L'Astre Tyran

StarWars Online Roleplay Cliquez ici pour voir l'intro...

Image

Bespin est l'une des rares géantes gazeuses habitées dans la galaxie. Les colons séjournent dans l'étroite bande vivable de l'atmosphère à bord d'immenses villes flottantes. La production de Tibanna, un carburant essentiel dans toute la galaxie, en fait un monde capital aux yeux de la Nouvelle République.
Gouvernement : Nouvelle République
Avatar de l’utilisateur
By Darth Oxious
#22927
        Port Town – Niveau 121




        Market Row. Voilà un endroit intéressant de la Cité des Nuages. Un ancien couloir de maintenance, autrefois utilisé par des droïdes télécommandés et de petits vaisseaux. Long de sept kilomètres, et larges d'une centaine de mètres, il reliait le noyau de la Cité à l'extérieur, et était fermé par deux imposantes écoutilles. L'endroit constituait un immense local fermé, aujourd'hui laissé à l'abandon.
        Du moins, officiellement, parce que quand on traînait assez souvent dans Port Town, on en entendait facilement parler. Bien entendu, il fallait tendre l'oreille, et savoir lire entre les lignes.

        L'on disait "le vacarme" ou "le boucan", "aller à la bagarre", ou "aller ramer". Autant d'expressions issues d'un argot très local, tout à fait propre à Cloud City, et particulièrement à Port Town. En tant que propriétaire d'un commerce juste cinq niveaux plus bas, Oxious était parfaitement au courant de l'existence de cet endroit, comment on en parlait, et comment y accéder. Et bien qu'il n'y avait jamais mis les pieds, il savait ce qu'on y trouvait : absolument de tout. Tout ce qui pouvait se vendre et s'acheter, tout ce qui existait de légal ou d'illégal et qui pouvait intéresser quelqu'un. Nourriture, boissons, animaux, pièces détachées, petits vaisseaux, produits cosmétiques, matériel de toutes sortes, mais aussi ferraille, drogues, armes, esclaves… Vraiment de tout.

        Et ça tombait bien, parce que le Zabrak avait besoin de quelque chose de très particulier, et il ne savait pas vraiment où commencer ses recherches. D'autant qu'il rechignait un peu à faire ce qu'il cherchait à faire, mais la nécessitait le poussait. Lui qui abhorrait les droïdes, voilà qu'il devait se trouver un robot protocolaire. Et il voulait qu'il bénéficie de certaines modifications, et il ne savait pas vers où ou vers qui se tourner pour cela, mais il pensait pouvoir faire un tour dans Market Row pour commencer. Déjà parce qu'il était sur place, et que quitte à chercher en vain autant ne pas faire de long voyage, et aussi parce que si ce qu'on disait était vrai, si on trouvait vraiment de tout ici, il trouverait forcément ce qu'il recherchait.

        Le niveau 121 était particulier. Il était le sommet de Port Town, et celui qui accueillait tous les appareils devant se poser sur la Cité – hormis les navettes des dignitaires, qui avaient leurs docks dans les niveaux du sommet. Un certain nombre d'entre eux, arrivés clandestinement, entraient dans Market Row, chargés de marchandises, pour y vendre leur cargaison. Le plus amusant, c'était que personne dans toute la Cité ne sembler ignorer l'existence de ce marché, mais aucun des dépositaires de l'autorité ne paraissait vouloir lutter contre. Au contraire même, certains gardes recevaient de nombreux paiements – la plupart du temps de petits montants, mais de la part de nombreuses personnes – pour fermer les yeux sur les allées et venues autour de la zone.

        Oxious se présenta donc à la porte extérieure, celle dont l'écoutille s'ouvrait sur les quais. Deux hommes étaient là, l'un d'eux habillé comme un mineur et l'autre plutôt en guenilles était assis adossé à la paroi, la tête dodelinant d'une lutte contre le sommeil. Mais ça n'était qu'apparences. La Force chuchotait au Zabrak de rester sur ses gardes. Et effectivement, un peu d'attention lui révéla une étrange bosse sous la veste du mineur. Celle de la crosse d'un blaster. L'autre, celui qui ressemblait à un mendiant, ouvrit les yeux discrètement à l'arrivée du visiteur et glissa sa main discrètement – selon lui – sous un petit amas de déchets près de lui. Ils devaient être deux hommes désignés parmi les marchands pour garder l'accès à Market Row. Chose bizarre, au fond, si on arrosait les bonnes personnes, il n'y avait pas d'utilité à autant de méfiance. Oxious s'avança vers la porte, jusqu'à ce que le mineur lui adresse la parole.

          « C'fermé. C's'ouvre que si j'décide. F'rais mieux de pas traîner par ici.
          Je ne cherche pas les ennuis, mais la bagarre, répondit le Zabrak, utilisant une expression courante pour désigner le marché.
          J'pense bien qu'tu vas la trouver, s'tu dégage pas vite fait. J'te connais pas.
          Vous avez raison, pas plus que je ne vous connais. Pourtant, je sais que vous êtes marchand, et lui aussi. Je sais que vous êtes armés, mais que vous n'aurez pas le cran de tirer pour tuer. D'ailleurs, je vous le déconseille. Vous vous attireriez bien trop de problèmes.
          Se présentent donc à vous deux options. La première consiste à me laisser entrer sur le marché, j'y fais ce que j'ai à y faire, et je disparais. La seconde, vous sortez vos blasters, et tout s'arrête ici pour vous, moi j'irai sur Market Row de toute manière.
          »
        L'homme assis avait atteint son arme et la tenait maintenant bien en vue. L'autre leva la main dans un geste pour le stopper. L'étrange lueur orangée dans les yeux de leur visiteur ne lui inspirait rien de bon, sans qu'il sache en expliquer la raison.
          « Laisse-le passer. Après tout ce n'est qu'un client, hein ?
          Rien qu'un simple client. »
        L'homme assis tira de sa poche un petit transpondeur dont il pressa le bouton deux fois. Presque aussitôt, la porte de Market Row émit un bourdonnement, suivi d'un lourd cliquetis et pivota sur ses énormes gonds pour s'entrouvrir.
Avatar de l’utilisateur
By Darth Oxious
#22962
        La lourde porte se referma derrière le Zabrak. Market Row était un lieu fantastique. Plusieurs petits cargos étaient posés dans le corridor, leur passerelle de chargement grande ouverte sur la baie de stockage faisant office d'entrepôt. Au pied des vaisseaux, des étals s'alignaient, sur lesquels étaient disposées d'hétéroclites marchandises. Sur la longueur de cette large et longue rue, plusieurs chambres, sortes de petites places, s'ouvraient comme autant d'autres marchés annexes.
        Le tout formait un spectacle des plus étonnants, et si chaque chambre avait sa spécialité (pièces mécaniques, électronique, nourriture, bétail…), le couloir principal était un sacré bazar, dans tous les sens du terme, où se côtoyaient marchands de toutes espèces et marchandises de toutes origines.

        Darth Oxious déambulait maintenant sur cette grande allée. Le brouhaha ambiant donnait le ton quant à la manière dont se déroulaient les ventes. Boniment, marchandage, méfiance et arnaque étaient le lot quotidien. Le Sith nota mentalement qu'il devait se préparer à être la cible des tentative des commerçants peu scrupuleux, et il devrait alors se montrer intraitable.

        Mais comme il ne connaissait pas les lieux – et qu'il supposait que les emplacements n'étaient pas fixes – il se passerait une demie-journée avant de trouver ce qu'il cherchait. Aussi, il aurait plus vite fait de demander son chemin.
        Il s'approcha d'un étal, une petite table bancale en bois et une longue couverture usée, qui comportait principalement des fruits et des insectes séchés. Le vendeur, un vieux Besalisk, se tenait assis sur un massif tabouret qui semblait avoir été taillé tout d'une pièce avec un outil émoussé.

          « Bienvenue, bienvenue… Si vous cherchez de la nourriture de qualité, à fort pouvoir nutritif et bas prix, vous êtes au bon endroit.
          En réalité, je cherche à acheter un droïde.
          Ah..., fit le marchand, dont la bonhomie s'éteignit aussitôt pour faire place à une moue dédaigneuse. Bratokk, là-bas, i'vend des droïdes et des pièces. Vous pouvez pas le louper, c'est un grand Phindien qui a son étal près de la Chambre Mécanique. Si vous m'achetez rien, pas la peine de traînasser. Bon vent. »

        Oxious ne releva pas la mauvaise humeur soudaine du Besalisk et suivit la direction indiquée sans un mot. Il trouva sans mal le dénommé Bratokk. Une grande créature à la peau kaki et au crâne oblong. Ses mains d'une maigreur extrême manipulaient un module électronique qui semblait d'une complexité sans pareil, amas inextricable de fils et de circuits. Oxious signala sa présence en toussant, et le Phindien leva les yeux.
          « Un client ! Bonjour, bonjour cher ami ! Je me présente, Bratokk, et si vous cherchez de quoi réparer l'un de vos droïdes, vous êtes au bon endroit. Je suis en mesure de vous fournir n'importe quelle pièce, et si vous n'êtes pas bricoleur, je me charge du montage.
          Merci pour tout. J'ai besoin de beaucoup de pièces, beaucoup.
          La quantité ne pose vraiment pas de problème. De quels éléments avez vous besoin ?
          Tous. Absolument tout ce qui peut être nécessaire à la construction d'un droïde.
          Le marchand resta la bouche entrouverte deux ou trois seconde, puis il comprit ce que voulait dire son client.
          Un droïde, évidemment ! Un droïde, je peux vous en vendre un, deux, vingt, cent ! Mais que cherchez-vous ? Un pilote, un garde, un mécanicien, un majordome… ?
          Un interprète.
          Interprète… Je pense avoir ce qu'il vous faut, suivez-moi. »

        Bratokk emmena son client à cornes derrière un mur formé de containers métalliques. Cette installation semblait être là depuis des lustres, et abritait plusieurs modèles de droïdes. Astromechs, cuisiniers, gardes armés… Il y avait de quoi satisfaire toutes les demandes. Le Phindien sortit de sa poche un appareil holographique qu'il posa au sol, et commanda via une sorte de clavier minuscule. Un faisceau bleuté monta du projecteur et fit défiler d'autres modèles de robots. Le catalogue de Bratokk.
          « Voyons donc… non, non… noooon… Voilà. Droïdes de protocole.
          Darth Oxious grimaça. Lui qui n'aimait pas les droïdes en général ne pouvait cacher qu'il détestait les protocolaires en particulier. Leur tendance à parler plus que nécessaire, leurs programme diplomatiques qui les poussaient à toujours chercher la meilleure manière de flatter – ou a défaut de froisser le moins possible – ne lui inspiraient que du mépris. Mais il avait besoin d'un tel tas de boulons pour servir ses plans. Il n'avait pas le choix.
          Bien entendu, les protocolaires sont pratiques à bien des égards. La traduction est leur point fort, mais ils savent aussi se comporter de la manière qui convient avec toutes les grandes civilisations de la Galaxie, et avec une multitude d'autres peuples moins importants aussi.
          Je vais avoir besoin d'un modèle qui peut comprendre et parler un grand nombre de langues, le plus possible. Je voyage beaucoup, et la linguistique pose parfois problème.
          Je comprends parfaitement, oui… La Cybot Galactica fabrique de très bons modèles pour cet usage. La gamme 3PO est parfaite pour ce que vous désirez.
          Quelles en sont les caractéristiques ?
          Hé bien, c'est un peu technique, mais… Un modèle 3PO sorti d'usine maîtrise couramment plus de six millions de formes de communication. Son senseur olfactif lui permet de détecter les effluves phéromonales, et son module TranLang III lui donne la faculté d'apprendre de nouvelles langues avec une facilité déconcertante. Les 3PO sont connus pour développer des personnalités parfois… particulières.
          Je ne veux pas de ça. Je refuse qu'un robot ne prenne trop de libertés. Qu'il fasse ce que je lui demande, et rien de plus.
          Oh c'est tout à fait faisable. Il me suffira de l'équiper d'un bouchon d'entrave, et le tour sera joué. Les paramètres du bouchon seront ceux que j'aurai programmé pour vous, selon vos indications. On peut ainsi refréner bon nombre de comportements indésirables.
          Ça me paraît bien. Est-il possible de lui apporter quelques modifications, par la suite ?
          Hé bien… Je ne vois pas pourquoi non, mais ça me semble inutile. Les 3PO sont déjà très performants, et leurs composants sont de grande qualité. Leur cerveau positronique est des plus rapides et permet de stocker un quantité immense de données. D'ailleurs, changer un cerveau de 3PO n'est pas facile, et cela demanderait de transférer des données, sans quoi la programmation serait à refaire entièrement. Non vraiment, je ne vois pas pourquoi vouloir modifier un 3PO, mais j'imagine que c'est possible. »

        Darth Oxious devait réfléchir. Tout ça lui semblait parfait, même pour un achat de droïde. Il n'arrivait simplement pas à se faire à l'idée qu'il allait devoir se fier à une machine pour certaines choses, en l'occurrence les relations avec des peuples dont la langue lui était inconnue. C'était pourtant la solution la plus simple et la plus rapide, s'il ne voulait pas être contraint d'apprendre à parler chaque langue de la Galaxie. Il devrait se décider rapidement, de toute manière. Il n'avait pas beaucoup de temps devant lui.

Avatar de l’utilisateur
By Darth Oxious
#23021
        Devant la mine indécise du Zabrak, Bratokk se permit d'insister.
          « Alors ? Pas que je sois pressé, mais je n'ai plus grand-chose à vous dire pour vous aider à vous décider. Si vous avez besoin d'un temps de réflexion, ça ne pose pas de problème. J'ai souvent de nouveaux arrivages, aussi je ne vous garantis pas que j'aurais encore ce modèle-ci, mais j'aurais toujours de quoi satisfaire vos demandes.
          Non, tout va bien. Je vais prendre celui-là. Vous l'équiperez d'un bouchon d'entrave, comme nous en avons parlé.
          Entendu. Préférez-vous un programme masculin ou féminin ?
          Cela importe peu, l'essentiel étant que ce droïde fasse son travail.
          Très bien. Dans ce cas, je vous invite à aller faire un petit tour sur Market Row. Je vais m'occuper tout de suite de préparer votre droïde. Il faut que j'aille le chercher, je ne stocke pas toute ma marchandise ici. Revenez dans… disons une heure ?
          Une heure, je serai là. »

        Même si Market Row était un lieu tout à fait pittoresque et intéressant, une heure restait un long moment à passer. Déambuler parmi les étalages, regarder ici ou là les marchandises… En revanche on pouvait facilement mieux comprendre le mode de vie des personnes les plus modestes que Port Town. La nourriture se vendait à des prix défiant toute concurrence. Ainsi, un mineur – dont le salaire était honteusement bas – pouvait subir un peu moins les difficultés de la fin de mois en achetant ses denrées ici. Cela expliquait la grande popularité du marché clandestin auprès des moins nantis, et le laxisme des autorités.

        L'heure s'écoula, pendant laquelle Oxious eut l'occasion de passer devant l'emplacement de Bratokk. Le Phindien avait disparu, et toutes les marchandises étaient rangées. Il avait quitté le marché pour aller chercher le droïde pour son client.

        Finalement, le temps vint pour le Zabrak de retourner à l'étal du Phindien, après une longue heure de flâneries.


          « Ah ! Justement, j'en ai terminé avec votre article. Suivez-moi. »
        Bartokk emmena son client derrière les containers, comme la fois précédente. Un droïde s'y tenait, un modèle de la série 3PO de Cybot Galactica. Le carénage, de couleur bleu sombre, était un peu terne, car le robot avait certainement été remisé dans un local depuis quelques temps, mais il semblait en excellent état.
          « Sa mémoire liée aux événements vécus a été effacée. Aussi, il n'aura aucun souvenir de ses anciens propriétaires. Il possède toujours les langues qu'il a pu apprendre, mais il ne se souvient plus comment c'est arrivé.
          Le bouchon que j'ai installé évitera tout comportement intempestif. Et ceci...
          , il tendit à Oxious un petit appareil muni de boutons, vous permettra de le rappeler à vous en toutes circonstances. »

        Bratokk pressa le bouton d'activation situé dans le cou du droïde, et ses capteurs optiques s'éclairèrent en jaune pâle. La tête et les bras du robot s'agitèrent de soubresauts, comme provoqués par la surprise.

          « Identifies-toi.
          Je suis S4R4-3PO, droïde de protocole.
          S4R4, voici ton propriétaire, Monsieur… ?
          … Stath. Ooth Stath.
          Monsieur Stath, quelle joie de vous rencontrer ! Et quel bon choix que celui d'un modèle 3PO… Monsieur, vous ne pouviez trouver meilleur droïde protoc...
          Suffit ! Je n'ai pas besoin d'un robot qui se perd en logorrhées inutiles. C'est un interprète qu'il me faut.
          Pardonnez-moi. Je maîtrise plus de six millions de formes de communications, et je suis capable d'en apprendre encore.
          Et comment t'en sors-tu avec l'étiquette ?
          Mon programme protocolaire comprend tout le nécessaire pour se bien conduire partout dans la Galaxie.
          Très bien. Combien ?, demanda-t-il à Bratokk.
          Le droïde, son bouchon d'entrave et le reste… 3,000 Crédits.
          C'est le prix d'une unité neuve !
          C'est un modèle assez récent, et puis je prends des risques. Je vends pas des fruits naboo de contrebande, je vends du matériel de premier choix. Les numéros de série sont effacés…
          C'est vraiment exagéré.
          Si je peux me permettre, Monsieur n'a pas vraiment le choix. Il ne trouvera aucun droïde de protocole aussi performant à un prix inférieur. »

        Oxious jeta un regard mauvais au robot, puis grommela quelques mots d'acquiescement. Il fouilla dans sa tunique et compta le montant demandé parmi les Crédits qu'il venait de sortir. Le Phindien empocha prestement le paiement. Ceci fait, le droïde était maintenant la propriété du Zabrak. Il le servirait loyalement jusqu'au jour où il serait vendu ou détruit.

Comme à chaque fois, attendre l'affectation à une[…]

Secundus Ando Quelques jours après le carnage de […]

[En quête d'Ouranos suite]

Jour J, J pour Jack, belle gueule entrait dans un[…]

https://image.noelshack.com/fichier[…]

Les bonnes pratiques de la demande MJ […]

La face cachée du destin

L'homme balafré n'en rajouta pas plus, p[…]

Ils étaient sur leur 31. Des criminels, chefs de[…]

Le Palais de Cendre

CT-01823 venait de se faire reprendre par l’Empe[…]