L'Astre Tyran

StarWars Online Roleplay Cliquez ici pour voir l'intro...

Image

Avatar de l’utilisateur
By Elizabeth Civicius
#35772
    Fermer les yeux un instant. Oublier un peu. L’Executor, l’Empire, la Galaxie. Tout devenait ridiculement insignifiant face à ce qui se préparait. L’égoïsme de la Reine, appréhendant la moindre caresse de son aimé, connaissait-il une limite raisonnable ? Pour sûr, non.


    * * *


    Contre lui, dans ses bras, la respiration réduite à trois fois rien, Elizabeth se rendait à peine compte que le calme était revenu. Quelques minutes passèrent sans un mot, sans un geste. Les premiers mots de l’Empereur, s’ils étaient une promesse, ne furent accueillis que comme une conclusion. Pour l’Arkanienne, la promesse était actée depuis la première confidence de leurs sentiments. Il ne pouvait en être autrement. Elle n’imaginait pas qu’il pût en être autrement. Et, sur ce point, elle avait fini par ne plus douter de son fiancé. Peut-être à tort.

    Elizabeth tira les draps sur elle, sans délaisser le côté de son amant. La tête posée sur son bras, elle écoutait les coeurs battre, jusqu’à la reprise d’activité soudaine de l’Humain. On se serait passé de parler, mais la Reine trouva la question légitime. Il fallut qu’on lui demandât pour qu’elle s’en rendit compte. Elle avait faim. Elle hocha lentement la tête.

      « Tu vas trouver ça idiot … il y a un pâtissier à bord ? »

    Les deux yeux blancs roulèrent un rien vers le haut pour apercevoir le visage de l’Empereur.

      « Je voudrais un gâteau. Choisis-moi un gâteau. »

    Une main passa sur le torse de l’Humain, tandis que l’autre se positionnait pour servir d’appui au menton d’Elizabeth. Elle se redressa, au-dessus de lui. Il devait forcément y avoir une cuisine ici, et forcément un chef pâtissier digne de ce nom. Sinon … sinon ce n’était pas vraiment le grand luxe annoncé. La Monarque sourit doucement. Devait-on faire la fête ce soir ? Quand se mariait-on ? La suite la tira de ses rêveries.

      « Comment tu vis tout ça ? »

    À cet instant, elle dut faire une grimace.

      « Ce n’est pas la première fois que je quitte Arkania. Ca ne me dérange pas, j’y ai peu d’attaches. Devenir ta femme, oui, c’est une vraie aventure. Mais … je ne mérite pas de diriger un empire, ni même ce croiseur. Je veux juste t’épouser. »

    Sa tête se posa sur le torse d’Harlon. Elle ne guettait aucune réaction, aucune réponse. Elle avait déjà son avis la question, et envisageait mal de tolérer des récompenses injustifiées. Se marier ne donnait qu’un seul droit.

      « Je prendrai ton nom, c’est déjà bien assez. »

    Et peut-être un peu d’argent de poche. La vie d’Impératrice, titre honorifique, devait coûter un rien plus cher que celle de Monarque. Elizabeth se laissa aller à un soupir. Depuis quelques mois, l’Arkanienne ne voyait son avenir qu’au mois suivant. Elle avait abandonné les projets à longs termes et les plans sur la comète. Sa récente démission y était pour beaucoup. Elle n’imaginait rien, pour l’instant, de son futur. Elle s’était contentée de garantir son point de chute en territoire arkanien. Les plans s’arrêtaient là. Elle était en mesure de faire demi-tour, laissant de côté les conséquences, mais se trouvait incapable de planifier désormais. Il lui semblait que l’avenir dépendait de son époux. Elle aurait épousé un riche Arkanien, la chose aurait été différente. Mais pouvait-on tracer son plan de vie quand on se liait à l’Empereur ?
Avatar de l’utilisateur
By Harlon Astellan
#35794
Le corps restait froid. La pâleur jouait sur l'impression. Les endroits devenus rouges étaient toujours brûlants. On voyait vite les marques sur une surface aussi lisse et blanche. Il faudrait éviter les étreintes trop sauvages, faute de pouvoir les dissimuler. Il adorait la sentir respirer sur lui... Mais bien vite, Harlon se souvînt qu'il était avant tout l'Empereur. Et l'Empereur détestait rester couché dans son lit pour autre chose que dormir. Il fallait une action. Avant, et après. Il choisissait souvent ces moments après l'action principale pour se lever, se laver, se revêtir, et pratiquer une activité en rapport avec son métier. Lire un rapport, rédiger un décret, suivre un plan de bataille théorisé la semaine dernière... même bouquiner aurait fait l'affaire. Le caprice de l'Empereur, c'était de ne pas vouloir supporter un poids mort qui l'entravait dans ses mouvements les plus élémentaires. Il jouait avec une mèche de cheveux par consolation maintenant... Et bien vite il fallut qu'il rende l'instant constructif. Parler nourriture. L'exercice avait un semblant d'activité physique...

Et d'un coup sec, il ne voulait plus penser à rien. Se laisser là, gambergeant dans un songe éternel, à contempler du haut de son flambeau sa lumière qui lentement s'éteignait. Son être, son parcours, sa farce de vie, tout apparaissait à néant. Ce qu'il avait accompli était un vent dans l'histoire des mondes. Un point cardinal qui n'avait accouché que d'une brise estivale... L'être de marbre apposé à son bras n'était qu'un brasier qui comme lui fondrait au soleil... Leur union était parfaite. Ils n'étaient rien quand ils se pensaient tout. A quoi bon tout ça... Ils ne vivaient que pour leur arrogance. Souffler sur le chaud dans l'espoir d'une flammèche... combien de temps, combien de pas allait parcourir la lueur ? Combien d'ères et d'hères allait-elle éclabousser de son éclat vacillant ?

« Tu vas trouver ça idiot ... il y a un pâtissier à bord ? Je voudrais un gâteau. Choisis-moi un gâteau. » Une faim. Une envie de sucré. Une chose grasse qui tenait au corps. La logique transperçait les nuages nébuleux qui s'égayaient au loin, par-delà leur hublot chatoyant. Harlon prit son comlink, sonna son droïde majordome, resté en dehors de la pièce. « Apporte-moi... » Qu'apporter ? Quelle pâtisserie ? « ... apporte-moi un Fondant. » Au chocolat. Rareté parmi les raretés, une extase de goûts et de finances, l'onanisme du riche gourmet... Le pâtissier était le cuisinier impérial. Sur Bastion, tous les corps culinaires se battaient en duel pour servir chaque portion d'un repas de l'Empereur et de ses obligés. En déplacement, les papilles de ceux qu'il invitait devaient s'émerveiller tout autant. Mais avait-on la place d'embarquer autant de garde-manger de produits frais que de préparateurs ? Diable non. Aussi prenait-on le meilleur des restaurateur polyvalent. Un qui savait régaler de l'entrée au dessert... un éventail de talent qui rendait les aliments tout juste excellents. Mais pas parfaits. « ... apporte-moi deux Fondants. » Elle ne devait pas connaître. Le chocolat n'existait pas au Nord Galactique. On le trouvait un peu dans le Noyau. Et maintenant, dans le plein Sud.

« Ce n’est pas la première fois que je quitte Arkania. » Il s'en doutait. Il le savait. Mais il savait aussi que son existence avait gravité autour de la surface gelée de la planète givrée. Le sort l'avait faite partir au loin, et l'avait faite rencontrer un premier amant. Le sort ensuite l'avait clouée à un anneau de glace. L'en tirer pouvait provoquer un soulagement. L'y laisser aurait pu lui laisser le loisir de respirer comme elle l'avait toujours fait : à un rythme amoindri, le cou serré, mais avec un rythme qu'elle connaissait bien et qu'elle maîtrisait en toutes circonstances. Elle ne voulait pas d'un Empire, juste l'épouser. Elle en hériterait, de toute manière. Il était hors de question qu'il dispose juste d'une femme. Devrait-elle l'attendre, de retour de campagne, assise toute la journée, une ceinture de chasteté en métal forgée sur-mesure, pour honorer son mari un soir sur trente, en angoissant pour le prochain redépart ? Non. Il aurait une femme guerrière, à ses côtés. Il ne la lâcherait que pour l'envoyer en mission parallèle. Il voulait voir une rivière de sang couler à leurs envies communes. Lui donner un droit de raser un peuple entier dans une journée... Il voulait que sa femme soit avec lui, et soit son Bras Armé. Il ne voulait pas d'une bobonne. Il voulait d'une âme soeur.

« Je prendrai ton nom, c’est déjà bien assez. » Sa réaction fut vive. « Non ! » Il s'était redressé, et sans lui faire mal, la tête féminine avait roulé sur le côté. « Mon grand bonheur est de t'épouser... Mais ma grande consolation serait que tu n'aies jamais à porter un nom aussi vil que celui-ci ! » Il marqua le coup en serrant le poing. « Par amour du sacré, je te veux toi, Elizabeth Civicius... Et que le Diable m'emporte si tu portait le nom d'Elizabeth Astellan ! Car le jour où tu aurais commencé de le porter serait celui où le premier clou se plantait en ton cercueil. » Porter le nom d'un soldat malhabile ? D'une femmelette juste secrétaire ? D'un père aux pratiques d'un autre âge ? D'une mère effacée et anonyme ? Etait-ce là le souhait de la monarque ? Avait-elle conscience de ce qui entourait le nom de l'Empereur ? Se rendait-elle compte qu'il était appelé "Empereur" par envie de gommer son identité ? Harlon voulait se dissoudre en son rang pour faire oublier la crasse dont il sortait témoin à chaque visite sur Nouane. Ni le palais privé, ni les villas à l'étranger en bordure d'océans sur des plages de sable fin ne gommerait les révulsions qui campaient à chaque virage de son domicile familial, gagné à la sueur d'étudiants trop riches pour aller à l'école publique. « Beaucoup de choses ne seront plus comme avant, bientôt... Mais tâchons, nous, de le rester. »
Avatar de l’utilisateur
By Elizabeth Civicius
#35822
    Harlon s’exclama. La surprise d’abord, puis l’incompréhension, incitèrent Elizabeth à se redresser à son tour. L’explication vint aussitôt, mais elle contrariait l’Arkanienne. Il était dangereux de porter le nom de l’Empereur, mais plus dangereux encore de l’épouser. Et si on la savait épouse de l’Empereur, qu’importait le nom choisi ? Au contraire, elle aurait trouvé dégradant de ne pas se parer de ce nom. Avait-il honte de son choix ? Fallait-il que toute sa vie, on expliquât que Civicius était l’épouse d’Astellan ? Ou bien admettrait-il que la chose tomberait sous le sens si elle s’appelait à son tour Astellan ?

    La Reine, assise sur le lit, se laissa aller à une moue boudeuse.

      « Ca ne me changera pas, de changer de nom. En revanche, ça me ferait plaisir. »

    Il avait des raisons de lui refuser, et elle d’insister. Porter le nom d’une mère absente, mais pas moins délétère ; d’un père malveillant et capable des pires abjections ; et d’un frère traître à sa patrie gracié aux tendances suicidaires. Ou porter le nom de son époux. Un choix difficile entre la peste et le choléra.

    Elizabeth se glissa à nouveau auprès de son aimé, face à lui. Ses mains se posèrent sur les épaules de l’Humain, des épaules qui portaient l’Empire. Elles remontèrent le long de sa nuque, et enfouirent leurs doigts dans les cheveux bruns. Elle adorait cette sensation, et le signifia d’un sourire.

      « Ca me plairait tellement de porter le même nom que toi ... que nous soyons aussi liés par ce nom. Je voudrais afficher sans détour que je suis à toi, même quand tu n’es pas près de moi. »

    C’était idiot, même sans ce nom, tout le monde saurait qui elle était.

      « Mais … c’est à toi d’en décider. Je ne ferai rien qui pourrait te contrarier. »

    C’était sans doute vrai. Ils avaient eu des disputes, parfois violentes, et l’Arkanienne entendait que ça ne se produisit plus. À un détail près. Un tout petit détail.

    Elle l’embrassa. Il lui avait manqué. Quelque part, il lui manquait encore. Pendant deux ans, il n’avait pas cessé de lui manquer, et ça continuait. Ils n’avaient passé que quelques heures ensemble, ce n’était pas assez pour combler tout ce temps perdu loin l’un de l’autre. Elle rêvait de ne plus jamais le quitter, et chassait pour l’heure la réalité des responsabilités d’Harlon. Avant d’arriver ici, elle s’était demandé pour combien de temps ils seraient tranquilles. Un jour ? Deux jours ? L’Empereur ne prenait pas de congé. Elle le libéra finalement de son étreinte.

      « Tu voudrais prendre une douche ? »

    Elle, oui. Et elle espérait être accompagnée. Et peut-être qu’il restait encore un peu d’énergie à son aimé ? Et peut-être qu’à la sortie de la salle de bain, son gâteau l’attendrait fièrement sur la table. L’Arkanienne abandonna les draps pour gagner la salle d’eau.
[Molavar] Portée par un souffle

Et l’ombre dévora l’illusion. L'évanescence […]

The Gray's Fall II: La confession

Appareil non identifié, vous entrez dans un esp[…]

[Delchon] Anéanti

Ce post contient des scènes explicites ou de n[…]

La Bataille pour Concord Dawn

Le Rédemption était en train de manœuvrer afin de[…]

Se faire la belle ou Pas : Captive

Pendant ce temps dans le harem de Lord Nada : […]

Connivence

Le Besalisk essayait de garder une certaine conten[…]

Etre comme elle. C’était dit avec tellement peu d[…]

Pour le meilleur

Harlon s’exclama. La surprise d’abord, puis l’in[…]