L'Astre Tyran

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Quatrième satellite de la Géante Gazeuse du système Yavin, la lune sanctuaire de Yavin 4 est une planète totalement recouverte d'une épaisse jungle qui étouffe les ruines d'un sombre passé. Sur ce monde isolé, loin des routes fréquentés, dans les profondeurs de la jungle se cachent des secrets enfouis, perdus à jamais.
Contrôle : Empire
#39743
« Au cœur du système au 26 orbites, se révéleront les quatre piliers du Code. » Cette phrase lui était resté en tête, longtemps après l’avoir lu sur la planète rouge. Pendant un moment, elle l’avait lu et relu, tournant la phrase dans un sens puis dans l’autre, cherchant un sens caché. Puis au final, la vérité se révéla comme une nouvelle évidence, sans faux semblants, sans mensonges … Alors la reine avait fouillé les archives impériales, triant les planètes dont vingt six lunes orbitaient autour. Les résultats furent minces, mais toujours trop nombreux pour tirer une simple conclusion. Alors un des noms de planète l’interloqua. Yavin. Planète centrale, définissant le calendrier galactique, malgré ce qu’en disaient les dirigeants impériaux. Car en 0, sur la quatrième lune, la rébellion avait failli s’éteindre sous l’assaut implacable de la plus formidable station de combat. Mais il ne fut rien, et c’est même l’inverse qui se produisit. L’empire perdit énormément de bons soldats, des familles entières, des civils innocents, bien plus nombreux que toute la rébellion réunie. La jeune femme à l’époque avait entendu cette nouvelle jusque sur Shaddaa, mais n’avait pas compris la portée de cette nouvelle. Désormais, elle en comprenait toute la portée.

Helera avait de nouveau fuit le cœur impérial pour se diriger au cœur du royaume de la géante rouge, dont les effets surnaturels la laissant dans l’inconfort la plus totale. Et plus elle s’approchait de la quatrième lune, moins les effets étaient discrets. Mais plus que l’obscurité, elle sentait les morts qui criaient vengeance. Ceux de l’étoile Noire, dont les débris apparaissaient ça et là sur ses scanners. Un instant solennel s’empara d’elle, pendant lequel une projection de cette lune détruite fut l’équivalent de sa planète. Et de ce qu’elle pourrait ressentir si elle n’avait pas pu les sauver. C’était une tristesse si intense, un malheur si grand, qu’elle ne put s’empêcher de retenir ses larmes. Elle pleura dans le silence du cimetière spatial, dans une solitude forcée. De nouveau, elle se jura de ne jamais laisser une telle chose arriver à Nelvaan. Le vaisseau continua de flotter sans un bruit, la gardant de commentaires, tandis que la géante rouge disparaissait petit à petit, au profit d’une sphère verte. Plus modeste mais chargée d’une histoire plus ténébreuse encore. L’obscurité s’échappait de ces jungles vertes qui s’étendaient sur toute la planète.

ImageUn chaos de végétation, un piège mortel, pour ceux non averti qui chercherait à s’approprier ses secrets. Les larmes laissèrent place à la concentration, puis à la détermination, car elle ne pouvait pas échouer. Mais par où commencer ? Les arbres passaient les uns après les autres, nourrissant quelques fantasmes sur le sol dont ils abritaient les secrets. Nul regard ne pu percer cette barrière, mais elle sentait bien cette aura de folie qui s’y trouvait, dont même la raison semblait avoir abandonné. Helera se sentait mal à l’aise, mais plus déterminée que jamais à trouver des réponses. Et peut-être que réponse se trouverait dans ces énormes sculptures pyramidales qui pointaient bien au-dessus de la lisière. Le vaisseau entama sa descente en périphérie d’un de ces grands temples, là où la végétation ne poussait pas. Où les rebelles avaient séjourné, préparant l’un de leur plus grand crime. Au sol, la reine fut accueillie par le champ de quelques oiseaux cachés par les branches. Le bois craquait dans cette jungle noire, où l’on ne pouvait percer du regard qu’à quelques mètres seulement. Et même si cela la terrifiait, ce n’était pas l’endroit où se cacherait la suite du puzzle, mais bien le temple derrière elle. La végétation laissa place à la pierre et plus elle s’approchait, plus l’immense structure la toisait, prête à l’engloutir complètement. Cette roche taillée pourtant inerte aurait pu bouger à n’importe quel moment, que cela ne l’aurait pas étonné. La mousse avait pris le dessus dans les interstices et par un endroit, quelques racines avaient élues domiciles.

Helera s’arrêta enfin devant la lourde porte, plus grande en largeur que deux fois son vaisseau et aussi haute qu’un TB-TT. Assez imposante pour résister aux assauts de la Force, stoppant nette sa progression. Elle chercha aux alentours une serrure, des écrits ou quoi que ce soit qui puisse lui indiquer la marche à suivre, mais cette recherche fut veine. Dix minutes, vingt puis une heure. Elle essaya d’abord d’enlever la mousse qui s’étaient accumulées dans les trous pour y passer les doigts. Puis, avait tenté de soulever l’immense porte avec la Force, sans que le moindre craquement ne retentisse. Puis avait donné quelques coups de sabre aléatoire, tandis que la colère prenait petit à petit son contrôle.

« Je ne peux pas être bloquée là … Si proche du but ! Vous ne pouvez pas m'abandonner maintenant ! »
#39746
« Tu échoues car tu es trop faible. »


Le spectre du seigneur Sith se matérialisa à ses côtés, les yeux rivés vers la lourde porte, dont il observa les gons tour à tour. Il flottait sur la pierre taillée sans émettre un seul son, même si sa matérialisation semblait plus vraie que nature. Là, dans ce lieu hanté par l’obscurité et par les fantômes des ténèbres, lui, le seigneur de la folie, prenait consistance. Helera l’observait comme l’on observe une curiosité, une petite découverte infantile et futile.

« Mais pourquoi ?! J’ai fait tout ce que vous m’aviez dit ! Je ne refoule pas mes sentiments, je laisse la Force influer, je ne résiste plus. »

« Tu mens. »


Cette simple phrase l’enragea et elle fit virevolter son sabre et l’abattis sur la porte à plusieurs reprises. Cet échec, son échec et le fait qu’il le lui rappelait constamment, l’énervait, la faisait bouillir de l’intérieur. Sauf que même dans sa colère, elle était la seule à se fatiguer car la porte, elle, ne bougeait pas. Ce que le seigneur Sith demandait, elle ne le comprenait pas, au-delà du côté obscure, lumineux, ses paroles étaient justes mais représentaient une réalité décalée.

« Qu’est-ce que tu veux vraiment ? »


« Je veux ouvrir cette maudite porte ! »

Elle s’arrêta et se retourna vers lui. S’il n’avait pas été un esprit, elle aurait eu du mal à retenir sa lame blanchâtre.

« A esprit étriqué, dessein étriqué. Ta volonté te donne la force d’accomplir ce que tu désires, mais ton désir s’arrête à ce que tu as devant les yeux. Je te le répète, que veux-tu accomplir ? Quelle est ton ambition ? »


Helera se prépara de nouveau à répondre, quand un bruit dans la forêt attira son regard. Elle renifla dans l’air et se détourna de la porte. Une odeur nauséabonde s’éleva et vint lui piquer les capteurs sensoriels. A plusieurs reprises, elle tenter de créer des liens avec la puanteur et ce qu’elle connaissait, mais elle se résolut bien rapidement que sur une planète étrangère, tout serait possible. Le bruissement des plantes se fit entendre et dans la Force résonna une présence impie. Peut-être comme elle en avait déjà rencontré sur Korriban. Quelques choses de noire, créée pour tuer, dans le seul but était de faire souffrir. De cette souffrance, se nourrir et entretenir ce cercle de violence inutile. Ses cheveux blanchâtres tombaient sur son visage en quelques mèches éparses, humidifié par la transpiration de sa maladie mentale. En effet, tous ces exercices l’avaient rendu presque nauséeuse, mais pour autant lui procurait une vitalité nouvelle. Ce paradoxe s’accentuait dans ce genre d’endroit, sans que cela ne la gêne outre mesure. Les arbres bougèrent à la lisière, les oiseaux s’envolèrent en toute hâte, imprimant leur détresse dans leurs cris. De nouveau, les bruissements reprirent, se transformant en pas plus lourds, suivit presque immédiatement par l’explosion d’une terre malmenée.

ImageDes hauts des arbres, elle aperçut comme une ombre s’envoler. D’abord, elle crut à un nouvel oiseau, mais au fur et à mesure qu’il grossissait, cette éventualité fut écartée. Pire encore, il prenait de la vitesse et retombait dans sa direction. Son regard azur observait le tronc avec assurance et attendit le moment adéquat. Celui-ci se présenta quand le projectile fut à portée de sabre et elle l’accueilli avec un unique mouvement de la lame. Le tronc explosa en deux et les deux morceaux retombèrent lourdement à terre. A l’orée de la forêt, l’observant de ses petits yeux ronds, une créature haute de plus de trois mètres attendait. Sur sa tête était dressée des cornes en étoiles et de sa bouche de longs crocs menaçaient quiconque y serait prisonnier en étau. Son corps entier était fait d’écaille et sa masse devait probablement avoisiner la tonne. Pourtant, il ne semblait pas en souffrir, indiquant une masse musculaire proportionnelle, voire supérieure. L’aura qui émanait de lui était ténébreuse, tellement démoniaque qu’elle en conclut une chose : il n’avait rien de naturel. La reine patienta, se tenait sur ses gardes, cherchant davantage à jauger plutôt que de détruire, chose que les petits yeux sauvages semblaient imiter.

« Tu veux m’empêcher d’avancer toi aussi ? Vas-y je t’attends ! »

Chose dont la bête ne se fit pas prier davantage. Elle chargea de toute sa masse mais avec une fulgurante rapidité. Helera en fut étonnée à tel point qu’elle recula d’un pas. L’énorme bête prit encore plus de vitesse, martelant la pierre des abords du temple, enlevant tout une partie de la roche taillée, écrasée et réduite instantanément en poussière. Quelques mètres, Helera chargea à son tour. Le choc suivit quelques instants plus tard, alors que le sabre laser virevoltait dans une tornade sonore, la créature niaquait et grognait. Ses écailles épaisses bloquaient le sabre, ôtant toute chance de l’abattre par les moyens conventionnels. Pourtant, ce n’est pas ce qui l’empêchait d’attaquer, évitant les lourdes pattes griffues, se faufilant, essayant tout autant l’estoc que la fente. Mais à chaque fois, la lame rebondissait, glissait, ne laissant qu’une marche noircie dont la créature ne souffrait pas. A son tour, elle réussit à percer la défense de la reine, qui encaissa sa lourde main, lui éviter d’avoir le visage écharpé. Son sabre bloqué au niveau de son visage, ses jambes pliées, Helera poussait de toutes ses forces pour repousser les cinq dagues. Jusqu’à ce que la force qu’elle appliqua se retourne contre elle, au même où la créature releva cette même main et la souleva du sol. De son autre patte, elle lui asséna un coup de poing en plein thorax, dont elle sentit la vibration dans tout son corps. Peut-être le craquement de quelques côtes. Puis comme un vulgaire tissu la lança contre la lourde porte. Helera chercha son souffle pendant plusieurs secondes, son ventre irradiant d’une douleur insupportable. Ses poumons étaient totalement comprimés et eurent beaucoup de difficulté à redémarrer. Du sang coula de sa tête et descendait jusque sur sa tunique. Du coin de l’œil, elle vit l’esprit du seigneur noir, mais pas comme elle l’aurait imaginé. Aucun sourire ne défigurait son visage.

« Tu échoues parce que tu n’as aucune ambition. Que cherches-tu ? »
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« La ferme ! » Aboya-t-elle, cracha le sang qui coulait de sa bouche.

Helera chercha son souffle, hoquetant de douleur à chaque respiration, sa cage thoracique la faisait souffrir, comme enfoncée dans sa poitrine. Au loin, l’immonde créature agitait ses bras et les propulsait contre le sol, écrasant de ce fait la pierre qui volait en éclats dans toutes les directions. Elle grogna et déambula de droite à gauche, laissant assez de temps à la reine pour se relever. La rage désormais pulsait dans son sang, comme un poison bénéfique. De nouveau, elle perçut l’esprit du coin de l’œil, l’épiant et la jugeant, ce qui ne manqua pas de l’énerver davantage. Helera détestait l’échec et pire encore quand un mort analysait le moindre de ses mouvements pour la réprimander ensuite. Mais force était de constater que ses propos avaient une partie probablement censée, dont elle n’arrivait pas à percevoir encore toutes les subtilités. Déjà la créature chargea de nouveau. Cette fois, la reine attendit patiemment, assurant sa position défensive. Le martèlement de ses grosses pattes laissa de nouveau un sillon sur son passage. Quand elle fut à quelques mètres, sans bouger la reine propulsa une pierre sur son visage. Sans aucun effet sur son corps, mais assez imprévisible pour ébréchée sa concentration. Cela permit à l’humaine de se retirer rapidement de l’étau qu’il se préparait à resserrer sur elle, le faisant de surcroit heurter la lourde porte de plein fouet. Cette opportunité gagnée, elle profita de l’ouverture pour asséner quelques coups aléatoires, cherchant toujours un moyen de percer la carapace. De nouveau, le sabre blanc rebondit et pire encore, la créature ne fut pas sonnée aussi longtemps qu’elle l’aurait présupposée, et d’un revers de main, la propulsa de nouveau face contre terre.
Elle sentit le sol griffer la peau de son dos et les impuretés le lui déchirer. De nouveau, le choc fut si violent qu’elle faillit en tourner de l’œil. Sa résistance naturelle et gagnée aux grés de ses expériences fut le seul rempart contre sa fin. L’esprit lui tournoya autour, la toisant de sa face décrépie.

«
Tu vas mourir parce que tu ignores encore ce que tu comptes faire. Tu avances sans but. Alors je vais te le demander une dernière fois, Helera Kor’rial. Que cherche-tu ?
»


Cette fois, la reine resta à terre, avec trop peu de force pour lui cracher au visage. Son regard azur se perdit dans le ciel bleuté, tandis qu’un nuage passa par là. Solitaire devant cette immensité, perdue au milieu de l’uniformité. Elle fut projetée à des parsecs de là, la neige entourant son corps allongé sur le sol, regardant tout autant l’azur de la voute céleste. Nelvaan. Elle ne voulait pas la perdre, cette vision la hantait désormais constamment. C’était cela qu’elle recherchait, au plus profond d’elle-même, c’est cela qu’elle murmura :

« Je cherche à détruire ceux qui s’en prennent à mon monde. Je cherche à gagner les artefacts nécessaires à sa survie. »

Elle se releva, sentant que quelque chose venait de s’épanouir dans son esprit et dans son corps. Pulsant jusque dans ses poumons, dans ses muscles, prenant essence dans la réponse tant cherchée. Cette réponse qui irradiait son envie, sa détermination et sa volonté, renforçant son lien avec la poignée du sabre qu’elle portait.

« Je cherche la victoire … »

Cette simple phrase qui résumait le but final de sa quête, de sa survie et de celui de son monde. Qui englobait tous les obstacles qu’elle avait à affronter et ceux qui se dresseraient sur sa route. La victoire qui à n’importe quel prix lui permettait d’avancer, de progresser et d’évoluer vers ses ambitions les plus enfouis. Son corps meurtri était là pour lui rappeler que le doute ne la mènerait qu’à la douleur et la souffrance et que l’échec était synonyme de mort. Cette simple perspective qui se recoupait avec l’empire tel qu’il fut imaginé mais assoupli ensuite par Astellan. Tout était si logique qu’elle se demanda ce qu’elle avait pu louper dans son raisonnement pour ne pas l’avoir vu plus tôt. Perdue dans ses pérégrinations internes, elle n’aperçut pas le monstre qui chargea de nouveau. Toutes griffes dehors, ses deux lourds bras étaient prêts à la déchiqueter en deux. Ce n’est qu’à travers la Force qu’elle perçut cette masse ténébreuse lui foncer dessus. Cette fois ci, Helera ne fit aucune grimace et toujours à travers la Force, identifia les contours de la créature. Puis sa vision se précisa, s’affina et de nouveaux éléments lui précisèrent la fragilité de sa carapace. Ce qui quelques minutes étaient dur comme la roche, n’était plus que matériaux ductile facile à manipuler.

Ses mains s’agitèrent et pivotèrent vers sa cible, se figeant dans leur direction. Pendant un instant, le temps se figea et le fracas de la pierre se transforma en silence pesant. Petit à petit, la créature avait prit son envol, grattant de ses pattes vainement le sol. Puis Helera poussa de ses deux bras vers le tombeau, hurlant au passage toute sa rage. La créature se débattit et vint heurter la porte avec tellement de force que la paroi céda sous l’impact. Du mur impénétrable, il resta un trou béant. Devant ce dernier, la reine, éperdument essoufflée.
#39752
ImageChaque respiration était un supplice pour son corps meurtri et son regard azuré regardait avec insistance le corps de la créature. La tête gargantuesque enfoncé dans le mur, les jambes uniquement sortant sur la terrasse périphérique. Elle ne se rendit pas compte à ce moment là de la puissance qu’elle venait de déchainer ni des forces dont elle venait d’accaparer le pouvoir. Mais le résultat prouvait de lui-même l’efficacité de sa prise de conscience. Pour autant, sa garde n’en fut pas relâchée, trop accaparer par la vision du monstre, voulant s’assurer de rayer son existence de son esprit. Alors quand elle eut un mouvement d’épaule, prouvant qu’elle n’était pas encore terrassée, la reine n’hésita pas et s’élança, sabre allumée. Son rugissement parcourut comme une seconde vague le silence apparent de la planète et explosa dans une gerbe étincelante de puissance. Son sabre visa les points faibles ainsi découvert, s’immisça sous la carapace, la découpa en deux, brisa l’extérieur avant d’exterminer l’intérieur. De la menace, il ne resta qu’un monticule fumant et la reine le surplombant. Son regard azur avait prit une nouvelle teinte, moins tenace comme alors, le bleu opalin ayant laissé sa place à une lueur embrasée. La lave y coulait et déchirait son visage dans une expression intense de colère, creusant des sillons sur son visage. Les marques du front étaient les plus présentes, déchirant sa peau d’habitude si lisse et préservée. Puis le bord de ses yeux, noircissant aux contours.

Ce même regard qui se tourna vers l’esprit qui affichait désormais un grand sourire satisfait. Andeddu qui lui portait un regard nouveau et empreint d’une terrible nouvelle dont il taisait toute la teneur. Helera cependant n’était pas une apprentie et n’était pas dupe, et elle le lui ordonna :

« Parle, esprit. »

Ce dernier pour une fois ne se fit pas prier.

« Tu as enfin ouvert ton esprit. Tu as visualisé ton objectif et tu en as fais une arme. Tu as laissé tes sentiments afflués et t’es ouverte à la passion. Par la passion, tu as gagné en puissance, par cette puissance, tu as gagné le pouvoir. Par le pouvoir, tu as obtenu la victoire. »


Helera cracha le sang qu’elle avait dans la douche, autant par inconfort que par irrespect pour les dernières paroles de son homologue. Elle sauta de dessus le cadavre de la créature et le devança, lâchant quelques paroles acerbes.

« Je connais la teneur de ces paroles, et je ne suis pas une Sith. Allons trouver ce pourquoi nous sommes là, nous n’avons que trop traîner. »

Et elle le dépassa, s’enfonçant dans les ténèbres du temple sanctuaire, laissant un esprit dont la mine si joyeuse était remplacée par une grimace ténébreuse. Ses yeux pourtant petits avaient disparu pour ne laisser place qu’à deux orbites sans fond et la frustration tout autant que la haine trahissait les sentiments du seigneur de la folie. Il cracha quelques paroles prophétiques avant de s’en aller :

« En effet, tu n’es pas un Sith. »


La lame blanchâtre fut la seule lumière dans les ténèbres du temple. Les lieux avaient été verrouillés depuis plusieurs millénaire. Et pour cause, l’odeur rance des champignons et de l’humidité était omniprésente. A côté de cela, une intense et puissante aura du côté obscure pesait sur les épaules des deux voyageurs et surtout pour la reine à la chevelure de neige. Le combat terminé depuis plusieurs dizaines de minutes, elle se sentait désormais accablée par l’effort, presque diminuée. Ses forces l’avaient quittée alors même qu’elle aurait pu détruire une flotte entière pendant l’affrontement. De lourdes gouttes de sueurs avaient désormais pris possession de son visage, coulant de son front vers ses yeux redevenus azur et redescendant jusqu’à tomber sur sa chemise. Quelques mèches collaient sur son front, lui donnant une allure de malade souffrant d’une intense fièvre. Mais la reine n’en démordait pas et continua à travers les tunnels, déterminer à trouver la suite de l’artefact qui lui donnerait le pouvoir. Son regard n’arpenta que très rapidement les gravures de part et d’autre du corridor, représentant quelque silhouette dont le rayonnement avait pénétré les âmes de ce monde, jusqu’à en créer une civilisation aliénée, obnubilée par cette présence omnisciente.

« Naga Sadow. Obligé de se terrer ici comme un rat … Quelle déchéance pour un seigneur d’un si grand prestige. »


« Vous le connaissiez ? »

Helera s’était brièvement retournée vers lui, affichant sa mine curieuse qui la caractérisait tant.

«
Non. Pas directement. Il a été le dirigeant de mon peuple pendant un temps, il y a quelques millénaires. Sa lutte contre la république d’antan lui a valu mon admiration et ses talents d’alchimistes ne sont plus à prouver.
»


La reine acquiesça et n’en dit pas davantage. Pendant un instant, elle prit le recul pour remettre en perspective sa position. Seule avec un esprit Sith, dans le tombeau d’un autre seigneur. Cela donnait matière à réflexion et lui donna une impression de vertige. Mais le doute ne se vit pas durer, car enfin devant elle s’illumina dans les ténèbres, un tombeau. Et avec lui, la promesse d’une rédemption. La pièce n'était pas très grande et le plafond ne dépassait pas le mètre quatre vingt. Le coffre de pierre au centre y semblait autant lié qu'au sol, donnant une impression de continuité à cette emplacement. De part et d'autres, des tables y avaient été creusées à même la pierre et divers objets posés ça et là. Souvent détruits par le temps, parfois encore utilisables, ils étaient tous obsolètes. Mais ce qui troubla la reine, c'était la noirceur intense qui résidait dans cette pièce. Elle craignait de se faire emporter par le vortex impie et de sombrer dans le chaos et la folie, pour ne jamais en sortir de cette endroit. Ce n'est que sa résolution pure et sa volonté indéfectible qui la garda sur le chemin de la raison. Encore qu'elle avait conscience que les ténèbres insidieux, gargantuesques dévoreurs de droiture galactique et plaie spirituelle omnisciente était toujours présents, partout et en tous temps. Sa peur la guiderait sur la voix de la prudence et elle saurait ne pas commettre de faux pas. Du moins l'espérait-elle ...
#39760
Ambiance


Mais la prudence n’était en aucun source de confort dans cet endroit baigné par les ténèbres. Seule la lumière de son sabre, elle avait l’impression d’être propulsée quelques semaines auparavant, quand l’entité avait prit contact avec elle. Toute seule dans cette cave bercée par la tempête et sifflée par ce vent entêtant. Dans le cas présent, il n’y avait aucun bruit, pas de vent, pas de bruissement dans la pierre, pas de mouvement aucun. Pourtant, elle présentait dans son esprit les murmures de tous les morts. Ceux qui avaient un jour péri ici, pour convoiter ses trésors ou les défendre. De légères brises qui flottaient au-dessus de sa conscience et menaçaient de s’y inviter en détruisant les barrières psychiques au passage. Helera restait sur ses gardes mais ne pouvait cacher cette peur primale qui grognait au fond de son esprit et dans le fond de ses viscères. Elle n’était pas à l’aise dans ce temple sinistre, en compagnie d’un esprit mort et probablement observée par d’autres tout aussi dangereux. Et pour cause … Il ne fallut pas longtemps pour que l’un des murmures qu’elle entendait ne prenne le pas sur les autres. Une voix rauque, gutturale, prononçant quelques paroles impies dans la langue des Sith au sang pur. Ceux à la peau rouge et qui partageaient les traits avec Andeddu.

C’est alors à ce moment que le tombeau au centre vibra, sans pour autant s’ouvrir. Il vibra sur sa base et une immense aura ténébreuse l’enveloppa. La peur envahi la reine qui s’arma de nouveau de son sabre en guise d’unique défense. Les ténèbres furent alors libérées et la puissance développée ne lui assurèrent que d’une chose. A côté, elle n’était rien.

« Je sens la peur. Je sens l’effroi. Je sens … la volonté, pure et puissante. Que dois-je voir ? »

Petit à petit, une fumée émana du tombeau, sortant de ce dernier aux grés des vibrations qui agitaient le couvercle. Helera, même si paniquée intérieurement, ne put réprimer ce regard curieux, emprunt d’admiration. De cette fumée, une nouvelle silhouette apparut, prenant tout l’espace séparant le sol du plafond. Cette dernière prit une forme humanoïde, dessinant d’abord les jambes, le torse, puis les bras et termina par la tête, couverte par un grand chapeau.

« Seigneur Sadow. »
Commenta l’esprit d’Andeddu.

« Seigneur Andeddu ? C’est un véritable honneur que de vous rencontrer enfin, même en des circonstances post-mortem. Vous m’amenez un sacrifice pour me repaître du corps que l’on m’a volé ? »

Andeddu ne dit rien, mais tourna son regard vers elle, croisant ainsi les yeux azurs qui eux étaient presque tétanisés par la peur. Ce comportement à son égard ne la laissa en revanche pas de marbre, et elle n’accepta pas cette hésitation de la livrer à l’esprit. Helera prit alors la parole, redoublant de volonté et surtout de colère envers celui qui était censé la guider. Il ne perdait rien pour attendre.

« Non, c’est moi qui l’ai amené ici. Je cherche un objet, contenant un savoir ancien. Un holocron que vous auriez eu entre vos mains et dont vous auriez imprégnez de votre sagesse. »

« Ma sagesse ? » Il ricana. « Ne m’afflige pas de ces compliments sans valeur, jeune femme. Si tu n’es pas un sacrifice, tu n’es véritablement pas un seigneur Sith. Pas même un sith du tout d’ailleurs… Qu’es-tu alors ? »

« Personne, je cherche simplement le savoir, la puissance, le pouvoir, me permettant d’enrayer le futur. »

L’esprit s’approcha d’elle, trainant derrière lui quelques volutes de fumées noirâtres.

« Ah ! Ce que tu recherches, je ne le donnerai pas. Seuls les vrais Sith ont le pouvoir d’enrayer le futur, de défaire les fils du destin. D’ouvrir l’objet que tu convoites tant. Alors même si je te révélais l’emplacement de ce dernier, il ne te servira à rien. Et tu perdrais tout. Ton échec serait alors … total. »

La reine s’énerva dans la fatalité de ses propos et s’approcha à son tour de lui, son sabre si proche qu’elle était à deux doigts de trancher, même si cela aurait dissiper une fumée invincible.

« Je ne repartirai pas sans rien ! Je veux ce pouvoir, et je ferai tout pour l’avoir ! »

Ses dents grinçaient à mesure qu’elle prononçait ses paroles, sentant de nouveau la colère qui pimentait son esprit. Cela sembla amuser l’esprit, autant que l’on pu le déterminer d’un être de fumée au visage incertain.

« Je sens ton implacable volonté. Tu n’hésiteras pas à me terrasser. Soit. Je te donnerai ce que tu veux, mais tu devras me donner une contrepartie. Je veux qu’ici et maintenant, sous le regard du Seigneur Andeddu et de moi-même, Seigneur Sadow, que tu jures fidélités envers le code Sith. Si tu es parvenue jusqu’ici, c’est que tu as déjà entrouvert la voie. Mais assume désormais, rejette le masque que tu portes. Accepte la voie, c’est le seul moyen pour gagner la puissance nécessaire. Et ainsi, sauver ton royaume. »

Helera resta pantoise, percevant à travers la Force toute la puissance qui émanait de l’entité. Il aurait pu l’écraser, et pourtant … Avec une étonnante facilité, était prêt à lui livrer les informations. Mais la reine n’était pas dupe et voyait assez claire dans le jeu qui se déroulait autour d’elle. Et avec quel facilité les entités démoniaques lui permettaient d’obtenir ce qu’elle cherchait. Parce que tout était écrit et qu’elles avaient attendus tout ce temps qu’elle se révèle enfin. L’inquisitrice devenue une Jedi, trahit par ces derniers, cherchant un moyen de défaire le destin. Ce dernier qui la dirigeait vers cette seule et unique finalité. Mais étrangement, elle n’en avait pas peur, pas plus qu’elle n’avait de ressentiment vis-à-vis des deux seigneurs. Ce destin sonnait comme une évidence, comme la continuité la plus logique. Toute sa vie à lutter contre la lumière et les ténèbres, elle se sentait prête à accepter la puissance qui lui était proposée, ne serait ce que pour sauver ce qui pouvait l’être. Pour enrayer ce qui ne pouvait l’être. Cette offre que les deux seigneurs lui proposaient, elle ne pouvait la refuser. Quitte à ce qu’Helera Kor’rial en périsse.

« J’accepte … De me donner aux ténèbres, à la passion … J’accepte le côté obscure… Mais par pitié, aidez-moi à sauver les miens. »

Pire que toutes ces paroles, elle était déjà allée trop loin, tandis qu’était mis en exergue les aventures de ces derniers jours. Helera avait côtoyé des entités trop puissantes, même pour elle. Aveuglée par sa peur et enorgueillie par sa vanité. Elle tomba à genoux, la lame de son sabre pointant vers le sol. Son regard se perdit dans la noirceur du temple et sentait le poids de ses efforts pour résister aux ténèbres, s’évanouir. Une larme coula le long de sa joue, car elle était convaincue de sa mort prochaine. Son esprit était clair, sa voie se dessinait lentement et ses dernières pensées se dirigèrent vers son royaume et surtout vers ses enfants. La voix de l’entité obscure résonna dans la salle, imprégnant les murs de leur portée et de leur puissance.

« Alors va, apprentie, là où le dernier d’entre nous a été terrassé. Part sur Ambria pour achever ton voyage, chercher le dernier emplacement de l’objet que tu convoites. Va sur la planète où tu trouveras les réponses, et peut-être, ta destiné. »
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