L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Longtemps considéré comme une splendeur, Cato Nemoidia a durement souffert durant la période impériale. Si les forêts luxuriantes sont toujours là, les immenses villes-hamac, suspendues entre de vertigineux pitons rocheux ont connues des jours meilleurs, même si la Nouvelle République s'efforce d'aider à leur restauration.
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By Destin
#31626
Le Capitaine n'avait pas l'air très content. Pas vraiment même. Il était torse nu et gras, son corps finement musclé parsemé de coupures anciennes et nouvelles, de cicatrices de guerrier à des tâches de fumée qui avaient percé son épiderme pour déposer une encre délébile comme tatouage éphémère pour marquer ce joyeux feu de joie, et n'avait pas peur de se montrer ainsi. Il devait être en plein exercice quand l'incendie avait éclaté.

Bon. Qui a merdé ?


Chacun, dans la pièce, portait les stigmates de son combat contre le plus capricieux des éléments. L'humaine avait le visage roussi et avait pleuré abondamment au contact des flammes, la Twi'lek avait la majorité de sa combinaison brûlée, ce qui l'avait poussée à recouvrir ses plaies de bandages qui contrastaient de leur blanc où naissaient des halos bruns séchés en leur centre. L'humain et la Wookiee étaient à l'infirmerie, l'un aidant l'autre à se soigner à l'aide de tout ce qui était disponible. Le lieutenant avait un avant-bras brûlé au premier degré, et la Calibop se chargeait de nettoyer. On avait évité de l'envoyer en première ligne, ses plumes auraient brûlé aussi sûrement que le poil de la Wookiee. Mais elle contribuait à l'effort au moins.

Sarwin s'était vu appliquer une compresse de kolto qui l'avait bien barbouillé avant qu'on ne lui applique un pansement à bacta. Neuf. Le vaisseau, en réalité, contenait du matériel médical en quantité. Sûrement pas déclaré. Le kolto avait nettoyé des bactéries, le bacta allait ressouder les chairs de façon presque parfaite. Il en resterait certainement des marques que Sarwin porteraient jusqu'à la fin de ses jours, pour peu qu'il ne fasse pas de chirurgie reconstructrice.

Je veux pas être mauvaise langue, mais c'est Sarwin qui était à la maintenance des hyperdrive.


Bibi la Twi'Lek venait de parler. Son regard, autrefois langoureux, était maintenant dur comme une plaque de permabéton à apposer sur un sol de marché de capitale, son pas de danse avait laissé place à une démarche raide, et son sourire était détrôné au profit d'un rictus de douleur alors qu'elle se tenait le bras.

Ouais ouais ouais. C'est drôle, c'est toujours Sarwin, hein.


Les regards convergèrent vers lui rapidement. Étonnement, ce fut le lieutenant, à qui il avait à peine décroché un mot - et vice versa - qui vint à sa rescousse.

On ferait de mieux de voir l'origine de l'incendie. Avant de conjecturer.


Le capitaine grommela. Il avait l'air d'accord en réalité. L'accusation était facile, il s'était laissé aller, mais il ne semblait pas l'avoir cru d'emblée pour autant.

On va voir ce que Deedek a trouvé en nettoyant. Reprenez tous vos postes. Sarwin, va voir comment va Jaluucka à l'infirmerie.





Jaluucka la Wokiee l'accueillit chaleureusement, l'humain lui accordant un hochement du bout de la casquette de mécano qu'il vissait sur son crâne dégarni. Il avait mis un tablier sommaire et faussement immaculé et avait placé de la pommade verdâtre sur les parties brûlées de la Wookiee.

Ca va difficilement partir, mais ça repoussera. Les poils ont roussi, mais l'épiderme est intact. Encore heureux.


Elle grogna à l'attention du Chiss.

Je crois bien qu'elle te remercie... ... en rajoutant que... vaudrait mieux pas l'arroser encore une fois.


C'est vrai que le Chiss exagérait. Entre les accusations d'avant et là, on pouvait dire qu'il ne manquait jamais d'arroser les femmes de matière blanche.




La Calibop avait impeccablement nettoyé la salle des machines. Les traces de brûlures restaient, mais c'était bien tout ce qui en restait. Sarwin étant occupé à l'infirmerie, le capitaine et le lieutenant étaient descendus vérifier les causes de l'incendie. Qui étaient claires. Des fils secondaires sortaient des lieux d'entrée énergétique pour aller sur des accu thermiques sommairement mais discrètement soudés juste sous un circuit imprimé qui contenait les circuits sensés réguler l'apport énergétique. Une puce avait fondu sous l'accumulateur à un moment critique et avait laissé se déverser le décuple de l'énergie normalement apportée. Un incendie criminel intelligent, presque lié à un incident domestique. Si la chose n'avait pas été si grossière, on aurait cru à un défaut de fabrication.

Tu penses que c'est Sarwin qui aurait fait ça ?
Ca m'étonnerait. A voir les soudures, l'engin est là depuis plus longtemps que son arrivée dans le vaisseau. On l'avait accroché derrière... là, tu vois le crochet ? Et on l'a apposé là, au moment propice. Non, c'est un boulot impeccable.
Ce qui veut dire ?
Ca veut dire, mon ami, qu'il y a un mérou dans l'banc d'sardines.


L'intercom sonna. Le capitaine décrocha après un petit temps de réflexion.

Capitaine ? On a un problème.





L'humaine, chargée de la navigation, confirmait le problème. Ils avaient dépassé Skynara, et le vaisseau ne semblait pas vouloir quitter son orientation. Le vaisseau ne filait qu'en ligne droite, encore en hyperespace.

Dis-moi qu'on va rencontrer une planète...


La navigatrice le rassura.

Normalement je devrais te dire qu'on va filer, bloqués en hypervitesse jusqu'à ce que nos cadavres pourrissent ou qu'on soit vaporisés sur un astéroïde... mais non, on a du bol. La planète Nedik est sur notre chemin. On sera assez proche pour que l'hypervitesse soit coupée par le champ magnétique de la planète*. Mais ça serait bien d'avoir réparé ça avant... si on est tirés d'hypervitesse d'un coup, on risque un autre incendie dans le bloc moteur.


Ca faisait sens. Le capitaine décrocha son comlink.

Sarwin ? Rejoins-moi à la salle des machines. Va falloir réparer comme on peut ce bazar.


* Oui, dans Star Wars 7, l'arrivée de Han sur la base Starkiller est une incohérence majeur. Boycottez les scenarii écrits avec les pieds !
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By Sarwin Rost
#31695
« Sarwin va voir comment va Jaluucka à l'infirmerie ! »

Pfiou, la pression retombe, tous ces regards accusateurs, avaient légèrement mis sur les nerfs le jeune Chiss. Heureusement que le Lieutenant était là pour le soutenir. Pourquoi m'a t-il aidé ? Se demandais Sarwin alors qu'il marchais activement en direction de l'infirmerie pour aller voir la Wookiee qu'il avait sauvé des flammes.

Le calme était revenu depuis l'incident dans le vaisseau, et tout semblait reprendre son cours. Sarwin arrivas à l'infirmerie après quelques minutes de marche, là il aperçut tout ceux qui avait besoin de soins, aucun blessé grave n'était à déplorer, beaucoup était simplement brûlés où s'étaient froissé un muscle à cause d'une fuite trop précipité ou d'un débris qu'il leur serait tombé dessus en travers.
Au loin il aperçut ses deux compères de travail, il s'approcha doucement, et à l'arrivée du Chiss, la Wookiee s'exclama dans un grognement de joie, et ouvrit les bras pour enlacer Sarwin en bousculant une infirmière au passage, c'était... Une manière de remercier et de saluer, du moins c'est ce que Sarwin supposa.

Après cette légère bousculade, Sarwin salua de la tête le mécano qui terminait d'appliquer une sorte de pommade verte les parties brûlées des poils de Jaluucka.

« Ca va difficilement partir, mais ça repoussera. Les poils ont roussi, mais l'épiderme est intact. Encore heureux.

La Wookiee grogna à l'attention du Chiss

Je crois bien qu'elle te remercie... ... en rajoutant que... vaudrait mieux pas l'arroser encore une fois.

- Ha ha, c'est pas dans mon intention Jaluucka, sauf si tu as encore besoin de mon aide pour t'aider à éviter... quelques dégâts supplémentaires.

La Wookiee souffla un bruit, imitant une fausse vexation.

- Et je ne suis pas le seul que tu dois remercier, je ne sais pas appliquer de la pommade pour Wookiees moi !

La Wookiee semblas remercier également l'humain, qui en avait fini de la soigner en retirant son tablier.

- Il va encore te falloir du repos ma grande, la pommade ne doit pas s'enlever !

- Je pense qu'elle vas s'en sortir, je ne connais pas bien les Wookies, mais quelque chose me dit qu'ils sont résistant.

Sarwin termina sa phrase en regardant Jaluucka de haut en bas.

- Oui, c'est sûr. »


Soudain le comlink du Chiss sonna, il le saisit d'un coup et s'éloigna un peu avant de décrocher.

« Sarwin ? Rejoins-moi à la salle des machines. Va falloir réparer comme on peut ce bazar.

- Bien sûr monsieur ! »


Sarwin quitta ses deux collègues sans un mot mais avec précipitation, il s'empressa d'aller à la salle des machines, arrivé en premier il resta scotché devant l'ampleur des dégâts... Faut être lucide, je ne pourrais jamais réparer ça seul... se dit-il, juste avant que le Capitaine arrive à sa suite. Le jeune homme se retourna vite, il se mis au garde à vous par réflexe avec l'armée avant de dire.

« Monsieur, Jaluucka s'en sortira sans problèmes, il lui faut cependant un peu de temps de repos ! »
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By Destin
#31822
Et bah tant mieux... t'as bien fait. Mais arroser un Wookiee de mousse antifeu... c'était ni risqué ni suicidaire. C'est encore un peu au-delà. Alors ouais, franchement... respect.


le capitaine avait enfilé un tricot de corps qui autrefois fut blanc, une clef hydraulique dans la main et un chiffon fait d'un ancien caleçon à l'élastique distendu dans l'autre main, taché de cambouis et de liquides allant du bleuâtre au verdâtre, comme des liquides de refroidissement et d'injecteurs de moteurs thermiques.

Bon. On a loupé ton arrêt. On va devoir pousser une planète plus loin. Va falloir stabiliser les moteurs hyperdrives... ils ont l'air coincés sur la position marche, tu vois. Alors on va faire en sorte qu'ils se bliquent sur arrêt au bon moment, pour pas que ça pète.

Mais je te préviens. J'ai qu'une plache à roulettes.





Les moteurs stabilisés, le vaisseau put stabiliser un vol en orbite d'une planète bicolore assez étrange. Des torsades blanches serpentaient entre des tâches circulaires vertes de moindre étendue, sa face cachée ne dispensant aucune lumière qui indiquât une quelconque trace de vie sur place.

Ici le Betty, sur fréquence courte. Répondez.


La pilote réitéra ses appels une bonne centaine de fois avant de rendre le micro. Visiblement, il n'y avait personne ici. Se procurer des pièces de rechange allait être compliqué. Mais il fallait se poser au sol pour refaire un peu le plein. D'oxygène, possiblement d'aliments locaux naturels, et prévoir de démonter des équipements pour réparer l'hyperdrive de façon convaincante.

Jusqu'au signe divin inespéré.

* Ouais ? Betty ? Ici le patron du Dernier Bar avant la Fin de Tout, qu'est-ce que c'est pour ? *
Oui ! ici le Betty ! Nous avons subi un incendie électrique important qui a détruit nos moteurs à hyperpropulsion. Avons besoin de réparation.
* De réparations ? Tu nous prends pour des mécanos ? *
Mais... vous avez bien un réparateur, non ?
* Bah ! On a un p'tit avant-poste de cent cinquante trois âmes, mais c'tout c'que vous trouverez sur toute la planète. Y a un genre de garage qui fera l'affaire, p't'être. *
Seulement ?
* Meh, quoi seulement ? C'pas Sluis Van ici poulette. *
Bon bon... On peut atterrir près de votre position ?
* Yep yep yep. On a une petite plaine où y a pas trop de neige. *
De la neige ?
* ... Okay poulette, amorce ta descente. J'vais t'faire un topo. *





Le patron, devant servir un ou deux péquenots de passage, avait du passer le relais à un crêcheur ou deux à tour de rôle, ne reprenant que quand le temps le lui permettait. Pendant l'heure qui avait constitué la descente, il lui avait fait le tour de la planète, et elle même avait fait tourner l'information à l'équipage, en version raccourcie. En gros, la planète se partageait d'ordinaire entre deux climats : les montagnes neigeuses et les plaines sans arbres d'herbe fraîche et de petits animaux assez bas pour se cacher dans les herbes mi-hautes. Mais la saison froide était venue et semblait vorace, aussi toute la planète se couvrait d'un blanc manteau, mais sans Santa Claus. Il y avait 153 résidents au seul avant-poste de la planète qui formait une petite ville, où vivaient repris de justice, ermites en mal de compagnie nouvelle mais aussi de gens malchanceux comme eux. On avait demandé leur nombre et on avait enregistré un pic à 161 résidents. La statistique était tenu par le patron du seul bar de l'avant-poste, qui arrivait à faire ses propres alcools avec quelques herbes folles qui poussaient en quantité sur toute la planète. Le choix n'était pas fou, mais les goûts se départageaient assez pour qu'on ait l'illusion du choix. Et le goût n'était pas plus mauvais qu'une pils classique.

On les mena vers le mécano en chef autoproclamé du coin qui leur dit tout de go que leur hyperdrive était mort. Un coursier venu porter quelques missives à l'ancienne étant de passage, il leur suggéra d'aller le voir pour qu'un nouveau leur soit livré de Skynara. Le capitaine se chargea d'aller l'aborder, demandant à son équipe d'aller faire un tour par le bistro du coin pour se détendre un peu. Chose parfaite,; il prenait les crédits, et de tous les horizons d'ailleurs. la pilote engagea la première la conversation, sur le sujet des crédits justement.

Mais vous prenez crédits républicains comme impériaux alors ?
Hey oui ! Tu sais, l'un comme l'autre me servent à rien ici. Mais si un jour je veux partir, j'ai un tiroir-caisse qui me permettra de m'installer tranquillement au 501 Republica. Si tu savais !


Il parla ensuite de son fond de caisse cachée sur la planète, qui contenait pas loin de 500.000 crédits républicains... et plus de 4 millions de crédits impériaux !

L'Empire a une politique contre la piraterie un poil plus sévère, surtout depuis ces derniers temps... les affaires semblent impossible pour les honnêtes voleurs de l'espace. Beaucoup viennent ici fuir le Bureau et les Renseignements. Moralité on a plein de monnaie de là-bas.


Ils continuèrent de discuter de choses et d'autre. Sarwin remarqua que ses camarades payaient alternativement entre les deux monnaies, signe que leur travail de mercenaires ne connaissait pas de frontière. On proposait 6 alcools différents ici, 3 sortes de bières, 2 sortes d'alcool moyen, et 1 alcool très fort, avec des noms évoquant leurs cousins de l'intérieur galactique qu'ils étaient censés parodier. La conversation tourna vite sur les alcools naturels quand leur patron fit irruption. La porte grinçait atrocement, aussi ne pouvait-on pas manquer les arrivées de visiteurs. Son visage semblait grave.

J'ai parlé avec le coursier. Il n'a qu'un vaisseau monoplace rapide pour faire les trajets. Il accepte de commander en notre nom un hyperdrive qui sera livré ici. Il y a des vaisseaux disponibles, mais pas assez pour nous tous, même en se serrant.


Cela ne semblait pas l'ennuyer de les voler, vu qu'il n'avait pas mentionné le fait de devoir les prendre de quelqu'un qui pouvait y être attaché.

Ca veut dire que, le temps qu'il parte, qu'il y aille, passe la commande, et qu'elle vienne...
Combien de temps on reste ici, bass ?
Au moins un mois.
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By Sarwin Rost
#31951
Il n'a fallut que quelques heures au Chiss pour réussir à stabiliser l'état de l'hyperdrive, du moins le temps de l’atterrissage pour qu'il évite d'exploser en plein vol... Ça avait demandé beaucoup d'effort, c'était pas simple de réparer ce genre d'engin, surtout quand on est pas du tout habitué à ce genre de travaux manuels, Sarwin était né pour commander, sur un pont, près des officiers, terré comme un lâche certains diraient, mais sans Commandant, quelle bataille pourrait être gagnée ?
Le capitaine du vaisseau avait semblé satisfait des efforts fournis par le Chiss, et il fallait que ça continue, qui sais ?Peut-être qu'un jour ça lui permettras de ce dépatouiller de cette débâcle !




Lorsque Sarwin appris qu'ils allaient se retrouver sur une planète tellement lointaine qu'elle n'est que très peu répertorié, il eu un vertige, autrefois on disait cela de son monde natale, d'autant plus lorsqu'il appris que la planète n'était habité que par une poignée d'individus peu recommandables. Sont-ils au moins au courant que l'Empire à été repoussé ? pensa-t-il .

Le climat lui était agréable, il se sentait à l'aise, en réalité ça ne lui aurait pas dérangé de rester ici, cependant entré dans le bar, il changeas d'avis, il n'a jamais été habitué à ce genre de contexte propice aux beuveries et aux bagarres. Sur Csilla même les bars les plus mal famés proche de l'astroport où vont et viennent les marchants itinérants, sont loin d'être à ce niveau d'insalubrité et de non-respects des règles de vie en communauté.

Sarwin s'était installé dans un coin de la pièce, avec un breuvage dont l'odeur le dissuadais de le boire, il observais et écoutais très attentivement les pirates et le patron du bar qui discutaient de leur situation catastrophée.

Soudain le Capitaine entras dans le bar, d'un air froid et dur...
« J'ai parlé avec le coursier. Il n'a qu'un vaisseau monoplace rapide pour faire les trajets. Il accepte de commander en notre nom un hyperdrive qui sera livré ici. Il y a des vaisseaux disponibles, mais pas assez pour nous tous, même en se serrant. »

Il discutais avec l'un de ses hommes qui commençait à boire un peu trop.
« Ca veut dire que, le temps qu'il parte, qu'il y aille, passe la commande, et qu'elle vienne...

- Combien de temps on reste ici, boss ?

- Au moins un mois. »


Sarwin écarquilla les yeux suite à cette date énoncée, et il bondit de sa chaise violemment, comme si il venait de se faire agresser, sa réaction fut immédiatement remarquée et surpris tout le monde.

« Ça va pas être possible, vous devez m'emmener à une destination, et c'est ce pourquoi vous avez été engagé. Nous avons perdus suffisamment de temps à attendre ici, j'ai de nombreux problèmes à régler moi, je ne peut pas me permettre d'attendre 1 mois supplémentaire. Que l'on me passe un de ces petits vaisseaux, l'armée paieras pour mon trajet, je pourrais peut-être envoyé une équipe vous chercher ! »
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By Destin
#31971
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il surprit tout le monde. On s'attendait à ce qu'il reste docile, mais non. Il avait porté sa paire de couilles bleues et les avait posé sur la table, à la vue de tout ce petit monde. Le patron ralentit un peu sa cadence de nettoyage des écuelles de fortune derrière son simili-comptoir, continuant de bosser mais en observant la suite, qui pouvait être intéressante.

Et bah, il envoie le Parwin.
Mes couilles. Le gars nous joue les Vi-Aï-Pi subventionné par l'armée.
Tellement subventionné qu'il est envoyé à bord du Betty nettoyer les blocs moteur. Et ça paierait pour l'envoyer dans un monoplace privé tiens...
Allez les gars, c'est bon maintenant.
Bah ! Ecoutez donc le p'tit lèche-cul !
Quoi ?
Pardon gros, mais d'habitude c'est à moi de fayotter.
C'est bon, c'est fini ?


Ca semblait.

On a déjà un membre de l'équipage qui nous joue les précieuses, c'est pas pour que vous vous mettiez à bomber le torse.


Le capitaine, visiblement plus diplomate qu'il ne le laissait paraître, se planta doucement devant Sarwin.

Pas de chance mon vieux. Le-dit monoplace vient de partir à l'instant. M'étonnerait qu'il fasse demi-tour maintenant.


Et pour cause, les turbines se mirent à hurler juste au-dessus de la taverne, qui vrombit un instant au passage des réacteurs. Lequel bruit tira un rire étouffé du second.

Tu croyais quoi, caïd ? T'es ostracisé le temps qu'on sache à combien de damoiselles t'as pété la rondelle sans permission. Alors te payer un vaisseau ? T'es en exil. Ici ou sur Skynara, c'pareil pour l'armée. Tu piges ? Ils s'en foutent pas mal de toi ! Tu crois aux Jedi aussi peut-être ?
Heeeeeeeyyyyy...


Un poivrot assis au comptoir se tourna rapidement, son bock à moitié vide, dont la moitié restante se vida de moitié en s'éparpillant sur le sol frais en plaques d'acier.

Looiiiiiiin de moi l'idée de m'immir... m'ermmi... de v'nir dans vos affaires, mais JE VOUS GAAAAAAranties... que les Jedi... existent !
...
...
...
... et c'est là que tu t'trompes, gamin...
Et là, c'est le drame. Bordel...


Alors qu'allait s'engager une discussion très animée, motivée par la croyance - plus répandue qu'on pouvait le croire dans les secteurs non républicains - que les Jedi étaient une légende pour enfants, un homme vint s'approcher de Sarwin.

Je peux m'asseoir ?
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By Sarwin Rost
#31982
Et m&?!e. Ça c'est la première chose qui vint à l'esprit de Sarwin quand il entendu le vrombissement des moteurs au-dessus de leurs têtes. Sarwin les écoutaient jouer les caïds, ils semblaient surpris par la réaction du Chiss, sauf que ce dernier était déterminé et peu savaient à quel point. Lorsque une idée lui traversait l'esprit elle pouvait y rester longtemps... Très, longtemps. Le Capitaine du Betty surpris grandement le Bleu, il l'avait imaginé comme quelqu'un de rustre, incapable de raisonner logiquement et pacifiquement, comme quelqu’un qui battait sa femme ou ses enfants, mais visiblement il lui avait caché son jeu comme Sarwin cachais bien le siens jusque là, non visiblement, sans être une lumière, le Capitaine semblait être quelqu'un d'un minimum censé et pragmatique, autant qu'une vermine de l'espace peut l'être en tout cas.

Soudain Sarwin sentit quelque chose derrière, cette sensation fut directement suivis par une simple phrase.

    « Je peux m’asseoir ?

    Stupéfait, le Chiss se retournas et regarda honnêtement l'individus avant de lui répondre...

    - Euh, oui bien sur... y'a de l'a place pour tout le monde je crois... »





[HRP] Désolé pour ce tout petit post, mais là je vois pas quoi écrire d'autre héhé ^-^
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By Destin
#32004
Merci, c'est bien aimable.


L'individu ressemblait à un humain, mais plus... effacé. Pâle de peau, aux yeux d'un bleu puisant dans des teintes de blanc neigeux, on le croyait revenu des limbes pour venir effrayer les enfants, en rajoutant en plus une couche de fond de teint à la poudre d'arsenic. Sa capuche dissimulait sans trop d'habileté son crâne chauve et complètement lisse. Des mains fines et aux doigts un peu plus longs que d'ordinaire ajoutaient à son apparence peu orthodoxe. Un presqu'humain à n'en point douter. Son accent lui-même était un peu chantant, et sa façon de détacher chaque syllabe témoignait surtout d'une ancienne inaptitude à parler le basic.

Vous avez goûté la liqueur ? Elle n'est pas mauvaise.


Il en avait lui-même une écuelle - une ancien bombe de peinture en spray découpée, ce qui tranchait avec la bouteille de gaz à réchauds portable de Sarwin - et la buvait avec une avidité restreinte, mais semblait apprécier le goût.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre votre conversation. Je pense pouvoir vous aider.


Il finit son écuelle, en demanda une autre, la paya d'avance, et reprit le fil de la discussion avec Sarwin, sur un ton bas, pour que les autres n'entendent rien. Ou le moins possible.

Je suis venu sur cette planète à cause... d'une légende. On dit que plus loin dans ces montagnes il se cache un ancien bunker... un centre de recherche secret qui menait des expériences sur le contrôle de la pensée, durant la dernière guerre... Et bah y paraît que là-bas, il y a un genre de pièce, un lieu secret où aucune construction n'a pu tenir. On dit que l'endroit est... comme hanté.


Une autre gorgée.

Mais on dit aussi que, dans cet endroit... on peut se voir exaucé un voeu.


Une autre gorgée.

Je voudrais voir de moi-même. Si ça vous dit, on fait la route ensemble. Peut-être que vous pourrez bien y trouver de quoi régler votre problème.
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By Sarwin Rost
#32016
Sarwin avais accepté la présence de l'individu sans prêter attention à qui il était, mais une fois assis la pâleur de sa peau et ses caractéristiques physiques particulières intrigua énormément Sarwin, il n'avait jamais vu espèce pareil.
Loin de lui l'idée de le juger pour son physique, en tant que Chiss, il connaissait suffisamment bien les ravages des discriminations spécistes.

    Vous avez goûté la liqueur ? Elle n'est pas mauvaise.
    - Euh, pas vraiment...

Ce que disais l'étranger l'intéressais, enfin, il n'était pas venus pour faire ce genre de choses, en fait, ça l'intriguais sans réellement l'intéresser.
Comment cet homme pouvais-t-il lui venir en aide ?

Sarwin laissa l'individu s'exprimer en silence, sans boire sa boisson qui ne faisait toujours guère envie.

    Je suis venu sur cette planète à cause... d'une légende. On dit que plus loin dans ces montagnes il se cache un ancien bunker... un centre de recherche secret qui menait des expériences sur le contrôle de la pensée, durant la dernière guerre... Et bah y paraît que là-bas, il y a un genre de pièce, un lieu secret où aucune construction n'a pu tenir. On dit que l'endroit est... comme hanté.
    Mais on dit aussi que, dans cet endroit... on peut se voir exaucé un voeu.
    Je voudrais voir de moi-même. Si ça vous dit, on fait la route ensemble. Peut-être que vous pourrez bien y trouver de quoi régler votre problème.


    - Honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire... En réalité, je ne suis pas là pour du tourisme et... je ne crois pas aux légendes. Oh, et sans vouloir vous offenser hein, mais je crois qu'on ferais mieux de se présenter non ? Avant d'aller plus loin dans cette discussion ? Alors, c'est quoi votre nom, et d'où venez-vous ?
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By Destin
#32043
Il haussa les épaules.

Je n'ai pas vraiment de nom. Je me balade à droite et à gauche depuis si longtemps que la foule de surnoms qu'on me donne m'a fait un peu paumer mon nom de baptême.. En général on m'appelle Personne.

Quand j'étais gosse, on m'avait dit que personne pouvait tuer un Jedi.


Avec un demi sourire, il tira un sabre laser de sa poche.

D'où le surnom, voyez. Pour ça, votre pote là-bas je peux lui prouver que ça a existé, avant. Et même aujourd'hui, si on en croit les rumeurs venues de la République. Mais là où je vais, c'est plus qu'une rumeur. C'est un genre de légende qui n'est jamais démenti par ceux qui y vont. Ils confirment pas, mais ils tentent jamais de dissuader d'y aller. Ca m'intrigue. Mais quitte à y aller, je préfère être accompagné par un militaire.

Jouez pas au con. Vous en êtes un. Ca se voit.


Il but encore un peu de sa liqueur.

Réfléchissez un peu. Si c'est rien, vous aurez gagné une balade loin d'ici et le temps qui vous sépare de votre taxi sera écourté. Et si on trouve de quoi se faire exhausser un voeu, vous pouvez aussi bien demander celui de vous faire véhiculer plus vite encore. Ca vous coûte quoi ?


Sarwin pouvait en revanche sentir que l'individu n'allait pas insister plus après ça.
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By Sarwin Rost
#32048
Sois c'était un menteur, et il était un Jedi, qui serait comme exilé, enfin, si ça se fait. Sois il avait réellement quelque chose d'intéressant à faire, à voir, ou à montrer au Chiss ici... Dans tout les cas le suivre était sûrement le seul moyen d'en connaître plus. Et Après tout que risquais Sarwin ? C'était un militaire entraîné, et un homme intelligent, et de toute évidence son interlocuteur était sois un fou inoffensif, sois un Jedi, et ces derniers ne tuent pas sans raison, n'est-ce pas ?

    C'est d'accord, j'accepte de vous accompagner. Mais attention pas d'entourloupe, je reste sur mes gardes. Comme vous l'avez dit je suis un militaire.


Sarwin ignorais ce qui allait pouvoir se passer ensuite, ce fou pourrais bien le mener à sa perte, où il pourrait en tirer avantage, c'était d'ailleurs son plan. Tirer avantage de toute cette affaire, que ce sois ici avec cet étrange personnage, ou que ce sois là où il devrais être à devoir se justifier de ses actes.
La petite menace qu'il avait fait n'était pas à prendre à la légère, et il comptait bien de se débarasser de lui si il le gênait, d'autant plus si c'est un Jedi, Sarwin les trouve juste fanatiques et décérébré, malgré leur étonnante efficacité.

Sarwin se levas pour suivre l'alien, mais se tournas un instant vers le Capitaine du Betty qui était non loin de lui.

    Je peut vous emprunter une arme ? Je doute que le haut-commandement apprécie que je me fasse tuer alors que je suis sous votre protection.

Sarwin utilisa la surprise qu'il avait provoqué un peu plus tôt à son avantage, en se montrant d'autant plus défiant et déterminé

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