L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Longtemps considéré comme une splendeur, Cato Nemoidia a durement souffert durant la période impériale. Si les forêts luxuriantes sont toujours là, les immenses villes-hamac, suspendues entre de vertigineux pitons rocheux ont connues des jours meilleurs, même si la Nouvelle République s'efforce d'aider à leur restauration.
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By Destin
#31626
Le Capitaine n'avait pas l'air très content. Pas vraiment même. Il était torse nu et gras, son corps finement musclé parsemé de coupures anciennes et nouvelles, de cicatrices de guerrier à des tâches de fumée qui avaient percé son épiderme pour déposer une encre délébile comme tatouage éphémère pour marquer ce joyeux feu de joie, et n'avait pas peur de se montrer ainsi. Il devait être en plein exercice quand l'incendie avait éclaté.

Bon. Qui a merdé ?


Chacun, dans la pièce, portait les stigmates de son combat contre le plus capricieux des éléments. L'humaine avait le visage roussi et avait pleuré abondamment au contact des flammes, la Twi'lek avait la majorité de sa combinaison brûlée, ce qui l'avait poussée à recouvrir ses plaies de bandages qui contrastaient de leur blanc où naissaient des halos bruns séchés en leur centre. L'humain et la Wookiee étaient à l'infirmerie, l'un aidant l'autre à se soigner à l'aide de tout ce qui était disponible. Le lieutenant avait un avant-bras brûlé au premier degré, et la Calibop se chargeait de nettoyer. On avait évité de l'envoyer en première ligne, ses plumes auraient brûlé aussi sûrement que le poil de la Wookiee. Mais elle contribuait à l'effort au moins.

Sarwin s'était vu appliquer une compresse de kolto qui l'avait bien barbouillé avant qu'on ne lui applique un pansement à bacta. Neuf. Le vaisseau, en réalité, contenait du matériel médical en quantité. Sûrement pas déclaré. Le kolto avait nettoyé des bactéries, le bacta allait ressouder les chairs de façon presque parfaite. Il en resterait certainement des marques que Sarwin porteraient jusqu'à la fin de ses jours, pour peu qu'il ne fasse pas de chirurgie reconstructrice.

Je veux pas être mauvaise langue, mais c'est Sarwin qui était à la maintenance des hyperdrive.


Bibi la Twi'Lek venait de parler. Son regard, autrefois langoureux, était maintenant dur comme une plaque de permabéton à apposer sur un sol de marché de capitale, son pas de danse avait laissé place à une démarche raide, et son sourire était détrôné au profit d'un rictus de douleur alors qu'elle se tenait le bras.

Ouais ouais ouais. C'est drôle, c'est toujours Sarwin, hein.


Les regards convergèrent vers lui rapidement. Étonnement, ce fut le lieutenant, à qui il avait à peine décroché un mot - et vice versa - qui vint à sa rescousse.

On ferait de mieux de voir l'origine de l'incendie. Avant de conjecturer.


Le capitaine grommela. Il avait l'air d'accord en réalité. L'accusation était facile, il s'était laissé aller, mais il ne semblait pas l'avoir cru d'emblée pour autant.

On va voir ce que Deedek a trouvé en nettoyant. Reprenez tous vos postes. Sarwin, va voir comment va Jaluucka à l'infirmerie.





Jaluucka la Wokiee l'accueillit chaleureusement, l'humain lui accordant un hochement du bout de la casquette de mécano qu'il vissait sur son crâne dégarni. Il avait mis un tablier sommaire et faussement immaculé et avait placé de la pommade verdâtre sur les parties brûlées de la Wookiee.

Ca va difficilement partir, mais ça repoussera. Les poils ont roussi, mais l'épiderme est intact. Encore heureux.


Elle grogna à l'attention du Chiss.

Je crois bien qu'elle te remercie... ... en rajoutant que... vaudrait mieux pas l'arroser encore une fois.


C'est vrai que le Chiss exagérait. Entre les accusations d'avant et là, on pouvait dire qu'il ne manquait jamais d'arroser les femmes de matière blanche.




La Calibop avait impeccablement nettoyé la salle des machines. Les traces de brûlures restaient, mais c'était bien tout ce qui en restait. Sarwin étant occupé à l'infirmerie, le capitaine et le lieutenant étaient descendus vérifier les causes de l'incendie. Qui étaient claires. Des fils secondaires sortaient des lieux d'entrée énergétique pour aller sur des accu thermiques sommairement mais discrètement soudés juste sous un circuit imprimé qui contenait les circuits sensés réguler l'apport énergétique. Une puce avait fondu sous l'accumulateur à un moment critique et avait laissé se déverser le décuple de l'énergie normalement apportée. Un incendie criminel intelligent, presque lié à un incident domestique. Si la chose n'avait pas été si grossière, on aurait cru à un défaut de fabrication.

Tu penses que c'est Sarwin qui aurait fait ça ?
Ca m'étonnerait. A voir les soudures, l'engin est là depuis plus longtemps que son arrivée dans le vaisseau. On l'avait accroché derrière... là, tu vois le crochet ? Et on l'a apposé là, au moment propice. Non, c'est un boulot impeccable.
Ce qui veut dire ?
Ca veut dire, mon ami, qu'il y a un mérou dans l'banc d'sardines.


L'intercom sonna. Le capitaine décrocha après un petit temps de réflexion.

Capitaine ? On a un problème.





L'humaine, chargée de la navigation, confirmait le problème. Ils avaient dépassé Skynara, et le vaisseau ne semblait pas vouloir quitter son orientation. Le vaisseau ne filait qu'en ligne droite, encore en hyperespace.

Dis-moi qu'on va rencontrer une planète...


La navigatrice le rassura.

Normalement je devrais te dire qu'on va filer, bloqués en hypervitesse jusqu'à ce que nos cadavres pourrissent ou qu'on soit vaporisés sur un astéroïde... mais non, on a du bol. La planète Nedik est sur notre chemin. On sera assez proche pour que l'hypervitesse soit coupée par le champ magnétique de la planète*. Mais ça serait bien d'avoir réparé ça avant... si on est tirés d'hypervitesse d'un coup, on risque un autre incendie dans le bloc moteur.


Ca faisait sens. Le capitaine décrocha son comlink.

Sarwin ? Rejoins-moi à la salle des machines. Va falloir réparer comme on peut ce bazar.


* Oui, dans Star Wars 7, l'arrivée de Han sur la base Starkiller est une incohérence majeur. Boycottez les scenarii écrits avec les pieds !
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By Sarwin Rost
#31695
« Sarwin va voir comment va Jaluucka à l'infirmerie ! »

Pfiou, la pression retombe, tous ces regards accusateurs, avaient légèrement mis sur les nerfs le jeune Chiss. Heureusement que le Lieutenant était là pour le soutenir. Pourquoi m'a t-il aidé ? Se demandais Sarwin alors qu'il marchais activement en direction de l'infirmerie pour aller voir la Wookiee qu'il avait sauvé des flammes.

Le calme était revenu depuis l'incident dans le vaisseau, et tout semblait reprendre son cours. Sarwin arrivas à l'infirmerie après quelques minutes de marche, là il aperçut tout ceux qui avait besoin de soins, aucun blessé grave n'était à déplorer, beaucoup était simplement brûlés où s'étaient froissé un muscle à cause d'une fuite trop précipité ou d'un débris qu'il leur serait tombé dessus en travers.
Au loin il aperçut ses deux compères de travail, il s'approcha doucement, et à l'arrivée du Chiss, la Wookiee s'exclama dans un grognement de joie, et ouvrit les bras pour enlacer Sarwin en bousculant une infirmière au passage, c'était... Une manière de remercier et de saluer, du moins c'est ce que Sarwin supposa.

Après cette légère bousculade, Sarwin salua de la tête le mécano qui terminait d'appliquer une sorte de pommade verte les parties brûlées des poils de Jaluucka.

« Ca va difficilement partir, mais ça repoussera. Les poils ont roussi, mais l'épiderme est intact. Encore heureux.

La Wookiee grogna à l'attention du Chiss

Je crois bien qu'elle te remercie... ... en rajoutant que... vaudrait mieux pas l'arroser encore une fois.

- Ha ha, c'est pas dans mon intention Jaluucka, sauf si tu as encore besoin de mon aide pour t'aider à éviter... quelques dégâts supplémentaires.

La Wookiee souffla un bruit, imitant une fausse vexation.

- Et je ne suis pas le seul que tu dois remercier, je ne sais pas appliquer de la pommade pour Wookiees moi !

La Wookiee semblas remercier également l'humain, qui en avait fini de la soigner en retirant son tablier.

- Il va encore te falloir du repos ma grande, la pommade ne doit pas s'enlever !

- Je pense qu'elle vas s'en sortir, je ne connais pas bien les Wookies, mais quelque chose me dit qu'ils sont résistant.

Sarwin termina sa phrase en regardant Jaluucka de haut en bas.

- Oui, c'est sûr. »


Soudain le comlink du Chiss sonna, il le saisit d'un coup et s'éloigna un peu avant de décrocher.

« Sarwin ? Rejoins-moi à la salle des machines. Va falloir réparer comme on peut ce bazar.

- Bien sûr monsieur ! »


Sarwin quitta ses deux collègues sans un mot mais avec précipitation, il s'empressa d'aller à la salle des machines, arrivé en premier il resta scotché devant l'ampleur des dégâts... Faut être lucide, je ne pourrais jamais réparer ça seul... se dit-il, juste avant que le Capitaine arrive à sa suite. Le jeune homme se retourna vite, il se mis au garde à vous par réflexe avec l'armée avant de dire.

« Monsieur, Jaluucka s'en sortira sans problèmes, il lui faut cependant un peu de temps de repos ! »
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By Destin
#31822
Et bah tant mieux... t'as bien fait. Mais arroser un Wookiee de mousse antifeu... c'était ni risqué ni suicidaire. C'est encore un peu au-delà. Alors ouais, franchement... respect.


le capitaine avait enfilé un tricot de corps qui autrefois fut blanc, une clef hydraulique dans la main et un chiffon fait d'un ancien caleçon à l'élastique distendu dans l'autre main, taché de cambouis et de liquides allant du bleuâtre au verdâtre, comme des liquides de refroidissement et d'injecteurs de moteurs thermiques.

Bon. On a loupé ton arrêt. On va devoir pousser une planète plus loin. Va falloir stabiliser les moteurs hyperdrives... ils ont l'air coincés sur la position marche, tu vois. Alors on va faire en sorte qu'ils se bliquent sur arrêt au bon moment, pour pas que ça pète.

Mais je te préviens. J'ai qu'une plache à roulettes.





Les moteurs stabilisés, le vaisseau put stabiliser un vol en orbite d'une planète bicolore assez étrange. Des torsades blanches serpentaient entre des tâches circulaires vertes de moindre étendue, sa face cachée ne dispensant aucune lumière qui indiquât une quelconque trace de vie sur place.

Ici le Betty, sur fréquence courte. Répondez.


La pilote réitéra ses appels une bonne centaine de fois avant de rendre le micro. Visiblement, il n'y avait personne ici. Se procurer des pièces de rechange allait être compliqué. Mais il fallait se poser au sol pour refaire un peu le plein. D'oxygène, possiblement d'aliments locaux naturels, et prévoir de démonter des équipements pour réparer l'hyperdrive de façon convaincante.

Jusqu'au signe divin inespéré.

* Ouais ? Betty ? Ici le patron du Dernier Bar avant la Fin de Tout, qu'est-ce que c'est pour ? *
Oui ! ici le Betty ! Nous avons subi un incendie électrique important qui a détruit nos moteurs à hyperpropulsion. Avons besoin de réparation.
* De réparations ? Tu nous prends pour des mécanos ? *
Mais... vous avez bien un réparateur, non ?
* Bah ! On a un p'tit avant-poste de cent cinquante trois âmes, mais c'tout c'que vous trouverez sur toute la planète. Y a un genre de garage qui fera l'affaire, p't'être. *
Seulement ?
* Meh, quoi seulement ? C'pas Sluis Van ici poulette. *
Bon bon... On peut atterrir près de votre position ?
* Yep yep yep. On a une petite plaine où y a pas trop de neige. *
De la neige ?
* ... Okay poulette, amorce ta descente. J'vais t'faire un topo. *





Le patron, devant servir un ou deux péquenots de passage, avait du passer le relais à un crêcheur ou deux à tour de rôle, ne reprenant que quand le temps le lui permettait. Pendant l'heure qui avait constitué la descente, il lui avait fait le tour de la planète, et elle même avait fait tourner l'information à l'équipage, en version raccourcie. En gros, la planète se partageait d'ordinaire entre deux climats : les montagnes neigeuses et les plaines sans arbres d'herbe fraîche et de petits animaux assez bas pour se cacher dans les herbes mi-hautes. Mais la saison froide était venue et semblait vorace, aussi toute la planète se couvrait d'un blanc manteau, mais sans Santa Claus. Il y avait 153 résidents au seul avant-poste de la planète qui formait une petite ville, où vivaient repris de justice, ermites en mal de compagnie nouvelle mais aussi de gens malchanceux comme eux. On avait demandé leur nombre et on avait enregistré un pic à 161 résidents. La statistique était tenu par le patron du seul bar de l'avant-poste, qui arrivait à faire ses propres alcools avec quelques herbes folles qui poussaient en quantité sur toute la planète. Le choix n'était pas fou, mais les goûts se départageaient assez pour qu'on ait l'illusion du choix. Et le goût n'était pas plus mauvais qu'une pils classique.

On les mena vers le mécano en chef autoproclamé du coin qui leur dit tout de go que leur hyperdrive était mort. Un coursier venu porter quelques missives à l'ancienne étant de passage, il leur suggéra d'aller le voir pour qu'un nouveau leur soit livré de Skynara. Le capitaine se chargea d'aller l'aborder, demandant à son équipe d'aller faire un tour par le bistro du coin pour se détendre un peu. Chose parfaite,; il prenait les crédits, et de tous les horizons d'ailleurs. la pilote engagea la première la conversation, sur le sujet des crédits justement.

Mais vous prenez crédits républicains comme impériaux alors ?
Hey oui ! Tu sais, l'un comme l'autre me servent à rien ici. Mais si un jour je veux partir, j'ai un tiroir-caisse qui me permettra de m'installer tranquillement au 501 Republica. Si tu savais !


Il parla ensuite de son fond de caisse cachée sur la planète, qui contenait pas loin de 500.000 crédits républicains... et plus de 4 millions de crédits impériaux !

L'Empire a une politique contre la piraterie un poil plus sévère, surtout depuis ces derniers temps... les affaires semblent impossible pour les honnêtes voleurs de l'espace. Beaucoup viennent ici fuir le Bureau et les Renseignements. Moralité on a plein de monnaie de là-bas.


Ils continuèrent de discuter de choses et d'autre. Sarwin remarqua que ses camarades payaient alternativement entre les deux monnaies, signe que leur travail de mercenaires ne connaissait pas de frontière. On proposait 6 alcools différents ici, 3 sortes de bières, 2 sortes d'alcool moyen, et 1 alcool très fort, avec des noms évoquant leurs cousins de l'intérieur galactique qu'ils étaient censés parodier. La conversation tourna vite sur les alcools naturels quand leur patron fit irruption. La porte grinçait atrocement, aussi ne pouvait-on pas manquer les arrivées de visiteurs. Son visage semblait grave.

J'ai parlé avec le coursier. Il n'a qu'un vaisseau monoplace rapide pour faire les trajets. Il accepte de commander en notre nom un hyperdrive qui sera livré ici. Il y a des vaisseaux disponibles, mais pas assez pour nous tous, même en se serrant.


Cela ne semblait pas l'ennuyer de les voler, vu qu'il n'avait pas mentionné le fait de devoir les prendre de quelqu'un qui pouvait y être attaché.

Ca veut dire que, le temps qu'il parte, qu'il y aille, passe la commande, et qu'elle vienne...
Combien de temps on reste ici, bass ?
Au moins un mois.
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