L'Astre Tyran

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Planète pendant longtemps oubliée, où sa surface n'était que ruines fumantes, l'intervention de l'Empire et de la Corporation à sa terraformation, a poussé Télos vers des sommets inimaginables. Devenue Capitale du Secteur Corporatif et important centre culturel, Télos est devenu un monde paradisiaque et ultra-libéralisé.
Gouvernement : Neutre - Grandes affinités avec l'Empire
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By Helera Kor'rial
#39892
Le jeune homme n’avait pas ouvert la parole, se tenait droit, portait fièrement son uniforme impérial. Ses manières étaient appuyées et son regard pas envahissant. Pourtant, son esprit répudiait sa présence. Ou plutôt, se sentait accablé d’une responsabilité non souhaitée et non prévue. Alors il restait interdit et ne parlait pas. L’inquisitrice qu’il suivait n’avait pas non plus cherché à créer de lien pendant tout le voyage en thermolift qui les séparait du spatioport principale. Les bras dans le dos, ce duo atypique ne passa pas inaperçu et quelques badauds jetèrent des regards interrogateurs. Mais aucun des deux n’en fut concerné. Helera était de plus pressée d’accomplir la fin de son voyage initiatique et récupérer ce qu’elle avait cherché des mois durant. Quant au gamin, il n’était que sa monnaie d’échange vers un avenir lié avec le sur secteur Perlémien, ou presque …

« Ton père est au courant ? »

Appuyant sur divers boutons, poussant les manettes de propulseurs atmosphérique, elle ne lui jeta pas un regard. Lui par contre se tourna vers elle et fronça les sourcils, premier mouvement qui trahissait un sentiment.

« Bien sûr qu’il ne sait pas. »

Elle termina d’activer les boucliers et poussa la manette de l’hyperespace. Enfin, elle se décida à ôter son casque, secouant la tête pour réajuster sa chevelure d’argent. Cette fois, son regard azur se fixa dans le sien et le lien qui s’en suivit persista jusqu’à ce qu’il cède.

« Que voulez-vous dire ? »

« Ce n’est pas par hasard que j’ai demandé à ton père que tu me rejoignes. Pas seulement politique, du moins … Je sais que tu caches un secret qu’il n’aurait pas voulu apprendre, surtout sur son fils. La mort de ta grand-mère l’a affecté à un point qu’il déteste les gens comme nous. Ou presque. Je suis sûr qu’il trouvera dans notre entreprise un peu de réconfort et serait même enclin à nous aider. »

Son regard interrogatif se nimba de quelques inquiétudes. Il détourna la tête vers le tunnel hyperspatial et posa ses deux mains bien à plat sur les accoudoirs. Ses manières étaient propre à la noblesse, pour peu trop prononcées, trop codifiées.

« Je ne vois pas de quoi vous parlez. Il n’y a pas de gens comme nous. »

Helera s’emporta et d’un geste de la Force, fit pivoter son siège face à elle.

« Tu es un sensitif, ne me cache pas ce que je lis en toi. Tu as peur de ton pouvoir, tu ne le maîtrises pas … »

Il se leva et fit quelques pas vers l’extérieur du vaisseau, prenant un air plus agressif. Il la pointa du doigt et monta le ton. Ses cheveux en bataille voltèrent sur son crâne.

« N’utilisez pas votre pouvoir sur moi. Je ne suis pas un foutu Jedi. Mon père apprendra vos manières cavalières. »

« Tu es sûr de vouloir tout avouer à ton père ? »

La reine haussa un sourcil, croisa les bras et plaça une jambe sur l’autre. Lui se contenta de baisser le bras accusateur.

« Il ne vous croira pas. »

« Tu veux prendre le risque ? »

« Qu’est ce que vous me voulez à la fin ? »

« Tu as un pouvoir qui sommeille en toi. Je l’ai senti quand tu as essayé de lire dans mon esprit. Je vais t’apprendre à le maîtriser. »

« Pourquoi vous feriez ça ? »

Helera se leva lentement et le dépassa, l’invitant à le suivre d’un mouvement de la main. La reine se dirigea à travers les coursives de l’arrête centrale puis tourna devant le terrain d’entraînement arrière du vaisseau. Elle s’arrêta devant une pièce plongée dans la pénombre. Seule deux lumières d’angle offraient une visibilité suffisante pour apercevoir son environnement. L’endroit recelait quelques-uns des artefacts et surtout Holo enregistrement amassés depuis qu’elle avait le Scavenger. Elle pianota à travers ses données pour en extraire quelques informations sur l’holocron, ne montrant que ce qui lui était utile.

« La règle des deux, qu’est-ce que c’est ? »

« Une règle ancestrale mise en place par un sensitif il y a un millénaire de cela. Cette règle énonce que le pouvoir ne peut être transmis qu’à un seul apprenti. J’ai eu de nombreux disciples au cours de ma vie et j’ai formé quelques-uns des sensitifs connus de la galaxie. Mais je n’ai jamais eu de disciple qui serait le réservoir de tout mon savoir. Quand la Force m’a envoyée ce raisonnement et que j’ai compris que je devais rattraper mon erreur, je suis tombé sur toi. »

« Et si je refuse de devenir comme vous ? »

Helera esquissa un sourire.

« Tu es bien placé pour savoir que l’on ne décide pas toujours de son destin. Ton pouvoir en est la preuve la plus concrète, ta place comme successeur de ton père en est une autre. »

Kahl baissa la tête et croisa les bras. Il se laissa tomber sur le cadre de la porte. Toutes ses informations le laissèrent pantois, troublées. Et c’était bien normal. Il ne cessait de ruminer, inspirant et soufflant avec force. Il étouffait intérieurement mais ne semblait pas vouloir le montrer. Helera inclina la tête de côté et passa sa main sur son menton, l’observant en silence. Quand enfin il prit sa décision, il releva son jeune visage et demanda :

« Que dois-je faire ? »

« Pour l’instant, observe et apprend. Nous allons sur Telos 4, récupérer un ancien objet recelant le savoir nécessaire pour nous permettre d’appréhender la mission qui nous incombe. La reforge de l’inquisition. »
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By Helera Kor'rial
#39904
« Est-ce que j’aurais un sabre laser moi aussi ? »

« Pas tant que tu ne risques pas de te couper un bras avec. »

L’apprenti avait peu à peu délier sa langue, comprenant que sa nouvelle condition lui offrait bien plus que ce qu’il avait un jour imaginé. La curiosité de ce pouvoir inconnu le poussait à en apprendre davantage et il avait désormais de nouvelles idées en tête. Mais avec toute cette connaissance et cette promesse d’avenir, venait également son lot de piège et de désillusion. A commencer par son insatiable impatience. Depuis qu’ils étaient arrivés sur la planète, il n’avait eu de cesse de poser des questions sur son équipement, sur ses pouvoirs et sur le panel de capacités nouvelles dont il pourrait disposer. Même si la reine tentait de répondre à la majorité, elle ne cessait de le remettre à sa place.

« J’ai reçu des courts d’arme blanche et de combat au corps à corps pourtant. »

« Alors sert-en pour l’instant et prouve toi que tu es digne de porter larme légendaire des sensitifs. »

Il opina du chef tandis qu’il suivait aveuglément les pas de l’inquisitrice. Cette dernière quant à elle vagabondait sur la planète. Ils étaient arrivés depuis des heures déjà et après analyse du contrôle spatial, avait pénétré sur l’atmosphère riche de la planète. L’on disait de Telos qu’elle fut détruite il y a de cela des millénaires et que la technologie Ithorienne avait permis de rebâtir l’endroit. A n’en point douter, cela avait bien fonctionné. La flore était riche, avec ses plantes immenses aux couleurs aussi vives que dangereuses, ses forêts à pertes de vue d’où se terraient une multitude de biodiversité. Quelque part, s’eut été fascinant d’exploser tous les progrès qui avait été réalisés ici. Mais le temps était un luxe dont il ne pouvait pas se permettre de gaspiller une miette.
La grotte indiquée par l’enregistrement d’Ambria se trouvait très exactement au bon endroit. Un renfoncement dans une colline dont les bords n’étaient que pierres coupantes presque luminescente, renvoyant la lumière de l’étoile. S’eut été presque dangereux d’observer cet endroit à l’œil nu et ce n’est pas le groupe de personne sur place qui aurait à dire l’inverse. En effet, quatre individus, deux humains, un rodien et un Duros semblaient se disputer devant la grotte, au vu des grands mouvements qu’ils provoquaient. Ils étaient tous équipés de lunette thermique mais également d’armes de guerre et quelques équipements probablement non réglementaire. Les deux sensitifs observèrent la scène à distance, perchés en hauteur de la grotte. Ils étaient arrivés par le Nord à travers la forêt et l’ouverture vers l’intérieur du monde n’était qu’à quelques mètres en contrebas.

« Des mercenaires, je crois que c’est l’échange », murmura Kahl couché dans l’herbe.

« Qu’est ce qu’il te fait dire cela ? »

Il pointa du doigt en direction du brassard d’un des deux hommes, représentant une flèche pointée vers le bas. Helera avait effectivement déjà vu ce signe mais sans l’associer au groupe pirate pourtant bien connu dans la galaxie. Elle regarda son apprenti et esquissa un sourire sous son casque. Son utilité serait probablement plus rapide qu’elle ne l’aurait cru.

« Reste derrière moi. »

Il opina du chef et firent le tour du précipice, au vu de l’évidente incapacité de Sodervall à sauter de cette hauteur. Tout serait à lui apprendre, jusque dans le moindre mouvement, ce qui tendis à rendre la reine tout aussi impatiente que le jeune homme. Quand ils eurent contourné l’obstacle, ils n’eurent d’autres choix que d’avancer dans la direction du groupe. L’échange s’intensifia quand ils arrivèrent, presque immédiatement quand elle perçut les traces du côté obscure venant de la grotte. Il était évident que l’holocron avait laissé des traces et les simples d’esprits avaient dû en payer le prix. Un bref échange de tirs retenti et les deux aliens furent à terre.

« Occupe-toi de ça, j’veux plus voir ces non humains de ma vue. Qu’est ce que c’est encore … Vous là, vous êtes venu réclamer aussi cette bande de terre ? »

Helera constata la scène et croisa les bras, Kahl quant à lui resta plus longuement à observer les deux morts, troublé par les cadavres. Son visage était marqué par l’inquiétude et le doute et il s’était de nouveau enfoncé dans son propre mutisme. C’était la première fois de sa vie qu’il voyait la mort en face et la première fois qu’il constatait la véritable vie, contrairement à son cocon familial et sa tour d’ivoire de Columex.

Non, nous sommes à la recherche d’un artefact ésotérique qui aurait séjourné dans cette grotte.

« Voyez vous ça … Vous ressemblez pas à des chasseurs de trésor. Il n’y a plus rien ici. »

L’inquisitrice ne bougea pas, insatisfaite de la réponse. Son collègue quant à lui était en train de jeter les corps encore plus en contrebas du précipice, dans une fosse probablement rempli de carnivores, où il ne semblait jamais y avoir de lumière.

« Il y avait bien un machin du temps de l’impératrice bidule, de l’empire galactique. Mais quand ces cochons d’impériaux sont partis, on a tout remonté. »

« Remonté ? »

« Ouais, à la citadelle quoi. »

« On t’as jamais appris à la fermer toi ? » Puis vers les impériaux. « De toute manière, vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, c’est dommage pour vous. »

L’inquisitrice se tourna vers l’apprenti mais ne bougea pas, les bras toujours croisés.

« C’est le moment de me montrer ce que tu sais faire, Kahl. »

Il s’avança et dégaina une dague de sa ceinture, ce qui tira une myriade de moquerie et qui énerva le jeune impérial. Ce dernier s’approcha lentement, imité par les deux mercenaires. Ils avaient eu même tirés d’énormes couteaux, peut-être aussi grands que l’avant-bras de Kahl. Pourtant, il ne se démonta pas et son entrainement au sein des services militaires portait aujourd’hui ses fruits. Au moins au niveau de sa maîtrise de soi. Quand vint le premier à s’interposer, abaissa rapidement son énorme arme, il fit un pas de côté et remonta sa dague sur le triceps, entaillant tout le muscle dans une gerbe de sang. Le premier hurla et tenta un coup latéral, évitant de justesse la tête du garçon, qui s’était baissé juste à temps. Quand il remonta, sa dague était posée sur le cou du premier mercenaire, qui écarta les bras sous la stupeur. Le second recula d’un pas et dégaina son blaster, mais l’inquisitrice fit négligemment un mouvement de l’index et du majeur et comme un mouchoir, il fut projeté à son tour dans la fosse, dans un horrible cri.

« Okay okay, vous avez gagné. Je ne dirai pas que je vous ai vu ici. »

Helera les dépassa sans laisser un seul regard envers l’apprenti et son prisonnier. Malgré le fait qu’il lui posa la question :

« Qu’est ce que l’on en fait ? »

Avant d’entrer dans la grotte, elle lui laissa son ordre :

« L’empire n’a pas vocation à redresser tous les malfrats. Il a fait son choix, élimine le. »

Les yeux du mercenaire se tournèrent depuis la reine vers le gamin et il tenta dans un mouvement de panique de lui asséner un coup dans la tempe. Mais tout aussi paniqué que le fut l’attaque de son adversaire, il laissa glisser sa lame sur sa gorge et s’échappa de l’attaque. Désormais contourné par rapport à lui, il se prépara à anticiper un ultime assaut mais à la place, son adversaire tomba à genoux, les mains autour de la gorge puis dans l’herbe verte. Tuer, cela avait été si facile, si fluide … Il ne voulait pas, il souhaitait simplement se détourner de son attaque. C’était de la légitime défense, c’est bien cela ? Non, non … Les deux étaient des hors la loi, ennemis de l’empire. L’empire était implacable et ne tolérait pas ces gens-là. Oui, il avait rendu service à son empire. Cette pensée le rassurait, tandis qu’il nettoya sa lame dans l’herbe, avec des mains saisies de nombreux et violents tremblements.
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By Helera Kor'rial
#39931
La végétation avait laissé sa place aux tours de métal, à la froideur de des espaces artificiels. Si les champs des oiseaux et le grattement des petits animaux faisaient la loi ici-bas, sur la station Citadelle, c’était le bruit des speeders, les heurts divers et les hurlements des mécontents qui emplissait l’atmosphère. Ils avaient quitté la surface après avoir constaté que la grotte indiquée était effectivement vide de tout artefact. Au mieux, ils avaient trouvé des stockages d’armes, de munitions et autres explosifs dont ils n’avaient pas l’utilité. Mais indice intéressant, la marque de l’échange était inscrite sur chacune d’entre elles. Alors les deux impériaux s’étaient mis en quête d’un nouvel intermédiaire qui saurait les renseigner. Et pour cela, ils avaient mis en place une nouvelle technique.

« Je ne trouve rien. »

« Continue de chercher, surtout parmi les plus laids de la population. Il y a souvent une relation de cause à effet. »

Même s’il ne fut pas certain de comprendre toute la portée de la blague de son maître, qui plus est n’avait posé aucun sourire pour la souligner, Kahl continua sa recherche mentale dans les esprits des gens au hasard. Un mot, une pensée ou même l’évocation de l’échange aurait pu le satisfaire, mais il ne trouvait actuellement, rien. Ils continuaient alors à déambuler dans les rues pavées, ne jetant qu’à peine des regards vers les immenses vitres latérales qui offraient une vue à couper le souffle du monde de Telos. La reine quant à elle avait l’esprit tout ailleurs, concentrée sur un groupe qu’elle pistait depuis leur arrivée. Trois humains mâles à la stature massive et musculeuse, riant de quelques blagues probablement tout aussi hilarantes que celles de l’inquisitrice. Pourquoi ce groupe en particulier ? La foule les évitait, baissait le regard et changeait de trottoir, comme le disait l’expression. En outre, c’était un début.

« Kahl, tu vois ces trois-là ? Va les voir et propose-leur tes services pour les rejoindre. »

Ce dernier leva la tête à travers la hauteur moyenne des têtes et aperçut les trois malabars. Il tourna la tête pour poser une question à son maître, mais … il était désormais seul. Eberlué, il tourna sur lui-même pour la trouver du regard, mais rien. Il s’imaginait des années dans le futur pouvoir disparaître à son tour à sa guide et se demandait quelle serait la portée d’un tel pouvoir. Mais qu’importe, il trottina pour rattraper ses cibles et bouscula quelques badauds non sans lâcher une petite excuse au gré du vent. Sodervall portait sa longue parka noire et un uniforme en dessous presque de la même couleur. Il était classieux et cela se voyait, même si lui n’avait pas forcément cet œil. En effet, son père l’avait initié très tôt à la rigueur vestimentaire et la droiture de l’artifice renvoyée à la population. Il avait souhaité lui donner une éducation très stricte et scrupuleuse. Une éducation qui faisait tâche dans cet environnement où baroudeurs et malfrats croisaient la route de marchands véreux et autres génies du crime.

Ne comprenant pas encore toute la portée de sa mission, il interpela les trois costauds qui se retournèrent non sans tirer une grimace d’agacement. Ils atteignaient probablement un peu moins des deux mètres chacun sur une largeur deux fois plus importante que la sienne, ce dont le jeune impérial n’avait pas calculé à distance.

« Heu … Bonjour. Je cherche heu … je cherche l’échange. J’ai envie de travailler pour eux. »

« T’es qui toi ? »

Il ne put s’empêcher cette remarque de balader son esprit rapidement dans l’esprit de l’un des malabars, aussi rapidement que lui permettait son don. Il capta les informations si rapidement que le fil de la conversation n’en fut presque pas altéré. Alors il déclara :

« J’suis un orphelin de Telos, mes parents ont été crevés quand j’étais môme. J’ai envie de faire partie d’un groupe, d’une famille … »

L’un des trois fronça les sourcils à tel point que son visage s’écrasa sur lui-même. Evidemment, c’était de son passé dont il était question, mais Kahl ne lui adressa pas plus de regards à lui qu’aux autres. Ce faisait, il pensait avoir fait mouche car après un échange de regard une esquisse d’un sourire vilain, ils firent un signe de tête en direction d’une allé adjacente à la rue principale. Une de celle où les commerçants entreposaient leurs déchets le temps que les services d’ordre les récupèrent. Quand ils furent assez enfoncés, les trois optèrent pour une position nouvelle. Ils l’avaient désormais entouré et toutes ses chances de fuite s’étaient désormais évanouies. Il croisa les bras, proche du manche de sa dague.

« Allez, ‘aboule tes crédits. »

« Quoi ? »

Il sentit deux lourdes mains se poser sur ses épaules et bloquant tout mouvement, tandis que son interlocuteur arma un poing qu’il propulsa dans son torse. La violence du choc fut tel qu’il émit un cri étouffé. Sa respiration était coupée, des larmes montaient dans ses yeux et il s’écroula au sol. Pendant un instant, il crut être dans une bulle d’eau à ne plus rien voir et ne plus rien maîtriser. De nouveau, une voix perturba ses sens :

« Vous autres voulez des frissons hein ? »

Il le releva par le col et le plaqua contre le mur. Mais cette fois, Kahl n’attendit pas que la menace ne frappe et dégaina sa dague qu’il agita vigoureusement devant lui. Son interlocuteur évita malgré la promiscuité qu’offrait ce champ de bataille. Il se retourna d’avant en arrière, agitant son arme comme pour faire fuir des animaux, tandis que ses derniers ricanaient. Kahl était certain d’une chose, il était cuit.
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By Helera Kor'rial
#39935
Kahl cherchait un moyen de s’en sortir, observant son environnement, des escaliers en bordure de bâtiment, des poubelles sur lesquelles il aurait pu sauter ou même une bouche d’égout, mais rien ne lui sauta aux yeux. L’un des deux balourds s’approcha, il se retourna face à lui et agita sa lame pour le faire fuir. Puis se retourna vers le deuxième qui s’approchait à son tour. Son inattention lui coûta une tentative ratée d’esquiver la prochaine attaque, qui vint du troisième qui s’était faufilé. Il avait profité de l’ombre de des autres pour lui foncer dessus et écraser son poing dans son visage. Le garçon percuta le mur. Des étoiles dansaient devant ses yeux et il n’était plus certain de comprendre dans quelle situation il était. De nouveau, un choc vint percuter son torse et une main puissante lui empoigna le cou. La conscience où l’inconscience, errant entre les deux pendant de son esprit, les vagues de la Force lui faisaient entrevoir quelques pensées d’amusements, peut-être un sentiment de victoire. Là où il n’était qu’impuissant. Il sentit d’autres mains lui fouiller le veston, cherchant les quelques crédits qu’il possédait ou tout autre objet de valeur. Pourtant, il avait l’impression de sentir de moins en moins d’oppression. Une intense lumière blanche l’illumina, le ramenant dans le monde décadent des vivants.

Du torse de l’oppresseur qui lui maintenait le cou, un trait blanc y surgit. Alors la pression se relâcha et contrairement à ce que la situation le laissait penser, c’est le grand costaud qui tomba à terre. Il le regarda un instant sans réellement comprendre, puis son regard de terre aperçu la silhouette ténébreuse de l’inquisitrice. L’ange sauveur s’avança des deux derniers qui lâchèrent tout leur butin et préparèrent à fuir, mais la lame de la justice s’abattit de nouveau sur le plus proche. Quant au dernier, il fut soulevé de terre sous le commandement du pouce et de l’index levés de la reine.

« Où est l’échange ? Où sont tes patrons ? »

Cherchant son souffle, grattant sa propre gorge sans n’y pouvoir accrocher que du vide, le malfrat paniqua et se débattit. Mais l’étau se resserrait déjà.

« La cantina … la cantina du Rancor déchainé … ils … ils sont là bas … pitié. Ils vont me … tuer s’ils savent. »

Helera le laissa tomber à terre. Il se massa la gorge et reprit sa respiration à grand bouché. Elle retrouva le couteau et le jeta à son apprenti.

« Il est à toi, fais vite. »

Et elle s’éclipsa sans se retourner à travers la ruelle. L’apprenti dont l’œil était injecté de sang et qu’une marque rougeâtre commençait à se dessiner sur sa joue, regarda à la fois le couteau et le malfrat. Il fronça les sourcils, tentant lui-même de reprendre ses esprits face à la situation qu’il venait de vivre. Humilié et blessé, son orgueil et son corps en restait meurtri. Lui qui n’avait connu que gloire, prestige et richesse avait été remis à sa place par la plèbe puante d’une planète insignifiante. Cela l’énervait et faisait monter en lui une tension dans ses muscles tout autant que dans son esprit. De nouveau, il regarda l’homme qui lui avait infligé tant de tort, proscrit dans la ruelle, des larmes coulant sur le bord de ses yeux rougis par le manque d’oxygène. Kahl s’approcha et s’abaissa à son niveau.

« Un orphelin comme toi qui a été élevé dans la rue, doit mourir dans la rue. L’empire ne tolère pas les faibles. »

Avant que l’autre n’ait pu protester, il lui assena un premier coup de couteau dans la gorge, puis un deuxième dans l’œil et un troisième dans la tempe. Quand il eut fini son œuvre, il cracha sur le cadavre et s’enfuit rapidement sur les traces de son maître.

Il la retrouva à quelques pas de là, observant un holoplan de la ville, les bras croisés. Elle ne le calcula presque pas, faisant volteface à son arrivée. Il ne s’était pas attendu à être remercié, peut-être à être sermonné. Mais quelque part en lui, il savait qu’il n’avait pas respecté la parole qu’il venait de proférer face à sa victime. Un bien triste retour de situation dont il n’aurait pas pu solder tout seul.

« Merci », finit-il par avouer.

« Qu’as-tu appris ? »

L’inquisitrice avait tourné la tête vers lui, mais il ne pu garder son regard dans la face inexpressif du masque. Il avait l’impression d’avoir de plus en plus peur de cette femme si mystérieuse et à la puissance si grande. Il se sentait littéralement comme un enfant.

« Ne jamais sous-estimer sa cible ? »

« Entre autres. Ne jamais croire que ton plan fonctionne. Et encore moins te bloquer dans un endroit où tu es sûr ne pas pouvoir t’échapper. Observe, t’avais-je dit. Observer ton environnement, les esprits et les attitudes. Mais ne te focalise pas seulement sur la Force. »

Il essuya le sang qui coulait de son nez et acquiesça de la tête.

« Oui maître. »

« Bien. La cantina se trouve de l’autre côté de la rue. Notre objectif sera d’acquérir l’objet, sans créer d’émeute avec l’échange. »

« Ou on risque de ne jamais repartir d’ici… »

Les deux impériaux franchirent donc la distance qui les séparait du lieu présumé indiqué par leur cible. La devanture laissait apparaître un endroit simple, allumé d’un unique néon sur le haut de la porte et un hologramme d’une danseuse Twilek. L’endroit paraissait chiche. Là, ils ne se firent pas prier et s’accoudèrent au comptoir, commandant chacun une boisson dont ils étaient certains de ne pas toucher de toute manière.

« Observe. Qu’est-ce que tu vois ? »

L’apprenti se mit dos à comptoir et commença à décrire :

« Ce qui est sûr, c’est que vous ne ferez pas tâche, les clients sont soit en armure, soit ils sont des cyborgs. Trois salles, la première il y a des tables de jeux, mais qu’une seule est prise par des rodiens. Je ne perçois pas de signe distinctif. La deuxième dans le fond là, elle est à demi dans la pénombre. Il y a des rideaux transparents pour y accéder. Si j’essaye de percevoir … »

Le gamin se concentra et fronça les sourcils en observant le point. Le rouge lui monta aux oreilles quant il comprit, sous les gloussements déstructurée et métalliques de l’inquisitrice.

« Oui d’accord. Et la dernière salle, je ne vois pas de tables, surement une piste de danse ? Mais pas de danseurs pourtant. Je vois quelques groupes épars. Non deux en fait. Ils viennent de se passer un truc. Une sorte de mallette. Celui qui vient de la récupérer vient de disparaître derrière le mur, je ne le vois pas d’ici. Je sens … Je sens qu’il s’éloigne. Il doit y avoir un autre passage que je ne vois pas. »

« Ils sont là. »
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By Helera Kor'rial
#39938
L’inquisitrice et l’apprenti s’était approchés de la troisième salle sans cacher aucune de leur intention. Ils avaient laissé leur verre au comptoir, avait attendu que les deux groupes se désolidarise et s’étaient présentés aux hommes à l’entrée. Car en effet, il y avait bel et bien une porte qui menait vers un autre endroit, dissimulé derrière une des bandelettes de décoration, agrémentés de quelques billes qui se frappaient les unes contre les autres à chaque passage et produisait un son de pluie très relaxant. Ce qui était contrastant avec le manque de lumière naturelle et les sons binauraux qui frappaient à travers la musique d’ambiance. Cela ne les empêchait cependant pas de s’entendre pleinement.

« Je cherche l’échange. »

« Qu’est ce que vous voulez que ça me fasse ? »

Le gars à l’entrée n’était pas particulièrement typique des gardes normalement bourrés à la testostérone et aux muscles proéminant. Non, son teint était blafard et il était même plutôt maigrelet. En revanche, les deux Gamoréens à ses côtés imposaient beaucoup plus.

« Je viens proposer un échange. Vous avez un objet que je convoite. Probablement de forme triangulaire ou un cubique, n’ayant aucune valeur pour vous. Un objet atypique qui donne le vertige, des idées noires… »

Il fronça les sourcils et croisa les bras. Sa mine changea, passant d’un déni absolu et à une colère timide marqué par une inquiétude plus grande. Il ne parla pas, mais le regard que Kahl lui lança indiqua à l’inquisitrice qu’ils avaient fait mouche. Ce genre d’objet laissaient souvent des traces bien plus grandes que ce que l’on voulait bien laisser croire. Car la Force qui y résidait était insidieuse et corrompue, à ne pas laisser dans des mains non averties. Helera enchaina :

« Je sais que vous l’avez. »

L’autre ne répondit rien, s’emmurant dans un silence presque gênant, bouleversé seulement par la musique en arrière-plan. Il fit volte-face et déverrouilla la porte, s’engouffrant à l’intérieur d’un dédale plus sombre tout en les invitant à le suivre avec un mouvement de main. Ils empruntèrent directement un escalier éclairé par un néon blanc vacillant puis tournèrent à gauche une fois arrivés en bas. Ils débouchèrent sur une salle plus grande avec beaucoup plus de monde. De part et d’autre, des fauteuils rouges avaient été disposés, formant plusieurs cercles entourant des tables basses. Plusieurs personnes étaient déjà attablées et discutaient sans se préoccuper d’eux. Certains richement vêtus, d’autres enfermés à travers d’énormes armures. Quelques droïdes passaient ça et là pour prendre commande et revenaient, tout en évitant précautionneusement les tables de jeux où la concentration étaient de mise et les sommes d’argent colossales tout autant. Mais ils ne s’arrêtèrent pas là, empruntant une ultime porte dissimulée dans la pénombre de ce club privé. Le garde entra sans se présenter et ils débouchèrent sur un bureau bordé d’une multitudes d’écrans holographiques, présentant différents angles de la cantina, et même de la station citadelle. Un siège centrale, placé devant un bureau, se retourna à leur arrivée, dévoilant une femme menue aux cheveux de cendre et à la mine tout aussi blafarde.

Ambiance


« Madame, ils disent qu’ils ont entendu parler de l’objet et qu’ils aimeraient proposer un échange avec vous. »

« Je sais », répondit-elle.

Helera croisa les bras, l’apprenti plaça ses mains dans le dos, posture typiquement impériale.

« Ne pensez pas que j’ignore ce que vous avez fait depuis votre arrivée. D’abord vous assassinez mes hommes, ensuite, vous débarquez dans ma cantina. Que dois-je penser de tout cela ? »

« Vos hommes m’ont attaqué en lâches et ... »

Helera leva le plat de la main pour le faire taire, plantant son regard casqué dans celui jaunâtre de l’ancienne. Une sorte d’aura maladive entourait sa personne, si bien qu’elle l’aurait cru atteinte d’un mal qui tuait son corps petit à petit.

« Nul ne se frotte avec l’échange impunément, mon garçon. Mais passons. Des dizaines de soldats sont déjà en train de se préparer à forcer cette porte pour sortir vos cadavres de mon bureau. Je n’ai qu’un mot à dire et tout se passera très vite. Alors dites moi, que me voulez vous ? »

« Je veux l’holocron. »

« Vous devez parler de … ça ? »

Elle se baissa légèrement et ramassa un objet qu’elle plaça sur son bureau. C’était une sorte de schéma sphérique à plusieurs antennes, tout rouge. Il était surmonté d’un cristal à quatre face losange se terminant en pointe.

« Il est étonnant que vous ayez entendu parler de cela… Que pensez-vous que c’est ? »

L’inquisitrice regardait l’objet, hyptonisée par le réceptacle dont elle avait passé les derniers mois à chercher. Dans les confins des frontières impériales, jusqu’au plus profond des territoires confédérés. Depuis les jungles sombres jusque dans les terrains les plus désertiques. Elle sentait le pouvoir qui l’appelait, la richesse de ce petit objet qui recelait des connaissances au-delà de son imagination. Les voix dans sa tête résonnent, celles des Sith passés, demandant à récupérer cet objet coûte que coûte.

« Un holocron. »

« Comment l’ouvre t-on ? »

« En connaissant les bonnes paroles et en maîtrisant ce que vous ne comprendrez jamais. »

« Ouvrez le moi. »

Elle tendit l’objet face à l’inquisitrice. Mais cette dernière ne bougea pas. Le silence dura pendant plusieurs secondes, pendant lesquelles aucune des deux femmes ne voulut lâcher. Quand la plus vieille se ravisa.

« Depuis que je l’ai, je sens quelque chose qui m’observe, qui me suis, qui me murmure des choses, sans que je n’en comprenne le sens. Ils me demandent de l’ouvrir, alors ouvrez le. »

« Ce savoir », commença la reine, « n’est pas fait pour des gens qui ne comprennent pas toute la philosophie religieuse qui l’entoure. »

« Car vous, vous le comprenez ? Qui êtes-vous ? »

« Je suis celle venue récupérer cet artefact. De votre propre volonté ou sur votre cadavre. Telle est le destin qui nous attend. »

-« Je vous ai demandé de ... »

La femme se leva d’un bon et se prépara à hurler un ordre, mais se figea avec une grimace impure, torturée dans une démance fixe. Au même moment, Kahl sauta sur le garde et plaça un couteau sous sa gorge. Helera continua de marcher en direction du bureau, très lentement. Quand elle fut à son niveau, elle leva les mains, les plaça de part et d’autres de son casque et l’ôta. Très lentement, elle le posa sur le bureau, puis de ses mains gantées, récupéra l’holocron. Toujours sous le regard figé de la cheffe de cellule. Avec une précaution exagérée, elle l’approcha de son visage et l’observa avec intensité. Elle sentit alors le tambour qui résonnait dans son torse battre plus fort encore. Et le flux du pouvoir se déverser à travers ses mains, passant par ses coudes puis dans son corps. Elle tenait là bien plus qu’un objet, mais le savoir millénaire des êtres les plus puissants que la galaxie ait portée. La promesse d’un savoir si grand qu’elle serait bientôt invincible, capable du pouvoir de vie ou de mort sur quiconque. Capable de sauver sa planète, Nelvaan, d’un claquement de doigt et de détruire ses ennemis sans le moindre effort.

Les voix dans son esprit se firent de plus en plus claires. D’abord Naga Shadow, puis Darth Bane et enfin Darth Revan. C’est lui qui lui murmura les derniers mots qui compléteraient son voyage. Sa voix métallique s’insinua dans son esprit comme une douce litanie, semblable au conseil d’un grand frère et porteur de promesses d’espoirs.

Toi qui tiens dans tes mains l’héritage des Sith, tu es notre futur et notre succession. Tu es l’enfant qui apportera sa pierre à l’édifice créé depuis le premier empire d’Ajunta Pall. Utilise ce savoir comme le veux la tradition Sith. Que tes ennemis tremblent sous ton courroux. Que tes paires craignent ta puissance et que la Force se plie à ta volonté. Tu es le prochain Seigneur Sith.

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