L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Les défaites de Yavin et Endor n'ont pas entamé la foi du gouvernement de Yaga Minor dans la doctrine impériale. La Nouvelle République suppose d'ailleurs que les quartiers de l'Ubiqtorat sont toujours dissimulés au fond des grottes et des forêts de cette planète qui abrite également de puissants chantiers navals.
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By Alison Malora
#34639
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En approche de Yaga Minor ...

La nouvellement nommée Représentante de Dantooïne pour le salon impérial approchait de la planète. Son nouveau cargo, le GMA Oiseau de Dantooïne, avait fait le voyage sans soucis technique, et ce malgré une cale pleine de marchandises. Au programme de l’exposition, des containers remplis de pommes fraîches, cultivées dans la ferme technologique de la Lancée, pour promouvoir les bienfaits d’une agriculture contrôlée artificiellement pour apporter un rendement optimal et des qualités nutritives de qualités. Mais également, des morceaux préparés d’Iriaz pour montrer les qualités goûteuse de cette viande et des déclinaisons futures des céréales de Dantooïne en projet, comme des bières et whisky, qui deviendront des gages de qualités dans l’avenir. Clou du spectacle, Alison avait amené avec elle un couple d’Iriaz, qui elle en était sûre, attirerait la sympathie des citadins de Yaga Minor et encore mieux : une Dantari. Ce peuple méconnu et très timide serait une belle attraction pour la bourgeoisie. Et de toute façon Malheva, la Dantari avec qui Alison avait le plus d’amitié serait sûrement émerveillée de voir quelque chose d’aussi nouveau que ce genre de salon, espérons seulement qu’elle sache se tenir ... Et en parlant de se tenir, un autre énergumène se manifesta :

«-Madame ? Nous allons approcher de la planète, il nous reste cinq minutes, en cinq minutes je pourrai vous fournir ...

-Rien du tout, merci Prolo.

-Un jour vous céderez ! Et vous comprendrez votre erreur madame !

-Je regrette déjà tiens ... Bon tu te souviens des directives ?

-Oui, je ne dois pas faire peur à ces foutus clients qui ne vous égalent pas en adoptant une attitude ... normal, comme si je ne l’étais pas tiens ! J’espère qu’il y aura de la femelle au moins ...

-Je me demande encore si c’était une bonne idée de t’emmener avec moi ... Peut être que Amos’ aurait été un choix plus raisonnable.

-Ce minable ?! Voyons madame, je suis le droïde qui convient à chaque situation.

-Ben voyons, tu m’en diras tant, maintenant mets ton vocodeur en veilleuse, on va arriver.

Et effectivement, le vaisseau approchait de la planète capitale de l’Empire.
Alison partit vite se changer dans sa cabine. Elle avait opté pour une robe noire, élégante et brillante et des talons haut. Elle devait aussi se maquiller, chose qu’elle faisait rarement en dehors de son eye-liner quotidien.
Alors qu’elle se déshabillait, la Jedi-Noir s’arrêta net, se redressant en un éclair et d’une voix amusée et mielleuse dit :

«-Mon petit Proloooooo ? Je sais que tu es là, à regarder comme un vil sournois.

-Vous faites erreur madame, je ne suis pas ici. Continuez donc.

-Si tu ne déguerpis pas dans les cinq secondes qui vont suivre, je te transforme en tas de ferraille mon petit coquinou.»

A ces mots, elle entendit les jambes mécaniques du droïdes filer à toute allure dans les coursives du cargo. Elle était enfin tranquille pour finir de se préparer. Une fois fait, elle vérifia le rendu final devant un miroir. Cela faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas habillée comme tel. Et pourtant, elle se déplaçait en talons avec une aisance déconcertante, et portait le tout comme si elle le faisait tout les jours. C’était là un enseignement de Darth Morg. Aussi étrange que cela puisse paraître venant d’un seigneur Sith, il apprit à sa disciple à se vêtir comme il faut et se déplacer naturellement ainsi, créant l’illusion d’être une vraie noble ou bourgeoise. D’ailleurs elle ne comptait plus le nombre de soirées et galas où elle et Morg s’incrustèrent sans éveiller les moindres doutes, afin de profiter de l’argent des hôtes.

Et comme cinq minutes passent vite, la belle représentante de Dantooïne se dirigea à la cabine du vaisseau. Et juste à temps, les routines de sécurités s’activèrent même à une très grande distance de la planète, sur Dantooïne c’était l’inverse, on vous contrôlait presque une fois au sol. Donc après un échange de politesse et le transfert des invitations, puis des identifiants du vaisseau, un scan fut opéré pour analyser la cargaison et vérifier que rien de potentiellement dangereux ne serait en circulation une fois à la surface. Ceci fait, les autorités envoyèrent les coordonnées de la zone d’atterrissage Alison dirigea donc son cargo vers l’endroit indiqué.
Le voyage touchait à sa fin.
Cela faisait longtemps que la Jedi-Noir n’avait pas pilotée de vaisseau, et elle n’avait pas perdue ses capacités. Comme disait son ancien mentor Jedi, Arthan’Flek, ‘c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas’, si seulement elle savait ce qu’était un vélo, elle aurait peut être mieux saisit cette phrase ...

Bon il était l’heure de décharger, le cargo était enfin posé. Abaissant la rampe, la représente de Dantooïne sortit du vaisseau, où une patrouille de sécurité attendait patiemment.
L’officier lui fit un salut militaire et s’adressa à elle.

«-Salutations madame, et bienvenue dans la capitale de l’Empire. Nous allons procéder à une dernière inspection de votre invitation et de votre identipuce, ensuite nous vous aiderons à convoyer la marchandise vers votre emplacement.

-Bonjour officier, elle pencha légèrement de côté et salua de la main le reste des hommes , merci de votre accueil elle donna tout les papiers requis .

-Bien, effectivement tout est en règle, messieurs veuillez décharger la cargaison. Si vous voulez bien me suivre madame.»

-Je vous suis,elle ajouta avec un sourire charmant faites juste attention de ne pas brusquer les Iriaz s’il vous plaît.»

Les soldats s’exécutèrent et Alison, suivit de Prolo, suivi de Malheva, suivirent l’officier. Visiblement, le droïde allait dire quelque chose, mais un regard noir suffit à l’en dissuader. Malheva quand à elle, marchait patiemment, affichant un sourire béat. La Jedi-Noir craignait la réaction de la Dantari dans le vaisseau. Elle avait remarquée que son espèce dessinait souvent des étoiles et navettes, comme si cela les fascinaient, mais elle avait très bien vécue l’expérience. Tant mieux.
L’officier, pendant le trajet, expliqua le déroulement du salon. Aujourd’hui, c’était essentiellement des VIP, classés parmi les dignitaires de l’Empire, les grands investisseurs, les nobles, ... Le lendemain, ce serait ouvert au public. Alison faisait partie des derniers arrivés et il ne lui restait que quelques heures pour monter son stand. Stand, dont l’emplacement était idéalement situé à un angle du tracé des places. Ayant rempli sa mission, l’officier s’en alla en souhaitant une bonne journée et la Jedi-Noir attendit les soldats avec la cargaison. Ce qui lui laissa le temps d’analyser l’environnement.

Spacieux, propre, moderne, la salle mise à contribution montrait bien la grandeur de l’Empire, rassemblant tout les meilleurs acteurs économique de chaque planète. Pour Alison, c’était sa première visite sur Yaga Minor, mais depuis les docks d’arrivée, on empruntait des couloirs fermés, du coup elle n’avait encore rien vu de l’extérieur.
La Jedi-Noir fut tirée de son inspection par les bruits des lourdes bottes des soldats qui approchaient. Ils déposèrent le tout en deux secondes, et comme l’officier, saluèrent avant de détaler rapidement.

Bon, il était temps de tout monter et mettre en valeur avant l’arrivée des premiers visiteurs. Au boulot !

Deux heures plus tard ...

Le stand était enfin finit. Ce fut compliqué de surveiller à la fois Prolo, Malheva et les Iriaz qui, étrangement, étaient restés dociles, tout en vérifiant que le stand était bien agencé. Mais la mission fut un succès. Il y avait donc une large tonnelle abritant les Iriaz, à côté la Dantari Malheva assise. Sur la droite, la table où les visiteurs pouvaient échanger avec Alison et Prolo, tout en ayant à disposition les pommes spéciales pour dégustation. Et sur un panneau dans le fond, des photos du domaine, du campement des Dantaris, de la super-ferme, des champs et des places libres pour les futures extensions. Des flyers à disposition sur le bureau indiquaient les prochaines orientations, comme l’usage de la céréale de Dantooïne pour whisky, la branche sécurité, à l’avenir, une branche transport, ... bref, montrer aux investisseurs que la société n’en finirait pas de s’agrandir, le tout dans le dynamisme.
L’objectif principale pour Alison était de démarcher des clients et investisseurs, c’était une bonne opportunité, mais elle était aussi fière de porter les couleurs de sa planète si souvent délaissée. Il ne restait plus qu’à attendre la venue des premiers visiteurs ...
#34652
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Yaga Minor,
Astroport n°14,
04h37


Le salon n'allait pas ouvrir avant quelques heures. Mais les modalités incluaient des directives qu'il convenait de suivre à minima. Comme celles indiquant qu'un stand devait être préparé au préalable de l'ouverture du salon. Décharger, préparer, cela demandait quelques temps. Les plus gros entrepreneurs s'y prenaient un jour en avance, après avoir répété au sein de leur entreprise. « Bien, effectivement tout est en règle... » L'officier en bas de la rampe, un sergent de l'Armée de Terre, bien engoncé dans son uniforme ocre qui faisait ressortir le vert de ses yeux - qu'il avait fade par ailleurs - lui rendit ses papiers et un visage fermé. « Messieurs, veuillez décharger la cargaison. » Ces messieurs, trois techniciens en tenue grise, munis d'une veste à doublure et de lourds gants noirs, officiant à demi contre le froid et à demi contre les arêtes coupantes des objets à transporter, allèrent sans un mot à l'intérieur du vaisseau, pour commencer à décharger le nécessaire, embarquant dans les entrailles du cargo des palettes anti-grav et des sangles magnétiques. « Si vous voulez bien me suivre, Madame. » Touchant par instinct son propre manteau, ocre lui aussi, il laissa exhaler un halo de vapeur d'eau au contact du froid matinale. « Vous devriez vous habiller plus chaudement, l'hiver est rude cette année. » Le contact de la ville et de sa pollution n'entraînait aucun réchauffement climatique digne de ce nom. « Le salon se déroule au Palais des Découvertes. Le seul capable de tout accueillir. » Chaque planète de l'Empire n'était pas représentée. Mais c'était le cas pour chaque secteur. En cas de représentation planétaire, il aurait fallut accueillir près de 18.000 exposants. Ramener au secteur chaque stand limitait l'événement à un peu moins de 1300 représentations. Alison se sentirait noyée, mais pas plus que les autres. « Une navette part dans dix minutes de l'astroport pour vous y mener. C'est un transporteur séparé qui convie les marchandises. » Elle vit les techniciens prendre la tangente, et par quelques vitres astucieusement placées, les voir placer la marchandise dans un mastodonte blindé, semblable à une rame de Lévitrain de guerre, surmonté de canons anti-aérien et anti-personnel, en plus d'être sous une escorte qui semblait plus lourde que nécessaire. l'officier n'expliqua pas pourquoi.

Pendant les dix minutes, il expliqua les rudiments et le programme. La matinée était consacrée aux personnalités de l'Empire et de Yaga Minor. On attendait à l'occasion le préfet du continent, le gouverneur, et le Moff. Une apparition de membres plus influents, comme le Grand Moff ou même un Conseiller était à prévoir. L'après-midi et demain matin seraient pour les investisseurs et autres professionnels avec un Passe VIP. Les cinq dernières demi-journées seraient ouvertes au grand public. Entrée moins chère, mais plus de monde... et de piétinement. Des familles voulant goûter à tout. « Voilà la navette. » Le sous-officier la salua, lui donna son reçu pour réclamer sa marchandise, et l'abandonna, déjà obligé d'aller accueillir quelqu'un d'autre.




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Yaga Minor,
Palais des Découvertes,
06h29


L'intérieur était gigantesque. Garantir 10 mètres carré par stand demandait un complexe immense, et immense, ce complexe l'était. Le plafond était à une bonne hauteur, culminant à quinze mètres, des éclairages tombant de centaines de fil, éclairant toute la surface sans zone d'ombre. Au sol, une moquette grise à motifs de couleurs anarchiques avait été recouvert de moquette rouge pour symboliser les chemins, larges de quatre mètres, tandis que les stands eux-même étaient séparés des voisins par des cloisons fines mais isolantes, avec un présentoir qui séparait le professionnel du public, tout en lui permettant à l'occasion de passer derrière pour voir de plus près.

Personne n'avait fait d'histoire, et elle avait pu finir son stand avant l'heure conseillée, qui était de 7 heures. Elle voyait quelques professionnels commencer à aller chez son voisin, pour tailler une bavette amicale avant que n'arrivent les figures de l'Empire complet. Ce qui avait frappé au départ, c'était la sécurité autour des marchandises convoyées depuis l'astroport. C'est son stand voisin, tenu par de jeunes ingénieurs en robotique domestique qui lui avaient soufflé l'explication : « Certains projets sont tellement ambitieux qu'ils pourraient attirer les voleurs. Et rien qu'en matière première, les prototypes peuvent valoir le coup. Ils ne voulaient pas donner une mauvaise image d'emblée... » A voir si Alison trouvait ça logique. Le deuxième point frappant, c'était les stands : aucun n'était plus grand que l'autre. Pour donner une bonne image, chaque exposant avait la même surface que l'autre. Les plus méritants avaient de quoi le mettre en valeur. Les imbéciles démotivés auraient un espace vide qui n'avait rien à vendre. Et des espaces vides, des stand sans couleur et auxquels on ne voulait pas s'arrêter, Alison en avait vu quelques-uns déjà. Et troisième et dernier point qui frappait, c'était l'organisation. Aucunement lié au secteur d'activité, mais à la géographie. Ses voisins en robotiques venaient de fait d'Angor, un système qui portait encore moins d'intérêt que le sien. Son stand maintenant garni, elle reçut la visite de ses voisins des deux côtés, les ingénieurs de la droite, et d'une représentante en cosmétiques à base de compost, avec des kits pour faire ses produits de beauté à domicile. « Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, sans mauvaise odeur ! » Le parfum qu'elle portait donnait à cette déclaration un sens tout relatif.




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Yaga Minor,
Palais des Découvertes,
07h11


Les premiers gens commençaient à venir. Les connaître tous relevait de l'exploit. Mais si Alison avait un minimum de jugeote, elle pouvait deviner selon leurs plaques. Tous en uniformes, se démoulaient pèle-mêle des maires, des députés, quelques préfets jusque maintenant, qui s'attardaient à un stand sur dix. Faire 1300 exposants relevait de l'exploit en une matinée seule. Mais ce qui frappait, c'était la foule de journalistes qui suivaient les représentants selon leur importance. Quelques maires de villes importantes dans l'Empire étaient suivis de deux ou trois cafards, les députés très peu, les préfets un peu plus. L'événement de la matinée fut le Moff, suivi d'une vingtaine de lascars armés d'hololens et de droïdes caméras, lui-même escorté de ses conseillers et de ses gardes du corps. Il ne stoppa pas à son stand, ni à celui de ses voisins. « Là, regardez ! » Là, c'était le Grand Vizir, Elias Serrano, un homme bombardé à sa place à l'incompréhension générale. Tête de gondole aux échecs professionnels, on le disait aussi mauvais en politique qu'il n'y était observateur. Incapable de mener un complot, il avait la réputation de les flairer et d'orienter l'Empereur comme il fallait pour qu'il s'occupe lui-même du reste. En somme, non pas une lumière, mais un générateur de courant fiable pour que la lumière Impériale s'éclaire plus rapidement. A la fois ravi et blasé de sa présence, il admirait les stands les moins prétentieux, et se languissait de voir les journalistes lui lâcher la grappe, bien qu'ils fussent tenus en respect par des Commandos fort peu commodes, et fort peu prévenants sur les dégâts physiques qu'ils provoquaient en repoussant les gens trop hardis qui virevoltaient autour du numéro 3 de l'Empire. Lequel, avec un éclat sincère dans le regard, se dirigea... vers les ingénieurs. Ils expliquèrent succinctement leurs projets, auxquels il acquiesça tout du long, sans avoir l'air de franchement se plonger dans le sujet.

Mais après quelques minutes, il les remercia, et passa... à Alison. Longeant le stand premier, il fouilla du regard les panneaux, les pommes, les céréales et les dantaris. « Bonjour Madame ! » Il semblait curieux cette fois. « Vous êtes dans... l'agro-alimentaire, c'est ça ? »
#34974
Du beau monde en veux tu en voilà ! Après son séjour prolongé sur Dantooïne, sa représentante attitrée aurait du être un peu perdue face à tout ça, mais quand on a roulée sa bosse dans toute la galaxie, on s’habitue vite à de fortes concentrations d’êtres vivants.
Par ailleurs ses deux voisins de stand étaient fort sympathiques. D’un côté, il y avait deux jeunes ingénieurs en robotique venus d’une planète aussi insignifiante au niveau galactique que celle de Alison et de l’autre une entrepreneuse en cosmétique pour le moins naturelle.
Les premiers avaient fournis pas mal d’explications sur le fonctionnement du salon en lui même, et pour tout dire, leur stand était vraiment chouette, présentant pas mal d’appareils parfait pour une maison. Concernant l’autre exposante, elle présenta ses produits à la Jedi-Noir qui, ne fut pas convaincue. Bien qu’elle aimait se maquiller de temps en temps, le faire avec des produits issus du compost ... à d’autres. Et ce même si cela sent bon, ça n’en change pas la composition originelle. Mais bon, si les bourgeoises impériales sont heureuses de se tartiner le visage d’immondices à la bonne senteur, tant mieux pour elle. Ah, et note interne, si jamais Alison venait à fraterniser avec cette vendeuse, ne jamais lui faire la bise pour dire au revoir, question de survie !
Concernant les autres stands, la jeune femme n’eue pas le temps d’aller les visiter, trop occupée à parler de son exploitation, présenter ses produits et répondre aux questions, sans oublier de surveiller Prolo, qui pour l’heure ne commit aucune gaffe. Pour l’heure ...

Malheureusement, au vu de ce qui se faisait autour, très peu de personne portait attention à des choses aussi insignifiantes que les pommes et les céréales, hormis des professionnel de l’alimentaire ou de riches exploitants. Et parmi ces derniers, ils étaient très peu enclins à nouer des relations commerciales. La plus part des questions concernaient surtout les Dantaris et les Iriaz, Deux trois personnes s’intérogèrent sur Dantooïne elle même et demandèrent si la destination était digne d’intérêt d’un point de vue touristique. On pourrait penser que ce genre de questions stupides énerveraient Alison, mais il n’en fut rien, parler de sa planète natale lui procurait étrangement un sentiment de fierté. En revanche, ce qui l’énerva vraiment fut l’arrivée d’un homme particulièrement collant qui s’intéressait plus à l’exposante qu’a ses marchandises, heureusement un regard en direction de Prolo suffit à le faire intervenir pour éjecter ce ‘vil concurrent dans la course de la séduction’ comme il le nomma.

Alors que les heures passaient, la jeune chef d’entreprise commençait à fatiguer. Trop de gens passaient devant son stands sans même y jeter un coup d’oeil. Voyant cela, elle décida de laisser la direction de son stand à Prolo quelques minutes histoire de se dégourdir les jambes. Déambulant dans les allées, en jonglant avec une pomme qu’elle croquait de temps à autre, une idée lui parcourra l’esprit. Le goût fruitée si prononçé de ses pommes pourraient aussi lui rapporter gros en le déclinant en jus et liqueurs. A son retour, elle discuterait avec Amos’ et Dongllow de l’ouverture d’une nouvelle ferme afin de fournir les quantités nécessaires pour mettre en oeuvre ce plan financièrement parlant. Ce genre de structure étant très onéreux, ajoutant à cela qu’il faudrait construire un espace distillerie pour concevoir la liqueur le whisky déjà imaginé avec la céréale de Dantooïne et également trouver une presse pour les jus de fruits. Mais un investissement de cet ampleur pourrait être remboursé sans problèmes avec la vente de produits hauts de gammes. Quoi qu’il en soit, le travail était loin d’être encore finit ... Mais pour l'heure autant continuer de se promener !
Un fait marqua la jeune femme : très peu d’aliens exposaient, ou étaient invités dans l’enceintes du salon. L'Empire changeait, mais petit à petit, difficile de balayer des années d'idéologie. Pourtant, elle même s'y employait en engageant sans distinctions de races dans son entreprise, seul comptant les qualités et atout de chaque associés.

Soudain des gens se bousculaient, dégageant le passage devant des stormtroopers peu enclins à user de douceur. Dans la foule, des murmures évoquant l’arrivée du Grand Moff et du Grand Vizir se firent de plus en plus entendre. Laisser Prolo seul au commande devant de si grandes huiles, c’était une catastrophe assurée, la représente de Dantooïne regagna son stand.
Le Grand Moff serait facilement identifiable, il était connu et son uniforme en disait long sur lui. En revanche, elle ne savait que peu de chose sur le Vizir, elle se souvint que son père mentionna ce sujet dans son enfance, mais seulement par bribes. C’était un haut placé dans la hiérarchie administratives, mais elle n’en savait pas plus.

Par chance, quand elle arriva à son stand, la sécurité n’était pas en train de tout démolir, le droïde avait été sage. Alison reprit sa place et laissa le temps passer. Et il passa ...
Après quelques heures, elle entendit au loin un petit brouhaha, qui se rapprochait de plus en plus. Jetant un coup d’oeil furtif, elle distingua au loin un groupe de gardes accompagnant un homme richement vêtu qui passait devant les stands d’un air las. La Jedi-Noir fit un signe à sa voisine en cosmétique et lui demanda qui était-ce ? L’intéressée lui fit les gros yeux d’étonnement et lui apprit que cet homme n’était rien d’autre que le Grand Vizir. Un des plus éminents membre de la hiérarchie Impériale approchait du stand ...

Les minutes passèrent, et sa silhouette s’agrandissait à vu d’oeil, et finalement il n’était plus qu’à un stand du sien. Inutile de paniquer, la Jedi-Noir savait garder la main-mise sur ses émotions. Respirant un bon coup, elle laissa le Grand Vizir approcher gentiment, histoire qu’il examine bien son stand. Un fait qui étonna Alison fut le « Bonjour Madame ! ». Même après une journée passée ici, et des centaines d’autres bonjour, le Vizir prit quand même la peine de saluer, et à son regard on voyait que c’était chaleureux et sincère, plutôt que simplement par réflexe. La curiosité l’avait visiblement piquée : « Vous êtes dans... l'agro-alimentaire, c'est ça ?

C’était l’heure de se démarquer !

Avec son plus joli sourire, se courbant afin de faire la révérence, la représentante de Dantooïne répondit.

«-Mes hommages éminence, et merci de daigner accorder de l’importance à mon modeste stand. Pour vous répondre, hé bien l’agro-alimentaire est l’épine dorsale de notre groupe, mais nous comptons nous développer dans divers secteurs du service, comme la protection, le transport, l’extermination de nuisibles comme les chiens Kath ou les Kinrath par exemple qui représentent un fléau constant sur Dantooïne. Concernant l’agro-alimentaire à proprement parler, nous sommes fort de structures modernes nous permettant de faire pousser des fruits bien plus riches que ce qui se trouve généralement sur le marché, nous avons aussi réussis à domestiquer un troupeau d’Iriaz, comme ceux que vous pouvez apercevoir là bas, et nous comptons développer de l’alcool luxueux très prochainement. Mais nous agissons aussi dans le social et pour représenter des valeurs de l’Empire en employant des aliens et en réussissant l’intégration des populations locales tout en conservant leur mode de vie, comme notre amie Dantari si présente, qui démontre que les mensonges xénophobes portés contre notre nation sont infondés. De plus notre entreprise participe au développement de la planète à proprement parlée en créant des emplois et un dynamisme fort dans une région peu peuplée ou urbanisée.»

Avec un nouveau sourire, elle présenta les pommes devant elle.

«-Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à goûter pour tester la véracité de mes propos, et si vous avez d’autres questions excellence, je me ferai un plaisirs de vous accorder plus de temps.

#34984
L'occasion semblait trop idéale. Le Grand Vizir prêtait l'oreille. Son escorte, elle, fut pire : elle prêtait l'oreille et les intentions. Les commandos restaient en position défensive, fusils au bras, prêts à bondir si le premier malandrin qui voulait tenter une course contre sa vie. Mais un accompagnant du Grand Vizir, un homme qui semblait mal vêtu, de sa grande robe pourpre qui touchait terre et de sa coiffe ridicule qui montait comme une toque, du même tissu que la robe, lui, se fendit d'une remarque aussi malicieuse que son sourire. « Une xénophobie ? Mais quelle xénophobie ? Voyez-vous dans l'Empire des xénophobes ? Voyez-vous des mensonges dans l'Empire ? Mensonges xénophobes ? Où cela, très chère dame ? Dites-nous en plus... Des mensonges, vraiment ? Viendriez-vous avec nous parler de ces mensonges ? » Il fallut un soupir du Grand Vizir pour que la tirade se meurt. « Conseiller, elle ne pensait pas à mal. » Conseiller qui jeta un coup d'oeil rapide sur Alison, toujours sourire, avant de s'incliner bas, plus bas que son âge ne lui aurait normalement permis. « Vos déclarations font mouche à chaque instant, Grand Vizir... Je m'incline devant votre sagacité. » Lequel sage revint vers Alison. « Je goûterais volontiers... Que ne donnerais-je pas pour une pomme... »




« C'était très bon, je vous remercie. » Le Grand Vizir avait commencé à provoquer un certain désespoir. Il était resté, en tout et pour tout, presque vingt minutes chez Alison. Goûtant d'abord le fruit défendu, il convint ensuite de sentir les céréales de Dantooine, d'écouter le plan de conversion de la pomme, de réclamer prototypes de liqueurs, de whiskies, le tout sous une cascade de question stupides - Doit-on en conclure que le gouvernement va investir dans l'Agriculture prochainement ? Est-ce que cela signe le début d'une production majeure de pommes ? Que répondez-vous aux producteurs de poires ? Pourquoi snober les orangeraies, la presse a le droit de savoir ! - et ce, alors que le Conseiller se frottait les mains avec frénésie. Par plusieurs coups d'oeil, on le vit glisser un mot ou deux au casque d'un Commando, lequel acquiesça, avant de reprendre sa position initiale. Personne ne pouvait imaginer ce qu'il se disait derrière cette main en paravent. A la fin, ce fut un Commando qui posa une main impérieuse sur l'épaule vizirale, lui adressant avec fermeté son message de derrière son vocodeur. « Si vous permettez, Seigneur, mais nous devons avancer. Notre position se compromet d'instant en instant si nous sommes immobile. » Nouveau, ultime, exaspéré soupir. « Merci pour vos explications... Je vous souhaite le meilleur pour la suite ! » La clique suivit le Grand Vizir, repartit dans ses phases de somnambulisme, tandis que le Conseiller suivait, adressant un dernier regard satisfait à Alison. « Au revoir, Alison Malora... » remarqua-t-il sur son badge, « Je suis sûr que nous nous reverrons... très bientôt. Nous deviserons ensemble des mensonges xénophobes de l'Empire qui vous accueille aujourd'hui... »

C'est quand la distance fut suffisante que les ingénieurs offrirent un regard désolé à Alison. Après quoi, défilèrent quelques gens en vêtements d'affaires, valisette à la main, posant sur la table leur cuir en boîte et leurs projets de rachat. Partenariats, investissements sur le long terme à des taux d'intérêt tr-ès in-té-re-ssant, ou même des propositions de rachats, sans royauté évidemment. Juste un beau chèque de départ, pour acheter le jus de fruit du pot de départ. L'offre la moins délirante restant l'absorption dans un groupe de spiritueux plus imposant. C'est cers la fin qu'elle reçu la visite de représentants de coopératives, mais qui exigeaient des cotisations affolantes. « Franchement, ne vous embêtez pas avec ces imbéciles, » glissa directement sa voisine à compost, à qui l'on avait aussi fait les mêmes propositions... souvent par les mêmes représentants. « Ils vous saignent et vous laissent sur le carreau, avec seulement votre idée pour vous consoler sur votre talent. Une idée qui ne vous appartient plus en prime... » On lisait un grand dédain sur le visage maquillé de la femme. Une défenseuse des petits commerces, assurément. « Puis franchement, avec les subventions, on peut s'en sortir vite et bien... les sommes ne sont pas énormes, mais on ne les doit à personne après. »

Peut-être Alison avait-elle tout intérêt à parler avec Serrano, pour une aide supplémentaire...?

Mais cette idée, c'était le temps que deux StormTroopers arrivent. « Alison Malora ? Veuillez nous suivre. »
#35051
Toujours poli et intéressé, le grand Vizir Serrano prolongea son inspection. Toutefois, un de ses suivants, flagorneur du genre charognard prêt à se jeter sur chaque miette de popularité tombée sur le sillage du Vizir, se révéla être très ‘casse pied’, pour rester poli. Effectivement, ce misérable toutou se plut à déformer les propose de Alison, les inversant pour donner des tournures de phrases qui lui convenait afin de se faire remarquer, et ainsi remuer la queue dans l’attente d’une caresse de son brave Maître. Brave Maître, qui, avec un nouvel air las, recadra le malotru avec politesse, ce qui ne devait pas être la première fois et prit la défense de la jeune femme. Quand cela fut fait, Serrano goûta donc aux fameuses pommes de Dantooïne ...

Les minutes défilèrent, et avec les questions sur la structure et l’avenir du Groupe Malora. Ce à quoi, la dirigeante du-dit groupe se fit un plaisir de répondre, sous le regard inquisiteur et vigilant du suivant. Malheureusement pour lui, à chacun de ses actes, le Vizir fut assailli de par et d’autres de questions aussi stupides et ennuyeuse des journalistes présents, qui à terme mirent à mal sa curiosité, pourtant sincère. Sans les stormtroopers pour calmer les ardeurs des plus impétueux, nul doute que le numéro trois de l’Empire serait tiraillé en tout sens, et perdrait quelques unes de ses capacités auditives. Ce fut d’ailleurs un de ces gardiens qui interrompit le fonctionnaire et lui demanda d’avancer. Une fois encore, le Vizir s’adressa à Alison avec politesse et lui souhaita le meilleur pour la suite, et s’en alla. Ce pauvre homme laissa un profond sentiment de compassion à la Jedi-Noire, avant que le petit suivant ne suscite en elle de la colère. Il se permit de la saluer, usant de son nom et prénom puis la menaçant avant de s’enfuir aussitôt à la poursuite de son maître. Alison ne releva pas, des menaces en l’air, rien de plus. Ce petit être était complexé et devait compenser par une agressivité aussi grande que sa bêtise.

Alors que les problèmes semblaient partit avec lui, la représentante de Dantooïne n’eut qu’un bref répit pour voir le regards désolé de ses voisins ingénieurs avant qu’une horde de vautours ne se pointe à renfort de propositions délirantes qui soit-disant la rendrait plus riche que les plus riches. A d’autre, elle envoya tout ces idiots à Prolo, histoire de voir combien de temps ils tiendraient face à lui.
Afin de souffler un peu, la jeune femme se dirigea vers la maquilleuse qui ne cacha pas son dédain pour ces investisseurs. Elle défendit le travail des gens simples et remarqua qu’avec de la volonté et l’apport de subventions, on pouvait s’en sortir plus que convenablement, et elle avait raison. Mais une arrivée de deux stormtroopers coupa court à cette conversation, les deux hommes en armure blanche sommèrent Alison de les suivre.

Quelqu’un qui avait l’autorité nécessaire pour détacher deux soldats souhaitait donc la voir. Etait-ce l’attaché du Vizir, ou quelqu’un d’autre ? Difficile de le dire, mais Alison n’eue d’autres choix que de les suivre, sous le regard attristé de sa voisine de stand. La Jedi-Noire inspira profondément et fit le vide dans sa tête, comme son ancien maître Jedi lui enseigna avant d’affronter une situation complexe. Sereine d’apparence, elle restait cependant en alerte totale et s’en remit au destin pour la suite des évènements. Oh et elle évita de penser aux dégâts que Prolo allait bien pouvoir faire tout seul ...

#35102
Alison fut embarquée, sans qu'elle fasse d'histoire. Cela n'empêcha pas l'une des troupes de la prendre sèchement pas le bras, pour la traîner devant lui. Puis, comme le voulait la procédure, il lui passa les menottes, deux bracelets métalliques liés entre eux par un verrou puissant, et la porte devant lui, la tenant fermement par le bras. Aussitôt que les soldats l'eurent emmenée, un VRP installa sa mallette sur le comptoir du stand. « Maintenant que votre patronne est arrêtée, c'est vous le patron ! Je représente la Krap'Uhl Compagnie, et je vous propose de racheter votre exploitation pour un prix défiant toute concurrence ! » Pour cause, ça défiait tout. Racheter l'entreprise, pour une somme modique, mais en laissant aux anciens propriétaires la charge des prêts encore en train de courir. Dites-nous en plus...




Traverser le salon ne fut pas l'étape la plus longue. Une porte de service s'était trouvée suffisamment proche du stand pour qu'elle ne dépasse qu'une vingtaine d'expositions. Toute sur la même voie hyperspatiale qu'elle. Les troupiers passèrent la porte en la poussant avec violence, du pied, ponctuant la marche de nombreux " « Allez, avancez ! » " qui n'ajoutait rien de particulièrement sympathique à la situation. Les esclaiers descendaient en volée, avec des murs en permabéton froid, qui sentaient l'humidité. Pas de caméra... l'occasion de mettre au tapis les deux jeunes gens, avant de songer à s'enfuir à travers la foule. Pourquoi pas ? Si elle était maligne, elle pouvait s'épargner le trajet mystère...



#35190
Bon, n’ayant d’autres options que d’écouter les gardes, Alison se contenta de les suivre et fut étonnée de voir à quelle vitesse elle passa du salon luxueux, à un couloir de service sale, sombre et humide. Aucun doute que ce genre d’inspection devait avoir lieux de temps à autre. Les deux stormtroopers ne prirent même pas la peine de lui passer d’entraves aux poignets, sûrement un amateurisme flagrant, ou un excès de confiance. Après tout, qui soupçonnerait la jeune femme de posséder de quelconques capacités martiales ? Heureusement pour eux qu’elle n’en fit pas la démonstration, car à plusieurs reprises la Jedi-Noire se passa de saisir des opportunités d’évasion là où il n’y avait pas de caméras. Mais à quoi bon ? Dans un salon de cette ampleur, et au beau milieu d’une planète capitale de l’Empire qu’aurait-elle bien pu faire ? En de telles circonstances, elle n’avait d’autres choix que de s’en remettre à la chance ...

Finalement, la traversée se finit face à une porte, isolée au bout d’un escalier. Là, les gardes toquèrent car visiblement ils n’avaient pas le badge correspondant au réceptacle de la-dite porte. Un autre de leur camarade ouvrit et le petit groupe entra dans la pièce loin d’être aussi sombre que le reste du décors ultérieur. Une analyse rapide permit à la jeune femme de voir un garde à chaque coin, sans compter les deux escortes, donc six ennemis. Il fallait rajouter à cela les deux personnes assises au centre de la pièce. La première en tenue claire, un genre d’uniforme mais pas de l’armée régulière, et son air sérieux et froid trahissait une certaine expertise dans ce qui allait se déroulait. Quand à l’autre ... «Alison Malora !», le petit homme qui venait de parler, se frottant les mains de satisfaction n’était autre que le pénible laquais du Grand Vizir. Les choses s’annonçaient de plus en plus mal ...

«-Voici l'agent Sthenix, elle va vous interroger pour le moment. Notamment au sujet de... des... Ah, les quoi déjà ?»

Il s’amusait, faisant durer le supplice.

«-Les mensonges xénophobes.

Ah, c'est cela. Les fameux mensonges xénophobes. Commençons !»

Un agent ? Bon sang ... A partir de maintenant, chaque faits et gestes, chaque phrases, chaque inspiration, voir même chaque battement de coeur devait être calculé, car nul doute que la dénommée Sthenix allait analyser tout ça et était une experte dans la chose.
Mais comment réagir ? Une citoyenne normale devrait être apeurée, mais Alison avait vu bien d’autre situation tout aussi dangereuse, elle devrait garder son calme et après tout elle justifierait cela par son passé de ‘mercenaire’.

La Jedi-Noire s’avança, tira la chaise à elle et se plaça face à ses interlocuteurs, une fois assise, elle remarqua que la lumière était placée pile en face d’elle, ne lui permettant pas de distinguer au mieux ceux qui lui faisaient face. Elle aurait mit sa main à couper que ce n’était pas simplement pour l’agencement de la pièce.
La jeune femme prit deux secondes pour mettre de l’ordre dans ses idées et commença.

«-Bien, alors je répondrai à toutes vos questions, je n’ai rien à cacher et je comprends l’intérêt que vous portez à ces ... ‘mensonges’ sur le plan sécuritaire. Je tiens donc à préciser que ce sont des choses que j’ai malheureusement entendues en dehors de notre espace, lors de mes voyages, et que ces odieux propos sont tenus par bons nombres de nos détracteurs. Pardonnez moi si je me suis mal exprimer tout à l’heure, ce n’était pas mon objectif, car je m’efforce chaque jour de mettre à mal ces calomnies au sein même de mon entreprise afin de montrer le vrai visage de l’Empire. Je vous répondrai sans détour.»

Les dès sont jetés, le destin d’Alison ne tenait qu’à un fil, et cette pensée la mettait mal à l’aise ...

#35364
Rire gras. « Me voilà à peine parti... » un geste vers l'interrogée, « Qu'on la trouve déjà à tout avouer. » L'agente rousse n'en rajouta pas. Bien que peu démonstrative sur le sujet, on la sentait aussi perturbée par le Conseiller - sa présence autant que ses sorties - qu'Alison. Elle hocha bêtement la tête, murmura un "Bien sûr Conseiller" et reprit la contemplation silencieuse de la situation qui évoluait sous son nez en pointe. « L'agente Sthenix va vous montrer un tableau. » L'agente Sthenix sembla ne pas savoir qu'elle allait devoir le faire maintenant, et se précipita pour le montrer, après un temps d'arrêt, comme pour s'assurer que l'ordre n'était pas ironique. « Regardez. Ceci, c'est la courbe du QI d'un humain moyen de Dantooine... » Il en montra une autre. « Ca, des humains dans l'Empire en moyenne... » Et, plus loin, avec une courbe similaire mais reculée de 40 points, celle des Dantaris. « Vous comprenez que l'affirmation d'un manque flagrant d'intelligence chez les Dantaris, assurant la supériorité humaine, n'est pas un mensonge xénophobe. » Il écarta ses bras. « C'est scientifique. » Il semblait plus en colère qu'ironique maintenant. « Vous êtes contre la science, Alison Malora ? » L'agente déglutit. « Il n'y a pas de mensonge xénophobe... il n'y a que la science. Une science impartiale. » Les courbes de QI étaient signées du Laboratoire de Recherche en Génétique et d'Ethno-Sociologie et édité par le COMité de Préservation de l'Ordre Nouveau. Totalement impartiale comme science. « Agente ? »

L'agente semblait ne pas avoir le choix. L'issue fut déclamée d'une voix monocorde. « Pour que vous compreniez l'importance de ne pas calomnier l'Empire dans vos propos et vos pensées, et pour que vous appreniez l'importance de la mission impériale d'éducation sur les populations indigènes sauvages d'intelligence moindre... il a été décidé de vous placer en... stage... de réinsertion sociale dans un Centre de Redressement du Bureau de la Sécurité Impériale, pour une durée de... 2 semaines, à compter de ce soir. »
#35381
Bien que ne sachant pas ce qu’elle allait bien pouvoir dire à cet ‘entretien’, le conseiller lui semblait avoir tout prévu. Ne cherchant jamais ses mots, il annonçait avec un zèle fanatique ses propos, a coup de gestuelle grandiloquente. Visiblement, l’agente Sthenix ne goûtait pas à cette mise en scène, son ennuie apparent suite à la réponse de Alison trahissait l’expérience dans son domaine. Elle avait très bien compris que la jeune femme en face d’elle n’était pas là pour espionner, calomnier, ou quoi que ce soit d’autre, et perdre plus de temps dans cette pièce l’empêchait sûrement de mener à bien de vraies investigations. Malheureusement pour elle, le conseiller n’en avait pas encore finit.

Raillant la coopération facile de Alison, chose qu’il interpréta aussitôt comme de la domination, le conseiller continua de prouver que sa masquarade était bien prévu en faisant dévoiler à l’agente un tableau. La Jedi Noire éprouvée de la compassion pour Sthenix, la sécurité intérieure de l’Empire dépendait de personne comme elle, et les gens comme le conseiller lui faisait perdre du temps. Alors qu’elle gâchait son temps et son talent à faire le planton pour remplacer un trépied, le politicien, lui, continua sa déclamation.

Ses propos transpirait la xénophobie. Pas besoin de graphique et d’étude hors de prix pour comprendre que les Dantaris n’étaient pas des lumières. Scientifique ? Bien sûr. Tout autant que la supériorité physique flagrante des indigènes de Dantooïne, dommage qu’il n’ait pas développé de graphique à ce propos ...
Alison n’avait jamais chercher à prouver une éventuelle supériorité intellectuelle des Dantaris, toutes les espèces de la Galaxie sont différentes, et tout ne se joue pas que sur l’intellect. La variété crée une diversité de talents qu’il faut savoir utiliser, et ça, elle savait le faire.

Au fond, elle éprouvait de la peine pour se conseiller trop borné pour comprendre les choses. Les propos de Alison ne lui plaisait pas ? Au nom de la science ? Soit. Mais quid de la propagande ? L’Empire a le visage du grand méchant, et ce genre de personne déservait la cause en donnant crédit aux calomnies des autres mondes. Avec son entreprise, la Jedi Noire s’efforçait de faire une ‘vitrine’ des bonnes choses pour mettre à mal ce genre d’idée et glorifier sa nation. Une guerre se gagne autant avec les mots qu’avec les armes. Et pouvoir dire ‘non ce n’est pas vrai, regardez ici comment c’est réellement’, ça peut faire la différence sur certaines populations sceptiques.
Dans son propre contexte, elle pouvait user de la force des Dantaris tout en passant pour la gentille en clamant leur ‘insertion’, et ça c’était la meilleure façon de profiter sans contrecoup. Car au fond, elle ne souhaitait pas modifier leur mode de vie, ils étaient plus utile ainsi que civilisé. Mais ça, ce n’était pas la chose à dire à la face de la Galaxie ...

-Agente ?

La sentence tomba ...

Deux semaines dans un centre de redressement du BSI. Alison déglutit à cette évocation. Ce n’était pas une prison, ni une façon polie de faire disparaître les gens, mais personne ne savait ce qui s’y passait à l’intérieur exactement. Mais avait-elle le choix ? Non.

-Je comprends ... l’importance de ce séjour. Et je vous remercie de me donner l’opportunité de me parfaire en tant que citoyenne de l’Empire. Veuillez m’exscuser de vous avoir placés dans cette situation et vous avoir fait perdre un temps précieux.

Inutile de faire la forte tête, autant jouer la carte de l’amande honorable et se plier aux instructions. Ils lui laissèrent transmettre ses directives à Prolo, et au comité de direction du GM. Elle entrait au centre le soir même ...





La traque

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