L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Monde aride sujet à de violentes tempêtes de radiations, Geonosis a récemment rejoint la Nouvelle République. Les Géonosiens furent réduits en esclavage par l'Empire comme punition pour avoir occupé un rôle central dans la Confédération des Systèmes Indépendants, et gardent un très mauvais souvenir de la guerre civile galactique.
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By Adrix
#34181
Adrix a écrit :Un genre de routine s'était installé pour l'Egorgeur. Lorsqu'il n'était pas en déplacement pour accomplir un quelconque projet, il s'attelait à approfondir ses connaissances alchimiques ou à faire avancer ses pions sur l'échiquier gigantesque qu'était devenu Geonosis. L'holoctron de Blackhole était une ressource précieuse dans cette première entreprise, quand bien même l'artefact restait pour sa majeure partie encore scellé par des forces inconnues. Adrix avait simplement appris à vivre avec. Si les secrets du passé ne souhaitaient pas se dévoiler à lui davantage il avancerait sans guide. Le milieu de la génétique était suffisamment immense pour qu'il se laisse aller à l'exploration. En témoignait la carcasse à moitié déchirée qui trainait sur son bureau.
Il s'agissait du corps disséqué d'un Phidna, un ces insectes qu'utilisaient les Géonosiens pour construire leurs ruches. Les extrements de cette petite créature se solidifiaient rapidement lorsqu'exposés à l'air libre, jusqu'à devenir aussi solides que de la roche. Ce qui signifiait aussi qu'une bonne portion des habitations géonosiennes étaient composées de m&?!e séchée. Poétique. Mais aussi fascinante que soient ses mécaniques alimentaires, ce n'étaient pas ces derniers qui interessaient l'Egorgeur. En effet, les entrailles de la bête étaient gorgées d'une résine organique terriblement explosive, laquelle participait probablement à sa digestion. En d'autres termes, cet insecte était un genre de petite bombe à pattes qui chiait du béton à prise rapide. Les mystères de la nature. Quoiqu'il en soit, tout ce qui possédait une composante explosive méritait d'être étudiée aux yeux d'Odion. S'il pouvait par exemple augmenter la reproduction de cette espèce à un niveau surnaturel, il aurait à sa portée une nuée d'explosifs mobiles... Ou encore mieux s'il pouvait transmettre cette propriété détonante à une faune plus massive ? L'image d'un de ces vers vivant dans les asteroïdes se jetant sur un vaisseau spatial pour ensuite exploser à la figure du croiseur dans une tempête de plasma et de morceaux de chair brûlés inspirait à Odion une joie presque infantile.

    « *La chair est faible... Mais son potentiel est grand pour qui sait la corrompre. Ce n'est qu'une question de temps. Et j'ai devant moi l'éternité... Pour peu que mes recherches m'amènent à un remède.* »

La crainte de voir son esprit se détériorier sous l'effet de la machine continuait de peser lourd sur la conscience d'Odion. Mais l'Egorgeur fut arraché à ses recherches par le dernier messages de Shaazla. A contrecoeur il se détourna de ses travaux pour se pencher dessus. Depuis la quiétude de sa nouvelle cachette, Odion avait monitoré l'avancement de ses projets de reconquête. Ses yeux écarlates réfletaient la lueur blafarde des écrans où défilaient les informations. Les progrès, bien que lents, étaient encourageants. Quelques soutiens discrets s'étaient joins à leur cause, de petits nobles avides de pouvoirs et sentant l'opportunité de s'élever au delà de leur statut au travers d'un coup d'éclat. Le cyborg pouvait espérer que, parmi eux, certains agissaient par loyauté sincère à son égard mais il ne se faisait guère plus d'illusions à ce sujet. L'écrasante majorité de ces individus étaient motivés par un désir primaire de fortune et d'influence, bien plus que par des idéaux forts. A défaut, cela faisait d'eux une carte facile à comprendre et à jouer. Il n'aurait que peu de remords s'il fallait les sacrifier pour l'avancement de son stratagème.
Le problème cependant se trouvait aux plus hauts échelons du gouvernement planétaire. Rassembler des grains de sable n'aurait aucune espèce d'intêret s'il ne pouvait pas dans un premier temps faire céder la montagne. Au sommet de cette équation, le vice-roi Thasuuf était une marionnette dont les fils étaient trop solidement tenus par Lebref pour qu'Adrix puisse s'en emparer sans faire de remous. Il était loyal à Lebref et probablement trop déterminé pour se laisser influencer par de mielleuses promesses. Sa chute se ferait par la force, qu'il s'agisse des armes ou du chantage. La première option ne manquerait pas de faire rappliquer Lebref et potentiellement la République avec lui. L'Egorgeur serra le poing. La perspective de pouvoir confronter le traître l'emplissait d'un mélange de haine et d'excitation. Mais il était encore trop tôt pour faire face à ce déserteur. Le prédateur devait savoir patienter pour mieux saisir sa proie. A la manière d'un bon vin, la vengeance ne serait que plus savoureuse une fois pleinement maturée.

Les cibles les plus appetissantes étaient à n'en pas douter les autres membres du conseil executif. Ils étaient faibles d'esprit et par la même, aisément maléable. Il serait dans l'intêret de l'Egorgeur de s'attirer la fidélité d'au moins l'un d'entre eux, ne serait-ce que pour mettre la main sur une majorité du conseil. Et le chemin le plus rapide pour atteindre ce duo de bouffons se trouvait dans leur progéniture. Des jeunes inexpérimentés, avide de pouvoirs et de gains.

    « *Hm, je suppose que c'est là l'occasion d'emprunter les méthodes de la pègre...* »

Les esprits faibles pouvaient être manipulés avec de belles promesses, mais ce n'était là qu'une solution temporaire. Ceux motivés par l'appât du gain avaient tôt fait de trahir la main qui les nourrissait dés lors qu'apparaissait la perspective d'un bénéfice plus important. Odion avait en tête la création de liens plus... solides. Ou, en d'autres termes, il comptait utiliser leur cupidité pour les attirer dans une situation où leurs seules options serait de le suivre ou de tout perdre.
La main de l'Egorgeur se porta à sa cape de laquelle il récupéra un étrange objet pyramidal recouvert de motifs étranges. L'artefact pulsait d'une puissance obscure... L'holoctron de Darth Kroenen. Une des nombreuses prises de guerre qu'Odion avait récupéré lors de sa purge sith, au côté de ceux de Blackhole et Vorman. Pour être parfaitement honnête, l'objet ne lui avait été que d'une utilité relative., les capacités de Kroenen étant bizarrement mal définies. Il en avait principalement tiré des enseignements sur la maitrise du sabre. Aujourd'hui, Odion venait de lui trouver une nouvelle utilité. Il était presque insultant d'user d'un tel trésor pour un simple jeu de manipulation, mais le cyborg n'avait jamais été de ceux à perdre son temps à faire des révérences au passé. Son pouce metallique glissa le long de la surface glacée, redessinant les runes siths d'un air moqueur. Kroenen était le premier Seigneur Sith à être tombé de ses mains. Leur duel avait été le premier d'une longue lignée. Aujourd'hui encore il portait ses sabres au combat, en mémoire de ce jours où Adrix s'était libéré de ses entraves. Et voilà que désormais il exploitait sans retenue les derniers vestiges de son héritage de façon si humiliante. Il ne pouvait exister de défaite plus absolue.

    « - Shaazla, voici mes ordres. Utilisez un de nos nouveaux soutiens pour entrer en contact avec les héritiers des autres membres du conseil. Vous allez leur proposer d'acquérir un objet que je vais vous fournir... Prétendez qu'il s'agit de la clé pour obtenir un grand pouvoir et que notre contact désire son aide pour la déchiffrer. Peut être d'anciennes usines souterraines cachées mises en place par Dooku. Je laisse ce choix à votre imagination. »

Cette histoire d'usine était presque un non-mensonge. C'était techniquement ce qui était censé arriver d'après Blackhole, mais eh, qui se soucie des réecritures de l'histoire ? Odion avait juste besoin d'un mensonge. Bien sûr, il n'y avait aucune chance pour que le Géonosien puisse ouvrir l'holoctron. Encore moins qu'il réalise que cet objet ne lui servirait à rien. Tout ce dont il avait besoin c'était que l'holoctron dégage suffisamment d'aura sombre pour que sa puissance et son authenticité soit indéniable, même auprès de parfaits ignorants.
Une fois que les Géonosiens auraient l'artefact entre les pattes, Odion les laisserait jouer avec un peu avant de refermer le piège. Pris en flagrant délit d'utilisation d'objets Siths, dans un contexte de paranoïa vis à vis du Côté Obscure, il serait aisé de les faire chanter. Odion avait été exilé pour son affiliation aux puissances sombres. Alors il se ferait un plaisir de partager son affliction à ces ingrats.

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La prochaine étape du plan d'Odion était de reprendre possession de son laboratoire. Il arrivait aux limites de ce qui pouvait être accompli sans matériel approprié. Qui plus est, d'un point de vue purement personnel, il désirait se réapproprier ce lieu plus qu'aucun autre. C'était là que sa première armure avait été fabriquée jadis. Là où il avait connu sa renaissance originel en tant que véritable membre de la Sith. Hors de question de laisser ce temple à la science Sith tomber dans l'oubli.
En bonus, ce Shakalstein l'interessait au plus haut point. Un savant féru de génétique et dépourvu de tout sens éthique ? C'était comme si le destin avait façonné cet homme pour en faire le parfait associé d'Odion. S'il était encore vivant, il errait quelque part dans ce laboratoire, à l'abri de tous... Avait-il continué ses travaux tout ce temps, ou bien la démence l'avait-elle complètement dévorée, ne laissant plus qu'un insecte tremblant ? Quelle que soit la réponse à cette énigme, le cyborg le saurait bien assez tôt. Se tenant devant la porte secrète, il leva la main d'un air impérieux.

    « -Tu es à moi. »

Son esprit se déversa comme de l'eau au travers des systèmes electroniques de la porte, puis à travers le système, parcourant le réseau complexe à la recherche d'un indice sur le contenu de cet endroit alors qu'il s'aventurait dans les entrailles du laboratoire secret.


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By Amertume
#34210
L'idée était bonne mais également dangereuse. Outre le fait que cela signifiait s'exposer à un risque notable que lesdits héritiers, cupides et stupides, aillent prévenir les mauvaises personnes de la proposition de rendez-vous pour la vente clandestine, il fallait compter avec la possibilité qu'il n'y ait tout simplement pas de réponse ou qu'ils tentent de voler l'objet sur le lieu de rendez-vous. Mais c'était sans compter la ruse de Shaazla qui n'avait décidément pas démérité depuis la naissance de cette conjuration et se révélait un précieux allié pour la cause.

Prudent, le Géonosien avait pris sur lui d'agir par contact interposé, usant de messagers pour contacter les domestiques des familles, lesquels avaient à leur tour pris soin de transmettre les messages. De subtiles allusions uniquement destinées aux domestiques, agrémentées de menaces assorties, les avaient convaincus de l'authenticité des messages. Il serait impossible de remonter jusqu'à l'émetteur ainsi et garantissait la sécurité de la conjuration. Des réponses positives, montrant l'intérêt et la curiosité des proies, ne tardèrent pas à arriver avec confirmation de leur présence au rendez-vous.

Là encore, futé, Shaazla avait prévu le coup. Le lieu ne serait communiqué qu'une heure avant le rendez-vous afin d'empêcher tout coup fourré comme une tentative d'embuscade par exemple. Le rendez-vous avait été fixé en un endroit aujourd'hui abandonné et en ruines mais que Lebref aurait reconnu sans peine s'il l'avait vu de ses yeux : l'ancien complexe ou avait été conçue la toute première version théorique de l'Etoile Noire au tout début de la Guerre des Clones. La réunion eut lieu au centre névralgique de l'ancien complexe, avec Shaazla et 3 des hommes du général pour l'escorter tandis que les 2 héritiers vinrent avec un seul protecteur chacun, comme il avait été convenu.

Les nobliaux étaient relativement jeunes mais leur accoutrement et leurs manières ne laissaient aucun doute sur leurs origines. Arrogants, à la limite d'être méprisants, ils étaient des enfants de puissants qui n'avaient jamais manqué de rien et se considéraient comme supérieurs à tous. Shaazla gardait caché sous le replis de ses vêtements le cadeau d'Adrix, prêt à jouer son rôle...*




Rien de plus facile pour une presque machine que d'explorer et comprendre les machines, n'est-ce pas ? L'esprit de l'Egorgeur, porté par le pouvoir de la Force, le mena au travers des circuits complexes du vieux laboratoire. L'endroit semblait inoccupé et abandonné depuis de longues années, à en croire l'état déplorable des installations. Il ne semblait y avoir rien ni personne de vaguement vivant ici en dehors du Roi déchu. Pourtant, il y avait cette impression qui le taraudait, comme s'il oubliait quelque chose. Tandis que son esprit explorait toujours plus profondément, il trouva enfin quelque chose.

Au tout dernier niveau du laboratoire, une aile disposait d'un éclairage actif et des machines de toutes sortes y fonctionnaient actuellement. Alors que tout le complexe était dans le noir et vide, une petite partie de ce dernier était bel et bien occupée par quelque chose ou quelqu'un. Il ne fut pas difficile de se relier aux caméras de surveillance désactivées qui y étaient pour observer un peu mieux. Ce qu'il vit dépassait ses espérances.

Une coterie d'une quinzaine de Géonosiens s'activait frénétiquement sur diverses machines. L'usage de certaines était évident, d'autres un peu moins, tandis que d'autres encore n'avaient, vu leur allure, rien à faire dans un laboratoire. Très peu nombreux, les scientifiques s'étaient repliés sur la partie la moins visible de l'iceberg, ce qui devait expliquer qu'ils aient pu rester cachés d'éventuels gêneurs. Ça et le soutien officieux de Tirsof évidemment.

A leur tête, un vieux Géonosien profondément ridé vociférait des ordres en faisant de grands gestes des mains. Ses ailes étaient en triste état et on pouvait en dire autant de sa tenue de scientifique, sans oublier son visage plongé perpétuellement dans un rictus mauvais et ses yeux brillants d'une lueur peu rassurante. Dément ? Très probablement, mais dénué de ses facultés intellectuelles ? Pas sûr. Il n'y avait qu'un moyen de le savoir.


*Tu peux jouer Shaalza comme s'il était ton PNJ temporaire sur la partie rencontre avec les rejetons, ça me parait plus intéressant que d'éluder ou jouer le tout à ta place.
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