L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

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By Ciaphas Cain
#33407
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PNJ : Darth Varadesh


Il fallait qu'elle appelle.

Cette pensée lui trottait dans la tête depuis quelque temps déjà, depuis qu'elle avait quitté Mirial en laissant derrière une erreur qu'elle regrettait et qu'elle ne regrettait pas en même temps. Incertaine de ses sentiments sur le sujet, elle s'était tournée vers une introspection, se murant dans le silence et ne pipant mot excepté pour répondre lorsque Ranath lui parlait. Si son Maître avait décelé ce changement de comportement chez elle, elle avait visiblement décidé de n'en rien dire. Peut-être dans un futur proche la prendrait-elle à partie pour mettre les choses au clair, la Mirialan restait une énigme malgré une année passée à ses côtés.

Il fallait qu'elle appelle.

Elle se souvenait de cette soirée sur Naboo 8 mois plus tôt ou elle avait accompagné Ranath pour fêter la nouvelle année aux côtés de la fine fleur de ce qu'il conviendrait d'appeler les pires criminels en col blanc de ce côté de la galaxie. Cela avait été une singulière expérience que de se trouver en présence d'autant de puissants individus de tous bords, toutes races et toutes origines. Pas particulièrement déplaisante excepté ce moment gênant ou elle avait vu de loin Cain qui était également présent. Elle doutait qu'il aurait apprécié de la savoir ici avec sa tenue extravagante qu'elle s'était choisie pour l'occasion.

Heureusement, elle n'avait pas eu besoin de déployer de gros efforts pour l'éviter. Elle avait bien vite rencontré quelques personnes suffisamment intéressantes pour éclipser les émotions troubles qu'elle ressentait envers le corellien qui l'avait libéré de la servitude. Elles étaient 3, La Prima Maya Tega, sa Haute-Ministre Aurore Snoll et la pupille de la Prima, Alayna. Le trio avait fait forte sensation, ça n'était pas tout les jours qu'on rencontrait un chef d'Etat composant presque un quart de la galaxie après tout. Pour sa part, elle avait reporté très vite son attention sur la jeune fille.

Alayna avait quasiment le même âge et plus intéressant encore, disposait également de la capacité à user de la Force. Elles avaient entamé un petit jeu de chat et de la souris, innocent et insouciant, parmi les jardins de la propriété ou se déroulait la fête, chacune semblant intriguée par l'autre. Leurs différences étaient profondes bien qu'aucune ne le soupçonnât alors. Elle était l'héritière de l'Ordre Sith tandis que la jeune chandrillienne était celle de sa toute jeune nation et d'une tradition bien différente des Sith, plus proche des idéaux Jedi que des siens.

Mais aucune ne savait la vérité sur l'autre, ou bien si elles avaient senti cette différence, aucune ne s'en était soucié. Le temps d'une soirée, elles avaient pu laisser de côté leurs responsabilités écrasantes, les rêves, les espoirs et les exigences que d'autres avaient pour elles. Tout oublier et simplement être 2 jeunes filles à peine adultes, profitant d'une fête pour simplement vivre. Cela n'avait bien sûr pas duré, car rien ne durait éternellement et tout avait une fin. Mais il s'était produit quelque chose, une connexion non voulue mais que Varadesh pour sa part ne regrettait pas.

Elle avait ressenti de la passion et du désir, d'une façon qu'elle n'avait encore jamais ressenti auparavant. Elle se refusait à appeler cela de l'amour car l'amour était une erreur, il rendait faible et enchaînait le Sith à autrui. Mais il y avait quelque chose et elle était intriguée de ne pas savoir quel mot y mettre. En guise de cadeau d'adieu, Alayna lui avait remis un communicateur qu'elles seules pourraient utiliser. Si l'une avait besoin de parler, l'autre répondrait, disait-elle.

Il fallait vraiment qu'elle appelle.

Alayna n'était probablement pas une amie, pas même une alliée potentielle pour l'Ordre. Si Ranath avait vent de cette histoire, bien qu'il fut probable qu'elle soupçonnait déjà que quelque chose se soit passé, il y avait de fortes chances pour qu'elle en soit furieuse. Mais peu lui importait, cela ne regardait qu'elle de savoir qui elle fréquentait, pas la Mirialan. Elle n'avait jusque-là jamais osé appeler, de crainte que ce ne soit un mensonge ou une farce puérile peut-être, ou par peur qu'elle réponde tout simplement. Que lui aurait-elle dit ? Elles ne se connaissaient pas, ne savaient rien l'une de l'autre en dehors des apparences.

Le doute la rongeait tout comme l'envie de sauter le pas. C'était un combat qu'elle savait perdu d'avance, la prudence ne parvenant pas à retenir la curiosité et l'envie terrible de savoir. Il fallait qu'elle sache, peu importait le résultat. Qu'elle essaie et au diable les conséquences ! Respirant un grand coup, la Pantoran entreprit tout d'abord de fermer le sas de la chambre de son vaisseau. C'était inutile, Ranath n'était pas à bord et son astropilote n'allait pas s'intéresser à ce qu'elle faisait, mais elle se sentit mieux rien qu'en faisant cela.

L'excitation de faire ce qu'elle percevait comme une interdiction lui fit oublier la peur et l'incertitude. Cela valait la peine rien que pour ça. Elle tenait dans sa main tremblant légèrement le communicateur et l'alluma. Puis elle attendit que la connexion se fasse avec l'autre côté, loin de là, sur Chandrila, ou Mrisst, ou quel que soit le lieu ou elle se trouvait.

Alayna, tu es là ? C'est moi, Sabina. Tu te souviens de moi ?
#33409
J'ai oublié de me rappeler d'oublier
L'oeil du Cyclone



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My piano night - Federico Albanese


Le vide. Voilà ce qui se laisser admirer par la baie du vaisseau de l’héritière. Un noir profond, perturbée ponctuellement par rares étoiles. Ni dégrader de lueur coloré propre au nébuleuse, ni scintillement furtif de champs de glace. Non. Rien que cette obscurité, pure et hypnotique.

Alayna avait stoppé toute préparation du vaisseau pour tourner son regard vers l’extérieur. Ce calme plat drapé de noir la subjuguée. Il était pour elle plus précieux qu’un phare brillant de mille feux dans une nuit de tempête. Le mélange de peur, de colère et d’excitation qui l’habitait depuis le début des événement était calmée par l’immensité se dressant devant ses yeux. Oui, dans ce calme, elle trouvait son salut.

Car elle le savait. Au-delà de l’obscurité se trouvait les réponses qu’elle attendait. Des réponses qui n’amèneraient certainement pas qu’un soulagement. Dans toutes ses révélations se trouveraient certainement de nouveaux doutes. Des doutes qui s’ajouteraient à ceux qui l’habitaient déjà. Qu’allait elle découvrir ? Y arriverait-elle ? Pouvait elle lutter contre ce géant qui semblait s’amuser avec ses nerfs ? Elle n’avait aucune réponse. Pas un début de solution à toute ses énigmes. Et ses révélations qui l’attendaient été à la fois un remède et une malédiction.

Plus elle avançait, plus elle doutait. De sa réussite, des vérités découvertes. De la loyauté des membres les plus hauts placés de la Confédération. Il fallait qu’elle réussisse. Mais cela était-il au moins possible ? Elle, la petit ingénue contre un complot mortel. Ses croyances en la victoire s’amenuisait. Son adversaire avait toujours eu un coup d’avance sur elle. Elle avait toujours était là où il l’avait souhaité. Chacune de ses décisions, même les plus impulsives, avaient été savamment anticipé. Une seule fois, au commencement, elle avait eu l’avantage de la surprise : sa relation avec Cryus avait été la faille du complot. Cette étincelle d’amour avait provoqué un incroyable brasier, dans lequel semblait périr petit à petit le rêve de la Confédération. Chaque pas qu’elle faisait l’amené un peu plus près des flammes. Chaque pas amenait avec lui un danger un peu pls grand. Et à chaque fois, le peu d’avantage qu’elle prenait partait en fumée. Sur Chandrila. Sur Nar Shaddaa. Peut être ici même, dans le vide de l’espace. Chaque fois, elle déplaçait ses pions en retard. Et la défaite ne ressemblait plus qu’à une inévitable délivrance.

Voila pourquoi elle aimait tant regarder ce vide. Il la calmait. Il cachait toute la terreur qui l’habitée. Seule face à son destin, chaque seconde était une douloureuse expérimentation de l’incertitude. Elle regrettait d’avoir demandé à sa sœur de la quittait, mais son plan le nécessité. Loin de tous, abandonnée dans une carcasse métallique bien trop froide, elle se laissait aller à de sombre pensée. Sa peur. Ses regrets. Sa colère. Et sa vengeance.

L’idée de trancher la gorge du traite de la Confédération provoquait chez elle une incroyable sensation de soulagement. Un plaisir contre-nature. Interdit. Divin. Elle tuerait, oui. Le responsable paierait pour tout ce qu’elle avait endurée.

Alors qu’elle allait se relever afin de préparer l’arrivée sur Mantessa, un léger bruit attira son attention. Un son si aigu que seuls les plus jeunes étaient capable de l’identifier. La jeune fille tourna rapidement la tête vers une veste se trouvant au fond du poste de pilotage. Elle avait oubliée. Ce lien avait l’extérieur. Elle l’avait oublié.

L’appareil était resté tant de temps silencieux, qu’elle avait perdue espoir d’entendre un jour ce son si particulier. Peu à peu, elle n’avait même plus fait attention à sa présence. Il était devenu invisible a ses yeux. Et elle l’avait oublié. Ce communicateur.

La jeune fille se leva et accourue vers le vêtement, manqua de tomber en se redressant. Elle fouilla la poche intérieur de la veste pour saisir l’objet. Oui, elle ne rêvait pas. Il était là. Le lien oublié. Il vibrait faiblement alors que l’écran affichait un nombre : 1. Non pas le premier contact, ni même le plus utilisé. Celui de la fille du nouvel an. Le premier jour de l’année.

Elle appuya sur le bouton de communication et sentit son être basculait. Les peurs, les doutes, les questions. Tout semblait s’être évanouit ou presque. Car de l’autre côté, à des milliers d’années lumières, elle entendait une voix qu’elle n’espérait plus entendre. La voix qui avait su par le passer l’aider à gommer les ténèbres qui l’entouraient de plus en plus. Et le souvenir de ses mains et de ses lèvres, qui avaient su effacer la terreur. On ne parlait pas d’amour. Pas de relation. Juste d’une joie nostalgique à l’évocation d’un doux remède. Un intermède de douceur dans une tempête trop violente pour la Chandrillienne.


« Sabina… »


La voix d’Alayna avait été faible. Non, elle n’avait pas oubliée la jeune fille. Comment l’aurait-elle pu. Son murmure n’était pas une hésitation, mais une délivrance. Prononcé faiblement et doucement, comme pour ne pas se laisser voler l’instant. Et laisser chaque syllabe sonnait comme une prière païenne.

« Je suis là. Une pareille soirée de nouvelle année ne s’oublie pas facillement. »


La surprise était telle que la jeune fille ne pouvait s’empêcher de sourire bêtement. Elle ressentait un plaisir presque libérateur. Une voix qui n’avait rien à voir dans toute cette affaire. Une discussion pour masquer ses peurs avant l’ultime saut dans les ténèbres.

« Je suis heureuse de t’entendre. Ça me fait plaisir. »


Soudainement, elle avait envie de poser une question idiote et inutile.

« Dis-moi, chez toi, il fait jours ? Il fait nuit peut être ? Qu’est-ce que tu vois par ta fenêtre ? »


Mais au final, derrière toute ses questions futiles s’en cacher une autre, trop mystique pour être sérieuse. Comment as-tu su que j’avais besoin d’entendre ta voix ?
#33413
Non en effet, on n'oubliait pas une soirée passée auprès d'un des partis les plus convoités de la galaxie, qui avait en plus le bon goût d'en avoir un, d'être assurément très belle et en prime d'être capable de ressentir la Force. Mine de rien, ce genre de chose rapprochait et ça jouait pas mal, consciemment ou non. Un moment de tendresse et de folie volé à ceux qui attendaient tant d'elles, ce qui ne faisait qu'ajouter une saveur délicieuse à tout cela. Non, définitivement, on ne pouvait pas oublier une telle soirée, même si on l'aurait voulu.

Son seul regret était qu'elle ne pouvait la voir de ses propres yeux. Il ne s'agissait que d'un communicateur et seule leur voix pouvait servir d'échange mutuel. Elle aurait tant voulu poser son regard doré sur son visage, contempler la manière dont il changeait lorsqu'elle souriait ou plissait les yeux. Elle avait remarqué une petite manie qu'avait la jeune femme à se gratter les cheveux lorsqu'elle était gênée ou amusée. Cela la fit sourire et elle dut se retenir de ricaner. Mieux valait ne pas lui laisser croire qu'elle se moquait d'elle et elle n'avait pas envie de lui expliquer pourquoi elle aurait ri.

Il fallait savoir garder un peu de mystère, cela ne pouvait qu'attiser l'intérêt que l'on suscitait. Et l'intérêt d'Alayna lui était étonnement précieux. Avec le temps, peut-être ses sentiments évolueraient-ils vers une direction plus calculatrice que sentimentaux, mais pour l'heure on en était encore loin.

Je suis également heureuse d'entendre le son de ta voix, ça faisait trop longtemps. Bien sûr, il manque certaines petites choses pour compléter le tableau. Un jardin, des feux d'artifice, peut-être un peu de vin et quelques coussins par terre et pourquoi pas aussi d'être face à face, accessoirement.

La question suivante surprit la Pantoran. Pas parce qu'elle était simple et un peu bateau mais parce qu'elle dénotait un intérêt, même faible, pour ses occupations et ou elle se trouvait. Il y avait une sollicitude qui la touchait, contenue dans cette question. Elle décida de jouer le jeu. Elle regarda par le hublot de sa chambre et garda le silence, peut-être un peu trop longtemps, elle ne savait pas.

Je suis dans mon vaisseau, dans ma petite chambre. Je regarde et je vois les étoiles dans l'espace. Je vois ces minuscule lumières au loin qui représentent l'explosion d'un corps astral. Je ferme les yeux, je les rouvre, j'en vois une nouvelle. Encore et encore, sans fin. Tu ne trouves pas ça curieux comme phénomène ? Chaque seconde qui passe, nous voyons mourir quelque chose qui a en réalité pris fin il y a des centaines, des milliers d'années. C'est... Exaltant. Inquiétant. Incroyable.

En réalité, elle aussi avait besoin de parler à quelqu'un. De sentir qu'elle pouvait relâcher la pression et baisser la garde. Ranath, pour tout ce qu'elle avait de maître efficace et dévouée, ne faisait preuve d'aucune empathie et d'aucun intérêt pour ce que la jeune fille ressentait. Elle ne la voyait peut-être même que comme un simple réceptacle dans lequel déverser son savoir et son héritage. Ce rôle qui était le sien, Varadesh l'avait accepté pleinement. Mais elle restait une personne et elle avait besoin, parfois, d'oublier tout et de simplement redevenir une femme comme les autres.

Et depuis qu'elle avait dû laisser Ophillia derrière elle, elle se sentait coupable, seule. Elle aurait voulu s'en confier auprès d'Alayna, mais elle ne le ferait pas. Il existait une limite à la confiance qu'elle pouvait placer en elle, elles se connaissaient encore pas suffisamment. Cela viendrait, peut-être, plus tard, lorsque l'une ouvrirait ses pensées à l'autre.

Je suis désolée de n'avoir pas appelé plus tôt, j'ai eu quelques empêchements et chaque fois que je me promettais de le faire, quelque chose m'en empêchait. Jusqu'à aujourd'hui ou j'ai décidé que rien ne saurait m'empêcher d'entendre ta voix. Tu sais Alayna, les gens pensent qu'être sensible à la Force est un don merveilleux et que nous sommes chanceux. Je ne suis pas sûre que ce soit vrai. Nous pouvons faire des choses incroyables et pourtant, nous sommes incapables d'améliorer les choses. Je...

Excuse-moi, je suis en train de partir dans mes délires, je ne t'écoute pas et je ne te laisse même pas parler ! J'ai si peu l'habitude de parler avec quelqu'un dont je suis proche que je deviens une vraie pipelette... Qu'est-ce que tu deviens depuis le temps ? Tout se passe bien chez toi ? J'ai cru voir passer aux infos une fois une histoire de scandale politique, j'espère que ça n'a pas été trop grave ni que ça ne t'a pas touché... Tu fait quoi de beau ? Je suis passée à Chandrila 2 mois avant notre rencontre, c'est vraiment un endroit magnifique, quel dommage que je ne te connaissais pas alors.


Voilà qu'elle recommençait la pauvre. Elle soupira, il fallait vraiment qu'elle apprenne à se contrôler.

Dis-moi tout Alayna. Vraiment tout. Je veux t'entendre parler pour les heures à venir. Nous avons le temps. Nous trouverons le temps.
#33419
Un jardin, des feux d’artifice, du vin et peut être des coussins. Oui, voilà ce qui manquait à se comlink froid et désespérément aveugle. Mais ce n’était pas tout. Il manquait la Pantoran. Son sourire, ses gestes bienveillants. La douceur de sa peau. Il manquait tant à l’instant.

Mais il fallait savoir se satisfaire de ce que l’univers avait à offrir. Et la voix de l’apprentie était suffisante pour qu’Alayna s’en abreuve durant des heures. Dans cette sombre période, un simple échange devenait un remède inespéré. Suffisant pour oublier l’espace d’un instant les dangers qui l’attendaient d’ici à la fin du jour.

Elle n’avait pas envie d’interrompre sa correspondante. Elle parlait trop ? Ce n’était jamais assez. Dans les moments où l’obscurité semble prête à vous engloutir, il n’y a jamais trop de lumière. Oui. Au milieu des ténèbres, la jeune Sith rayonnait d’une lueur salvatrice. Et chacune de ses paroles étaient une croisade contre les ombres impies.


« Le pouvoir est à la fois le salut et la damnation. »

La phrase lui revenait comme un boomrang lançait il y a des années bien loin d’ici. Qui aurait pu dira qu’une Princesse Rebelle et une Apprentie Sith partageait une réflexion commune. Car bien avant d’entendre la Pantoran partir dans ce qu’elle qualifiait elle-même de délire, Alayna avait entendu des mots d’une étrange proximité de la part de sa mère. Peu importait la forme du pouvoir. Il était une malédiction pour ceux qui le portait.

Qu’était-elle devenue depuis cette soirée sur Naboo ? Une jeune fille en quête d’une sanglante vengeance ? Devait-elle conter qu’elle avait été trompé par celui qui c’était imposé comme une illumination ? Qu’elle avait couru l’espace Hutt pour le trouver et le faire parler. Qu’elle avait tué. Torturé. Qu’il avait réintégré sa vie avant de disparaître de nouveau. Et que peu à peu, elle sentait le piège se refermait sur elle. Ca et sa peur. La terreur qui l’envahissait. La colère meurtrière qui avait suivi l’amour passionné ?

Non. Elle ne pouvait pas dépeindre ce qu’elle était devenue. Pas maintenant, pas tout de suite.


« Je ne deviens pas grand-chose de plus que lors de nos dernières discutions….Toujours une jeune politicienne qui essaient de faire son petit chemin dans le monde des grands. »


Oui. Rien de plus. Ce n’était rien de plus qu’un mensonge par omission.

« Tu as entendu parler du Fakegate alors… »


Aïe. Certes, elle avait cru comprendre que Sabina n’était pas du genre à suivre la presse People ou les ragots politiques. Tant mieux. Car on y avait exposé le rôle central de la jeune fille. Une exposition embellie qui la faisait presque passée pour l’héroïne de l’histoire.

« Ça m’a un peu touché. En bien et en mal. Un bien parcequ’on m’a applaudie dans la moitié de la presse confédérée et que d’après les spécialistes de ce genre de chose, si si, je te jure, il y a des spécialiste pour ça, je serais devenu très populaire. Une première de classe, jolie, sage et à l’avenir radieux. Une icône des jeunes. Genre Rockstar. »


Alayna ne put retenir un léger rire en réponse à sa propre bêtise. Le pire ? Elle ne mentait pas.

« Le mauvais côté c’est que le scandale à éclater quand un ami proche à décider de me trahir. J’ai peut être gagné en popularité…mais j’ai perdu une amitié qui m’étais chère. »


La non plus, elle ne mentait pas. Bon, juste un peu.

« Mais je suppose que ça fait partie de la fonction. Les amis sont rares. »


Toi ?

« Du coup je cours après les méchants comploteurs derrière tout ça. Tu vois, même quand on est une fille de Princesse, on doit tout faire soit même. »


Nouveau petit rire. A peine audible mais présent. Une manière de dédramatiser ce qui était hautement anxiogène pour la jeune fille.

« Tu es venu sur Chandrila ? Vraiment ?! Quel dommage que l’on ne se soit pas rencontrée plus tôt. Je t’aurais fait visiter la planète. Il y a des endroits magnifiques et calmes. Et puis, j’aurais pu te montrer le Palais. J’aurais aimé te le faire visiter. »


La jeune fille marqua une pause. Le genre de coupure provoqué par une épiphanie.

« J’aimerai te le faire visiter un jour. Il faudrait que tu y viennes. Tu crois qu’un jour on pourra se revoir ? J’adore entendre ta voix, mais je crois que j’aimerai encore plus revoir ton sourire. »


Personne n’était là pour voir les joues de la jeune Chandrillienne devenir rouge écarlate. Il n’y avait rien que l’on aurait pu appeler amour. Cryus l’avait certainement immunisé contre les niaiseries romantiques. Mais il y avait une amitié. Et à cet instant, un besoin bien particulier. Celui de rompre la solitude. De trouver de nouveau un pilier pour s’appuyer au bord du précipice.

« Tu sais, moi aussi je suis sur mon vaisseau. Il n’y a personne, je n’entends que ta voix. Et à chaque fois que j’ouvre les yeux, je vois moi aussi ses étoiles, si lointaine, si anciennes. Le spectacle m’hypnotise à chaque instant. C’est merveilleux. Incroyable oui. Mais tu sais ce qui l’ai encore plus ? A chacun de tes mots, je me dis que nous regardons peut être les mêmes naissances et les mêmes morts stellaire. Depuis un bout et l’autre de l’univers. Et qu’à travers chaque lueurs dans le ciel, c’est comme si tu étais là. Comme si tu la regardais avec moi. »


Comme si la Sith était là, à faire rire Alayna, sans les milliers de Parsec entre elles. Il y avait quelques choses d’étrangement paradoxale. A la fois très vrai et hautement idiot. A peine avait-elle finis qu’elle fut pris d’une certaine honte. Elle était idiote.

« Désolé…tu vois, moi aussi je parle trop, et parfois étrangement. Disons un point partout. »


Un point partout pour les discours trop long.

« J’ai tout mon temps. Dis-moi, que fais-tu ? Que deviens-tu ? Tu as prévu de passer par les Colonies prochainement ? Racontes moi tout ce que j’ai pu louper ses derniers moi. »
#33429
Varadesh n'avait jamais trop apprécié la politique. Elle n'en connaissait pour ainsi dire rien et ne s'y intéressait pas le moins du monde, laissant ce genre de casse-têtes gonflant à la Mirialan. Le sujet viendrait sur la table bien assez tôt alors autant se ménager du temps à penser à d'autres choses autrement plus importantes et intéressantes. Comme par exemple à la belle au bout du fil qui lui contait ses aventures loufoques parmi les arcanes du pouvoir.

Une rockstar tu dit ? J'ose espérer que tes fans restent à distance respectueuse, je serais attristée de savoir que l'un d'eux te ferait tourner la tête. En même temps je comprend ton peuple, a-t-on jamais vu quelqu'un d'aussi envoûtante comme future dirigeante ? Je ne crois pas.

Ce fut avec un certain étonnement qu'elle apprit cette histoire de trahison. Eh quoi, quelqu'un était donc capable de trahir une demoiselle pareille ? Il y avait vraiment des gens je vous jure.

J'aurais pensé qu'il était facile d'avoir des amis à ta place. Moi si je pouvais passer des journées entières avec toi, que ce soit pour le travail ou non, je ne me contenterais pas d'un simple bonjour et puis silence complet.

C'était vrai seulement maintenant. Il y aurait eu une époque ou la simple idée de s'avancer pour parler à une inconnue l'aurait faite trembler de peur, alors entamer une conversation allant plus loin que la pluie et le beau temps, même pas la peine d'y penser. Mais c'était avant Commenor, avant qu'elle ne se découvre particulièrement friande de rencontres hasardeuses voire franchement crapuleuses. Flirter avec l'inconnu avait quelque chose d'excitant pour elle. Elle appliquait les préceptes de son mentor, vivant selon ses désirs et ne les refrénant pas.

Moi qui croyais qu'être une princesse signifiait se la couler douce dans un bon lit et manger de succulents repas tout en faisant ce qu'on veut... Tu viens de casser le mythe, je ne te félicite pas.

Vile friponne que tu es.

Il avait l'air beau ton palais oui. Je suis sûre que les jardins sont superbes, tu pourras peut-être me faire visiter la prochaine fois qu'on se verra ? Avec un guide comme toi, aucun risque que je me perde comme la dernière fois ! Et bien sûr qu'on va se revoir, tu crois que je pourrais oublier quelqu'un comme toi et continuer mon chemin ? Il y a peut-être des milliards de belles filles dans cette galaxie, mais il n'y a qu'une seule Alayna !

Princesse, future Prima, Grise, peut-être même future déesse vivante de tout ce qui est saint, tout ça lui importait peu. Ce qui la liait à la noble allait bien plus loin que le simple intérêt né de sa position sociale. La Pantoran observait les étoiles par son hublot et s'imaginait Alayna faire de même, avec ses grands yeux brillants collés à la vitre, une main posée dessus, les doigts écartés comme pour mieux englober l'immensité du vide extérieur.

Elle se la représentait en train de sourire, ses lèvres se mouvant lentement pour former comme une parenthèse. Elle pouvait presque s'imaginer le parfum qu'elle portait, aux senteurs à la fois douces et hypnotisantes, comme une invitation ou se mêlaient l'interdit et le délice. Combien elle aurait souhaité ardemment se tenir là, juste derrière elle, pour passer ses bras autour de sa taille et approcher sa bouche de son oreille, ses cheveux blancs lui seraient tombés en cascade sur le visage...

Elle se reprit. Ce n'était malheureusement pas possible, pas pour le moment. Il y avait un temps pour tout et si la Force le voulait bien, elles seraient bientôt réunies. Et alors, elles pourraient rattraper le temps perdu comme il leur conviendrait.

Eh bien actuellement je te parle et rien que ça c'est déjà beaucoup pour moi. Sinon en dehors de ça... Je voyage beaucoup, je vis de petits boulots à droite à gauche et j'aide ma... Mon amie, tu l'as vue au gala, la Mirialan qui parlait avec ta mère. Elle est très occupée du coup elle a souvent besoin de moi pour l'aider sur diverses choses. En ce moment nous sommes du côté de Yavin 4, tu as dû entendre parler de ce monde, il est un petit peu connu depuis quelques années.

On fait quoi là-bas ? Des fouilles archéologiques essentiellement, mon amie adore ça, creuser la terre pour y trouver des réponses sur le passé, des artefacts, ce genre de choses. Non elle ne travaille pas pour une institution quelconque, elle est à son compte, elle est trop fière pour être chapeautée par qui que ce soit. Moi je t'avoue que je trouve ça un peu saoulant des fois, c'est un peu salissant - bon j'ai connu pire après - et souvent on ne trouve rien du tout. Mais il faut persévérer, pas le choix hein ?

On n'a pas trop prévu de revenir dans les Colonies dans un avenir proche mais ça peut se négocier. Des fois on prend des vacances et on se laisse du temps pour souffler. Laisse-moi un peu de temps, je vais la travailler au corps elle va plus me supporter et du coup elle va céder pour plus m'entendre. Moi tu sais, quand je veux je peux être une vraie peste, au point qu'on me dit oui pour avoir la paix. Euh...


Elle s'était peut-être un peu trop emballée là non ? Temps mort, on fait une pause, les esprits commencent à s'échauffer, c'est pas bon du tout.

Tu sais, des fois je repense à mon ancienne vie chez moi. Ça me manque, il y avait un vieux Pantoran près de chez moi, au marché, il me donnait souvent des chocolats chauds gratuitement. Bon comme j'étais un peu bête j'en renversais souvent partout, ça faisait crier ma mère qui détestait devoir laver les tâches tenaces. Et à chaque fois elle m'interdisait d'y retourner pour éviter que ça recommence mais moi j'y allais quand même et...

Mince alors, elle recommençait. Roh là là, ça va pas.

Tu as déjà songé à ce qu'aurait pu être ta vie si tu n'étais pas née pour être une princesse ? D'ailleurs comment on t'appelle quand on s'adresse à toi ? Madame ? Milady ? Votre Altesse ? Altesse Alayna ça sonne bien. M'accorderiez-vous cette danse Altesse Alayna ? Oh oh, j'aime beaucoup !
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