L'Astre Tyran

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Orbitant autour de la planète des Hutts, Nal Hutta, Nar Shaddaa est le spatioport du monde Hutt, connu dans toute la galaxie pour ses immenses gratte-ciels, ses mécaniciens spatiaux réputés, mais aussi pour sa fréquentation douteuse, composée de tout ce que le secteur compte de hors-la-loi. Surnommée la Lune des Contrebandiers, Nar Shaddaa est effectivement une plate-forme active pour la contrebande dans les bordures Médiane et Extérieure.
Gouvernement : Hutts
#36493
Taral haussa un sourcil. La Main Noire semblait tout à coup avoir les nerfs plus à vif que la veille, peut-être avait-il dit ou fait quelque chose qui les avait énervés ? La façon dont Rengo appuyait sur le mot « cyborg » et son regard en disait long. Pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il y avait de l’animosité dans l’air. L’Arkanien réprima un sourire narquois. Ces durs à cuirs avaient vraiment un profil parfait pour servir les desseins de Lazharr. Mais mieux valait jouer profil bas à partir de maintenant. Avec ce genre de type, on ne sait jamais quand le premier coup de blaster va partir. Et malgré son corps de métal, Taral demeurait un mortel comme les autres. Sans parler du fait qu’Oryel le ressusciterait lui-même pour le punir d’avoir échouer une fois de plus.

« Puisque tout le monde est là, autant en profiter pour se répartir le travail… »

Le cyborg posa son regard sur chaque mercenaire présent. Chacun d’entre eux était venu armé bien sûr, mais puisqu’il n’avait aucune cible défini pour le moment, leur soif de sang se focalisait uniquement sur Taral. Il aurait probablement dû se sentir mal à l’aise, ou simplement inquiet. Mais le clone avait subi tant de sévices qu’il était devenu insensible à l’intimidation. La seule chose qu’il craignait réellement aujourd’hui, c’était un Seigneur Sith déterminé à le faire souffrir….
Et il doutait fortement que l’un d’eux se cache parmi les membres de la Main Noir.

« Rengo et moi, on va suivre la piste de la livraison. Anoyan et les autres, vous êtes libres de suivre la piste qui vous semble la plus intéressante. Interrogez le syndicat Kaylen ou les collaborateurs de Moks, vous pourriez même tailler une bavette avec les Niktos du coin si ça vous chante, mais soyez-sûr de nous ramener un maximum d’info. »

Par sécurité, Taral préférait se retrouver avec un seul homme de la Main Noire à gérer plutôt que deux. Et d’une manière générale, il faisait plus confiance au lion qu’à ses acolytes. Lui au moins était plutôt facile à cerner, il serait donc plus simple de faire ami-ami sans risquer de finir avec une vibrolame entre les omoplates. Sans parler du fait que les trois autres mercenaires pouvaient largement se séparer afin de couvrir plus de pistes à la fois. S’ils étaient malins, chacun d’entre eux partirait à la pêche à l’info et finirait forcément par trouver quelque chose. De son côté, Taral n’était pas vraiment certain de tomber sur quoique ce soit d’intéressant à l’astroport.

Le plus évident était d'interroger les dockers voire même les droïdes de sécurité.
Mais sur Nar Shadda, l’omerta régnait.
Ils pouvaient passer plus de temps à graisser des pattes qu’à progresser dans leur enquête.
A moins que…

« Tu connais peut-être Nar Shaddaa mieux que moi, y’a-t-il un gars qui pourrait nous renseigner sur ce qu’est devenu la contrebande de Svex ? Un genre d’inspecteur des douanes façon Cartel ? »

Si ce type de gars existait, ce serait une aubaine pour eux. Mais l’information se monnayerait probablement au prix le plus élevé, à moins de jouer la carte de l’intimidation. Taral regarda Rengo des pieds jusqu’à la tête et se dit que si son propre physique n’était pas suffisamment convaincant, celui du Togorien ferait probablement l’affaire. A moins de tomber sur un Hutt, il y avait peu de chance que leur future source d’information refuse d’obtempérer. Et si c’était le cas, le fauve se ferait probablement un plaisir de rappeler les lois de la chaîne alimentaire à coup de griffe.

En attendant la réponse du félin, le cyborg regarda s’éloigner les autres membres de la Main Noire.
Maintenant qu’ils n’étaient plus que tous les deux, il pouvait desserrer les poings.
#36512
Anoyan


Comme il avait été convenu que la Main Noire travaillerait séparément et que Rengo ferait équipe avec le cyborg, pour la plus grande joie de ses acolytes qui avaient du mal à supporter les piques lancées par Taral, Anoyan avait jugé bon de séparer le trio afin que chacun mène l'enquête de son côté. Et comme l'ancien soldat avait un compte à régler avec le Syndicat Kaylen, il se chargerait de se renseigner sur eux et leurs activités pendant que les autres s'acquitteraient de leur part du travail.

Sirius Kaylen... Rien que de penser que cet enflure respirait encore, Wain sentit la colère montait en lui et il tritura machinalement la crosse de son Bryar. S'il avait quelque chose à voir dans la disparition du Nikto, il lui ferait payer en lui trouant le corps à grands coups de blaster. Mais il n'était sûr de rien et infiltrer l'organisation ne serait pas chose aiséé. Mais il avait une petite idée de comment procéder. Il prit la direction de l'une des cantinas où les hommes de Kaylen se rendaient souvent pour picoler et s'installa au comptoir, engageant la conversation avec son voisin, un Devanorien qui semblait être la depuis un petit moment déjà à en juger par le nombre de verres vides alignés face à lui.


« Belle journée n'est-ce-pas ? Dis-moi l'ami, tu veux boire quoi c'est moi qui rince ? »


Un regard en coin puis un autre vers un groupe hétéroclite composé de Duros, de Nikto et de Rodien et il ne fallut pas longtemps pour que ce beau monde encercle le pilote.

« Qu'est-ce que tu veux toi ? On aime pas trop les fouineurs qui paie un coup sans qu'on sache à qui on a affaire. »


L'un des Duro, visiblement le chef de cette bande d'attardés, le menaçait de son Westar-34 et ses hommes firent de même avec leurs propres armes. Sans se départir de son sourire ni de son calme, Anoyan répondit tranquillement à ses interlocuteurs, les mains en évidence pour éviter toute confusion.

« Moi ? Je cherche juste à faire profiter de mes talents à qui le désire. Il n'y a pas meilleur que moi pour piloter et éviter les contrôles dans le secteur et je suis pas mauvais avec une arme. Et j'ai pas peur de me salir les mains. Si jamais ça vous intéresse, je bouge pas d'ici. »


Il ne reçut aucune réponse mais ils le laissèrent en paix et partirent discuter entre eux. Et tandis que le bras droit de Rengo sirotait sa bière, le Duro revint vers lui, un sourire énigmatique sur les lèvres.

« J'ai peut-être un boulot pour toi, viens avec nous, le boss veut te voir ! »





Syphania


La Chiss retourna sur ses pas et se fit un devoir d'aller avant toute chose discuter avec le Bothan afin d'obtenir des éclaircissements. Si le poilu était un expert en interrogatoire et en torture, elle n'était pas en reste non plus pour obtenir des informations. Une fois que Svex lui aurait appris ce qu'elle avait besoin de savoir, elle irait prêter main-forte à Klan pour questionner les collaborateurs de Moks. Elle ne doutait pas que le Zabrak réussirait à faire parler ses interlocuteurs mais elle avait d'autres méthodes, bien plus efficace que la force brute.

Arrivée dans la cantina, la jeune femme s'installa au comptoir et planta ses yeux rouges dans ceux du Bothan, ce qui le mit mal à l'aise.


« J'ai la désagréable impression que tu ne nous a pas tout dit sur cette livraison mon cher Svex. Qu'as-tu donc à cacher pour que ton partenaire et ami disparaisse ? Il me semble me souvenir que Moks est plus coriace que ça pourtant. »

« Allons Syphania, tu me connais assez pour savoir que je n'ai rien à cacher. Je vous ai dit tout ce que je savais hier soir, je n'ai rien à rajouter. »

« Tu en es sûr ? »


Tout en lui posant la question, elle joua distraitement avec l'une de ses dagues, ne lâchant pas le Bothan du regard. Et la dague se rapprochait un peu plus à chaque geste de la gorge de Svex, qui déglutit en fixant la lame de ses yeux noirs.

« J'en suis sûr. La livraison contient des armes, de l'alcool et d'autres objets du même acabit facilement revendables sous le manteau. Je n'ai pas changé de façon de travailler et je reste convaincu que c'est un coup de Kaylen.

Va donc te renseigner auprès des autres partenaires de Moks, tu verras que je ne mens pas.
»





Klan


Le Zabrak marchait d'un bon pas vers le domicile de Moks, situé non loin de l'astroport. Il savait que là-bas habitait également d'autres Niktos, il pourrait donc leur demander s'ils n'avaient pas vu son vieil ami hier soir. Et si ce n'était pas le cas, il irait se renseigner auprès des membres du Syndicat Kaylen, en usant de la méthode forte si nécessaire.

Une fois qu'il eut atteint sa destination, le Zabrak fut surpris par ce qu'il y vit. Il découvrit que la porte de l'appartement de Moks avait été enfoncée et le foutoir qu'il y vit lui fit comprendre qu'un violent affrontement avait eu lieu ici. Trois cadavres jonchaient le sol, deux Rodiens et un Trandoshan, tués par tir de blaster. Et le lieu avait été retourné de fond en comble sans qu'il ne manque rien, du moins en apparence. Mais le Doc connaissait suffisamment bien son vieux comparse pour savoir que si son domicile avait été retourné de la sorte, c'est pour une bonne raison. Et le Nikto était du genre prudent, au point qu'il avait mis en place de nombreuses caches chez lui, au cas où. Il ne restait plus qu'à les trouver, ce qui serait plus compliqué. Et quelque chose faisait penser à Klan que la livraison n'avait peut-être pas été volé mais simplement planqué par Moks. Mais pourquoi n'était-il pas là ?

Commençant à fouiller l'appartement avec méthode, le Zabrak fit également son rapport à ses compagnons.


« Le Doc à la Main Noire, l'appartement du Nikto a été retourné de fond en comble. J'aurai besoin que vous m'y rejoignez le plus vite possible. Il va nous falloir tout le monde pour espérer trouver des réponses. Le Doc terminé. »





Rengo


Pendant que ses hommes étaient occupés, Rengo et Taral commencèrent leurs recherches par l'astroport. Le cyborg demanda à Rengo s'il connaissait quelqu'un susceptible de les aider pour apprendre ce qu'était devenu la cargaison, ce à quoi le Togorien répondit par la négative. Mais il trouverait cette cargaison, avec ou sans connaissance, quelques baffes griffues distribuées aux bonnes personnes devraient les faire parler. Et s'ils refusaient d'obtempérer, il se chargerait de les réduire au silence, de manière définitive.

Ils partirent donc flâner dans l'astroport quand leur chemin croisa celui d'un petit groupe de dockers, une demi-douzaine tout au plus. Ne doutant pas des capacités de combattant du cyborg, le Togorien s'approcha, une vibro-lame dans la main gauche.


« Dites-moi les filles, un collègue à moi, un Nikto nommé Moks, devait passer hier soir. Vous l'auriez pas vu ? »

J'ai rien à te dire alors dégage d'ici le chat ou on t'éclate la tronche à toi et ton copain.

« Mauvaise réponse ! »


Et le premier docker, un Humain, reçut une gifle magistrale qui lui enseigna comment voler. Deux autres finirent décapités sans plus de façon et les deux derniers furent pris en charge par Taral. Le seul docker encore debout tenta vainement de s'enfuir mais ne cherchant pas à s'encombrer d'une poursuite, le Togorien se téléporta près de sa cible et l'attrapa par la gorge, le claquant contre un mur.

« Bien, si tu veux pas finir comme les autres, je te conseille de me dire ce que je veux savoir. Et ne songe pas à appeler tes copines à l'aide ou tu finiras en charpie avant même d'avoir pu tenter quoi que ce soit. »

« D'accord... d'accord... Je vais parler. Le Nikto que tu cherches est passé hier soir et on l'a aidé à récupérer sa livraison. C'est tout ce que je sais, je le jure sur la vie de ma mère. »

« Tu vois, c'était pas compliqué. »


Il lui administra une baffe et le pauvre docker s'effondra, sonné. Rengo allait prendre la parole quand il reçut sur son comlink le message du Doc. Après l'avoir assuré qu'il viendrait, accompagné de Taral, le Togorien se tourna vers son partenaire du moment, nettoyant au passage sa lame sur les vêtements de l'un des dockers gisant sur le sol.

« Le Doc a une piste, allons voir ce que ça peut donner ! »



#36661
Après quelques recherches sans succès, Taral soupira. Commencer par l’astroport lui avait semblé une bonne idée au premier abord, mais c’était finalement comme chercher une aiguille dans une botte de foin. C’était Nar Shaddaa, la lune des contrebandiers, un El Dorado pour les Hutts et le poumon du Cartel. L’omerta régnait ici, on ne parlait qu’en échange de pots de vin et même dans ce cas-là, il n’était pas certain de graisser la bonne patte. Des livraisons disparaissaient chaque jour et d’autres étaient simplement effacés des registres. On était loin de l’ordre et la bureaucratie exemplaire des mondes impériaux. Ici, il n’y avait pas la moindre règle…

« J’ai rien à te dire alors dégage d’ici le chat ou on t’éclate la tronche à toi et à ton copain. »

Le cyborg réprima une violente envie de rire en baissant les yeux sur le docker inconscient qui venait de parler. Pendant les cinq secondes qui suivirent, l’Arkanien passa en revue les six aliens à l’air patibulaire, chacun d’entre eux porta la main à leurs blasters en entendant la réponse de Rengo. Malheureusement pour eux, les réflexes du Togorien étaient incomparable avec ce genre de menu fretin. D’autant plus que la décapitation brutale de leur copain, les secoua suffisamment pour allonger leur temps de réaction. Taral profita de ce laps de temps pour saisir son arme et refroidir les deux dockers dans sa ligne de mire. En un claquement de doigt, leur groupe avait perdu cinq de leurs membres et le seul survivant tenta vainement de prendre la fuite. Alors que le cyborg était en train de le mettre en joue, son compagnon disparu brutalement et se retrouva soudainement au même niveau que sa cible. Taral haussa les sourcils presqu’immédiatement et écarquilla les yeux. Ce genre de phénomène n’avait strictement rien à voir avec les capacités naturelles d’un Togorien… c’était une manifestation de la Force. Ni plus, ni moins.

* Tiens, tiens… un sensitif. *

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Ce qui venait de se produire juste sous ses yeux venait de considérablement modifier la relation entre Rengo et lui. Même si Taral haïssait profondément les êtres dotés de la Force, il savait pertinemment qu’Oryel serait intéressé par le cas du Togorien. Aussi, même s’il envisagea rapidement d’appuyer sur la détente, il se refusa à prendre le risque d’échouer dans sa mission ou pire, d’être sauvagement abattu par le lion en cas d’échec. L’Arkanien avait rencontré suffisamment de Sith pour craindre les maitres de la Force, il baissa donc son fusil. Mais avant de rejoindre son accolyte, le cyborg récupéra sur l’un des cadavres son arme de poing. Ce DL-44 était peut-être l’arme la plus commune de la lune des contrebandiers, mais elle avait l’avantage d’être plus légère et facile à manipuler que le fusil StA-1 qu’il portait en bandoulière dans son dos. Vu comment le Togorien semblait faire dans la dentelle, il pouvait à tout moment se retrouver dans une escarmouche où seul un blaster de petit calibre s’illustrerait. Sur Nar Shaddaa, le premier à dégainer était toujours celui qui restait en vie. C’est sur ces pensées que Taral rejoignit le fauve.

« Moks est donc toujours en vie… bonne nouvelle. »

Mais avant qu’il ait pu ajouter un mot, le Zabrak entrait en contact avec Rengo. Visiblement, il avait trouvé quelque chose dans l’appartement du Nikto. Taral afficha un sourire satisfait, cette mission avançait plus vite qu’il ne l’espérait. Avec un peu de chance, ils en auraient terminé avant la fin de la journée.

« Je te suis. »

Et tandis que les deux hommes quittaient l’astroport, des dizaines de regards mauvais se posèrent sur eux. Le cyborg réalisa alors, que le petit massacre de tout à l’heure avait provoqué quelques remous parmi les témoins. Instinctivement il resserra ses doigts sur le manche de son nouveau blaster et scruta les alentours. Si un imbécile souhaitait venger les dockers, il était prêt.
#36706
Anoyan

C'est donc escorté par le Duro et sa bande qu'Anoyan progressait dans les rues de Nar Shaddaa. Le bras droit de Rengo se doutait qu'il avait affaire à des membres du Syndicat Kaylen et il se doutait également que « le boss » ne serait pas Sirius mais certainement l'un de ses sous-fifres. Intérieurement, l'Humain ne pouvait s'empêcher d'être satisfait par la tournure des évènements bien qu'il se demandait quel genre de boulots on allait lui confier.

Ils arrivèrent enfin devant un grand bâtiment en bordure de la ville, une grande maison sur trois étages gardés à l'entrée par deux Trandoshan lourdement armées. Le Duro fit signe à ses hommes d'attendre à l'extérieur et il fit signe à Wain de le suivre à l'intérieur, sans qu'il ne laisse ses armes à l'entrée. C'était surprenant de la part du Duro mais Anoyan n'allait pas s'en plaindre, bien au contraire. Il avait une vague idée de l'endroit où il se trouvait d'ailleurs et il soupçonnait que « le boss » serait peut-être Sirius finalement... Et la possible éventualité de le rencontrer aussi vite n'était pas pour lui déplaire. Mais il n'allait rien tenter de stupide, il était seul en territoire ennemi après tout.

Il fut introduit dans une salle faiblement éclairée où on le laissa seul et cette fois-ci, sans ses armes, que le Duro lui prit sans rien lui dire. Dans la pénombre environnante, le pilote de la Main Noire savait que ses autres sens prendraient bientôt le relais et il ferma les yeux. Rapidement, il devina, grâce à son ouïe, qu'il n'était pas seul dans la pièce. Il entendait une respiration, faible et saccadée, comme si l'individu souffrait d'un mal quelconque. Mais il n'eut pas le loisir d'en découvrir davantage car déjà, une voix modifiée par un modulateur de voix se fit entendre. Et il aurait parié que le propriétaire de la voix en question n'était pas celui (ou celle) qui avait des difficultés respiratoires.


« Après tant d'années, voilà que nos chemins se recroisent !

Mes hommes me disent que tu cherches du boulot mais aux dernières nouvelles, n'étais-tu pas le contrebandier attitré de cette bandes de canailles que sont Svex et Moks ?
»


A n'en pas douter, cette voix modifiée était bien celle du rival du Bothan, il en était sûr désormais.

« Comme tu l'as si bien dit, j'étais leur contrebandier mais pour des raisons similaires à celle qui t'ont poussés à travailler seul, j'ai décidé de suivre mon propre chemin. Et je me suis dit que je pouvais éventuellement aller voir si la concurrence n'avait pas un travail à m'offrir à la hauteur de mes nombreux talents.

Tu sais aussi bien que moi que je ne suis pas qu'un pilote d'exception...
»


« Ainsi donc, tu en es arrivé à la même conclusion que moi, avec quelques années de retard... J'aurai bien du travail pour un homme de ta trempe mais vois-tu, j'aurai d'abord besoin que tu me prouves que je peux avoir confiance en toi. »


Sur ces mots, un rayon de lumière fut braqué sur l'autre individu présent dans la pièce et sur une table où étaient posées des instruments de tortures. Anoyan reconnut facilement son ami et ancien partenaire. Moks était donc retenu prisonnier par le Syndicat Kaylen. Et nul besoin d'être un génie pour deviner ce que l'ancien soldat allait devoir faire pour gagner les bonnes grâces de Sirius. Discrètement, Wain activa son comlink afin que toute la Main Noire puisse entendre la suite de la conversation et le retrouver pour procéder à une opération de sauvetage.

« Fais parler ton vieil ami, obtiens des aveux complets sur la cargaison que nous voulons récupérer et tu auras une place au sein de mon organisation. Si vraiment tu ne travailles plus pour lui et le Bothan, cela ne devrait pas être trop difficile pour toi de faire ce que je te demande. »





Rengo


Au moment où le Togorien et son partenaire quittèrent l'astroport, il remarqua les regards noirs et chargés de haine des autres dockers. Il s'arrêta et dégaina une fois de plus l'une de ses vibro-épées, plantant son regard dans ceux qui cherchaient à le défier pour la boucherie qu'il venait de faire. Un rictus moqueur étira sa bouche, dévoilant ses crocs et la plupart détournèrent le regard, retournant vaquer à leurs occupations. Mais d'autres semblaient avoir envie d'en découdre.

« Le prochain qui me regarde de cette façon, je l'étripe sur le champ et je garde son crâne en guise de trophée. Alors si vous voulez pas mourir aussi bêtement que les lavettes étendues là-bas, je ne saurai que vous conseillez de retourner vaquer à vos occupations. »


L'un des dockers tenta de dégainer son blaster et ce fut son dernier geste, un coup de lame lui ouvrit les entrailles et un second débarrassa ses épaules de sa lourde tête. Et comme il l'avait dit, Rengo récupéra le crâne du docker pour l'ajouter à sa collection de trophées. Il n'en fallut pas plus pour qu'on le laisse tranquille et le cyborg et lui purent reprendre leur chemin sans encombres. Ils avancèrent d'un bon pas jusqu'au logement de Moks sans que Rengo ne daigne prendre la parole, perdu dans ses pensées.

Une fois arrivé à destination, ils rejoignirent Klan dans le logement où celui-ci avait continué de rechercher la cargaison, en vain.


« Ah Rengo, tu tombes bien... Je connais bien les habitudes de Moks et je suis presque sûr qu'il a dû planquer la cargaison ici avant que les hommes de Kaylen lui tombent dessus. C'est du moins ce que j'en ai déduis quand j'ai vu l'état de l'appartement.

Mais le plus intéressant, ce n'est pas ce qu'on voit ici. Anoyan a réussi à infiltrer le Syndicat Kaylen, il a allumé son comlink et il a pour mission de torturer Moks afin de savoir où se trouve la cargaison. Que veux-tu qu'on fasse mon grand ?
»


« On pourrait laisser Anoyan faire son office pour trouver la cargaison mais je ne suis pas sûr que ce soit l'idée la plus plaisante...

Alors si toi ou Svex, vous savez où on peut trouver l'endroit où se trouve Wain et Moks en ce moment, c'est le moment ou jamais de parler. Il m'a semblé comprendre que toi et les autres, vous connaissiez plutôt bien ce Sirius Kaylen.
»


« Il a une planque près de la sortie de la ville, à une vingtaine de minutes d'ici. »

« Alors en route ! »
#36793
« Vingt minutes… c’est trop long. »

Taral porta son regard par la fenêtre et aperçu une série discontinue d’airspeeder dont le vacarme des moteurs à turbopropulsions remplissait l’atmosphère saturé de Nar Shaddaa. Le cyborg recentra son regard sur ses deux complices et afficha un sourire effrayant. Sa mâchoire de métal n’offrait pas vraiment un spectacle réjouissant, si bien que son rictus ressemblait plus à une grimace de mauvais goût qu’une mimique avenante.

« Prenons un véhicule. »

Sur ces mots, l’Arkanien dégaina son blaster et tira trois coups vers l’extérieur. Le premier tir fit exploser la vitre, les deux suivants percutèrent de plein fouet un airspeeder et son pilote. L’instant suivant, Taral jaillissait de l’embrasure de la fenêtre pour se jeter sur le véhicule avant qu’il ne poursuive sa course, emporté par son élan. Les deux agents de la Main Noire restèrent perplexes pendant une longue minute, jusqu’à ce que le cyborg ne réapparaisse aux commandes de l’engin, visiblement ravi du modèle qu’il avait « emprunté ».

« Messieurs, votre taxi est avancé. »

A travers le carreau brisé, l’excitation de Taral lui donnait un air fou.
Par rapport à la veille, il était méconnaissable.




« T’as pas un bâton de la mort ? »

« Mec… t’es con ou tu le fais exprès ? »

« Ben quoi… on se fait chier ! »

« Si le boss apprend que t’en as pris un pendant que t’es de garde… »

« Ouai ouai… j’connais la chanson ! File m'en un soit pas radin ! »

« Putain mais je vais te… »

« WOH C’EST QUOI CA ?! »


Les hommes du syndicat Kaylen ne l’avaient pas remarqué, mais le vrombissement d’un moteur était devenu plus bruyant que les autres. Trop occupé à discuter ils avaient quitté des yeux le ciel un instant, juste le temps pour Taral de sortir de la route aérienne et diriger son véhicule droit vers le toit du bâtiment, là où étaient postés les deux gardes. Ceux-ci n’avaient pas non plus aperçu les deux passagers du cyborg et surtout le Zabrak qui, armé d’un fusil LS-150, les canarda sans la moindre vergogne. L’effet de surprise allié à une puissance de feu redoutable, ne leur laissa ni le temps de dégainer leurs blaster, ni même de hurler à la mort.

Mais puisqu’ils avaient fait le ménage, l’Arkanien put poser l’airspeeder rapidement et d’un mouvement de tête fit signe à la main noire de poursuivre sans lui. Taral les avait briefés pendant le vol : les deux mercenaires s’occuperaient de retrouver Anoyan et Moks, puis les escorterait jusqu’à la sortie. Lui, se chargerait de trouver un véhicule cinq places pour tous les récupérer à l’entrée du QG des Kaylen et quitter les lieux avant que des renforts n’arrivent.

Avec le bruit des détonations et des tirs, tout l'immeuble était probablement sur le pied de guerre. Mais si Rengo était bel et bien le sensitif qu’il imaginait, il pouvait parfaitement gérer le syndicat à lui seul. Alors avec un ou deux hommes de plus, ce serait probablement un massacre dans les règles. Taral n’avait nullement besoin de s’en mêler et il était de toute façon bien meilleur pilote que franc-tireur.

« Je ne te souhaite pas bonne chance Rengo… t’en as pas besoin. »

Dans un nouveau sourire, le cyborg décolla et reprit la route aérienne en quête d’un airspeeder plus spacieux qu’il pourrait aborder le plus tôt possible. A partir de maintenant, chaque minute écoulée les rapprochait tous d’une mort certaine.
#36905
Anoyan


Un cri se fit entendre puis un autre. Et encore un autre. Depuis quelques minutes, tout n'était qu'une succession de cris dans la pièce. Mais Anoyan n'avait guère d'autre choix que de céder aux exigences de Kaylen, du moins pour l'instant. Il patientait donc, en faisant souffrir son ami Nikto mais il s'arrangeait pour que les couteaux et autres outils mis à sa disposition soient utilisés sur des parties de son corps où cela ne le tuerait pas. Mais il ne pouvait pas en faire plus. Il était contraint de jouer le jeu. Il espérait seulement que Rengo et Klan ne tarderaient pas à arriver car il ne pourrait continuer ainsi encore très longtemps. Le contrebandier s'installa sur une chaise et s'alluma une cigarette, regardant fixement Moks ou plutôt ce qu'il en restait.

« Dis-moi où tu as planqué la cargaison et je te jure d'abréger tes souffrances. »


Le Nikto releva la tête avec difficulté et regarda de son unique œil, l'autre ayant subi de sévères dommages bien avant que Wain ne commence sa besogne et prit la parole, d'une voix faible et brisée, ce qui obligea le bras droit de Rengo à se lever pour s'approcher afin d'entendre ce qu'il avait à lui dire.

« Elle... elle est cachée dans mon appartement... J'ai... j'ai planqué la cargaison sous... Sous le fauteuil... Regarde sous le... »


Puis plus rien, dans un dernier souffle, le Nikto rendit l'âme après enduré mille tourments entre les mains du Syndicat Kaylen. Le Syndicat n'était pas l'unique responsable, il avait participé, bien malgré lui, à cette macabre besogne et il ne pouvait s'empêcher de ressentir un profond sentiment de culpabilité en plus de la peine qu'il ressentait. Moks avait toujours été un ami fidèle. Oh il était sacrément dérangé et nul doute que Rengo et lui se seraient entendus comme larrons en foire. Il ne méritait pas de mourir ainsi. Mais l'heure n'était pas au deuil, pas encore. Il devait trouver une solution pour s'échapper du bâtiment.

Derrière lui, la porte s'ouvrit, laissant entrer deux Trandoshan lourdement armés encadrant un Humain au visage caché par un profond capuchon. Mais nul besoin de le voir pour savoir qui se trouvait dessous. Sirius Kaylen venait s'enquérir des progrès d'Anoyan. Et la présence des deux lézards qui l'escortaient ne laissaient rien présager de bon s'il n'obtenait pas ce qu'il était venu chercher. Mais avant que le chef du Syndicat ne prenne la parole, un bruit attira son attention. On se battait dans le couloir. Sur un geste de Sirius, les deux Trandoshan quittèrent aussitôt la pièce pour aller voir ce qu'il se passait.




La Main Noire


Sur le toit, après l'exécution sommaire des deux gardes, Rengo et Klan se déployèrent rapidement et se positionnèrent près de l'entrée qui donnait sur un escalier en colimaçon donnant accès aux trois étages du bâtiment. Le Togorien avait fait le choix de ses armes habituelles et le Zabrak ne comptait pas lâcher son lS-150 de sitôt. Puis, d'un commun accord et souhaitant conserver le plus longtemps possible l'effet de surprise, les deux compagnons entrèrent en force dans le bâtiment.

Ils descendirent rapidement les marches et entreprirent de fouiller en premier lieu le troisième étage. Ils tombèrent rapidement sur deux gardes en faction et Rengo, fidèle à lui-même, chargea ses adversaires et en élimina un en lui administrant un violent coup de sa vibro-hache dans la boîte crânienne. Le second en revanche eut les avants-bras sectionnés au niveau des coudes et se retrouva plaqué contre le mur, tenu à la gorge par la main griffue du Chasseur Fou.

« Dis-moi où se trouve le Nikto et je te tuerai rapidement. Refuse et je prendrai un grand plaisir à te faire souffrir. »


Devant l'absence de réponse, Rengo enfonça ses griffes dans la gorge du pauvre diable, qui ne put retenir un cri de douleur. Le sang commençait à couler, aussi bien sur les vêtements de la victime que sur le pelage du Togorien. Il souleva sans peine l'Humain et resserra davantage sa prise sur sa gorge.

« Dis-moi où trouver le Nikto. Parle ou je te jure que je t'ouvre le ventre et je te sors les entrailles ! »

« D'accord... Je vous dirai ce que vous voulez... Le Nik... Le Nikto est enfermé au premier étage, vous ne pourrez pas le louper, la salle où il est enfermé est gardée par plusieurs gardes. »


Au fur et à mesure qu'il obtenait les informations qu'il désirait, Rengo relâchait sa prise et quand l'Humain eut terminé, il lui fendit à son tour le crâne. Puis ils reprirent leur chemin jusqu'au premier étage. L'effet de surprise semblait toujours de mise mais une fois que le jeune sensitif et le fusilier furent arrivés au premier étage, ils tombèrent sur bien plus que deux gardes. Ils étaient une bonne demi-douzaine et dès qu'ils virent les intrus, ils tirèrent à vue, obligeant les deux membres de la Main Noire à se mettre à couvert. Klan sortir un détonateur thermique et, après l'avoir activé, le lançant en direction des gardes, reprenant aussitôt sa position à couvert au côté de Rengo.

Une fois que l'explosion eut lieu, le Zabrak prit position et tira sur les survivants et les nouveaux venus qui étaient venus se joindre à la fête dans le couloir. Pendant ce temps-là, profitant de la diversion offerte, le Togorien se téléporta derrière les gardes et se chargea des deux derniers arrivants, deux Trandoshan. Ne leur laissant pas le temps de le mettre en joue, le jeune Sith se hâta de les réduire en charpie à grands coups de vibro-épée et de vibro-hache. Mais, si le premier lézard s'effondra assez rapidement sous la violence des assauts de Rengo, le deuxième se révéla bien plus coriace et l'obligea à reculer après qu'il lui eut profondément entaillé l'avant-bras gauche à l'aide de ses griffes acérées. Lâchant sa vibro-épée, qu'il n'était plus en état de tenir des suites de sa blessure, le Sith fit face à son adversaire armé seulement de sa vibro-hache.

Le lézard et le fauve se firent face pendant que le Zabrak se chargeait d'éliminer les derniers gardes et de commencer à fouiller les pièces à la recherche de Moks. Pendant ce temps-là, combattant avec une seule main, le Togorien se contentait de maintenir son adversaire à distance en lui assénant de nombreux coups de sa vibro-hache, ce qui eut le don d'enrager le Trandoshan, qui voulut alors charger Rengo. Celui-ci se décala sur le côté et, se retournant rapidement, fendit le crâne du reptile d'un puissant coup de hache. Puis il décida d'entrer dans la pièce d'où étaient sortis ses deux dernières victimes. Et ce qu'il y vit le surprit au plus haut point.

Anoyan, maculé de sang, tenait dans ses mains deux couteaux tandis qu'une silhouette encapuchonnée se vidait à ses pieds et qu'un Nikto, certainement Moks, était attaché par les poignets et avait été victime d'une séance de torture en bonne et dû forme. Rengo et son bras droit se regardèrent pendant quelques secondes avant d'être rejoint par le Doc, qui semblait surpris devant le macabre spectacle qu'il avait sous les yeux. Il constata également la profonde blessure de Rengo, qui avait recouvert son pelage immaculé de sang et se hâta de lui faire un bandage sommaire. Il le soignerait plus tard quand ils auraient tous quittés cet endroit. Mais le Togorien ne semblait pas vouloir partir, pas tant qu'il n'aurait pas eu une explication avec son second.

« Il s'est passé quoi ici ? Pourquoi on retrouve deux cadavres en ta compagnie ? »

« Tu crois que c'est le lieu et l'endroit pour discuter de ça ? Sortons d'ici et allons récupérer la cargaison chez Moks, je sais où la trouver. »

« Je suis d'accord avec Anoyan, mieux vaut ne pas s'attarder ici plus longtemps que prévu. Dépêchons-nous de sortir et de rejoindre Taral avant que l'alerte soit donnée et qu'on se fasse tuer. Je suis sûr qu'il te donnera les explications que tu désires tant une fois qu'on aura mis une saine distance entre eux et nous. »


Le Togorien laissa échapper un grognement en signe d'acceptation et les trois comparses quittèrent la salle d'interrogatoire. Malgré sa blessure, Rengo tenait à ouvrir la marche et il en profita par la même occasion pour fendre quelques crânes supplémentaires tandis que Klan se chargeait de la sécurité arrière du trio et qu'Anoyan n'attendait que le moment où il pourrait récupérer son arsenal qu'il avait laissé à l'entrée en arrivant, à savoir son Kerberos, son Bryar et ses deux couteaux de combat. Ils rallièrent rapidement l'entrée et une fois qu'il eut récupéré ses armes, le trio se hâta de quitter les lieux. Désormais, il ne restait plus qu'à attendre Taral, en espérant que celui-ci ne leur avait pas fait faux bond. Une fois que le cyborg serait passé les prendre, Anoyan lui dirait où se rendre et à quel endroit fouiller, à savoir l'appartement de Moks, sous le fauteuil.
#37018
« HEY CONNARD ! T’ES COINCE SOUS LE SPEEDER ?! »

Taral fit craquer ses jointures mécaniques au niveau de la nuque tout en continuant d’ignorer superbement le Dévaronien qui lui hurlait dessus. Planté sur le capot de son véhicule, au beau milieu du trafic aérien de Nar Shaddaa le cyborg scrutait les alentours d’un regard acéré. Heureusement pour lui, son œil bionique était bien supérieur aux capacités sensorielles que lui avait conféré la nature, si bien qu’il arrivait à suivre les allers et venus des airspeeders malgré leur vitesse démesurée. Et même s’il ne pouvait pas les observer avec précision, il était au moins capable de repérer leur taille et leur forme. Deux détails cruciaux pour tirer du lot, le grand gagnant de cette tombola.

« MAIS TU VAS LA BOUGER TA MERDE !! »

Après une centaine d’aller-retour dans tous les sens, la pupille cybernétique se fixa soudain sur la course d’un seul et même véhicule : une limousine. Le visage de l’Arkanien se défigura dans un rictus étrange, entre joie et colère. Il saisit son blaster avec une dextérité surprenante et tira un tir d’intimidation en direction du Dévaronien qui se mura immédiatement dans un silence paniqué. L’œil de Taral n’avait pas quitté son objectif pour autant, sa condition de machine lui permettait de viser deux cibles à la fois. Le vaisseau de luxe effectua un angle droit et se rapprocha progressivement de sa position. Bien d’autres véhicules auraient pu faire l’affaire, mais c’était le seul qui passerait à portée.

* Allons-y. *

D’un pas en avant il se laissa tomber dans le vide et traversa le toit de l'airspeeder sans le moindre effort. Le poids de son corps et le revêtement en acier de ses pieds était largement suffisant pour qu’il puisse percer la vitre en transplacier. Taral n’avait pas seulement choisi une limousine pour la place qu’elle offrait, il avait aussi réfléchi à l’abordage. Cette fenêtre sur le toit offrait à ses richissimes propriétaires l’occasion de se pavaner en public si le cœur leur en disait. En l’occurrence, elle permettait aussi à n’importe quel cinglé de passer au travers pour se retrouver directement au milieu des passagers. Deux danseuses Twileks encadraient un Rodien affublé d’une garde-robe beaucoup trop tape-à-l’œil pour qu’il s’agisse d’un ponte du crime. Le cyborg considéra donc qu’il n’avait nul besoin d’en savoir plus sur eux et les massacra en trois tirs de blaster. Leurs blessures étaient encore fumantes lorsqu’il fit voler en éclat la vitre qui le séparait du conducteur et brisa sa nuque d’homo sapiens. Une minute plus tard il passait côté conducteur et s’envolait ensuite pour rejoindre le QG du syndicat Kaylen. Taral n’avait que trop tardé, Rengo et les autres l’attendaient probablement de pied ferme à l’heure qu’il est.




« Vous deviez pas récupérer M… »

« Pose pas de questions, on fonce à son appartement ! »

« Ok… faites pas attention aux cadavres. »


Le cyborg fronça les sourcils. C’était bien la peine de se donner du mal avec un airspeeder spacieux, si au final le Nikto s’était fait refroidir, ou pire, les avait trahis. Il nota cependant que les trois mercenaires n’étaient ni poursuivis, ni véritablement inquiétés par une éventuelle course-poursuite. Ce qui voulait dire qu’ils avaient probablement fait le ménage derrière eux et que le syndicat Kaylen n’était déjà plus qu’un vieux souvenir. Satisfait malgré la disparition inexpliquée de Moks, Taral fonça jusqu’à l’appartement et stoppa son véhicule en face de la fenêtre qu’il avait précédemment détruite. C’était beaucoup plus rapide et plus « discret » de passer par là. Après tout, il y avait quatre assassins à bord et autant de cadavres.

« Qu’est-ce qu’on vient faire là du coup ? »

La patience de Taral avait bien évidemment ses limites. Mais puisque jusqu’à présent tout s’était déroulé sans le moindre accro, il voulait bien faire un effort et attendre qu’on daigne lui expliquer la suite.
#37022
Finalement, attendre Taral se révéla bien moins long que ne l'aurait cru le Togorien, qui était d'ailleurs d'une humeur massacrante. Se faire blesser aussi bêtement par un gros lézard l'avait quelque peu échauffé. La mort de Moks également. Il avait prévu de ramener le Nikto vivant « Au Repos du Chasseur ». Et voilà qu'il devait composer avec la mort de l'associé du Bothan. Et avec le troublant fait qu'il avait retrouvé ce qui se rapprochait le plus d'un bras droit sur les lieux. Bras droit qui avait, aux dernières nouvelles, deux cadavres sur les bras dont celui de Moks. Autant dire que le début de confiance que le Togorien commençait à avoir en Anoyan était quelque peu ébranlée. Il ne savait que penser de ce qu'il avait vu. Wain avait-il tué Moks ? Ou s'était-il retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment ? Il préférait de loin la seconde option. Mais les avis étaient on ne plus partagés.

Attends d'entendre sa version des faits avant de te prononcer.

Mais son silence est quand même des plus éloquents Oxat...

Certes ! Mais ne portons aucun jugement hâtif... Une fois que nous serons en sécurité, je veillerai personnellement à obtenir des réponses à tes interrogations Rengo.

Je suis parfaitement capable...

Mais Oxat ne l'entendait pas de cette oreille et il supplanta Rengo comme il l'avait si souvent fait par le passé. Cela faisait bien trop longtemps que Rengo s'efforçait de maintenir tout ce beau monde dans les méandres de son esprit. Et il y était parvenu, ce qui était fort louable de sa part d'ailleurs. Mais trop de contrôle tuait le contrôle... A force de vouloir sans cesse faire croire qu'il était un être pensant normal, Rengo avait laissé les Autres revenir progressivement. Et chacun voulait désormais pouvoir profiter pleinement de ce retour sur le devant de la scène. D'ailleurs, si Anoyan et Klan avaient fait preuve d'un minimum de vigilance, ils auraient remarqués les changements physiques se produisant sous leurs yeux. Le Togorien s'était redressé de toute sa hauteur, les traits de son visage s'étaient durcis et il avait désormais une drôle de lueur qui brillait avec intensité dans le fond de son œil organique. Ce n'était pas de la colère, pas de la rage non plus et encore moins de la haine même si ces trois émotions primaient en ce moment. Non, c'était du plaisir. Le plaisir de pouvoir sentir à nouveau le vent sur son visage, de pouvoir voir par lui-même, de pouvoir toucher, de pouvoir humer, de pouvoir entendre, de pouvoir parler. Oxat se sentait à nouveau vivant ! Pleinement et entièrement vivant. Mais pas le temps de s'extasier davantage devant toutes ses sensations enfin retrouvées. Leur carrosse arrivait déjà ! Et le cyborg plaisait à Oxat, qui afficha un sourire carnassier qui n'avait rien avec la façon de sourire de Rengo quand il aperçut les cadavres. Il entra de son mieux dans la limousine que Taral leur avait dégotté et il laissa Anoyan prendre la parole pour lui signifier qu'il fallait se rendre en quatrième vitesse chez Moks. Sans laisser au cyborg le temps d'en placer une. Mais les explications allaient arriver. Et personne ne quitterait l'appartement du défunt Nikto tant qu'Oxat n'aurait pas obtenu de réponses satisfaisantes.

D'ailleurs, ce fut là sa première véritable action une fois qu'ils furent arrivés dans l'appartement. Saisissant l'Humain à la gorge de sa main valide, il le plaqua avec force contre l'un des murs de la pièce. Personne alors ne comprenait pourquoi Rengo, ou celui qu'ils croyaient être Rengo, agissait de la sorte. Mais quand il prit la parole, Anoyan fut le seul à comprendre. Bien sûr qu'il comprenait. Il avait déjà eu affaire aux Autres. Et cette voix quasiment semblable à celle de son partenaire, à ceci prêt qu'elle était plus grave, plus rauque. Plus gutturale aussi. Le pilote devint livide. Il savait. Il avait compris. Et la peur le saisit. De plus, inconscient de sa force physique dans ce genre de situation, le Togorien ne remarqua pas tout de suite que son compagnon éprouvait des difficultés à se procurer de l'air.

« Que s'est-il passé là-bas ? Pourquoi Moks est-il mort ? Et qui était ce deuxième cadavre à tes pieds ? Parle sans détours ou je jure de te faire subir mille tourments. »


Non décidément, ce comportement n'était pas celui de Rengo. Même si Rengo avait été quelque peu ébranlé par ce qu'il avait vu, jamais il n'aurait menacé Anoyan de la sorte. Faisant signe à Taral de ne pas intervenir, le Zabrak jugea préférable de reculer de quelques pas. Il n'avait jamais vu Rengo dans un tel état. Il ne le reconnaissait tout simplement pas. Le teint d'Anoyan commençait d'ailleurs à virer dangereusement au rouge et il éprouvait toutes les difficultés du monde à respirer, ce qui obligea Oxat à déserrer sa prise. Mais il ne le relâcha pas pour autant.

« Rengo... Je... Je peux tout t'expliquer... Relâche moi que... Que je puisse te raconter ce qui s'est passé là-bas. »


Le Togorien se mit à sourire de plus belle et se laissa même aller à un grand éclat de rire, un rire particulièrement moqueur. Non, ce n'était pas Rengo. Seul comptait en ce moment Oxat. Oxat et sa joie d'être à nouveau pleinement maître de ce corps, corps qu'il n'avait plus eu le loisir de contrôler depuis si longtemps, devant se contenter de simples brides de conversations mentales quand Rengo se décidait à l'écouter. Mais ce temps était de nouveau révolu. Désormais ne comptait que le retour du plus redoutable des Quatre. Et il savourait pleinement cet instant. Instant qu'il avait tellement attendu. Et s'il était bien incapable d'expliquer pourquoi il y arrivait à nouveau, la réponse à cette silencieuse question lui importait peu.

« Rengo ? Non mon cher ami... Rengo n'est pas celui qui peut décider de ta vie en ce moment. Allons, après tout ce temps, tu n'es donc pas en mesure de me reconnaître ? Pourtant, je me souviens encore de toi... Et de ce que tu as fait à mon ami Dahi'Zhe sur Togoria ! »


Oh bien sûr qu'il savait, cela se lisait dans ses yeux. Et il décida d'enfoncer le clou un peu plus loin.

« Veux-tu que je te rafraîchisse la mémoire ? C'est toi qui lui a pris son œil... Et il brûle d'envie d'en discuter avec toi. Peut-être voudrais-tu lui parler ? Non ? Alors hâte-toi de me dire ce que je veux savoir... Ou tu auras tout le loisir de t'expliquer avec Dahi'Zhe ! »


Désormais, cela ne se voyait plus que dans ses yeux... Tout le corps d'Anoyan s'était mis à trembler à la seule mention de Dahi'Zhe. Il se rappelait fort bien l'épisode de Togoria. Et de toute évidence, lui ne l'avait pas oublié non plus. Mais que pouvait-il bien se passer pour que Rengo ait cédé sa place ? Et pourquoi ne cherchait-il pas à la reprendre ? Autant de questions que le pilote se posait mais le moment semblait vraiment mal choisi pour les exposer au Togorien. Aussi prit-il une grande inspiration pour se lancer.

« J'ai réussi à infiltré le Syndicat Kaylen en approchant certains de leurs membres dans une cantina ou je savais que j'avais de fortes chances de les croiser. Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour les convaincre que je cherchais du boulot et je fus donc conduit à leur quartier général.

Une fois sur place, je fus amené dans la salle où se trouvait Moks, attaché, ainsi que Sirius Kaylen et deux Trandoshan. Mon test pour me faire accepter consistait à obtenir des aveux de Moks sur la cargaison qu'il avait planqué avant de se faire attraper. N'ayant pas d'autres choix que de devoir céder, j'entrepris alors de faire parler Moks. Bien malgré moi, je fus obligé de recourir à la torture pour le faire avouer. Ce qu'il fit avant d'être abattu dans la foulée par Sirius.

Quand les bruits d'affrontements dans le couloir firent que les deux Trandoshan durent quitter la pièce, je profita alors de l'effet de surprise que vous m'aviez procuré pour lacérer mortellement celui qui m'avait contraint à devoir torturer l'un de mes plus vieux amis. Et c'est là que vous êtes arrivés tous les deux... Et la cargaison est cachée sous le fauteuil. C'est en tout cas ce qu'a avoué Moks avant de se faire descendre.
»


Suite aux révélations d'Anoyan, un silence pesant s'installa dans la pièce. Klan n'osait bouger et il devait certainement en être de même pour le cyborg. Anoyan ne pouvait regarder que le Togorien, qui le fixait de son unique œil organique avec une lueur dans le regard qui n'était plus du tout du plaisir. Tout son corps se raidit alors et il en lâcha même l'Humain, qui crut alors que Rengo allait revenir et que ce mauvais moment était désormais derrière lui. Il n'en était rien. Quelques secondes auparavant, le Togorien était redressé sur toute sa hauteur. Désormais, il s'était rabaissé sur lui-même, ses jambes étaient fléchies comme s'il s'apprêtait à bondir, ses lèvres s'étaient retroussées pour dévoiler sa parfaite dentition et ses griffes acérées étaient sorties. Son visage lui-même était différent tout comme son regard. Ce n'était plus le plaisir d'être à nouveau vivant que l'on apercevait. Cette lueur, ce regard... Anoyan comprit immédiatement qu'il était loin d'être tiré d'affaire. C'était même tout le contraire. Il avait déjà vu ce regard, cette posture, cette façon menaçante de montrer les crocs... Un seul avait ce comportement. Tentant le tout pour le tout, Anoyan tenta de se relever mais il n'eut guère le temps d'esquisser le moindre geste d'une gifle monumentale le maintenu au sol tandis que le Togorien se posta au dessus de lui, une patte posée sur son torse pour le maintenir immobilisé. Puis il parla. D'une voix non plus grave mais sifflante, doucereuse, limite suave. Celui-là parlait toujours ainsi, faisant preuve d'une douceur qui était on ne plus trompeuse.

« Ainsi donc, tu viens d'avouer devant témoins que tu avais torturé ton ami Moks... C'est mal de faire ça à l'un de ses amis, c'est très mal. Tu sais que tu as fauté. Tu le sais n'est-ce-pas ? Et pourtant tu avoues sans le moindre remords dans ton discours... Cela ne t'a donc rien fait de jouer un rôle dans la mort du Nikto ?

Mais au fait... Te rappelles-tu de moi ? Tu m'as pris on œil ! Peut-être devrais-je te prendre le tien afin de te faire payer ce que tu viens de commettre et ce que tu m'as fais... Ou peut-être devrais-je jouer avec toi jusqu'à ce que tu me supplies d'en finir... Pour mon œil et ce que tu as fais à Moks, je peux imaginer mille et une façon de te faire souffrir !

Car pourquoi devrait-on te garder ? Pouvons-nous te faire confiance alors que tu n'as pas hésité à torturer l'un de tes plus vieux amis ? Qu'aurais-tu fait si ça avait été Klan ? Ou Svex ? Ou Rengo ? Mais je suis d'humeur à te laisser une chance bien que tu ne la mérites pas !

Je ne te prendrai que ton œil ainsi je considérerai que nous sommes quitte ! Et je laisserai Klan et Svex décider eux-mêmes de ton sort. Je crains malheureusement que ce cher Rengo n'ait pas voix au chapitre pour l'instant !
»


Et joignant le geste à la parole, Dahi'Zhe enfonça l'une de ses griffes dans l'oeil droit d'Anoyan, qui ne put retenir un cri de douleur. Puis il se raidit à nouveau. Et en quelques secondes, Oxat fit savoir que c'était à nouveau lui qui était présent. Droit comme un I, il s'avança vers le seul fauteuil qui se trouvait dans la pièce et le repoussa sans efforts aucun. Sous le fauteuil, un tapis. Et sous le tapis, une espèce de cache qui donnait sur une caisse. La fameuse cargaison, contenant essentiellement des bouteilles d'alcools et des armes de poing. Il fallait désormais emmener la cargaison jusqu'à Svex.
#37104
La situation avait quelque peu… dérapée. Et même si Taral ne connaissait pas l’origine de l’expression « j’adore quand un plan se déroule sans accroc », c’est avec un brin d’amertume qu’elle se planta dans son esprit au moment où Rengo claquait sa durite. Ce sentiment désobligeant fut renforcé par l’absence de surprise face à l’apparent dédoublement de personnalité du Togorien. Le cyborg avait passé sa vie à fréquenter des sensitifs complètement siphonnés du bocal, alors il n’était pas étonné que celui-ci montre enfin son vrai visage. En revanche, son niveau d’instabilité psychologique dépassait ses prédécesseurs. Oryel et Lazharr avaient au moins l’avantage d’être rationnels dans leurs démences, là on avait droit à de la pure schizophrénie et il n’y avait aucun moyen de la contrôler, ou de l’apaiser. Après réflexion, ce Rengo était donc plus un problème qu’une solution et Taral se rendit immédiatement compte de l’erreur qu’il avait commise : en misant sur un cheval fou, il mettait en danger les plans de son clone. Après avoir vu les images d’aujourd’hui, ce dernier n’accepterait probablement plus de faire affaire avec la Main Noire pour son problème de Hutt. Si leur chef pouvait mutiler son bras droit dans une crise de démence, alors on n’avait aucune assurance qu’il n’en fasse pas de même avec n’importe qui d’autre. Autrement dit, le Togorien était une bombe à retardement qui pouvait exploser n’importe quand. Jamais Oryel ne prendrait le risque d’utiliser une arme qui pouvait se retourner contre lui ou ses alliés de circonstances.

Ceci étant dit, c’était à l’Arkanien de trancher, pas son Cyborg. Lui, avait d’autres chats à fouetter pour le moment. Il s’agenouilla au niveau d’Anoyan qui tenait son œil blessé d’une main ensanglanté et souleva le tissu qui cachait sa prothèse oculaire. La pupille artificielle s’écarta pour faire une mise au point sur le visage supplicié du mercenaire. Un très léger bruit mécanique s’en échappa, trahissant la présence d’une technologie cybernétique à l’origine de ce globe oculaire.

« Mon patron aussi m’a crevé un œil. Arkanian Cyber l’a remplacé par ce petit bijou, tu devrais en faire de même. »

Avec un sourire goguenard, Taral se redressa. S’il avait eu une carte de visite, il l’aurait probablement laissé tomber aux pieds du blessé pour l’humilier davantage. Au lieu de ça, il se détourna de lui et alla jeter un œil à la fameuse contrebande de Svex : des armes et de l’alcool.

* Tout ça pour ça… *

L’Arkanien failli afficher une mine désabusée mais préféra se réprimer. Rengo était toujours dans un délire psychotique et il valait mieux ne pas l’irriter pour le moment. A la place, Taral adopta un air faussement satisfait et indiqua de la main l’airspeeder toujours en stationnement devant la fenêtre brisée.

« C’est dommage pour Moks, mais Svex attend toujours sa cargaison… et si vous voulez lui livrer Anoyan en vie, il vaudrait mieux éviter d'attendre l'anémie. »

Sans attendre de réponse, le Borg retourna dans la limousine et s’installa à la place du chauffeur. Son talent pour ne rien laisser paraître de son malaise intérieur était bluffant, mais il avait pris l’habitude de cacher ses véritables émotions à son ancien maître. Aussi, personne ne remarqua qu’il était impatient d’en finir et de passer à la seconde mission que lui avait confié son jumeau.

A savoir, la pêche à l'information.
#37128
Contemplant la cargaison sans réellement y prêter plus d'attention que cela, Oxat réfléchissait. Il avait une vision plus large des choses. Il se moquait profondément des actes qu'Anoyan avait commis. C'était Rengo qui s'était entiché d'un trio d'incapables. Il n'était plus que deux désormais. L'Humain et le Zabrak. Et l'Humain avait bien failli subir le courroux de ce cher Dahi'Zhe. Ce n'était d'ailleurs peut-être pas encore fini. Peut-être que cette vermine serait tué par le Bothan. A cette seule pensée, Oxat ne put s'empêcher de sourire. Mais les mises en garde de Metsa se rappelaient à son bon souvenir. C'était d'ailleurs sur ces conseils qu'Oxat avait tout tenté pour reprendre le dessus. Il ne fallait surtout pas que Rengo cherche à exercer un contrôle de fer sur lui-même. Cela pourrait avoir des effets dévastateurs. Mais Rengo ne l'entendait pas de cette oreille. Il luttait pour reprendre le contrôle. Pour remettre sous verrous les Autres. Il finirait par comprendre. Oui il comprendrait. Mais en attendant, Oxat n'entendait pas baisser les armes. Il pouvait pleinement profiter de la vie. Et il ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin.

Sans un seul regard vers Anoyan, le Togorien accorda son attention à Klan, qui était près de la caisse de Svex. Des armes de poing et des bouteilles d'alcool... Il avait dû tuer pour si peu. N'était-il qu'un vulgaire pion qu'on envoyait accomplir les basses besognes. Basses besognes qu'on réservait d'ordinaire aux larbins. Le Bothan le prenait-il pour un simple homme de main ? Si c'était cela, Svex et Oxat avait avoir une franche discussion. Il était temps de rappeler qu'il était celui qui commandait. Ce n'était pas sûrement ce petit rat qui le supplanterait. Ni lui ni personne d'autre. Cherchant le cyborg du regard, le Togorien le trouva près d'Anoyan, en train de lui expliquer qu'il avait lui aussi perdu un œil des mains de son employeur. Et qu'Arkanien Cyber faisait d'excellents implants oculaires. Oxat nota l'aspect moqueur de Taral et aperçut son sourire goguenard. Décidément, ce cyborg lui plaisait beaucoup. Dommage qu'il ait déjà un employeur. Il aurait volontiers préféré la compagnie d'un être mi-humain mi-machine qui semblait doué dans plusieurs domaines que celles des deux compagnons choisis par Rengo.

N'oublie pas que nous avons besoin d'eux. Ils peuvent nous aider à retenir cette Chose.

Que veux-tu dire Metsa ? La solitude ne serait-elle pas au contraire le meilleur moyen de le préserver ? Et de nous préserver par la même occasion ?

Klan et Anoyan peuvent être d'une grande aide dans l'équilibre. Tant qu'ils seront présents à ces côtés, la Chose éprouvera des difficultés à se manifester. Mais s'il venait à perdre des êtres auxquels notre cher Rengo tient, les conséquences pourraient être assurément désastreuses. Il ne faut pas qu'Anoyan meurt quand tu le livreras à ce Bothan. Veille à ce qu'il vive. C'est une nécessité !


Décidément, rien n'allait dans le sens où Oxat le désirait. Et même ces deux fous furieux de Dahi 'Zhe et Kary'Udo semblèrent être d'accord pour se ranger à l'avis de Metsa. Il en grogna de déplaisir. Mais dans un sens, cela paraissait logique. Mais il aurait tout le temps de songer à cela plus tard. Pour le moment, il fallait ramener la cargaison à Svex. Et du coup sauver la vie de la vermine que Dahi'Zhe avait rendu borgne. Et si rien n'était fait, la vermine risquait de mourir des suites de sa blessure. De sa voix grave, rauque et gutturale, Oxat donna donc ses ordres pendant que le cyborg se hâta de rejoindre leur moyen de transport.

« Bien, Klan, tu t'occupes du blessé en priorité. Amène le dans la limousine. Je vous rejoint avec la cargaison. Et dépêche-toi ! On a perdu assez de temps comme ça. Il a besoin de soins et j'ai à m'entretenir avec Svex. »


Bien qu'il ait conscience que cette voix n'était pas celle de son chef, le Zabrak ne chercha pas à discuter. Il préféra aider son acolyte et il le porta jusqu'à la limousine. Sans accorder un seul regard au Togorien. Togorien qui se moquait pas mal de ce que pouvait penser ses hommes. Ces deux-là ignoraient tellement de choses. Peut-être faudrait-il les informer. Peut-être... Mais il verrait cela en compagnie des Autres plus tard. Pour le moment, il fallait rester concentré sur Nar Shaddaa et l'allégeance de Svex à sa cause. Il s'empara de la caisse et rejoignit rapidement la limousine. Une fois que tout le monde y fut installé, ils prirent la route de la cantina. Sans piper mot. Un silence des plus pesant régnait dans le véhicule. Et cela dura jusqu'à leur arrivée dans la cantina, où Svex les attendait de pied ferme. Et il ne put cacher sa surprise en les voyant revenir sans le Nikto et avec un blessé à l'oeil. Il disparut aussitôt dans l'arrière-boutique, sans même se soucier de savoir s'ils avaient ou non trouvés la fameuse cargaison. Il en revint au bout de quelques minutes, rapportant du matériel médical fin de soigner au plus vite la blessure de Wain.

Il fit signe à Klan de l'allonger sur l'une des tables tandis qu'il ouvrait le médi-kit. Il commença par désinfecter la plaie à l'aide d'un spray désinfectant puis il se servit d'une ampoule à bacta pour soigner la plaie, Il entreprit ensuite d'appliquer des coagulants pour stopper l'écoulement de sang avant d'appliquer un patch de bacta sur son œil. Un bandage fut ensuite mis autour de sa tête, protégeant sa cavité oculaire désormais vide le temps de trouver une solution plus élégante pour le pilote de la Main Noire. Et maintenant que les premiers soins avaient étés administrés, l'heure était venue de donner quelques explications au Bothan. Explications fournies rapidement par le Zabrak. Qui rapporta fidèlement tout ce qui s'était passé, sans rien omettre. Le Bothan arqua un sourcil en apprenant qu'Anoyan avait dû, malgré lui, participé à la séance de torture. Il fut encore plus surpris de savoir que le Togorien souffrait de troubles psychiques. Cela pouvait l'amener à revoir sa position concernant la possibilité de travailler avec Rengo. Mais il n'eut guère le temps d'y penser. Le Togorien s'approchait déjà. Et prit la parole de cette voix si caractéristique à Oxat.

« Svex c'est cela ? Enchanté de faire ta connaissance. Je suis Oxat. Y a t-il un endroit où nous pouvons discuter ? »

« Nous discuterons ici, je n'ai rien à cacher. »


« Fort bien, puisque tu insistes ! »


Le Togorien attrapa le Bothan par la gorge, lui comprimant la trachée sans efforts. Avant de reprendre.

« Croyais-tu que tu ferais de Rengo un vulgaire sous-fifre ? Un vulgaire homme de mains que tu peux utiliser à ta guise pour accomplir le sale boulot ? Si c'est ce que tu as pu pensé, enlève toi cette idée de la tête, misérable vermine ! »


Il le relâcha et le Bothan chercha à s'éloigner de quelques pas. Tentative inutile. Le Togorien se rapprocha aussi vite.

« Maintenant, tu vas écouter ce que j'ai à te dire. Tu travailleras pour Rengo et non pas avec lui. Tu restes le gérant de cette cantina et sache qu'elle pourrait vite devenir le quartier-général fixe dont nous avons besoin. Et si tu te montres digne de notre confiance, nous te confierons bien plus que la gestion d'une cantina et de ses activités légales et illégales. Et aucune sanctionne sera entreprise à l'encontre d'Anoyan. La perte de son oeil sera son châtiment.

Je te conseille de répondre positivement. Un refus pourrait avoir des conséquences...désastreuses pour toi.
»


Avait-il le choix ? Un regard rapide vers Klan et Anoyan, ses deux anciens partenaires, le convainquit de répondre par l'affirmative. D'un simple signe de tête. C'était désormais chose faite. Le Bothan comptait parmi les membres composant la Main Noire. Le Togorien pouvait donc désormais se concentrer sur Taral.

« Taral, il me semble bien que tu avais proposé de nous engager. Maintenant qu'il semblerait que nous soyons libre, peux-tu nous en dire plus ? »

Je fais se poste pour discuter de la création de m[…]

Torga « le Hutt » Nijiladii [Terminé]

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