blanche. Le vétéran était plutôt élégant dans cette tenue, il fit en sorte de dissimuler un blaster sous un de ses vêtements, sa mission était tout de même de protéger miss Swole, il ne fallait pas l’oublier.

Avec le coup du restaurant, Irith et grâce à d’autres contrats, Ian commençait à avoir l’habitude des endroits où le luxe était affiché de manière extravagante. Puis encore une fois, il n’était pas là pour le plaisir normalement, il le faisait, car c’était les ordres, à point c’est tout. Ciaphas semblait plus réticent que lui, cela c’était déjà ressenti dans son message. Quand il demanda à Ian comment il faisait pour être si naturel, ce dernier haussa les épaules pour montrer que c’était naturel et lui répondit :

«- Il faut paraître naturel, comme si tu baignais dans ton élément, Ciaphas. C’est un moyen de ne pas te faire remarquer et de te fondre dans la masse. Si tu n’y arrives pas, inventes-toi un personnage, j’ai commencé comme ça à mes débuts. Si tu parais nerveux ou autre, tu risques de te faire remarquer d’une manière ou d’une autre. »

Sa patronne souhaitait savoir comment cela se passait avec la ministre Snoll, cela bloqua quelque peu Ian. Que pouvait-il lui répondre ? Ce n’était pas une parfaite réussite, sans être un échec, il y aurait encore du chemin à faire, c’était certain, ce n’était pas gagné. Il répondit donc dans un soupir :

« Mieux que je ne l’aurais pensé. Je sais à quel point cette mission est importante, je ferais en sorte de ne pas vous décevoir, miss Swole. »

Ian préféré noyer le poisson, plutôt que lui donner quelque chose de concret. Seul l’avenir permettra de savoir s’il arrivait à ce que la haute-ministre devienne un contact du Cartel, tel était son objectif. En tout cas, il y avait un sacré paquet de gardes, pas étonnant avec tout le beau monde qui était attendu. Ian serait prudent pour qu’il n’arrive rien à la Vigo. Cette dernière donna leur invitation, ce qui leur permit de pénétrer à l’intérieur du Palais. Il n’était pas les premiers arrivés, il y avait des représentants de différentes espèces dont une Chis… Une chiss qu’il n’eut pas de mal à reconnaître, il l’avait croisé sur Irith ! Quelle drôle de coïncidence… Il détourna le visage lorsqu’elle sembla regarder dans sa direction. L’avait-elle reconnue ? Probable. Et mince ! Pour une fois, est-ce que tout pouvait se passer normalement, sans anicroche ? Bon il devrait peut-être mettre les choses au clair pendant la soirée avec elle…

La patronne leur donna quelques conseils pour que tout se passe bien et leur demanda également de profiter. Ian se demandait bien comment il pourrait éprouver du plaisir à participer à cette mascarade. Le binôme se sépara, chacun naviguant à travers les différents petits groupes qui s’étaient formés. Le pourfendeur s’arrêtait de temps à autre, avant de changer de place, tout en maintenant un œil vigilant sur Kara. Alors qu’il était en train de marcher pour aller se chercher une coupe de champagne, les portes s’ouvrirent à nouveau et il regarda dans leur direction. Un trio de trois femmes venait de faire son entrée. Et pas n’importe quel trio ! La Prima, sa fille adoptive et la haute-ministre en personne. Elles étaient toutes les trois en beauté, mais la haute-ministre, elle… Y-avait-il un échelon au dessus de « beauté divine » ? Perturbé, il continua à la regarder, quelque peu fasciné. Elle ne semblait pas l’avoir remarqué. Peut-être devrait-il aller la saluer… Il ne regardait pas où il allait et percuta de front un serveur. Ian chancela, mais réussit à retrouver son équilibre. Ce n’était pas le cas du deuxième individu qui se retrouvait le cul par terre. Ne souhaitant pas attirer davantage d’attention sur l’accident, l’ancien commando retrouva ses esprits, prit un air confus et proposa sa main pour qu’il se relève.

« Vous allez bien ? Rien de cassé ? Vous devriez faire un peu plus attention. Je sais que ça doit être la course pour vous, mais ce n’est pas la peine de foncer comme ça dans les invités… Enfin bon, plus de peur que de mal comme on dit. Bon courage pour le service ! » termina Ian avec deux tapes dans le dos pour lui faire comprendre qu’il fallait mieux en rester là.

L’ex-impérial se retourna en la direction de la porte où son petit accident semblait avoir été remarqué par la trio, bon il savait ce qu’il lui restait à faire désormais. Passant ses mains sur son costume pour s’assurer qu’il n’y avait pas trop de plis, il se dirigea vers les trois femmes, sourire cordiale aux lèvres, il salua tout d’abord la prima en s’inclinant respectueusement. Elle tendit sa main et y déposa un baiser.

« Votre altesse. ». Ian salua ensuite de la même manière la plus jeune du trio : « Votre excellence. ». Puis vint le tour de miss Snoll, il s’inclina plus amplement et déposa un baiser sur sa main en ajoutant. « Madame la haute-ministre. ».En se redressant, il la fixa droit dans les yeux, d’un regard profond et perçant, son sourire s’élargit davantage. « Vous êtes très élégante, madame la haute-ministre, cette robe vous va à ravir. Vous risquez de faire bien des envieuses parmi les conviées... ».Ne voulant paraître pour un mauvais homme auprès des deux autres femmes qui l’accompagnaient en ne complimentant que la ministre, il s’excusa : « Vous l’êtes également, votre altesse et votre excellence, je ne veux pas paraître grossier ou irrespectueux »


Modifié en dernier par Ian Valarian le dim. 24 déc. 2017 20:33, modifié 1 fois.
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By Ariès
#30857
Pourquoi faut-il que les individus cèdent toujours sous l'appât du gain ? L'envie de se remplir les poches est-elle inévitable ? Est-elle insatiable ?
Rien que l'objectif de sa mission lui donnait le "sourire au lèvres", alors comme ça un officier en plein milieu de sa carrière qui ma foi était assez brillante.
Avait décidé de ruiner ses efforts en espérant avoir quelques "amis" lors d'une fête orchestré par le Vigo du Cartel d'Enarc, sans rajouter son envie irrésistible de gagner plus de crédit que la solde que lui offre son rang.

Grave Erreur petit officier..hélas pour toi ce sera ton unique et dernière erreur !

Désespérant...tant d'effort mit au service de l'Empire pour finir destitué de son grade, surement renvoyé avec en bonus un séjour dans la prison Impérial à moins qu'il ait des travaux d'intérêt généraux.
Dans tout les cas, notre petit officier aura tout le temps de réfléchir à l'énorme erreur qu'il allait commettre.
Pour cette mission rien de bien spéciale, espionner l'individu en question, savoir ce qu'il désire, savoir avec qui il entretien une relation "amicale" et enfin le ramener au pays afin d'y être juger.

Simple et rapide à la seul exception prêt que la fête soit organisée par un Vigo influant et loin d'être petit.
De plus se banquet ramènera d'autres membres de Gang, d'autres malfrats, d'autres personnes qui vaux mieux ne pas fréquenter...bref tout le gratin des gens qui trempent de prêt ou de loin à des affaires louches et loin d'être légal...

Bien évidement pour une parfaite discrétion, la tenue adéquate est exigée et le nombre d'arme est limité.
Les blaster sont trop voyant, les armes blanches beaucoup moins, plus faciles à dissimuler... et bien plus mortels.
Sans oublier le datapad haut de gamme qui permet de faire un enregistrement audio et vidéo, de quoi apporter des preuves concrètes lorsque l'officier tentera de se défendre.
Il sera fait comme un rat...

Mais autant être franc avec soi même, cette mission ne lui plaisait pas.... Mais dans ce genre de métier vous n'avez pas votre mot à dire. Il faut marcher au pas et surtout droit.

_____________________________________________________________________________________



La vitesse de croisière du speeder ralentissait petit à petit permettant à l'Agente de contempler le Palais Royal.
Elle avait déjà vécu cela auparavant sur Têta, qu'importe cela n'était plus que de l'histoire ancienne.
Plus de ventre noué par le stress, plus de regard fixé sur elle, plus de peur juste de la froideur sans une once de faiblesse.
Le métier avait fini par rentrer après quelques missions quelques peu rocambolesque et une erreur ...
Le grincement métallique du véhicule venait de l'informer qu'il s'était arrêté, lâchant une poignée de Crédit au chauffeur pour payer le trajet. Le taxi continua sa petite route tranquillement vagabondant dans le centre-ville à la recherche d'un autre client.

L'extérieur du monument était à vous en décrocher la mâchoire pourtant malgré ce style architectural des plus remarquables, la Chiss n'osa pas un seul sourcil. Elle avait déjà vue des Palais, celui du Roi Fanrel Kheto où elle avait travaillé en tant que secrétaire et autant dire que la bâtisse du Vigo n'arrivait pas à la cheville du prodigieux monument qui trônait au centre de Têta. Cette conclusion était ma foi quelque peu erroné par l'orgueil Impérial, il est toujours plus difficile d'admettre la beauté d'un bâtiment quand celui-ci rivalise avec un palais Impérial.

La file se faisait courte par chance, le petit monde n'allait pas tarder à affluer et inonder le devant du Palais dans un ras de marais bouillonnant.
Regardant à droite à gauche, l'agente remarqua les gardes de sécurité, ils étaient nombreux ... trop nombreux. Après tout le maître des lieux ne pouvait se permettre de prendre le risque de voir sa si brillante réputation être émoussé par un quelconque drame.

Elle déclina "son" identité d'une voix cristalline et sans aucun accro, tendant son datapad en direction du robot afin de lui montrer son invitation.

Le droïde posa une simple question vérifiant l'identité de l'agente.

Taniah Jones ?


Madame Jones... Oui c'est exact


Bien évidement le classique contrôle d'identité, les deux droïdes vérifièrent l'identité d'Ariès sans rien déceler quoi que ce soit. Dieu merci les couvertures que vous donne les Renseignements Impériaux sont diablement efficaces. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'identité de notre petite Impérial ne changea pas ; du moins elle avait déjà incarné se rôle sur une planète sous le joug du Cartel, un planète des plus répugnantes ... Irith, que ne mauvais souvenir.

Les yeux du droïde devenus verts indiquant à la jeune que tout était en règle, marchant d'un pas assuré la silhouette bleu se dirigea vers le hall.
Tandis qu'elle se retournait brièvement pour s'écarter et laisser la place à la personne suivante, elle croisa brièvement le regard d'un individu.
Elle l'avait déjà croiser, un arrière gout amer lui revint à l'esprit. Un gout de déception et d'échec, le regard se faisait plus froid, moins accueillant.

Elle se murmura quelque chose à elle même, comme si elle voulait se prouvait à elle même qu'elle venait de voir la personne qu'elle pensait.

Je rêve ou ... ce ne serait pas...ça sent pas bon... autant éviter de croiser sa route...


Si un mot avait le pouvoir de décrire ce lieu ce serait "démentiel", là-bas tout était dantesque. D'immenses buffets à s'en exploser la panse, des alcools aux prix à vous en faire tomber les bras. Cette endroit puait le luxe, une odeur enivrante certes mais par la Chiss qui resta impassible devant se décor à en faire jalouser plus d'un.

A peine eut-elle le temps d'observer les alentours qu'un droïde serveur immaculé s'approcha de notre agente un plateau en argent remplit de soucoupe de champagne.
Sans aucune hésitation Ariès prit la coupelle du bout de ses doigts, elle trempa le bout de ses lèvres dans se breuvage surement hors de prix...Pas mauvais, loin de là, il était excellent même.
L'Impériale était parfaite camouflé dans la foule, seule sa couleur de peau un peu trop apparente et trop "rare" trahissaient cette discrétion.

Ariès était parée d'une robe des plus sommaires.



Avec cet accoutrement des plus courants, elle était sur de ne pas attirer les regards du moins pas autant que sur Têta.
Une robe noir arrivant légèrement au dessus des genoux, laissant les bras découverts jusqu'aux épaules.
Une tenue quelque peu moulante sans trop accentuer les formes pour autant, une robe tout ce qui a de plus normal.
Du rouge à lèvre bleu abyssale, du verni à ongles de la teinte, un peu de phare à paupières violet déposé avec parcimonie pour finir par une chevelure impeccablement coiffée.
Son physique jouerait forcément en sa défaveur mais elle saurait se défendre en cas de problème ; et puis elle n'était pas venue non armée.
Une vibrolame dissimulée au niveau de la cuisse gauche attendait patiemment d'être planté dans la gorge de quelqu'un.

A la recherche de se petit officier un peu trop désireux d'avoir des contacts un peu partout et surtout d'avoir une opportunité de se remplir les poches. La Chiss se mit à déambuler dans le hall un verre de champagne à la main, ses yeux couleur rubis à l'affut du moindre problème.
Un second visage familier, apparu à une dizaine de mètres d'elle... Elle croyait halluciner, deux individus rencontrés en mission.

Ce n'était pas son jour de chance, sa mission allait sérieusement se compliquer.
L'un la connaissait sous l'identité d'une malfrat si sa mémoire était bonne et l'autre sous l'identité de Miss Jhones une femme mariée à un commerçant riche qui n'était autre que le très "souriant" Pèlerin...
L'agente commençait à faire la grimace tandis qu'elle tentait de garder son calme.

Bon sang... Dites moi que c'est un rêve ... La mission ne se présente pas du tout comme prévue ... maudit humain ... Vous n'êtes bon qu'à me mettre des bâtons dans les roues ...


Dans se genre, de situation il faut se poser et réfléchir à un plan... Son cerveau commençait à bouillonner, essayant de trouver une solution à se problème très épineux.
Le hall devenait un vrai champ de mine, il fallait habilement jouer afin d'éviter la présence de "Jack" ainsi que celle du Capitaine Cain...
De plus au vue du public qui était dans le hall il était clair cet endroit était un vrai nid à vipère un seul faux pas et vous êtes condamnés...De quoi accentuer la prudence d'Ariès...
#30885
    Quelque part ...

    L’acheteuse reposa le fusil blaster dans la caisse dont il provenait, portant sur l’Humain un regard désapprobateur.

      « Alors ça non plus, ça ne convient pas … ? »

    Il affichait un air ahuri. La Mirialan ne broncha pas, attendant la suite.

      « Mais je vous ai tout déballé. »

    En effet, le trio était entouré de containers aux formats variés, il les désigna d’un ample mouvement de bras.

      « C’est insuffisant. »

    Le verdict était tombé. L’autre écarquilla les yeux.

      « Insuffisant ? Pour qui tu te prends, sal…
      Ferme-la ! »

    La Sith darda un regard inquisiteur vers l’importun, sans relever l’insulte. D’un geste nonchalant de la main, elle dissipa le malentendu.

      « Je m’offrirai les services de quelqu’un d’autre. »

    Elle fit demi tour et d’un pas décidé, se dirigea vers la sortie. La supplique du trafiquant la stoppa sur le pas de la porte.

      « Attendez ! »

    Elle jeta un coup d’œil par dessus son épaule, haussant un sourcil.

      « J’ai un contact qui, lui, aura ce que vous cherchez. Je peux vous le présenter. »

    De nouveau, Darth Ranath se tourna vers son interlocuteur.

      « Mais ça ne sera pas gratuit. »

    L’Humain dévoila un sourire sans équivoque. L’autre ricanait discrètement. L’esprit de la Sith fondit sur celui de l’idiot, il s'immisça au-delà des sens, saturant l’ouïe et la vue, imposant son ordre comme était capable de le faire Isabo. L’Humain ne voyait plus que la Mirialan, n’entendait plus que sa voix.

      « Je paie après … »

    L’idiot tendit la main en avant, comme pour saisir un objet invisible. Il articula quelques mots en un soupir.

      « Il sera sur Naboo, la fête du Vigo, vous serez invitée … »

    Elle le lâcha, il inspira profondément, ouvrant grand les yeux. Elle avait disparu.






    Quelques jours plus tard, Darth Ranath donnait rendez-vous à son apprentie sur Naboo, elle lui fournit une adresse et un horaire. L’adresse en question était celle d’un hôtel, Varadesh s’y présenta dans les temps. Suivant les indications de son maître, qui étaient sans appel, elle grimpa au deuxième étage et pénétra dans la chambre 27. La Mirialan l’y attendait, debout, plantée au milieu de la pièce.

    Dès que la gamine eut refermé la porte, Ranath s’avança, et sans crier gare, dégaina son sabre. La lame fusa vers la Pantoran qui esquiva la première attaque.Le maître se saisit de sa seconde arme, elle jouait de ses deux lames pour forcer son apprentie à dégainer enfin à son tour. Le pourpre de la lame jaillit avec force, s’opposant à ses deux comparses. Après quelques échanges gentillets, la Mirialan en vint à des assauts plus violents, déstabilisant la gamine. Elle profita d’une ouverture pour se glisser près d’elle, et lui asséner un brutal coup d’épaule. Dans le même temps, elle frappa du pommeau de son sabre le poignet de Varadesh, forçant l’ouverture du poing et la libération de l’arme tant désirée. Une nouvelle bousculade, et son adversaire était au sol.

    Ranath éteignit ses lames pour grouper les deux sabres dans la main gauche, tandis que de la droite, elle attirait à elle le sabre de Varadesh. Celle-ci voulut protester, mais la Mirialan lui fit signe de ne rien en faire. Le maître inspecta la poignée de l’arme, vérifia les joints, le serrage des éléments ainsi que leur alignement. Enfin, d’une main, elle l’alluma. L’éclat de la lame était parfait. Elle la fit danser devant elle. Son chant, aux oreilles de Ranath, était mélodieux, annonciateur d’un bretteur agile. La lame regagna son écrin et la Mirialan rendit son oeuvre à son élève.

      « C’est excellent. »

    Le visage de la Sith était figé, seuls ses yeux exprimaient la fierté qu’elle éprouvait, et la joie de revoir Varadesh. Elle lui avait manqué, la Pantoran devait le ressentir à cet instant, son maître l’aimait.

    Puis Ranath interrogea son apprentie sur son périple jusque Korriban, sur le tombeau de Bane. Cependant, le temps venait à manquer pour que s’éternisent les retrouvailles. La Mirialan expliqua rapidement le contexte qui les menait sur Naboo. Un contact, du côté des truands. Ranath s’y était d’abord refusé, puis avait changé d’avis. Après tout, cela ne coûtait rien d’aller voir. Aussi iraient-elles voir. Tout était prêt. Les invitations, les identités, les tenues.




    Le droïde posté devant l’entrée laissa passer Liuhin et Serena Jama, toutes deux inscrites sur la liste des invitées. Un nom de famille identique imposait un lien de parenté quelconque, une mère et sa fille adoptive certainement, mais le droïde ne se posait pas ce genre de questions, il appréhendait déjà l’invité suivant.

    Aussi le duo découvrit-il la demeure du Vigo du Cartel d’Enarc et les convives qui déjà s’y plaisaient. Certains visages étaient connus, très peu à vrai dire, il n’était alors pas difficile de les repérer malgré l’affluence. Parmi eux, le Capitaine Cain, qui ne paraissait pas tout à fait à son aise, et, semblait-il, la Prima Tega. Oubliant un instant la raison de sa venue, Ranath se porta au devant de la Princesse. Elle ne l’avait revue qu’une fois depuis leurs mésaventures macabres, c’était le jour de cette fameuse réunion, joyeuse mascarade organisée par l’Inquisitrice. Un homme abordait déjà le trio féminin. La Mirialan attendit qu’il se fut décalé pour se présenter alors.

      « Prima Tega, quel hasard. Je suis ravie de vous rencontrer à nouveau. »

    Un doux sourire étira les lèvres de la Mirialan, toute de noir vêtue.

    Image

#30906
Le président du KIG, Général de l’Ordre Gris et Chasseur de prime, cherchait à trouver le moyens de rentabiliser, explorant toutes les avenues possibles pour couvrir ses frais, rembourser ses dettes, et enfin pouvoir transmettre son savoir, à temps plein, à son padawan et les autres Jedi Gris formant ses rangs, sans arrières-pensées financières à l’esprit, car tous de plus en plus commençait à dépendre de lui…

Un de ses vieux contact, Joe, datant de l’époque du CdZ, un vendeur d’information indépendant traitait avec Marak de temps en temps, lui suggéra d’aller faire un tour du côté de Naboo. Désirant rester neutre et vendre ces infos à qui pouvait payer, plutôt que d’être exclusif à une seule organisation, il vendit à Marak l’info de cette petite faite, la vente inclut une invitation… en échange de ce bon procédé, Marak offrit un bonus possible sur toutes les ententes qui se feraient là-bas… le bonus correspondrait à un montant forfaitaire basé sur un % de la valeur des contrats issuent de cette petite fête… Dans le pire des cas, s’il revenait bredouille seul Marak aurait perdu son temps…

L’équipage du Black one venait de faire un petit voyage d’une journée et 13 heures de trajet à partir de la Cité Spatial, des environs d’Eriadu jusqu’à Naboo, afin de se rendre à cette petite fête…


    « Sam: Qu’essssssst-ce qu’on fou là !? »

    « Marak: Bin j’viens voir le marché ! On a une Cité Spatiale à rentabiliser j’te ferai remarquer… si on veut mettre toutes les chances de notre côté… faut pas laisser personne s’ingérer dans nos affaires… Si le légal ça paye, mais peut-être pas autant qu’on aurait pu le croire, le crime lui… quand se on positionne bien dès le départ, j’te jure que tu ne fourniras pas à compter les crédits qui vont rentrer dans la caisse ! »

    « Sam: Mais on a pas besoin d’eux pour faire ça… tu m’as dis que t’as déjà`été de le Consortium de Zann dans ta jeunesse… tu l’sais comment faire ! Pourquoi eux pourraient-ils t’aider plus que…. »

    « Marak: Ce que je voudrais faire… ne se fera pas du jour au lendemain, ça demande du temps et de l’argent, deux variables que je n’ai pas suffisament pour mener à bien mon projet… alors faut trouver moyen d’aller vite et riche pour investir… c’est gens là peuvent nous apporter des pistes de solutions… et c’est précisément ce qu’on vient explorer, ça et les quelques jupons trop court et les décolletées plongeant comme d’hab »

    « Sam: oui mais… mais… mais Mya ? j'croyais que… »

    « Marak:Ça, mon jeune padawan, c’est un bout de l’histoire qui ne regarde que moi… et Mya, et uniquement ces deux personnes «suce-mentionnées»… personne d’autre… puis du reste, c’est pleins de gens qui sont dans la même situation que nous alors… on serre des mains, on liche des c#ls, on signe des contrats juteux et on repars vers d’autres cieux. »

    « Sam: Tu vas mettre quoi ? ta garde robe est pas équipé pour faire la compétition de fringue avec cette classe de bourgeois ! »

    « Marak:J’vais y aller… torse nu !! Arrête de faire c!#?r avec des détails ! »

Evidemment Sam eut vite compris que c’était une blague, ça ruinerait sa soirée, toutes ses jolies femmes au décolleté plongeant et invitant penduent au cou de Marak toute la soirée, impossible de conclure des ententes dans cette ambiance «Groupiesque» ! Non, il revêtit simplement une armure de guerre Zabrak, il n’y a avait pratiquement que cela pour lui dans sa garde-robe, chacune avait sa teinte personnalisé, la zone avant partant du cou jusqu’à la taille était de couleur «midnight navy», avec des motifs tribals grisâtre rehaussant la perception musclé de celui qui porte l’armure...alors que la zone arrière de l’armure était tout simplement noir, avec la continuité des motifs tribals grisâtres… C’était rarement son premier choix, aller se battre dans cette accoutrement beaucoup trop flashy, mais pour établir des relations et demeurer prêt à affronter le danger… c’était l’outil «parfait» dans les circonstances qu’il avait sous la main.

    « Marak:Let’s ROCK ! »


Pour le reste, Marak se trimballa avec tout son arsenal habituel... duo de sabres laser, duo de pistolets lourd Zabrak, vibrodague, datapad...




Palais royal, bâtiment classique surmonté d'une large coupole, entouré de multiples colonnes entre lesquelles Marak pouvait sentir la présence d'agents de sécurité, payés par le Cartel, sans l’ombre d’un doute, les pistolets s'armèrent à son passage après chaque colonne... Deux larges portes massives étaient ouvertes pour laisser les invités entrer, après avoir été identifiés par deux droïdes protocolaires argentés.

    « Marak:Salut les filles !! Marak Koress, de Koress Group Industry (KIG), chasseur de prime, voici l’invitation. »

Marak fît état de son invitation sur son datapad, ainsi que son permis de chasseur de prime en règle, et ses permis de port d’arme… Une fois que les yeux des droïdes, passèrent du rouge au vert… Marak poursuivit son chemin…

Une fois à l’intérieur, le radar de Marak se mit en action…
  • Robe verte foncée bien échancrée à l'arrière et juste assez ouverte à l'avant pour stimuler l'imagination. (Kara Swole)
  • Robe rouge vif au dos complètement dénudé, s'arrêtant au creux de ses reins (Leene halcard)
  • Longue robe blanche, soulignant ses formes tout en restant stricte (Maya Tega)
  • Robe verte courte. Rien d’osé, juste une tenue dans l’air du temps (Alayna)
  • Longue robe blanche ouverte par un large décolleté descendant sous la poitrine et s’achevant par un nœud noire (Aurore)
  • Robe noir moulante légèrement au dessus de mi-cuisse, les bras découverts jusqu'aux épaules (Taniah Jones)
  • Femme incroyablement sexy toute vêtue de noir, avec sa fille adoptive, toute aussi sexy… (Liuhin et Serena Jama)

QUOI ?? MYA !? …. SABINA !?... Holly Crap ! C’est pas une fête du crime ici, c’est mon tombeau ! ahahah Bon !… Que le spectacle continu malgré tout ! Marak n’était venue pour les femmes, enfin si un peu, mais surtout pour trouver des sources de financement et faire du business… qu’à cela ne tienne il faudra rester vigilant avec ces deux là, elles pourraient être d’une grande aide, ou tout faire capoter l’opération… mais ce qu’elle sont jolies !
#30928
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PNJ : Darth Varadesh


Varadesh se demandait bien ce qu'elle faisait ici.

Elle avait reçu l'appel de Ranath la veille alors qu'elle venait d'en finir avec son affaire sur Pantora. Cela avait été avec une certaine surprise matinée d'expectative qu'elle avait appris sa prochaine destination direction Naboo. Soit, après tout l'endroit en valait un autre, bien qu'elle comprenait difficilement ce qui pouvait intéresser les affaires de l'Ordre sur un monde pareil. Du reste, l'idée ne lui avait pas vraiment plu: Naboo, tout comme Pantora, avait une connotation qu'elle jugeait négative dans sa tête.

C'était un endroit qui résonnait comme venu d'un passé auquel elle avait enfin réussi à tourner le dos. Oh, elle savait pouvoir faire avec et ignorer les possibles souvenirs que cela ferait resurgir mais elle se serait bien gardée de se compliquer la vie avec ça. Mais l'ordre n'en était pas un qu'elle pouvait ignorer si elle souhaitait conserver la tutelle de son maître, aussi n'y avait-il pas matière à discuter. Elle était donc partie en toute hâte pour rejoindre la Mirialan jusqu'à l'hôtel ou elles devaient se rencontrer pour des retrouvailles.

Et quelles retrouvailles. A peine était-elle entrée qu'elle avait failli se faire embrocher par le sabre du maître, esquivant de justesse avant de sortir sa propre arme et d'engager un duel féroce. Le visage de Ranath avait été fermé tout le long du bref affrontement excepté ses yeux brillant d'une lueur sauvage. Si Varadesh avait bien tenté de la toucher, inutile de dire que la différence de niveau était bien trop large et notable pour qu'elle put avoir un quelconque espoir d'y parvenir. Mais elle avait tout de même tenté, parce que s'avouer vaincue et baisser les bras aurait été avouer sa faiblesse et un Sith ne pouvait, ne devait pas être faible.

Peine perdue bien sûr, et rapidement elle s'était retrouvée à terre sous la menace de Ranath la dominant aisément. Le plus irritable n'avait pas été la défaite mais le fait qu'elle fut forcée de l'observer impuissante en train d'examiner son nouveau sabre. La colère avait grandi en elle en même temps que le ressentiment mais elle avait vite ravalé le tout lorsqu'elle s'était faite complimenter. Finalement, après quelque rapide bavardage pour donner des nouvelles, elle fut mise dans la confidence, il était donc temps de s'apprêter pour la soirée chez les mafieux.




La villa du maître de maison était incroyablement luxueuse et magnifique, dans le plus pur style naboo. La plupart des invités étaient déjà présents et "Serena" y entra avec sa "mère". Jadis elle aurait ouvert de grands yeux ronds et émerveillés par pareil endroit mais à présent elle savait contrôler ses expressions et offrir l'image d'une femme calme et insondable. En général. Cela dit la robe que lui avait donné Ranath la mettait légèrement mal à l'aise, d'un violet profond et largement ouverte à l'avant, à la limite entre le suggestif et le too much, elle lui descendait jusqu'au bas des genoux histoire de ne pas trop la gêner dans ses mouvements.

Elle avait décidé de laisser ses longs cheveux bleus tomber en cascade librement dans son dos et sur épaules. La seule concession qu'elle avait pu s'accorder avec l'assentiment de la Mirialan avait été un bijou de collier en argent, acheté pour pas grand-chose mais qui lui plaisait visuellement, qu'elle portait autour du cou et qui, bien malencontreusement, attirait le regard là ou il fallait. Pas du tout l'objectif premier qu'elle avait en tête lorsqu'elle l'avait acheté mais bon...

Son sac à main contenait 2 ou 3 bricoles comme du rouge à lèvres et autres produits de beauté purement féminins, sans oublier son sabre-laser bien entendu. Il n'était pas question qu'elle laisse ça à l'hôtel ou dans son explorer, jamais elle ne se serait séparée de son arme, surtout pas vu la compagnie peu fréquentable qui semblait régner à cette fête. Bien que peu habituée à porter une robe, elle s'en sortait avec brio et réussissait presque entièrement à cacher son manque de grâce et d'habitude.

Mais à peine eut-elle eu le temps de songer quelle perte de temps allait être cette soirée à sourire à des crétins de criminels sans intérêt qu'elle fut entraînée dans le sillage de son maître jusqu'à un trio de demoiselles visiblement au centre des attentions générales des invités, à en juger par les regards ouvertement intéressés d'une bonne partie. Elle remarqua qu'ils regardaient surtout la femme au décolleté scandaleux sans cacher leur intérêt. Imbéciles.

Ranath semblait connaître celle du milieu et lui adressa salutations et respect avec un sourire authentique, nota l'apprentie avec surprise. Qu'avait bien-t-il pu se passer entre elles pour qu'elle jouisse d'une pareille considération de la part de la Sith? Curieux et intéressant, il faudrait qu'elle creuse un peu pour en apprendre plus. D'autant plus quand elle comprit qu'elles avaient affaire à la célèbre Maya Tega de la Confédération. Quel incroyable relation potentiellement intéressante et profitable.

Le regard de Tega et la femme au décolleté passa rapidement sur elle avant de revenir sur Ranath. Varadesh inclina la tête poliment et respectueusement avant d'accorder plus d'attention à la troisième du lot. Elle semblait au moins aussi jeune que l'apprentie et son visage au premier regard agréable et sympathique était entouré de magnifiques cheveux blancs. Sans qu'elle sache pourquoi, la Pantoran ressentit un léger frisson lorsqu'elle croisa son regard.

Mue par une impulsion soudaine, elle étendit son esprit, tout doucement et lentement, pour venir toucher celui de la jeune fille et l'examiner. Sa pitoyable tentative la semaine dernière sur Pantora lui avait au moins appris à y aller plus en douceur et mieux se concentrer. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle sentit un écho chez la fille, reconnaissable entre tous. Une sensitive, comme elle, mais différente tout de même, pas une Sith visiblement. Elle lui adressa un petit sourire énigmatique qui pouvait être interprété de mille façons différentes.

Elle s'excusa d'un hochement de tête pour laisser là son maître et voguer librement parmi les convives. Assurément il y aurait des personnes dignes d'intérêt finalement, songea-t-elle. 2 surprises de taille l'attendirent cela dit. La première fut plutôt du genre mauvaise lorsqu'elle vit Cain près d'une table, en train de vider son verre de champagne d'un air morose. Il ne l'avait pas encore vue et c'était mieux, car elle n'osait pas penser à ce qu'il dirait et comment il réagirait s'il la voyait ainsi vêtue à une soirée remplie de criminels de la haute.

Maître, il est là! Qu'est-ce que... Savais-tu qu'il serait parmi les invités? Ce n'est pas bon du tout ça.

La seconde surprise n'en était pas moins grande mais elle était plutôt positive. Peau bleue, yeux rouges, visage reconnaissable entre milles... La Chiss qui l'avait trouvée et libérée sur ce maudit vaisseau il y avait de cela une éternité pour la Pantoran. Décidément, cette soirée était pleine de surprises! Intriguée, la jeune fille se dirigea immédiatement vers elle, comme attirée par celle qui, avec Cain, avait été sa sauveuse.

Excusez-moi, je n'ai pas pu m'empêcher de vous reconnaître, je... Est-ce que vous vous souvenez de moi?

Elle s'était exprimée d'une voix légèrement confuse et presque semblable à un murmure alors qu'elle s'était mise devant la Chiss. Il fallait dire que la situation lui semblait tellement irréelle qu'elle avait momentanément perdu ses repères et habitudes. Pour sa défense, elle se reprit bien vite avant hocher la tête comme pour s'excuser de sa brusque apparition.

Nous nous sommes déjà rencontrées, j'en suis certaine. Je n'aurais pas pu oublier votre visage et le souvenir que vous m'avez laissé. Dites-moi que vous vous souvenez de moi...

#30931
« Tarissien? »


Jas scruta de haut en bas cette dame venue à leur rencontre. Bien mise, visiblement en moyen et une coupe de champagne à la main: la Nagai se plongea dans sa mémoire phénoménale afin de mettre un nom sur ce visage qui lui était malgré tout familier.

Swole. Kara Swole. Vigo du Cartel Chtonien. Laam lui en avait parlé à quelques reprises. Une femme de mystère, de bonnes chaires et de bons vins. Également, une femme sans scrupule qui avait réussi à se hisser au sommet d'une organisation généralement dirigée par des hommes. Chapeau!

Spass était retourné aux côtés de Jas avec un verre et dévisagea un moment Kara Swole avait de lâcher un bref :

« Ouais. Et qui demande? »


Immédiatement, Jas flanqua un deuxième coup de coude dans les côtes de son acolyte pour le ramener à l'ordre. Visiblement, il n'avait jamais mis les pieds avant dans une soirée de la sorte. Se parant d'un sourire à la fois mieleux et angoissé, la Nagai tenta de rattraper cette première impression manquée.

« Un honneur, Vigo Swole. Gokudo et Spass; nous travaillons effectivement pour l'organisation tarissienne. Monsieur Kwertz vous transmet ses sincères salutations. »


Lorsqu'il entendit le mot « Vigo », Kohr haussa un sourcil, maugréa des excuses puis s'éclipsa à nouveau.

« Veuillez excuser mon collègue: il n'a pas l'habitude de ce genre de soirée. »


Jas prit une gorgée de champagne. Excellent breuvage, à sa grande surprise. Passant nerveusement une main sur ses cheveux lissés vers l'arrière, la Nagai tenta d'entamer une discussion que l'on pourrait qualifier de « banale » avec la Vigo. 1) Elle était nulle question relations interpersonnelles 2) Elle était facilement intimidée par les figures d'autorité.

Cela s'annonçait laborieux.

« Que... vous pensez quoi de cette soirée? »





* De la grosse m&?!e cette soirée... Et cette Vigo, elle peut bien aller se faire... *


Le grand mercenaire fut tiré de ses pensées par une belle blonde à la robe rouge qui déambulait dans le salon principal. Une femme de rêve, sculptée à même les désirs les plus fous. Spass fronça les sourcils, cala son verre, et voulu s'approcher de cette merveille lorsqu'il capta une bribe de conversation entre deux agents de sécurité du Cartel.

« La plupart des invités sont arrivés monsieur. Le Protocole Alpha-9 peut être lancé dans une dizaine de minutes. »

De quoi? Protocole machin?

Le Chérif leva les yeux et tourna la tête pour tenter de retrouver sa compagne, mais aperçu plutôt, juste à ses côtés, une Chiss à la robe noire plutôt simple. Elle avait clairement entendu la même chose que lui...
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