L'Astre Tyran

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Monde d'origine des célèbres Twi'lek, Ryloth est un monde rocailleux dont l'une des faces est perpétuellement exposée au soleil tandis que l'autre reste toujours dans l'ombre. Important carrefour de contrebande, le monde est également l'unique producteur du Ryll, une épice illégale dans la plupart des mondes de la Nouvelle République.
Gouvernement : Nouvelle République - Empire ?
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By Dashel Nelievar
#37246
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L’esclavagiste s’approcha de moi rapidement. Il était plus vif que son corps ne le laissait penser. Il m’attrapa par le col et approcha son visage du miens. De toute évidence mon coup l’avait mis dans une rage intense. Et c’était bien là mon objectif. Mais j’avais eu de la chance qu’aucun tir de blaster ne m’ai été destiné ni qu’il décide de m’exécuter directement. S’il n’avait pas interdit à ses hommes de faires feu j’aurais très certainement fini en passoire. Mes mains étaient encore attachées et si personne ne m’avait fouillé, pensant que j’étais inoffensif, mon sabre resté difficile à atteindre aussi rapidement. J’étais en mauvais posture. Je remettais ma vie entre les mains de Rena et Jem. Je leur avais offert le temps nécessaire pour se mettre en place ainsi que la diversion qu’elles souhaitaient pour passer à l’attaque. J’espérais juste qu’elles se mettraient en mouvement avant que je sois battu à mort. Pour l’instant je m’en remettais à elles. Je devais juste occuper l’attention du Twi’lek.

« Tu n’as pas idée de ce que je vais te faire vivre. Je te réserve un sors que même le plus endurci de mes esclaves n’a jamais subi. » Au fur et à mesure de ses paroles il resserrait son emprise sur ma veste, approchant toujours son visage un peu plus proche. « Quand j’en aurais fini avec toi tu ne seras même plus capable de te tenir debout. Je te vendrais pour une bouchée de pain, aucun Maître ne voudra de toi. »

« Arêtes ! Ce n’est pas ce que nous avions convenu ! »

Merar essaya d’intervenir en vain. Les deux hommes que j’avais mis au sol l’interceptèrent alors qu’elle s’approchait de nous. Elle se débattait en vain, tentant de convaincre le truand de me laisser. Il desserra légèrement sa prise et se tourna vers elle, pointant un doigt en sa direction.

« Toi tais toi ! Depuis que tu es sur Ryloth tu ne nous as causé que des ennuis. Tu mérites le même sort que ce contrebandier. »

Il continua de vociférer, perdant toute notion de ce qui l’entourait et attirant tous les regards vers lui. Mais je restais calme, profitant de son inattention pour renforcer la mienne. Je pouvais sentir que les deux Jedi étaient en action. Petit à petit le nombre d’esclavagiste diminué autour de moi. La population présente dans leur camp s’amoindrissait. Elles étaient efficaces… Moins nous aurions d’ennemis à combattre et plus nous pourrions nous en sortir. Je me concentrais donc, focalisant mon esprit sur mes liens. Comme si je tirais des ficelles, manipulant les fibres enlacées autour de mes poignés, je desserrais leur prise. Travaillant lentement, plus que je ne l’aurais souhaité, je parvenais tout de même à me libérer. Ce n’était pas évident. Je devais rester conscient du monde qui m’entourait, tout en tournant mon esprit vers les liens. A de nombreuses reprises, je me sentis échouer. Je ne parvenais toujours pas à concentrer mon utilisation de la Force en un point précis, parvenant uniquement à sentir qu’elle m’entourait mais ne réussissant pas à la saisir. J’espérais que je serais prêt à temps. D’un moment à l’autre l’homme allait retourner son attention vers moi.

Mais un son que je connaissais particulièrement bien détourna notre attention à tous. Dans un coin du repère une lame bleue s’était d’éployée, tenue par Rena. Pourquoi ? Je ne savais pas. 2tait le signal qu’il fallait passer à l’action ? S’était-elle fait repérer ? Peu importait. Cela annonçait le début de notre combat et il était grand temps d’y participer pleinement.

L’intrusion de le Padawan avait fait oublier ma présence à leur chef. Je n’étais plus au centre des regards. D’un geste brusque, je me libérais de la main du Twi’lek. Un coup de pied bien placé le fit s’éloigner de moi, me permettant de me tourner vers Merar. Habilement, elle était parvenue à se saisir de nos blaster, profitant de la diversion de la Jedi. Et me lança le miens et fit feu en même temps que moi, éliminant les deux sbires qui l’avaient maintenu. Jem avait suivi Rena et déployer sa lame également. L’air était empli des vibrations des armes Jedi tandis que l’une s’afférait à nous protéger et l’autre libérait les otages.

Jem se tenait à présent face à leur chef. Du coin de l’œil je pouvais voir Rena combattre avec les prisonniers. Il nous tournait le dos. Mais nous étions trop occupés à nous protéger des tires adverses pour tenter quoi que ce soit. Cacher derrière une table que nous avions renversée, je me concentrais sur mes liens me libérant finalement. Merar sortait parois de sa cachette pour faire feu. Quant à moi, il était grand temps que je révèle ma condition. J’allais pouvoir faire taire l’esclavagiste une fois pour toute. Je me levais, étant à découvert et le laisser avancer vers nous. Jem aurait surement pu le rejoindre avant qu’il nous atteigne. Mais je la soupçonnais de vouloir voir son regard en découvrant la lame verte qui s’était déployée en vibrant. Il eut un mouvement de recul, ses yeux s’écarquillèrent et sa bouche s’entrouvrit légèrement. On pouvait lire la stupéfaction sur son visage. C’était tout ce que j’espérais voir.

« Je t’attends. »

Dans un cri presque animal, le colosse courut vers moi brandissant sa vibrolame au-dessus de sa tête. Glissant sur un côté, j’évitais son attaque. Mais il savait manier son arme. Loin de continuer son chemin dans le vide, il se retourna et frappa d’un coup d’estoc. Dans une pirouette je parvenais à détourner son arme et enchainait avec un coup plongeant. Mais il s’écarta rapidement. C’est à ce moment que la douleur se fit ressentir. Me concentrant sur mon combat avec l’homme, j’avais oublié le monde qui m’entourait. Venant d’un rempart, un tir de blaster me percuta l’épaule. J’aurais dû le voir venir. Si j’avais été plus ouvert, plus concentré… Lorsque je combattais j’avais la sensation de pouvoir ressentir la Force mieux que lorsque je cherchais à la manipuler. Et pourtant je faisais régulièrement ce genre d’erreur. Je devais réussir à ouvrir mon esprit. Je devais laisser la Force vivante me parcourir, la laisser m’aider dans mon analyse de l’enivrement et dans mon combat. Mais il n’allait pas me laisser faire aussi facilement. Et je ne m’étais pas attendu à ce qu’il soit faire play. Ne tenant pas compte de ma blessure il revenait à la charge.

De son côté Jem aidait Merar. Elle ne pouvait pas s’en sortir seule face aux répétitifs tirs de blaster. La Jedi la protégeait tandis qu’elle ripostait, abatant du mieux qu’elle le pouvait nos ennemies. De son côté, j’espérais que Rena s’en sorte mieux. Si nous étions en infériorité de notre côté, elle avait la chance d’avoir l’aide des compagnons de Merar. S’ils parvenaient à se saisir des armes de leurs ennemis il ne ferait aucun doute qu’ils triompheraient. Il fallait simplement attendre qu’ils puissent nous rejoindre et fassent pencher la balance de ce côté-là du campement. Ma tache pour l’instant restait de tenir en échec le Twi’lek.

Et j’y parvenais globalement malgré la blessure son mon bras et mon épaule. Mais il était habile et je devais non seulement réussir à bloquer et contrattaquer mais aussi rester alerte aux attaques extérieures. Par instant je parvenais à rouler sur un côté, évitant sa lame puis repoussant un faisceau lumineux. Mais souvent, j’avais la chance que le rayon ne passe qu’à quelques centimètres de ma chair. Heureusement pour moi le géant fatiguait. Dans un élan désespéré il attaqua, je n’avais qu’à dévier son arme. Tout en continuant de tourner sur moi-même, mon sabre griffa sa jambe le déséquilibrant. Un simple coup de pied lui fit continuer sa course vers Jem. Sa maîtrise était plus grande que la mienne. Je ne doutais pas qu’elle parvienne à le désarmer ou me retourner la faveur pour que je le fasse moi-même.
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By Rena Kuolor
#37274
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Le combat s’était engagé des deux côtés et Rena faisait son possible pour retenir les renforts. Grâce aux compagnons de Merar, cela s’avéra assez efficace car le sabre laser les attirait et laissait l’opportunité aux autres de tirer plus facilement. Le Soresu de la padawan s’améliorait de plus en plus et sa perception des tirs devenaient presque instinctif. Bien sûr, il lui restait encore une longue route à faire pour parvenir à apprendre le Djem So, chose seulement possible après avoir maîtrisé sa forme de base mais bon, elle ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin et si elle voulait protéger les innocents, elle ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers. Une nouvelle vague d’ennemis arriva à nouveau, forçant la brune à passer à l’offensive si elle ne voulait pas être totalement dépassée. Tout en parant les tirs de blasters, Rena se rapprocha des gardes Twi’leks, jusqu’à ce qu’elle puisse en éliminer deux avec son sabre laser. En jetant un rapide coup d’œil en direction de son Maître et de Dashel, elle put voir que la situation n’était pas des plus simple. Elle devait se dépêcher pour aller les aider.

Deux esclavagistes parvinrent à contourner la défense de la padawan mais heureusement, celle-ci les vit avant qu’il ne soit trop tard pour les compagnons de Merar. Rena utilisa une poussée de Force pour les déstabiliser et sauta d’un bond sur eux pour les mettre hors de combat. Il n’y avait pas de gants à prendre et désormais, l’efficacité devait primer sur le respect de la vie. Elle ne pouvait plus hésiter à prendre une vie si cela était nécessaire. Jusqu’à maintenant, elle s’était résolue à ne tuer que si elle n’avait pas le choix mais ici, retenir ses coups pourrait provoquer la mort de ceux qu’elle avait pour mission de défendre et ça, elle ne pouvait se le permettre. En tout cas, après avoir fait face à autant d’adversaires en même temps, la brunette avait pris conscience que le Shii cho n’était pas la forme de combat la plus efficace. Elle se devait de se perfectionner pour maîtriser une autre forme car lors d’un combat, elle ne pouvait pas être si limitée. Vu qu’il ne restait plus que deux gardes, il était temps pour tout le monde d’aller aider le reste de l’équipe.

« Dépêchez-vous d’aller aider Merar et mon Maître ! Je m’occupe de ceux qui restent ! »

Les ordres de la jeune padawan ne furent même pas discuter. Les compagnons de la Nautolan et les esclaves fraîchement libérés ne perdirent pas une minute. Arme au poing, ils se ruèrent vers l’endroit où se trouvait Jem, Dashel et Merar.

Bien sûr, ceux-ci n’étaient pas restés inactifs et Jem parvenaient petit à petit à éliminer les tireurs qui la bloquaient dans ses actions, grâce au Djem So, mais bon, vu sa maîtrise actuelle, l’efficacité n’était pas toujours au rendez-vous. Dans ce chaos apparent, Dashel semblait s’en sortir pas trop mal avec Malak. Dans l’esprit de la Chevalière Jedi, le vent était en leur faveur et il ne restait plus qu’à pousser un peu le destin pour que les choses penchent définitivement vers eux. C’est finalement le contrebandier qui parvint à créer le moment nécessaire pour prendre l’avantage. En esquivant le coup de leur chef, il força les Twi’leks à arrêter leurs tirs afin de ne pas le blesser. Ce lapse de temps était ce qui était nécessaire à Jem pour repousser Malak d’un puissant coup de pied au visage, tout en effectuant une poussée de Force sur les tireurs ennemis. Ce moment d’arrêt complet chez l’ennemi était plus que suffisant. Elle courut vers les tireurs et commença à les éliminer un par un.

Si l’esclavagiste devait avoir le nez cassé après un coup pareil, cela laissait à Dashel l’opportunité de l’achever. Entre temps, les renforts arrivaient déjà et les compagnons de Merar commencèrent à ouvrir le feu sur les gardes restant qui se relevaient tout juste après la poussée de Force de la Jedi. Le combat était définitivement leur et la fin n’allait pas tarder à approcher. Plus loin, Jem pouvait voir sa padawan parer les tirs de blaster, tout en s’efforçant d’avancer vers ses adversaires. Cette gamine progressait et même si elle avait encore du mal à s’ouvrir aux autres, elle ferait une excellente Jedi le moment venu. D’un coup de sabre, elle termina le dernier tireur qui tomba au sol. Rena fit de même avant de se retourner pour voir où en était la situation de l’autre côté. Le regard des deux femmes se croisèrent et un sourire fut échangé. La victoire était dans la poche et même si leur mission n’était pas de libérer des esclaves, elles avaient fait une très bonne chose. Il restait à espérer que les conséquences ne soient pas trop importantes pour les relations entre Ryloth et la Nouvelle République.



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By Dashel Nelievar
#37276
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En éloignant de moi le Twi’lek j’avais gagné de précieuses secondes pour évaluer les dégâts de mon dos. C’était superficiel. Douloureux certes… Mais superficiel. Je pouvais encore bouger mon épaule. Mon bras décris de grand cercle, m’assurant que j’étais encore apte à me défendre. Car si pour un instant j’étais tiré d’affaire, cela n’allait pas durer. Je pouvais déjà voir un des tireurs pointer son arme vers moi, prêt à faire feu. Mon arme se leva instinctivement, déviant le faisceau lumineux qui l’avait percuté. Nous devions encore éliminer les hommes de mains de l’esclavagiste. Alors que je dévier les lasers, j’en profitais pour jeter un regard aux différentes scènes qui avaient pris place dans le campement.

De son côté, Jem se retrouvait face au chef des esclavagistes. Elles ne protégeaient plus Merar de son sabre laser mais le nombre d’ennemie avait suffisamment diminué pour lui permettre de se relever et de rejoindre ses compagnons libérés. S’ils avaient réussi à nous rejoindre, c’était que Rena avait dû s’en sortir. En effet, la Padawan mettait un terme à son combat, abattant les deux ennemis qu’il restait sur son passage. Ce faisait elle avait atteint son objectif. Les esclaves et compagnons de la Nautolan étaient libres et elle nous avait retiré une sacrée épine du pied. Il ne restait plus que quelque combattant de notre côté, mais nous étions maintenant en surnombre et la défaite imminente de leur comandant les rendait moins dangereux. Ils avaient même cessé de faire feu un instant en voyant le coup prodigieux de la chevalière sur son nez ainsi que la poussée qui avait suivie. Titubant, le visage couvert de sang et les yeux larmoyant, vociférant par dessus le fracas des combats diminuants, il se dirigeait vers moi sans s’en rendre compte.

« Tu as perdu. La plupart de tes hommes sont mort ou hors d’état de combattre. Rends toi ! »

En entendant ma voix, il tourna la tête vers moi et reprit ses esprits. Je pouvais voir toute la fureur qui s’était accumulée. De tout son être il me haïssait. J’étais cette petite épine dans votre chaussure. Elle vous dérange au début, vous fait de plus en plus mal. Vous essayer de la retirer sans la trouver. Elle était de plus en plus entêtante, jusqu’à vous rendre fou. J’étais cette épine pour lui. Il m’avait pris pour un simple chauffeur, avait voulu faire de moi son esclave. Mais depuis le moment où je l’avais rencontré, je n’avais pas arrêté d’être plus embêtant à chaque fois. Il se fichait d’avoir perdu ses hommes et ses esclaves. Tout ce qui importait à ses yeux, c’était de me voir mort.

« TOI ! C’EST PAR TA FAUTE ! TU VAS PAYER ! »

Et il s’élança. Ses coups étaient violents, mais il ne me faisait pas peur. Une étrange sérénité s’échappait de moi. J’avais une confiance étendue en ma capacité à le contenir. Je ressentais chaque choque se propageant le long de mes bras, traversant mon corps jusqu’à plonger dans le sol. L’énergie de ses attaques me traversait sans répercussion. Je déviais sa lame, bougeant continuellement, trouvant la bonne parade contre des assauts toujours plus puissants. Je glissais sur un côté, puis tournais sur moi même, sautais au dessus de la brute. Il n’y avait plus rien de logique dans ses mouvements. Sa vitesse autrefois dangereuse n’avait plus rien d’inquiétante. Si ses coups auraient pu être mortels, ils n’en restaient pas moins prévisibles. Avec calme, je faisais mon corps guidé par la Force. Son flux toujours aussi distant me paraissait plus accessible tout à coup. Je n’interprétais pas seulement les mouvements de son corps et la trajectoire de sa lame. La Force vivante laissait son flux accessible à ma main tendue. Quelque chose avait changé. Voir mes camarades faire de leur mieux ? Mes entrainements répétitifs ? Mes derniers combats ? Où tout simplement les conseils de Maître Curwee ? Je ne savais pas ce qui en était à l’origine. Mais j’avais confiance en elle, en sa capacité à guider mon bras. Si bien que maniant l’Ataru comme je n’y étais plus parvenue depuis mon réveil, je parvenais à tenir le Twi’lek en échec.

Jusqu’à ce que je mette un terme au combat. Dans un contre fluide et rapide, mon arme dévia de sa trajectoire tandis que je contournais ma cible et frappa le bras qui tenait son arme. Dans un bruit sourd, sa main tomba sur le sol poussiéreux, l’arme vibrante à côté. Un hurlement retenti dans le campement alors qu’il tombait à genoux, serrant son moignon brulée contre son corps. Il avait perdu et je pouvais maintenant voir qu’il n’était pas le seul. En unissant nos forces nous avions vaincu ce campement. C’était une vraie réussite. Je pouvais voir que les deux Jedi allaient bien. Pareille pour Merar qui s’approchait de moi. Un bon nombre de ses compagnons avaient apparement réussi à s’en sortir. Je ne pouvais m’empêcher de sourire face à notre victoire.

« Il aurait mérité bien pire. »

« Toute vie mérite le respect. Quelle qu’elle soit. Même quelqu’un comme lui. Si je peux épargné la vie… »

« Mais il doit payer pour ce qu’il a fait. »

Elle balança son pied dans le ventre du Twi’lek qui roula sur un côté. Je l’attrapais, l’empêchant de continuer.

« Et il le peux encore. Mais en tant que Jedi, j’ai fais le choix de préserver la vie. Sous n’importe quelle forme. Mon sabre à déjà pris suffisamment de vie… Je ne mettrais pas fin au jour d’un être qui n’a pas la volonté de se battre. »

 « Il ne paiera jamais pour ses crimes ici ! Il sera libre. »

« Sans un sou… Ayant perdu tout ses esclaves… Crois moi, il ne sera peut être pas jugé pour ses crimes inhumains mais pour leur avoir couté cher. Ce qui est pire aux yeux des Twi’leks. »

« Très bien… Mais j’espère qu’il paiera pour ce qu’il leur a fait. »

Et elle se détourna de lui, lui tournant le dos pour mieux observer la scène. Jem et Merar se tenaient là. Elles ne semblaient pas mal en point. Mais nombres des amis de Merar et des esclaves avaient besoin de soins. Elle resta pourtant figée, restant là à regarder tout ça. De toute évidence elle jugeait l’ampleur des dégâts, regrettant silencieusement les morts et les blessés. Ces derniers jours avaient dû être éprouvant pour la jeune Nautolan. Et ça n’allait pas s’arrêter. Elle devait s’occuper des derniers esclaves et lever son camp au plus vite. Les autorités locales n’allaient pas lui pardonner cet affront. Elle ne pouvait rester.

C’est au moment où elle fit un pas en avant que j’entendis comme un sifflement. C’était une sensation étrange, rien ne produisait de bruit, c’était plutôt calme. Mais un sixième sens tentait de m’avertir du danger. Quelque part dans mon dos, il allait se passer quelque chose. La colère de l’esclavagiste qui s’était dissipée un moment était de nouveau palpable. Et elle était dirigée vers la source originelle de ses problèmes : Merar. Se relevant rapidement, son arme brandis dans sa main valide, il sauta en avant, prêt à empaler notre nouvelle amie qui se tenait entre lui et moi. Instinctivement, mon corps se déplace pour fondre sur son arme. Tandis que je me déplaçais, la lame de mon sabre fit vibrer l’air. Dans un arc de cercle verdoyant elle heurta la vibrolame, la propulsant dans les airs. Mais la lame de mon maître n’arrêta pas sa course ici. Plongeant en avant, à la parallèle du sol, elle s’enfonça dans le thorax du Twi’lek, le laissant échapper un hoquet de surprise.

Ma lame se rétracta et avant qu’il ne tombe au sol, je le rattrapais, le laissant doucement s’allonger. C’était une mort évitable. J’avais souhaité épargné sa vie. Il avait commis de nombreuses atrocités de par son métier. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il ne méritait pas un tel sors. Personne ne le méritait. Il aurait pu se rendre, sauver sa vie… Mais il avait voulu tuer Merar. Je ne pouvais laisser une vie innocente mourir devant moi. Il n’y avait aucun choix à faire devant l’agression de l’esclavagiste et je ne regrettais pas une seconde de l’avoir protégée. Et pourtant, sentir sa vie qui m’échappait entre les mains n’était ni facile ni agréable.

« Tu aurais dû te rendre… »

Je posais son arme contre son corps, laissant sa main valide reposer dessus. Et alors que je le faisais, des flashs immunisèrent mon esprit. C’était comme des impulsions guidées par la Force. Elle avait une chose à me montrer. Encore une fois… Pourquoi ? Je ne savais pas… Le choc face à la vie que j’avais pris ? Ma maitrise nouvelle de l’Ataru et mon lien avec la Force Vivante ? Mon envie d’épargner un vie coupable ? Le choix d’avoir sauvé une vie innocente ? Je n’en savais rien, mais que je le veuille ou non, elle souhaité me parler. Et ses mots étaient douloureux. Par images, je pouvais voir une partie de la vie de ma victime. Tout était lié à l’arme que je tenais dans ma main. Il n’était pas le seul à l’avoir manié. Son fils aussi. Il aimait prendre l’arme de son père. Son fils l’aimait et lui l’aimait encore plus. Je pouvais voir une femme également. Elle était enceinte… Derrière cette vie, aussi peu innocente soit elle, il y en avait d’autres qui ne méritait pas de perdre un des leurs. J’avais impacté toute une famille par ce geste. Quand bien même il en était le premier responsable. Une lame coula de mon oeil gauche. Je l’essuyais en me relevant, murmurant pour le mort :

« Je suis désolé… »

Je me tournais vers les hommes et femmes qui avaient assistés à la scène. Merar avait été rejoint par ses amis qui avaient formés un bouclier humain entre elle et l’homme au sol. Il n’y avait aucune chance pour qu’il se relève. Jem et Rena se tenait non loin de là. Je me rapprochais d’elles, ignorant les autres personnes qui ne savaient plus quoi faire à présent qu’elles étaient libres…

« Au moins il ne causera plus de problème au Twi’lek victime de l’esclavagisme… Mais ce n’est qu’un tout petit grain de sable dans l’engrenage… Les Twi’lek ne sont pas prêt de renoncer à leurs pratiques… »

« Merci quand même. » Merar nous avez rejoint. « Vous n’imaginez pas ce que cela représente pour eux. C’est l’espoir. Avec un peu de chance ils referont leur vie et inspireront d’autres esclaves ou même les Twi’lek libres. »

« Je l’espère… » Mon sourire était véritable. « Notre mission touche donc à sa fin… Mais Merar, tu ne peux pas rester sur Ryloth. Ils vont venir pour toi… »

« Je sais… Je vais dire au revoir et partir. »

« Je peux t’aider. Mon vaisseau nous attend. Viens avec nous ? »

« Oui ! Ce sera avec plaisir. Et je me sentirais plus en sécurité avec deux Jedi. Je vais retourner à mon camp. Je vous rejoins rapidement à votre vaisseau. »

La Nautolan s’éloigna, elle devait discuter de son départ et faire ses adieux. Pour beaucoup elle ne les reverrait surement plus. Quand à nous… Je devais une explication à Rena. Ça ne mettais pas sorti de l’esprit et maintenant que les combats avaient pris fin, je devais tenir parole.

« Mettons nous en route. »

Utilisation de la Force
Pouvoirs :
  • Sensibilité [Connu]
  • Sensibilité (Psychométrie) [Connu]

Formes :
  • Shii Cho [Pratiqué]
  • Ataru devient [Maitrisé]
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By Rena Kuolor
#37291
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Les combats touchaient à leur fin et le petit groupe venait de gagner sur les esclavagistes. C’est finalement Dashel qui eut le dernier mot sur Malak, l’épargnant dans un premier temps, mais la colère de ce dernier le força à mettre un terme à son existence. Toute cette histoire risquait de compliquer grandement les choses pour la Nouvelle République et par conséquent, il était préférable de ne pas s’éterniser ici. Dès que les autorités Twi’leks auraient vent de ce qu’il s’était passé, les choses deviendraient compliquées pour quitter la planète.

« Tu n’as pas à te sentir coupable Dashel. Il y aura toujours des situations qui ne pourront que se régler par le sabre. Les Twi’leks se satisfont de cette vie et pour cause, leur vie a une valeur qu’ils peuvent monnayer. Pour certains, c’est la garantie d’une vie plus facile, pour d’autres, c’est l’inverse. Tout ce qu’on pourra dire pour notre défense, c’est que nous avons aidé des amis qui n’avaient pas choisi cette vie. On doit se mettre en route maintenant. Il serait mauvais pour le Nouvel Ordre Jedi si nous nous éternisons trop. »

Les paroles sages de la Chevalière Jedi ne purent empêcher Rena de se rendre compte de la souffrance à laquelle les Twi’leks libérés avait échappé. Dans son esprit, il était inconcevable de vendre ses enfants pour de l’argent, ou même se vendre soi-même. En plus, si tout cela était si volontaire, pourquoi étaient-ils dans des cages comme des prisonniers. Cela n’avait aucun sens. Il fallait aider ce peuple et non pas les laisser poursuivre dans cette voie. Malheureusement, elle n’en avait actuellement pas les moyens. Peut-être qu’un jour, elle pourrait les aider à changer et à se rendre compte de l’importance d’une vie. Quoi qu’il en soit, le petit groupe allait se mettre en route pour retourner au vaisseau et c’était le moment propice pour avoir des explications supplémentaires. Après tout ce qui venait d’arriver, l’opinion de Rena sur le contrebandier s’était un peu améliorée et finalement, peut-être qu’il n’était pas juste un menteur. S’il avait vraiment connu sa mère dans sa jeunesse, son histoire ne devait pas être des plus banales. Toutefois, la jeune padawan avait du mal à se lancer et c’est finalement son Maître qui la poussa pour qu’elle s’approche de Dashel.

Se retrouvant bien involontairement à côté de l’ancien Jedi, elle chipota un peu avec ses cheveux, ne sachant pas comment aborder le sujet. Finalement, regardant devant elle pour ne pas être déconcentrée dans ses paroles, elle se lança dans des excuses sincères.

« Je suis désolée de m’être énervée. Après ce qu’il vient de se passer, il est clair que tu n’en as pas après mes parents. Tu n’étais pas obligé de venir en aide à ces gens et à te dévoiler en tant qu’utilisateur de la Force. Je sais que mes parents ont beaucoup souffert avec la traque de l’Empire et je ne veux plus qu’ils soient inquiétés par tout ça. Mon combat n’a plus à être le leur. Ils ont assez donné. »

La brunette était sincère et elle se souvenait encore des raids de l’Empire sur Polmanar et l’inquiétude de ses parents lorsque des troupes au sol étaient envoyées. Si l’Empire avait découvert que des Jedis se cachaient parmi les résistants, ils auraient envoyé des inquisiteurs pour les faire disparaître. C’était une période compliquée et elle ne voulait pas que cette inquiétude les frappe encore. En attendant, il lui restait énormément de questions à poser à Dashel et maintenant que la partie excuse était passée, elle n’hésita pas à aborder le sujet sensible.

« Tu dis que tu as connu ma mère lorsqu’elle était padawan … Mais c’est impossible … Ma mère a pratiquement cinquante ans alors que tu n’as pas plus de trente ans. Tu es un clawdite ? »

S’il était un changeant, cela pouvait expliquer en partie que le temps n’ait pas eu trop d’emprise sur lui. En tout cas, les questions se bousculaient dans la tête de Rena et il restait à voir si les réponses de Dashel parviendraient à éclaircir cette part de mystère. Sa mère lui avait régulièrement raconté des histoires sur le temps où elle était une Jedi. Après, cela se résumait surtout aux missions qu’elle avait fait avec son père. En y repensant, elle avait toujours dit qu’elle avait eu beaucoup d’amis au temple mais rien de très précis, sans doute pour ne pas évoquer des personnes qui étaient probablement mortes suite à la création de l’Empire. En tout cas, elle voulait en savoir plus sur le passé de sa mère et ne manqua donc pas l’occasion de questionner l’ancien Jedi.

« Je peux te demander comment était ma mère lorsqu’elle était jeune ? Mon père m’a déjà dit qu’elle était bien plus inconsciente lorsqu’elle a débuté sa formation. Aujourd’hui, c’est une femme assez prudente qui essaie toujours d’avoir une voie de secours. Même lorsqu’elle m’a accompagné au Temple, elle s’est montrée très prudente pour ne pas se faire voir. »
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By Dashel Nelievar
#37304
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Comme Jem l’avait dit, je faisais de mon mieux pour oublier ma culpabilité. Et ce n’était pas évident. Depuis toujours j’avais eu du mal à prendre une vie. Mon Maître avait toujours eu une vision plus vaste de la chose quand moi je me focalisais sur le simple fait de prendre une vie. Pour elle c’était moins manichéens. Chaque vie était importante mais il fallait faire un choix. Et fidèle à ses origines Zeltrons, la Jedi ne faisait pas dans la demi mesure. Elle savait que chaque vie ne pouvait pas être sauvé et que pour le plus grand bien il fallait parfois agir. Elle pouvait causer la mort avec la même ardeur que sa façon de vénérer la vie. Elle avait essayé de m’expliquer que parfois il n’y avait rien à faire. Pour sauver la vie de manière générale, pour défendre les opprimées ou pour satisfaire le côté lumineux de la Force, il pouvait être nécessaire de sacrifier une vie. C’était inévitable. Et je ne devais pas regretter mon geste s’il était justifié. Mais j’avais toujours eu du mal à m’y faire. J’avais toujours cherché une autre solution. Il y avait presque toujours une autre solution. Mais j’avais évidemment été amené à tuer… Et j’avais toujours désavouer ce geste. Même aujourd’hui, alors que Merar aurait pu mourir… Je ne pouvais me satisfaire pleinement de l’avoir sauvé. Cela avait couté une vie… Et celles de sa famille. J’entendais les paroles de Jem et de mon Maître… Mais cela ne rendait pas la chose facile quand bien même je la savais nécessaire.

Je marchais donc en silence, avançant sur le chemin qui menait à mon vaisseau. Les deux Jedi me suivaient de près mais je n’avais pas la tête à écouter leur conversation. Les mots ne parvenaient pas à mes oreilles trop distraites. Je devais trouver en moi la sagesse de me pardonner et d’avancer, comme je l’avais toujours fait. Mais je fus rejoint par Rena qui me tira de mes réflexions.

« Je suis désolée… »

Quelqu’ait été le poids sur ses épaules ou son envie de protéger sa famille, je ne pouvais pas la blâmer. Je ne savais que trop bien ce que pouvais impliquer la survie d’un Jedi après l’ordre 66. Réussir à fonder une famille avait dû être un exploit. D’autant plus réussir à élever une petite sensitive. Rare devaient être les Jedi ayant réussi à rester cacher, et surtout rare devait être ceux ayant réussi à construire quelque chose. J’étais content pour eux. Surtout pour sa mère. Savoir qu’un Jedi que j’avais connu personnellement vivait encore avait quelque chose de rassurant.

« Je ne t’en veux pas Rena. Au contraire… Je te comprends. Je n’aurais jamais dû agir ainsi. Si ma famille était encore en vie, j’aurais certainement agi comme toi. »

« Tu dis que tu as connu ma mère lorsqu’elle était padawan … Mais c’est impossible … Ma mère a pratiquement cinquante ans alors que tu n’as pas plus de trente ans. Tu es un clawdite ? »

Je ne pu m’empêcher de rire à sa question. Cela aurait été plus simple à expliquer, et plus simple à vivre sans doute. Mais il n’en était rien. J’avais simplement raté une partie de l’histoire de la galaxie.

« Non. Je suis Lorrdien. Je n’ai pas menti là dessus. Mes parents l’étaient eux aussi. J’y ai grandis . Mais c’était il y a bien 40 ans au moins… C’est à peu prêt après avoir quitté Lorrd et mes parents que j’ai rencontré ta mère. »

« Je peux te demander comment était ma mère lorsqu’elle était jeune ? »

« Oui bien sur. Nous étions tous plus ou moins inconscient. Imagine à l’époque que le temple était bien plus agité. Il était plein de jeunes disciples et de maitres. Nous arrivions pour être formé et tout semblait incroyable. Le initiés peuvent venir de toutes familles, être des orphelins ou des voyous. Il faut ensuite les assagir et les former à devenir des Padawans. C’était quelque chose. Je me suis vite entendu avec ta mère. Nous avons commencé notre formation plus ou moins au même moment. Elle était douée. Plus que moi… Mais nous avons tous était séparé, attribué à nos maitres par le conseil. Je n’ai pas connu ton père. Et moi j’ai été attribué à Taydan Sumelle. Après ça il a été difficile de revoir mes anciens camarades. La guerre des clones n’a rien arrangé. Je ne savais pas que t’a mère avait survécue. Ni ton père. Jusqu’à il y a quelque jours j’ignorais même que Maitre Fisto, Vos, Offee et Tano avaient survécu. Je pensais être seul. C’est rassurant de savoir que ce n’est pas le cas… Tes parents n’ont jamais voulu rejoindre le Nouvel Ordre Jedi ? »
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By Rena Kuolor
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Sa discussion avec Dashel semblait être plus simple que leur précédent échange le laissait craindre. Si Rena avait compris qu’il n’était pas un danger pour sa famille, le contrebandier avait également compris la raison de la colère de la jeune padawan. Toutefois, les paroles de l’ancien Jedi restèrent assez vagues et à aucun moment, il évoqua la raison de cette apparente jeunesse par rapport à son âge réel. Un Lorrdien n’avait pas un ralentissement de vieillesse de la sorte et dans l’esprit de Rena, elle ne voyait pas vraiment comment une telle chose était possible. Peut-être s’agit-il d’un clone ou un truc du genre, c’était sans doute possible que les souvenirs du vrai Dashel ait été transmis à son clone mais bon, cela semblait un peu étrange tout de même. Un clone était supposé être une personne indépendante qui ne commençait avec aucun souvenir de la vie de son donneur. En tout cas, c’est ce que la brunette avait pu lire dans les écrits sur la guerre des clones.

Toutefois, Rena ne questionna pas immédiatement le contrebandier, préférant en apprendre un peu plus sur sa mère. Elle avait toujours été assez avare d’informations sur sa propre vie au sein de l’Ordre Jedi, ne racontant bien souvent que les grandes histoires ou les missions qu’elle avait fait avec son père. En tout cas, il semblait se souvenir d’elle en tant qu’initiée, jusqu’à leur attribution d’un Maître. En tout cas, la situation des recrues n’avait pas énormément évolué et Rena se souvenait encore de ses années au temple à apprendre la Force et ses secrets afin de devenir padawan. Son apprentissage avait été assez simple vu les cours donnés par sa mère auparavant mais bon, cela lui avait valu la convoitise et un certain rejet des autres. Cela avait fini par lui attirer pas mal d’ennuis et la moquerie de certains autres élèves. Heureusement, la plupart n’était pas parvenu à atteindre un niveau satisfaisant pour aller plus loin au temple mais bon, ces souvenirs n’étaient pas des plus tendres, loin de là.

Petit à petit, Rena comprenait pourquoi Dashel avait gardé le secret sur sa formation de Jedi. Il était un peu comme elle, même si de son côté, c’était ses parents qu’elle protégeait. Un sourire s’afficha sur son visage alors qu’il lui demandait si ses parents n’avaient jamais voulu rejoindre le Nouvel Ordre.

« Mes parents en ont fini avec la vie de Jedi. Mon père a pris un poste dans le gouvernement de notre planète après la chute de l’Empire. Ma mère utilise ses dons de guérison pour soigner les gens. Je dois reconnaître que la présence de Maître Skywalker dans le Conseil Jedi est également une des raisons de leur recul par rapport au Nouvel Ordre. Le souvenir de Darth Vador est encore très ancré dans leur mémoire. Et au final comme dit ma mère, ils ont donné la chose la plus précieuse qu’ils avaient pour garantir la paix, moi. »

Rena avait plusieurs fois essayé de convaincre ses parents que Maître Skywalker n’était pas comme son père mais bon, ils ne voulaient rien entendre. En plus, son père lui avait déjà dit que si une catastrophe similaire arrivait à nouveau, les Jedis ayant décidé de rester cachés, pourraient toujours former de nouveaux padawans, assurant ainsi la survie de la philosophie Jedi. Du côté de sa mère, il s’agissait plus de garantir à leur fille un lieu sécurisé où elle pourrait se cacher en cas de problème. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle continuait à s’entraîner malgré sa mise au vert volontaire. Quoi qu’il en soit, cette discussion ouvrait la voie à d’autres questions au sujet de Dashel et elle ne manqua pas de les poser assez innocemment.

« Maintenant que tu sais que de nombreux Jedis ont survécu, tu penses revenir dans l’Ordre ou tu vas continuer à te cacher de tous ? Même si je ne les ai pas connus avant, les Maîtres du Conseil sont très gentils. J’espère bien devenir aussi forte et sage que Maître Tano. Ma mère m’a parfois parlé d’elle au moment de la guerre des clones. Elle n’était que padawan, mais elle était déjà impressionnante. Mais bon, tu as dû la connaître aussi non ? Je ne vois toujours pas comment tu as pu arrêter de vieillir durant des décennies. Tu as fait quoi durant toutes ces années ? Tu as combattu l’Empire aussi ? »

En effet, si son côté jeune était surprenant, il n’avait pas été très loquace sur les événements suivant la guerre des clones et surtout, l’ordre 66. Peut-être que Dashel n’avait pas été des plus courageux durant cette période, contrairement à de nombreux Jedis qui avaient combattu l’Empire à divers degrés. Beaucoup d’entre eux avaient rejoint des groupes de rebelles ou même défendu des innocents sur les planètes où ils se cachaient.
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C’était étrange. Ressasser tous ces vieux souvenirs était étrange. Pour moi, mon apprentissage avant d’être le Padawan de Taydan, cela daté d’un peu moins d’une vingtaine d’année peut être… Mais pour Rena, je lui parlais d’événement qui devait avoir entre 40 et 50 ans… Je comprenais que mon histoire soit difficile à suivre, moins même je me perdais dans la temporalité des faits. Et cela devait être encore plus difficile à croire. Pourtant elle m’écoutais, attentive. Pas seulement attentive à la véracité de mon discour. Non. Elle m’écoutais simplement, sans m’interrompre, sans me contredire, sans remettre en doute ma version des faits. Après nos précédents échanges, j’avais pensé qu’elle aurait été sur la défensif, remettant en doute mon honnêteté. Cela était réellement agréable de voir qu’elle ne le faisait pas. Hayley avait été la première à savoir pour ma carbonification et mon lien avec la Force, mais Rena était la première à écouter mon histoire. Je lui en étais reconnaissant, lui signifiant ce sentiment d’un sourire qui vint marquer la fin de ma question.

« Mes parents en ont fini avec la vie de Jedi. »

Ainsi donc ils avaient décidé de rester à l’écart. Je pouvais les comprendre. Je l’avais moi même fait. L’ordre avait beau s’être reformé, il n’y avait aucun moyen de savoir si les Jedi ne reproduiraient pas les même erreurs que par le passé. J’espérais vivement que non. Mais nous ne pouvions pas faire grand chose d’autre à part avoir la foi. Et il était vrai qu’avec le fils de Anakin au commande, il y avait de quoi avoir des doutes. Je ne le connaissais pas, certes. Mais c’était ce qui inquiétait. Tout du moins, c’est ce que j’avais pensé à priori. Ne pas avoir confiance en l’ordre donc ne pas le rejoindre n’était pas la solution. Pour moi. C’était en était une partie de lui que je saurais ce qu’il en était vraiment. C’était en aidant les nouveaux Jedi à ne pas reproduire nos erreurs que les choses pourraient être différente. Je comprenais la vision des parents de la Padawan. Mais avec le temps je me dirigeais vers un autre chemin. Il viendrait un temps où je ne fuirais plus. Moi, les autres, mes peurs, la Force… Mais ce temps n’était pas encore venu. Je devais continuer d’avancer, de me retrouver. Sinon, je ne serais pas plus utile à l’ordre que de la chair à Bantha. J’étais néanmoins content de savoir que même en restant éloigné de l’ordre, ils avaient empruntés des voies proches de nos principes. Certes la politique dans laquelle s’était engagé son père n’était pas très Jedi. Mais il le faisait pour le bien de la population de sa planète. Même après tout ce temps il semblait qu’il n’avait pas renié le code morale de l’ordre. Et ils l’avaient fort bien inculqué à leur fille.

«Tu penses revenir dans l’Ordre ou tu vas continuer à te cacher de tous ? »

La réponse était la même, chaque fois qu’on me la posait. Mais depuis ma rencontre avec Maître Curwee, elle avait connu de subtil changement. Je restais toujours aussi éloigné de l’ordre. Je devais trouver une solution à beaucoup de problème : les chasseurs de primes à mes trousses, la prime de Grakkus pour ma tête, mon lien avec la Force, le deuil de mon passé… C’était déjà suffisant… Une fois que j’aurais retrouvé le calme alors je serais peut être prêt. Au moins les Jedi avait eu vent de mon existence.

« Maître Tano. »

Je me souvenais vaguement de la Togruta. La carbonification avait aussi ce genre d’effet. Ce n’était pas un souvenir si vieux mais mon esprit peinait à se rappeler parfaitement de tout. Il faut croire que même congelé, le cerveau continuait de fonctionner et e vieillir. Je priais silencieusement pour qu’il ne se souvienne jamais de la souffrance que j’avais enduré emprisonné dans le carbone. Toutefois la jeune Padawan de Skywalker était difficile à oublier. Bruyante, brillante, également, je ne l’avais que peu connu mais elle avait un don pour laisser un souvenir impérissable. Il était logique qu’elle ait finalement atteint le range de Maître.

« Je ne vois toujours pas comment tu as pu arrêter de vieillir durant des décennies. Tu as fait quoi durant toutes ces années ? Tu as combattu l’Empire aussi ? »

Et voila la question à un million de crédit… Les brulures sur mon corps étaient les vestiges de mon histoire ; mon temps passé entre la vie et la mort ; mon absence de la rébellion que j’aurais certainement rejoint si je l’avais pu. Je n’avais pas combattu l’empire. Si ce n’était une seule fois. Et je ne l’avais pas vu grandir, devenir la puissance dictatoriale qu’il était devenu. Je n’avais pas vu l’insurrection. Je n’avais pas vu Dark Vador tomber. Je n’avais pas vu la renaissance de la république. Je n’avais pas vu le renouveau des Jedi. Je n’avais rien connu. Comment l’expliquer ? Mentir encore ? Non… Je ne le voulais pas… Elle méritait mieux. Mais que devais je dire ? La vérité tout simplement. Aussi douloureuse soit elle ? Je devais gagner du temps… Et elle m’avait donné ce qu’il me fallait. Je répondrais en dernier…

« Pour l’instant je vais continuer mon bout de chemin à l’écart de l’ordre. Je dois encore régler quelques affaires avant de revenir. Le conseil est déjà au courant. J’ai fait la rencontre du Maître Hayley Curwee avant de venir sur Cristophsis. Tu la connais ? C’est elle qui m’a dis où trouver ce contrat à vrai dire. Et c’est elle qui a informé le conseil. Je ne sais pas bien qui elle est mais elle m’a beaucoup aidé. Je lui ai promis de venir la trouver quand j’aurais résolu mes problèmes. Si elle évalue mes progrès comme la dernière fois… »

Un frisson me parcouru… Je n’osais pas y penser. Elle avait proposé de m’enseigner et m’avait beaucoup apporté à la suite de notre rencontre. Grace à elle je commençais à comprendre comment rétablir ma connexion avec la Force. Grâce à elle, aussi distant que je sois avec l’ordre, je n’étais plus totalement seul. Grâce à elle, j’avais eu un toit sur Corellia, un repaire où je pouvais venir me réfugier quand bon me semblait. Je ne lui en serais jamais assez reconnaissant. Quand bien même j’igonairais qui elle pouvait être exactement, je me doutais que son rôle n’était pas des moindres. Toutes les portes s’étaient ouvertes à son arrivée.

« J’ai aussi connu Ahsoka. Mal à vrai dire. Je l’ai vu une ou deux fois au temple ou en mission pendant la guerre. Elle était une Padawan vraiment douée. Beaucoup l’avait prise comme modele. Il était évident qu’elle serait une grande Jedi. Ca ne m’étonne pas qu’elle soit devenu un membre du conseil. Mais ça n’a pas du être évident pour elle… Quand le conseil l’a condamné et expulsé je pensais qu’elle ne reviendrais jamais. Même quand ils l’ont innocentées… Enfin. Je suis content de savoir qu’elle est de nouveau parmi les Jedi. De mon point de vu, c’est exactement le genre de personne qu’il faut à l’ordre pour ne pas reproduire les même erreurs. »

Oui. Tano, de part son passé était un atout indéniable pour l’ordre. Elle avait était au coeur des événements. Elle les avait subi, étant à la première place. Elle était toute désignée pour guider les nouvelles générations. Je me demandais à quoi elle pouvait bien ressembler aujourd’hui. J’étais plus vieux qu’elle à l’époque. Maintenant les rôles étaient inversés.

En contenant de marcher, je pu apercevoir un croisement qui me fit m’interrompre une seconde. Je me souvenais être déjà passé par là. Nous étions sur le bon chemin. Le vaisseau ne devait plus être très éloigné. Mais je devais maintenant expliquer mon absence lors de l’ascension de l’empire.

« Je n’ai combattu l’empire qu’une seule fois… Comme je te l’ai dit, j’ai été un Padawan au temps de l’ancienne république. J’avais 26 ans quand l’ordre 66 a été donné. J’ai perdu mon Maître ce jour là… » Je me souvenais le saut de Taydan pour rejoindre le chasseur que j’avais volé. Les tirs fusaient autour d’elle. Pendant un instant j’avais pensé qu’elle s’en était sorti… Mais quand je l’avais récupérée, il était déjà trop tard… « J’ai… » Ma gorge s’était serrée. Je toussais un bon coup et secouais la tête avant de reprendre. « J’ai fui sur Berchest, où j’ai pu rendre les derniers hommages à mon Maître pour qu’elle rejoigne la Force. Et je suis resté caché là une bonne année. J’étais doué en mécanique et en pilotage. Je suis devenu mécano, puis pilote d’essaie et finalement pilote de course. C’était une planète touristique alors je ne manquais par de travail. Mais l’empire est arrivé. J’ai combattu une inquisitrice et j’ai failli perdre la vie. Mais je m’en suis sorti de peu seulement pour être capturé par un Hutt. Grakkus. Il a fait de moi un de ses trophée. » Je levais un bras, comme pour écrire dans l’air l’écriteau qui avait défigurer sur ma plaque de carbone. « ‘’Un authentique Padawan de l’ancienne République.’’ J’étais son plus beau joyau. Mais j’ai réussi à m’échapper. Presque trente ans plus tard. Et je suis là maintenant. »

Mais je n’expliquais pas pourquoi je n’avais pas vieilli. Les mots ne voulais sortir… Ma peau me brulait rien qu’à la pensé de cette période. Pourtant je voulais le lui dire. Quelque chose, au plus profond de moi même me disait que je pouvais lui faire confiance. C’était plus que mon instinct de Lorrdien. Depuis le début de notre conversation, la jeune femme s’était détendu. Mon regard attentif ne pouvait pas me tromper. En tant qu’enfant de Lorrd j’avais suivi un entrainement rigoureux. Nous étions reconnu pour nos capacités d’analyse. Mais il s’agissait là d’un instinct primaire, plus basique et simple. La Force me disait de lui faire confiance. D’une façon ou d’une autre j’allais être amené à la rencontrer à nouveau. Cela ne faisait aucun doute. Et je pouvais voir en elle une alliée, comme cela avait été dans le campement. Je soulevais donc une partie de ma chemise, dévoilant ma peau abimée. Mon buste était recouvert de marques de brulures anciennes. A certains endroit la peau était légèrement ambrée, lisse, comme elle l’était depuis ma naissance. Mais à d’autres, elle était pale, presque ridée et tannée. Ma peau, recouvrant mes muscles noueux et abimés par mon récent combat, était semblable à une mosaïque de couleur blanche, ambre et rouge.

« Toutes ces marques… Est ce que tu sais ce que c’est ? » Je lui laissé le temps de les observer. Peut être que si elle m’interrompait en me disant elle même de quoi il s’agissait, cela serait peut être plus simple pour moi. Mais je ne contrôlais plus ma parole. Les mots sortaient sans que je puisse les retenir. « Ce sont des brulures caractéristiques dû à un long séjour dans la carbonite. J’ai passé exactement 30 ans coincé dans un bloc de carbone. J’ai été cryogénisé par Grakkus pour être dans sa collection. C’est pour ça que je n’ai pas vieilli et que je connais les Jedi de l’ancienne république. C’est pour ça que je connais ta mère. »
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By Rena Kuolor
#37388
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Comme elle le supposait, Dashel avait connu certains maîtres actuels qui n’étaient alors que padawans. C’était le cas pour Maître Tano et si son histoire était connue de tous les padawans et les initiés du temple, cela devait être étrange pour quelqu’un qui avait connu son expulsion de l’Ordre. Quoiqu’il en soit, cela n’expliquait toujours pas comment il avait pu vivre aussi longtemps sans prendre une seule ride. Il lui avoua même avoir 26 ans lorsqu’il a combattu l’Empire avec son Maître pour survivre à l’Ordre 66. Pourtant, à le voir, il ne devait pas être beaucoup plus âgé que ça. A aucun moment, Rena ne suspecta la vérité sur la raison qui se cachait derrière cette prouesse. Elle se posa énormément de questions sur les mystères de la Force, une sorte de stase améliorée peut-être qui permettrait ce tour de force. Mais bon, si tel était le cas, l’Ordre ne manquerait pas d’en parler. Avec attention, la brunette écouta le récit de la dernière bataille de l’ancien padawan, jusqu’à sa capture par un Hutt.

A ce moment, un doute commença à habiter son esprit. Comme beaucoup de monde, Rena avait entendu parler de l’histoire de Han Solo et de sa rencontre avec Boba Fett. Beaucoup avait vu son retour comme un miracle, surtout après autant de temps. Mais ici, on parlait d’une vingtaine d’années, était-ce seulement possible ? Toutefois, les paroles et les gestes de Dashel commencèrent à confirmer ses doutes et lorsqu’elle vit les marques sur son corps qu’il exposait prudemment, elle ne put s’empêcher de pleurer. Durant presque trente ans, il avait été enfermé dans un bloc de carbonite, c’était incroyable et affreux, rien que d’y penser. Finalement, l’ancien padawan lui confirma ce qu’elle avait compris en voyant ses brûlures. Elle ne pouvait qu’imaginer le choc qu’il avait eu à son réveil et la raison qui le poussait à rester à l’écart des autres pour le moment. Après tout, il se retrouvait dans un monde complètement différent de celui qu’il avait quitté la veille. Cela devait être très difficile pour lui de s’adapter à tous ces bouleversements.

« Je comprends mieux maintenant … Je suis désolée que tu ais dû endurer tout ça. Quoi que tu décides par la suite, sache que tu pourras toujours m’appeler si nécessaire. Ma mère sera certainement aussi très contente de te revoir. Je peux te donner ses coordonnées si tu veux aller la voir. Tu devrais aller parler à Maître Tano aussi, je suis certaine qu’elle pourrait t’aider. Maître Curwee fait partie du Conseil du Nouvel Ordre Jedi également. Je pense qu’elle dirige aussi l’Ordre Vert de Corelia. En tout cas, n’oublie pas que nous sommes tous une grande famille et que si tu as besoin de l’aide du Nouvel Ordre, tu l’auras certainement. En tout cas, tu auras d’office la mienne ! »

Rena termina son petit speech par un grand sourire qui témoignait de l’honnêteté de ses paroles. Son monde avait peut-être changé, mais un Jedi restait un Jedi. S’il avait besoin d’aide, les autres jedis seraient là pour lui. En attendant, le petit groupe continuait sa route pour finalement arriver au vaisseau dissimulé. Comme elle venait de le dire auparavant, la brunette écrivit les coordonnées de Polmanar sur un bout de papier, avec le nom de la ville la plus proche d’où habitait ses parents. Elle donna ensuite le bout de papier à Dashel, histoire qu’il sache où trouver sa mère si l’envie lui prenait. Après tout, ils avaient été amis et même si trente ans étaient passés depuis cette période, ce n’était qu’il y a quelques mois pour l’ancien padawan. En plus, sa mère aimait beaucoup raconter ses vieilles histoires de quand elle sauvait la galaxie, ça ne pourrait que lui faire plaisir de savoir qu’il était encore vivant.

De son côté, Jem avait entendu partiellement ce que les deux padawans s’étaient dits et elle ne put s’empêcher de sourire. Sa padawan avait une réputation de Reine des glaces au temple de Coruscant et pourtant, elle se préoccupait énormément des autres. Peut-être que rencontrer une personne comme Dashel qui avait connu une souffrance bien plus importante que la sienne pourrait lui faire comprendre qu’il était temps de s’ouvrir un peu plus et d’arrêter d’être méfiante à chaque fois. Après, elle ne pouvait pas non plus lui donner tort sur le fait que le contrebandier leur avait menti depuis le départ mais bon, les choses semblaient être rentrées dans l’ordre et la mission était un franc succès. Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée de Merar et ils repartiraient d’ici rapidement. Avec un peu de chance, les autorités locales ne feront pas trop de difficulté à la Nouvelle République et le Nouvel Ordre Jedi, même si l’intervention d’utilisateurs de sabre laser était une évidence sur les corps des esclavagistes. En tout cas, Jem s’attendait déjà aux remontrances du Conseil après cette mission mais bon, elle n’allait pas non plus fermer les yeux pour une question purement politique.

La Chevalière Jedi s’installa dans le fauteuil de co-pilote, se prélassant un instant avant que Dashel n’arrive.

« Une fois de retour, tu n’auras plus qu’à réclamer ton paiement à ton employeur. Tu as de la chance, nous on travaille à titre gracieux … C’est pas toujours évident d’être Jedi … »

Jem afficha un large sourire, montrant bien qu’elle plaisantait en grande partie, même si au final, pour une joueuse comme elle, ce n’était pas évident de dépendre financièrement de l’Ordre Jedi. Après tout, elle devait justifier ses dépenses et cela n’était pas possible d’y indiquer « perte au paakaz ». Enfin bon, il fallait faire avec et tenter de gagner le plus souvent possible pour se faire une petite cagnotte.

« Sinon, que comptes-tu faire de Merar ? Tu l’emmènes sur une autre planète ? Je crains que ses initiatives ne soient mal perçues dans les zones de conflit. Pour beaucoup de politiciens, une population qui souffre est une population qui sera fidèle au vainqueur arrêtant cette souffrance, une fois la guerre terminée. La situation de Ryloth n’est qu’un tout petit morceau de l’iceberg. »
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Rena m’avait écouté sans dire mot. Je lui racontais mon histoire, tout comme je l’avais fait avec Hayley. Elles étaient deux au courant maintenant. Mais mon récit était plus profond avec Rena. Il avait beaucoup tourné autour de la Force avec la Maître Jedi. Sans elle, je n’aurais certainement pas été capable de m’en sortir aujourd’hui. Mais avec la Padawan, c’était comme si je me libérais d’un poids. La chappe de plomb qui pesait sur mes épaules semblaient s’être fissurée. A mesure que j’avançais et faisait de nouvelles rencontres, elle s’étiolait lentement. Comme l’avait suggéré la Jedi Verte, il ne faisait plus aucun doute que mon lien avec la force était intimement lié à ce poids que je portais depuis la lune de Kiffu. Avec Rena, j’avais la sensation qu’elle pouvait m’aider à supporter ce poids. Pendant un instant, tout sembla plus simple. Je lui étais infiniment reconnaissant, quand bien même je pouvais voir que mon discourt l’avait bouleversé. Un sentiment d’affection s’était emparé de moi en posant mon regard sur la jeune femme. Tandis que je voyais une larme perler le long de son visage, je ne pouvais que lui retourner un sourire reconnaissant.

« Je comprends mieux maintenant… »

Oui… Voir une ancienne amie ne serait pas de refus. Mais ce devrait être un sacré choc pour quelqu’un qui m’avait connu à l’époque. Sa mère avait dû progresser depuis le temps, si elle se méfiait de moi, autant que Rena s’était méfié, elle risquait de me faire passer un sale quart d’heure… Mais ça en valait la peine. J’irais lui rendre visite quand le temps sera venu. Quant à maitre Tano, tel qu’il fallait désormais se référer à elle, j’aurais peut-être plus de faciliter à l’aborder qu’un Maître comme Kit Fisto. Je le connaissais mal malgré l’admiration que j’avais pour ce Nautolan. Quoi qu’il en soit, la première personne que je devais retrouver au temple, quand le moment serait venu, était Hayley. Après… Eh bien… Je n’y étais pas encore. Il serait temps de voir cela plus tard. Mais je ne doutais pas que mon chemin croiserait à nouveau celui de la jeune Padawan. Et ce serait avec un grand plaisir.

« Merci. » Je rangeais le petit papier dans ma sacoche. « Je ne sais pas quand j’irais sur sa planète… Quand je serais prêt, je te le ferais savoir. »

Nous arrivions enfin à mon vaisseau. Il n’avait pas bougé. Et par chance, il semblait qu’il soit dans le même état qu’à notre arrivé. J’actionnais la commande ouvrant le sas du vaisseau. Il était grand temps de quitter cette planète et de retourner sur Cristophsis. Il ne manquait plus que Merar pour partir. J’invitais donc mes deux passagères à entrer, laissant le sas ouvert pour la Nautolan.

« Une fois de retour, tu n’auras plus qu’à réclamer ton paiement à ton employeur. Tu as de la chance, nous on travaille à titre gracieux … Ce n’est pas toujours évident d’être Jedi … »

Sa remarque me fit sourire. C’était vrai qu’en tant que Jedi je n’avais jamais croulé sous les crédits. Mais je n’avais jamais manqué de rien non plus. Rena avait un Maître particulier. A mon sens, c’était pour le mieux. Je ne regrettais en rien d’avoir eu un Maître aussi excentrique de Taydan. Ça offrait une vision différente de la Force, ça permettait de faire ses propres choix. Et cela occasionnait aussi des moments inoubliables.

« Oui… Je me souviens de la vie au temple. Certaines choses ne changeront jamais il faut croire. Ça aide d’être contrebandier. »

Ca offrait une certaine indépendance, certes. Mais la réalité, c’était que j’avais du mal à entrer dans mes dépenses. Mon vaisseau avait un prix… Il allait falloir que je trouve rapidement un autre contrat. Sur Cristophsis peut être ? J’aurais tout le temps d’y penser.

« Sinon, que comptes-tu faire de Merar ? »

C’était une bonne question. Je lui avais proposé de l’aider à quitter Ryloth. Mais j’espérais plus de cette rencontre. J’avais beaucoup apprécié la Nautolan. Elle défendait des valeurs qui étaient les miennes. Et avoir un médecin à bord ne serait pas de trop. J’avais besoin d’un équipage pour les missions à venir. Je pouvais peut-être lui proposer un marché. Je l’aiderai dans ses missions humanitaires, je lui fournissais un toit, le Hermes, en échanges de quoi elle pourrait être ma copilote lors de mes missions. Il me suffisait de choisir mes destinations en fonction de ses propres besoins. Nous serions tous les deux gagnants. Il ne manquait plus qu’elle l’accepte.

« Je ne sais pas encore exactement. Ça dépendra beaucoup d’elle. Je vais lui proposer mon aide je pense. Elle pourrait en avoir besoin si elle continu de mettre en place ce genre de mission. Je pourrais être son chauffeur et lui prêter main forte. En échange, elle pourrait m’aider moi aussi. J’ai grandement besoin d’un copilote. »

Il fallait tout simplement qu’elle accepte ma proposition. Mais il n’était pas encore temps de lui parler, quand bien même elle venait de nous rejoindre à bord du vaisseau. Je l’aidais à mettre ses affaires à bord avant de retourner dans le cockpit. Il était temps de partir. J’actionnais les différents boutons et poussés les leviers nécessaires au décollage. Je commençais à bien prendre la main. Le vaisseau s’éleva lentement avant de quitter l’atmosphère de la planète. Jem avait entré les coordonnées dans le tableau de bord. Il ne nous restait plus qu’à passer en hyperespace. Alors je me levais, il était temps de rejoindre Merar dans la salle principale du vaisseau. Je devais discuter de mon projet avec elle. Je m’arrêtais néanmoins devant Rena.

« Merci… Pour ne pas m’avoir laissé tomber dans le campement des esclavagistes et pour m’avoir écouté. Je garderai précieusement le secret pour tes parents. J’irais surement rendre visite à ta mère, un jour… Mais en attendant, comment est-ce que je peux te contacter ? »

J’avais confiance en elle, si jamais j’avais un problème, ou si elle en avait un, j’espérais pouvoir lui prouver que je pensais vraiment ce que je lui avais dit, et que j’étais digne de confiance. J’attendais donc sa réponse, avant de partir retrouver la Nautolan. Avec un peu de chance, j’avais trouvé une amie en la personne de Rena et une copilote avec Merar.
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