L'Astre Tyran

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By Haya Fuu
#38784
"- Je crains que le Colonel Lennox n'ai insisté pour que vous le rejoignez immédiatement Monsieur."
"- Si le colonel a insisté.", l'homme se tourna vers les membres de la commission à laquelle il participait. "Mesdames, Messieurs, je vous propose de continuer la discussion sans moi, il semblerait que je sois appelé ailleurs."
Il y eu quelques hachements de têtes pour acquiescer, tandis le regard d'autres était plus réprobateur. Une fois la pièce quittée, le conseiller Edward n'attendit pas les explications du droïd pour prendre la direction du Palais de Gien, où se trouvait les locaux de la sécurité intérieure. Le droïd ne devait pas en dire d'avantage malgré ses questions pressantes.

Une petite assemblée était installée autour d'une longue table ovale. Le conseiller en connaissait certains personnellement, d'autre simplement de nom. Ce qui était certain, c'est que se trouvait dans cette pièce les principaux acteurs de la sécurité de Loretto. Le colonel Lennox fit signe au nouvel arrivant de s'installer.
"- Bonjour Conseiller Edward, prenez place, nous n'attendions plus que vous. Madame Dowse, à vous la parole."
"- Bien, il y a 20 minutes, nous avons reçu un appel du Commandant du Princesse Galatée sur un canal d'urgence.", la directrice du Bureau d'Investigation actionna l'holoprojecteur installé en milieu de table.
Le commandant apparu. Il se tenait droit, dans sa tenue officielle. On remarquait immédiatement son visage tuméfié. Il prit la parole en commençant par donner son nom, son grade, ainsi que ses codes d'indentifications.
"- Le Princesse Galatée est désormais au main d’une organisation qui se fait appeler Les Défiants. Il est avéré qu'une partie de l'équipage, dont le Second, est activement participé à la préparation de cette action. J'ai été séquestré mais j'ai réussi à échapper à mes geôliers. Le navire a été détourné de sa route, mais je ne connais pas sa destination. Les passagers n'ont pas été inquiétés pour "
La directrice repris :
"- Fin du message. Mes services ont authentifiés l'appel. Nous avons à faire à une situation particulièrement délicate. Tout ce qui sera dit dans cette pièce ne devra pas en sortir."

S'en suivit une conversation à bâtons rompus sur les actions à mener. La Marine devait dépêcher deux frégates dans les meilleurs délais, pour aller à la recherche du Princesse Galatée, chacune devrait embarquer un groupe d'intervention des Forces Spéciales. D'un autre côté, les services de Police devraient s'occuper de contacter ses indics et d'obtenir un maximum d'information de ses équipes sur le terrain pour évaluer la situation. Une liste des passagers et de l'équipage du navire devrait aussi être remise par les autorités de l'astroport de Loretto, le juge Bell, invité à la réunion préparait déjà le mandat. Quant au conseiller, il serait seul décisionnaire pour ce qui serait des éléments à fournir aux médias. Les mots clés de l'opération étaient rapidité et discrétion. Quelques autres décisions furent actées. La réunion n'avait, au final, pris que quelques minutes, le temps de définir les rôles de chacun.
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By Haya Fuu
#38810
L'Anzat avait l'impression de sortir d'une longue transe. Son esprit et sa perception étaient encore bien embrumés. Une voix au loin semblait crier quelque chose, des flash lumineux lui faisaient mal aux yeux, tout ne semblait être que chaos dans sa tête. Plus distincte, une autre voix raisonnait en elle "Bouges toi, tu dois nous en sortir maintenant.". Et puis il y avait quelque chose sur elle qui la maintenait au sol.

A force d'insistance, la voix avait eu raison du manque de volonté de l'Anzat. Se dégager avait été beaucoup plus simple qu'elle ne l'aurait cru. Elle se voyait allongée, couverte de sang. Devant elle il y avait plusieurs personnes qui s'échangeaient des tirs au travers de la pièce où elle se trouvait. La scène se faisait plus distincte alors qu'elle retrouvait ses esprits.

"Fermes la porte, lèves ta main droite et fermes cette porte.", la voix était insistante, pénible. Pourtant l'Anzat ne réussissait pas à s'énerver vraiment contre elle. Trop peu d'énergie pour la perdre en discussion stérile. "Fermes là s't'eplait". Il lui en avait couté de retrouver l'interrupteur, à tâtons. Son bras était douloureux. Enfin ses doigts trouvèrent le petit panneau de contrôle. Elle sut qu'elle avait activé la fermeture de la porte quand elle entendit le sifflement de cette dernière. "Verrouilles là avant qu'ils ne l'ouvrent à nouveau." Haya s'exécuta une nouvelle fois, tirant vers le bas la petite poignée qu'elle avait trouvée.

Quelqu'un l'aida à se relever, puis à l'amener dans le réduit où se retrouvait regroupé une partie du commando amateur.
"- Elle est complètement glacée. Ca doit être une hypothermie", suggéra celui qui venait de la déposer contre une large cuve. "Je vais chercher une couverture."
"- Fait donc ça.", lui répondit Haya d'une voix légèrement rauque, sans lui prêter le moindre regard.
"- Hey hey hey! Reste avec nous demoiselle." Haya sentit une main lui tapoter les joues. "Reste avec nous, voilà. Concentrée, regarde moi."
"Sans intérêt", c'est ce que se dit la jeune femme en voyant le visage imberbe de celui qui la tenait par l'épaule, probablement de crainte qu'elle ne tombe. Elle dégagea son bras sans brusquerie, comme s'il s'était s'agit d'un objet qui n'était pas à sa place.
"- Faut que je me pose un moment.", finit par lâcher l'Anzat en faisant mine de se redresser pour partir. Où, elle ne le savait pas encore.
"- Le problème c'est qu'on n'a pas un moment, même petit.", la retint l'homme. "Je ne vous connais pas, mais le Commandant nous a dit que c'était votre plan, vous qui deviez 'gérer', alors vous allez vite vous remettre, parce que les autres ils vont pas attendre. Vous comprenez ? On est coincé ici et nos potes risquent gros. c'est ... à ...vous ..de"
L'homme tomba à genoux devant l'Arcaniste.
"- T'as raison, tu ne me connais pas. Vous allez tenir cette position aussi longtemps qu'il le faudra.", l'Arcaniste se sentait éprouvée et finissait par tomber le masque. Elle n'avait plus envie de jouer, mais juste que cette affaire se termine, et du même coup elle abandonnait une partie de sa prudence naturelle au profit de réponses immédiates. "Est-ce que j'ai été assez claire ?"
Haya sentait presque physiquement la pression qu'elle exerçait sur le thorax de l'homme, dont chaque respiration devenait plus douloureuse que la précédente. Le poing fermé, comme pour exercer encore plus de pression, elle attendait une réponse que l'homme eu bien du mal à formuler.
"- Oui... Clair..."
Le manque de sincérité déçu l'Anzat "Motive le d'avantage, montres lui qui est la plus forte. Fait honneur à ton maître. Apprends lui combien la Force est puissante." L'envie n'en manquait pas, mais une fois à cracher ses poumons et réduit à une lente agonie, il ne lui serait plus d'aucune utilité. En même temps, que devait-elle attendre d'un individu aussi banal ? Ce n'est qu'après quelques secondes qu'elle jugea sa réponse recevable, et se décida à le libérer.
"- Faut que je me pose un moment. On verra la suite...après.", conclut-elle
Personne ne trouva à objecter.

Elle se trouva un endroit plus au calme et attaqua une brève transe réparatrice. Maintenant qu'ils étaient installés, l'équipage aurait bien du mal à les déloger. Autant en profiter.

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By Haya Fuu
#38886
"- Vous me devez 50 crédits, Commandant."
"- Je serai content de vous en donner le double si on s'en sort.", répondit le Commandant à la jeune femme qui venait de s'extirper avec difficulté, malgré son petit gabarit, du regard servant habituellement à la maintenance de la conduite d'eau potable. Même avec la certitude qu'elle était une proche humaine, il fut quelque peu troublé de la voir se dévêtir afin de passer des habits qu'elle avait gardé au sec dans un sac. Il se dégageait toujours d'elle une impression d'innocence qui ne collait guère avec le personnage. Leurs regards se croisèrent une fraction de seconde, avant que le Commandant, mal à l'aise, ne se retourna.
"- Je peux vous poser une question indiscrète ?" finit-il par questionner alors que la jeune femme se séchait dans son dos.
"- Allez-y.", lui répondit Haya sans sembler redouter d'avoir à cacher quoique ce soit.
"- Vous êtes proche humaine...", la vrai question était de savoir à quelle espèce son associée d'infortune appartenait. Certes il aurait pu lui poser la question franchement, mais il préférait éviter de tomber dans le clivage humain contre le reste du monde, diplomate qu'il était.
"- C'est important ?", demanda Haya en glissant ses bras autour de la taille du Commandant. "Vous savez que cette tenue de mauvais garçon vous va bien ? Et vous paraissez plus jeune sans votre barbe.", avec douceur, elle accola son corps nu à celui du Commandant, dont elle apprécia la chaleur corporelle qui en émanait. Malheureusement, cela n'était visiblement pas au goût de ce dernier, qui se dégagea délicatement de l'étreinte de la jeune femme.
"- Vous êtes glacées, vous devriez vous habiller."
Haya n'insista pas, non sans remord.
"- Vous préférez les petites bourgeoises qui viennent frapper à votre cabine je suppose.", lâcha-t-elle en enfilant un pantalon un peu trop large pour elle.
"- J'ai des personnes sous ma responsabilité. Des personnes qui sont en danger, prisonnières d'une bande de malfrats. J'ai aussi des responsabilités vis-à-vis des passagers. Je n'ai simplement pas la tête à ça... Ce n'est pas personnel.", l’excuse sonna creux dans l’esprit de l’Arcaniste, et, pour toute réponse, il n’y eu que le bruit d'une fermeture à glissière qui se fit entendre.
"- Dans ce cas, allons botter des culs.", conclut l'Anzat.
Elle jeta par dessus une épaule les bandoulières d'une paire de fusils, et par dessus l'autre celle d'un sac contenant quelques pistolets et munitions. Elle réalisait alors qu'elle avait traîné tout ce barda derrière elle, ce qui avait rendu sa progression plus compliquée encore, mais il était évident que les accès plus traditionnels seraient surveillés de près.
"- Permettez-moi de vous aider au moins.", l'interpella le Commandant alors que la jeune femme s'engageait déjà dans une coursive.
"- Vous êtes le Commandant, vous n'allez pas vous abaisser à porter le matériel hein ?!" Le ton pris par Haya était mitigé, si bien que son interlocuteur eu du mal à savoir quoi lui répondre, sans craindre d'envenimé la situation. Haya profita de son hésitation pour poursuivre. "Et puis avec votre stature, ce serait pour le moins étrange que je passe pour celle qui donne les ordres. Bon, le réfectoire c'est par où sur votre rafiot ?"
N'importe quel Commandant un tant soit peu susceptible aurait remis l'Anzat à sa place, mais étant donné la situation, il valait mieux jouer l'apaisement et tenter de faire avancer les choses.
"- Par le pont 3, sur votre droite. Vous avez souvent des missions comme celle-là ?"
"- C'est mon boulot." Lors de leur précédente discussion, dans la cabine, Haya s'était faite passée pour un agent non officiel du gouvernement de Loretto, chargée de mettre la main sur Hog le Marchand. Elle n'était pas certaine que le Commandant est véritablement adhéré à cette possibilité, mais, quelque part, y croire devait aussi l'arranger. Haya s'en était donc tenue à cette version. "Moi, ce qui m'intéresse, c'est Hog. Je vous aide à reprendre le contrôle de votre navire et vous m'aidez à le capturer."
"- Ce que je veux dire… "
L'anzat l'interrompit tout net.
"- C'est que je vous semble un peu trop jeune pour être expérimentée ? Pourtant je suis surement plus douée que vos rombières en mal d'une romantique amourette avec un viril Commandant.", la jeune femme laissa échapper un bref soupir.
"- Je veux avant tout éviter les effusions de sang."
"- Si Hog avait été disposé à se rendre sans histoire, nous n'en serions pas réduit à ses extrémités." Haya ne souhaitait pas transformer le Princesse Galatée en champ de bataille. Mais la situation était particulièrement tendue et elle ne pouvait se prévaloir d'un contrôle total sur ce qui allait se passer. "On va faire de notre mieux, mais il nous faut absolument neutraliser Hog, sinon vous serez le parfait bouc émissaire, et votre procès sera terminé avant même d'avoir commencé. Votre second sera promu Commandant, et je suis certaine que ce n'est pas ce que vous souhaitez. La meilleure issue possible reste que je mette la main sur Hog et qu'on l'isole le temps qu'il perde ses soutiens. Cela l'empêchera d'interférer dans les affaires de Loretto, et augmentera significativement vos chances de vous en sortir."
"- A la condition d'avoir le second en état d'être jugé. J'ai bien compris la logique. On arrive. L'accès se trouve juste à gauche.", conclut le commandant à l’approche d’un petit embranchement. Haya dézippa rapidement sa blouse.
"- Il y en aura peut-être d’autres plus intéressés que vous."
"- Vous comptez me le reprocher jusqu'à la prochaine escale ?"
"- Espérons seulement qu'il y en ai une."

Neutraliser les deux gardes avait été bien plus facile qu'escompté, plongés qu'ils étaient dans la contemplation du décolleté de l'Anzat, ils n'avaient pas vu le coup arriver. En plus, grand adepte de la sécurité maximale, l’un deux avait sur lui une carte permettant d'accéder au réfectoire. Ils trouvèrent entassés à l'intérieur bon nombre d'employés regroupant un peu tous les corps de métiers requis pour faire fonctionner le navire. Ils étaient sous la garde de trois compères bien armés.

Trop heureux de voir arriver la relève qui leur permettrait d'aller se dégourdir les jambes à la poursuite des membres d'équipages récalcitrant, et pourquoi pas, d'avoir la chance de mettre la main sur quelque membres de la Confrérie, ils n'avaient compris que trop tardivement leur erreur. Plus habitués au combat de rue qu’à autre chose, les maigres connaissances en K’Tara de l’Anzat s’étaient avérées suffisantes pour neutraliser en douceur deux d’entre eux. Le style du Commandant fut nettement moins académique, mais tout aussi efficace. Haya regrettait seulement de n'avoir pas pu s'amuser d'avantage à ses jeux de massacre, mais il fallait se faire une raison, avoir le Commandant avec elle était bien plus important pour le moment que de se payer un peu de bon temps.

"- On est bien d'accord, vous prenez la salle des machines pendant que je récupère Hog. Une fois arrêté, nous pourrons nous occuper de la passerelle et du second.", Haya récapitulait tout en déballant le peu d'armement qu'ils avaient pu récupérer. "En priorité ceux qui savent se servir des armes. Merci.", lança-t-elle aux femmes te aux hommes qui se tenaient devant elle.
Le commandant repris à leur intention :
"- Ne vous exposez pas sans bonne raison. Nous ne sommes pas là pour nous lancer dans un affrontement ouvert. Privilégions la discrétion. Notre adversaire est actuellement occupé à reprendre les systèmes de survie de notre Princesses Galatée, ce qui va nous laisser le champ libre pour accéder à la salle des machines. Nous respectons et respecterons le choix de ceux qui ne veulent pas participer à cette action. Elle est dangereuse, il y aura certainement quelques blessés, au moins. Au pire, je ne vous le cache pas, certains pourraient ne pas en revenir. Mais pour ceux qui souhaitent malgré tout me suivre, je resterai avec vous et prendrai les mêmes risques que vous. Ce navire est le nôtre et il le restera."

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By Haya Fuu
#38931
Les voix, étouffées, avaient fini par s'éloigner. Ne restait plus que son cœur battant dans l'obscurité de sa cachette, et la faible lueur qu'émettait par intermittence son comlink. Elle avait attendu avant d'actionner la petite télécommande qu'elle tenait fermement dans sa main droite, contre sa poitrine. Le léger ronronnement d'un moteur se fit entendre, et le coffre où elle s'était dissimulée la ramena dans la pénombre de la cabine du Commandant. Seule la lumière blafarde des écrans fixés au dessus du petit bureau éclairait désormais la pièce vide.

Elle resta encore immobile, mais l'insistance de son comlink la poussa à se relever. Lentement, silencieusement, presque à tâton, elle s'installa sur le fauteuil tout en surveillant la porte d'un œil inquiet. Enfin elle sorti son datapad qu'elle posa à côté du petit projecteur holo incrusté dans le bureau. Elle effectua les opérations indiquées avec une prudence irrationnelle, comme si chaque touche qu'elle pressait sur la console qui lui faisait face pouvait déclencher une alarme. Mais il n'en était rien.

Le comlink signala à nouveau un appel. Délicatement, elle le porta à hauteur de son visage.





Haya
"Mais vous faisiez quoi ?, la voix était sourde, son interlocuteur parlait à voix basse.
Catleen Banks
- Ils... Ils sont passés mais c'est bon, répondit Catleen.
Haya
- Vous l'avez repéré ?
Catleen Banks
- Pas encore, le navire est grand, chuchota-t-elle, craignant qu'un garde ou deux ne soient encore postés de l'autre côté de la porte et puissent l'entendre. C'est vous qu'ils cherchent.
Haya
- Je sais, j'ai constaté. Concentrez-vous pour me le trouver.
Catleen Banks
- Je fais ce que je peux. Je vous appelle dès que je l'ai."


Les minutes s'égrainaient bien lentement dans le petit réduit destiné aux droïds chargés de l'entretien. Et la place y manquait d'autant plus qu'un individu de bonne corpulence s'était gracieusement retrouvé invité avec Haya. L'impatience gagnait la jeune femme qui avait en horreur de se retrouver à ne rien faire, au point même que cela lui avait coupé l'appétit. Aussi grattait-elle nerveusement chaque aspérité sur la surface de son comlink avec l’ongle de son pouce, attendant l'appel libérateur.

Catleen Banks
"Il est un niveau au dessus, il doit retourner à la passerelle après être passé au casino, enfin son comlink lui annonçait une bonne nouvelle."

Si l'Anzat avait un tant soit peu mieux connu sa proie, elle aurait pu aisément se douter de l'endroit où il irait passer son temps, en attendant que l'un de ses sbires vienne fièrement lui annoncer sa capture.



Haya
"Comment je peux l'intercepter ?
Catleen Banks
- Sur votre gauche, à quelques mètres, il y a une trappe de maintenance qui permet de passer dans un entre-pont, puis de passer directement au pont supérieur.
Haya
- Ok."


Effectivement, suivant les instructions fournies par la mécano, Haya se retrouva moins d'une minute plus tard dans un renfoncement, sur le pont supérieur. La coursive y était plus large, des bruits de pas résonnaient en se faisant plus proche. Rapidement elle pu percevoir la Présence de chacun des individus qui venaient dans sa direction, cinq, disposés en carré dont un au centre. Immobile mais tendue à l'extrême, Haya se plaqua le plus au fond possible de sa cachette, laissant la Force faire croire à la petite troupe qu'il n'y avait pas de renfoncement.

C'était là une manœuvre dont l'Anzat n'avait pas l'habitude. Elle se savait capable de créer des effets de lumière, comme éclairer un lieu ou le plonger dans l'obscurité, ou encore de modéliser des formes simples sur une période assez courte. Là, elle devait renforcer son lien avec la Force pour manipuler avec le plus de finesse possible la lumière. En un instant, un écran beige s'était dressé devant elle, perfectible dans les détails : il manquait les plaintes blanches, et les reflets de l'éclairage n'étaient certainement pas justes. Mais il faudrait que cela suffise.

Hog Le Marchand "Vous attendez quoi ? Attrapez-là bande d'idiots !"

Et à l'évidence cela n'avait pas suffit. Son illusion se dissipa lorsqu'elle lâcha sa concentration pour voir des mains traverser sa cloison illusoire dans des effets irisés de lumière. Trop tard pour brandir l'arme qu'elle avait au poing, ou même éviter de se faire saisir par le col. En un instant, elle fut jetée à terre et un bon coup dans le dos la dissuada de tenter de se relever. Dans ces situations délicates, mieux valait faire profil bas quand l'adversaire avait le dessus, sous risque de prendre inutilement des coups. Déjà Haya sentait attiré par un esprit de vengeance.

A quatre pattes au milieu de la coursive, elle pu observer le nouveau venu, qui le toisait d'un regard dédaigneux et hautain, autant que satisfait. Le Gossam trônait sur une plateforme équipé de répulseurs, lui permettant de rivaliser d'avantage avec la taille des hommes qui l'accompagnaient.

Hog Le Marchand "Alors comme ça, c'est ça la petite peste après laquelle ils courent tous."

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By Haya Fuu
#38972


Hog Le Marchand
"Quand je pense que ces bandits me réclamaient 100 000 crédits pour ta capture. Même un nerf aurait trouvé une meilleure cachette dans son enclos !, s'exclama le Gossam. A se demander comment votre ridicule Confrérie a pu poser autant de problèmes à mes troupes. En avant ! On va leur montrer ce que c'est qu'un professionnel. Quant à vous quatre, prenez en de la graine, et je vous conseille de rapidement me trouver une bonne excuse de pourquoi vous n'avez pas réussi à la trouver avant !
Homme de main
- C'est que vous nous avez demandez de vous escorter, s'aventura un des hommes de main qui accompagnait Hog
Hog le Marchand
- Vous feriez mieux de vous taire si c'est pour me sortir des excuses aussi pitoyables. Allons, pressons !"


Un des deux hommes se pencha pour faire se relever l'Anzat en la saisissant par l'épaule, tandis que le regard de cette dernière se portait sur la botte de l'individu, ou plus exactement sur la poignée de la lame qu'il y avait de glissée dans cette botte. Il était temps d'en remontrer au présomptueux Gossam. Ainsi, avant même que l'homme la relevant n'ai le temps de comprendre ce qui se passait, il se retrouva avec son poignard enfoncé jusqu'à la garde dans le ventre. La main pâle de la jeune femme en ressorti l'arme aussi rapidement qu’elle l’y avait mise, pour la planter dans les côtes de son plus proche ennemi. L'action n'avait pris qu'une fraction de seconde, laissant pantois les deux autres hommes de main, entre lesquels l'Arcaniste fila. Son action n'avait pris qu'une seconde tout au plus, la Force guidant ses gestes avec une vitesse inconcevable pour les non initiés qui lui faisaient face. Elle se sentait comme libérée de la contrainte de son corps, évoluant avec pour seul élan sa rage de vaincre et son esprit de vengeance.

Hag le Marchand "Mais bougez vous ! Vous ne voyez qu'elle vous échappe !", s'époumonait le Gossam tandis que ses deux sbires encore en état se lançaient à la poursuite de Haya.

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Le choc fut rude quand elle heurta l'individu qui arrivait face à elle. Trop concentrée sur ses poursuivants, elle avait négligé de surveiller ce qui se passait de l'autre côté du coude qu'elle venait de passer. Elle eut l'impression de percuter un mur et se retrouva légèrement sonnée en reculant de quelques pas face au nouveau venu. Déjà de bonne stature, au moins comparé à celle de l'Anzat, il était équipé d'une armure imposante qui devait le rendre plus impressionnant encore.

Qui qu'il fut, ou quoi qu'il fut, il avait eu assez de réflexes pour immédiatement mettre en joue l'Anzat avec son DL-87. Haya ne pu faire qu'une grise mine en découvrant l'arme braquée dans sa direction. Elle n'avait encore jamais rencontré quelqu'un utilisant le 'nettoyeur de passerelle', mais elle savait que son tir dispersé permettait de rapidement transformer n'importe quel lieu clôt en un palais du steak haché. En l'occurrence, il était simplement impossible que l'armure rate son tir, même les yeux fermés. Haya mit les mains en l'air et se redressa très lentement. Sans qu'un mot ne soit échangé, elle fut invitée à faire demi-tour et à revenir sur ses pas.







Hog le Marchand
"Comme on se retrouve. Vous n'espériez pas aller bien loin j'espère, s'esclaffa le Gossam en voyant revenir Haya. Et merci à vous, je n'ai jamais douté de vous voir m'aider à l'arrêter, reprit-il à l'intention de l'armure, qui n'avait toujours rien dit. Enfin il s'adressa à ses deux hommes de main. Prenez en charge la demoiselle. Pas la peine de la ménager.
Bart
- Le contrat est rempli. Nous attendons le solde du paiement sous huit jours, annonça d'une voix profondément grave et monotone l'armure.
Hog le Marchand
- Je crains qu'il n'y ai méprise. C'est moi qui l'ai capturé il y a quelques secondes à peine. Vous, vous vous êtes contenté de l'empêcher de s'enfuir. Votre contrat stipulait très clairement que vous deviez vous la capturer. Toutefois, je reconnais votre effort et la qualité de votre action, aussi je vous propose de bénéficier d'un crédit de 5000 crédits dans notre casino, tenta de conclure le Gossam.
Bart
- Le contrat stipulait 70 000 crédits à la capture sans autre condition, se contenta de répondre l'armure.
Hog le Marchand
- Et comme je viens de vous le dire, c'est moi qui l'ai capturé. Donc vous n'avez pas rempli le contrat, reprit sur un ton pédagogue le Gossam. Je conviens qu'un échec n'ai jamais agréable, surtout pour des personnes se prétendant compétentes, mais les choses sont ainsi.
Bart
- Contrat annulé sur décision du commanditaire, annonça l'armure tout en faisant pointer son arme vers le plafond.
Hog le Marchand
- Vous attendez quoi les deux là !, interpela le Gossam en pointant du doigt l'Anzat. Saisissez-là avant qu'elle ne vous échappe à nouveau !"

Les deux hommes, qui avaient pris soin de rester légèrement en retrait durant laé négociation entre leur patron et le nouveau venu, se décidèrent après un regard d'encouragement mutuel à s'avancer vers Haya. C'est alors que, toujours aussi mutique, l'armure rabaissa le canon de son DL-87, tout en écartant Haya de devant lui. Une très longue et silencieuse seconde s'écoula sans que plus personne ne bouge. Puis le DL-87 cracha son feu, expédiant à terre les deux hommes, et faisant crépiter le paravent du chariot à répulseurs, derrière lequel le Gossam avait tout juste eu le temps de se cacher.
Sans d'avantage d'explication, l’armure fit un pas en arrière, un quart de tour gauche et s'avança dans la coursive d'où il venait.


Hog le Marchand
"Traitre ! Voleur ! Vous entendrez parler de moi !, s'esclaffait le Gossam avant de réaliser qu'il était désormais seul avec l'Arcaniste, qui le regardait avec un sourire carnassier. C'est moi qui vous paie ! Je vous ordonne de me protéger !
Haya Fuu
- 1500 crédits de l'heure, ça vous convient ?, questionna alors Haya à l'intention de l'armure.
Hog le Marchand
- C'est de la corruption ! Vous n'avez pas le droit !, s'opposa le petit homme à la peau verte en agitant ses bras dans le vide, comme pour lancer une quelconque incantation.

L'armure s'arrêta, mais ne donna pas suite pour autant à l'offre de l'Anzat.


Hog le Marchand
"Je vous interdis de l'écouter !
Haya Fuu
- 2000 crédits de l'heure, mais je ne pourrai pas aller au-delà, renchérit la jeune femme
Hog le Marchand
- 15 000 crédits et vous me débarrassez de cette peste. Elle ne vaut pas plus !, contre proposa le Gossam"

Enfin l'armure se retourna.




Bart
"Fin de contrat ?
Haya Fuu
- Sur ma décision. Vous commencez maintenant.
Bart
- Contrat accepté, conclut-il.
Hog le Marchand
- Non mais vous m'entendez espèce d'empoté ? Je vous interdis de travailler pour elle ! Elle est ma prisonnière !, mais le Gossam n'était pas totalement inconscient, et plutôt que de rester, il jugea préférable de quitter son chariot et de filer sur ses courtes pattes.
Haya Fuu
- On va commencer par mettre la main sur le Gossam, sans le blesser, si vous voulez bien."

Le nouvel ami de l’Anzat fit glisser son arme dans son dos et dégaina un pistolet qui semblait presque être une miniature entre ses mains. Il le montra à Haya, qui, pour toute réponse fit une courbette en désignant de la main le Gossam. Ce dernier, empêtré dans sa longue toge, tentait tant bien que mal de s'éclipser aussi rapidement que possible.

Contre toute attente, l'armure s'élança à la suite du fuyard, laissant Haya assez perplexe. Malgré son imposante stature, il passa avec souplesse le chariot qui stationnait en travers de la coursive. Il passa les deux blessés sans leur prêter attention, avant de poser lourdement un pied sur la traîne de la tenue du Gossam, ce qui eut pour effet de le stopper net. Finalement il lui asséna un bon coup de crosse, qui devait l'étaler pour le compte.

Haya Fuu "Pas causant mais efficace. J’aime, songea Haya"

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By Haya Fuu
#39021
Avec plus ou moins de précision, le plan élaboré par le Céréen se déroulait dans l'espace comme sur Loretto.

Haya avait réussi la majeure partie à bord du Princesse Galatée, et même d'avantage, puisqu'elle avait de son côté le Commandant, qui était initialement supposé faire partie des Défiants. Elle avait aussi réussi à mettre la main sur Hog le Marchand, et avait le contrôle des systèmes de survie et des systèmes de propulsion, qui venaient de tomber aux mains de sa petite troupe rebelle. Il y avait quelques blessés à déplorer de part et d'autre, mais au final l'Anzat cumulait à elle seule le plus grand nombre de morts causées durant l'opération.

Restait à négocier la reddition du second, ou son retournement. Avec Hog en précieux otage, elle avait pu rejoindre la cabine du Commandant en compagnie de son nouvel allié, Bart. Ils y avaient retrouvé la mécanicienne, fort heureuse d'avoir enfin du renfort.






Haya Fuu
"Nous avons votre patron, Hog le Marchand avec nous. Il accepte nos conditions et vous demande de ne pas mettre inutilement en péril le navire.
Ridley Yorvaskr
- Et alors ? Vous êtes ici sur MON navire, pas sur celui de Hog, ne lui en déplaise. Et mes conditions sont les suivantes. Premièrement, vous et le Commandant Terempsen, vous aller vous rendre à mes hommes sans résistance. Deuxièmement, tous les personnels qui vous ont soutenu seront mis aux arrêts. Troisièmement, vous libérez Hog le Marchand.
Hog le Marchand
- SON Navire, non mais pour qui il se prend ?, souffla le Gossam. Et me faire passer en troisième condition, il va en entendre parler celui-là !
Haya Fuu
- Nous contrôlons les systèmes de survie et la propulsion. Et je suis la seule à savoir où nous allons actuellement. Il serait largement préférable pour vous que nous ayons trouvé un accord avant notre arrivée.
Ridley Yorvaskr
- Ho ! Il semble que vous êtes un peu en retard sur certaines choses. Nous avons trouvé comment vous aviez piraté la navigation. Ensuite vous avez certes les systèmes de survie sous la main, mais vous ne prendrez aucun risque avec afin de ne pas causer de tort aux passagers. Je me trompe ?, questionna le second. Il reprit après quelques secondes. Nous sommes donc d'accord. Par contre, je pense que d'ici un jour ou deux, vous allez surement commencer à crever la dalle, et je ne parle pas des personnes coincées au niveau de la machinerie, qui vont surement craquer encore plus vite, entre le bruit, la chaleur, la faim et la soif. Autant dire qu'ils vont rapidement revenir à la raison. Je vous laisse y réfléchir, conclu le second avant de couper la communication.
Hog le Marchand
- Je n'aurais jamais pensé qu'il était aussi intelligent. Donc vous me libérez, et je ne vous ferai peut-être pas éjecter de mon navire. Qu'en pensez-vous ?"


Il fallait se rendre à l'évidence, le second avait quelques atouts en main et il avait su les jouer. Haya devait à tout prix remettre le Commandant à la direction du navire, sans quoi la situation allait rapidement lui échapper. Elle se tourna vers Hog.





Haya Fuu
"Je me trompe ou votre second commence à se croire au dessus de vous ?, le questionne l'Anzat, qui cernait de mieux en mieux le fonctionnement de son otage.
Hog le Marchand
- Il est à mon service, et il m'est redevable, c'est moi qui l'ai sorti de sa situation de bouseux. Il n'a aucun intérêt à me trahir. Vous feriez mieux de commencer par me laisser partir avant que je ne décide de vous faire passer par le sas.
Haya Fuu
- Et que croyez-vous qu'il se passera ensuite ? Libre ou pas, Ridely se fera une joie de faire le ménage. Et il vous inclura dedans.
Hog le Marchand
- Ridicule, vous devriez vous écouter, ça vous dériderait, gloussa Hog. Je m'engagerai personnellement à ce que l'on vous dépose saine et sauve. Vous avez ma parole, mais ma patience a ses limites.
Haya Fuu
- Soit, que diriez vous d'une petite expérience dans ce cas ?, suggéra l'Anzat, qui voyait bien que le Gossam n'envisageait toujours pas que son second puisse jouer son propre jeu. Tu peux me rappeler la passerelle s'il te plait, indiqua-t-elle à la mécanicienne"


La communication fut rapidement établie, Ridley prit directement la parole.













Ridley Yorvaskr
"Alors, vous vous êtes décidés ?
Haya Fuu
- Vous vous rendez-compte que vous allez être accusé de mutinerie dès que vous poserez le pied sur Loretto ?
Ridley Yorvaskr
- C'est pour ça que je ne vais pas y retourner.
Haya Fuu
- Et les passagers ? Et le Vaisseau ?
Hog le Marchand
- Et moi ?, s'inquiéta soudainement le Gossam.
Ridley Yorvaskr
- J'ai encore quelques contacts qui se feront un plaisir de gérer. Je serai vous je m'inquièterai plus pour mon avenir, finit le second, dans un rire forcé.
Haya Fuu
- Ainsi vous allez tomber dans la piraterie et rançonner les familles je suppose, poursuivit Haya en prenant un ton naïvement offusqué.
Ridley Yorvaskr
- Ca ne me changera pas beaucoup d'avant mon association avec Hog, expliqua-t-il. Allez, je vous laisse y réfléchir. Et ne t'inquiètes pas Hog, je te ferai déposer.
Hya Fuu
- Je suppose que le voyage ne sera pas gratuit...
Ridley Yorvaskr
- Chaque chose en son temps ma fille. Chaque chose en son temps. Et plus la peine de me déranger si ce n'est pas pour me dire que vous acceptez mes conditions, il coupa la communication.
Hog le Marchand
- Je vous avais dit qu'il ne me lâcherai pas.
Haya Fuu
- Vous avez engagez un pirate ?
Hog le Marchand
- Je ne fais pas les choses à moitié, pas comme vous. Et plus la peine de me souffler dans les oreilles avec votre voix désagréable au possible, sauf si c'est pour me dire que vous acceptez mes conditions, termina-t-il."


Pour l'Arcaniste, il était évident que le Gossam ne comprenait rien à sa situation. Si Ridley avait bel et bien été dans la piraterie, il n'allait pas se déranger pour rançonner tout le monde ici, y compris Hog. Mais voila, ce dernier semblait sourd aux avertissements de Haya, persuadé que le second resterait son allié. Il allait falloir se montrer beaucoup plus convaincante.

La jeune femme se saisit du comlink qu'elle avait récupéré sur le Gossam alors qu'il était encore sous le choc du tir qu'il avait pris. Elle le lui tendit.


Haya Fuu
"Vous allez dire à vos hommes que c'est moi qui dirige les opérations désormais.
Hog le Marchand
- Vous prenez vos rêves pour des réalités ma pauvre petite.
Haya Fuu
- Je vous laisse trouver vous même une bonne raison de le faire, se contenta de répondre l'Anzat en faisant un signe de tête à Bart."

Le géant mutique colla le canon de son arme sur la tempe de l'extra-terrestre.





Hog le Marchand
"Et c'est tout les remerciements auxquels j’ai droit pour vous avoir épargnée tout à l'heure ? J'aurai pur dire à mes hommes de vous tuer sur le champ, mais non. Voila tout ce que l'on gagne à être respectueux, s'offusqua outrageusement Hog le Marchand.
Haya Fuu
- Si vous ne le faites pas, vous ne me serez d'aucune utilité, poursuivit l'Anzat tout en incitant Bart à accentuer la pression.
Hog le Marchand
- Je ne suis pas stupide, une fois que je vous aurez obéi vous me tuerez sans vergogne. Vos tentatives sont juste pitoyables, tout comme vous.
Bart
- La caisse du Casino.
Haya Fuu
- La caisse du casino ?, interrogea Haya, avant de voir les yeux de son interlocuteur se mettre à briller. La caisse du Casino, vous repartirez avec.
Hog le Marchand
- Hé bien je suis heureux de voir que vous avez repris vos esprits et êtes revenues à de meilleurs considérations, s'exclama le Gossam. Et passez moi donc ce comlink au lieu de tergiverser dans le vide. On a à faire."


La bonne affaire pour Hog. L'Anzat devrait protéger la caisse du Casino de ce brigand de Ridley, car il n'était pas dupe et se doutait bien que ce dernier profiterait de la moindre occasion pour l'escroquer. Une fois les crédits récupérés, il pourrait s’occuper de la jeune femme.
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By Haya Fuu
#39091
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Le briefing de l'équipe de nuit avait été un peu particulier, dans ce sens que les salles étaient bondée, tandis que la réserve avait été rappelée. L'objectif premier de la nuit serait de trouver tous les indices et toutes les informations possibles sur un gros coup que les Défiant préparaient. Plusieurs perquisitions furent menées en urgence et les indics largement mis à contribution. Et il fut inévitable que tout se remue ménage n'attire l'attention des journalistes qui se firent le relais d'une population excédée par la montée de l'insécurité.

Les dossiers et les rapports s'accumulaient rapidement, et il apparaissait déjà que les Défiants préparaient de longue date une grosse opération. Le découvrir après coup fut difficile à justifier, et si le travail de la directrice du Bureau d'Investigation était déjà remis en cause par le Conseiller Edward, seule une enquête ultérieure devrait définir les responsabilités. Le Colonel Lennox avait rapidement remis les pendules à l'heure : l'urgence n'était pas aux règlements de comptes, mais bien à faire avancer l'enquête et retrouver le Princesse Galatée.

Donc, il s'avérait que les Défiants avaient fait appel à de nombreux membres de différents groupuscules pour une mission de quelques jours. L'opération ayant été marquée du sceau du secret côté Défiants, très peu d’informations avaient filtrées, les personnes sélectionnées semblant avoir su tenir leur langue. Quelques indices pourtant, telles les expressions "profiter du casino", "quitter Loretto pour un temps", "voyage offert par la Princesse", tendaient à aller dans le sens du message envoyé par le Commandant du navire perdu.

De l'autre côté de la ligne rouge délimitant la légalité de l'illégalité, la surprise des premières descentes de police passée, la tendance était au profil bas. Les dealers se faisaient un peu plus rares qu'à l'accoutumé, et les trottoirs de certains quartiers s’téient libérés de bon nombre de tapineuses. Il allait y avoir du manque à gagner tant que l'affaire ne serait pas close, c'était certain.


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Pendant ce temps, dans le vide spatial, les opérations se poursuivaient. Le retournement de Hog le Marchand avait créé la surprise au sein des membres de l'équipage fidèles à leur second, et le tribu qu'il paya en vies perdues fut relativement lourd. Comme à son habitude le Gossam n'avait pas fait les choses à moitié, et ses hommes de main les moins scrupuleux eurent une interprétation assez radicale de la notion de "neutralisation des membres de l'équipage soutenant le second". Ceux qui avaient survécus à ce retournement de situation avaient été désarmés et laissés sous bonne garde.

C'est seulement lorsque le calme fut revenu que Haya pu retrouver le Commandant Terempsen, un bandage de fortune au bras.

Commandant Terempsen "Un mauvais coup, mais ca va aller, s'était-il contenté de dire."

Les comptes avaient été vite faits, et cette fois Haya, Hog et Terempsen, pour autant qu'ils restent alliés, avaient toutes les cartes en main pour faire tomber le second. La seule incertitude qui restait était de savoir si l'engagement de Hog était sincère. D'autant qu'en position de force, il n'avait pas hésité à envoyer quelques uns de ses hommes s'occuper de la sécurité du casino.

Les négociations avaient pu reprendre avec Ridley Yorvaskr. Isolé, il n'avait plus grands moyens de pression. Certes il occupait la passerelle, et sa libération aurait grandement facilité la supervision de Princesse Galatée, mais pour le moment elle n'était nullement indispensable. Avec l'aide des personnels techniques, la majorité de ses fonctionnalités avaient même été court-circuitées : plus d'accès à la propulsion, et encore moins de supervision des systèmes de survie. La situation était totalement inversée en sa défaveur.

Il était temps pour l'Anzat de rentrer chez les siens et de laisser le Princesse Galatée aux mains de la Force, sinon de son commandant légitime. Elle avait rempli sa part du marché avec le Commandant, et ne souhaitait pas prendre le risque de perdre le Gossam sur un malheureux concours de circonstance. Ce dernier avait fini par céder face à la persuasion de l'Anzat, et avait laissé entendre à ses troupes qu'ils devraient suivre Terempsen jusqu'à leur retour sur Loretto, et surtout faire profil bas pour la suite. Etait-il vraiment nécessaire qu’il se félicitait de la totale réussite de l’opération ? Il ne s’en priva pas.

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Sur Loretto, le puzzle avait avancé à grands pas. S’il était désormais évident qu'une action de la part des Défiants avait été organisée de longue date pour mettre la main sur le Princesse Galatée, le seul point encore largement obscur était de savoir pourquoi une organisation criminelle bien implantée comme celle là, avait décidé de se lancer dans une telle action. Forcément cela allait leur couter très cher, sur Loretto comme sur les autres planètes. C'est alors que le message du capitaine Kiel, chargé de la mission de recherche, était arrivé : il avait capté le signal d'une balise du Princesse Galatée et les deux frégates avaient pris la direction de ce dernier.

Déjà aux anges d'avoir aussi facilement pu retrouver la trace du navire de croisière, la réception d'un message du Commandant Terempsen fini à laisser chacun à se féliciter. Il avait, grâce à des membres fidèles de son équipage, réussi à reprendre l'essentiel des postes du Princesse Galatée. Restait que le second était encore isolé au niveau de la passerelle avec quelques fidèles. Le soulagement se lut dans sa voix lorsque le Colonel Lennox lui annonça en retour qu'il allait pouvoir bénéficier de renforts et d'équipes spécialisées, pourvu qu'il réussisse à temporiser.

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Dans un dernier élan d'orgueil, le Gossam avait exigé d'être accompagné par cinq de ses hommes de main, prétextant la nécessité d'avoir des hommes forts pour transporter les deux boîtes contenant ses quelques liquidités qu'il avait récupérées à la caisse du casino. Et c'est tous entassés dans la petite navette qu'ils avaient quitté le Princesse Galatée. Rapidement le navire était devenue une simple lueur dans le vide spatial, avant de disparaitre définitivement une fois les première couches nuageuses de Mawan atteintes.
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C'est dans une petite clairière, située au milieu d'une forêt de champignons géants, que la petite équipée avait débarqué, au grand damne du Gossam qui ne manqua pas de se plaindre de l'incompétence du pilote pour les avoir déposés si loin d'une ville. Une légère brume flottait au niveau du sol, dissimulant plus ou moins ce dernier au regard des visiteurs nocturnes. Chaque pas était accompagné d'un bruit d'éponge que l'on pressait, laissant sourde de petites flaques dans les empreintes laissées. Une forte odeur d'humus saturait l'air particulièrement humide.



Hog le Marchand "Hé bien monsieur le traitre et mademoiselle, je crois qu'il est temps que vous déposiez vos armes, annonça le Gossam en faisant signe à sa garde rapprochée."

Autant dire que ce ne fut une surprise pour personne.

Homme de main "Vos armes à terre, et en douceur, compléta un petit brun."

Bart s'exécuta en jetant à terre son fusil, puis son pistolet. Haya suivi le mouvement en jetant son pistolet à son tour.

Hog le Marchand "Vous voila bien plus raisonnables maintenant. Alors toi, il désigna Haya, je crois que tu ne pas apprécier ton avenir. Tu m'as bien pourri mon plan, et c'est vraiment, mais alors vraiment pas une bonne idée. Quand à toi le gros... bavard... Tuez-le."
Il n'en fallut pas plus pour que les hommes pointent leurs armes sur Bart. Les tirs se firent entendre, les rayons illuminant les chapeaux des champignons plus petits qui pullulaient dans la clairière, autant que le visage satisfait du Gossam. Bart s'effondra, et resta définitivement immobile.
Homme de main "Mains sur la tête, j'en ai autant pour toi si tu bouges de trop, menaça le petit brun qui s'approchait prudemment."

L'Anzat obéit sans résistance.



Hog le Marchand
"En avant, retrouvons la civilisation, lança le Gossam sur un ton enjoué.
Homme de main
- Pas plutôt dans cette direction ?, interrogea un des homme resté muet jusqu'ici, en désignant un lointain halo lumineux que l'on ne distinguait que vaguement au travers de la végétation clairsemée.
Hog le Marchand
- Tu me prends pour qui, bien sur dans cette direction, où espérais-tu que l'on aille ?, le houspilla Hog. Les dames d'abord !"


Haya pris donc la tête de la troupe, tandis que le Gossam gloussait en lui expliquant comment il comptait lui soutirer tout ce qu'elle savait sur la Confrérie. Pourtant il fut rapidement contraint de s'interrompre, coupé dans son élan par le cri d'un des hommes de queue. Bart se tenait à l'arrière, et finissait de dégager une lame indistincte du corps de sa première victime. Haya n'attendit pas plus pour faire volte face, tirant de sa ceinture outillée son sabre. La lumière de la lame rouge vrombissante illumina brièvement le visage cette fois décomposée du Gossam, contrastant avec le large sourire que l'Arcaniste affichait. D'un bond elle rejoignit un des gardes qui s'effondra dans la seconde, un trou noirci et béant au milieu du torse.

Hog le Marchand "Mais tuez-les donc bande d'abrutis ! Ils vont finir par être plus nombreux que moi !"

Et c'est ce qui arriva. Les tirs de blasters semblaient peu efficaces contre Bart qui aligna d'un geste mécanique deux autres des hommes de mains de Hog le Marchand. Le dernier tomba après que l'Anzat esquiva ses tirs d'un impressionnant saut, tout en faisant tournoyer son arme dans une spectaculaire chorégraphie, pour atterrir derrière lui et l'achever d’un unique coup. Puis l’obscurité et le silence reprirent leurs droits sur la nuit de Mawan.

Au final, l'action n'avait probablement pas pris plus d'une minute, mais cela avait été largement suffisant pour que le Gossam tente une fuite héroïque vers la lisière de la forêt de champignons. Malheureusement, ses courtes jambes, autant que l'encombrement de ses deux précieuses boîtes métalliques, ne lui permirent que de parcourir la moitié du chemin avant qu'il ne soit rattrapé par l'Anzat, qui le bouscula à terre. Bart, quant à lui, était déjà à fouiller les corps.


Haya Fuu
"Tu en as mis du temps.
Bart
- Si j'avais immédiatement riposté tout à l'heure, ils auraient été capable de te tuer par erreur... Je serai encore passé à côté de mes crédits."


La réponse arracha un sourire à la jeune femme. Dans le ciel un vaisseau était en approche, leur taxi pour Loretto.

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By Haya Fuu
#39094

Haya Fuu
"108000 crédits, comme convenu. Peut-être auront-nous l'occasion de travailler à nouveau ensemble..., l'Anzat rangea son datapad en même temps que Bart.
Bart
- Peut-être, se contenta-t-il de répondre avant de la quitter."


Efficace mais pas donné, et toujours aussi peu causant. Quoiqu'il en soit, son aide avait été précieuse pour la réussite de sa mission. Mais tout n'était pas encore terminé. Elle devait encore s'occuper de son nouvel invité, puis de faire le point sur la situation sur Loretto.

Hog le Marchand était devenu Hog le Prisonnier. Il s'était réveillé dans une pièce sombre et malodorante, mélange de moisi et d'urine qui piquait le nez. Une simple applique servait d'éclairage, arrivant à peine à diffuser assez de lumière pour qu'il distingue la lourde porte qui fermait la seule issue de l'endroit. Il se massa brièvement ses membres douloureux, faisant du même coup teinter ses chaînes solidement fixées au sol par un lourd anneau de métal. La lumière fut coupée sans aucun signe précurseur. Il ne lui restait plus qu'à attendre la suite des évènements.

Haya Fuu "On a mis la main sur le chef des Défiants, d'ici peu il nous livrera, d'une façon ou d'une autre, les informations dont nous avons besoin, annonça d'entrée de jeu la jeune femme à son auditoire virtuel."

Le Gossam avait déjà sa chambre de réservée à la C.R.T., et Haya n'hésiterait pas à utiliser ses talents et compétences personnelles au profit de l'acquisition des connaissances qu'elle cherchait. En toute logique elle n'excluait pas l'usage de la Force pour accélérer la récupération et la validation des informations qui seraient collectées. Qui plus est, une paire de slicers s'occuperaient de continuer à donner à Hog le Marchand une certaine consistance sur le réseau afin d'éviter une explosion trop rapide des Défiants, et octroyer un peu plus de temps à la Confrérie. Toutefois elle était bien consciente que plus le temps passerait, et plus la récupération des activités de l'organisation concurrente serait compliquée.

Au-delà de cet aspect, Haya espérait trouver aussi un nouveau débouché pour la Confrérie si elle pouvait ramener dans son giron le Princesse Galatée. Mais là les cartes n'étaient plus vraiment entre ses mains. Elle ne savait pas comment s'était déroulée la récupération du Princesse Galatée par les autorités de Loretto. Le travail avait été bien préparé, mais on n'était jamais à l’abri d'une mauvaise surprise ou deux. Et puis ensuite il y aurait vraisemblablement un procès, durant lequel elle se réservait le droit d'intervenir s'il y avait une opportunité de faire bonne impression auprès du Commandant Terempsen. Tout cet aspect serait géré par Smoke, la tête pensante de la Confrérie, pour monter les opérations d'influence et de corruption.

Haya ne doutait pas que le Commandant respecte le souhait qu’elle avait émis, qu’il ne fasse pas référence à sa présence sur le navire. Elle lui avait expliqué, lors de leur rencontre qu’elle travaillait pour une organisation gouvernementale de Loretto, chargée d’appréhender Hog le Marchand. Elle avait expliqué que s’il revenait trop tôt sur le devant de la scène, il aurait vite fait de sacrifier le Commandant et son équipage pour se racheter une conduite. Il devait impérativement rester au secret assez longtemps pour perdre son influence, avant de pouvoir être confronté à un juge avec une chance de condamnation. Terempsen ne s’était jamais vraiment prononcé sur ce point, ni n’avait jamais explicitement dit s'il croyait ou non à la petite histoire qui lui avait été servie. Restait qu’il savait désormais de quoi était capable son inattendue partenaire.

Finalement, d'ici quelques jours, ils pourraient chiffrer les pertes éventuelles causées par le surcroit d'activité des forces de police. Pour le moment le mot d'ordre était toujours à la discrétion.

Il était temps d'aller se prendre une bonne douche et de prendre un repos bien mérité.

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