L'Astre Tyran

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Ilum, planète glacée située dans les régions inconnues . Ses cavernes millénaires abritent de précieux cristaux nécessaires à la construction du sabre laser, l'arme du Jedi. Ces cristaux ont la particularité de colorer la lame d'un bleu ou d'un vert très pur.
Contrôle : Ordre Jedi
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By Ranath
#36337
    - Jour après jour, face au levant -


    Elle avait creusé avec ses mains, elle avait creusé avec ses ongles. L’herbe grasse arrachée, la terre gorgée d’eau avait cédé par mottes entières. La cavité ouverte au pied de la pierre avait finalement révélé le coffre de planches de bois délavé, ferraillées et clouées ensemble. Il fallut œuvrer encore des heures pour dégager entièrement le cercueil puis le tirer de la tombe. Le couvercle ne céda qu’à force de maltraiter les fers trop rouillés pour résister aux poings crispés. La découverte fut macabre, autant qu’on put l’appréhender. La peau de l’enfant, avec la mort et le temps, avait terni. Ses paupières s’étaient affaissées sur des yeux partis en poussière. Sur les zones de moindre chair, l’os apparaissait en toile de fond, blanc et brillant. Et entre les deux petites mains squelettiques trônait ce livre …

    Ranath se réveilla en sursaut, le flanc en proie à une douleur vive. Cette même douleur qui la réveillait souvent, la tirait de cauchemars variés. Sa main glissa sur sa peau, au niveau de l’estomac. La piqûre de la plaie s'intensifia, révélant l’évidence de la chair à vif, confirmée à la lueur du néon de chevet par le liquide noirâtre qui luisant sur ses doigts. La blessure, déclarée cicatrisée par l’apothicaire, se rouvrait continuellement. La Sith passa une fois de plus sa main sur son ventre, non sans se laisser aller à une grimace disgracieuse. Elle aperçut alors, dans la pénombre de sa cabine, l’éclat diffus de l’acier. La lame fondit sur elle, aussitôt parée de sa dague. La main d’émeraude saisit son adversaire à la gorge, le plaqua contre la paroi métallique. Son agresseur répliqua également, d’une main décharnée, dans un état de décomposition certain, percuta son front, enserra son crâne.

    L’intense douleur devint un aveuglant halo lumineux. Le reflet éblouissant d’un soleil bleu sur la neige. Un désert tout entier, de glace et de roche coupante, balayé par le vent glacial des plaines d’Ilum. Un murmure lointain, une voix rauque dans la nuit éternelle, un appel désespéré. L’invitation d’un être obscur, au cœur d’un souterrain d’obsidienne. L’ombre absolue d’un monde mort … un …
    les mille cris de Komus réveillèrent enfin la Sith, d’un sursaut cette fois bien réel, qui la fit choir de sa couchette. D’une main tremblante, elle alluma le néon plafonnier qui délivra en craquant sa lumière blafarde. Le regard d’or, lentement, fit le tour de la cabine. Il n’y avait rien, rien d’inhabituel. L’abdomen perforé d’une douce douleur attira l’attention de la Mirialan. Il n’y avait rien, hormis cette cicatrice souriante, d’un vert olive presque métallique.

    Ranath se traîna jusqu’à la cabine de douche, dans laquelle elle se laissa tomber sur la fine grille d’évacuation, déclenchant au passage, et d’une main maladroite, le jet d’eau froide. Le dos contre la paroi, les genoux pliés, écoutant en silence l’écoulement de l’eau dans la canalisation, le Maître, en si piteux état, réfléchissait. Ses cauchemars, ses visions, jusqu’à ses peurs, se mêlaient en une valse vertigineuse. Elle accumulait davantage de hantises qu’elle n’en débarrassait. La liste était longue, avec en tête Komus, si lointain et à la fois si proche. Même coupée de tout, coupée de la Force, il l’avait trouvée. Et Ilum, pourquoi Ilum. Un encouragement. Un avertissement. Un appel. Un piège ? La brève vision du fantôme du Seigneur Sith attira son attention. Elle avait à faire sur Ilum. Helera … contourner Helera. La Mirialan tendit le bras sans pouvoir atteindre le robinet. De son autre main, elle prit appui sur la grille, étirant ses doigts au maximum, jusqu’à pouvoir couper le jet.

    * * *


    Le Poing de l’Ombre survolait lentement les vastes étendues glacées. Une mer blanche et immaculée. Tous les radars à zéro. Le Maître, drapé dans le Voile, observait sans conviction les aspérités des congères sculptées par le vent. Elle ne trouverait rien selon ce moyen. L’esprit clos, l’œil endormi. La Sith ne cherchait pas. Elle attendait. Le vaisseau suivait la trajectoire d’exploration prédéfinie. On passait, sous les nuages, d’un hémisphère à l’autre, sans autre bruit que celui de l’air froid glissant sur la coque d’acier renforcé précontraint. Le radar alertait parfois d’un troupeau d’animaux à lainage épais. Rien. Il fallait se rendre à l’évidence. La Dame Sombre soupira doucement, ferma les yeux, et progressivement leva le Voile qui couvrait ses épaules. Elle laissa courir sa pensée autour d’elle, et jusqu’à la surface enneigée. Plus loin encore, son esprit guettait un signe, un murmure, l’appel obscur entendu dans la nuit. Y avait-il quelqu’un ici ? Quelqu’un qui l’attendait elle … ?
#36340
Dans les tréfonds de la terre, dans les abîmes d’un monde de glace, résidait un bastion, une forteresse noire battit autour d’une geôle taillé dans l’obsidienne, au centre de ce domaine du silence, était scellé l’incarnation grossière d’une démence nerveuse découlant d’une déchéance racial purulente… La chose restait tapie dans un manteau de fumée ... Des remous, depuis les ombres le bruit d’une peau écailleuse râpant un sol inégal de pierre résonna, deux cercles de feux chargés de haine naquis dans les ténèbres, un cœur noir et rongé par le côté obscur se remit à battre depuis une cage thoracique avec lourdeur, à mesure que les battements faisait trembler le corps tout entier la carcasse convulsait maintenant à intervalle régulier, un être irriguer par un souffle de vie retrouvé …

«Il pouvait ... sentir…»

La charogne dissimulée dans la brume reprenait lentement consistance. Son échine perça en première le voile, suivit de près par toute sa masse informe, un son strident émis par des chaînes brisées raclant la terre battue provoqua un capharnaüm dans un tombeau violé de tout son sacré, les liens qui depuis des siècles étaient toujours restés accrochés à de larges lambeaux de chair s’élevèrent dans les airs, entraînait par l’immondice qui se redressa. Un craquement horrible et sinistre d’innombrables articulations finirent d’initier l’éveil du maître des lieux.

«… Sa Grandeur l’entend… »

La silhouette qui s’était détachée d’un brouillard de pestilence porta son bras sur l’un des pans du plafond d’une cage de pierre… Sa cage ... Les fondations tremblèrent, une patte odieuse se brandit, longues de deux mètres, ornés de griffes courbés que même le temps n’avait su ôter son tranchant, l’appendice disgracieux s’écrasa sur la surface de pierre avec fracas. La bête centenaire ferma les yeux, elle sentait une odeur familière, un mélange de rage, et de colère, une langue effilée à la taille disproportionnée passa sur une dentition faites de millier de crocs, humidifiant les poignards avides de chair fraîche. Les griffes se plantèrent dans le mur, la bête se mit à murmurer… Son esprit se décrocha il se déplia, amplifiant les songes, traversant les profondeurs depuis les veines de la roche, il les guida par-delà la terre jusqu’à déboucher à la surface de l’enfer de glace. Une voix rauque résonna alors comme un écho lointain…

«Mo-n … E-nfa-nt … VI-en-t à moi… vie-n-t à m-moi…

Lib-bèr-e mo-i d-e me-s cha-în-nes….

Su-i-t ma voi-x-x … vo-x … -o-ix … …
»
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By Ranath
#36382
    Il n’y avait plus rien ici. Il ne restait que les échos d’un combat perdu, les souvenirs d’une vie effacés. La Sith n’entendait plus que les lamentations de son propre esprit, torturé par les promesses de Komus, affaibli par les mois de traque inaboutie. Un périple inutile. Du bout du doigt, elle désactiva le pilote automatique. Elle était lasse d’avoir tourné des heures autour de ce glaçon, sans jamais rien trouver. Son regard franchit la crête du tableau de bord, porta au-delà du cockpit. La barrière rocheuse, là-bas, lui parut bien sombre, et balayée par un vent violent, bruyant. D’ici, elle pouvait l’entendre. Improbable. Ici, dans le vaisseau. Les sourcils de la Mirialan s’arquèrent en un froncement perplexe. D’une main distraite, Ranath reprit les commandes, poussant lentement le Poing de l’Ombre vers la falaise. Le souffle du vent devint un murmure, des mots traduisant l’appel.

    Le vaisseau tourna encore en rond pendant près d’une heure avant de trouver un endroit propice à l’atterrissage. Pendant qu’il exécutait seul sa manœuvre, son pilote s’était préparé, équipé pour le grand froid qui régnait dehors. Avant de quitter son refuge, la Sith consulta une dernière fois le tableau de bord. Heure seize. Les jours duraient bien plus que les vingt cinq approximatives heures du standard. Théoriquement, elle avait un peu moins de deux jours complets de plein jour pour trouver la source de l’appel. C’était déjà beaucoup. Passé ce délai, Asar disparaîtrait à l’horizon, et la température chuterait bien au-delà des températures minimales acceptables. La mort, certainement, lente et douce, dans la neige. Ranath n’y pensait pas. Elle s’affairait à fermer le manteau brun qui lui tombait jusqu’à mi cuisses, à ajuster le masque de kevlar qui lui couvrait le nez. Quand elle fut prête, elle actionna la rampe du cargo corellien, attendit la fin de la course des quatre vérins, et quitta son vaisseau. Derrière elle, le Poing de l’Ombre refermait déjà la porte. La Mirialan consulta son comlink, fermement attaché à sa ceinture, sur lequel elle marqua le premier point, le point de départ, et celui auquel il faudrait revenir.

    Une fois prête à se lancer dans l’exploration, la Sith constata qu’il ne soufflait ici aucun vent.

    * * *


    Elle avait marché des heures, progressant lentement dans la neige, et n’usant d’aucun subterfuge pour se faire gagner du temps. Elle avait souvent rebroussé chemin, s’était régulièrement arrêtée, guidée par cette voix lointaine qui paraissait l’inviter à une rencontre. Après donc des heures de recherche, la solution se présenta, non pas d’elle-même, car il semblait à la Sith être déjà passée par ici, et ne pas avoir vu cette encoche dans la roche sombre, cette cavité qui s’enfonçait sous le relief abrupte qui lui faisait barrage et qui bordait le périmètre d’exploration depuis le début. Et l’appel venait d’ici, là dedans. Une grotte.

    Sabre à la main, lampe torche éclairant l’avant, le Maître s’avança. Les parois irrégulières de la cavité devinrent petit à petit lisse, et la pente douce qui enfonçait le chemin sous terre devint un plan incliné puis un escalier. Par prudence, ou par curiosité, la Sith projetait devant elle sa pensée. Il n’y avait rien. Seulement ce murmure. Plus elle descendait, plus elle sentait proche la source de l’appel. Il y avait quelque chose, quelqu’un. D’une impulsion soudaine, son esprit prit les devants, à la recherche de cet être pensant. Il se terrait tout au fond de ce trou, une présence certaine. Sans rien savoir à son sujet, la Sith risqua le contact.

      Qui es-tu ?
#36386
Depuis l’immense caveau souterrain la forme qui s’était dessiné dans les ombres s’était immobilisée, un souffle régulier résonnait bruyamment, son souffle, désynchronisé avec les vibrations de la terre, se frayait un chemin depuis les veines magmatiques des profondeurs insondables du monde avant de s’envoler emporter par les vents glacés de la surface d’une planète vide. À travers la roche gelée un écho, une résonance ininterrompue, le même murmure psychique qui revenait s’abattre inlassablement au détour d’une tourmente le vent se plia, il dévia de sa route céleste. Il sentait… Il sentait une réponse…

Derrière une porte bâties par des techniques datant des temps immémoriaux, les battants fait de bloc de pierre noir brut, les bords cerclés de deux immenses colosses à l’image de l’ancien seigneur du domaine. Deux témoins silencieux du théâtre d’une atrocité sans commune mesure, un acte abominable perdu dans les affres du temps, oublié par une névrose mécanique. Par-delà des couloirs plus haut encore que la cime la plus élevée des plus glorieux arbres de la forêt d’Endor, frappés par intermittence de colossales arches aux allures gothiques. Par-delà le gouffre, une unique source lumineuse, un filet lumineux perçant à peine les abîmes du monde.

Une voix perça plus en profondeur le voile d’obscurité, une arpenteuse des ombres s’étaient avancés aux portes d’un royaume d’agonies muselées par les âges. La silhouette masquée par un sombre drapé se pencha vers ce gouffre, une lézarde émincée, une fenêtre à un monde sous un autre, au pied des pics élancés d’un massif montagneux perçant le manteau des cumulo-nimbus innocents.

«Qui es-tu ? »

L’écho mit longtemps a traversé une contrée d’inconnu, la réponse de l’esprit n’avait heureusement qu’à s’enfoncer toujours plus bas. Jusqu’à atteindre l’être anciens qui croupissait dans un temple prison. Un esprit torturé s’arc-boutant brutalement avide d’entendre une pensée qui n’était pas la sienne, avide de liberté… Les échos se canalisèrent en un point, les murmures ne firent qu’un seul corps et délivrèrent un message sous un ton doux, calme, les mots raisonnants dans une boucle envoûtante.

« Il n'es-t qu-e le pris-sonnier de-e cette pri-ii-son… Ar-pen-t-euse … »

Un bref répit, le silence du souffle glacial pour seule parole. Dans la cage noire, des griffes grattant la roche s’illuminèrent d’un violet putride, la suite du message mental sembla alors plus clair.

« Je te ssssens, il t’entend resssspirer… Je ssss-s-sens ton souffle … T-u es procche m-on enfant … N-e crains rien... Entre dans les entrailles de … la terre … Libère le ... Libère m-moi ...»
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By Ranath
#36410
    Une prison. Un être obscur enfermé sous terre. Un esprit sith, supposait la Dame Sombre. Était-il possible que Andeddu eût été déplacé ici bas ? Il ne lui semblait pourtant pas que son interlocuteur fut d’une puissance équivalente. Mais Ranath n’oubliait pas les tours que le Seigneur Sith lui avait déjà joué, un maître incontesté de la tromperie, qui l’avait dupée. La Grise aurait laissé moisir ici le vieux fantôme ? C’était improbable. Ce ne pouvait être Andeddu. Demeurait un doute. La méfiance de la Sith allait croissante.

    Très rapidement, quelques marches plus bas que l’entrée de la cavité, la lumière blafarde de la surface s’éclipsa. Il régnait ici une obscurité totale, accompagnée d’une température toujours diminuant. La Mirialan, bien que favorable aux climats glaciaux, décrocha son sabre de sa ceinture et en pressa doucement le bouton d’allumage. La lame améthyste apparut aussitôt, éclairant les parois à ses côtés et les marches devant elle. Elle dégageait une douce chaleur qui combattait tant bien que mal le froid mordant. La descente put reprendre, lentement.

    Ranath se méfiait de chaque marche. Elle vérifiait volontiers la stabilité de chacune, ainsi que la solidarité avec les parois du couloir qui traçait un chemin dans la roche désormais assurément taillée. Le voyage fut long jusqu’en bas, ou ce qui lui sembla tout d’abord être le bas, l’arrivée. L’escalier étroit débouchait sur une pièce de géométrie carrée, haute de plafond, et dont les murs avaient été peints d’une unique couleur désormais décrépie. Le sabre fermement serré dans le poing, la Dame Sombre procéda à un tour d’inspection de la salle. La lueur du sabre fut rapidement occultée par le faisceau d’une lampe tactique. Au-delà du halo de la lame, et hors du rayon lumineux, tout était noir. L’esprit du Maître courait tout autour, dans la pièce, à la recherche d’une menace, emplissant l’espace pour ne laisser aucune place au doute. Ce bain d’obscurité avait quelque chose d’inconfortable. Les yeux de la Mirialan ne lui permettait aucunement de distinguer les subtilités de l’endroit. L’inspection s’éternisa. Il n’y avait rien, en apparence. Sauf là-haut.

    Là-haut, au-dessus d’elle, la dalle rocheuse qui constituait le plafond était percée d’un trou béant dans lequel s'engouffrait un courant d’air glacé. Dans ce trou, il n’y avait rien à voir. C’était une gueule ouverte sur l’ombre. Une porte, peut-être, plus loin dans les hauteurs, fermait-elle l’accès à l’extérieur. Ce genre de choses étranges n’étonnait plus la Sith, qui constatait et prenait note des détails d’intérêt, mais ne s’émouvait plus des bizarreries du monde. Ici, dans cette pièce, elle aurait pu garer son vaisseau. Mais le vaisseau, lui, ne passait pas par ce trou, là-haut.

    Ici, si loin sous terre, l’air entrait difficilement dans les poumons. Si bien que la Mirialan abaissa finalement le masque de kevlar qui lui couvrait habituellement le bas du visage. Il faisait moins froid, ou bien s’était-elle habitué. L’exploration minutieuse de l’endroit ne laissait à Ranath que deux chemins possibles. Ce grand trou au plafond, ou un grand escalier, presque aussi large que la pièce, qui descendait encore sur une trentaine de marches. Un escalier d’obsidienne. Une prison d’obsidienne.

    La Sith revint au centre de la pièce. Elle sentait la source obscure toute proche, derrière cette lourde porte close que toisait l’escalier. La Mirialan sentait toujours la présence de son interlocuteur. Il devait se trouver là, juste derrière. Elle laissa entendre un bref soupir. Avait-elle peur ? Il n’était pas question de peur. Il y avait là un être obscur, qui l’avait appelée, et qu’elle ne pouvait ignorer. Elle se devait de le rencontrer, pour la curiosité, pour le savoir. Elle le combattrait assurément, le tuerait peut-être. La pensée de cet être l’enveloppait. Il voulait qu’on lui ôtât ses chaînes. Libre. La Sith s’assit au centre de la pièce, éteignit la lampe et le sabre. Elle était seule, à genoux, dans le noir. Quand l’être serait libre, elle n’en verrait pas plus, il n’y aurait que la lumière de ses lames. Il la mettrait certainement à l’épreuve. S’il ne le faisait pas, elle le mettrait à l’épreuve. Parce que …

    … parce qu’il ne briserait ses chaînes qu’en obtenant victoire.

    Les mots de son maître résonnaient à l’oreille de la Dame Noire. Il n’y a que la passion. Elle inspira profondément. Rares étaient ces instants dans lesquels elle ouvrait pleinement son esprit, quittait le Voile, et laissait l’obscurité gagner son cœur. Le Côté Obscur imprégnait cette sombre prison. Il était partout, dans chaque pierre. Elle sentait converger vers elle les courants viciés de la Sith, la Force Obscure.

    La pensée du Maître courut à la rencontre de l’être emprisonné.

      Ne peux-tu donc sortir par toi-même ?

    Elle éclata d’un rire moqueur, teinté d’une note sinistre. Elle savait le verrou nimbé d’une protection mystique. Celui qui avait conçu cet endroit était probablement un manipulateur de la Force. Elle le voyait nettement, ce verrou de pierre, cerclé de métal, scintillant d’un sort perfide. Il barrait le chemin, à mi hauteur de la porte, à plusieurs mètres du sol. Le flux convergeait vers lui. C’était le seul passage. Briser le sort. La Sith sourit doucement, se leva pour tirer au clair la lame améthyste qui vrombit avec entrain. Un premier pas vers la porte, un second, plus rapide. Ranath s’élança vers l’escalier, bondit avant la première marche pour se projeter vers le verrou, et planta sa lame dans la roche noire comme l’encre. Aussitôt, le sortilège s’activa.

    Un éclat éblouissant jaillit de la grande porte qui séparait la Dame Sombre de son interlocuteur. La lumière gagna les chairs de chacun, baignant les deux êtres obscurs d’un halo brûlant. Ils se trouvèrent tous deux transportés, à des années-lumières de là, leur corps resté sur Ilum, leur esprit propulsé par l’artefact dans une contrée onirique. Ils flottaient tous les deux dans le ciel d’un monde pâle. Tandis qu’un soleil blanc se levait sur leur gauche, un autre se couchait sur leur droite.

    Ranath s’était jetée sur l’artefact qu’était le verrou sans savoir à quoi s’attendre. Le résultat la surprit. L’aspect extérieur de son interlocuteur la surprit. Un dragon. Ils se voyaient enfin, face à face.



#36531
Un souffle balaya une pièce encastré dans un immense dôme d’ébonite, un souffle non pas glacial, mais d’agacement. Au travers de la terre celui qui croupissait dans l’ombre pouvait ressentir chaque pas de la petite figure emmitouflé dans un voile sombre s’engouffrait toujours plus loin. Chaque pas qui frappait le sol dégageait une onde qui se résorbait jusqu’à revenir vers le prisonnier de la cage d’obsidienne.

Un coup de langue dégoulinant de bave revint éclairer un sourire d’ivoire, la bête enfouie sous les abysses avaient tout son être arqué, prêt à ressentir la moindre souffrance de sa Libératrice. Les couloirs étaient piégés, il en était sûr… Le maître en était sûr… Pourtant pas de cris, pas même un cliquetis, un Vlang ou un Zoummm. Rien que des pas qui raisonnent sur la pierre et un bourdonnement. Oh maudit bourdonnement grésillant, c’était ce bruit celui des sinistres gardiens, il en était sûr…
La réalité était tout autre, le bruit harassant n’était que le simple fruit d’une lame mentale qui revenait hanté les songes du monstre… Mais aujourd’hui, la cacophonie était différente, elle était tangible…

Le temps défilait et celle qui arpentait les ombres continuait sa descente dans les enfers de noirceurs. Les pas s’étaient changés en note stridente, en un cœur qui bat et qui s’arrêta net. L’arpenteuse était arrivée devant sa porte. Tout en frôlant un pilier une masse serpenta pour rejoindre le dernier obstacle à sa liberté. Les deux seuls êtres vivant se faisait face, une barrière physique cependant obstruait toujours le passage.


«Bien mon enfant… Tu es toute proche alors maintenant ouvres moi… Laisssssssessss moi sssssssortir de ma prisssssson…. »

La voix mentale avait cessé, un son guttural résonnait depuis des cordes vocales bien réel, il y avait pourtant dans la brutalité du ton quelques choses de happant, d’hypnotique.

«Ne peux-tu donc sortir par toi-même ? »

… Un rire éclata de l’autre côté… Quelques choses n’allaient pas, les visions du grand-maître, ses visions n’avaient pourtant jamais précisé que cette petite chose fragile embourbée dans un drap pouvait parler… Et encore moins défier sa toute-puissance, l’infidèle serait châtier de son impudence, oh oui le maître y veillera…

«Tu n’as qu’à poussssssssser sssssssse levier mon enfant… Je te pris de … T’exécuter ! … »

La bête ne put dissimuler sa colère montée à un seuil qui ne pouvais plus être contenu. Rien ne se passa comme il l’avait vu… L’arpenteuse se concentra sur le point d’ancrage de la porte noir, le sceau déposé par le seigneur des primates qui l’avait enfermé. Et par une sorcellerie qu’il ignorait, sa libératrice brisa le verrou et à cet instant un vague d’énergie fut projeté absorbant les deux entités obscures sur un autre plan. La douleur ressentie était cependant légère, une goutte dans le torrent de souffrance dans lequel s’était noyé sa personne sacrée, lorsque le vieil artefact fut enclenché, il fut transporté sur un monde spirituel.

Son corps entier était allongé au sol, son museau faisait face à la minuscule créature qui avait été attiré par son hurlement psychique. Pour la première fois le grand-maître contemplait celle qui l’avait mainte fois libéré dans ses pensées, elle lui faisait face. La petite chose tenait une sorte de lame incandescente dans les mains, l’éclat violet de l’arme éclairé le morceau de tissu noir dans lequel s’était emmitouflé l’arpenteuse, un éclat d’émeraude semblait provenir d’un interstice du vêtement.

La surprise passa rapidement et d’une seule impulsion une masse immense s’envola, un corps écailleux colossal qui se déploya dans un bruit de craquement abominable. Une fois que l’échine se redressa entièrement, deux pattes postérieurs flottant doucement au-dessus du sol, une ombre immense se dressa. La hauteur totale du dragon culminait au-delà de la quarantaine de mètres, celle qui maniait l’épée de feu n’était plus qu’un point éloigné, une pierre face à une montagne.

Il la toisait de haut, la bête immense balaya d'un regard cette dimension de blanc la jaugeant d'un regard mauvais, avant de retomber sur celle qui était venu à lui. Le grand dragon en salivait d'avance, cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus goûté à de la chair qui se débat dans son gosier, qui se fait broyer petit à petit avant de finir dissous en son être divin. L’attrait du sang était si fort, il était indéniable qu’il la dominait sur le plan physique, pourtant même à travers l’envie et la gourmandise, le puissant maître pouvait ressentir une présence noire. Similaire à celui qui l’avait scellé dans son dernier soupir, oui il se souvenait maintenant de la puissance de l’esprit supérieur… Il fallait donc prendre garde, la petite créature fragile pouvait receler des sombres vérités, mais cela n’empêcherait pas le grand Amhon’vrirr’zuhlx de vouloir dévorer tout rond ce délicieux repas et puis que pouvais l'esprit face à la suprématie d'un corps immuable. Une voix chantante fouetta l’air, transpirante de suffisance et frappé par ce ton à la fois si brutale et si enivrant.


«Sssssss’est donc à toi, petite primate à qui ssssssa Grandeur doit sssssssa libéré ? Laissssssse moi donc te récompensssssser convenablement…. Je vais honorer ta chair… »

D’un coup d’un seul une queue plus large que trois troncs réunis en un fendit l’air horizontalement s’abattant sur le flanc droit de l'étrangère, le coup se voulait rapide comme un fouet mordrait délicatement la peau avant de retourner dans les airs.

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