L'Astre Tyran

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Sous contrôle Hutt depuis des millénaires, Klatooine est une planète désertique où s'élèvent d'immenses chaines de montagnes. La Guilde du commerce Klatooinienne est le principal acteur économique de la planète, grâce à son exportation du fruit Pak'Pah et des grenouilles locales, considérées comme un met délicat par les Hutts.
Gouvernement : Hutts
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La cantina était bondée. On pouvait à peine entendre la musique jouée par le groupe qui avait pris place dans un coin sombre de la salle. Les musiciens Arconien jouaient un air entrainant qui parvenait à peine à couvrir les discutions et autres sons de l’établissent. L’assemblés était composé de crapules, fuyards et autres personnes louches en tout genre. C’était peut-être le meilleur endroit pour se cacher et se fondre dans la masse. À moins d’offenser un hors la loi, personne ne s’intéressait à vous et vous pouviez garder vos affaires secrètes. Et puis ce n’est pas dans ce genre de lieux que l’on pouvait trouver les autorités locales. Surtout sur Klatooine. En bref, je n’avais pas grand chose à craindre pour l’instant. Surtout avec mon visage dissimulé par mon casque et mon sabre caché dans ma veste. Personne ne devait se douter de ma véritable identité…

Et il en était pour le mieux. Il y a déjà trois jours que Grakkus avait envoyé ses sbires me retrouver. Ils devaient se douter que j’étais encore dans l’espace Hutt. Après tout Grakkus était un des membres importants de la pègre. Il devait savoir quel vaisseau entrait ou quittait son espace. Surtout un cargo Corellien comme le mien. Je n’avais pas eu le temps de faire la moindre modification dessus en si peu de temps. Je l’avais tout juste acquis la veille. Ses chasseurs de prime devaient arpenter Klatooine pour le retrouver. Si je ne partais pas bientôt, ils finiraient par me mettre la main dessus. Mais je ne pouvais partir les mains vide. J’avais un vaisseau de contrebandier. Autant que je m’en serve.

J’avais donc été me réfugier dans la cantina pour me cacher mais également pour y dénicher un contrat. J’avais bien trop souvent usé de ce genre de repère suite à la purge Jedi. Côtoyer les malfrats de la galaxie n’était pas un grand plaisir. Mais cela m’avait apporté plus de sécurité que l’on pouvait le penser. Il existait une sorte de solidarité fragile parmi la pègre. Et puis il ne manquait pas de travail pour un transporteur comme moi. Clignant des yeux pour chasser ma migraine et les flashs lumineux dont j’étais encore atteint suite à mon séjour dans la carbonite, j’assaillais d’écouter les conversations dans la salle.

Je laissais mon oreille passer d’un groupe à une autre. J’étais à la recherche de quelque chose de simple et qui n’attirerait pas trop l’attention sur mon vaisseau. Du transport de marchandise pour m’en aller avec quelque crédit aurait été idéal. À vrai dire, ce ne fut pas très difficile de trouver un contrat. Tout le monde sur Klatooine avait quelque chose à vendre, à faire disparaître, à envoyer à ses clients, ou bien voulait quitter la planète au plus vite. La signature du contrat fut brève elle aussi. Je ne voulais pas en savoir trop : je devais livrer des marchandises à un riche acheteur à Corellia. Ce n’était pas à côté. C’était parfait.

*****


Comme convenu, je retrouverais la marchandise au statioport plus tard dans la journée. L’un des hommes avec qui j’avais conclu l’affaire m’attendait à côté de mon nouveau vaisseau. Les grosses caisses ne laissaient rien paraître de leur contenu. C’était mieux ainsi. Il n’y en avait pas moins de cinq. Mais elles rentreraient dans ma soute. Une fois les coordonnées du destinataire échangée, le vendeur s’en alla. Me laissant seul avec le chargement… Évidemment… C’était un Lasat me dépassant d’au moins deux têtes et pesant trois fois mon poids, mais c’était à moi de tout faire…

Je m’attelais donc à la tâche, à main nue… Je connaissais encore trop mal mon vaisseau et je n’avais pas trouvé d’outils à même de m’aider. User de la force aurait été génial. Mais depuis que j’étais sorti de la carbonite, j’arrivais tout juste à faire voler jusqu’à moi mon sabre laser. Alors une caisse de ce poids là… C’était impossible. Il y avait quelque chose de brisé. Même la médiation… Ce n’était plus la même chose. Je ne ressentais plus le monde autour de moi, comme si la force elle-même refusait de me laisser entrer. J’étais plus seul que jamais… Mais je devais continuer la tête haute. Je devais bien ça à mon maître… Enfin… Mon ancien maître.

Une par une, je portais les caisses dans la soute, prenant soin de ne pas les abîmer. Une par une, m’aidant comme je le pouvais de la force pour alléger leur poids. Si la plupart de mes pouvoirs ne fonctionnaient pas, ils étaient encore une partie de moi. C’était un peu comme lorsque vous oubliez un mot. Vous savez que vous le connaissez, que vous l’avez déjà utilisé, que vous le comprenez et le maîtrisez. Et pourtant… Vous êtes incapable de vous en souvenir. C’est frustrant n’est ce pas ?

Quoi qu’il en soit, j’avais fini par porter les quatre premières caisses. Il ne me restait plus que l’une d’elle. La journée avait bien avancé et il ne fallait pas que je continue d’attendre dans cette astroport. Plus qu’une caisse… Ce n’était pas insurmontable. Mais j’avais trop chaud. Retirer mon casque était sans danger… Il n’y avait pas tant de monde que ça sur l’astroport. Enfin ! Mon casque en main, je pouvais de nouveau respirer. Je le posais sur la caisse et usais de mon don de télékinésie pour m’aider à soulever le contenant. Un dernier effort et ce serait bientôt rangé avec les autres.
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« Ne me la fait pas, je sais qu’il est dans le coin. »

« Il n’y ait pas, et même si c’était le cas, il ne voudrait pas te voir. Vous avez foutu un bon gros bordel la dernière fois. Gan’or a été buté, retrouvé totalement dépecé que ça en a tout retourné le gosier du conseil. Et pour donner des hauts le cœur à un hutt, crois-moi, il faut y aller. »

Helera but une gorgée, dos au comptoir, assise jambe croisée sur le siège sans bord. Elle jeta quelques regards dans la salle. Des mécaniciens, pour la plupart, attelé à réparer des speeders. Pour la plupart aidé par des pinces robotiques, ils supervisaient les opérations et pour les opérations les plus délicates, n’hésitaient pas à mettre les mains dans l’huile. Des étincelles surgissaient quand une disqueuse rentrait en action ou de la vapeur s’échappait à l’approche des décapeurs thermiques. Son interlocuteur, lui, était derrière le comptoir et nettoyait des pièces, les lubrifiaient et les posaient à la suite, afin d’en faire une longue rangé.

« Je ne veux rien lui faire, juste lui parler. »

« Lui parler ? A coup de blaster ? »

« Non, à coup de services. J’ai besoin de savoir ce qu’il s’est passé dans le secteur Sullustéen, il y a un mois. Il y a eu une attaque et je veux être rencardé sur les auteurs. »

L’autre hoqueta de rire et plaça une rondelle de métal devant ses yeux. Jugeant sa propreté suffisante, il la plaça avec les autres.

« Et tu crois que vous êtes assez bons amis pour vous rendre ce service ? »

« Je crois qu’avoir l’opportunité de demander un service à l’ancienne cheffe des Grises est un prix somme toute acceptable. »

Il haussa les épaules, toujours pas convaincu.

« Si tu me rends ce service, tu auras aussi ta part. Un garage flambant neuf. »

« Pour me le faire piller tout de suite après ? »

La reine grogna et termina son verre. Elle garda son regard bleuté sur les mécaniciens et leurs manœuvres, ayant toujours eu beaucoup d’admiration pour la technologie. Elle-même mécanicienne sur Kuat dans une époque lointaine, elle en gardait toujours beaucoup d’admirations. Assembler des pièces n’était pas le seul plaisir. C’était surtout comprendre le fonctionnement, améliorer toujours plus loin et créer des équipements ou véhicules uniques. Une époque révolue. Elle fronça les sourcils quand un des mécaniciens s’arrêta dans son travail et observa une zone hors de son champ de vision. Il sembla que les autres s’arrêtèrent aussi et une discussion débuta.

« Tu attendais quelqu’un ? »

« Hm ? Non. Pas impossible que ce soit pour toi. »

Et effectivement, le mécanicien se retourna vers elle et la pointa du doigt. Des hommes armés firent leur apparition au pas de course.

« Mince, je te laisse. Si tu m’as vendue, je reviendrai pour te botter le train. Merci pour le chocolat ! »

Helera sauta de sa chaise et avança accroupie le long de la vitre qui la séparait des nouveaux venus. Elle continua et se déroba par la porte principal, ajusta sa capuche et mit les mains dans les poches de sa veste. Elle entendit derrière elle la même porte qui claqua, suivit d’un hurlement :

« Là, elle est là ! »

Ni une ni deux, elle prit les jambes à son cou, suivit de près par les décharges ioniques. La capturer ? Vraiment, ils ne manquaient pas d’air. La rue était presque déserte et déjà les passants, habitués à ce genre d’incartade, se collèrent au mur. Aussi cela permit aux tireurs d’avoir tout le loisir pour bien viser. Fichtre. Elle accéléra encore la cadence, utilisant la Force pour améliorer sa vitesse. Helera s’engouffra dans une ruelle adjacente et ralentie petit à petit. Mais un des assaillants surgit en face d’elle et commença à vider sa batterie. Elle sauta, prit appuie sur un mur, un deuxième, s’éleva et dépassa l’adversaire. Suite à cela, elle continua vers l’astroport. Les soldats la rejoignirent parmi la foule, n’hésitant pas à bousculer et frapper au besoin. Certains d’entre eux n’étaient ni plus ni moins que des Gamoréens ou autres aliens toujours trop grands. Quelques foulées supplémentaires, et elle pénétra dans un hangar au hasard. De nouveaux, des tirs derrière elle. La reine se jeta sur le côté, tandis que les traits bleutés continuaient d’affluer. Elle termina en verrouillant la porte et en un unique coup de sabre, bloqua l’accès. Haletant et en sueur, la reine s’adossa contre le mur et se laissa tomber. Alors enfin elle put juger l’intérieur, un homme qui faisait léviter des caisses vers son vaisseau. Qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ?
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Allez, un dernier petit effort… Portant la dernière caisse à bout de bras, utilisant la force pour la maintenir en équilibre et limiter son poids, j’étais à mi-parcours sur la rampe de mon cargo. Une goutte de sueur coula dans mon oeil, m’obligeant à m’arrêter. D’une main j’essuyais mon front et de l’autre je maintenais tant bien que mal le conteneur en l’air. Heureusement que j’étais seul dans cette zone du statioport. Je ne me serais jamais servi de la Force en présence d’une quelconque autre personne. Je soufflais un bon coup, reprenais ma respiration et repartait. Mais un intrus perturba le calme du hangar jusqu’alors silencieux.

Elle entra en trombe par l’ouverture béante et se précipita vers les commandes de la porte. Tout arriva tellement vite que je ne réagis pas assez rapidement. Si seulement mon lien avec la force n’avait pas été endommagé, j’aurais pu pressentir ce genre de chose. À la place, je ne l’avais ni senti entrer dans le hangar ni senti les problèmes qu’elle amenait avec elle. Il y eu un premier tir de blaster puis un second, ils étaient suffisamment éloignés de moi pour que je n’ai rien à craindre. Ils étaient destinés à l’intruse. Sans attendre, elle verrouilla la grande porte. On pouvait encore entendre les rayons la frapper depuis l’autre côté.

« Il faut trouver une autre entrée ! Faites le tour ! Vite ! »

Évidemment… Ça aurait été trop demandé un peu de calme ?! Je sortais tout juste de la carbonite, la seule chose encore à peu près intact chez moi était ma maîtrise du combat au sabre laser. Tout le reste était endommagé. Mon corps était couvert de brûlure dû à ma congélation au carbone, les blessures de mon combat contre l’inquisitrice étaient tout juste cicatrisée, mon esprit était en vrac et je n’arrivais plus à m’ouvrir à la Force. Pour un Padawan qui aurait dû devenir un Chevalier, je faisais honte à voir. Comme si cela ne suffisait pas, j’étais recherché par les Hutts sur leur territoire que j’essayais désespérément de fuir. Et voilà que cette femme débarque, amenant avec elle une horde de… De quoi ? Je n’en savais rien. Des gardes ? Des stormtroopers ? Des mercenaires ? Peu importe. Ils avaient des blasters et c’était suffisant pour que je mette les voiles au plus vite.

Sans compter qu’elle m’avait vu. Maintenant assise, adossée au mur du hangar, reprenant son souffle, je pouvais sentir son regard posé sur moi. Moi, qui faisais à moitié léviter une caisse lourde d’une bonne dizaine de kilo dans l’air. Pour quelqu’un qui voulait se faire discret et surtout ne pas révéler sa nature de Jedi, c’était réussi… Elle était suffisamment du vaisseau, peut-être avait elle mal vu. Et puis elle ne savait peut-être même pas ce qu’était un Jedi. J’ignorais moi-même si les Jedi étaient monnaie courante aujourd’hui. J’avais entendu dire que le temple avait été reconstruit, mais quel était leur statut… J’en avais aucune idée. Faire comme si de rien était, était la meilleure des solutions. L’ignorer et partir au plus vite aussi.

Mais avec moi, rien ne se passait jamais comme je l’espérais. Le hangar possédait deux étages. Le premier était le plus grand, pour les vaisseaux. Le deuxième était un couloir faisait le tour de la salle et permettant d’avoir une vue en hauteur sur les vaisseaux. Pratique pour les petites réparations, le nettoyage et autre entretien. Mais cet étage, ou plutôt ces plateformes possédaient des portes donnant directement sur l’extérieur. Ses poursuivants ne tardèrent pas à en trouver une ouverte.

« Attention ! »

Ce fut un réflexe de ma part, j’avais vu un homme entrer et viser avec son fusil. La tenant en joue, il était prêt à tirer. Je ne la connaissais pas, mais je ne pouvais pas rester sans rien faire face à ce genre d’événement. Ma formation Jedi ressortait sûrement un peu trop. Peut-être était elle coupable des pires atrocités, je ne pouvais la laisser se faire avoir ainsi. Personne ne méritait d’être abattu aussi lâchement. Usant de la force, j’utilisais tout ce qui me restait de pouvoir pour projeter l’homme dans les airs. Le résultat fut plus que décevant, mais étonnamment couronné de réussite. Ma projection de force fit vibrer la plateforme, déstabilisant l’homme qui tira à côté de la femme, mais surtout bascula et s’écrasa au sol dans un bruit sourd sans avoir le temps de prévenir ses alliés. Ça allait tirer dans tous les sens s'ils parvenaient tous à entrer. Je n’avais fait que gagner un peu de temps. Il n’y avait pas des centaines de solutions. Il fallait que je me cache, et elle aussi. Bon sang !

« Venez ! Vite, dans mon vaisseau, vous pourrez vous cacher ! »

C’était la meilleure des solutions et pourtant l’une des plus dangereuses. Mais je ne voulais pas être impliqué dans une fusillade. Il y avait d’autres vaisseaux dans le hangar. Ils mettraient du temps à nous trouver. Le mieux était sûrement d’attendre qu’ils ouvrent la grande porte eux même pour que je puisse partir. Fichu hangar avec toit... Poussant la caisse avec toute mes forces pour la faire entrer dans mon cargo. Dès que la femme fut entrée, je verrouillais la passerelle. Je m’asseyais sur ma cargaison. À bout de souffle. Je n’avais pas utilisé la Force cette fois. Je pouvais peut-être encore sauver la face.

« On va… On va attendre un peu… Ils ne nous trouverons pas tout de suite. Dès que ça se calme, personnellement, je m’en vais… Vous, comme vous voulez. Je ne sais pas quel est votre histoire avec ces hommes et à vrai dire, je ne veux rien savoir. Je m’appelle Dashel au fait. »
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De mieux en mieux. D’abord traquée à travers la ville, évitant de justesse les gardes et les tirs de blaster, la voilà tomber dans le hangar d’un Jedi, ou pire. Situation cocasse pour une journée pleine de rebondissements. La reine reprit ses esprits quelques instants seulement, car déjà son sens du danger s’excita. Là-haut, un assaillant se présenta et la visa. Etait-ce la fin ? Non, car le sensitif intervint et fit basculer la plateforme, l’homme avec elle. Helera et jura et se releva d’un bond vers le sinistré. Main tendue vers l’avant, elle ralentit sa chute et le rattrapa au dernier moment avec une glissade sur un genou. Sonné, décontenancé il regardait tout autour de lui ne sachant plus où était le haut du bas.

« Désolé, rien de personnel. Dormez. »

Et il sombra dans les limbes. Helera le reposa doucement sur le sol quand elle fut heller par l’homme aux caisses.

« Nous cacher ? Il n’y a pas trente-six vaisseaux dans le hangar, c’est vraiment la pire des cachettes ! »

Arrivants dans le hangar, les mercenaires ne trouveraient rien d’autres que le vieux taco trônant fièrement en son centre. Les autres vaisseaux à côté ne serviraient qu’à les ralentir, tout au plus. Alors deux solutions, ou bien ils voulaient sa peau pour la revendre et toucher une prime. Auquel cas ils chercheront à entrer. Ou bien sa tête séparée de son corps suffisait, et ils feraient sauter le cargo de l’extérieur. Helera ne trouva pas tout de suite un autre choix que d’entrer dans le vaisseau, remonta directement dans l’anneau central sans demander son reste. Ce n’était pas son vaisseau, mais elle en avait assez vu pour repérer les sas vers le cockpit. Elle évita son détenteur pour le moment et se posa devant la vitre en transparacier, observant l’extérieur avec attention.

« Dès que ça se calme, il faut effectivement vous en allez. Enchantée Dashel, appelez-moi … »

Elle réfléchit quelques instants. Donner son nom, c’était vraiment la dernière des bonnes idées de la journée. Pour sa sécurité à elle, mais surtout à lui. Alors l’ensemble de ses titres lui revint en tête et c’est finalement le plus vieux qu’elle choisit. C’était sûrement aussi le plus nanars, héritage d’une période d’immaturité.

« L’on m’appelait à l’époque dernière ombre. Tenez-vous en à cela, c’est mieux pour le moment. »

Elle n’avait pas décroché la visière de son regard et l’extérieur auquel on essayait probablement de forcer les portes. Tout n’était qu’une question de temps. Mais un temps qui serait plus tardif que l’instant présent, se faisant. Elle se retourna vers l’homme.

« Merci de m’avoir porté secours. Mais je crains que votre visage ne soit désormais marqué dans le système. Le hangar est plein de caméras. Egalement, utiliser la Force dans ce genre d’endroit est la dernière des bonnes idées et qui plus est tenter de tuer un homme. »

Cinq minutes et déjà les sermons. Ce simple constat obligea la reine à étirer un long sourire. Oui, elle était comme cela, donneuse de leçons. Mais jamais elle ne demandait ce qu’elle ne faisait pas elle-même, c’était une priorité. Quant à discourir sur le bien et le mal, ce n’était sûrement pas le bon moment. Elle termina :

« Ne vous battez pas pour moi, ne tuez pas et surtout, rendez-vous au temple Jedi. Ils sauront vous aider sur vos aptitudes. Je dis cela dans votre intérêt. »

C’était sa raison de vivre, protéger les autres, contre le même mais surtout contre eux-mêmes. Si le sensitif n’était pas cadré, surtout avec l’utilisation qu’il faisait de la Force, c’était l’allée simple pour le côté obscure. Tout cela ne faciliterait pas les relations avec sa nouvelle connaissance, pour sûr. Mettre les autres en danger, cela n’avait jamais été dans ses objectifs de la journée.
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La pire des cachettes ? Avait-elle autre chose à proposer ? Ce n’était pas idéal, mais il fallait faire avec ce qu’on avait sous la main. Mon vaisseau était un bon endroit pour plusieurs raisons : ils ne le fouilleraient probablement pas en premier ; ils mettraient du temps à entrer ; c’était un vaisseau de contrebandier avec d’innombrable cachette ; nous avions l’avantage de la surprise. Au moins nous y serions à l’abri un instant. Enfin, je l’espérais. D’autant plus que je n’étais pas sûr d’être en sécurité avec elle dans mon propre vaisseau. Qui était-elle ? Je n’avais pas rêvé, elle avait bien utilisé la Force… J’en étais sûr.

L’homme que j’avais fait tombé via la Force, elle l’avait sauvé… Mon intention n’avait jamais été de le tuer, bien évidemment. Si seulement j’avais mieux maîtrisé mes pouvoirs… Il fallait que je sois plus prudent. Elle en revanche semblait maîtriser la Force. L’homme était tombé au ralenti, retenu par la seule volonté de la femme. C’était sur, je l’avais vu. Qui était-elle ? C’était trop tôt pour me retrouver face à un sensitif… Je sortais tout juste de la carbonite. Je réapprenais tout juste à me resservir de mes dons… Elle me mettait en danger… Si elle était une inquisitrice… Après tout, ce n’est pas parce que l’ordre Jedi avait réapparu qu’il n’existait plus… Non ! Elle avait voulu sauver l’homme même qui l’avait attaqué. Depuis cette hauteur, il aurait probablement eu quelques os brisés, il n’en serait probablement pas mort, mais elle l’avait quand même sauvé. Elle ne pouvait pas être une adepte du côté obscure…

Je devais rester sur mes gardes. Je pourrais en apprendre plus. Il était temps que je la rejoigne dans le cockpit. Elle trouva le chemin seule, sans demander quoi que ce soit. Je n’allais pas le lui reprocher. Après tout, je n’avais pas vraiment demandé la permission de monter à bord de ce cargo la première fois. La sensitive fixait l’extérieur du vaisseau, attendant certainement que ses assaillants ne débarquent. Elle m’accorda à peine un regard en me donnant son nom.

« Ombre. »

Un nom plus qu’énigmatique. Et bien loin d’être rassurant. Finalement, elle se tourna vers moi. Ses remerciements étaient là pour la forme. Le fond reposait sur des reproches et directives. Comme si je ne le savais pas… Mais que fallait-il que je fasse ? Comment aurais-je pu savoir qu’elle maîtrisait la Force ? Je me serais bien passé de m’en servir. J’avais déjà suffisamment de problème comme ça. Il fallait vraiment que je parte au plus tôt. Les Hutts ne tarderaient pas à me retrouver maintenant. Ca m’apprendra à retirer mon masque et être imprudent.

« Je n’ai pas cherché à le tuer. C’était… Un accident… »

Mais qu’est-ce que cela pouvait faire ? La réalité, c’était que j’aurais pu le tuer. Et cela pourrait recommencer si je ne maîtrisais pas mieux la Force. Les faits ne mentaient pas, j’étais dangereux en l’état. Mais aller au temple Jedi comme elle le proposait, ça jamais. Il était trop tôt.

« Hors de question que je me rende au temple. »

J’avais répondu une peu trop froidement. Conscient de mon comportement, je détournais enfin mon regard du sien et me dirigeais vers la paroi transparente du cockpit pour observer le hangar. Le temple Jedi… Peut-être plus tard. Mais pas avant que je fasse le point et le calme. Au final, j’avais eu de la chance, elle était très certainement un membre de l’ordre pour me faire une telle proposition…

« Je suis désolé… » Je n’avais pas voulu réagir ainsi. « Je ne peux pas aller au temple pour l’instant. Quand bien même cela pourrait m’aider, c’est trop tôt. » Le hangar était toujours verrouillé… Atteindre les commandes d’ouverture était trop risqué. Nous étions encore pris au piège pour un bon bout de temps. Il fallait attendre. Mais ils ne tarderaient pas à nous trouver. « Est ce que vous avez un plan ? Ces hommes, ils n’ont pas l’air prêt à négocier… Je n’ai pas envie de me faire capturer, ni envie de mourir. Si je suis marqué comme vous le dites, je n’ai pas d’autre choix que de vous aider pour m’en sortir. Je peux me rendre utile. Alors, qu’est ce que vous en dites ? Je ferais ce que vous voulez, en échange vous m’aidez à quitter cette planète. Je vous déposerez où vous voulez au passage. Marché conclu Jedi ? » Il lui tendit la main pour conclure leur contrat.
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Un accident conduisait parfois dans la pire des situations. C’était une justification pour ne pas avoir à affronter la réalité de son acte. Il n’y avait d’accident que l’évènement aléatoire produit par des forces que rien ne régissait. Le Big bang était un accident. La chute d’un mercenaire ne l’était pas, quelle que soit la raison pour laquelle on l’y avait aidé. Helera le regardait sans une once d’amabilité, comme s’il était l’élève dans cette situation, qu’il fallait réprimander. Déformation professionnelle de sa vocation d’antan. Ledit élève refusa en plus le conseil prodigué de rejoindre l’ordre Jedi. Ce n’était jamais facile de faire le premier pas, mais les bénéfices y étaient toujours significatifs. Assise au fond de son siège, elle croisa les bras et les jambes, presque en même temps.

« Trop tôt peut-être, mais considérez cela avant qu’il ne soit trop tard. »

Pour le reste, avait-elle un plan ? Absolument pas. Improviser au fur et à mesure, c’était ce qu’elle faisait de mieux. Un regard vers la porte du hangar pour apercevoir les lasers attaquer la porte par quelques émulsions de métal de leur côté. D’ici quelques minutes, le hangar serait investi par tout une troupe de mercenaires prêts à en découvre. En fait, il n’y avait pas des milliers de solutions. Elle commença par étirer un sourire et planta son regard sur lui.

« Je n’ai pas la chance de porter le titre de Jedi, Dashel. Est-ce que vous avez des menottes dans votre vaisseau ? »

De nouveau, elle étira un grand sourire et se leva.

« En fait, on va faire plutôt simplement. Vous m’accrochez les mains dans le dos et vous leur direz que vous m’avez capturée. Que j’ai mis le bazar dans votre vaisseau et que vous ne voulez plus me voir dans les parages. Il faudra vous montrer convaincant. »

Elle fouilla sans honte dans le cockpit quelques objets qui puissent lui servir. N’hésitant pas à tout soulever, ouvrir les compartiments ou pousser des stockages. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur ce qu’elle cherchait. Une clé à laine électrique.

« De plus, il faudra prouver qu’il y a eu lutte. Vous devez me frapper avec ça. Au visage si possible, que cela se voit. Ils savent que je ne suis pas aisée à capturer alors il faut leur prouver que vous m’avez eu. N’ayez pas peur, je suis solide. »

Si le sensitif claquait une durite à ce moment-là, il pourrait la tuer sur le chemin. Méfiance tout de même de ne pas se prendre un coup trop violent. Après tout, elle ne le connaissait que depuis cinq minutes et ne cherchait qu’à lui sauver la mise. Du reste, elle ne le reverrait sans doute jamais. La porte claqua à ce moment-là dans un nuage de fumée, véhiculant une odeur de métal rouillé et surtout carbonisé. Les soldats vomirent par l’embouchure et se déversèrent armes levées dans le hangar, pointant leurs fusils dans toutes les directions. Helera le pressa et prit la main de Dashel, dans laquelle elle déposa l’outil qui lui servirait à marquer les preuves.

« C’est le moment, vous n’avez plus beaucoup de temps. Frappez-moi et attachez moi. »
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« Ombre. »

« Je n’ai pas cherché à le tuer. C’était… Un accident… »


Le considérer ? Je ne faisais que ça. Cela occupait la plus grande partie de mes pensées. Entre mon lien avec la Force affaibli, mon apprentissage inachevé, ma fuite de l’espace Hutt et les séquelles de mon passage dans la carbonite, aller au temple aurait été plus que justifié. Mais je ne le pouvais tout simplement pas. Pas après ce que j’avais vu et vécu. Mais je n’étais pas dupe… Ça ne pourrait pas durer éternellement. J’allais m’essouffler, finir par me blesser ou blesser quelqu’un. Mais pour l’instant je devais continuer mon chemin. Trouver une endroit plus calme, à l’abri, et aviser.

« Je n’ai pas la chance de porter le titre de Jedi, Dashel. »

Qu’était elle alors ? J’étais sur de l’avoir ressenti et vu. Elle avait utilisé la Force. Ce n’était certainement pas un Sith. Elle ne m’aurait jamais réprimandée pour avoir failli tuer quelqu’un. Et elle aurait probablement refuser de me suivre, attendant que les troupes ne parviennent à rentrer dans le hangar pour les tuer un par un. Ca aurait été plus proche du comportement d’un Sith. Elle n’appartenait peut être à aucun Ordre… Ça n’aurait pas été improbable. J’avais eu l’occasion d’en rencontrer ou d’en entendre parlé. Même si cela avait pu être assez rare, il semblait logique qu’il y ait de plus en plus d’initié solitaire et voyageant seul à travers l’univers. Un peu comme moi. Elle reconnaissait néanmoins les bienfaits du temple Jedi. Elle en avait peut être été un avant.

« Est-ce que vous avez des menottes dans votre vaisseau ? »

« Des menottes ? »

« En fait, on va faire plutôt simplement. Vous m’accrochez les mains dans le dos et vous leur direz que vous m’avez capturée. Que j’ai mis le bazar dans votre vaisseau et que vous ne voulez plus me voir dans les parages. Il faudra vous montrer convaincant. »

La livrer ? Cela me permettrait peut être de m’en sortir oui… Mais que lui arriverait il ? Ça n’avait pas de sens de se laisser attraper. Elle devait avoir une idée derrière la tête. Ou improvisait elle ? Non impossible… Personne n’accepterait de se laisser capturer de la sorte pour un inconnu. Je devais lui faire confiance. Elle avait forcement une idée derrière la tête. Forcément. Je me dirigeais vers une étagère du cockpit et y cherché les liens dont elle avait parlé. Quand je revenais vers elle, elle tenait dans ses mains une clé à laine.

« De plus, il faudra prouver qu’il y a eu lutte. Vous devez me frapper avec ça. Au visage si possible, que cela se voit. Ils savent que je ne suis pas aisée à capturer alors il faut leur prouver que vous m’avez eu. N’ayez pas peur, je suis solide. »

« Quoi ? Pas question que… »

Elle se saisit de ma main et y déposa ferment l’objet métallique. Il était lourd et ferait des dégâts. Je souhaitais protester. Mais son regard ne laissait pas de place à la négociation. J’allais devoir le faire… Et je n’avais plus de temps pour y réfléchir. L’entrée principale du hangar explosa et laissa passer les mercenaires à sa recherche.

« C’est le moment, vous n’avez plus beaucoup de temps. Frappez-moi et attachez moi. »

Un dernier coup d’oeil à l’arme… Bon… J’avais plus vraiment le choix de toute façon. Je levais mon bras, tenant fermentant ce qui me servait d’arme. Il ne fallait pas que je frappe trop fort. J’avais besoin qu’elle garde ses esprits pour la suite de son plan. Quel qu’il soit. Le coup fut rapide, précis, ne cassant pas les os, mais puissant malgré tout. Il était plus difficile qu’on ne le pensait de frapper pour laisser une marque sans blesser pour autant. Malheureusement, elle n’aurait pas le temps de calmer sa douleur si besoin. Je lui passais les menottes rapidement, les hommes la cherchaient déjà. La guidant, je l’amenais à la porte du vaisseau.

« J’espère que vous avez un plan solide. Je vous suis. Si jamais ça tourne mal, je vous libère. Mais pas question que je les laisse vous emporter juste pour me sauver la mise. » Sur ces mots j’activais l’ouverture du vaisseau. « Ne tirez pas. Je ne suis pas armé. »

J’avais parlé bien fort. Je me doutais que dès que le sas s’était ouvert, les blasters s’étaient tournés vers nous. Je n’avais pas vraiment envie d’être tué à peine un pas fait dehors. Nous descendions du Hermes, elle les mains attachées dans le dos, moi la tenant fermement, exagérant mes gestes en la poussant hors du vaisseau.

« C’est elle que vous cherchez ? Elle a essayait de se cacher dans mon vaisseau. » Toute les armes étaient pointées sur nous. « Ok… Vous allez tous restez silencieux comme ça ? Baissez vos armes. Je ne veux pas d’ennui… Je vous la laisse et je m’en vais. »

Je la poussais, la forçant à se mettre à genoux. J’espère qu’ils avaient cru mon baratin. Je n’étais pas prêt de la laisser se faire capturer ainsi. Quel que soit la suite de son plan, j’étais prêt.
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Heureusement pour eux, Dashel obtempéra et arma son bras. Helera détourna le regard, pour éviter d’atteindre sa concentration. Il restait toujours plus facile de frapper un ennemi désarmé s’il ne fixait pas son agresseur. La reine ne ferma pas les yeux et encaissa le coup, traduisait le choc par un léger gloussement de mécontentement. Elle eut un flash devant les yeux, l’aveuglant quelques secondes. Sa tête la lança dans un deuxième temps, la désorientant quelque peu. Elle ne réagit pas quand il lui passa les menottes dans le dos, attachant solidement ses bras l’un à l’autre. Ses esprits revinrent dès qu’ils furent à la porte et que la rampe d’atterrissage laissa passer les raies de lumières extérieurs, accompagné de la poussière qui lui piquèrent les yeux. Avant que les soldats ne viennent les entourer, elle lui laissa un dernier commentaire :

« N’intervenez pas et fuyez. »

Ce n’était pas son combat et elle ne pouvait pas le protéger tout en se maintenant en vie. Alors à choisir, elle préférait qu’il quitte cette planète et qu’il l’oublie définitivement. Abnégation ? Non, logique imparable de la reine. Les mercenaires pointèrent leurs armes dans leur direction, prêts à tirer sans sommation au moindre geste de leur part. Le sensitif termina en la poussant en avant, et elle fit exprès de trébucher, dégringolant de la rampe pour s’arrêter à leurs pieds. Les armes se braquèrent sur elle, du moins en partie. Un homme se dégagea de la troupe et lança à Dashel :

« Tu l’as chopé sans arme ? Bravo mon gars, faut dire que ce morceau a fait de gros dégâts dans le coin. Visiblement, le goût de la défaite la rendue plus faible et moins vigilante, hein ? »

Il ponctua sa tirade en envoyant sa ranger dans le ventre de la sensitive qui se recroquevilla sous l’impact. Elle cracha sur le sol mais resta là, sans broncher. Il s’agenouilla à son niveau et lui attrapa l’arrière de la tête, tirant ses cheveux pour la placer à son niveau.

« Tu as provoqué pas mal de remous depuis la mort de Gan’or. Les Hutts ne sont pas contents. On ne demande même plus de te récupérer vivante, désormais. Alors tu imagines bien que tu vas passer tes dernières heures dans la souffrance. »

« Va te faire voir. »

Il la récompensa d’un coup de poing dans la mâchoire, la faisant heurter de nouveau le sol poussiéreux. Puis vers Dashel :

« Merci pour ce coup de main. Je suis sûr que Lassim sera prêt à te récompenser pour sa capture, accidentelle ou non. Si t’as besoin d’un truc, c’est le moment mon gars. Mais ne sois pas trop gourmand. Les gars, on l’emmène. »

Sur ces mots, deux soldats accrochèrent le cou de la reine avec un collier, relié à une longue chaine qui se terminait dans la main du responsable. Les soldats la remirent debout, la forçant à tenir sur ses jambes. Elle cracha du sang à terre et refusa d’avancer quand on le lui ordonna.

« On a tout prévu. Tes pouvoirs te sont d’aucune utilités, car si je te vois bouger, si tu n’obéis pas à mes ordres… »

Il appuya sur le bouton dans sa main, qui activa une décharge jusque dans son cou. Elle retomba à genoux, convulsa, tétanisée sous le choc de l’électricité qui parcourait son corps. Les dents serrées, les yeux vers le ciel, elle ne pouvait absolument rien faire que subir la décharge. Respirer y compris. Quand il jugea qu’elle avait suffisamment compris la leçon, il relâcha son pouce et étira un grand sourire. Enfin, il tira vers la chaine pour la forcer à avancer de nouveau, et cette fois, ne ronchonna-t-elle pas. Ils quittèrent le hangar, et la reine avant de disparaître, jeta un dernier regard vers Dashel, clignant d’un œil dans sa direction.
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« Hors de question que je me rende au temple. »


Non… Comment aurais je pu ? Pour l’heure, tout ce que je désirais c’était rester loin des conflits. Mais comment pouvais les laisser l’embarquer. Pour pouvoir fuir ? Parce que je ne la connaissais pas ? Par ce qui importait c’était moi ? Non. Je n’avais jamais pensé ainsi. Ce n’est pas ce qui nous était enseigné au temple Jedi. Hors de question que je la laisse se rendre à une mort certaine.

Mes muscles se contractèrent quand il envoya son pied dans les côtes de Ombre qui était au sol. Ce n’était pas une façon de traiter une personne attachée et au sol. Il ne connaissait rien de l’honneur. Je fis appel à toute ma concentration pour ne pas intervenir. Avec tout ces blasters pointés sur nous ce n’était pas le bon moment. J’allais patienter, le poing serré en attendant le moment opportun pour intervenir.

« On ne demande même plus de te récupérer vivante, désormais. »

Aucune chance que je l’abandonne dans ces conditions. Je ne la connaissais pas. Mais du peu que j’avais vu elle méritait de finir autrement que sous la botte de ce mercenaire. A chaque coup qu’il donnait, mon poing serrait un peu plus. Patience… Il aurait son compte.

« Merci pour ce coup de main. Je suis sûr que Lassim sera prêt à te récompenser pour sa capture, accidentelle ou non. Si t’as besoin d’un truc, c’est le moment mon gars. Mais ne sois pas trop gourmand. Les gars, on l’emmène. »

Hors de question que je rencontre ce Lassim. Ces hommes étaient proches de Hutts. Je devais les fuir à tout prix. Si l’un d’eux me reconnaissait j’étais fini. Et si je rencontrais les chasseur de prime de Grakkus je n’étais pas sur de réussir à leur échapper à nouveau. Je restais silencieux observant la brute tourmentait Ombre.

S’en était trop. La laisser partir c’était la livrer à une mort quasi certaine. Peut être aurait)elle pu s’en sortir mais rien ne le prouvait. Qu’aurais pensé mon Maître si je la laissais entre leur main. Il me restait encore quelques atouts dans la manche. Faisant appel à la Force, me concentrant et faisant le vide, je projetais ma conscience autour de moi. C’était difficile. Surtout avec ma maitrise affaibli. Mais si je pouvais au moins faire passer des images, un message, ce serait suffisant. Il me suffisait de trouver la présence de la jeune femme. Tout ce que je voulais lui faire savoir c’est qu’elle devait se tenir prête. Je ne comptais pas la laisser être livrée. Mais je doutais qu’elle me comprenne. Surtout avec ce collier lui infligeant des électrochocs. Mais je devais encore attendre. Faisant de mon mieux pour rester calme et la contacter. Au moment où il s’en allèrent, je décidais d’interpeler le mercenaire.

« Je vous suis alors. Je ne suis pas pressé de toute façon. Une récompense ça ne se refuse jamais. »

« Eh bas, il sait parler finalement… »

Je les suivait en silence me rapprochant de la jeune femme. J’essayais encore de la contacter par Télépathie. Peut être pouvait elle me comprendre maintenant.

*Préparez vous.*

« Dis donc toi… » Le mercenaire qui marchait à côté de moi me regardait bizarrement. Que me voulait-il celui là. « Ta tête me dit vraiment quelque chose… Tu viens d’où ? »

Et merde. Si il me reconnaissait ça allait mal tourné plus vite que prévu.

« De Lorrd. Pourquoi ? Ça m’étonnerais qu’on se soit déjà rencontré. »

« Si… Je suis sur d’avoir déjà vu ta tête quelque part… Mais où ? »

La lueur que je vis briller dans ses yeux ne laissa pas de place au doute. Il m’avait reconnu. Il s’arrêta de marcher, moi aussi. On se faisait face, silencieux. Attendant chacun de savoir ce que ferait l’autre. Il fit le premier pas, posant la main sur son pistolaser. Instinctivement je l’empêchais de le tirer de son holster, tenant fermement son bras.

« Pas de mouvement brusque. Compris ? »

« CHEF ! UN JEDI ! »

Il avait crié fort. Tout le monde s’était retourné vers nous. Je voyais déjà des blasters prêt à tirer. Je n’avais plus le choix. Plongeant la main dans la poche secrète de ma veste, j’en tirais mon arme de Jedi. La lame verte se déploya faisant vibrer l’air. Usant de la forme un, je désarmais l’homme qui m’avait pris à parti mais les rayons filaient déjà vers moi. Je déployais un bouclier pour me protéger. Ca m’avait sauvé mais c’était trop peu efficace. Certain coup passait et je devais les dévier à l’aide de mon sabre. Un coup toucha même mon épaule. Je devais faire abnégation de la douleur. Roulant au sol, j’évitais les tirs et me rapprochait de Ombre. Mon premier coup de sabre trancha ses menottes, le second son collier. Je priais pour qu’elle ait un sabre sur elle et qu’elle le manie mieux que moi. Elle n’était plus juste celle que je souhaitais aider, j’espérais qu’elle puisse me sauver. Si les Hutts me trouvaient, je ne ferais pas long feu moi non plus.

Utilisation de la Force

Pouvoirs :
  • Télépathie [connu]
  • Bouclier [connu]
Forme :
  • Shii Cho [connu]
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Les suivre ? Helera se retourna vivement vers lui. Mais on tira sur le collier et elle faillit perdre l’équilibre. Que faisait donc ce fou derrière eux ? Tous ces efforts pour rien. Il se mettait en danger à les suivre de cette manière et serait bien obligé de se dévoiler à un moment ou à un autre. Helera marmonna quelques paroles.

« La ferme. »

Elle releva la tête rapidement, perçant la barrière formée par ses cheveux rebelles d’albâtres. Elle lança derrière ses yeux bleus un regard perçant à l’homme de tête, grinçant des dents en silence. Seul le Jedi et un autre mercenaire discutaient entre eux, troublant la procession à travers la ville. Elle était menée à travers la ville, exhibée sous le regard de quelques badauds, preuve et signe que la rébellion n’était pas permise dans cette ville. Que tous devaient leur droit de vivre à une seule personne. Certains touristes hors la loi ricanaient en la voyant passé, d’autres les ignoraient juste platement. Toujours est-il qu’ils avançaient dans la rue principale, entre les deux rangées de bâtiment aux toits carrés. Une rue qui aurait pu laisser passer un char T4-B sur toute sa longueur, tout de même. Quelques centaines de mètres depuis la sortie du spatioport, elle sentit une présence bouleverser son esprit. Des sortes de tiques, une présence qui cherchaient à la contacter. La tête toujours tournée vers le sol, elle tenta vainement de suivre Dashel du regard, mais en vain. Ses cheveux lui cachaient la vue et sa prison lui tirait toujours le cou.

De plus, il s’était arrêté avec son comparse, devisant de leur côté. Le sens du danger royal pourtant lui cria dans l’esprit. Quelque chose se préparait, la Force la prévenait. C’était évident que cela allait dégénérer. Le mot fut lancé, « Jedi », comme alerte générale du groupe. Beaucoup se retournèrent en réalité vers Helera, seule « Jedi » présumée. Ce n’est que lorsqu’ils réalisèrent que Dashel tenait une lame verte qu’il devint leur cible désignée. Le chef tira sur sa chaine et elle fut obligée d’avancer vers lui, tandis que les tirs fusaient vers le Jedi, le vrai. Les soldats se déployèrent et tentèrent d’anéantir leur opposant. Mais ce dernier usait d’acrobaties dans une danse minutieuse. Les salves étaient automatiquement déviés, pour un temps seulement. Il s’approcha sur son côté, frappa à l’arrière de la chaîne, puis au niveau du cou. La reine déglutit, tandis qu’elle la chaleur brûler sa peau. Pas le temps de s’y éterniser cependant, un premier tir blessa Dashel, acculé.

« Mince … »

La reine sauta par-dessus les soldats pour s’interposer entre les lasers et le Jedi. Ils n’arrêtèrent pas de tirer pour autant, et les salves la percuta de plein fouet. Elle écarta les bras, paumes vers l’extérieure. Derrière elle, Dashel, seul obstacle qui retenait sa chute. La poussière s’éleva au fur et à mesure que les tirs fusèrent et qu’un demi-arc de cercle fut formé autour d’eux. Une poussière dont ils étaient l’épicentre.

« Stop, arrêtez. Halte au feu ! »

La fumée lentement se dissipa, mais les soldats les tenaient encore en joue. D’abord ils virent un bras, puis un second puis la reine, qui n’avaient pas bougé. La tête tournée vers le sol, les cheveux en bataille, collés à son front transpirant de sueur et glissant tout autant sur ses joues. Ses habits étaient troués aux endroits où les lasers l’avaient percuté. Du sang coulait de son nez et de son oreille droite, creusant des sillons qui se rejoignaient jusqu’à son menton, pour terminer leur course en goutte sur le sol. Son corps entier était rougeoyant.

« Dashel, tu es prêt pour la contre-attaque ? »

Elle releva lentement la tête et serra les poings. Le ciel au-dessus d’eux se chargea en nuage, obscurcissant les rayons du ciel et plongeant la rue seulement dans les ténèbres. La reine lança alors la contre-offensive. Elle courut vers le premier adversaire, enfonça son poing dans son ventre, l’obligeant à se plier sur lui-même, puis elle sauta sur elle-même et envoya son pied dans son visage. Il dégringola dans la poussière et roula plus loin. La reine saisit l’arme du deuxième avant qu’il ne tire et tira vers elle. La sangle au cou du soldat le déstabilisa, ce qui lui permit d’écraser son poing gauche dans son visage, le sonnant sur le coup. Ou peut-être pire…


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