L'Astre Tyran

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By Jen'Ari Nekanasaza
#39744
    Couronnement
    Dromund Kaas


    L’ombre du Grand Duc avait glissé au-dessus du Temple Noir, puis le croiseur s’était posé dans la forêt bordant Kaas City et avait dévidé ses hangars des guerriers massassis qu’il avait convoyé jusqu’ici. La force des deux clans réunis se répandait entre les arbres survivants de l’atterrissage, tandis qu’à quelques kilomètres de là, le Poing de l’Ombre entamait sa descente vers la demeure des Prophètes. Trois d’entre eux attendaient déjà de rencontrer à nouveau la Dame Sombre, à qui ils avaient auguré de grandes batailles. Le doute était levé désormais, la première escarmouche aurait lieu ici, sur Dromund Kaas. La rampe du cargo corellien s’abaissa, et d’un tourbillon de vapeur émergea la silhouette du Maître. Il se porta au devant des trois Prophètes.

      « Nekanasaza, soyez la bienvenue au Temple Noir.

      - Prophètes, je viens m’assurer de votre soutien dans la tâche qui m’a été confiée. »

    Celui qui avait parlé le premier leva les yeux vers le ciel, constatant l'arrivée d’un second croiseur, qu’il savait également rempli de soldats.

      « Le titre que vous convoitez ne peut vous être accordé sans mérite.

      - Parlez. »

    Un second Prophète prit la parole.

      « Le peuple de Dromund Kaas attend son guide. Kaas City doit être reconstruite. Nekanasaza, éliminez la menace massassi à l’Ouest de la cité, et donnez à votre peuple un foyer sûr. Dromund Kaas doit s’armer … »

    La Sith hocha la tête. Elle recula de quelques pas, et écartant les bras afin d’englober l’entièreté de son auditoire, elle s’adressa aux errants du Temple.

      « Esclaves du Temple Noir, levez-vous ! »

    Les créatures en haillons qui rôdaient autour des hauts murs, prisonnières du joug de Vkoh, s’approchèrent du Maître dont ils ne pouvaient reconnaître les traits, mais dont l’aura ne trompait pas.

      « Rejoignez mes guerriers, et prenez place parmi nous. »

    Loin derrière la Dame Sombre, le croiseur thuléen se posait en douceur et déchargerait bientôt soldats et armes. Toute la garnison s’établirait aux abords du Temple et accueillerait les esclaves libérés afin de leur faire rejoindre les rangs de la petite armée qui allait s’installer sur place. La Sith tourna les talons, laissant là les trois Prophètes et leur verbe creux.

    Pendant ce temps, les guerriers de Trar’Var et Doranz s’organisaient. Quand la Dame Sombre les rejoignit enfin, ils étaient prêts, Darth Irae à leur tête. Les scanners avaient révélé la présence d’un clan massassi à distance raisonnable du Temple, à l’Ouest de Kaas City. La troupe se mit en route vers sa destination. Les quelques heures de marche qui la séparait du conflit donna tout loisir à ses ennemis de la repérer et d’anticiper sa venue. À plusieurs reprises, la colonne essuya des attaques isolées. Jamais le Maître ne s’impliqua dans les escarmouches, offrant aux guerriers l’exclusive joie du sang. Au massacre du cinquième groupe d’ennemis, les natifs de Yavin IV entamèrent un chant de courage, hurlant leur force à travers la forêt sauvage de Dromund Kaas. Doranz lui-même se porta au côté de la Jen’Ari pour lui manifester son humeur.

      « Tave karza buti tere tapti' … kinima’ija ne kanasaza ... »

    La guerre promise était enfin là. Lui aussi se mit à hurler.

      « KINIMA’IJA NE KANASAZA ! »

    La troupe de guerriers poussa un cri rauque, écho de l’entrain de leurs meneurs. La Colère du Dieu de la Guerre était sur le point de s’abattre sur leurs ennemis. La clameur fut interrompue par la rumeur des tambours résonnant au loin. Un murmure se répandit dans la colonne. Ils étaient arrivés, enfin, le combat s’annonçait. Nulle appréhension, nulle peur. Ils étaient nés pour la guerre, et mourraient par la guerre. Ils attendaient depuis des siècles, reclus sur Yavin IV, privés de leurs Dieux. Enfin, leur foi leur était rendue. Enfin, ils allaient goûter à un sang tiers, non issu des fils premiers de Sadowssassi. Les chants reprirent de plus belle avec l’ardeur inspirée par le proche massacre des impies de Dromund Kaas. Et ceux-là ne se firent pas prier. Ils déferlaient déjà entre les arbres, à l’assaut de la troupe qui avançait depuis des heures vers leur village. La Dame Sombre eut l’occasion de constater que la diplomatie massassi locale était inexistante.

    Le conflit direct s’organisa en formation défensive autour des deux chefs de clans. Alors seulement, le Maître aperçut les combattants qui couraient vers eux. Les Massassis de Dromund Kaas se paraient d’armures de peaux grossièrement cousues au travers desquelles on devinait le pourpre de leur derme. Si les Massassis de Yavin reflétaient un aspect carmin éclatant, les natifs de Dromund Kaas, qui se nourrissaient d’une terre viciée, se caractérisaient par une teinte plus sombre et inégale, tirant parfois vers le violet. Leurs armes, en revanche, étaient de qualité équivalente à celle des guerriers de Doranz et Trar’Var. Les premières têtes tombèrent, au même rythme que les abdomens éclataient sous les coups de masses primitives. Un temps durant, les quatre meneurs observèrent les affrontements, appréciant le spectacle qui s’offrait à eux. Finalement, les deux chamans s’arc-boutèrent et s'accroupirent. Ensemble, ils posèrent leurs mains sur la terre humide et les épines de pins. Et tandis qu’un cercle protecteur restreint de guerriers se formait autour d’eux, ils entamèrent à voix basses les incantations mystiques qui donneraient la Force aux combattants de leur sang. Leur pouvoir était faible en comparaison de la puissance détenue par les deux Sith, mais perceptible cependant, et la transe dans laquelle ils se plongèrent inspira les guerriers carmins dont la rage de vaincre se trouva décuplée.

    Ce fut le moment que choisit la Jen’Ari pour se joindre à la bataille. Elle se saisit de son arme et libéra la lame rubis. Le chant si rare, mais non moins caractéristique, des sabres laser attira l’attention des Massassis. Qui alliés profitèrent d’un regain de courage. Qui ennemis se laissèrent aller à un grognement haineux. Darth Irae suivit également. Et les deux lames se lancèrent dans le tumulte du combat. Les épées massassis avaient pour elles de contrer sommairement les sabres des élus, mais n’offraient qu’un sursis très limité à leurs porteurs. Si le premier coup trouvait parade, la riposte s’avérait souvent mortelle. Et bon nombre d'impies trouvèrent la mort sous les assauts sans pitié du Maître et de son Apprenti. Tous deux, impétueux bretteurs et amateurs de pouvoir, mêlaient sabres et magie pour effrayer et vaincre leurs adversaires. Et leur Force, alimentée par l’Obscurité de Dromund Kaas, résonnait jusqu’aux esprits des chamans aborigènes qui enrageaient. Le duo sensitif n'ayant nul besoin d'aide, les Massassis de Yavin allaient rejoindre leurs frères en difficulté sur d'autres fronts, renforçant ainsi les autres lignes, ce qui participait au déséquilibre des forces de guerre, en faveur de l'envahisseur.



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By Jen'Ari Nekanasaza
#39764
    Les deux Sith avaient été clairement identifiés comme la principale menace de cette attaque. Le plus fort des chamans ennemis estima sa puissance à la hauteur de l'épreuve qui lui était proposée. Il s'arma de son bâton pour rejoindre le champ de bataille. La créature qui se présenta au Maître et à son Apprenti était un monstre surdimensionné. Son dos était piqué d'excroissances difformes, et sous sa peau courait un réseau de veines noires partiellement recouvert de tatouages tribaux et de talismans archaïques. Il tenait dans sa main droite une épée massassi sculptée avec minutie, et s'appuyait de sa main droite sur un lourd bâton de bois centenaire gravé de runes protectrices. Son seul pagne de peaux griffées l'habillait. Porté au devant de ses adversaires, il maugréa dans un dialecte que ni la Mirialan ni l'Arkanien ne fut en mesure de déchiffrer, et qui semblait dériver du Sith Antique. Le géant n'attendit nullement la réaction des deux avortons. Il brandit son bâton qui crépita et se couvrit d'éclairs en devenir, qui devinrent de véritables arcs électriques reliant le sol, le bâton et le chaman, visiblement insensible à la brûlure des éclairs.

    D'un bond en arrière, Darth Irae se mit aussitôt hors de portée. Le Maître avait réagi tout aussi vite, mais par l'offensive. Elle avait franchi d'un pas la frontière qui la séparait du plan de la Force. Elle apparut derrière son adversaire et fermant brusquement le poing, elle le priva de son air vital. Le colosse pivota en balayant l’espace autour de lui de son épée. La Sith évita la lame primaire, mais se trouva forcée de lâcher prise. Les éclairs pleuvaient tout autour d’eux, frappant au hasard le champ de bataille du trio, et délogeant la Mirialan de ses appuis les plus sûrs. La lame rubis surgit à nouveau pour parer son ennemie avec hargne et la renvoyer dans des retranchements arriérés. L’unique objectif du Maître devint alors de briser la défense de son adversaire, frapper de toutes ses forces et redoubler d’agilité pour franchir la garde du chaman. Du coin de l'œil, elle avait aperçu son Apprenti invoquant son pouvoir. La lance de Force jaillit du sol et fusa droit sur le Massassi, qui, surpris, reporta son attention sur l’Arkanien. Le Maître frappa à cet instant, passée la lame, passée la main, le laser vrombissant s’abattit sur le bras du géant et trancha net dans sa chair. Le chaman poussa un cri retentissant et tomba un genou en terre. Toute sa rage explosa en un éclair violent, envoyé en direction de la Jen’Ari. La Sith para de sa lame. Et tandis que d’une main elle contrait le pouvoir de son ennemi, de l’autre elle exerçait sa volonté en broyant lentement sa trachée.

    Le fantôme inspira prudemment.

    HÂTE-TOI, JEN’ARI … UNE OMBRE CROÎT LOIN DE TA CONSCIENCE … LE TEMPS T’ES COMPTÉ …


    La Sith reçut l’avertissement de plein fouet. Il déclencha une réaction immédiate. Elle saisit son sabre à deux mains pour renvoyer l’éclair à son expéditeur et sauta vers lui dans le même temps. L’éclair frappa, la lame trancha, et la tête du Massassi roula au sol. Un cri rauque parvient aux oreilles du Maître, déjà en garde pour accueillir le prochain assaillant. Mais face à elle se dressait l’un des chamans de Dromund Kaas, une main levée, comme pour empêcher son frère de mourir. Trop tard. La Jen’Ari jappa avec dédain.

      « Soumets-toi ! Ou meurs avec lui ! »

    Elle avança vers lui, brandissant son sabre. Le second chaman acquiesça et s’arc-bouta pour manifester son obédience. Les combats avaient cessé depuis la chute du géant. Trar’Var se porta au devant de son Maître qui s’adressa à lui aussitôt.

      « Rassemble les impies sur la colline. Trouve le dernier chaman et amène-le moi. »

    Pendant que les Massassis s’organisaient, Darth Irae s’approcha de la Mirialan.

      « On nous observe … »

    Elle fronça le nez.

      « Je sais … je l’ai senti. »

    L’Arkanien s’éloignait déjà, une idée en tête.

      « Laisse-le ! Il reviendra de lui-même … »

    Il ne fallut pas longtemps pour que le clan défait fut aligné, genoux à terre, sur la colline qui surplombait la forêt où avait eu lieu l’affrontement.


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By Jen'Ari Nekanasaza
#39794
    La Jen'Ari arpentait les rangs des vaincus, sabre à la main. Son regard vagabondait entre les guerriers, observant les traits tirés, déformés, fatigués, des otages de la planète obscure. La voix de la Sith fendit soudain l’air, elle portait sans crier, sifflait entre les canines ivoires.

      « Chiens de Dromund Kaas, saluez le retour de votre Maître. »

    La Force vibra autour de la créature de jade. L’esprit de Sadowssassi s’ébrouait. Les chasseurs de Trar’Var revinrent sur les entrefaits. Le troisième chaman avait été retrouvé, mais avait vraisemblablement opposé une farouche résistance à ses poursuivants. L’un des traqueurs était grièvement blessé, et le chaman plus encore. On apporta sa tête grossièrement tranchée à la Jen’Ari. Elle l’observa un instant, admirant la grimace de colère à jamais gravée sur son visage distordu, et la lança au milieu des vaincus.

      « Prosternez-vous devant moi. »

    La plupart des Massassis de Dromund Kaas s’exécutèrent, certains aussitôt, et d’autres avec une lenteur manifeste. Quelques-uns ne bougèrent pas. Tandis que leurs frères posaient le front sur le sol, ils demeuraient droits, défiant du regard leur maître autoproclamé. La lame rubis tonna et le plus proche dissident s’effondra. Le premier avertissement convainquit quelques insoumis les moins rétifs. La Sith s’approcha d’un des indociles et porta son attention sur le Massassi qui se tenait sur sa gauche, aplati face contre terre. Le pied de la Mirialan glissa sous le menton du guerrier prostré afin de lui faire relever la tête.

      « Lève-toi. »

    Il obéit. D’un signe du menton, elle désigna son voisin dissident.

      « Tue-le. »

    Le colosse pourpre hésita un instant. Il n’osa pas bouger davantage. La lame laser lui perfora l’abdomen. Aussitôt, un autre guerrier se leva pour abattre sommairement le rétif qui refusait de ployer. Il le massacra de quelques coups de masse rudimentaire, puis se tourna face au Maître qui le dirigea sans attendre vers le condamné suivant. D’autres Massassis s’étant prosternés se relevèrent pour faire plier leurs frères qui cédaient d’eux-mêmes ou mouraient sous les coups violents. Le carnage terminé, les regards des fratricides se posèrent sur la créature de jade. Elle sortit des rangs, attirant avec elle ceux qui restaient debout à l’observer.

      « Massassi, j'us tuti ki Karis. »

    Doranz s'exclama en écho.

      « Karis, teate karis ! »

    Les guerriers devenus soldats de la Jen’Ari ne répondirent rien. Il fut confié à Doranz la tache d’encadrer et de s’occuper des Karis. Quant aux autres, les esclaves …

      « Emmenez les autres au Temple. »

    OUI … INTERROGE LES PROPHÈTES …


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By Jen'Ari Nekanasaza
#39807
    Les Massassis devenus Karis demandèrent à rejoindre leurs familles au village. Accompagnés de Doranz et de ses chasseurs, ils regagnèrent temporairement leur foyer. Là bas, ils contèrent le combat ainsi que les exploits de la Dame Sombre. Puis ils demandèrent à Doranz que l’apprenti du chaman vaincu, Nera Agra, fut nommé chaman et formé par Doranz lui-même. Le vieux Massassi accepta. Les impies de Dromund Kaas et les carmins de Yavin IV se lièrent ainsi, et les aborigènes concédèrent aux envahisseurs leur statut dominant, offrant même leurs efforts dans la reconstruction de Kaas City.

    Au pied du Temple Noir, les défaits s’amassaient là où les esclaves s’étaient tenus. Le tumulte de la troupe attira à nouveau les Prophètes à l’extérieur. Nekanasaza les attendait, le visage pétri d’une grimace inquiète. Sadowssassi inspira profondément à l’approche du trio visionnaire.

      « Prophètes …

      - Pose ta question. »

    Le ton était tranchant, la Mirialan revenait trop tôt, elle n’avait pas encore rempli sa mission.

      « Une ombre croît hors de ma portée. Le temps nous est compté. »

    PARLEZ, PROPHÈTES …

    Les maîtres desséchés du Temple Noir invitèrent la Dame Sombre à gagner le couvert de leur demeure.

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    La vive lumière qui émanait de la voûte de l’entrée se fana à peine la Jen’Ari eut-elle passée la porte. S’en suivait ensuite un dédale interminable de couloirs suintant d’eau noire dont les Prophètes connaissaient le moindre recoin. Ils guidèrent leur invitée par delà dizaines de croisements alambiqués. Plus l’on s’enfonçait sous la pierre, plus la vibration du cœur de Dromund Kaas devenait tangible. Et l’astre appelait d’un murmure suave, requérant un abandon total de soi aux énergies les plus obscures. La Jen’Ari ferma le poing pour saisir une part de cette puissance et constater combien sa Force se trouvait décuplée par l’entité qui possédait la planète. Un dernier détour dévoila enfin le sein du Temple et l’assemblée des Prophètes qu’il abritait. Le Maître posa genou en terre devant le conclave. Une rumeur silencieuse parcourut les rangs encapuchonnés. Et l’Ancien se manifesta enfin.

      « Nekanasaza … ta noirceur occulte notre vision … la menace grandit cependant loin d’ici … »

    Les échos lui répondirent.

      … une ombre …

            … s’étend …

                  … et menace …


    QUI EST-ELLE ?


      … Seigneur Noir …

            … elle …


    L’Ancien s’avança afin de poser son index sur le front de la Mirialan toujours en respect. La vision la frappa de plein fouet. Elle fut projetée aussitôt face à la menace annoncée, sous le dôme de glace, combattant un tourbillon de haine sombre.

    … ANDEDDU …

    La rune, sur le mur de Terminus, se mit à grésiller. Son éclat devint insoutenable pour l'œil, et lentement, les contours scintillants muèrent.

      « NON ! »

    La rage de la Jen’Ari explosa soudain, elle se leva pour repousser violemment les Prophètes qui s’étaient approchés. La lame rubis jaillit en vrombissant.

      « Arrière, fossiles. »

    VOS INTENTIONS SONT LIMPIDES.

      « Donnez-moi les moyens d’arrêter ça. »

    L’Ancien ricana.

      « Tu n’en as pas les moyens. »

    D’un geste commun, la créature de jade et le fantôme tendirent la main, chacun dans le plan l’accueillant.

    Voici ma promesse, Prophètes.

    Une volute de fumée blanche s’échappa de la main du Maître. Le panache se tordit en une sphère qui prit peu à peu les traits de Dromund Kaas.

    Contraints de quitter la planète, vous avez fui.

    Les Prophètes se penchèrent au-dessus de l’Illusion pour voir se grouper en orbite de leur foyer une flotte à l’allure célèbre.

    Obnubilés par le Pouvoir de Dromund Kaas, vous avez tout risqué pour y revenir.

    La flotte se déploya.

    Esclaves de Dromund Kaas, vous mourrez sans elle.

    Et ouvrit le feu.

    Aveuglés par la duplicité, vous mourrez avec elle.

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    Avec une lenteur morbide, la planète s’ouvrit en deux, vomissant les flammes de son noyau meurtri, et mourut, fragmentée.

    L’assemblée vibra de colère.

      Mensonges …

    La Jen’Ari ferma le poing. Le spectre de la planète disparut. L’Ancien se figea, astreint par la main de Sadowssassi.

    POURQUOI MENTIRAIS-JE … ?

      L’avenir …

    DROMUND KAAS EST MIENNE … OU N’EST PAS.

    La créature de jade bondit brusquement pour saisir l’Ancien à la gorge. Le contact lui arracha un cri surpris, reprit aussitôt par l’assemblée.

    TIENS PAROLE !

    La voix des Prophètes passés résonna au sein du conclave.

      Darth Ranath, Dame Sombre des Sith.
        Les Prophètes du Côté Obscur te serviront.

      Tu n’es pas …

    JE SUIS BIEN PLUS ! JE SUIS LE JEN’ARI !

      Jen’Ari Nekanasaza, Seigneur Sombre des Sith.
      Les Prophètes du Côté Obscur … te serviront.
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By Jen'Ari Nekanasaza
#40062
    Ce post contient des scènes explicites ou de nature à choquer.


    L’Ancien, lui qui ne quittait jamais son repaire, se hissa jusqu’à l’arche de la grande porte du Temple Noir. Des centaines de regards se tournèrent vers lui. Pour les Massassis, il était une légende. Les guerriers demeurèrent coi. Les autres Prophètes se portèrent au côté de leur guide. Le cortège de manteaux d’ébène se déchira pour laisser émerger la Jen’Ari, parée de ses habits de guerre. Elle suivit l’Ancien jusqu’à l’autel. Le vieil homme stoppa face à la large pierre plate sur laquelle avaient tantôt séché, tantôt moisi les viscères des esclaves de Vkoh. Le regard creux de l’Ancien balaya la roche vers laquelle il tendit ses deux mains décharnées. Il marmonna des mots oubliés et la pierre grogna en réponse. Ils échangèrent quelques bribes d’une conversation indéchiffrables et la pierre se rompit soudain avec un grondement sourd. Un vif éclat azuré émergea aussitôt de la brèche. L’autel était réveillé.

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    L’Ancien se tourna vers la Sith.

      « Jen’Ari … »

    Sa voix rauque grinçait.

      « Tu ne peux empêcher ce qui survient en ce moment même. Le combat qui t’attend est le plus terrible de tous. Tu devras affronter ce nouvel adversaire, et le détruire. Le choix ne t’est pas donné. »

    La Mirialan hocha résolument la tête.

      « Une fois encore, combats-la, et cette fois, tue-la. »

    Il lui fit signe de monter sur l’autel.

      « Le pouvoir que nous allons te confier t’aidera dans la conquête des mondes sith, mais c’est seule que tu te présenteras à l’épreuve qui t’attend. Comprends-tu ? »

    La Jen’Ari acquiesça une nouvelle fois avant d’enjamber la marche qui la séparait de la roche rompue. Elle s’éleva au-dessus des manteaux d’ébène positionnés en arc de cercle autour de l’autel. L’Ancien pivota lentement vers la harde des guerriers.

      « Qui de vous est le plus fort ? Qui de vous servira le mieux le Jen’Ari ? »

    Le silence régna un instant, puis un par un, les Massassis posèrent genou en terre. Ils étaient tous de fiers chasseurs.

      « Jen’Ari … choisis ton champion … »

    Sans savoir et sans comprendre, la Dame Sombre observa les plus courageux des guerriers. Elle jeta son dévolu sur l’un d’eux.

      « Vharun Dah.

      - Approche ! »

    Le Massassi vint à eux. On lui indiqua sa place et il obéit, à genoux devant son Maître. La voix de l’Ancien fendit l’air à nouveau, sinistre et grinçante.

      « Et vous autres … Ne servirez-vous pas le Jen’Ari ? Le suivrez-vous au combat ? Jusqu’à la mort ? Donnerez-vous votre vie pour lui ? Que les plus courageux s’illustrent ! Venez … et votre guerre sera éternelle … »

    Les Massassis, par dizaines, s’approchèrent de l’autel, appelés par l’Ancien. Les carmins de Yavin IV et les pourpres de Dromund Kaas se mélangèrent en une troupe désordonnée, pressée aux pieds des Prophètes Tout-Puissants. Tous s’agenouillèrent dans la boue. À nouveau, l’Ancien se tourna vers la Sith. Il tira de sa manche un parchemin antique, comme invoqué depuis les tréfonds du manteau qui couvrait sa carcasse. Il le tendit à la Dame Sombre, et tous les Prophètes reculèrent lentement, libérant les abords de l’autel pour ne laisser place qu’aux guerriers.

      « Jen’Ari …

      Tzirji wirhijukinis.
      Sis kinisirsa waria tuti ri snaâ wirjuri iw kinisirsa.
      Ri waria satyi j'us oir kûts.
      Ri waria udai tu'iyia kirjis.
      Ri waria sûtsi kinima'ija dzis j'us diu ahs j'us norit.
      Isatru, wirjuri, diâ oir kûts.
      Ri shasona sis natita dzis j'us.
      Ri nuri j'us jiso natura.
      Diâ rososûti sas jiso tis, ri titiai tu'iyia, oir kûts.

      Tsûtda wa … »

    Ki, Jen’Ari Nekanasaza.

    Ki, Jen’Ari Nekanasaza.

    Shasona kaj, Vharun Dah.

    Shasona kaj, Vharun Dah.

    Ki shatunja, ki kinima'ija citsirsi.

    Ki shatunja, ki kinima'ija citsirsi.


    La roche de l’autel se mit à trembler. Du parchemin, fermement serré par le poing de la Jen’Ari, s’échappait désormais une évanescente fumée blanchâtre.

    Diâ Nu sosûtari tu'iyia natura is wisa iw j'us.

    Diâ Nu sosûtari tu'iyia natura is wisa iw j'us.


    Un grondement sourd retentit. Vharun Dah s'arquebouta tandis que la Sith tenait toujours entre eux le parchemin. Elle ne regardait que lui, qui semblait souffrir le martyr. Et le Prophète continuait.

    An shasona rim.

    An shasona rim.


    Vharun Dah laissa entendre un feulement rauque. Son aura vibrait désormais dans la Force, il était nimbé d’un halo obscur.

    Ki dyktis iisiti.

    Ki dyktis iisiti.


    Les courants de ténèbres se murent alors de l’assemblée vers le champion. Le murmure de la harde devint un long râle de douleur. Le lien qui s’établissait entre les Massassis semblait les vider de leurs forces. Le regard de la Jen’Ari tomba soudain sur eux, pétris de douleur, comme aspirés par les courants qui convergeaient tous vers l’autel. L’alchimie à l'œuvre s’était stabilisée en un transfert lent et constant de la harde vers l’autel. Sans comprendre, la Sith questionnait silencieusement ses guerriers. Elle aperçut alors l’Ancien, un sourire sinistre lui fendant le bas du visage. Elle voulut aussitôt lâcher le parchemin et saisir son arme, mais le collège des Prophètes œuvrait au bon déroulement de la cérémonie. La Jen’Ari était prise au piège, incapable d’agir. Sa rage s’embrasa soudain, alimentant bien malgré elle les arcanes obscures qui la liaient aux Massassis. Le courant de ténèbres, nourri par le feu de la colère, s’amplifia. Des pans de chairs entiers se détachèrent des bras et du torse des guerriers. Les plus braves avaient déjà perdu leur visage. Mais ils se tenaient toujours droits, la plupart silencieux au possible. D’autres avaient complètement abandonné et s’écroulèrent dans la boue, s’évaporant en une fumée pourpre, mélange de sang, de chair et d’organes aussitôt ingérés par le flux occulte. Les plus fidèles guerriers de la Jen’Ari se délitaient comme de vulgaires statues de cendres. Au centre du vortex, Vharun Dah, hurlait de douleur tandis qu’il mutait lentement, dévisagé par des excroissances difformes et suppurantes. Témoin de ce carnage inutile, le Maître était incapable de contrôler sa rage, nourrissant toujours davantage le rituel macabre. La colère engendrait la colère.

    La Jen’Ari fut soudain projetée hors du pan de réalité de Dromund Kaas. Elle se trouva plongée dans une obscurité parfaite. Apparurent face à elle trois silhouettes auréolées d’une pâle lumière. Elle les reconnut aussitôt. Elles se postèrent toutes les trois immobiles devant la créature de jade. Elles dégainèrent toutes les trois leur sabre. À gauche, la lame améthyste. Au centre, la lame saphir. À droite, la lame rubis. Leur regard était lourd de jugement.

    Sois maudite, Mya, tu es perdue.
    La colère te dévore.
    Écoute notre jugement.


    Les trois silhouettes levèrent le bras armé pour pointer la créature de leurs sabres.

    Ton crime est irrémissible.
    Ton cœur est pour toujours corrompu.
    Jamais tu ne trouveras la rédemption.

    Jamais nous ne t’accorderons notre pardon.
    Ta trahison te condamne.
    Et voici ta punition.

    Tu ne trouveras jamais la paix.
    Tu ne trouveras jamais la mort.
    Tu ne trouveras jamais le salut.

    Il n’est qu’une issue pour toi.
    Ton bourreau, ton sauveur.
    Trouve-le, sauve-le.

    Il te sauvera. Il te tuera.
    Nos lames sont les trois clefs de ta délivrance.
    Trouve la source de la Force, et repens-toi.


    La détentrice de la lame saphir esquissa un sourire narquois, et les trois silhouettes disparurent, renvoyant la Jen’Ari au cœur du vortex sanglant. La Dame Sombre rouvrit les yeux pour découvrir un Vharun Dah méconnaissable et couvert de sang. Un guerrier devenu colosse aux yeux d’ébène, le dos piqué d’excroissances qui avaient déchiré sa peau et ses muscles. Muscles et peau qui s’étaient reconstitués à même le squelette de cette créature sans âme. Le regard vairon s’attarda longtemps sur la paire d’yeux vides qui la regardaient. Le mutant courba finalement l’échine en grognant doucement. Le regard du Maître s’aventura autour d’eux. Il ne restait rien de la harde. Les guerriers avaient disparu, consommés par le pouvoir du parchemin qui s’éffrita en cendres au creux de la main d’émeraude. La créature de jade reporta toute son attention sur l’Ancien.

      « Merci, vieil homme. »

    Le ton de sa voix était grave, empreint d’une note funeste. Puis elle s’adressa au reste de l’assemblée, dont les Prophètes.

      « Qu’on l’emmure dans le Temple. Privez-le de son verbe. Et crevez-lui les yeux. Assurez-vous qu’il vive, cependant. »

    Sentant le conflit naissant, elle s’en remit à son nouveau pion, percevant déjà le lien qui les unissait désormais.

      « Vharun ! Exécute ma volonté. »

    Il fut ainsi fait.

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