L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

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By Rengo
#33310
Lentement, le jour tirait sa révérence et le soleil descendait dans le ciel bleu, teintant les nuages d’une couleur rosée qui rendait chaque coucher agréable à regarder avant que la nuit ne tombe sur les plaines giboyeuses de Togoria. Les mâles se rassemblaient autour de plusieurs feux allumés un peu partout dans les vastes étendues herbeuses tandis que les femelles rentraient leur progéniture, l’heure était venue de les nourrir puis de les coucher.

Mrog Do’Sharo regardait son jeune fils qui ne jurait que par la chasse, il n’avait que ce mot-là à la bouche depuis qu’il avait appris à parler et il passait son temps libre à s’entraîner avec les autres enfants de son âge, les affrontant régulièrement afin de garder la forme et de faire travailler ses muscles. Et le jeune mâle était déjà un rude adversaire, affrontant parfois des jeunes mâles plus âgés que lui pour s’endurcir davantage. Son père était l’un des meilleurs chasseurs de Togoria et il voulait devenir aussi bon que lui si bien qu’il cherchait toujours à s’améliorer, son envie d’être le meilleur l’animait déjà et il sentait, oui quelque chose au fond de lui disait qu’il réussirait à devenir le plus grand chasseur que la Galaxie ait connu.


« Rengo, c’est l’heure de rentrer maintenant, il faut que tu sois en forme pour demain, c’est un grand jour qui t’attend. »

« Mais mère, je ne suis pas fatigué. Encore quelques minutes s’il te plaît. »

« Non, pas cette fois, dépêche-toi de rentrer et d’aller t’installer à table. Et sans grogner. »


Le félin rentra en maugréant et en repoussant quelques cailloux du bout du pied, pestant intérieurement contre sa mère, qui le suivit afin de servir le dernier repas de la journée, un steak de Bantha, quelques légumes, de l’eau, du pain et du fromage. Ils mangèrent en silence, écoutant les bruits nocturnes faits par la faune locale, les conversations des autres membres du clan et les rugissements et les grognements des mâles qui se trouvaient à l’extérieur du village. Une odeur de bois leur chatouillaient le nez tout comme celle des viandes grillés par les femelles afin de nourrir les habitants.

Une fois le repas achevé, Rengo s’en alla regarder les étoiles, contemplant le ciel noir parsemés de ces astres lumineux qui le fascinaient. Il remarqua la présence de sa mère et alla se coller contre elle, chose rare mais apprécié.


« Dis-moi mère, est-ce que la Déesse me permettra un jour de visiter les astres qui nous entourent ? Les Quatre seront-ils favorables à ma demande ? »

« La Déesse et ses Suivants sont justes et bons mon fils, si tu t’en montre digne, Ils t’offriront la vie que tu mérites d’avoir sinon tu resteras ici, comme nombre des nôtres. Mais tu es unique Rengo, tu as déjà d’excellentes connaissances pour devenir aussi bon que ton père. Ne doute jamais de toi, tu réussiras à accomplir de grandes choses.

Mais avant d’en arriver là, il faut que tu ailles dormir sinon ton père sera mécontent de te voir fatigué le jour où tu seras officiellement reconnu apte à suivre les enseignements de tes aînés. »


Sachant l’importance de la journée qui l’attendait le lendemain, il arrêta de chercher à gagner du temps et il fila à toute vitesse vers sa chambre, arrachant un sourire à sa mère malgré la tristesse qu’elle ressentait. Elle savait que son unique enfant, un mâle, devrait quitter la maison et partir chasser, comme tout Togorien en pleine possession de ses moyens mais elle aurait aimé le garder avec lui…




Le lendemain, alors que le soleil était haut dans le ciel et que la matinée laissait doucement place à l’après-midi, les mâles du clan rentrèrent au village, amenant de la viande collecté au cours des chasses. La viande fut cuites à la broche et pendant ce temps-là, toutes les familles se retrouvaient et fêtaient cela comme il le fallait. Danses, chants, épreuves de force et d’adresse, duels entre chasseurs, alcool… Les Togoriens profitaient de ces quelques jours de répit et de repos avant de reprendre une vie normale, à savoir les mâles et les petits en âge d’être formés à la chasse, les femelles et les petites au village à gérer les affaires courantes. Et cette fois, Rengo suivrait ses aînés et apprendrait à devenir un chasseur, son rêve le plus cher.

La fête battait son plein et tous profitaient de la soirée quand un rugissement se fit entendre à l’entrée du village, suivi de cris féroces et provocateurs, auxquels le chef du clan, Krrror Do’Sharo, répondit par un grognement avant de prendre son arme, une lame recourbée d’une trentaine de centimètres, s’avançant vers les inconnus. Il reconnut un autre clan et leur chef, avec lequel il avait un différend à régler. Les deux chefs de clan se firent face et montrèrent les crocs, leurs armes respectives en position d’attaque. Et les mâles des deux clans attendaient que les chefs lancent les hostilités pour pouvoir en découdre, cela se remarquait dans les diverses provocations que les deux parties s’envoyaient depuis quelques minutes désormais.


« Dahi’Zhe n’est pas content de toi Krror. Tu as offensé la Déesse et Elle exige réparation, donne à Dahi’Zhe ce que tu avais promis à la Déesse et aucun mal ne sera fait à ton clan. Si tu refuses, Dahi’Zhe détruira tout ton clan, toi le premier ! »

« Personne ne me le prendra, il faudra que tu me tues pour ça ! »

Le chef possédé grogna et chargea, frappant avec une force et une vitesse inouïe vers Krrror, qui para de justesse avant de griffer son adversaire, le repoussant d’une baffe avant de sauter vers lui, lame pointée vers le sol pour le transpercer mais il ne toucha jamais sa cible. Le chef possédé par les Quatre roula sur le côté, se releva avec vivacité et tourna sur lui-même, décrivant un cercle avec sa lame, tranchant net Krror qui n’avait pas vu le coup venir.

Ne regardant pas son adversaire mourir, le chef possédé se fraya un chemin vers Mrog, qui avait emmené Rengo avec elle, cherchant à fuir loin du village mais elle n’en eut pas le temps alors elle fit bouclier de son corps, protégeant son fils, arrachant un rictus moqueur au Togorien qui se curait les crocs avec l’une de ses griffes, n’accordant qu’une attention limitée à la femelle et le petit qui se trouvait derrière elle.

« Tu sais ce qui nous amène ici Mrog, Krror et toi aviez promis à la Déesse et vous n’avez pas tenu parole. Il est trop vieux maintenant mais cela n’a plus d’importance. Elle ne veut que ta mort et celle de Krror, le petit pourra vivre mais avec un cadeau, Oxat y veillera. »

La femelle gronda et griffa le chef rival avant d’attraper Rengo et de s’enfuir mais tout cela était vain, Mrog s’effondra, une lance plantée dans le dos. Grondant de satisfaction, le chef rival s’approcha du petit, qui lançait un regard chargé de haine, de colère et de tristesse à celui qui venait de tuer ses parents. Le chef s’agenouilla et regarda le petit mâle, une étrange lueur dans le regard.

« Tu étais destiné à un grand avenir jeune Togorien, c’est ce qu’a déclaré la Déesse. Kary’Udo t’assure que cet avenir n’est pas encore perdu, nous y veillerons. »

Le chef prit le sang de Krror sur sa lame et le mélangea avec celui de Mrog avant de faire une croix sur le front de Rengo, qui n’osait plus bouger. Puis, dans un féroce rugissement, le chef sonna la retraite, disparaissant dans la pénombre. Et le petit se retrouva seul, réalisant soudainement qu’il n’avait plus personne, ses parents venaient d’être tués et il pleura alors toutes les larmes de son corps.
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By Rengo
#33343
Ce qui aurait du être plusieurs jours de retrouvailles, de fêtes et de réjouissances se transformèrent en funérailles. Il n’était pas rare que des clans s’affrontent mais il était bien plus rare de voir un double meurtre aussi brutal, surtout quand il était formellement interdit de se livrer à pareil affrontement lors des festivités à l’attention de la Déesse…

Tout le clan était en deuil et pleurait la mort de leur chef et de sa compagne et tous essayaient de réconforter et de consoler de leur mieux l’orphelin, qui errait tel un fantôme dans le village, n’adressant la parle à personne et pleurant toutes les larmes de son corps. Il était perdu, son monde venait de s’effondrer et il ne savait pas quoi faire. Son grand-père et son oncle s’occupaient de préparer les rites funéraires et devaient discuter de ce que deviendrait désormais le clan. Mais qui formerait désormais Rengo aux arts de la chasse ? Ce rôle incombait à son père mais il n’était plus et il refusait l’idée de devoir rester au village avec les femelles, ce n’était pas sa place.

La tristesse que ressentait le jeune mâle n’échappait à personne mais ils n’osaient l’approcher, voyant que la peine qu’il ressentait était profonde pour être calmé par de simples mots. Il aurait besoin de temps mais même le temps ne pourrait effacer ce qui venait de se passer et la douleur serait toujours présente en lui. Mais quand vint l’heure de procéder aux rites, il n’eut d’autre choix que de se rendre sur la place du village où son grand-père l’attendait. Le vieux Chasseur le prit avec lui et l’emmena près du bûcher qui avait été dressé et où reposait les corps de ses parents. Les larmes le reprirent à nouveau, il avait bêtement cru que ce n’était qu’un cauchemar mais la dure réalité se trouvait devant lui, ils étaient partis et rien ne les ramèneraient. Il sentit la main de son oncle sur son épaule et il le regarda, voyant également dans ses yeux une grande tristesse, bien qu’il tâchait de se contrôler afin de sauver les apparences en public, bien que personne ne lui aurait tenu rigueur de craquer dans de tels circonstances. Puis son grand-père s’avança vers le bûcher, faisant signe à Rengo de le rejoindre en prenant le flambeau qui lui était tendu.


« Membres du Clan, hier nous avons perdus un frère et une sœur dans une attaque aussi violente que soudaine. Notre chef et sa compagne ne sont plus et ils nous incombent à nous de leur rendre hommage et d’honorer leur mémoire. Ils sont venus de la Terre, ils s’en retournent désormais à la Terre car telle est la volonté de notre Déesse et de ses Esprits Servants. Qu’il en soit fait ainsi ! »

Il fit signe à son petit-fils de mettre le feu au bûcher et celui-ci s’exécuta, les yeux rougis par les larmes versées. Les flammes grossirent rapidement et léchèrent les corps, les embrasant rapidement et la fumée monta vers le ciel tandis que le feu faisait son office, réduisant les corps et le bois en cendres. Aucune parole ne fut entendu, personne ne pleura et nul ne songea à bouger, les rites devaient être respectés comme la Déesse l’avait voulue. Si quelqu’un avait la mauvaise idée de ne pas les respecter, Sa colère serait terrible.

Une fois qu’il ne restait plus que des cendres, Vrrran, le grand-père, reprit de nouveau la parole.

« Ce soir, nous festoierons afin de rendre gloire à nos morts. Et demain, nous retournerons vaquer à nos occupations. Que tous préparent le repas de ce soir ! »

La place se vida rapidement et il ne restait désormais que Vrran, Brrrork et Rengo. Les yeux fixés sur les cendres de ses géniteurs, le jeune Togorien se demandait s’il arriverait à surmonter cette épreuve. La voix de son grand-père le sortit de ses pensées et il le regarda, une étrange lueur dans le regard.

« Normalement, ton père aurait dû t’enseigner tout ce qu’il savait, comme je l’ai fait pour ton oncle et lui. Mais compte tenu des circonstances, ça sera Brrrork et moi qui t’apprendrons à chasser. Nous te montrerons tout ce que nous savons afin que tu sois le digne fils de ton père.

Ne crois pas que nous ne partageons pas ta peine, nous ne pouvons nous permettre de la laisser paraître devant le reste du clan mais nous aussi, nous pleurons leur départ. Mais sache qu’une fois que la peine s’estompera, elle laissera place à la haine, la colère et tu auras alors envie de venger la mort de tes parents. Et ça sera à toi de faire ce qui devra être fait car tu es celui qui devra à l’avenir diriger le Clan.

Maintenant va et prépare toi car demain, ta vie changera radicalement. Et tu devras montrer ta détermination ou périr pendant ta formation, il n’y a pas d’autres options. »


Sur ces mots, les derniers membres de sa famille s’éclipsèrent, laissant Rengo seul. Il avait bien une idée, aussi folle que risquée mais il se devait d’essayer car il n’y avait que de cette façon qu’il aurait la force nécessaire pour venger ses parents… Aussi prit-il la décision de quitter le village, il n’y avait que comme ça qu’il y arriverait. Une nouvelle détermination l’animait et après avoir pris les objets dont il aurait besoin, il se fondit dans la nature et disparut vers un lieu connu de tout Togorien mais qu’ils évitaient. Mais pas Rengo, il connaissait les risques et il était prêt à endurer milles et unes souffrances. Du moins le croyait-il…
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By Rengo
#33352
Profitant des ténèbres pour progresser sans être vu depuis le village, Rengo avançait rapidement vers le lieu où il avait décidé de se rendre, c’est là qu’il espérait obtenir les armes pour venger la mort de ses parents. Mais il ne connaissait pas encore toute l’histoire des siens et toutes les croyances Togoriennes, il ignorait le prix à payer et les risques qu’il encourait.

Les Portes de la Chasse, hauts édifices de pierres dressés dans une clairière depuis la nuit des Temps, le seul endroit où quelques heureux élus, souvent qualifiés de fous, avaient pu entrer en contact avec la Déesse et ses Esprits Servants. Rares étaient ceux à se vanter d’en être revenus indemnes, s’ils en revenaient. Mais la haine et la rage qui commençait à noircir le cœur du jeune Togorien l’empêchait de raisonner avec logique si bien qu’il franchit les Portes et s’avança vers le centre de la clairière où se trouvait un autel où était gravé le symbole que le meurtrier avait dessiné dans le sang sur son front, une croix cerclée avec aux quatre extrémités une lettre.

Ayant connaissance du Rituel, Rengo décida de commencer dès maintenant, afin d’être rentré avant l’aube au village. Prenant le couteau à manche d’os, il le plaça contre la paume de sa main droite et il se positionna près de l’Autel des Chasseurs, main au dessus de la croix. Il ferma les yeux, semblant hésiter un court instant et il revit la scène de la mort de ses parents et les larmes coulèrent à nouveau. Ouvrant les yeux, il reserra davantage sa garde sur le manche du couteau et il trancha sa peau, avant de poser sa main blessée sur l’Autel et de laisser le sang couler sur la croix, la colorant de rouge et soudain, elle semblait briller faiblement la nuit puis avec plus d’intensité et il devint rapidement impossible à Rengo de se retirer, sa main était collé sur la surface de pierre de l’Autel.

Et aussi vite que la croix s’était mise à scintiller, elle cessa de luire et la pénombre se répandit autour du Togorien, une brume épaisse l’empêchait de voir ce qui l’entourait, il était libre de s’enfuir mais quelque chose l’en empêchait, une étrange force était à l’œuvre et le privait de toute volonté. Et il s’effondra sur le sol, ses jambes ne supportant plus son poids et la brume s’insinua en lui, lui brouillant ses sens tandis qu’un effroyable mal de crâne lui arrachait des cris de douleurs, il avait l’impression qu’on lui enfonçait des barres d’aciers chauffés à rouge dans la tête. Il souffrait et ne pouvait rien y changer et il cru bien qu’il devenait fou car désormais, d’étranges voix résonnaient dans sa tête, quatre voix précisément. Il ne comprenait pas leurs paroles mais il les sentait en lui et il comprit alors qu’il avait réussi mais à quel prix ? Il le saurait bien assez vite.





Sans savoir comment cela était possible, il se réveilla dans sa chambre, sans personne pour le surveiller, sa plaie était cicatrisée et il ne ressentait plus aucune douleur de la veille si bien qu’il se demanda s’il n’avait pas rêvé de ce qui s’était passé. Il se leva sans trop de difficulté et fit quelques pas, sans aucuns soucis. Il rejoignit son grand-père et son oncle, qui ne dirent rien quand ils le virent arriver et l’invitèrent simplement à prendre le premier repas de la journée avant de partir pour de longues semaines loin du village afin de chasser. Il éprouvait une satisfaction pleine et entière à l’idée de recevoir enfin les enseignements de ses aînés et il donnerait le meilleur de lui-même afin de faire la fierté des siens.

*Nous avons encore bien plus à t’apprendre qu’eux, tu nous as convoqués, nous sommes venus. Désormais, tu seras notre hôte jusqu’à la fin car jamais nous ne te permettrons de refaire le Rituel.*

*Tu nous remercieras d’être en toi, nous ferons de toi quelqu’un de bien plus puissant qu’un simple Chasseur et ta vie t’emmènera loin d’ici. La Déesse t’a entendu et a décidé de t’offrir la vie dont tu rêves et nous, nous serons la pour veiller qu’au moment venu, tu seras honorer ta Bienfaitrice comme Elle le mérite.*

Il n’avait donc pas imaginé et inventé son escapade nocturne, il avait vraiment accompli le Rituel et invoqué les Quatre, qui habitaient désormais dans son corps. Mais il ne pouvait en parler à personne, ceux qui osaient braver l’Interdit étaient bannis de Togoria et il ne voulait pas que cela lui arrive aussi ferait-il le nécessaire pour cacher ce qu’il avait fait le plus longtemps possible…Peut-être qu’il réussirait même à s’en débarrasser avant que quelqu’un ne s’en rende compte mais cette pensée lui causa une étrange douleur, qui manqua de le faire chuter.

*Tu ne pourras te défaire de nous, accepte ton destin et laisse nous agir quand nous le jugerons nécessaire. Sois fier d’être le nouveau Chasseur Fou Rengo et porte ce titre avec fierté, grâce à nous et à l’immense potentiel que nous sentons en toi, tu seras l’un des plus grands Chasseurs que la Galaxie ait jamais connu.*
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