L'Astre Tyran

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    Patience, le maître mot du Jedi. A travers cet acte érigé comme une vertu cardinale de l’Ordre les Jedi visaient autant à combattre l’immédiateté du désir qui souillait l’âme et la valeur morale d’un individu qu’à éviter de se précipiter dans quelque chose sans y réfléchir. De tout les Jedi que la galaxie avait vu naître, Hayley Curwee devait bien être la moins bien dotée en la question. Et pourtant, pour une fois, elle fit preuve de patience. Elle resta donc impassible, écoutant l’Empereur, dans un premier temps, celui-ci attendait d’elle de “réhabiliter l’image des Jedi aux yeux de l’Empire”. La phrase lui décrocha un tressaillement léger de l’oeil, son sourcil gauche s’élevant légèrement pour marquer l’effarement. Aux dernières nouvelles, c’était l’Empire qui avait répandu les pires calomnies sur les Jedi, c’était l’Empire qui avait déclenché la Purge qui avait vu la disparition de nombre de Jedi et c’était toujours l’Empire qui avait mis en place une traque sans pitié des éléments qui avaient échappés à son regard. Le sabre de la Dame Sombre qu’elle avait confié au zabrak une demie-heure plus tôt en témoignait, vestige fade et triste d’êtres illuminés uniquement motivés par la paix et la connaissance qui avaient été arrachés par des zélotes fanatiques aux motivations obscurcis par la domination Sith. Un point qu’elle ne se priva pas de faire remarquer :

      - Espérons que l’Empire parviendra à se réhabiliter auprès des Jedi, peut-être que cette entrevue sera un premier pas. De mémoire, ce sont les Jedi qui ont été exterminés par votre régime, non l’inverse. Une politique Sith, si je ne m’abuse.

    Le ton avait été froid. La réplique facile. Mais elle s’était avérée nécessaire. Harlon Astellan pouvait bien se persuader qu’Il faisait une faveur aux Jedi ou à Hayley en l’accueillant là pour lui faire une proposition, la faveur lui était faite par la Jedi de l’écouter ce que beaucoup n’auraient pas fait à sa place.

      - J’ose espérer que les Sith n’étant plus à la manœuvre vous avez cessé ces persécutions.

    Tout deux attendaient à présent qu’on lui amène un autre datapad, l’autre ayant subi un sort funeste suite à la colère que l’Empereur avait ressenti lorsque la Jedi avait utilisé la Force. Hayley s’était enfoncée dans le fauteuil un peu plus profondément, croisant les bras autant pour marquer l’attente que pour réchauffer ses bras, si elle n’avait pas eu de problèmes la température en débarquant, elle commençait maintenant à en ressentir les effets. Un geste qui eût pour effet inattendu de remonter légèrement sa petite poitrine dont l’arrogance lui disputait à peine celle de la Jedi. Entre ses deux seins, dans son sac, le petit nexu continuait à miauler parfois, juste pour qu’on le remarque, jugea-t-elle. A moins qu’il n’ait faim.

    Enfoncée dans ses pensées, elle ne fit pas attention au trooper qui la dépassa pour porter le datapad à l’Empereur qui s’était visiblement impatienté, elle fit néanmoins preuve de plus d’attention quand il repartit, détaillant un peu l’équipement de cette armure noire, y remarquant beaucoup de choses qu’elle n’avait jamais vu chez un trooper jusqu’ici. A commencer par le noir, c’est cosy comme couleur sur leurs armures à ces Soldats en Plastique, Tulkas aimerait bien, songea-t-elle en souriant, un sourire qu’elle effaça bien vite lorsque l’Empereur...lui demanda d’utiliser la Force pour vérifier s’il mentait. Si elle avait été en train d’ingurgiter un liquide elle l’aurait probablement recraché et elle n’avait pas été assise elle serait à terre à l’heure qu’il est. Elle fronça les sourcils, y allant de son petit commentaire :

      - Vous devez être sacrément désespéré…

    Ce qui confirmait également que l’Empereur avait l’agacement sélectif et que son départ n’avait été qu’une comédie, utiliser la Force là ne le dérangeait pas alors que quelques minutes plus tôt...enfin, elle n’allait pas en faire scandale. Elle s’y prit même délicatement, pour une fois :

      - Bien, euh, je vais faire ça, doucement…

    Elle desserra les bras, levant lentement la main gauche pour la rapprocher de l’Empereur, elle ferma les yeux, essayant de se concentrer sur les émotions d’Astellan. Un spectre d’émotions jaillit en elle en faisceau, la faisant tressaillir, tant l’exercice n’était pas coutumier pour elle, colère, jalousie dans un premier temps, mais la sensation était diffuse, pas aussi intense que si ces émotions étaient fraîches, elles concernaient des choses plus profondes. Elle essaya de concentrer la chose sur cet enregistrement et instantanément colère et tristesse entremêlée se révélèrent à elle, une révélation qui se fit sans résistance, sans dissimulation et elle comprit qu’il était sincère, s’il avait menti, s’il avait voulu lui cacher quelque chose les émotions ne seraient révélés ni aussi vite, ni avec autant de véracité.

      - C’est bon, je vous crois.

    Le ton était doux, elle avait baissé sa main doucement, le gratifiant même d’un sourire à mi-chemin entre compatissant et empathique, le genre de sourire un peu mélancolique qu’on pouvait vite prendre pour un sourire supérieur si on ne la connaissait pas. Elle avait utilisé cette capacité au moment où il avait révélé l’existence de cet enregistrement mais prévoyait d’en refaire usage pendant l’écoute, même si elle avait déjà suffisamment appris sur Astellan grâce à ces quelques secondes passées à farfouiller dans ses sentiments.

      - J’en referais usage pendant la lecture de l’enregistrement.

    Et elle le laissa lancer la bande tandis que sa main posée tendait parfois les doigts dans sa direction pour l’aider à capter ses émotions tout en écoutant la conversation, exercice particulièrement difficile qu’elle pensa avoir réalisé avec brio. Il était question des Gris et elle reconnut la voix de Gwindor Morelion qui conversait avec deux autres personnes, la voix revenant le plus étant celle d’une femme qu’elle ne connaissait pas. Et à mesure que la conversation avançait, la colère de l’Empereur se développait, d’abord grondante elle en devenait rapidement galopante, si bien qu’elle fût ravie de mettre un terme à cette lecture de l’émotion à chaud tant elle avait peur que ces sentiments obscurs ne réveille sa propre part d’ombre.

    Elle écouta ensuite le montage grossier que l’Empereur avait fait faire, sans rien en dire. Il semblât que la Jedi à la langue acérée avait perdu de son impertinence depuis quelques temps, étrangement. Elle écoutait pourtant avec attention l’Empereur, ses paroles étaient le révélateur de ses intentions concernant cet enregistrement. Enfin, lorsqu’il eût fini et qu’elle comprit que la voix féminine était la voix de la future promise, tout s’éclaira.

    Il y eût une pause qu’elle fit durer bien plus longtemps qu’elle ne l’aurait voulu, cherchant à trouver ses mots, partagée entre le côté brut qui la caractérisait d’ordinaire si bien et cet autre côté d’elle qui avait été réveillé par la plongée dans les émotions de l’Empereur. Elle entrouvrit légèrement la bouche, passant sa langue sous ses dents du dessus, en difficulté affichée de trouver ses mots puis inspira, laissant ses pensées se déverser :

      - Je...je suis désolé, mais je ne vois rien de choquant dans cet enregistrement, Empereur Astellan.

    Elle avait un peu froid, elle aurait dû prendre sa veste de cuir dans son vaisseau. Tant pis, elle se contrôla.

      - Maître Morellion n’est certes pas le plus diplomate d’entre nous, croyez le bien. Et je ne suis pas une experte en diplomatie, c’est certain. Mais dans le cas présent, celui que vous me faites écouter, je ne vois rien à charge contre lui, bien au contraire il m’a l’air d’être parfaitement dans les clous de ce que le Conseil aurait attendu de lui. Je ne souscris pas à vos récriminations.

    Ses yeux émeraudes filèrent vers la gauche sans qu’elle ne bouge la tête, pendant une ou deux secondes.

      - Qui plus est, s’il y avait la moindre menace visible dans ce discours, ce que je réfute, elle n’a visiblement pas été exécuté, je ne crois pas avoir entendu qu’Arkania fusse un repaire du Côté Obscur lors de l’une des réunions du Conseil.

    Sa bouche fit un bref mouvement, partant en biais, exprimant sa désapprobation.

      - Non, Empereur, le Maître Gwindor Morellion a été plutôt respectueux des cadres diplomatiques ici, il est intervenu afin d’enquêter de manière complémentaire contre les Gris dont il souhaitait clarifier le degrés de menace qu’il représentait, il a pour se faire demandé à la reine de lui porter assistance tout en en essayant d’obtenir des informations qu’elle n’a semble-t-il pas voulu donner. Il n’a pas obtenu ce qu’il voulait et je suppose qu’il a dû repartir en...paix ?

    Évidence même, sinon le sanguin Harlon Astellan aurait déclaré la guerre à la Nouvelle République et au Nouvel Ordre Jedi pour les beaux yeux laiteux de sa belle.

      - Enfin, il est un fait avéré que les Gris étaient une menace, ils avaient leur milice personnelle et leur organisation à implosé, sûrement à cause de la trop grande présence du Côté Obscur. Mais ce n’est que supposition personnelle et n’a pas valeur de faits, je n’ai que très peu d’informations sur la chose. Si vous voulez m’obliger à faire tomber Maître Morellion, Empereur Astellan, il va falloir me trouver mieux que ça.

    Et elle croisa de nouveau les bras, autant pour se réchauffer que dans l’attente de l’Empereur.

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#35162
« Espérons que l’Empire parviendra à se réhabiliter auprès des Jedi, peut-être que cette entrevue sera un premier pas. De mémoire, ce sont les Jedi qui ont été exterminés par votre régime, non l’inverse. Une politique Sith, si je ne m’abuse. » L'Empereur n'apprécia pas. D'une part, il n'était pas censé savoir que Palpatine était un Sith. Peu de gens le savaient. Des gens influents comme Tagge réduisaient Vador à un simple "sorcier" avec une batterie de pouvoirs. Mais surtout, il fallait rappeler que l'Empire n'avait rien fait d'autre que répondre à une agression. « De mémoire, ce sont les Jedi qui ont tenté d'assassiner le Chancelier Palpatine, non l'inverse... » Deux à jouer le jeu. Palpatine n'était pas connu pour être un menteur, pas plus que n'importe quel politicien du moins. Et les images montraient clairement un Jedi d'Haruun Kal le menacer d'une arme, s'apprêtant à l'abattre, avant qu'un autre Jedi, disparu depuis cet acte de grande loyauté envers la République, ne s'interpose et n'envoie le tueur dans les cieux de Coruscant. « Les Sith n'ont jamais été à la manoeuvre... Nous l'aurions su tout de même... » Il en avait vu des Sith, au Praxeum. Palpatine, Delaviel et Vador n'étaient que des personnages extrêmes. Quel rapport avaient-ils avec les terroristes d'Arkania ? Savait-elle vraiment ce qu'était un Sith ? « Mais si cela peut vous rassurer... je contrôle tout, et je ne suis pas un Sith. »

Se faire sonder se passer sans encombre, excepté un certain malaise. Comme si on raclait l'intérieur de sa bouche pour décrocher des lambeaux exploitables. Ce n'était pas agréable. Elle avait du frôler un million de secrets d'états. Mais il savait les fourrer en coffre-fort mental. Mais aurait-il pu laisser verrouillé la verdict ? « Je... je suis désolée, mais je ne vois rien de choquant dans cet enregistrement, Empereur Astellan. » L'Empereur en haussa fortement les sourcils. Pardon ? Rien de choquant ? C'était une mode, de menacer les gens chez les Jedi ? Rien à charge ? Parfaitement dans les clous ? « Je ne cache pas une habileté à manier la langue de bois chez le Maître... » Il tentait tout pour ne pas exploser. Vraiment. « Mais on ne cache pas un enchaînement d'idées... » L'art de ce dialogue était de lire entre les lignes. Sinon, toute la politique n'était composée que des meilleurs d'entre tous. Pavée de bonnes intentions. De gens vertueux sans ambition. « C'est ridicule... Une menace n'est que rarement mise à exécution... La promesse du mal suffit parfois à se substituer... » Principe de la menace. Sinon on appela ça des actes. Passer à l'acte. Cela ôtait-il la force de ce genre de promesse ? « Si pour vous une menace ne vaut rien dès lors qu'aucun acte n'est en prise de relais... je suppose que vous n'auriez rien à nous reprocher dans les années à venir. » Notamment sur les populations civiles. "Acceptez l'Empire, ou mourrez." Et quand ils acceptent et que personne ne meurt, il suffira de citer Hayley Curwee, "Oui mais comme il ne s'est rien passé tout va bien". Finalement, les mots n'avaient peut-être aucune valeur pour les Jedi. Étonnant. Seuls les actes compteraient ? En ce cas, oui, Gwindor Morellion n'avait rien à se reprocher. Envers pas grand monde en plus. « Bon. je vous ai demandé votre avis. » Elle avait répondu. Ca ne le satisfaisait pas, mais il ferait avec. Et surtout, il en tirerait les conclusions plus tard. Elles ne seraient pas ravissantes.

« Vous connaissez l'Ordre Gris ? » C'était le moment de laisser Hayley Curwee reprendre la main. « Comment ? Et que savez-vous d'eux ? Et de la présence du... Côté... Obscur ?.. dans leurs rangs... » Une occasion de découvrir Helera sous un jour opposé. Peut-être. Une milice privée ?
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      - Mais si cela peut vous rassurer... je contrôle tout, et je ne suis pas un Sith.

    Pour la simple raison que vous ne maîtrisez pas la Force, Empereur., songea-t-elle. Elle s’était plongée dans ses émotions à peine quelques minutes plus tôt et y avait trouvé colère et tristesse, deux portes de choix pour transformer un servant du Côté Lumineux en séide du Côté Obscur. Si on avait exclu bien entendu qu’il faisait partie d’une nation qui prenait naturellement plaisir à traquer les esprits libres et les Jedi.

      - Dans ce cas là pourquoi l’Empereur Palpatine et l’Impératrice Gwà Cir-Delaviel à sa suite ont-ils fait mains basses sur tout les artefacts Jedi qui était conservés au Temple sur Coruscant ? Ils étaient des Sith, que vous le reconnaissiez ou non.

    D’autres auraient laissés tomber, Hayley n’était pas de ceux-là. Mais elle doutait de pouvoir faire bouger l’homme de ses convictions, on ne devenait pas Empereur en changeant d’avis tous les quatre matins et la croyance en la culpabilité des Jedi était tenace. Et on n’écoutait pas les délires d’une Jedi, qui plus est. A se demander pourquoi on en faisait venir une, du coup. Elle ne se fatiguerait pas sur cela, cela ne revêtait aucun intérêt, assez de vivre dans le passé, assez d’espérer des choses sans intérêts de personnes qui ne sauraient vous les offrir. L’Ordre Jedi avait péri, par la faute des Sith qui pilotaient un Empire que les Jedi ont subi de plein fouet. C’est tout. La Jedi profita néanmoins de cette conversation pour continuer à s’exercer à détecter les sentiments chez son interlocuteur, la chose était devenue plus simple à effectuer, à tel point qu’elle n’avait presque plus besoin de se focaliser sur un geste de la main pour y parvenir. Vint alors le temps de la réaction d’Harlon aux propos de la Jedi, des propos qu’elle le sentit bien mal encaisser tant la colère semblait le dominer. Chacune de ses réactions était le moyen pour lui d’augmenter le niveau de celle-ci, pour une Jedi qui s’était toujours représenté un dirigeant comme quelqu’un qui à la tête froide, un exemple qu’elle avait pu se constituer en observant Jim Antilles notamment, elle fût légèrement surprise. Mais les reproches allaient crescendo. Un point qu’elle allait clarifier.

      - Vous demandez l’avis d’une Jedi sur la diplomatie plutôt qu’à un expert et vous venez vous offusquer que je ne sois pas capable de déceler les subtilités que vous détectez. C’est une blague ?

    Elle lui lança un regard interrogateur.

      - Si vous souhaitez obtenir des réponses que vous espériez préparés pour vous convenir, adressez vous à l’un de vos laquais. Un Grand Vizir peut-être ? Ils sont là pour ça, non ?

    Elle avait essayé d’être respectueuse, mais visiblement cela ne convenait pas. L’Empereur n’appréciait que ce qui allait dans son sens. Le pluralisme d’opinion dont il se gargarisait pour ses médias ne devait se cantonner qu’à ces endroits, visiblement. Toujours les bras croisés, elle restait enfoncée dans le fauteuil, soutenant le regard mauvais de l’Empereur :

      - Je suis Hayley Curwee, Maître Jedi et je ne représente que mon propre point de vue, je n’ai pas l’impression que Maître Morellion ait expressément menacé la Reine d’Arkania mais reconnais que je n’ai aucune expertise sur le sujet, n’étant pas fine analyste politique. Si la Reine d’Arkania s’est trouvée offensée par ses propos, elle aurait pu prendre contact directement avec le Conseil plutôt que de passer par un tiers pour régler la question. Une solution aurait pu découler d’une telle entrevue. Une solution diplomatique. Néanmoins si la Reine d’Arkania s’est sentie offensée alors je suis prête à faire le nécessaire pour que le Conseil du Nouvel Ordre Jedi lui présente ses excuses. Et c’est une promesse solennelle que je suis prête à tenir.

    Hayley avait très bien compris quel était le coeur du problème. Gwindor Morellion, cet imbécile heureux, s’était amusée à aller embêter la mauvaise personne. Il aurait pu faire chier n’importe qui d’autre : Helera, Luke ou Leia, ou bien même Hayley. Mais non, il avait voulu interroger la nana de l’Empereur qui n’avait pas appréciée et avait chargé son futur époux de le faire payer au Jedi et voilà qu’Hayley s’était transformée en bureau des pleurs pour recueillir les plaintes contre Gwindor Morellion. Elle s’était déjà emmerdée à passer à l’holotv pour réhabiliter l’image des Jedi, un événement que Morellion avait sali presque immédiatement grâce à ses talents d’emmerdeurs notoires, elle n’appréciait donc que très modérément de devoir réitérer l’expérience alors qu’elle était en froid avec le Conseil. Que les gens qui ont quelque chose contre Morellion aillent le voir, bon sang !

      - Dites-moi clairement ce que vous attendez de moi vis-à-vis de Maître Morellion et arrêtez de tourner autour du pot. J’ai fais un long voyage, je suis éreintée et je ne maîtrise visiblement pas l’art de la rhétorique comme vous l’aimeriez. Exprimez une intention claire plutôt que de vous dissimuler derrière des ronds de jambes. J’ai horreur de ça.

    Enfin, venaient les nouvelles questions, cette fois sur l’Ordre Gris. Hayley n’était pas dupe, de simple entrevue on passait à l’interrogatoire, subtil ou pas. Sa Majesté Impériale cherchait à grappiller des informations auprès de la Jedi, sans probablement rien donner en retour. Enfin ça, on allait bien le voir :

      - Je ne le connais que trop peu, à mon grand regret. J’ai rencontré son ancienne cheffe, Helera Kor’rial. Et ils ont essayés de se faire reconnaître dans les territoires de la Nouvelle République. Enfin essayés… Ils sont officiellement reconnu comme une religion. Ils ne disposent seulement pas du droit au port du sabre laser.

    Dès qu’on s’approchait d’un peu trop près des affaires de Miss Kor’rial, les choses devenaient subitement nébuleuse par un étrange hasard. Le droit au sabre laser était conditionné par l’intervention d’une commission sénatoriale, celle-ci n’a jamais pu prendre contact avec les Gris.

      - Quant au Côté Obscur je n’ai que des intuitions, aucune preuve. Mais j’écoute l’Imperial Holovision, quand l’occasion m’est donnée. Miss Kor’rial a dit que l’une d’entre eux a détruit son organisation. Alors moi aussi je relie les points et je fais mes conclusions.

    On en parle du fait que cette traîtresse vient manger à tous les râteliers ? Oh, non, il y avait plus intéressant.

      - Puisqu’on aborde le Côté Obscur… Qu’est devenue Korriban, ce nid à Sith ?

    Et implicitement entendu : les informations qu'on vous a donnés pour vous débarrasser de la vermine qui s’y trouve ont elles été exploités ou ont-ils bénéficié de votre complaisance ? Elle avait recroisé Mya Tellis, liée à Darth Krayt, bien après ce partage d’information que le Conseil Jedi avait initié, on pouvait donc se poser la question de l’action ou non de l’Empire contre ce caillou stérile pollué par le Côté Obscur.

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#35430
« Je ne suis au courant d'aucune spoliation sur des artefacts Jedi... ou du moins, pas à motifs religieux. » Il était simple gouverneur à l'autre bout de la galaxie quand le Temple aurait éventuellement pu être pillé, sur des motifs dont il ignorait tout. Il n'avait pas accès aux archives de l'époque, pour la même raison certainement qui l'avait poussé à n'en pas laisser sur divers projets : en tant qu'Empereur, il devait garder des projets de côté, pour les méritants, et surtout ses disciples, et non pour un successeur arriviste. « Je n'étais pas dans le secret des Empereurs. C'est un problème que vous devez régler avec ses sbires de l'époque. Pour peu qu'ils en aient eu, et qu'ils soient encore en vie. » Mais pourquoi donc en parler ? L'Empereur n'en avait rien à faire du Temple Jedi, de leurs objets magiques centenaires et de ses occupants passés. Des gens mourraient chaque jour. L'extermination d'une poignée de gens hautains, se croyant investis d'une mission suprême, et capables de décapiter le tout-venant sans sourciller - et sans raison surtout - n'allait pas l'attendrir.

« Présenter vos excuses à la Monarque Civicius sera un très bon pas. » lâcha-t-il, dans un clignement d'yeux. « A même de lui donner l'idée que vous cherchez effectivement autre chose que simplement le conflit. » Il passa sur le reste de sa tirade. Il n'alla pas rentrer dans un jeu qu'il ne pouvait gagner que sur la force sémantique. La rhétorique avec les esprits échauffés et libérés se perdait d'office : on ne les convainquait point sur la base des faits et de la logique. Et l'émotion pouvait se révéler dangereuse avec des êtres comme celui qu'il avait en face de lui. « Mais il faudrait marquer votre désapprobation avec Gwindor Morellion, pour qu'Arkania et l'Empire acceptent de pardonner aux Jedi. Pardonner... largement. - Dites-moi clairement ce que vous attendez de moi vis-à-vis de Maître Morellion et arrêtez de tourner autour du pot. J’ai fais un long voyage, je suis éreintée et je ne maîtrise visiblement pas l’art de la rhétorique comme vous l’aimeriez. Exprimez une intention claire plutôt que de vous dissimuler derrière des ronds de jambes. J’ai horreur de ça. » L'Empereur cligna de nouveau des yeux. Toujours à refuser le jeu, les "ronds de jambe", l'art de la gouaille et des suppositions. « Montrez votre désaccord avec lui. Devant moi. Je lèverai le statut des Jedi vis-à-vis de l'Ordre 66. Je libérerai les prisonniers Jedi et vous les remettrai. Peut-être même ouvrirai-je les frontières impériales pour vous permettre d'y circuler. » Il posa son index à la verticale sur la table. « Apportez-moi... littéralement... la tête de Gwindor Morellion, et l'Empire abandonnera ses projets, ses tortures et sa politique sur les Jedi. »




« Ils sont reconnus dans la Nouvelle République ? Intéressant. » Comme s'il ne le savait pas déjà. « J'imagine que le risque du Côté Obscur est inhérent à la Force en général. Je n'ai pas souvenir d'avoir manqué d'histoires de Jedi traîtres à leur cause première. » Ou alors le terme de "schisme" était-il à prendre au troisième degré ? « Puisqu'on aborde le Côté Obscur... Qu'est devenue Korriban, ce nid à Sith ? - Sa situation est sous contrôle. » Maîtrisée ? Rasée ? Contrôlée ? Pilotée ? La vérité était ailleurs, et la réponse ouvrait tout un champ de possibles. « Du reste, les affaires impériales ne vous regardent pas. »

L'Empereur se leva finalement. « Bien. Vous êtes certainement éreintée. Votre voyage de retour sera encore long. Votre clef de passage expirera bientôt. De fait, je ne vais pas vous retenir plus avant. » Il la toisa avec un oeil indescriptible. « Merci de cet échange, Maître... Curwee. Il fut des plus productif. » Il lui tendit la main par-dessus la table.
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    Rapidement, elle comprit qu’il serait quasi impossible d’obtenir quoi que ce soit de l’Empereur, dans un certain sens, c’était logique, ledit Empereur l’avait mandé elle et non l’inverse. Surtout parce que le même Empereur avait le pouvoir de la convoquer au contraire d’elle. Le seul pouvoir qu’elle avait - en dehors de la Force - c’était celui d’accepter ou refuser son invitation, elle aurait pu ne pas être ici. Mais elle avait choisi de venir pour autant. Et d’écouter ce qu’il avait à dire. Concernant les anciens artefacts Jedi, elle eût droit à une réponse pleine de mauvaise foi, il n’était responsable de rien. On reprenait l’héritage de l’Empire mais pas ses casseroles en somme, Harlon Astellan avait la mémoire sélective. Il fallut toute la patience de la Jedi pour ne pas se chauffer face à telle démonstration d’aveuglement, patience qu’elle mit à profit pour rester silencieuse et écouter, non pas qu’elle attendait la moindre preuve de gentillesse de sa part, mais quand même.

    Arriva alors ce qu’il convenait d’appeler “l’affaire Civicius” qu’elle considéra sans broncher, faire ses excuses à une pleurnicharde se réfugiant dans les jupes de son prétendant au moindre souci n’était pas un problème - de son point de vue - si cela pouvait apporter la tranquillité à n’importe quel Ordre Jedi à l’avenir, les Jedi n’avait pas à se prévaloir de tout acte diplomatique, peu importait leurs interventions, ils ne représentaient qu’eux. La Nouvelle République pourrait bien désapprouver telle prise de position, au final cela importait peu, la fin justifiait largement les moyens. Mais ce pragmatisme ne serait peut-être pas partagé avec le Conseil, Conseil avec lequel sa propre relation était tendue depuis quelques temps. Mais voilà qu’Harlon abordait un point particulier en même temps que “l’affaire Morellion”. Il parlait de pardonner aux Jedi. Pardonner. Et il disait ça avec le plus grand sérieux du monde. Elle le laissa terminer. Elle pouvait souffrir sans problèmes qu’on parle de Gwindor comme ça, après tout le Maître était loin d’être exempt de reproches, elle même avait une besace entière sur le sujet. Mais considérer que les Jedi… C’en était trop. Elle le laissa pourtant continuer poliment la conversation, alors qu’il revenait sur les Gris, finissant par réagir alors que l’Empereur lui tendait la main par-dessus la table, main qu’elle considérait d’un regard interdit :

      - Veuillez m’excuser, je n’avais pas réalisé que nous avions quoi que ce soit à nous faire pardonner.

    Sourire figé, elle maintenait pourtant un contrôle de fer sur ses émotions, si ça n’avait pas été le cas il eût été facile de deviner la suite. L’Empereur Harlon Astellan aurait probablement commencé à faire quelques cabrioles dans les airs tandis que la Jedi aurait arraché les armes des mains de la tripotée de soldats qui la maintenait en joue, après quoi elle aurait sûrement trouvé un moyen de s’amuser avec le bon empereur. Cette idée, bien qu’elle passa rapidement dans la tête de la corellienne, ne fût même pas considérée sérieusement un instant, l’on pouvait supposer ce qu’on veut la concernant, elle n’était une Jedi Noire, ni une Sith. Et même si la menace constante d’armes pointées sur elle pouvait être considérée suffisante par le Code Jedi pour la motiver à se défendre, elle n’en fit rien.

      - Je n’avais pas réalisé que l’influence de Gwindor Morellion était aussi oppressante qu’une dizaine de blasters pointés sur vous. Que l’influence des Jedi portait atteinte à ce point à l’intégrité du gouvernement d’Arkania et de sa “Reine”.

    L’Empereur était certainement habitué à toujours obtenir ce qu’il voulait, il y mettait donc rarement les formes, il était Empereur après tout, c’était peut-être ce qui expliquait sa façon de se comporter et de considérer tout comme acquis.

      - Je n’avais pas réalisé que la présumée menace de Gwindor et son inaction manifeste contre Arkania et sa “Reine” était équivalente en terme de violence à la traque, la persécution et la torture de Jedi.

    Elle toisa Harlon Astellan, un regard empreint de dégoût qu’elle ne tenta même pas de dissimuler. Qu’il pût mettre sur le même plan une menace fantôme de Morelion contre l’élue de son coeur et une politique d’oppression contre toute une partie de la population galactique par simple différence, politique qu’il se permettait en plus d’exposer avec forfanterie, c’était...écoeurant. Son regard alla se poser sur cette main, toujours en suspens même si elle supposait qu’elle se retirerait bientôt, scellant de manière bien funeste cette entrevue. Elle choisit de ne pas rebondir sur la question d’Helera et du Côté Obscur, ni même de Korriban, sa réponse ou plutôt l’absence de réponse d’Harlon ne l’intéressait même pas. Elle se sentait vidée et complètement dépassée par une conversation qu’elle aurait pu supposer devoir se passer ainsi mais qu’elle aurait voulu éviter qu’elle tourne à la confrontation d’un point de vue extérieur, pourtant, cette fatalité semblait inévitable, un Empereur et une Jedi… Et par dessus tout, l’une des plus entêtées des Jedi face à un Empereur dont il semblait impossible qu’il souffre le moindre refus.

    Elle ferma les yeux, l’occasion pour elle de faire le point et d’essayer de ne pas penser aux sorts de ses compagnons ayant l’infortune de finir dans les griffes de l’Empire. Elle se massa délicatement le haut du nez grâce à deux de ses doigts tandis qu’elle se redressait pour faire face à Harlon à même hauteur, bien que la stature ne fût pas la même, la corellienne étant bien plus petite.

      - Oui, je suis certainement éreintée.

    Elle ouvrit les yeux, fixant Astellan dans les yeux.

      - Je ne m’étais certes pas attendu à être accueillie dans un cinq étoiles, mais je supposais que la discussion ne se cantonnerait pas seulement à un affrontement.

    Candide et sotte, peut-être était-ce deux bons qualificatifs pour elle, après tout.

      - Mais je ne pensais pas que vous me feriez venir en personne pour seulement dix minutes de notre temps, j’aurais pensé que vous vous attendiez à plus que ça. Dans le cas contraire nous aurions eu une entrevue par holo interposés, je me trompe ?

    Elle soupira, elle était vraiment fatiguée, n’ayant pas pris le temps de se reposer depuis qu’elle avait quitté Corellia…

      - Bien, si vous considérez que cette entrevue est terminée, je suppose que c’est le moment pour moi de parler à ma soeur…? Si tel est le cas je suppose qu'un 'Au revoir' s'impose ?
#36462
« Veuillez m’excuser, je n’avais pas réalisé que nous avions quoi que ce soit à nous faire pardonner.

Je n’avais pas réalisé que l’influence de Gwindor Morellion était aussi oppressante qu’une dizaine de blasters pointés sur vous. Que l’influence des Jedi portait atteinte à ce point à l’intégrité du gouvernement d’Arkania et de sa “Reine”.

Je n’avais pas réalisé que la présumée menace de Gwindor et son inaction manifeste contre Arkania et sa “Reine” était équivalente en terme de violence à la traque, la persécution et la torture de Jedi.
»


Petite fille vilaine, qui prenait son cas pour un cas de réaction démesurée. Harlon cligna des yeux. L'orgueil et la colère étaient des cartouches émotionnelles à utiliser une fois sur les gros gibier. Quand un ne perçait pas, il fallait en changer au prochain coup, sinon on stagnait lors d'une chasse. « Non, vous n'aviez pas réalisé. » Et qu'elle se contente de ça. Il n'allait pas s'épancher sur les tas de raisons qui faisaient que l'Empereur pensait que les Jedi méritaient leur Purge. La fondation de l'Empire, celui qu'il avait servi toute sa vie, et qu'il servirait jusqu'à sa fin, reposait sur un document essentiel, qui avait circulé en clair sur les ondes impériales.

Un dossier, avec une vidéo des caméras de surveillance du Bureau du Chancelier. On y voyait quelque chose de clair : le précédent Chef du Conseil des Jedi, Maître respecté, maniant une lame violette, pointant son arme sur le Chancelier à terre... et c'est seulement grâce au courage d'un héros de Guerre, Anakin Skywalker, ensuite disparu sans explication, que ce qui n'était rien de moins qu'une tentative de meurtre sur le Chef d'Etat duquel les jedi étaient dépendants ; en somme, un Coup d'Etat. Et que les Jedi crient "au complot" ou au trucage des évènements. Les criminels prétendaient toujours que "ce n'est pas du tout ce qu'on pourrait croire". Il faudrait plus que ça. Oui, les Jedi méritaient la traque, la persécution, la torture. Le lot réservé aux traîtres qui ne voyaient que leur pouvoir personnel. Un pouvoir encore aujourd'hui gardé jalousement au sein de leur Temple Jedi... Avaient-ils seulement partagé leur savoir avec la Galaxie depuis la reprise de Coruscant ? Non. Peut-être était-ce pour ça qu'Hayley Curwee avait fondé son propre Ordre. Une jalousie pour ce savoir confidentiel...

« Vous êtes responsable en tant qu'individu. » Cela répondait à sa leçon sur un "affrontement". « Vous êtes seule responsable de vos paroles et de vos réactions. C'est ce qui arrive pour qui se comporte comme une fille mal élevée. » Il leva une main à plat en soupirant. « Et pas de morale là-dessus, je sais ce que je fais et ce que je dis... et vous ne pourrez rien dire qu'on ne m'ait pas déjà dit un millier de fois. » Qu'elle leur épargne les diatribes sur "l'enfant pourri gâté" etc... Oui, il le savait. Et sa cuiller en argent dans la bouche, il trouvait parfois amusant de la cracher au visage des gens, ceux qui pensaient que naître avec pareil objet en bouche dispensait d'avoir de la salive à cracher.

« Je préfère les entrevues de visu. » Il haussa les épaules. « Surtout avec d'aussi ravissantes créatures. » Un regard vers le Nexu qui se débattait sur la poitrine de la Jedi. « Votre Nexu est aussi concerné. » Après quoi, il se déhancha vers la sortie. « Vous pouvez parler à votre soeur tout votre saoul. Elle reprendra ses fonctions quand vous n'aurez plus rien à vous dire. » Harlon la gratifia d'un hochement de tête ensuite. « Maître Curwee, ce fût un plaisir. J'espère vous retrouver un jour. » Mais avant de partir, il fallut bien glisser une dernière ironie. « Et qui sait, si d'aventure vous deveniez plus aimable, pourriez-nous juste passer du bon temps ensemble. » Vin, et coups de reins.

L'Empereur partit, il fut remplacé par nue figure frêle, pas très sûre d'elle. La copie presque conforme d'Hayley Curwee. Que les soeurs parlent.

Elles devaient avoir tant à se dire...
#36539
    Comme la vilaine petite fille qu’elle était, les réponses d’Harlon la fit lever les yeux au ciel. Une réaction somme toute mesurée considérant les répliques de l’Empereur qui avait tendance à l’infantiliser en digne représentant du patriarcat qu’il était. Tenter de raisonner le souverain se révélait aussi vain qu’on aurait pu le parier, tout comme l’Empire, il avait ce côté immuable, un colosse qui refusait de bouger, mais dont elle gageait qu’il avait des pieds d’argiles. Était-ce bien nécessaire de perdre encore plus de temps à cet entretien ? De toute manière l’Empereur y mettait un terme. Il n’était donc plus nécessaire d’essayer d’être un parangon de retenu et de politesse, non qu’elle ait fait montre des deux d’ailleurs, mais l’Empereur n’avait pas à le prendre pour lui, elle respectait déjà peu la hiérarchie en temps normal, exception fait de l’Ordre Jedi (et encore…) donc l’Empereur d’un pays étranger qu’elle rencontrait lors d’un rendez-vous secret et dont le respect qu’elle avait pour ledit pays était proche du niveau zéro, forcément…

      - Ce n’est pas parce que votre enregistrement ne m’a pas convaincu qu’il ne pourra pas convaincre les autres. Je ne suis pas la plus sage Jedi que vous auriez pu rencontrer. Et vous le saviez.

    En termes de sagesse, Luke Skywalker était probablement le mieux doté. Harlon aurait très bien pu le rencontrer et Hayley doutait que cette réputation d’homme sage malgré qu’il fût Jedi ne le précédait pas, l’Empereur était certainement bien renseigné. Alors pourquoi rencontrer Hayley quand on savait que c’était une sale gamine mal élevée qui faisait fi de l’autorité ? Surtout qu’Hayley elle-même se considérait plus comme une arme finement taillée dont la seule raison d’être était de transpercer les Sith, pas une diplomate capable de convaincre et de rallier à sa cause, la vie avait montré combien elle échouait dans ce rôle.

      - Transmettez-moi cet enregistrement, je le ferais écouter au Conseil, nous verrons bien ce qu’ils décideront.

    L’Empereur ne pouvait pas nier qu’elle, au moins, tentait de faire des efforts. Le nexu remua contre elle, plantant l’une de ses griffes dans le tissu de son haut pour essayer de se hisser pour mieux observer la scène, bien qu’elle doutât que la petite créature pouvait entendre quoi que ce soit à ce qui se déroulait. Celui-ci la salua, commençant à se diriger vers la sortie.

      - Contente que vous ayez apprécié ce que vous avez vu. Ça a été réciproque.

    Courte pause.

      - Même si j’aurais parié que vous étiez plutôt le genre à punir les petites filles désobéissantes.

    Grossier mais direct, sa marque de fabrique en termes d’avances, pour qu’il n’y ait aucun doute possible, avec l’avantage direct de déstabiliser la plupart des mâles qui, en termes de drague, était plutôt habitués à prendre l’initiative. Non qu’elle pensât qu’Harlon Astellan eût pu être impressionné par une telle manœuvre, quand on dirigeait un Empire, le nombre de gonzesses qu’il pouvait se taper était certainement proche d’un bon millier, mais quand même. Elle l’interpella une dernière fois cependant :

      - La prochaine fois que vous voulez me voir, envoyez-moi une invitation, c’est plus agréable. Et ne vous avisez plus d’utiliser ma sœur contre moi.

    Et le sérieux du ton utilisé pour cette dernière phrase ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle n’avait pas apprécié le geste.
    Elle le regarda continuer vers la sortie jusqu’à disparaître de sa vue tandis que sa sœur apparaissait dans son champ de vision, une vision bien moins plaisante qu’elle l’avait appréhendée, regrettant presque l’Empereur malgré sa tendance à aimer s’écouter parler.

      - Tu ne peux t’empêcher de te comporter en traînée ?
      - Bonsoir à toi aussi, Nan’la. Contente de voir que tu vas bien.

    Elle n’aurait su déterminer ce qui avait été le plus froid, la pièce dans laquelle elles se trouvaient ? Ou le regard et la voix de l’amirale impériale ? La Jedi offrit une moue à sa sœur, levant les yeux au ciel.

      - Tu devrais me remercier, si je suis là c’est avant tout parce que ton foutu Empereur a menacé de te tuer si je venais pas.
      - Tu as toujours fait preuve d’une exagération à la hauteur de ta grandiloquence.

    Un silence de plomb s’installa entre les deux sœurs qui se contemplaient d’un air interdit. Après tant d’années, ne pouvaient-elles s’offrir que ça ? Devaient-elles forcément se voler dans les plumes ? Bien qu’il y avait de l’amour dans leur relation, il n’avait jamais été montré, ni exprimé d’une quelconque autre manière et il aurait été vain d’en chercher la cause quand l’important en était cet effet. Hayley jeta un regard vers la porte derrière laquelle Harlon venait de disparaître, la scrutant pendant un long moment. Elle n’était traversée que par une seule envie, celle de se jeter dans les bras de sa sœur, envie qu’elle se résolut à ne pas céder, avant tout pour ne pas créer d’ennuis à celle qui allait rejoindre l’Empereur.

      - Alors, euh...

    Un bref échange de regards, qui lui donna quand même la force de poursuivre quand elle perçut quelque chose dans les yeux de sa jumelle :

      - Fais attention à toi, Nan’la.

    Celle-ci ne répondit rien, arborant un air impassible qu’un bref signe de tête vint nuancer. Sans en dire plus, les deux sœurs s’étaient comprises. Hayley haussa les épaules, passant devant l’amirale impériale, sa sœur, pour rejoindre l’entrée où elle retrouva le zabrak iridonien qui lui avait confisqué ses armes lorsqu’elle avait atterrie.

      - Je récupère ça.

    Utilisant la Force, elle fit glisser ses armements de ceinture du zabrak à la sienne. Elle s’assurerait du bon état de toutes ses armes une fois éloignée de Bogden. Il était temps pour elle de retrouver son vaisseau et de quitter les lieux.
#36602
Cette manie que les gens avaient de vouloir le dernier mot quand il voulait juste sortir, et terminer les entretiens sur une phrase à méditer. Les Jedi n'étaient-ils pas garant de la réflexion intrasèque, celle-là même qui dictait de pouvoir laisser à l'autre le loisir de dispenser une enseignement ?

« En tant que maître Jedi, et fondatrice d'un Ordre apparenté, votre sagesse est sensément la plus élevée. Si l'enregistrement vous laisse imperméable, le reste du Conseil ne serait pas plus convaincu. Si vous voulez convaincre quelqu'un, donnez-là à un sénateur. Il comprendra, lui, ce que la sagesse naïve des Jedi est incapable de percer. » Gwindor Morellion avait ceci de particulier : il conversait et indiquait sur le ton de la politique, pas du vieux sage de la montagne. Comment alors serait-il exposé aux yeux de ses congénères, trop ignares pour comprendre les habiles sous-entendus ?

Le Conseil des Jedi avait eu sa chance. Raté.

Mais Maître Curwee avait encore une remarque à faire. Flatteuse, pour une fois. Même si on laissait deviner l'ironie. En guise de réponse, se retournant, il montra sa main, et un sourire lubrique. « Je pourrais vous fesser si durement que vous demanderiez grâce... deux fois. » Une marque de main rouge sur un derrière blanc, avec l'autre main aux doigts agitant le clitoris. Si elle possédait un peu de maîtrise de soi, son désir grandirait si vite qu'elle supplierait de devenir Inquisitrice juste pour ne plus se sentir coupable. Les doigts des tireurs d'élite savaient se courber de bien des façons. Si Hayley pouvait lire dans ses pensées, il espérait qu'elle ait un aperçu de son vécu : 100% de femmes satisfaites de ses prestations punitives. « Je vous enverrai une invitation directe, et agréable. Mais sachez que je suis attaché aux valeurs familiales. Votre soeur n'a jamais été en danger. »

Un Empereur qui la jouait "homme cruel" aurait fait tuer la soeur du tir d'un sniper dès son départ. Mais tout le monde partirait de là vivant. La perte d'une frère, Harlon l'avait vécu. Et si sa morale était... variable, il conservait encore quelques valeurs que l'honneur laisserait intactes. Les morts inutiles et la violence injustifiée en faisait partie. L'Empereur avait des visions de l'Empire, pas seulement un désir brut de pouvoir. Cela admettait quelques variations sur l'image du salaud qu'on se faisait de gens comme lui.

Finalement, il espéra partir dans sa navette, revenant ainsi à Yaga Minor, et méditant, pour de bon, sur la place des Jedi dans la Galaxie.

Se doutant que certains n'aimeraient aucune de ses conclusions.
Main dans la main

Mya glissait des mots venimeux, des phrases acide[…]

Et il n’y a eu de demandes particulières, de pa[…]

Bonjour, Ce n'est pas vraiment un bug, plutôt un[…]

A la mention sur la cicatrice sur son bras, la ma[…]

La quiétude de la soirée n’était troublée que par[…]

Quelques heures plus tard... Maintenant assise en[…]

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