L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Discutez avec le reste de la galaxie
#33833
Visiblement, elle n'était pas la seule à avoir un passé plutôt moche, à en croire la jeune chandrillienne. C'était surprenant au premier abord parce que, pour le peu qu'elle ait pu se renseigner sur la princesse, rien ne mentionnait le fait qu'elle n'était pas fille biologique mais adoptive. Cela dit, comme on l'a vu précédemment, se renseigner sur les célébrités innombrables de la galaxie n'était pas exactement son passe-temps favori. C'était plutôt d'explorer les mystères obscurs au côté de son maître, pas le genre qu'on recommande à une jeune adulte il faut bien l'avouer.

C'était peut-être ça qui faisait qu'elles s'entendaient bien, en plus du fardeau qu'elles devaient porter. La vie n'avait pas été tendre avec elles, l'une ayant tout perdu sous le bombardement impérial et l'autre par les armes de pirates. Même si une petite voix lui disait qu'au final, Alayna y avait gagné beaucoup dans les cendres de son ancienne vie avec une famille qui ne la reverrait jamais plus, là ou elle-même y avait gagné... Quoi ? Des années de terreur et d'horreur ?

C'était injuste de penser ainsi et elle le savait. Le danger d'une vie à la haute société ne devait pas moins être présent que parmi des fous furieux se comportant comme des bêtes sauvages, il était probablement plus subtil, moins voyant. Au moins avait-elle su lorsqu'elle allait souffrir des mains de ses tortionnaires, là ou la princesse devait avoir appris à se méfier de tout et tous. Sur le creuset de la vie, elles avaient chacune été battues, façonnées, jusqu'à ce que le résultat plaise au concepteur.

Ça va.

Mais c'était un mensonge, ou une demie-vérité. On ne pouvait pas remuer de souvenirs aussi difficiles sans que ça ne vous affecte un tant soit peu. Si Varadesh éprouvait de la douleur et de la colère voire de l'irritation, elles étaient tournées vers l'intérieur, vers elle-même. Elle réalisait en ce moment pleinement ce que signifiait être faible et pourquoi les Sith méprisaient cela. Cela signifiait être incapable de se débrouiller, de vivre comme on le souhaitait sans dépendre de qui que ce soit. Etre à la merci du premier venu sans pouvoir rien y faire à part implorer la clémence.

Mais la clémence, la Pantoran avait constaté son absence dans les yeux de ceux qui se la passaient de mains en mains comme un jouet qu'on s'échange. Aucun être vivant n'était naturellement doué de clémence, par nature ils étaient tous mauvais et voués à répandre le chaos dont ils étaient originaires. L'Ordre, celui promulgué par les Anciens sous couvert de leur soif de pouvoir, telle était la seule voie viable.

Je savais pas non plus pour ta première famille, j'en suis désolée moi aussi, je sais combien ça fait mal de tout perdre. C'est une chance que tu aies pu trouver une autre famille par la suite. Chéris chaque moment passé avec elle, c'est quelque chose qu'on ne peut pas retrouver une fois passé, j'en sais quelque chose...

Mais comme on le sait, toute bonne chose a une fin et il était l'heure pour leur discussion de s'achever également. C'était bien à contrecœur que cette séparation allait se faire, avec l'espoir que peut-être, bientôt, des retrouvailles seraient de mise et se feraient sous un jour plus lumineux pour elles. Avec de la chance, Alayna aurait mis fin au complot visant sa famille et sa patrie tandis que Varadesh serait en paix avec son passé.

Et elles pourraient alors en plaisanter ensemble, leurs éclats de rire résonneraient parmi les murs du palais de Chandrila, attirant une Maya intriguée qui découvrirait avec étonnement que sa progéniture n'était plus seule et que, bravant ses interdits, elle aurait amené en ces murs une amie - et peut-être plus - dont la Prima ne savait rien. Peut-être même que cela donnerait lieu à une scène mémorable de confrontation entre la mère et la fille ou mieux encore, une approbation muette et simple.

Bien entendu, rien de tout cela n'arriverait, le destin n'était pas homme à être indulgent avec les espoirs des mortels.

Quand tout ça sera terminé, on prendra un peu de vacances toi et moi et tant pis si ta mère et mon amie sont pas contentes ! Et on fera tout ce qu'on voudra comme ça nous plaira et c'est tout !

Mais ça n'arriverait pas. Pas comme elle y songeait en tout cas.

J'ai pas envie non plus de t'abandonner. J'ai cette impression bizarre que c'est la dernière fois que je te parle et ça me fait peur. C'est pas souvent qu'on rencontre quelqu'un qu'on... Qu'on apprécie beaucoup. Mais je me fait surement des idées hein ? Oui ça doit être ça, j'en suis sûre, parce que s'il t'arrivait quelque chose, ça me ferait très mal et tu voudrais pas me faire mal quand même, ce serait pas très sympa.

Il y eut une courte pause durant laquelle l'apprentie, le visage collé contre la vitre de sa chambre à bord, regardait au-dehors par-delà les étoiles, comme si elle pouvait voir, malgré la distance, malgré le temps, celui de la princesse de l'autre côté du miroir.

Tu vas t'en sortir Alayna. Tu vas réussir et tu n'en deviendras que plus forte, meilleure. Et ensuite, on se retrouvera, toi et moi. Rien ne pourra empêcher ça. Bonne chance, que la Force soit avec toi. Et elle le sera.

Après ça et les adieux que la princesse lui fit parvenir, le comlink devint muet et silencieux, ne résonnait que le simple bruit des parasites, signe que la communication était coupée. De nouveau seule, Varadesh observait l'espace autour d'elle. Et en dépit de tout, de la gravité de la situation, de la tristesse qu'elle ressentait, de l'inquiétude pour la chandrillienne, elle souriait.
Avatar de l’utilisateur
By Maya Tega
#33887
Les jeunes filles avaient finalement beaucoup eu commun. Leurs passés étaient sombres. Elles avaient toutes les deux perdues une part d’elle-même. Et à présent, toutes deux partager également de grandes responsabilités. Elles avaient de grands destins et on attendaient beaucoup d’elle. Peut-être que leur entente et leur attirance venait de là. Toute deux naviguait dans une grande solitude. Et les orages s’annonçant devant pouvait semblait bien trop grands.

Elle allait bien. Du moi c’est ce que disait ses mots. Alayna savaient bien que lorsque l’on abordait la mort des siens, rien ne pouvait réellement aller bien. C’était comme se tranchait un bras et affirmer ne pas voir la différence. Mais sa pouvait faire façade. Non, on était pas blessé. On avait pas besoin de soin, de regard compatissant. Pas besoin des autres. Et l’on souffrait seule. La douleur n’en était que plus terrible.

Sa première famille. Ses parents. Sa sœur. Elle avait perdu les premiers et dire que la seconde fillait du mauvais coton était un doux euphémisme. On était plus près d’une fureur bestiale que d’un diplôme universitaire. Alayna ne pouvait qu’être d’accord. Elle était reconnaissante envers Maya et profitait de chaque instant avec elle. Du moins, elle essayait. Car à mesure que son implication politique grandissait, le temps passait avec la Princesse se faisait moindre. Et généralement, ce que sa mère attendaient d’elle n’était plus forcément aussi joviale qu’auparavant. Encore trop jeune pour aimer manipuler les autres ?


« On passera un peu de vacance ensemble. Je connais des endroits où personne ne viendra nous déranger. Pas même ma mère. »


Oui, Alayna était la digne héritière de sa mère. Elle cultiver déjà quelques petits secrets. Des endroits bien à elle. Ne rester plus à la jeune fille qu’a devenir une grande instigatrice. Passer outre sa gentillesse naturelle et devenir prête à tout pour réussir à faire grandir la Confédération.

« Dès que tout sera fini, je te recontacterai. Et tant pis pour nos tutrices. »


Oui, dès que ce serait finis, elle la contacterait. Ensemble, elles partiraient vers des lieux secrets où elles pourraient s’exprimer et s’amuser sans aucune forme de pression. En secret. Danser, rire, jouer, et pourquoi pas chanter. Elles seraient seules quelques temps. Peut-être s’entrainerait elle au sabre. Peut-être marcherait-elle au bord des lacs de Chandrila. Elles auraient tant à faire. Une fois tout cela achevaient.

Puis, au dela de la rêverie, vint l’instant douloureux. Celui des adieux. Des au-revoir auraient dit les optimiste. Le moment de tristesse absolue. Etaient-ce leurs derniers échanges ? Allaient elle se revoir ? Au moins se reparler ? Objectivement, Alayna n’était sûr de rien. Il aurait fallu être hautement prétentieux pour se croire au-dessus des colères du destins.

Les peurs d’Alayna qui doucement refaisaient surface lui souffler que non, elle ne se révérait plus. Jamais. Du moins dans le monde des vivants.

« On se reverra. Je l’espère. Je m’en voudrais de te faire très mal. Et de te donner une excuse pour ne pas apprendre à danser. »


Détendre l’atmosphère autant que possible en attendant la sentence.

« Merci Sabina. Veuille bien sur toi. Soit forte. Que la force soit avec toi. »


Merci. Pour ton soutient, tes mots. Pour être là.

« Merci pour tout. Prends soin de toi. »


Alayna coupa la transmission, sans se laisser le temps d’entendre la réponse de la Sith. Une larme coula sur sa joue. Peut-être était-ce un adieu. Lorsqu’elle se leva, se fut pour faire face au tableau de commande du vaisseau. Elle pianota avec précaution sur la console et bientôt l’hyperespace se révéla devant elle.

Elle ne devait plus avoir peur. Plus de tristesse. Elle était en route vers la vérité. Vers la fin de cette histoire. Vers la mort.
[Thule] Vous pouvez compter sur moi

Mes excuses pour le retard. Le cockpit, une se[…]

https://tse4.mm.bing.net/th?id=OI[…]

L'Héritage de l'Exilée

L’Héritage de l’Exilée 18:30, heu[…]

Signaler une absence

Retour en douceur, les turbulences continuent un b[…]