L'Astre Tyran

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La double lame de mon sabre illuminée la cour. Une lame bleu, presque blanche, rappelant la froideur des dunes enneigés de Hoth, de l’autre côté, une lame orange, presque jaune en son centre, son courant était apaisant. Face à mon arme Jedi, une troisième épée de lumière, verte celle ci. L’héritage de mon maître. Mon ancien sabre, offert à mon apprentie. Elle le tenait levé vers moi, cherchant un angle pour attaquer. Elle se déplaçait lentement, faisant un cercle et je l’imitait, conservant une bonne distance avec elle. De temps à autre, elle chatouillait mon arme de la sienne, analysant ma réaction.

    - C’est bien Ella, continue. Sois patiente. Cherche une ouverture. Puis attaque.

Elle fit deux pas en avant, rapides, fluides, permettant à notre sabre de finalement entrer en contact. Dans un geste circulaire, mon arme dévia son attaque et repoussa la lame verte. Elle tourna sur elle même et enchaina. Mais la seconde extrémité l’en empêcha. Ce n’était pas bien fluide de mon côté. Je gérais encore assez mal cet art Jedi. Mais C’était un bon exercice pour nous deux. J’apprenais à mieux manier le double sabre et je lui offrait suffisamment d’opportunité pour attaquer.

    - Souviens toi Ella, le Shii Cho est une forme particulièrement efficace face à plusieurs adversaire. Elle est simple et demande beaucoup de concentration. Mais Elle sera toujours efficace contre un groupe ou contre un adversaire avec deux armes ou un bâton. Maintenant défends toi !

Je passais à l’offensive. C’était un peu lent. J’essayais d’utiliser l’inertie de mon arme pour tourner, attaquer de toute part, mais mes gestes étaient trop ample et peu précis. Elle parvint à bien anticiper mes mouvements. Sa maitrise du Soresu s’était grandement améliorée dernièrement. Mais je la faisais quand même reculer petit à petit.

    - Tu dois utiliser ton environnement, le connaitre, le tirer à ton avantage. Tu dois utiliser les faiblesses de tes adversaires et les retourner contre eux. Je ne cherche pas à te faire de mal. Et certaines personnes doivent simplement être appréhendée dans les blesser. Mais certains seront là pour te tuer. Les SIth n’auront aucune clémence à ton égard. Soit vive, réplique avec tous tes moyens. Le sabre n’est pas ton seul allié.

Elle comprit. Elle sauta en arrière pour gagner un peu de temps et d’espace. Alors, une main lâcha le sabre. Une forme étrange, sphérique et verte se forma petit à petit. Puis, comme un tir de blaster, fusa de sa main vers ma poitrine. Je sautais sur le coté pour l’éviter. Mais elle avait vu venir le coup et recommença. Cette fois je ne pouvais échapper à l’Ichor. Mais ce n’était pas suffisant. Ma concentration à travers la Force était constante lorsque je maniait le sabre. C’était ce que m’avait appris mes maitres, et chaque jour je me rappelais de mes erreurs pour en tirer des leçons. La Force guida donc mon bras. Mon sabre tournoya devant moi, tranchant l’air, formant un mur de lame protectrice. La sphère se heurta à lui et disparu. Alors, ma main attrapa mentalement ma Padawan. A travers la Force, je venais de la saisir et d’un mouvement brusque, l’envoyait traverser la pièce jusqu’à un empilement de matelas réuni pour notre entrainement. Elle s’effondra dedans, perdant encore face à moi.

    - C’était mieux Ella ! Mais tu t’es laissés surprendre. La deuxième sphère n’était pas une mauvaise idée. Mais Tu as baissé ta garde en te précipitant. Essaie de restez en mouvement et d’être prête à subir une contre attaque. Tout ce que je t’enseigne, tes adversaires pourraient le connaitre et s’en servir contre toi.

    - J’ai l’impression que je ne gagnerai jamais…

    - Un jour peut être. Mais pour l’instant je suis ton maitre et toi ma Padawan. Tu as encore beaucoup à apprendre. Quand tu seras capable de me battre alors j’aurais terminé de t’apprendre ce que je sais et tu seras chevalière à ton tour. En attendant, continuons de nous entrainer.

    - Dashel ! Ella !

Un Warden venait d’entrer dans la cour, interrompant notre cession. Il ne paraissait pas bien pressé ni inquiet, mais il s’était passé quelque chose.

    - Oui ?

    - Il y a trois vaisseaux qui viennent d’arriver. Des amis à vous. Merar, Aslan et Camren je crois.

    - Merar et Aslan sont là ?

Le visage de Ella s’était illuminé. J’étais heureux de les revoir.J’avais quitté Merar il y a peu, mais Aslan, nous ne nous étions plus vue depuis Corellia. En revanche, je n’avais pas la moindre idée de qui pouvait bien être ce Camren.

    - Viens Ella, allons les retrouver.

L’homme nous emmena à eux. Je reconnaissais le vaisseau de la Fondation Utopia sans problème. En revanche je ne savais pas ce que faisait cet autre Cargo ici et ce chasseur A-wing. Aslan fut le premier à nous rejoindre, serrant Ella dans ses bras. Merar subit, accompagnée du fameux Camren. Je le reconnaissais finalement. J’avais donc eu raison. Il ne s’appelait pas Edward Pherroc. Il était suivi par un jeune garçon. Une bonne vingtaine de Warden les avait accueilli. Je pouvais comprendre qu’il soit inquiet devant tout ce monde.

    - Aslan ! Je suis content de te revoir. Tout s’est bien passé ?

    - Oui. Très bien. Tu as dû l’apprendre depuis mais nous avons trouvé le dirigeant de la ligue avec Kyle. Nous avons aussi fait quelques rencontres assez interessantes. Mais je te raconterais tout plus tard. J’ai un cadeau pour toi. Ou plutôt, Matarmenno en a un pour toi. Pour ton aide sur Corellia. Regarde.

Il me montra le chasseur du doigt. Il était magnifique. Je reconnaissais les couleurs. Celles de mon chasseur actif durant la guerre des clonnes. L’ordre Vert avait bien fait son travail. Il allait falloir que je les remercie. Cela faisait longtemps que j’avais eu envie de piloter un chasseur à nouveau.

    - Merci Aslan.

    - Crois moi, il envoi du lourd.

    - je l’essayerai dès que possible. Mais je penses que cela devra attendre. Merar, tu vas bien ?

    - Oui. Mais il faut qu’on discute.

    - Il semblerait oui. Camren je suppose ? Vous m’avez retrouvé grâce à Merar n’est ce pas ?

De toute évidence, quelque chose n’allait pas. Les deux nouveaux venus étaient tendu. Et le sergent avait les traits tirés. Je ne savais pas si c’était du à la fatigue ou à ses larmes. Quoi qu’il se soit passé depuis notre retour à Coruscant, tout ne s’était pas déroulé comme prévu. Je voulais entendre son histoire. Et savoir pourquoi il était ici avec son fils. La ressemblance entre les deux ne pouvait être ignorée. Tout du moins pas par un Lorrdien.

    - Venez, trouvons un endroit plus calme pour discuter. Il y a des vivres dans une sale du temple, votre fils pourra manger à sa faim. Suivez moi.


Utilisation de la Force - Dashel :

Pouvoirs :
  • Barrière de sabre [ Latent ]
  • Jet de Force [ Latent ]

Formes de combat :
  • Soresu [ Développé ]
  • Zez’Kai [ Latent ]


Utilisation de la Force - Ella :

Pouvoirs :
  • Ichor [ Développé ]
  • Ichor [ Développé ]

Formes de combat :
  • Soresu [ Développé ]
  • Shii Cho [ Latent ]
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Comme promis nous nous sommes mis en route le lendemain, embarquant dans le vaisseau de la fondation Utopia. Je profite du trajet pour m’occuper de Varo et lui fait visiter le vaisseau comme je n’ai pas à me soucier du pilotage ou de la maintenance. Je rencontre le fameux Aslan que Dashel avait présenté comme un petit frère et un slicer talentueux. Je n’en profite cependant pas pour faire ample connaissance, ne voulant pas impliquer plus de monde dans mes problèmes. J’évite l’équipage en restant courtois quand je les croises. Je remarque que Varo apprécie la Nautolan et lui adresse des signes de la main quand nous la croisons. Mes mauvais rêves ne m’épargnent pas pendant les nuits et je me sens toujours autant épuisé quand nous approchons de la lune luxuriante. Je sens ma culpabilité s’accentuer au fur et à mesure que nous approchons de Dashel. J’ai menti et voilà que j’ai besoin de son aide, je me sens ridicule.

Nous sommes accueillis par une vingtaine de combattants et je reste attentif, m’imposant entre eux et Varo. Je me détends en voyant apparaître le Jedi. Je ne peux m’empêcher de baisser les yeux vers mon fils dans l’espoir qu’enfin il puisse être mit en sécurité pour un moment, me laissant le champs libre pour agir. Je les laisse faire leurs retrouvailles sans intervenir, restant en retrait. Dashel m’adresse finalement la parole en utilisant mon vrai nom. Ca me fait presque bizarre. J’acquiesce quand il me demande si je l’ai retrouvé grâce à Merar. Il nous invite à le suivre pour trouver un endroit calme où discuter et manger un morceau.

Nous atteignons une salle meublée pour accueillir du monde bien que les nombreuses tables sont vides pour le moment. J’installe Varo à un table pour lui préparer une assiette et m’assied plus loin pour discuter avec Dashel. Je commence par m’excuser, admettant que je lui dois des explications avant de tout lui raconter. Toute la partie sur le passé de Pherroc est vrai, je lui redis que je suis bien un ancien pilote de chasseur de la Rebellion, que j’ai participé aux batailles de Yavin, d’Endor et de biens d’autres au sein de différents escadrons. Que j’ai bien assisté au tir miraculeux de Skywalker pour détruire l’étoile de la mort. Que je m’étais imposé un entraînement rigoureux et difficile pour rejoindre l’escadron Rogue sans y parvenir. Puis je lui explique que j’ai quitté l’Alliance Rebelle après le siège de Coruscant, n’ayant pas supporté la stratégie employée. Je lui explique que j’avais recommencé une nouvelle vie dans les Bas-Fonds de Coruscant, trouvé un emploi de réparateur de droïdes, rencontré une femme, eu un fils. Que j’avais fait un trait sur une carrière militaire. Puis je lui parle de Kallington, un ancien tireur d’élite de la Rebellion, ambitieux et rusé, un ancien compagnon d’arme qui a suffisamment gravi les échelons pour devenir agent du renseignement. Je lui raconte qu’il est venu me retrouver pour me proposer cette mission, je lui explique les motivations financières qui m’ont poussées à accepter, les raisons d’avoir une fausse identité puis je lui raconte l’embuscade au hangar au moment de rendre les documents. Je sens à nouveau la rage et la tristesse me nouer la gorge au moment de lui raconter l’assaut dans mon appartement, la mort de Lina alors que mon fils était présent. Je lui explique que Kal’ fait partie des meurtriers mais que les hommes qui m’ont attaqués ne font pas partie de l’armée Républicaine. Je lui explique que j’ignore qui en veut vraiment aux documents mais que je ne peux pas faire confiance à la République pour le moment, que je n’ai ni famille, ni amis et qu’il est mon seul espoir de mettre Varo en sécurité le temps de trouver les responsables. Je lui raconte également comment je l’ai retrouvé en voyant Merar parler de son gala sur l’holonet. Je m’excuse à nouveau de le mêler à ça alors qu’il a sans doute d’autres problèmes à gérer mais je lui assure que je suis prêt à l’aider pour le remercier.
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Le petit Varo, comme me l’avait dit Camren, mangeait attablé à côté de nous. Merar et Aslan étaient là eux aussi. Feran était resté avec Ella pour continuer son entrainement. Elle avait besoin de pratiquer encore le Shii Cho, et il était un parfait instructeur. Il m’avait appris le K’thri. Ses méthodes étaient un peu brusque, mais il était doué. Et il allait surement être moins dur avec sa fille qu’il ne l’avait été avec moi. Nous écoutions donc tous les trois l’histoire du soldat. Même si je devinais que Merar la connaissait déjà.

Je comprenais mieux pourquoi il avait été si difficile de voir les failles dans le passée du rebelle quand nous étions parti en mission. Le dossier fictif de sa fausse identité avait été calquée sur ses propres aventures. Mais maintenant que j’avais la certitude qu’il m’avait caché sa véritable identité, je restais un peu plus vigilant à ses paroles. Concentré sur ses dire, sur ses intonations, sur ses mimiques et dans la Force, je cherchais à savoir où se détachait la vérité du mensonge. Ce n’était pas qu’une question de confiance. C’était aussi parce que j’avais accepté de l’aider. Même s’il m’avait caché son identité, je n’avais pas vu en lui une personne mauvaise. J’allais l’aider. Mais je voulais savoir toute la vérité pour le faire au mieux.

Et il semblait n’avoir omis aucun détail cette fois. Tant sur son passé que les derniers événements. De toute évidence il était entré contre son grès dans une chasse à l’homme. Et il en était la proie et victime. Son fils aussi. La perte de la mère du petit était terrible. Qui que soit ces hommes, je pouvais comprendre la rancoeur de Camren. Sa tristesse également. C’était particulièrement injuste. Et je savais pertinemment que faire son deuil était loin d’être simple. Mais je ne pouvais l’encourager dans la voie qu’il avait choisi. Elle ne lui apporterait que le désespoir. Que plus de tristesse. La vengeance n’était pas la solution. La justice oui. Mais l’heure n’était pas à la confrontation. Pas pour l’instant. Pour le moment, il cherchait la sécurité, celle de son fils. Si cela pouvait l’apaiser, c’était un début.

    - Varo est en sécurité ici. Entre les hommes que tu as vu dehors et nos nouveaux alliés, il n’a rien à craindre. Ils ne laisseront personne lui faire du mal. Tu as ma parole. Mais il ne peut pas rester ici. Nous allons devoir partir et le monde vers lequel nous nous dirigeons n’est pas un monde pour un enfant. Ne t’en fais pas, nous ne l’abandonneront pas. Il existe plusieurs solutions.

De nombreuses me venaient à l’esprit. Que ce soit au sein de l’ordre Jedi, de la fondation ou même de la république, l’enfant serait en sécurité. Même si je doutais que Camren veuille le confier à la république étant donné son dernier contact avec leurs agents. Cependant, il existait des mondes où il serrait hors d’atteinte. D’abord, nous le protégerons, ensuite, il faudrait avoir une conversation avec le soldat. L’empêcher de commettre l’irréparable.

    - Je te laisse choisir Carmen. La fondation Utopia a un orphelinat sur Naboo. Aslan peut lui fournir une nouvelle identité. On prendrait soin de lui là bas. Il serait à l’abris. Il y a aussi ma famille. J’ai une soeur et un frère sur Lorrd. Il devrait travailler à la ferme et faire sa part du travail mais il aurait un toit, personne n’irait le chercher sur place. Et ma famille prendra soin de lui. La ferme appartient à la fondation également. Je saurais tout le temps ce qu’il en est. Nous pouvons également le confier à l’ordre Jedi. Ils prennent soin des enfants et entouré de Jedi personne ne pourrait l’atteindre. L’endroit le plus sur est le temple de Coruscant. Même si je me doute que tu veuilles pas qu’il retourne là bas, c’est une bonne solution. Mais il existe aussi le chapitre de Corellia. J’y ai des amis et une chambre. Ils prendront soin de lui. La dernière solution serait qu’il reste avec moi. Je ferais en sorte que rien ne lui arrive, mais c’est dangereux. Mes mission m’impose parfois de prendre des risques. Tu l’as vu sur Jakku. C’est à toi de décider ce que tu penses être le mieux pour ton fils.

Il avait les cartes en main. Ces solutions marchaient toutes plus ou moins. Avec l’ordre, il aurait été le mieux protégé. C’était selon moi la meilleur solution. Mais je pouvais comprendre qu’il ne le veuille pas. Cependant, toutes ces possibilités avaient le même problème. Le seul qui important tellement, non pas pour Camren, mais pour Varo. Il serait loin de son seul parent restant.

    - Mais Camren, es tu sur que c’est la bonne solution ? Varo ne verrait plus jamais sa mère. Mais il a encore son père. Je comprends ta frustration. Je sais ce que tu comptes faire. Mais veux tu prendre le risque de faire de ton fils un orphelin ?
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Une fois de plus, on m’assure que je suis en sécurité. Que personne ici ne laisserait quelqu’un s’en prendre à mon fils. Je pense pouvoir le croire mais quand il s’agit de son propre enfant, on est toujours inquiet. Mais il m’explique que nous n’allons pas rester ici et que le monde vers lequel Dashel veut se diriger n’est pas fait pour les enfants. Il m’énonce alors les différentes solutions qu’il peut me proposer pour mettre mon fils en sécurité. En premier il me propose de le mettre dans un orphelinat sur Naboo, assurant qu’Aslan peut lui fournir une nouvelle identité. Mon regard glisse vers Merar, j’ai la certitude qu’elle ferait en sorte que sa fondation se préoccupe de mon fils mais il est trop jeune pour comprendre ce qu’est une fausse identité et Naboo est trop proche de la République pour qu’il y soit vraiment en sécurité. Le Jedi parle alors de sa famille sur Lorrd, je comprends maintenant pourquoi j’ai eu du mal à conserver ma fausse identité. Malgré les arguments qu’il avance je ne peux pas me résoudre à accepter, ce serait mettre sa famille en danger et je ne pouvais pas l’accepter. Il me propose alors l’ordre Jedi, l’endroit le plus sûr serait sur Coruscant, au sein du temple ou alors sur Corellia. Enfin ll propose de le garder avec lui mais rappelle que voyager avec lui constitue un certain danger. Il demande finalement si je suis certain que c’est la bonne solution, de prendre de la distance avec Varo, de risquer d’en faire un orphelin en cherchant à comprendre ce qu’il s’est passé, à trouver et punir les responsables du meurtre de sa mère ? Mon regard se tourne vers mon fils qui fait un signe à la Nautolan en lui adressant un mince sourire.

« Imagines que tu as une cible sur le dos. Prendrais tu le risque que quelqu’un que tu aimes plus que tout se retrouve entre la cible et le tireur ? Ça me déchire mais il n’est pas en sécurité avec moi. »

Le penser protéger par l’ordre Jedi et ce qui me semble le plus sûr. Kal’ ne pourrait pas s’en prendre à un temple, même avec l’appui de la République. Et je doute que les Jedis leurs remettent un enfant même si ils arrivent à les convaincre que le père est un dangereux criminel. Et... je ne pense pas que Kal’ penserait à chercher sous son nez, au sein même de la mégalopole. Coruscant est peut être bien le choix le plus sûre. A sa place je réfléchirais avant de m’en prendre à un Jedi.

« Coruscant me semble étrangement être la solution la plus sûre. J’imagine qu’il sera en sécurité au sein du temple. Je te suis reconnaissant Dashel. Tu étais mon seul espoir. Laisse moi t’accompagner pour te rendre un service, pour te remercier. »
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Camren était préoccupé pour son fils et c’était lui qu’il plaçait devant toutes ses autres priorités. Si il entreprenait cette quête de vengeance il disait que c’était pour sa sécurité. Sur certain point, je voulais bien le croire. Mais il était guidé par la tristesse. Et elle l’aveuglait. D’abord en se transformant en haine pour ses agresseurs. Mais aussi parce qu’en pensant protéger son fils, il ne voyait pas qu’il risquait de lui faire plus de mal qu’autre chose. Certes, caché avec l’ordre, il ne lui arriverait rien. Mais si son père mourrait lui aussi, rien ne pourrait sortir de bon de tout ce chaos. De mon point de vu, Camren comme Varo aurait du se mettre à l’abris. Cela nous aurait au moins permis d’avoir le temps de trouver une solution avec la nouvelle République.

    - Je comprends que tu sois inquiet pour ton fils Camren. Et t’éloigner de lui pourrait le protéger. Mais si il t’arrive quoi que ce soit, Varo sera plus seul que jamais. Tu peux encore renoncer à suivre cette voie et éduquer ton fils, vivre pour le voir grandir. Si l’ordre peut le protéger, il peut te protéger toi aussi.

En prononçant ces mots, je me doutais pertinemment qu’il ne suivrait pas mes conseils. Maintenant que je lui avais promis que son fils serait à l’abris, son esprit était déjà à la suite de son plan. Peut être fallait il mieux qu’il traverse ses étapes seuls, qu’il lutte comme j’avais appris à le faire moi même. Peut être qu’en cherchant la vengeance, il finirait par l’abandonner. Je ne pouvais qu’espérer. Pas le convaincre.

    - Mais je ne te dissuaderai pas. Libre à toi de faire ce choix. Quoi qu’il advienne et quoi que tu décides, ton fils sera hors de danger.

C’était bien la seule chose que je pouvais réellement lui promettre. Son fils ne craindrais rien, mais je comptais bien le faire rester avec nous quelques temps afin que sa colère s’apaise et qu’il fasse son deuil. Entre temps, il avait fait son choix et décidé du sort de son fils. Ce serait donc Coruscant. Le meilleur choix. Et il me proposait également son aide. Apparement, je n’aurais donc pas besoin d’un motif pour le garder avec nous quelque temps. Et son aide serait précieuse s’il venait sur Taris. Tout semblait s’emboiter parfaitement.

    - Merci pour ta proposition Camren. A dire vrai, nous aurions bien besoin d’aide. Mais je t’expliquerais cela plus tard. D’abord, ton fils. Le groupe d’hommes et de femmes que tu as rencontré en arrivant s’appel les Sentinelles du Ciel. Ce sont des sensitifs. Ils sont une trentaine et connaissent les voies spatiales comme peu les connaissent. Une dizaine d’entre eux a accepté de rejoindre l’ordre Jedi. Le reste s’en ira dans les jours qui suivent. Je peux leur demander de ramener Varo à Coruscant. Avec eux, il ne craindra rien. Je ne peux pas le faire moi même. Une mission m’appel autre part. Sinon il faudra attendre. Est ce que cela te convient ?

Camren répondit à ma question. Quelle qu’elle aurait été, nous n’avions de toute façon pas le choix d’attendre le lendemain. Au moins, ce soir nous pourrons discuter, nous changer les esprits et nous tourner vers l’avenir. J’avais aussi à faire avec le départ des Sentinelles. Alycie et Kal allaient rester. Mais le reste de leurs hommes avaient une mission à continuer. Et pour l’instant, j’avais à faire… Je me levais donc, souriant à nos hôtes.

    - Camren, quoi que tu choisisses de faire, ton aide sera la bienvenue. Je dois régler quelques petites choses avant de t’en dire plus. Pour l’instant mange, prends soin de ton fils, et repose toi. Ce soir, vient me rejoindre dans la cour du temple. Nous discuterons de l’avenir.

Je quittais donc la pièce, laissant seul Camren et son fils alors que Merar et Aslan me suivirent. Je ne les avais pas vu depuis longtemps et je voulais savoir ce qu’il avait vécu durant ces dernières semaines. Mais je voulais aussi leur parler de mon plan et leur demander mon aide. Une fois les derniers détails fixés, il ne resterait plus qu’à en parler à l’ancien rebelle. En espérant qu’il accepte une mission aussi dangereuse alors qu’il avait déjà d’autres choses à penser. Le temps passa vite en écoutant leur histoire et en leur présentant mes nouveaux alliés. Rapidement le soir tomba et avec lui le campement des Sentinelles s’anima. Comme chaque soir, un feu de camp fut dressé et les rire résonnaient dans la cour du temple. Je fixais le feu, assis face à lui, Ella a côté de moi. Merar aidait à la préparation du diner. Feran aiguisait sa hache et Aslan pianotait sur son datapad. Il ne manquait plus que Camren et son fils.
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Dashel me dit comprendre mon inquiétude mais me rappelle que si quelque chose m’arrive Varo se retrouvera orphelin pour de bon. Je comprends qu’il essaie de me dissuader de me lancer dans une chasse à l’homme et assure que l’ordre peut me protéger aussi. Je plonge mon regard dans le sien sans dire un mot. Il est hors de question que je vive dans un temple toute ma vie et il n’est pas question que ce soit le cas pour mon fils non plus. Je dois trouver et me débarrasser de tout risque pour la vie de Varo, il n’y a que moi pour le faire. Dashel semble comprendre mon regard et répond qu’il ne va pas chercher à me dissuader mais que quoi qu’il arrive mon fils sera hors de danger. J’incline la tête pour le remercier, c’est tout ce que j’attends de lui. Il ajoute qu’il a bien besoin de mon aide mais qu’il m’expliquera plus tard voulant d’abord me donner des détails sur ce qui va se passer pour Varo. Il me présente les personnes qui nous ont accueillis à notre arrivé comme étant les Sentinelles du Ciel. Des sensitifs connaissant mieux que quiconque les voies spatiales. Une dizaine d’entre eux ont acceptés de rejoindre l’Ordre Jedi et amèneront avec eux Varo sur Coruscant. Dashel ne peut pas le faire lui même, une mission l’appelant autre part mais il assure que mon fils ne craint rien avec eux. J’incline la tête quand il me demande si ça me convient. Quelque part j’ai hâte qu’il s’éloigne de moi, j’ai la sale impression d’être une bombe à retardement pouvant exploser à tout moment et risquer de le blessé. Dashel veut régler quelques affaires de son côté avant de m’en dire plus et m’invite à le rejoindre ce soir dans la cour du temple. Il quitte la pièce en compagnie de ses compagnons, me laissant seul avec Varo, toujours en train de manger.

Je l’observe un instant, conscient que je ne le verrais plus avant un bon bout de temps. Si je pouvais faire autrement je le ferais. Je ne peux pas ignorer ce désir de vengeance c’est vrai mais je ne peux pas non plus ignorer le danger tant que le responsable ne sera neutralisé. Je me lève pour m’approcher de la table et m’installe face à lui.


« Tu te régales ? »

Il hoche la tête, respectant la règle de ne pas parler la bouche pleine. Je lui adresse un sourire. Je discute tranquillement avec lui le temps qu’il termine son assiette. Lui demandant comment il a trouvé le voyage dans l’espace, lui qui n’avait jamais connu ça. Il me parle des étoiles, de l’hyperpropulsion, de Merar qu’il apprécie beaucoup. Je souris, content de voir qu’il parvient à oublier un instant ce qu’il a traversé.

Mais il y a bien un moment où je dois mettre sur la table ce qui va se passer à présent.

« Varo, tu sais ce qu’est un Jedi pas vrai ? »

Il hoche la tête et fait semblant de dégainer un sabre laser en faisant avec sa bouche ce bruit si singulier.

« Ca te ferait plaisir d’en rencontrer plein ? »

« Oh bah oui ! »

« Eh bien... il y en a plein ici et ils vont t’emmener là où ils vivent. »

Il écarquille les yeux tandis qu’un large sourire rêveur se dessine sur son visage.

« C’est vrai ? On va vivre avec des Jedi ? »

« Eh bien oui, le temps que je m’occupe de faire quelque chose, ensuite je viendrais te retrouver. »

« Quoi ? Tu ne viens pas ? »

Son visage s’attriste, son regard devient inquiet tandis que ses lèvres se mettent à trembler. Je me lève pour venir à côté de lui, il me saute dessus, serrant ses petits bras autour de mon cou.

« Je veux pas être seul ! »

Je le serre dans mes bras pour le rassurer.

« Tu ne seras pas seul. Je dois juste chasser les méchants et ensuite je viendrais. C’est promis. »

« Ceux qui ont fait du mal à maman ? »

« Ceux là. Oui. Tu comprends ? »

Je sèche ses larmes quand il se redresse, inclinant bravement la tête.

« Ils me laisseront me servir d’un sabre laser ? »

Demande il innocemment, déclenchant chez moi un léger rire.

« Tu peux toujours demander. »

Répondais-je en passant ma main dans sa tignasse.

« Je t’aime fort Varo. »

« Je t’aime fort papa. »

Nous séchons nos larmes et passons le reste de la journée à visiter le temple avant de rejoindre Dashel le soir venu.
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Le feu crépité joyeusement. Les Sentinelles aimaient particulièrement ce moment de la journée et leurs émotions se reflétaient à l’intérieur des braises. Ils riaient, mangeaient et échangeaient leurs histoires de voyages dans l’espace. Il fallait bien reconnaitre qu’ils avaient parcouru des coins de la galaxie bien reculé. J’aimais les écouter raconter ces aventures. Elles me rappelaient un peu les miennes. La recherche de Ruusan aurait été un discourt qu’ils auraient bu avec passion si j’avais pu leur raconter mon voyage. Mais Ruusan devait rester secrète. C’était devenu le point de replis de l’ordre. Seul le conseil, mes amis et Kyle étaient au courant de sa position dans notre galaxie. Mieux valait que ça reste ainsi. J’écoutais donc en silence, attendant que nos invités se joignent à nous.

Ce qui ne tarda pas. Camren et Varo arrivèrent un peu après que le buffet soit prêt. Rien de trop extravagant : du pain, de la viande braisée, quelques légumes et de la bière. Mais c’était meilleur que tout ce que j’aurais pu préparer moi même. Merar était une excellente cuisinière. Aslan et moi étions de piètre cuisinier. Sans parler de Feran qui nous aurait fait manger de la viande crue. Mais Ella se débrouillait et aimé apprendre auprès de la Nautolan. Les Sentinelles eux avaient appris à faire beaucoup avec peu. La survie était une de leur qualité poussée à son paroxysme. Au moins les deux nouveaux venus pourraient manger à leur faim et se reposer un peu. La suite du voyage allait être difficile. Entre Varo qui allait rejoindre l’ordre Jedi à Coruscant, séparé de son père et Camren qui allait nous accompagner, sa vie ne serait pas plus simple. Mais nous avions le temps d’en discuter. Je faisais signe à l’ancien rebelle de nous rejoindre devant le feu. J’étais assis sur un banc large qui pouvait très bien les accueillir en plus de Merar.

    - Camren, Varo, par ici.

Ils vinrent s’assoir à côté de nous. Je leur tendais deux assiettes avec de la viande et un morceau de pain. Je me tournais vers Aslan qui revenait avec des boissons. J’attrapais trois chopes, et tendait celle avec de l’eau au garçon et celle avec de la bière à son père. Je gardais la dernière pour moi, savourant son liquide ambré.

    - Mangez. Ca vous fera du bien. Il y a bien assez pour tout le monde. Le croiseur des sentinelles est rempli de vivre. Nous discuterons mieux le ventre plein.

Je leur souriais en les laissant profiter un instant. J’avais plusieurs chose à discuter. Certaines allaient être moins agréable que d’autres. Mieux valait leur laisser un peu de répit. Je mangeais donc ce qu’il y avait dans mon assiette, me contentant de garder le regard sur les flammes réconfortante du feu de camp. Une fois que Camren eut fini, j’appelais Ella pour qu’elle nous rejoigne avant de me tourner vers lui.

    - Camren, tu te souviens de ma Padawan, Ella ? Je veux lui montrer quelque chose. Cela pourrait t’aider aussi je l’espère. Ella, sais tu ce qu’il se passe après la mort ?

    - Non… Maître Ikrit dit que nous retournons à la Force.

    - Camren, je t’ai déjà expliqué ce qu’est la Force. Elle fait parti intégrante de la vie. Elle est tout aussi vivante que toi, moi ou nos amis. Tout comme la Force est une parti de la vie, la mort l’est aussi. Les Jedi apprennent à ne plus la craindre. Nous ne vivons pas dans la crainte de mourir un jour. Nous mourrons tous à un moment donné. Nous sommes entrainé pour l’accueillir quand ce moment viendra. C’est une étape de notre grand voyage. Et quand nous y arriverons, nous rejoindrons la Force et sa volonté. Pour honorer nos morts et les aider à quitter le monde physique, nous avons une cérémonie. Maître Ikrit vous en a parlé Ella ?

    - Oui… La crémation.

    - En effet. J’ai moi même réalisé les funérailles de mon ancien Maître. Elle est morte il y a bien longtemps. Je l’ai laissais partir. Nous ne devons pas pleurer nos morts. Nous devons nous souvenir, les honorer et les rendre à la Force. Camren, quoi qu’il t’attende, ton esprit doit être concentré sur cette tache. Tu dois faire le vide, laisser s’échapper toutes tes peurs pour avancer et réussir. Ta femme, tu dois apprendre à la laisser partir et rejoindre la Force. Le rituel des Jedi n’est pas seulement pour les défunts. Il permet aussi au vivant de continuer leur oeuvre. Laisse partir tes remords, tes inquiétudes, et ta tristesse. Souviens toi de ta femme comme elle l’était et pour ce qu’elle était. Laisse son souvenir te porter vers l’avant. Ce feu n’est pas un bucher Jedi, certes, et son corps n’est pas avec nous. Mais laisse tes peurs bruler avec lui. Si tu le souhaites, je ne te force à rien, laisse un objet aux flammes pour réaliser la cérémonie. Libère toi de tes entraves. C’est le meilleur moyen de réussir ce que tu comptes entreprendre. Ella, ce que j’ai dis à Camren, nous concerne tout particulièrement. La vie est un unique et doit être protégée. Nous devons aussi savoir lâcher prise. Quoi que tu décides de faire Camren, je lève mon verre à la mémoire de ta femme.

Je m’exécutais, honorant la vie, sa femme et gardant précieusement l’espoir que Camren ne se perdrait pas en chemin. Alors, je gardais le silence, invitant notre groupe à en faire autant. Les Sentinelles avaient les mêmes rituels que nous. Et elles m’avaient entendu parler. Tout à coup, le silence se fit et le temple ne fut plus dérangé que par le crépitement du feu. La silence dura ainsi une bonne minute avant que les conversations ne reprennent doucement. Toute vie méritait d’être honorer ainsi. Je fermais les yeux, attendant que Camren ne soit prêt à continuer avant de poursuivre. Pendant ce temps, je laissais mon esprit vagabonder dans les courants de la Force. C’était comme une prière pour que sa femme trouve la voie. J’étais presque en état de médiation. Un état second qui m’emporta sans que j’ai le temps de revenir en arrière.

C’était comme si le flux de la Force s’était intensifié et m’avait emporté avec lui. Je n’avais pas eu le temps de m’en extirper. Et à présent, j’y étais coincé. C’était la même sensation que lorsque j’étais sorti de la carbonite. A l’époque je n’arrivais plus à méditer sans me faire emporter. Mais à cette époque, je n’avais plus de contrôle. Aujourd’hui si. Alors pourquoi était je poussé dans son courant sans pouvoir réagir. Aux yeux de nos hôtes, j’étais immobile, calme, mais mon esprit était plongé au milieu d’un maelström.

Et dans son oeil, je voyais un regard pourpre me fixer avec haine. Je ne connaissais pas ces yeux là qui semblaient reptilien. J’essayais de me concentrer pour mieux les détailler, mais plus ma vision se focaliser sur la rétine rouge et plus ses contours devenaient floues. Doucement l’oeil se transforma en une globe lisse, parcourut de tache blanche. J’observais à présent une planète lointaine. Je ne la reconnaissais pas, mais ma chute dans l’oeil de la tempête me propulsa sur sa terre. La civilisation y vivait, la technologie aussi. Maintenant que j’étais sur le toit de l’un de ses plus haut bâtiment, je reconnaissais les créatures qui y vivaient plus bas. J’étais sur Bothawui. Pourquoi ? Qu’est ce que la Force voulait me montrer ? Des cris retinrent mon attention. Au sol, la foule semblait devenir hystérique. Des hommes se tiraient dessus sans raisons. Puis des explosions retentirent un peu partout autour de moi. Ce monde était rongé par la folie… Alors, une rugissement sinistre sembla venir des profondeurs de la terre, sous la surface du sol. Comme si le monde lui même rugissait. Le monde trembla encore avant que sa surface ne se tinte de rouge. Le soleil perdit doucement de son intensité alors qu’un objet céleste venait se placer dans son axe. Je levais les yeux au ciel pour découvrir un astre gigantesque se rapprocher de nous. L’instant d’après, une chaleur monstrueuse radiât le monde et le fit voler en éclat.

Sans mouvement brusque, mes yeux se rouvrirent. J’étais au même endroit, comme tout le monde. Ca n’avait duré à peine plus qu’une seconde. Pourtant ma vision me donnait l’impression d’avoir duré un mois entier. J’étais toujours calme en apparence, mais j’étais chamboulé. Qu’est ce que c’était ? Pourquoi cette vision de Force ? Pourquoi maintenant ? Qu’est ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Bothawui était menacée ? Je n’avais aucune idée de ce qu’il s’était passé. Je relevais la tête, portant mon regard sur le Slicer.

    - Aslan. Est ce que tu peux rapidement jeter un coup d’oeil à l’holonet en te renseignent sur les dernières info de Bothawui ?

    - Oui bien sur. Pourquoi ?

    - Je ne suis pas encore sur…

    - Hum… Il n’y a pas grand chose ces dernières heures. Tu cherches quelque chose en particulier ?

    - Une catastrophe naturel, une attaque. Ce genre de chose peut être…

    - Non rien dans ce genre là. Tu es sur que ça va ? Tu as l’air un peu pale.

    - Oui ne t’en fais pas. J’ai juste l’impression que… Qu’il y a quelque chose qui cloche… Excusez moi un instant. Je dois faire quelque chose. Camren, est ce que tu peux venir avec moi ?

Je me levais et me dirigeais vers Cal et Alycie. Ils n’étaient pas bien loin.

    - Camren, je te présente Cal Kestis, un Jedi et Alycie Meajee, la chef des Sentinelles du ciel. Camren a proposé de nous accompagner et de nous aider. La mission devait être sur Taris. Nous cherchons des informations sur place concernant un artefact Sith dangereux. Cal, Alycie, j’aimerais vous demander de reporter cette mission.

    - Pourquoi ? Qu’est ce qu’il s’est passé ? On a fait un plan.

    - Je sais… Je suis désolé, et je ne veux pas annuler. Juste reporter. Mais j’ai besoin de votre aide. J’aimerais faire un détour par Bothawui avant d’aller sur Taris.

    - Bothawui ? Qu’est ce que tu veux faire là bas ? C’est un monde calme qui n’a rien à voir avec notre mission.

    - Je vous demande de me faire confiance. Je ne vous l’aurez pas demander si ce n’était pas important. J’ai eu une vision de la planète. Si j’ai raison, il faut s’y rendre tout de suite. Si je me trompe, alors Taris peut nous attendre quelques jours de plus.

    - Qu’as tu vu dans la vision ?

    - La destruction de Bothawui…
#39042
Le feu crépite joyeusement et l’ambiance qui emplit la pièce est tout aussi gai. Les Sentinelles se remplissent la panse en discutant. Je me sens de suite mal à l’aise avec mes pensées sombres, j’ai l’impression de traîner avec moi un nuage noir prêt à absorber toute lumière. C’est le visage de mon fils qui m’empêche de faire demi-tour pour ne pas gâcher l’animation. Il tourne et lève sa tête vers moi avec un sourire surpris, comme si tout ça était pour lui. Je feins un sourire pour qu’il conserve le sien et rejoins Dashel qui nous fait signe. Nous nous installons avec lui et ses amis alors qu’il nous sert à chacun une assiette de viande braisée avec un morceau de pain et de quoi boire. Je mange en silence, laissant mon fils faire la conversation avec l’innocence et la curiosité propre aux enfants. Il pose des questions sur les Jedi, sur le Temple, sur la galaxie. Je suis rassuré de voir qu’il a bien accepté l’idée qu’on soit séparés un moment.

Une fois le repas terminé Dashel fait signe à Ella, sa jeune padawan et se tourne vers moi. J’acquiesce d’un bref signe de tête quand il me demande si je me souviens d’elle et m’explique vouloir lui montrer quelque chose qui pourrait aussi m’aider. Je hausse un sourcil, perplexe, tandis qu’il lui demande si elle sait ce qu’il se passe après la mort. Je n’aime pas la tournure que prend cette discussion mais je ne dis rien, je laisse le Jedi poursuivre son explication à propos de la Force que j’ai déjà entendu de sa bouche lors de notre voyage vers Jakku. Il explique que les Jedi apprennent à ne pas craindre la mort car elle fait partie de la vie, tout comme la Force. Je fronce les sourcils, où veut-il en venir ? En tant que soldat j’ai aussi appris à ne pas craindre la mort, à l’affronter, à repousser les limites de ce qu’un corps peut endurer en terme de fatigue, de faim, de soif, de douleur. Mais je ne vois pas le rapport avec ce qui m’est arrivé. Lina n’était pas un Jedi, ni un soldat. C’était une civile, une innocente, elle n’a pas perdue la vie à cause de l’âge ou d’un accident, on lui a prit sa vie, volée d’un tir en plein coeur. Comment pourrais-je accepter ça ? Comment pourrais-je, comme il me le conseille, oublier le remord d’avoir accepté cette mission, l’inquiétude qu’on vole aussi la vie de Varo et la tristesse de m’être fait arracher celle que j’aime. Ma gorge se noue pour retenir mes larmes, je sens mon visage exprimer une grimace de colère alors que mes poings se serrent. Il m’invite à me défaire d’un objet lui appartenant pour faire mon deuil. Je rétorque d’une voix tiraillé entre la colère et la peine, le cou, le visage et la poitrine crispée pour dissimuler mes émotions.


« Je n’ai pas eu le temps de prendre quoi que ce soit. Il ne me reste rien d’elle. Si ce n’est des souvenirs. »

Celui de son visage déformé par la surprise lorsque la vitre derrière elle s’est brisée, de son corps qui s’effondre, de son regard éteint lorsque je l’ai rattrapé avant que son crâne ne heurte le sol et de cette image, apparaissant dès que je clos mes paupières, de son corps allongé sans vie quand j’ai quitté l’appartement avec Varo dans mes bras. Dashel rend finalement hommage à ma femme, levant son verre et gardant le silence. Rapidement suivi par les Sentinelles du Ciel qui taisent leurs conversations pour se plonger dans un mutisme de recueillement. Je regarde autour de moi, observant leurs regards commémoratifs, comme si ils avaient toujours connus Lina. Ma colère s’estompe, m’apportant une relative paix qui dure une minute après laquelle les discussions reprennent doucement. Dashel se comporte étrangement d’un coup et demande à Aslan, son ami slicer, les dernières nouvelles de Bothawui. En particulier des informations sur une catastrophe naturelle ou une attaque ce qui me fait lui jeter un regard curieux. Je ne suis pas le seul car le slicer lui fait aussi remarquer qu’il est un peu pâle. Il se relève et m’invite à l’accompagner. Je le rejoins après avoir confié Varo à Merar.

Il se dirige vers deux personnes. J’en reconnais un, présent sur Jakku, il s’agit du type qui était dans le conteneur.


« Toi ? »

Dis-je avec surprise en regardant Dashel l’air interrogateur. Il me le présente sous le nom de Cal Kestis tandis que la deuxième personne est Alycie Meajee, la chef des Sentinelles. J’incline la tête, gardant tout de même un oeil méfiant sur le rouquin. Je n’oublie pas qu’à cause de lui j’ai manqué de me faire dévorer par une abomination et engloutir sous une avalanche de sable. J’apprends que je devais à la base aider Dashel sur Taris. Une planète sous domination impériale à la réputation terrifiante dans le but de trouver des informations sur un artefact Sith. Mais à priori, Taris devra attendre car le Jedi souhaite faire un détour par Bothawui. En cause, il a vu en vision sa destruction. Je m’adresse à lui, assurant mon soutien.

« Taris, Bothawui, Hoth, Dathomir, peu importe. Je t’ai promis mon aide. Je te suivrais où tu iras. »
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Au moins Camren avait déjà accepté de me suivre sur Bothawui. C’était un soulagement. Mais il fallait encore convaincre Cal et Alycie. Si les deux étaient sensitifs et savaient ce qu’impliquait les visions de la Force, ils semblaient dubitatifs. Ce genre de vision, à juste titre, pouvait être mal interpréter et bien loin de la vérité. Moi même je n’étais pas vraiment sur de comprendre ce que j’avais vu. Bothawui n’était peut être pas en danger. Il semblait même que pour l’instant, tout soit calme sur la planète. Mais ne sachant pas ce à quoi nous avions à faire, je ne pouvais pas détourner le regard. Si je me trompais, notre voyage pour Taris ne serait que retardé de quelques jours, ce qui ne changeait rien. Mais si j’avais vu juste, il fallait que nous en ayons le coeur net.

    - Tu es sur de ce que tu as vu ?

Alycie semblait la plus sceptique. Et après tout nos efforts pour mettre au point un plan qui allait nous permettre de visiter Taris, je la comprenais. Elle avait des hommes avec elle, des obligations. Retarder notre objectif n’était pas la meilleure idée. Mais c’était nécessaire.

    - Tu sais comme moi que ces visions sont difficiles à interpréter… Je ne sais pas ce que j’ai vu. Pas exactement. Je suis sur que c’était sur Bothawui. Le monde devenait fou. Littéralement. La population de la planète s’est d’abord soulevée. Il y a une comme une guerre civile. Un rugissement terrifiant et puis la planète à brulée. Tout ce que j’ai pu voir, c’est une éclipse. C’est la dernière chose qui a précédé la destruction de Bothawui. Ce n’est peut pas ce que j’ai cru voir. Peut être que ça n’arrivera même pas avant des années… Vous savez tous les deux qu’il est difficile de comprendre la Force. Mais cela ne coute rien d’en avoir le coeur net. Tout ce que je demande c’est un détour par Bothawui. Si je me suis trompé ou qu’il n’y a rien de particulier sur place on repartira pour Taris. Ca ne changera notre emploi du temps que d’une semaine tout au plus. Mais si ma vision était réel, nous aurions tord de l’ignorer…

    - Je suis d’accord avec Dashel sur ce point. Nous ne pouvons pas être sur que ce qu’il a vu va se produire. Mais j’ai moi même était confronté à ce genre de vision. Si je les avais ignoré, je ne serais pas là aujourd’hui et qui sait ce qu’il aurait pu se passer. Taris ne bougera pas. Ce petit détour ne devrait pas poser de problème.

    - Très bien… Je ne suis pas convaincue mais cela ne nous coute rien de vérifier. Partons au plus tôt. Demain si possible. Cela nous fera gagner du temps et rattraper le détour par Bothawui. Je vais prévenir nos hommes et demandé au Majestic de se tenir prêt au départ pour demain. Les 10 sentinelles qui ont acceptés de rejoindre l’ordre se joindront à nous. Le reste de mes hommes repartira de leur côté. Camren, certains se rendront à Coruscant avec votre fils. Ils me préviendront quand il sera bien arrivé au temple Jedi. J’ai toute confiance en eux. Votre fils sera sain et sauf.

    - Je vais préparer mes affaires aussi. Vous devriez vous coucher tôt, nous partirons dès que possible.

Sur ces mots, la chevalière s’éloigna en compagnie du Jedi, me laissant seul un instant avec Camren. Mes amis avaient attendus que cette entrevue soit finie pour nous retrouver. Tout le monde était là, Feran, Ella, Merar, et Aslan. Ils avaient dru entendre notre discussion et leur visage trahissait leur inquiétude. Ce fut Merar qui parla en premier.

    - Je vais demander à mes hommes de venir avec nous. Si jamais tu as vu juste, on aura besoin de la fondation. J’ai déjà demandé à Ezra de travailler sur un projet de frégate médicale. Je lui demanderais de venir au plus vite. Je vais préparer nos affaires.

    - On se tiendra prêt aussi à partir.

    - Merci Feran. Allez y, je vous retrouverai. Camren, nous partirons demain à l’aube. Merci de m’avoir soutenu. J’espère que je me trompe pour Bothawui… Quoi qu’il en soit, tu ne reverras pas ton fils après demain. En tout cas, pas tant que tu auras fini ta mission… Tu devrais aller le voir. Nous nous retrouverons demain pour embarquer à bord du croiseur des Sentinelles.

Je laissais le soldat, partant moi aussi préparer mes affaires. La nuit allait être courte avant notre départ pour Bothawui. Je ne pouvais pas en gâcher une seule seconde.
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