L'Astre Tyran

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Arkania, dans le système Perave, est une planète au climat inhospitalier. Couverte de toundra et de glaciers, elle abrite cependant de nombreuses mines qui sont sa principale source de revenus. Arkania est également connue pour ses centres d'expérimentation génétique qui furent à l'origine de la création de nouvelles races.
Gouvernement : Neutre - Accointances avec l'Empire
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By Elysia Astellan
#36345
    - Problématiques divines -


    On les avait retournés dans tous les sens. On les avait isolés, comptés, découpés, chauffés, refroidis, irradiés, propulsés, clonés … On avait commencé avec les cadavres, ceux qui se maintenaient encore dans un état correct dans la chambre froide haute sécurité. On avait rappelé les vingt trois sujets du programme Éminence Grise, jugés sensibles à la Force par le groupe de formation de l’Ordre Gris, mais bien incapables de soulever le moindre caillou de la neige. On avait clonés des tissus, cultivé des cellules, maltraité des rats. Et tout ce qu’on avait pu produire, c’était ce petit appareil de mesure, dont tout le monde était très fier, qui donnait en quelques secondes à peine le taux d’Hélix d’un individu quel qu’il fût. En revanche, on ne savait pas vraiment dire à partir de quel taux il était utile de commencer à s’inquiéter. L’appareil affichait son voyant vert, orange ou rouge, en fonction des estimations des ahuris qui s’arrachaient les cheveux, là-haut, devant leurs éprouvettes pleines d’Hélix morts. Alors quand l’Empire avait remis le sujet sur la table, autant dire jeté de l’huile sur le feu, les Arkaniens avaient soulevé un sourcil perplexe. Évidemment, le projet n’avait jamais été suspendu. On démarrait, au mieux, avec ce nouvel élan de motivation impériale, une phase 3. Donc, phase 3.

    Dans une réunion, à huis clos, du Collège Scientifique de la Station Arkoh Adasca, on se posait des questions, dont certaines qui dérangeaient encore l’Arkanien à peine remis de la sanction éthique républicaine.

      « Maiiiiiiis …. »

    Il avait la voix rauque et parlait lentement. Son grand âge lui avait fait connaître des restrictions d’esprit et de science bien mal appréciées des puristes généticiens d’Arkania.

      « … il faudrait passer sur des sujets représentatifs du problème que nous traitons. Nous n’avons prélevé que des échantillons sur ces soldats … un pan de peau parfois tout au plus. Et puiiiiiis .... ce ne sont pas des Jedi … ce sont des … pas grand chose. Il nous faudrait de vrais cobayes. Voyez-vous … ? »

    Son regard invisible glissa du Directeur Arkanien jusqu’au Directeur impérial, le Muun.

      « Et euuuuuh … nous entrons en totale contradiction avec le décret éthique de euh …

      - La restriction sur les optimisations raciales forcées ?

      - Voilà … »

    Le vieux scientifique pencha momentanément la tête sur le côté, et reprit de plus belle.

      « Nous n’avons pas le droit … de traiter le sujet avec un cobaye « entier ». Enfin … »

    Il ricana doucement.

      « … à moi, ça ne pose pas de problème. À vous autres, non plus … »

    Les autres Arkaniens hochèrent la tête.

      « Mais euuuuuh … le Dominion se préoccupant de son image, anxieux d’une fuite d’informations confidentielles quant à nos projets … mieux vaudrait ne pas l’informer. »

    Les cinq derniers mots s’étaient trouvés prononcés avec une fluidité étonnante.

      « N’est-ce pas ? »

    Le Directeur Arkanien, à son tour, se tourna vers son homologue Muun.

      « La part arkanienne de notre Collège ne s’opposera pas au projet. Je suis désolé de vous apprendre que nous en avons discuté entre nous, un instant avant notre présente réunion. Ce projet doit continuer. Mais certaines de nos procédures devront être tues auprès de notre gouvernement.

      Et nous pensons qu’il faudrait procéder au recrutement d’une équipe plus spécifique.
      »

    Recruter, débaucher des généticiens virtuoses des laboratoires claniques d’Arkania. Certains établissements privés cachaient de vrais artistes. On envisageait même un recrutement singulier pour la direction du projet. Le démarchage débuta rapidement, et en toute discrétion. Officiellement, on continuerait de cloner des souris. Dans les faits, on cherchait quelqu’un qui ne rechignerait pas à mener ses études sur des sujets humanoïdes vivants.
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By Darth Lazharr
#36366
La chance.
Un concept aussi puéril que la destinée ou le karma.
Des croyances, des superstitions d’esprits profanes dont les cerveaux limités empêchaient d’appréhender ce qui se trouvait pourtant sous leur nez depuis des lustres.

La chance est un mensonge.
Il n’y a que la Force.

C’est pourquoi, malgré l’alignement des planètes qui jouait en sa faveur, Oryel appréhenda la nouvelle de sa « réaffectation » comme une volonté du Côté Obscur et non un signe du destin. Il ne put s’empêcher de sourire en apprenant que celle-ci relevait d’une volonté ô combien supérieure à la sienne. Le Directeur Arkanien de la SAA en personne avait réclamé sa présence pour un « entretien préalable » avant d’en dire plus. Mais les bruits de couloirs alliés à la récente activité de la station scientifique autour des sensitifs laissaient entendre qu’on lui confierait une tâche en lien avec les recherches sur la Force. Quelle que soit la nature du projet, il serait toujours plus intéressant que l’étude des greffes d’Hélix sur des rats de laboratoires. Une tâche ingrate à laquelle on l’avait assigné, par peur de lui confier davantage de responsabilités. Malgré un parcours exemplaire, Oryel avait toujours était victime de la mauvaise réputation de son géniteur. Être le fils d’un scientifique que les autorités avaient en ligne de mire jusqu’à sa mort présumée dans l’explosion de son laboratoire, faisait irrémédiablement de vous un mouton noir parmi le collège scientifique. Toutefois le jeune Arkanien avait trouvé sa place en travaillant d'abord comme généticien pour GENOME. Mais il avait fallu attendre que le gouvernement initie un projet de recherche à grande échelle sur les sensitifs, pour qu’on lui offre finalement le poste qu’il méritait de plein droit à l’Arkoh Adasca. Désormais, il récoltait les fruits de son dur labeur en obtenant un tête à tête avec l’éminence grise de cette station.

« Monsieur ? Vous m’avez fait demander ? »

Dans une pièce aussi sobre qu’impeccablement lustré, Oryel se retrouva face à face avec l’un des esprits les plus brillants que la science ait jamais connu. Cela ne l’empêcha pas d’afficher un air décontracté et une confiance en soi mesurée. Son double jeu ne pouvait souffrir d’aucune fausse note, il incarnait un certain archétype de nanti Arkanien et devait se comporter comme tel. Rien dans son attitude ne devait laisser entendre ses liens avec le Côté Obscur.

« Je n’ai pas encore eu l’occasion de vous remercier pour la confiance que vous m'accordez… travailler pour l’Arkoh Adasca est un rêve qui devient réalité. »

Pour un peu il aurait éclaté de rire tant la situation était cocasse. Mentir était une seconde nature chez le clone, mais la blague prenait une autre dimension quand on avait l’entièreté du tableau sous les yeux. Dans son entreprise pour cerner la Force, Arkania et l’Empire avait fait preuve d’une débauche de moyens sans précédents. A tel point qu’ils en venaient à demander le soutien, sans le savoir, de la plus grande menace qui ait jamais pesé sur la galaxie.

Un Sith dissimulé derrière l’identité d’un simple civil.
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By Elysia Astellan
#36397
    Les candidats étaient reçus un par un, chacun un jour différent. Les entretiens prenaient du temps, trop de temps, malgré le peu de prétendants sélectionnés. Le Directeur s’était assis lentement, déjà fatigué par l’entrevue du jour. Son invisible regard se posa sur son invité.

      « Monsieur Dagon. »

    Il l’observa un moment, ce jeune noble qui portait les cheveux longs, à la mode de la vieille noblesse. Un généticien. Il en avait vu passer d’autres, plus vieux, avec un parcours plus intéressant. Mais le Directeur ne parvenait pas à trouver son nouveau Directeur de Projet. Parmi tous ces vaniteux, pas un ne saurait tenir la barre. Le sujet même du projet n’avait pas été abordé lors de la plupart des entretiens.

    Allait-on perdre du temps en bonjours et mercis ?

      « La Station monte un nouveau projet et recrute une nouvelle équipe. Le sujet de ce projet est classé secret défense, à un niveau équivalent à celui des matériels militaires tactiques développés sur Arkania. »

    On lui prenait la tête avec ces aspects depuis des années.

      « Je préfère vous prévenir : nous n’arborderons pas la problématique principale du projet lors de cet entretien. Aussi vous demanderai-je de ne pas m’interroger sur la question.

      Cet entretien revêt un caractère administratif et scientifique pendant lequel je me dois d’évaluer vos aptitudes psychosociales, scientifiques et techniques dans les domaines d’intérêt du projet, à savoir notamment la génétique. Disons que c’est un entretien « à l’aveugle ». Vous n’aurez connaissance du sujet qu’une fois le contrat signé, si toutefois nous retenons votre compétence.

      L’équipe recrutée travaillera à huis clos, et ne communiquera sur le projet qu’avec moi-même ainsi qu’avec le Directeur Demask, et personne d’autre, personne. Tout manquement à ses devoirs par un membre de l’équipe sera considéré comme haute trahison, envers Arkania, et envers l’Empire. Car vous êtes, ici, en territoire sous gouvernance conjointe.
      »

    Le Directeur arkanien joignit ses deux mains devant lui, sur son bureau.

      « Prenez bien conscience de ces aspects pratiques, ainsi que des risques encourus en cas de négligence. Dites-moi ensuite, si l’entretien peut débuter. »


    * * *


    Ils étaient une trentaine, pas moins. Ils étaient tous passés par là. Des entretiens à rallonge, des tests psychologiques, des questions pointues sur des domaines variés de biologie, biomécanique, génétique, optimisation, et autres joyeusetés. Aujourd’hui, quatrième phase des tests, ils étaient tous là, assis les uns à côtés des autres dans une grande salle d’attente, se faisant appeler un à un pour passer le dernier test, le test médical. Derrière l’écran, terminal de la caméra de la salle d’attente, le Directeur observait sa sélection. Son regard se posa sur la silhouette de Dagon au moment où l’infirmier l’appela au bout du couloir.

      « Monsieur Oryel Dagon ! »

    Il l’attendit patiemment, le guida jusqu’à un petit bureau dont il ferma la porte.

      « Bonjour Monsieur. Asseyez-vous. Nous allons procéder à quelques tests élémentaires. Je vais contrôler votre vue, votre ouïe, votre odorat. Il est également prévu un test d’urines, une prise de sang, comprenant validation ADN et Hélix.

      Avez-vous des questions ?
      »

    Des vérifications standards sur Arkania. La Station, comme à la douane, faisait passer le test Hélix avec l’appareil développé ici-même. On n’avait même pas encore parlé du projet.
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By Darth Lazharr
#36411
« La Station monte un nouveau projet et recrute une nouvelle équipe. Le sujet de ce projet est classé secret défense, à un niveau équivalent à celui des matériels militaires tactiques développés sur Arkania. »

Oryel ne laissa rien transparaître, mais il jubilait. Faire partie d’un projet « top secret » de la Station ne signifiait qu’une seule chose : la teneur de ce travail était illégale. Hautement contestable d’un point de vu éthique et probablement illicite aussi bien au sein de l’Empire que d’Arkania. Quelle que soit la nature des recherches, si elles venaient à tomber entre les mains d’un Sith, elle lui serait profitable. Les hommes tenus dans le secret des Grands obtenaient un pouvoir inestimable.

Ne restait plus qu’à remplir toutes les conditions nécessaires pour être mis au parfum.
Et vu l’importance du projet, l’Arkanien pouvait sérieusement douter de ses qualités.
Fort heureusement, le Côté Obscur était de son côté.

« Je suis au service du collège scientifique de cette station, mais avant tout, je suis un Arkanien travaillant pour son pays et pour l’Empire. Par conséquent, il n’y aura ni entorse au règlement, ni indolence vis-à-vis des protocoles à respecter. J’en fait ma mission personnelle. »

Le visage du clone était parfaitement impassible. Aucune émotion n’était visible sauf peut-être dans son regard, où l’on pouvait apercevoir une flamme se consumer lentement. Un spectateur attentif y aurait vu de la détermination, de la motivation, du zèle. Tandis qu’un Jedi aurait interprété ce feu ardent comme la manifestation d’une passion beaucoup moins honorable. La convoitise dansait dans ses yeux sans qu’on ne puisse ni la nommer, ni même prendre conscience de sa véritable nature. Il était impossible pour un non-initié à la Force de lire dans le cœur d’Oryel en cet instant précis. Malgré un curriculum vitae bien rempli, le directeur Arkanien était loin d’être aussi perspicace qu’un sensitif, aussi poursuivit-il l’entretien sans davantage se soucier de cet infime détail.

« Ceci est l’échantillon de sang dont vous avez besoin. »

La main de Darth Lazharr passa devant les yeux de l’infirmier, tandis que sa jumelle subtilisait le prélèvement pour le remplacer par une copie conforme. Dès que l’Arkoh Adasca avait développer les Hélixomètres et que le gouvernement avait choisi d’en faire une utilisation de plus en plus récurrente, Oryel s’attendait à être contrôlé du jour au lendemain. Il avait pourtant été surpris de passer à travers les mailles du filet jusqu’à maintenant. Ce qui ne l’avait pas fait baisser sa garde pour autant. Avec les remous que son géniteur avait causé des années plus tôt, il ne pouvait se permettre la moindre imprudence. C’est pourquoi il conservait en permanence caché sur lui, un échantillon de sang de son jumeau insensible à la force. Taral était un bon à rien dans de nombreux domaines, mais un clone, même défectueux, trouvait toujours une utilité en cas de besoin. En l’occurrence, il venait peut-être de lui sauver la vie.

« Merci monsieur Dagon ! Maintenant que j’ai l’échantillon de sang dont j’avais besoin, je vous laisse disposer. »

Machinalement, l’infirmier serra la main d’Oryel et la secoua pendant une longue minute, le regard perdu dans le vide, avant de visiblement reprendre ses esprits et commencer ses analyses ADN. De toute évidence la Persuasion de Force avait fonctionné, mais les séquelles immédiates qu’elle laissait sur le comportement étaient éloquentes. Darth Lazharr avait encore un long chemin à faire avant de maîtriser ses pouvoirs aussi bien que son prédécesseur. Cette pensée lui fit grincer des dents et il quitta la pièce sans la moindre politesse.

Lorsqu’il se retrouva de nouveau dans la salle d’attente, il restait moins de la moitié des scientifiques rassemblés pour la quatrième phase d’évaluation. Les autres étaient probablement rentré chez eux après avoir échoué aux examens ou bien ils subissaient peut-être une autre batterie de test. Lassé par cette journée qui n’en finissait plus, Oryel s’assit dans un coin de la pièce loin des autres et croisa les mains avant de les poser contre son nez. A moins d’un mètre de là, deux Arkaniens discutaient à voix basse en le dévisageant. Il n’avait pas besoin d’entendre leurs paroles pour comprendre qu’ils s’offusquaient probablement de sa présence. C’était une chose d’autoriser les Arkants à vivre comme des citoyens normaux, c’en était une autre d’accepter comme des égaux la plupart des « aberrations » que la folie scientifique avait crée sur cette planète gelée. Pour les plus étroits d’esprit, un clone n’avait rien à faire sur l’Arkoh Adasca.

Darth Lazharr posa ses yeux blancs sur le duo et les dévisagea du regard.
Leurs visages s’ancrèrent sur sa rétine et il les mémorisa pour de bon.
Lorsque le temps serait venu, il se ferait un plaisir de leur donner raison.

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By Elysia Astellan
#36467
    Ils étaient tous passés, tous les trente.

    L’infirmier entra dans le bureau du Directeur et referma la porte derrière lui. Azana, Phelor de son prénom, regardait encore les enregistrements vidéos.

      « Celui-là, Iutse, ne tient pas en place. »

    L’infirmier se pencha au-dessus de la console et haussa les épaules.

      « Ah, le tour de Dagon. Il est assez étrange. Vous avez ses analyses ? »

    L’infirmier chercha dans les dossiers stockés sur son datapad et tendit l’appareil à son supérieur qui parcourut d’un œil distrait les tableaux remplis de données variées.

      « Le test d’urine aussi ? »

    L’autre hocha la tête.

      « Il n’a rien dit ?

      - Non. »

    Le Directeur Azana laissa échapper un soupir narquois.

      « Et les Hélix … Bon, je pense qu’on a notre équipe. Allez chercher Skoh. »

    Feaver Skoh, directeur du projet 10-932-RFSF-2, préliminaire au nouveau projet Greffe, ou 11-813-RFGF-1, continuerait de travailler officiellement sur son projet, mais tous ses résultats seraient transféré au Directeur Dagon.

    Le lendemain, on notifiait Dagon d’un pli confidentiel de sa nomination, et le convoquait au plus tôt.




    À vous.

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By Harlon Astellan
#36471
Le DIrecteur se demandait si les Arkaniens jouaient l'usure. S'ils agrémentaient leur processus de sélection de suffisamment d'étapes pour faire craquer les impériaux, et gagner sur le terrain de l'impatience. Le Muun sentit sa tête vaciller un instant, et il dut agiter les bras avec énergie pour reprendre contenance. Il avait interrompu un travail exprès pour venir là. Qu'il n'attendrait qu'une minute, à peine. Il n'osait même pas regarder le temps perdu à attendre qu'il se décide à retourner au travail, quitte à offenser leurs amis d'Arkania. Toujours est-il que son deuxième coeur avait arrêté son mouvement pour hiberner. Ca devait représenter un long moment d'attente.

Finalement, il se décida à se lever, et à aller travailler. On irait le chercher quand il serait temps. « Directeur Demask ? Le Docteur Dagon arrive à l'instant. » Il se retint de siffler. Comme par hasard !

L'Arkanien qu'il trouva était plus bizarre que tous les autres. Leur peau basanée et leurs cheveux d'un blanc sec ne garantissait ni la beauté ni la laideur. Leurs traits se modulaient assez pour que chaque individu soit appréciable par les espèces plus colorées, humains à commencer. Mais celui-là était étrangement banal. Le Muun n'aurait pas su dire s'il était beau, quelconque ou laid. Une impression étrange pour une première rencontre. « Docteur Dagon je présume ? » Il tendit une main distraite. Il se désinfecterait plus tard. « Je suis le Docteur Demask, Directeur des Recherches Impériales sur la Station. » Tout le monde trouvait toujours étrange qu'il soit alien. Il était le meilleur, et c'était pour ça qu'Harlon l'avait placé sur le projet. « Faites-voir votre dossier. » Ils avaient tous perdus assez de temps comme ça. Il avait presque arraché le datapad des mains de l'arkanien. Il jeta un regard curieux vers l'infirmier qui avait accompagné le scientifique. « Un test d'urine ? Vraiment ? » Ce genre de test était dépassé depuis au moins 7000 ans. Un scanner biométrique suffisait à balayer le faisceau de ces vieux test, sans s'ennuyer à sortir de l'urine des corps.

« Bienvenue dans l'équipe. » Il reposa le datapad dans la main du propriétaire. Pas de question ? Pas de contre-expertise demandée ? Non. Il devait retourner bosser. Et accessoirement, si les Arkaniens l'avaient choisi, il fallait savoir leur faire confiance. De toute façon, qu'est-ce qu'ils risquaient ? Que le gars soit un Sith sous couverture ? Soyons sérieux. « Vous allez travailler sur un projet commandité par l'Empereur en personne. Ce qui veut dire que vous répondrez de vos résultats devant lui. » Le Muun énuméra les points capitaux sur ses grands doigts, tendus un après l'autre. « Si un document sort d'ici, exécution. Si une rumeur se répand, exécution. Si les résultats ne sont pas atteints... » Pas d'exécution, non. On n'avait pas toujours des résultats. C'était le lot des scientifiques. « ... et bien, disons que l'Empereur aimera sûrement vous rencontrer en personne. »

Finalement, l'exécution valait peut-être mieux.




« L'équipe va travailler dans cette aile spéciale. Cloisonnée. » Le Muun présenta son badge. « Accès restreint. Les collaborateurs n'ont pas accès à toutes les salles de travail de ce projet. Chacun a la sienne. On ne mélange pas les informations pour limiter les fuites. Pas d'échange avec quiconque. » Le tour du propriétaire montrait le nouveau lieu de travail de Dagon. Des salles successives où des combinaisons blanches, de type Hazmat, étaient colorées de stries orange, violette, verte ou noire. Quatre groupes de travail, et Dagon serait membre de l'équipe Noire. La zone avait un cercle au milieu de quatre zones en arc de cercle, chacune connectées entre elles, mais aussi avec accès de l'extérieur. Et interdiction pour les membres d'une couleur d'aller dans une autre. Les badges l'interdisaient de toute façon. Les sas de décompression étaient pourvus d'une petite sécurité dissuasive, en la présence de tourelles à disruption. Les laser pouvaient percer les portes des sas. Le disrupteur se contenterait de désintégrer les matières organiques ; aucun risque de trou dans la coque. « Voici votre compagnon. » L'équipe noire était la plus restreinte. Six individus, trois arkaniens, trois humains. Chacun en binôme sur une tâche. Deux préparateurs, deux assistants, et deux sommités. L'égal de Dagon en humain était une perche de presque deux mètres, rachitique et chauve. A voir les rides autour de ses yeux, on lui donnait une soixantaine d'années. Et s'il n'était pas bien humain, on l'aurait cru frère jumeau du directeur Muun. « Je vous laisse faire connaissance. »

Le labo était vide. Des ustensiles, du matériel hors de prix, mais aucun sujet d'étude. Les autres toisèrent l'Arkanien, ses compatriotes le jugeant moins que les humains. Les castes sociales se regroupaient entre elles, laissant les deux Docteurs voler la vedette. « Vous avez déjà travaillé sur la Force ? » Quelques questions, finalement. « Vous savez pourquoi nous sommes là ? »
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By Darth Lazharr
#36579
Malgré lui, Oryel ne put s’empêcher d’hausser un sourcil en tombant face au Directeur Demask. Il s’était imaginé un humain, homme ou femme, au regard autoritaire et à la mine sévère. Un pur produit impérial, imaginé sur la base des quelques Moffs qu’il avait eu l’occasion de voir sur l’Holonet ou ailleurs. Bref, un presqu’Arkanien, pas un Muun. Mais de toute évidence la politique xénophobe de l’Empire avait ses propres limites, en l’occurrence, le domaine de la science. Il est vrai que si l’Empereur lui-même exigeait qu’on perce le plus grand mystère de la galaxie, il n’y avait pas la moindre chance que ses idéaux extrémistes entrent en conflit. Après tout, le talent et l’expérience n’avait que faire des races ou du genre, n’importe quel alien pouvait surpasser les humains en termes de compétence. C’était d’autant plus vrai dans la génétique. Kamino et Arkania, pour ne citer que les exemples les plus probants, avaient des siècles d’avance sur les Homo Sapiens. Pour Lazharr, ceux-ci n’avaient toujours eu qu’une seule qualité : leur ambition. Et le monde scientifique était dès lors, bien moins séduisant qu’une carrière politique ou militaire.

* On reconnait bien la touche impériale. *

Sans dire un mot, Oryel avait suivi le Dr Demask jusqu’à l’infrastructure qui deviendrait son nouveau bureau pour les prochains mois. Si on lui avait bien précisé que l’entreprise dans laquelle il se lançait était tout sauf officiel, il ne s’attendait toutefois pas à un tel niveau de sécurité. Les avertissements du Muun sur le péril encouru en cas d’entorse au règlement – ou pire, en cas d’échec – étaient tout aussi éloquents. En clair, l’Empereur était paranoïaque et par conséquent, aucun scientifique travaillant sur ce projet n’aurait droit à l’erreur. C’était marche ou crève, une philosophie typiquement impériale. L’Arkanien voyait d’un très mauvais œil toute cette débauche de moyen pour les maintenir parqué dans un environnement surveillé et intimidant. Si le début du projet commençait de cette manière… il y avait fort à parier que la fin serait du même acabit. Après tout, s’ils parvenaient à percer l’ultime secret, l’Empereur aurait tout intérêt à garder cette découverte pour lui. Qu’adviendrait-il alors, aux scientifiques dans le secret des grands ? Lazharr savait pertinemment ce qu’un Sith ferait dans ce type de situation. Et rien ne laissait penser qu’Harlon Astellan agirait différemment. Il pouvait mentir à la galaxie toute entière sur ses véritables intentions, quiconque s’intéresse de près aux mystères de la Force finit immanquablement par rejoindre les innombrables adeptes du Côté Obscur.

Peut-être n’en avait-il pas conscience.
Peut-être se voilait-il la face.
Peut-être même qu’il n’en avait cure.
Mais ce projet était signé.

Il n’était pas sans rappeler la folle ambition de Darth Lazharr premier.

« J’ai mené une thèse sur le caractère héréditaire de la Force. Mais jusqu’à la découverte des Hélix, mon travail revêtait surtout un caractère hypothétique. »

« J’ai toujours été persuadé qu’il se passait quelque chose au niveau atomique. Ce lien avec la Force n’est pas aussi spirituel que les Jedi veulent nous faire croire… la preuve avec ces fameux... »

« ... midi-chlorien. »

« Pardon ? »

« C’est le nom qu'on utilisait autrefois pour parler des Hélix. »

« C’est exact. Je suis impressionné Docteur Dagon… d’où tenez-vous ces informations ? »

« Vous n’êtes pas le seul à avoir travaillé ce sujet. »

« Vous m’en direz tant… pourtant votre parcours semble laisser penser le contraire. »

« Mes connaissances sont celles d’un rat de bibliothèque. La Force est pour moi un objet de curiosité plus qu’un sujet d’étude scientifique. J’imagine que cette particularité a fait la différence dans mon profil. Ca et… mes compétences de cloneur. »

Son interlocuteur resta stupéfait. Il était pourtant de notoriété publique que la famille Dagon était une des rares – si ce n’est la seule – communauté scientifique a égaler le savoir des Kaminoens en la matière. Rien de surprenant donc à ce que l’un de ses représentants, qui plus est un clone, fasse état de ses qualités. Ce qui était plus étonnant en revanche, c’était le lien que semblait faire Oryel entre clonage et sensitif. Pourquoi diable pensait-il qu’il s’agissait d’un atout ?

« Enfin j’ignore ce que cherche l’Empire avec ce projet. Mais si on m’a nommé directeur… peut-être est-ce parce que l’Empereur souhaite créer une armée de clones sensitifs capables de tenir tête à l’Ordre Jedi ? J’aimerai beaucoup voir ça. »

Avec son air espiègle et son sourire malicieux, il était impossible de prendre le Sith au sérieux. Pourtant la blague était loin d’être aussi stupide qu’à première vue. Après tout, malgré la puissance de feu de l’armée impériale, cela restait dérisoire face à un utilisateur de la Force. Et si pour le moment, l’Ordre Jedi n’était rien de plus que l’ombre de lui-même, dans cinquante ans, lorsque la myriade d’apprentis serait devenue chevaliers ou maître, l’équilibre des forces entre la République et l’Empire ne serait plus du tout le même. Nul doute qu’Harlon avait envisagé un tel scénario… et l’idée qu’un Jedi ait le pouvoir de faire tomber son château de carte d’un revers de la main, devait probablement l’empêcher de fermer l’œil régulièrement. Tel était le fardeau que portait tous les non-sensitifs sur leurs épaules : aucun pouvoir n’avait de réelle valeur quand on le comparait à celui de la Force.

« Plus sérieusement, vu le niveau de sécurité de ce laboratoire, l’ampleur de nos recherches ne fait aucun doute. J’ai bien peur que l’Empire, s’il ne cherche pas à étudier la Force pour des fins militaires, souhaite obtenir des réponses significatives sur la question. Auquel cas… nous avons du pain sur la planche. »

Sur ces mots, Oryel se mit à observer avec attention ustensiles et matériel hors de prix. Si la station Adasca avait toujours dépassé ses attentes en termes de budget scientifique, il fallait admettre que cette fois-ci, la note avait dû être salé. Certains appareils avaient le prix d’un yacht et quand on les additionnait aux salaires de l’équipe qui travaillerait dans ce laboratoire, n’importe quel comptable aurait eu des vertiges. Mais évidemment, pour l’Empire, ce n’était probablement qu’une goutte d’eau dans l’océan.
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By Harlon Astellan
#36761
L'autre ne trouva rien à redire. « Ouaip. Au boulot. »




Et ainsi, le Directeur Muun put confirmer le début des opérations. « Nous avons formé les équipes en charge du projet. Les prévisions tiennent compte de tous les facteurs, sur une durée de presque deux ans. » A l'issue desquels... il faudrait présenter un bilan. A toutes les compétences de la Station tournées vers ce projet... il faudrait bien avoir un résultat.

Ou l'Empereur serait mécontent.

Début des recherches. 100 millions par mois, sur 21 mois donc.
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By Darth Lazharr
#36984
« C’est impossible ! Tout simplement impossible ! »

Alors qu’il levait les bras au-dessus de sa tête, comme pour appeler l’aide d’une puissance supérieure, le scientifique impérial s’immobilisa dans son élan avant de baisser rapidement les bras et de faire les cents pas.

« A moins que… »


Une nouvelle énergie l’anima subitement, frappé par la foudre, il traversa la zone de sécurité et se dirigea vers le sas de décontamination. Son pied gauche tapotant machinalement le sol, à mesure qu’il s’impatientait. Lorsqu’il put enfin sortir de sa combinaison et du laboratoire, il fonça directement vers son bureau. Là, il se rua sur son ordinateur et commença à passer en revue les innombrables analyses. Pendant quasiment vingt-quatre heures, il ne sortit de là que pour uriner et s’hydrater. Et puis finalement, la petite idée dans sa tête avait mué en un incroyable coup de génie.

« EUREKA !! »

C’est les yeux rouges, la mine pale et la bouche pâteuse, que l’humain activa son holotransmetteur pour tenter de contacter son collègue arkanien. Il fallait absolument informer le Docteur Dagon de cette découverte et ce, le plus vite possible.

« Vous êtes aussi livide qu’un vieil arkanien, Roumalof. »

« On a fait fausse route Oryel ! »

« Pardon ? »

« Skoh avait vu juste depuis le départ ! Les Hélix ont une relation symbiotique avec leurs hôtes. »

« Et alors ? Personne n’a remis cela en question ! »

« Alors étudier des cobayes morts ne nous mènera nulle part : les symbiotes ont besoin d’un hôte vivant pour proliférer. »

« … vous êtes dans la pure spéculation Roumalof ! Avez-vous au moins fait les tests nécessaires pour vérifier une telle hypothèse ? »

« Pour qui me prenez-vous Docteur ? J’ai analysé le projet 10-932-RFSF-2 sous toutes les coutures pour être sûr de ce que j'avance ! »

« Vos analyses ne suffiront pas à satisfaire Skoh et Demask ! »

« Vous avez mieux à proposer je suppose ? »

« Nous devons concentrer nos recherches sur l’évolution du nombre d’Helix présent dans les tissus organiques des individus décédés. Si nous observons que le nombre de symbiote diminue avec le temps, cela confirmera votre théorie et que nous devons… »

« … étudier des porteurs sains. »

« Vous souriez Roumalof ? »

« Evidemment ! Vous imaginez un peu ? Avoir un jedi pour cobaye ! »

« Ne vous emballez pas. Rien n’est encore sûr pour le moment. En attendant, vous devriez prendre une journée de repos… et mangez quelque chose non d’un chien ! »


L’hologramme disparu et le docteur s’affaissa complètement dans son fauteuil. Sa vision se brouilla un peu et il se laissa aller à ses rêveries d’expériences scientifique sur les Jedi. Enfant, il avait rêvé secrètement d’en devenir un, fasciné par les histoires qu’on lui racontait sur ces hommes et ces femmes aux pouvoirs quasi-divin. Mais la réalité l’avait rapidement fait redescendre sur terre. Il n’était qu’un humain parmi des milliards. Un homme cultivé, intelligent et travailleur, mais désespérément normal. Avec le temps il s’était fait à cette idée.

Pour autant, l’enfant en lui trépignait d’impatience.
Il allait peut-être, enfin, rencontrer un dieu.

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By Amertume
#37251
Le postulat était plutôt aisé à déduire et plus encore si on s'était intéressé plus avant aux recherches précédentes. Le directeur Skoh avait lui-même établi qu'hors de l'organisme-hôte, les cellules Hélix mouraient très rapidement et en grand nombre. Dès lors, comment pouvait-on simplement envisager la possibilité qu'elles survivent dans un organisme mort ? De bien étranges scientifiques que ceux qui travaillaient sur le dossier... Heureusement que la nouvelle recrue utilisait son cerveau pour autre chose que se gargariser de son intelligence purement arkanienne et donc supérieure.

Il n'y eut même pas besoin de faire des tests longs, éreintants et comprenant une grande quantité de cadavres frais. Une quinzaine de corps de diverses espèces furent amenés et étudiés sur plusieurs jours, scrupuleusement. Chaque jour, on prenait soin de mesurer le taux de cellules Hélix présentes dans les corps, plusieurs fois par jour. Et chaque jour on observait un résultat systématiquement similaire : il y avait toujours plus de cellules qui mouraient. En 2 jours, 95% des cellules Hélix avaient disparu des organismes-hôte. Au troisième jour, il n'en restait quasiment plus, en une quantité si infinitésimale que c'en devenait presque impossible de mesurer la présence de restes.

Il fallait se rendre à l'évidence, on venait de perdre quelques jours pour vérifier une hypothèse qui dès le début était bel et bien vraie. Mais c'est aussi ça la science, prouver quelque chose qu'on sait par avance se tenir afin de pouvoir avancer sereinement jusqu'à l'étape suivante. Ladite étape allait donc pouvoir se faire : étudier des individus sains. Quant à ce qu'on avait en tête à leur sujet, cela ne dépendrait que des chefs de projet et leurs directives. Pour l'heure, point de doute à avoir : étudier les cellules Hélix dans un cadavre avait à peu près autant d'intérêt que de regarder un Gungan vanter les vertus de l'écologie à des fins éthiques. Quand l'hôte mourrait, elles mouraient à leur tour et ne persistaient jamais en son sein plus de quelques jours.
A la recherche de boulot.

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